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16/05/2018

2018 : 70 ans de la création de l'état d'ISRAEL et de L'EXPULSION DES PALESTINIENS

L’ANNÉE 2018 MARQUE LES 70 ANS DE LA CRÉATION DE L’ÉTAT D’ISRAËL ET DE L’EXPULSION DES PALESTINIENS.

Pour les Palestiniens, la Nakba - la catastrophe - désigne les massacres, les expulsions et l’exode subis entre 1947 et 1951 qui ont précédé et accompagné la proclamation de l’État d’Israël. La date communément retenue pour commémorer la Nakba est le 15 mai 1948.

Au total plus de 500 villages palestiniens et 11 quartiers de villes palestiniennes seront détruits ou rasés, environ 800 000 palestiniens seront expulsés vers le Liban, la Jordanie, la Syrie, Gaza, la Cisjordanie et deviendront réfugiés. Ce processus de dépossession et d’expulsion, démarré avant 1948, est toujours à l’œuvre aujourd’hui.

 

 

 

L’affirmation de Netanyahou selon laquelle Jérusalem est la capitale d’Israël depuis 3000 ans ne pouvait convaincre que les idiots, vu qu’Israël n’a que 70 ans et que le dernier État juif de Palestine s’est effondré au sixième siècle avant JC.

De toute façon et quoi qu’il en soit, une ancienne présence juive en Palestine ne saurait justifier la destruction de ce qui était là quand les colons sionistes sont arrivés à la fin du XIXe siècle.

Les Sionistes partagent avec les Croisés la distinction peu recommandable d’être responsables, en Palestine, de la plus grande œuvre de destruction de l’histoire moderne. Après avoir conquis la Palestine à la fin du XIe siècle, les Croisés massacrèrent ou chassèrent de Jérusalem tous les musulmans et les juifs. Le retour de la domination musulmane fut suivi, dès le début du XVIe siècle, par quatre siècles d’une longue paix ottomane jusqu’ à la prise de Jérusalem par les Britanniques en décembre 1917. Depuis lors, la Palestine n’a pas connu un seul jour de paix. La violence et la répression dont se sont rendus coupables les occupants britanniques ont été suivies par encore plus de violence, de répression et de dépossession du fait des Sionistes, et cela se poursuit aujourdhui.

Jérusalem a toujours été une cible privilégiée. Les massacres et les saisies de biens palestiniens de 1948 ont recommencé après l’occupation de la moitié orientale de la ville en 1967, elle-même suivie d’une perpétuelle guerre démographique raciste menée en violation totale du droit international et des lois de n’importe quel pays qui se prétend civilisé. Ce que cela montre, c’est qu’Israël n’est pas un État moderne, mais une communauté tribale atavique qui vit selon ses propres normes brutales, en tout cas en ce qui concerne les Palestiniens, et qui est indifférente à ce que le reste du monde pense, quand elle ne se montre pas carrément insultante. Le fait que les Sionistes pensent qu’ils peuvent s’en tirer indéfiniment est un signe évident de leur folie et de leur délire.legrandsoir.info

 
média alternatif
 https://media.istockphoto.com/vectors/state-of-palestine-west-bank-and-gaza-strip-political-map-vector-id547506478

Les États-Unis sont maintenant allés jusqu’à « reconnaître » Jérusalem comme la capitale d’Israël alors qu’en droit international Jérusalem est une ville occupée, et pas seulement la moitié orientale qui a été capturée par la force des armes et colonisée en violation directe du droit et des lois de la guerre. Commentant le vote de l’Assemblée générale des Nations Unies qui a rejeté la déclaration de Trump, Nikki Haley, l’ambassadrice étasunienne, a ouvertement menacé ceux qui avaient voté pour. Des noms ont été relevés et des châtiments seront infligés au moment opportun. En votant pour la résolution, les membres de l’ONU ont fait preuve d’un manque de respect pour les États-Unis, selon Haley : on pourrait se demander à quel moment les États-Unis ont eux-mêmes manifesté le moindre respect pour le droit international et le droit des membres de l’ONU à prendre des décisions indépendantes en vertu de ce même droit international !

