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09/11/2018

Le poète Guillaume APOLLINAIRE a été enterré au son des cloches de l'armistice dans un PARIS en liesse

Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky, dit Guillaume Apollinaire, est un poète et écrivain français, critique et théoricien d'art qui serait né sujet polonais de l'Empire russe, le à Rome. Il meurt à Paris le de la grippe espagnole, mais est déclaré mort pour la France en raison de son engagement durant la guerre.

Considéré comme l'un des poètes français les plus importants du début du XXe siècle, il est l'auteur de poèmes tels Zone, La Chanson du mal-aimé, Le Pont Mirabeau, ayant fait l'objet de plusieurs adaptations en chanson au cours du siècle. La part érotique de son œuvre - dont principalement trois romans (dont un perdu), de nombreux poèmes et des introductions à des auteurs licencieux - est également passée à la postérité. Il expérimenta un temps la pratique du calligramme (terme de son invention, quoiqu'il ne soit pas l'inventeur du genre lui-même, désignant des poèmes écrits en forme de dessins et non de forme classique en vers et strophes). Il fut le chantre de nombreuses avant-gardes artistiques de son temps, notamment du cubisme et de l'orphisme à la gestation desquels il participa en tant que poète et théoricien de l'Esprit nouveau Précurseur du surréalisme, avec son drame Les Mamelles de Tirésias (1917), il en forgea le nom.

 

Apollinaire et Les Mamelles de Tirésias

Les Mamelles de Tirésias nous montre une femme, nommée Thérèse, qui quitte le domaine conjugal : histoire très moderne car, en Europe, en cas de divorce, ce sont majoritairement les femmes qui cherchent à partir.

Le 24 juin 1917, dans un théâtre de la butte Montmartre, a lieu la première des Mamelles de Tirésias, « drame surréaliste » de Guillaume Apollinaire. La salle est bondée, le Tout-Paris artistique et intellectuel s’y écrase, dans une ambiance houleuse et survoltée. André Breton s’efforce de calmer Jacques Vaché qui, afin d’obtenir une place assise, brandit un revolver. Peter Read reconstitue l’événement et le scandale qu’il a soulevé, nous mène aux sources du mouvement surréaliste et au cœur de l’étrange saison qu’est en France le printemps 1917 : les mutineries se multiplient dans l’armée ; des milliers de femmes en grève défilent à travers les rues de la capitale ; la vie artistique et littéraire est revitalisée par une étonnante renaissance culturelle. Apollinaire met alors en scène une héroïne qui s’insurge contre l’autorité masculine, revendique des droits égaux à ceux de l’homme, quitte le foyer conjugal. Son mari, quant à lui, décide de faire des enfants tout seul, à la place de son épouse insoumise. Apollinaire brouille les identités sexuelles et refuse le conformisme culturel que voudraient imposer les tenants de l’ordre et de l’Union sacrée. L’actualité sert de tremplin à l’épanouissement tous azimuts de son imaginaire poétique, et à la réalisation d’une conception radicalement novatrice de l’art théâtral. Peter Read révèle et analyse, pour la première fois, les sources et la genèse de la pièce, le jeu des acteurs, le dialogue, le décor, les costumes et la musique. Il nous fait découvrir toutes les dimensions sonores et visuelles d’une œuvre drôle, poignante et visionnaire. Les Mamelles de Tirésias : œuvre-clé pour l’histoire du théâtre du XXe siècle.

 

 

  

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Il a été emporté par la grippe espagnole *** le 9 novembre 1918 et enterré le 11.

Les parisiens criaient "A mort Guillaume !" en parlant- de l'empereur d'Allemagne.

APOLLINAIRE était au sommet de son prestige, il était la figure poétique la plus importante de ce début de siècle, dont il a chanté, en annonciateur des temps nouveaux, la modernité.

"Mal-aimé" inguérissable, poète de l'automne, de la mélancolie et de la passion malheureuse (Annie, Marie Laurençin et Lou le quitteront), il a fait rimer pudiquement amour avec humour, sans cacher son goût marqué pour la modenité.

 

LOU

Photographie colorisée de Louise de Coligny-Châtillon, dite Lou (1881-1963), en 1914.

