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12/11/2018

NON ILS NE SONT PAS PARTIS LA "FLEUR AU FUSIL" : MOBILISES OU EMPRISONNES

NON ! ILS NE SONT PAS PARTIS "EN CHANTANT"

COMME CERTAINS SE PLAISENT A LE DIRE.

 

Confusément, l'opinion publique française était dominée par l'idée, déterminante dans la mobilisation, d'une France pacifique tenue de se défendre contre une agression allemande caractérisée.

Dans ces conditions, il ne pouvait être question de refuser le combat.

On partit, « non avec l'enthousiasme du conquérant, mais avec la résolution du devoir à accomplir », idée qui transparait dans le témoignage de l'historien Marc Bloch, lui-même mobilisé :

« les hommes pour la plupart n'étaient pas gais : ils étaient résolus, ce qui vaut mieux ».

Capture MOBILISATION GENERALE 4.JPG

le décret signé par les ministres de La GUERRE et de la MARINE

est un document officiel qui ordonne aux hommes de se soumettre

à leurs obligations militaires

 

 Raymond POINCARE, président de la République de 1913 à 1920, ordonne la mobilisation de 3 millions de réservistes et territoriaux de l'armée de terre et de l'armée de mer.

Le 2 août 1914, ces hommes rejoignent les 800 000 soldats déjà sous les drapeaux.

Les Français, sous le choc de l'annonce, espèrent une guerre courte.

À la stupeur initiale succéda souvent un certain abattement : « la consternation, la tristesse, l'angoisse furent fort répandues, bien plus que les sentiments dictés par l'élan patriotique ", et les manifestations d'enthousiasmes  furent rares.

Le départ de tous les hommes a des conséquences importantes sur le plan familial et économique, notamment pour les femmes qui doivent remplacer les hommes dans les travaux des champs, dans les usines et les divers emplois, tout en s'occupant de leur foyer et de leurs enfants.

 

 

 

En 1914, l'enrôlement dans l'armée française repose sur le principe de la conscription, établi par la loi Jourdan (1798).

Tous les hommes français âgés de 21 ans doivent accomplir, sauf incapacité physique, leur service militaire.

Ils sont ensuite intégrés aux forces de réserves, puis aux forces territoriales jusqu'à la fin de leurs obligations militaires (51 ans).

En cas de mobilisation générale, "réservistes" et "territoriaux" doivent rejoindre au plus vite leur régiment, sous peine d'emprisonnement pour désertion.

 

Ainsi, lorsque, dans la soirée du 1er août 1914, les Français découvrent sur la porte des mairies l'affiche portant "ordre de mobilisation générale", chacun sait ce qui est attendu de lui.

La guerre n'est pas encore effective (l'Allemagne ne la déclare à la France que le 3 août), mais la crise née en Bosnie a atteint un point critique.

L'immense majorité des Français, toutefois, n'avait pas réellement mesuré toute l'ampleur de la gravité de la situation. C'est donc avec une certaine stupéfaction qu'est lu le décret, signé par le président de la République Raymond Poincaré, qui enjoint les trois millions de réservistes et de territoriaux à rejoindre, dès le 2 août, les 800 000 soldats déjà en service actif (au total 8,5 millions de Français seront mobilisés entre 1914 et 1918).

Pour les soldats et leurs familles, dans l'angoisse de la séparation, l'heure n'est ni à l'exaltation guerrière, ni à l'expression de la haine de l'adversaire, ni à l'exigence de la "revanche" et la reconquête de l'Alsace-Lorraine.

Les historiens ont remis en cause le mythe d'un départ "la fleur au fusil". Les attroupements autour des trains de conscrits quittant les gares sous les vivats furent en réalité peu nombreux.

Le sens du devoir, la volonté d'assurer la protection de leurs familles, la résignation et l'espoir d'une guerre courte, achevée dans l'année, furent bien les sentiments dominants des mobilisés au moment de rejoindre leur régiment.

 

La conscription en 1914 : tous les hommes Français âgés de 21 ans physiquement aptes effectuaient un service militaire de trois ans dans l'armée de terre ou l'armée de mer. Ces soldats étaient appelé des conscrits.

L'armée était une armée dite de conscription.

Les réservistes et les territoriaux, après avoir effectué leur service militaire, les anciens conscrits intégraient l'armée de réserve pendant onze ans en tant que réservistes.

Puis durant sept ans, ils constituaient l'armée territoriale et, enfin, formaient la réserve de l'armée territoriale sept ans supplémentaires, ils étaient alors désignés sous le terme de territoriaux.

Les forces françaises en 1914 comptaient 800 000 soldats sous les drapeaux, effectuant leur service militaire, et 3 millions de réservistes et territoriaux.

A la fin de leur service militaire, les hommes étaient en possession d'un livret militaire comprenant un fascicule de mobilisation, c'est-à-dire des instructions à suivre en cas de mobilisation : lieu de rassemblement, conditions de déplacement, afin d'être équipés, habillés et armés.

 

 

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