La déclaration de Trump sur Jérusalem a fait l’effet d’une bombe dans tout le Moyen-Orient et chez les musulmans du monde entier. Il faut la saluer parce qu’elle arrache le dernier voile de l’imposture connue sous le nom de processus de paix. Le nez de Mahmoud Abbas a été mis dans son caca. Les gouvernements saoudien et qatarien, qui traitaient en cachette avec les sionistes, ont dû s’aligner sur la question de Jérusalem. La déclaration de Trump a uni les musulmans au-delà de toutes leurs divisions.

Par eux-mêmes et tout seul, malgré le courage, la force et la fermeté dont ils ont toujours fait preuve, les Palestiniens n’auraient jamais pu vaincre leurs ennemis. Ils étaient bien trop puissants. Comme George Habache l’a écrit dans les années 1950, le chemin du retour vers la Palestine a toujours dû passer par le monde arabe qui s’étend maintenant, vu l’essor de l’Iran, à tout le monde islamique. Nasser a enflammé le peuple arabe dans les années 1950 et, à eux deux, le Hezbollah et l’Iran sont une fois de plus le fer de lance de l‘opposition aux États-Unis et à Israël, au point qu’Israël est maintenant bien engagé dans les préparatifs de la guerre destinée à les détruire une fois pour toutes.

C’est une guerre existentielle, une guerre pour sa survie, une guerre extrêmement violente, à laquelle Israël se prépare intensivement. Israël menace son ennemi de destruction totale et Hasan Nasrallah répond que le Hezbollah est prêt et a des missiles qui peuvent atteindre n’importe quel endroit de la Palestine occupée. La menace de guerre au Moyen-Orient n’a jamais été aussi grande, ses conséquences éventuelles n’ont jamais été aussi dramatiques pour ne pas dire cataclysmiques. Les conséquences de la déclaration de Trump étaient si faciles à prévoir qu’il semble vain de la qualifier de stupide. Peut-être avait-il pour but de déclencher la guerre avec l’Iran dont les Etats-Unis et Israël rêvent depuis longtemps.

Jeremy Salt

http://www.palestinechronicle.com/goodbye-and-good-riddan...

Jeremy Salt a enseigné l’histoire moderne du Moyen-Orient à l’Université de Melbourne, à la Bosporus University à Istanbul et à la Bilkent University à Ankara pendant de nombreuses années. Parmi ses publications récentes son livre paru en 2008 : The Unmaking of the Middle East. A History of Western Disorder in Arab Lands (University of California Press).

Traduction : Dominique Muselet

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/05/16/a-gaza

 Une femme brandit un drapeau palestinien, à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, près de Khan Younès, le 15 mai.

Mardi 15 mai devait être une journée de forte mobilisation, à l’occasion du 70e anniversaire de la Nakba, l’exode des Palestiniens au moment de la création d’Israël. Mais les rassemblements le long de la frontière, au cours desquels deux personnes ont été tuées par les soldats israéliens, n’ont guère fait recette. La population était encore sonnée par le bilan de la veille : 60 morts et près de 1 400 blessés par balles, soit une vague de souffrances qui s’est abattue sur un système hospitalier déjà à l’agonie.

 

Aux urgences de l’hôpital central Al-Shifa, où des tentes avaient été dressées en prévision de l’afflux prévisible de victimes, l’après-midi de lundi a été la pire depuis le début de la « marche du grand retour », le 30 mars. « C’était l’horreur, dit le chef des urgences, le docteur Ayman Al-Sahbani. Les gens criaient, se bousculaient, le sang coulait partout. »

Les équipes médicales renforcées ont réalisé 185 opérations, un chiffre aberrant. « C’était la journée la plus difficile pour le système de santé depuis des mois, et possiblement des années, résume Gabriel Salazar Arbelaez, le coordinateur santé du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Le personnel a fait un travail énorme avec des ressources limitées. » A Shifa, plus de 50 % des médicaments ne figurent plus en stock, comme 60 % des équipements de laboratoire et 30 % des produits médicaux.

 

« Cette marche va devenir un mode de vie »

Pourtant, malgré les milliers de blessées par balles depuis le 30 mars, qui nécessiteront des mois voire des années de rééducation, bon nombre de protestataires indemnes se promettent de retourner à la clôture. Mardi a été un répit, pas une conclusion. A l’est de Shejayia, Sabri El Houssari,..