En 1914, ils se sont aimés follement, violemment. Ce que décrivent magnifiquement les lettres effrénées de cette muse savante à Guillaume

En décembre 1914, ils se voient à Nîmes, où Guillaume est élève artilleur au 38régiment d’artillerie de campagne et se prépare à monter au front ; c’est un ogre, un soldat, et un poète. Elle, sans ressources comme souvent, est hébergée par des amis titrés ; c’est une splendeur, une élégante, une lettrée. La liaison est immédiate, fulgurante, le désir et le plaisir en phase totale, les fantasmes emboîtés, l’assouvissement inouï – dans des hôtels, à Menton, à Grasse, à Nîmes, le Midi, le soleil, le souvenir des légions de Rome. Le 28 mars 1915, dans une de ces chambres, quelque chose se passe entre eux que nous ne connaissons pas ; peut-être une défaillance sexuelle d’Apollinaire. Il faut dire aussi que celui-ci avait dès janvier rencontré une certaine Madeleine, qu’il serrait de près. Lou aussi a des aventures. Leur amour est fini, mais dans leurs lettres, toute l’année 1915, ils font comme s’il ne l’était pas. Puis ils se taisent.Résultat de recherche d'images pour "Poèmes à Lou"

 Le 2 janvier 1915, Guillaume Apollinaire prend le train en gare de Nice après une permission de quarante-huit heures. Il retourne au 38e régiment d'artillerie de campagne de Nîmes où il fait ses classes. Dans son compartiment, il rencontre une jeune femme, Madeleine Pagès, qui doit embarquer à Marseille. Les deux voyageurs se plaisent, parlent de poésie, échangent leurs adresses.
Trois mois plus tard, Apollinaire envoie du front de Champagne sa première carte postale à Mlle Pagès. Très vite, leurs lettres prennent un tour badin puis fort tendre. Pendant plusieurs semaines, le poète encourage sa «petite fée» à se déclarer : «écrivez-les ces mots qui font que l'on vit», l'implore-t-il. Après les aveux, se développe une relation épistolaire d'une liberté inouïe, fondée sur le mythe du coup de foudre et de l'amour idéal.
Comblant toutes les distances, unissant la grave dignité du combattant à la sensualité lyrique de l'amoureux, les lettres d'Apollinaire défendent sans trêve la poésie, la beauté et la vie

 

Marie Laurencin et Guillaume Apollinaire se rencontrent en 1907. Elle est artiste peintre. Il est poète. C'est le coup de foudre. Leur liaison sera tourmentée, orageuse, passionnée. Ils se séparent en 1912.
   Après cette douloureuse rupture, Apollinaire écrira un de ses plus beaux poèmes, Le pont Mirabeau.
  
 
Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine. Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des éternels regards l'onde si lasse Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure L'amour s'en va comme cette eau courante L'amour s'en va Comme la vie est lente Et comme l'Espérance est violente Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Passent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Guillaume Apollinaire (alcools)
 
 
 
Marie Laurencin a fait quelques portraits de Guillaume Apollinaire. Cependant, elle est surtout célèbre pour ses nombreux portraits de jeunes filles ou de femmes,  aux couleurs douces (des teintes pastel le plus souvent).
 
 

Enfance


Au jardin des cyprès je filais en rêvant,
Suivant longtemps des yeux les flocons que le vent
Prenait à ma quenouille, ou bien par les allées
Jusqu'au bassin mourant que pleurent les saulaies
Je marchais à pas lents, m'arrêtant aux jasmins,
Me grisant du parfum des lys, tendant les mains
Vers les iris fées gardés par les grenouilles.
Et pour moi les cyprès n'étaient que des quenouilles,
Et mon jardin, un monde où je vivais exprès
Pour y filer un jour les éternels cyprès.

 

 

 
 
Poèmes à Lou
1955
 

 

 

 

 

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LA GRIPPE ESPAGNOLE

La pandémie de la grippe de 1918 (souvent nommée la "grippe espagnole") a été une pandémie de grippe particulièrement virulente et contagieuse ayant fait 20 millions de morts.

Son nom semble venir du fait que seule l'Espagne – non impliquée dans la Première Guerre mondiale – publia librement les informations relatives à cette épidémie. Les journaux français parlaient donc de la grippe espagnole qui faisait des ravages en Espagne.

 

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