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12/11/2018

Communiqué de Presse FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation .. GREVE DU 12 NOVEMBRE

 

Suppressions de poste dans l’Éducation nationale : en grève le 12 novembre !

Alors que le débat budgétaire s’ouvre au parlement, les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à être en grève le 12 novembre contre le projet de budget 2019 pour l’enseignement scolaire.

Le gouvernement a prévu la diminution de 4 500 d’emplois de fonctionnaires d’état : 40% de cette baisse est supportée par la seule Éducation nationale.
Ces suppressions de poste sont décidées « en même temps » que le ministre présente son projet de loi pour l’école de la confiance. La fin de la priorité budgétaire conjuguée aux changements de pieds incessants de politique éducative, au mode de pilotage vertical et aux mises en cause des résultats de l’école sont vécus comme une absence de reconnaissance et une remise en cause de la professionnalité des personnels. Les actes et les mots ont du sens. Le ministre ne peut se prévaloir d’un objectif d’augmentation générale du niveau des élèves et de justice sociale, sans s’en donner les moyens.

Le projet de loi de finances 2019 marque ainsi la fin de la priorité accordée à l’Éducation nationale en renouant avec la logique de suppressions de postes, une logique appelée à s’amplifier dans les années suivantes pour atteindre les 50 000 suppressions annoncées de fonctionnaires de l’État.

Avec le redéploiement dans le primaire qui ne suffit pas au dédoublement CP et CE1 en éducation prioritaire dans le contexte d’un sous-investissement chronique, les 2650 suppressions de postes d’enseignants dans le second degré qui vont toucher les collèges et les voies générales, technologiques et professionnelles des lycées, et les 400 suppressions de postes de personnels administratifs après les 200 de l’an passé, les conditions d’apprentissage pour les élèves et de travail des personnels, se dégraderont dès la rentrée prochaine pendant que l’administration du système, pour les élèves et leurs familles, comme pour la gestion des personnels sera mise en grande difficulté.

Ce budget ne porte pas une politique éducative ambitieuse. Les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à exprimer leurs inquiétudes pour l’avenir de l’École comme leur exaspération.
Elles appellent l’ensemble des personnels à se mettre en grève et à participer aux manifestations et rassemblements prévus le 12 novembre pour demander au gouvernement un autre budget pour l’enseignement scolaire public et une politique éducative à l’écoute des personnels .

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https://www.snuipp.fr/actualites/posts/12-novembre-ecoles-en-greve

12 novembre : écoles en grève !

Guide des "bonnes pratiques", révision des programmes, mise en place de tests neuro-éclairés en CP et CE1, nouvelle loi ... Décidément le ministre ne ménage pas sa peine pour déposséder les enseignants de leur professionnalité sans répondre aux enjeux de lutte contre les inégalités scolaires. Ajouté à cela un budget en berne avec un nombre de postes insuffisants et vous avez tous les ingrédients de la colère qui monte et qui pourra s'exprimer par la grève et dans les manifestations le 12 novembre prochain à l'appel des fédérations syndicales de l'éducation.

« Il faut rompre avec ces vieilles habitudes qui consistent à défaire ce que les précédents ont mis en place » avait-il dit. Et pourtant le ministre installé depuis 18 mois rue de grenelle n’a eu de cesse de défaire à grand coup d’annonces médiatiques ce qui avait été mis en place et de mener seul son projet éducatif, étayé par aucun bilan ni par aucune recherche.

 

En 18 mois, l'école a le tournis 

Après avoir installé au ministère un conseil (neuro) scientifique censé éclairer la politique ministérielle, le ministre des « non-réformes » a fait éditer un petit guide orange des « bonnes » pratiques en lecture, puis a publié des notes de services sur l’enseignement des fondamentaux avant de réviser les programmes des cycles 2, 3 et 4 qui venaient à peine de connaître leur deuxième année de mise en place.
Pour y parvenir la plupart des membres du Conseil supérieur des programmes, pourtant indépendant, ont été conduits à la démission tant le dialogue avec le ministère était devenu impossible. La rentrée 2018 avec l’arrivée des nouvelles évaluations CP et CE1 est comme un point d’orgue de cette politique qui nie la professionnalité des professeurs des écoles en leur donnant des tests pré-mâchés à faire passer aux élèves sans même les inclure dans la correction et la compréhension des erreurs observées ni dans la construction de réponses pour y remédier. Les témoignages recueillis par le SNUipp-FSU sur les conditions de passation et de saisie sont édifiants.

Exécution 

Ainsi, le ministère décline sa volonté de transformer les professeurs des écoles en simples exécutants de guides de bonnes pratiques ou de tests censés leur donner le chemin à suivre. C’est insupportable et remet en cause à la fois la professionnalité mais également l’engagement des personnels auprès de leurs élèves.
Décidément il ne suffit pas d’afficher la devise d’une « école de la confiance » sur toutes les plaquettes ministérielles pour que celle-ci soit effective. C’est plutôt aujourd’hui par la défiance que les enseignants et les équipes se sentent pris en considération.