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/05/16/a-gaza-les-manifestations-se-poursuivront-sans-strategie-claire_5299544_3218.html#bXqqQKbiiXpVIhiL.99

 

15/05/2018

PALESTINE ...MASSACRE COLONIAL POUR "UN JOUR DE GLOIRE"... Cinquante ans, cinquante mensonges

 

 
   

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.bruno_guigue.140518.htm
Analyse

Massacre colonial pour “un jour de gloire”

Bruno Guigue

Lundi 14 mai 2018

52 morts et 2400 blessés dont 1200 par balles. C’est le dernier bilan de la sanglante journée du 14 mai 2018 dans la bande de Gaza. Mais pour Netanyahou, c’est un “jour glorieux”. Lors de la cérémonie d’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, il a remercié Donald Trump avec des trémolos dans la voix. “Quel jour glorieux ! Souvenez-vous toujours de ce moment, c’est un jour historique. C’est un grand jour pour Jérusalem et pour l’État d’Israël. Un jour qui restera dans nos mémoires pour des générations et des générations”. Cette journée restera dans les mémoires, en effet, mais pour ce qu’elle est vraiment : un nouveau massacre colonial.

Déversant un déluge de feu sur des manifestants palestiniens désarmés, l’appareil répressif israélien s’est surpassé dans l’horreur. Où sont ses laudateurs habituels, toujours prompts à répéter le laïus officiel sur cette vertueuse armée israélienne pénétrée d’impératifs moraux et soucieuse d’épargner les civils ? On ne les entend guère, ils rasent les murs. Quand les courageux pionniers de l’idéal sioniste se livrent à un pogrom en direct, ces imposteurs fielleux et abonnés aux plateaux-télé ont la mine basse et le regard chafouin.

Mais peu importe. D’autres se mettent à l’ouvrage, bien décidés à maquiller la scène de crime. Hypocrites, les médias français prennent le relais, nous expliquant du bout des lèvres que “les tensions sont vives” et qu’il y a des “affrontements à la frontière”. Quel sens de l’euphémisme ! On se demande bien, d’ailleurs, de quelle frontière il s’agit, car Israël n’en a aucune. La bande de Gaza est un morceau libéré - et assiégé - de la Palestine historique. Lorsque ses habitants veulent se rendre dans une autre région de la Palestine, ils rentrent chez eux, tout simplement. Parler de frontière, c’est faire comme si l’occupation était légale, c’est joindre le mensonge à la justification du forfait colonial.

Cette journée du 14 mai est la plus meurtrière depuis la guerre de l’été 2014 contre Gaza. Mais une fois de plus, dès qu’il s’agit de nommer l’oppression subie par les Palestiniens, les mots sont démonétisés, vidés de leur substance, frappés par une censure invisible. On connaît la rengaine : “Israël a le droit de se défendre”, les colonies sont des “implantations », les résistants des “terroristes”, le mur de séparation “un mur de sécurité”, Israël une “démocratie”, les manifestants de Gaza des “provocateurs” et des “extrémistes”. Dans cette novlangue invasive, les expressions apparemment les plus anodines sont trompeuses.

Au nom de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, par exemple, appelle “toutes les parties à agir avec la plus grande retenue, afin d’éviter des pertes de vies humaines supplémentaires”. On savait déjà que l’UE ne servait à rien, mais il faut avouer que cette inutilité finit par se voir de très loin. Dans le même registre, “la France, elle, appelle l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité afin de prévenir un nouvel embrasement au Proche-Orient”, déclare le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Sournoises à l’excès, ces formules laissent entendre que deux peuples s’affrontent sur le champ de bataille, alors qu’il s’agit de la révolte d’un peuple colonisé contre le colonisateur. Elles font comme si le conflit provenait d’une double intransigeance et qu’il suffisait, au fond, de ramener à la raison les forces antagonistes pour rétablir la paix. On sait ce que signifie cet angélisme de façade : il s’agit d’obtenir la reddition de ceux qui protestent contre l’occupation. D’une lutte de libération, cette rhétorique lénifiante fait une obscure querelle. Son artifice, dans le meilleur des cas, consiste à renvoyer dos-à-dos l’occupant et l’occupé, comme si les responsabilités étaient partagées.

En attendant, la débauche de violence de l’occupant fait renaître l’atmosphère sanguinaire des pires massacres coloniaux. Enracinée dans les esprits par une idéologie raciste, la diabolisation du Palestinien autorise toutes les transgressions. Des citoyens israéliens s’installent sur les miradors pour assister en direct aux tirs à balles réelles sur cibles humaines. Quel beau spectacle ! Après tout, les héros de “Tsahal” excellent dans leur spécialité. Flinguer des civils, hommes, femmes et enfants confondus, c’est quand même plus facile que vaincre le Hezbollah au Liban-Sud ou aller chercher le combattant palestinien, à la baïonnette, dans les ruelles obscures de Gaza.

“Nos soldats défendent nos frontières”, déclare Netanyahou. Va-t-il également proclamer l’époustouflante victoire de sa vaillante armée ? Déjà, durant l’été 2014, le bombardement massif et meurtrier d’un immense camp de réfugiés était censé relever, dans la novlangue sioniste, du paradigme de la victoire militaire. Comme si le bilan de ce bain de sang perpétré à distance pouvait s’apparenter à celui d’une guerre remportée à la loyale, sur un champ de bataille, face aux soldats d’une armée digne de ce nom, l’Etat-colon se vantait de ses turpitudes. Aujourd’hui encore, comme un serial killer de série B, il se regarde dans le miroir, fasciné par sa propre image mortifère.

 

Bruno Guigue

Bruno Guigue, né en 1962 à Toulouse, est un ancien haut fonctionnaire, chercheur en philosophie politique et analyste politique français. Bruno Guigue est ancien élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm et de l'École nationale d'administration. Il est titulaire d'un master de philosophie et d'un master de géopolitique
 
Bruno Guigue, est un ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de la Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.
 
 


Palestine

Cinquante ans, cinquante mensonges

Gidéon Lévy


© Gideon Levy

Dimanche 4 juin 2017

Acceptons l’idée que l’occupation est justifiée. Disons aussi qu’Israël n’a pas le choix. Décidons même de ne pas l’appeler une occupation. Disons qu’elle a été reconnue par le droit international et que le monde l’a applaudie. Prétendons que les Palestiniens sont reconnaissants de sa présence. Reste cependant un petit problème qui continue à planer sur le sujet : tout ceci repose entièrement sur des mensonges.

Du début à la fin toujours repoussée, c’est un vrai tissu de mensonges. Il n’y a pas un mot de vérité qui y soit associé. Sans ces mensonges, ce serait tombé en décomposition depuis longtemps. Sans ces mensonges, il est peu probable que cela aurait jamais existé. Ces mensonges, dont la droite est fière de certains d’entre eux (« pour le bien de la Terre d’Israël, il est acceptable de mentir »), suffisent à faire bondir de dégoût toute personne honnête. On n’a pas besoin de ces autres horreurs pour en être convaincu.

 

Cela a commencé avec la question de savoir comment nommer les territoires. Sur la radio israélienne, on a décidé d’utiliser le terme « territoires temporairement détenus ». C’était le mensonge N° 1, impliquant que l’occupation était temporaire et qu’Israël avait l’intention d’évacuer ces territoires, qu’il ne s’agissait que d’un élément de marchandage dans la recherche de la paix. C’est probablement le plus gros mensonge et certainement le plus décisif. C’est celui qui a permis de célébrer son jubilé.

La vérité, c’est qu’Israël n’a jamais eu l’intention de mettre fin à l’occupation. Sa prétendue limitation dans le temps n’a servi qu’à endormir le monde dans sa duperie.

Le deuxième mensonge majeur a été l’argument comme quoi l’occupation sert les intérêts sécuritaires d’Israël, qu’il s’agit d’une mesure d’autodéfense utilisée par une pauvre nation cernée par des ennemis.