Un nouveau projet de loi

Et comme si cela ne suffisait pas, un nouveau projet de loi était présenté au CSE le 15 octobre dernier. Au-delà de l’obligation d’instruction à trois ans, qui va contraindre au passage les communes à accroitre leur financement de l’école privée, il contient tous les ingrédients d’une sérieuse reprise en main autoritaire puisqu’il institue l’expérimentation au rang de règle et supprime l’instance indépendante que constituait le conseil national de l’évaluation scolaire (CNESCO) qui faisait pourtant l’unanimité pour la rigueur et la qualité de ses travaux.
Ainsi, le ministre pourtant féru d’évaluations, supprime-t-il l’instance indépendante qui permettait d’évaluer sa propre politique éducative. Ce même projet de loi introduit également la nomination par le ministère des directeurs des Espé et prépare une réforme de la formation initiale qui fera des étudiants des moyens d’enseignement à bas prix et ne permettra pas d’entamer la construction d’une professionalité enseignante.

Un budget en berne

Ajouté à tout cela, un budget et des postes en nombre insuffisants, il y a de quoi donner les clés de compréhension de la colère des enseignants et des écoles qui s’exprimera par la grève et dans les manifestations le 12 novembre prochain.
En effet l’affichage d’une pseudo priorité au primaire traduite par l’annonce d’une dotation de 2 325 postes dans le premier degré est surtout médiatique. La réalité est tout autre. Cette dotation est bien insuffisante pour couvrir les mesures de dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+ ainsi que l’abaissement à trois ans de la scolarité obligatoire.
Le SNUipp-FSU a chiffré à 4 000 le nombre de postes nécessaires pour terminer le dédoublement, auxquels il faut en ajouter 1000 (selon le ministère) pour assurer la scolarisation devenue obligatoire des trois ans.
Trois chiffres qui rendent l’équation défavorable pour les cartes scolaires à venir au mois de janvier prochain. Les grands perdants des fermetures de postes risquent une fois de plus de se trouver dans les départements ruraux ou pour les équipes qui bénéficient encore de l’apport qualitatif du dispositif Plus de maître que de classes.

Un budget et une politique éducative qui ne répondent pas aux vraies questions posées à l’école aujourd’hui pour s’attaquer aux inégalités scolaires et permettre la démocratisation de la réussite de tous. Un projet de loi qui n’y répond pas davantage. Des conditions d’enseignement et d'apprentissage qui se dégradent. Les raisons de se mobiliser le 12 novembre prochain ne manquent pas.

 

 http://33.snuipp.fr/ 

 SECTION DE LA GIRONDE

Tous en grève le lundi 12 novembre

Rassemblement Place Stalingrad, Bordeaux, à 14 heures Déclaration d’intention avant jeudi soir !

Parce que le projet de notre ministre pour l’école et pour notre profession n’est pas le nôtre !
- il nous méprise en voulant réduire notre métier à celui de simples exécutants à qui il souhaite imposer « les bonnes méthodes »
- il nous impose une vision sectaire des apprentissages avec des références aux seules neurosciences
- il malmène nos élèves avec des évaluations en CP et en CE1 anxiogènes et inappropriées et une approche de l’apprentissage de la lecture basée sur le simple déchiffrage bien loin de ce que doit être le savoir lire .
- il met à mal la formation : suffit-il de montrer la photo d’une maison à un maçon pour qu’il sache la construire, ou de montrer un malade à un médecin pour qu’il sache le soigner ? Suffit-il d’être envoyé dans une classe sans formation pour savoir enseigner (c’est déjà le cas des 40 contractuels recrutés en Gironde) ? C’est ce qui se dessine pour les futurs enseignants avec la disparition des ESPE.
- il détériore nos conditions de travail (effectifs toujours élevés en moyenne dans les classes, manque de personnel RASED, quasi disparition des maîtres supplémentaires)
- il accentue les inégalités au sein de l’école (postes à profil, méritocratie…) Parce que nous avons une autre ambition pour l’école !
- nous revendiquons notre professionnalisme : être enseignant est un métier de « concepteur »
- nous revendiquons la liberté pédagogique car c’est en nous appuyant sur de nombreuses recherches et en nous adaptant à nos élèves que nous construisons notre propre enseignement
- nous revendiquons une école à la fois bienveillante et exigeante pour que nos élèves apprennent à comprendre le monde
- nous revendiquons une formation initiale et continue à la hauteur des enjeux
- nous revendiquons l’allègement des effectifs de toutes les classes pour que nos élèves apprennent dans de bonnes conditions (la France est le pays de l’OCDE où les classes sont les plus chargées)
- nous revendiquons une hausse des postes y compris RASED et « plus de maîtres »
- nous revendiquons une hausse de nos salaires, pas à la tête du client, mais pour tous !

Nous ne pouvons pas supporter de telles régressions pour l’École ! Nous devons imposer une autre ambition ! L’heure est grave ! Soyons nombreux ! Nous serons en grève le 12 novembre

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