Le troisième mensonge fut le « processus de paix », qui n’a jamais vraiment eu lieu et qui, de toutes façons, n’a été prévu que pour donner encore plus de temps à l’occupation. Ce mensonge avait plusieurs jambes. Le monde en a été complice, se mentant continuellement à lui-même. Il y a eu des discussions, la présentation de cartes (toutes semblables), on a tenu des conférences de paix avec de nombreux cycles de négociations et des sommets, avec des envoyés qui se précipitaient dans des allers-retours, et surtout des boniments vides.

Tout ceci se fondait sur un mensonge, qui était la présomption qu’Israël n’ait jamais eu l’intention de mettre fin à l’occupation.

Le quatrième mensonge, évidemment, est l’entreprise de colonisation. Ce projet est né et a grandi dans un mensonge. Aucune colonie n’a été établie honnêtement, depuis la nuit passée au Park Hotel d’Hébron, en passant par les « camps de travail », les « camps de protection », les « fouilles archéologiques », les « réserves naturelles », les « espaces verts », les « zones de feu », les « terrains d’étude », les « avant-postes et expansions » – toutes ces inventions engagées sur un clin d’œil ou un hochement de tête, qui ont culminé dans le plus gros mensonge de ce contexte, celui des « terres d’Etat », mensonge qui ne peut être comparé qu’à celui des « absents présents » palestiniens d’Israël.

Les colons ont menti et les politiques ont menti, l’armée et l’Administration Civile dans les territoires ont menti – ils ont tous menti au monde et à eux-mêmes.

De la protection d’un pylône d’antennes est née une méga-colonie et d’un week-end à cet hôtel est né le pire du lot. Les membres du cabinet qui ont ratifié, les membres de la Knesset qui ont opiné du chef et cligné de l’œil, les officiers qui ont signé et les journalistes qui ont blanchi le propos, tous connaissaient la vérité. Les Américains qui ont « condamné » et les Européens qui ont « été furieux », l’Assemblée Générale de l’ONU qui « a fait appel » et le Conseil de Sécurité qui « a tranché », aucun d’entre eux n’a jamais eu la moindre intention de donner suite avec quelque action que ce soit. Le monde se ment aussi à lui-même. Cette façon de faire arrange tout le monde.

Cela facilite aussi la sortie sans fin des mensonges quotidiens qui camouflent les crimes commis par les Forces de Défense Israéliennes, la Police des Frontières, le Shin Bet, l’Administration des Prisons et l’Administration Civile – la totalité de l’appareil de l’occupation. Cela facilite aussi l’utilisation d’un langage aseptisé, le langage de l’occupant tant aimé des médias, le même langage que celui utilisé pour décrire leurs excuses et leurs auto-justifications. Il n’y a pas en Israël de blanchiment comparable à celui qui décrit l’occupation et il n’y a pas d’autre large coalition qui la diffuse et la soutienne avec autant de dévotion.

La seule démocratie du Moyen-Orient qui utilise une tyrannie militaire brutale et l’armée la plus morale du monde qui tue plus de 500 enfants et 250 femmes en un seul été – quelqu’un peut-il concevoir un mensonge plus gros que celui-là ? Quelqu’un peut-il imaginer une plus grande auto-tromperie que celle qui prévaut en Israël et qui dit que tout ceci nous a été imposé, que nous ne le voulions pas, que les Arabes sont à blâmer ?

Et encore, nous n’avons pas mentionné le mensonge des deux Etats et le mensonge comme quoi Israël recherche la paix, les mensonges sur la Nakba de 1948 et la « pureté » de nos armes dans cette guerre, le mensonge à propos du monde entier qui serait contre nous et le mensonge comme quoi les deux côtés sont à blâmer.

Depuis les paroles de Golda Meir « nous ne pardonnerons jamais aux Arabes d’obliger nos enfants à les tuer » à « une nation ne peut pas être un occupant sur sa propre terre », les mensonges succèdent aux mensonges. Cela ne s’est pas arrêté jusqu’à aujourd’hui. Cinquante ans d’occupation, cinquante nuances de mensonges. Et maintenant ? Cinquante ans de plus ?

Traduction J. Ch. pour l’Agence Média Palestine

Source : Haaretz

14/05/2018

BAIN DE SANG A GAZA

Trump

 

Trump et Netanyahu : les pyromanes au milieu de la poudrière

dans À la une, Actualités, Assemblée nationale, Communiqués de presse, Le groupe

Le groupe de la France insoumise condamne fermement l’action de l’armée israélienne à Gaza. Celle-ci a causé aujourd’hui la mort de dizaines de Palestinien·ne·s protestant contre l’installation de l’ambassade étasunienne à Jérusalem. Les avertissements que la France insoumise avait formulé à l’annonce de cette provocation de Washington ont hélas été vérifiés. Alors que le gouvernement d’Israël viole le droit international en poursuivant la colonisation et que la situation humanitaire à Gaza est extraordinairement précaire, Messieurs Trump et Netanyahu jettent de l’huile sur le feu.

L’un et l’autre font preuve dans cette affaire d’un cynisme répugnant et dangereux : ils parient sur la montée du conflit et menacent la paix mondiale pour faire autour d’eux l’unité que leurs politiques et leurs embarras avec la justice rendent autrement impossible.

Nul ne saurait aujourd’hui invoquer raisonnablement le droit d’Israël à exister ou à se défendre pour justifier les morts atroces de ce jour. Le gouvernement israélien bafoue encore un principe fondamental : la responsabilité qui existe du fort au faible. Ce faisant, il affaiblit la position de celles et ceux qui défendent sincèrement pour Israël la possibilité de vivre durablement dans la paix et la sécurité.

Le groupe de la France insoumise répète sa volonté de voir appliquer le droit international dans ce conflit et ainsi reconnu les droits du peuple palestinien.

 

Communiqué du groupe parlementaire de la France insoumise.

 

 

13/05/2018

L'EUROVISION N'EST PAS L'EUROPE comme vous l'entendez. LE SAVIEZ-VOUS ?

https://www.telestar.fr/actu-tv/eurovision/eurovision-pourquoi-israel-et-l-australie-participent-ils- 

En fait, il ne suffit pas de faire partie de l’Europe pour prendre part à ce concours de chant annuel.

Union européenne de radio-télévision
L'Union européenne de radio-télévision est une organisation internationale créée en 1950, la plus importante association professionnelle de radiodiffuseurs nationaux dans le monde avec 73 membres actifs dans 56 pays d’Europe, d’Afrique du Nord et du Proche-Orient, et 45 membres associés dans 25 pays d’autres régions du monde. 
 

L'Eurovision tient son nom, en partie, du continent européen. Mais dans ce concours de chant, plusieurs pays, tels que Israël ou l'Australie, participent alors qu'ils ne font pas partie de l'Europe.

C'est un débat récurrent. Pourquoi des pays qui ne font pas partie de l'Europe participent-ils, chaque année, au concours de l'Eurovision ?

En réalité, légalement, tous les pays membres de l'organisation UER (Union Européenne de Radiodiffusion) peuvent participer au concours, organisé depuis 1956 par cette institution basée en Suisse. Son rôle premier étant de favoriser les échanges de programmes entre de nombreux pays. Or, si à sa création, à l'après-guerre, il n'y avait que des pays d'Europe, année après année, la zone d'influence s'est élargie. Aujourd'hui, 56 pays en font partie. Parmi eux, l'Algérie, la Tunisie, le Liban ou encore le Maroc. Donc, légalement, ces pays ont tout à fait le droit de participer à l'Eurovision. Le Maroc a d'ailleurs tenté sa chance une fois en 1980. Ce fut la seule et unique fois. Le Liban en 2005 et la Tunisie en 1977 voulaient envoyer un candidat mais se sont désistés au dernier moment.

Tous les pays membres de l'UER ne participent pas pour autant. Beaucoup de pays pourraient participer à l’Eurovision, étant considérés comme actifs au sein de l’UER. C’est le cas de l’Algérie, l’Egypte, la Jordanie, la Libye, la Tunisie ou même le Vatican… Ils ne le font pas pour diverses raisons, souvent financières. Certaines nations, elles, ont fait le choix de ne plus participer à l’Eurovision. Le Luxembourg par exemple, qui a pourtant remporté le concours cinq fois, ou encore Monaco, Andorre, la Turquie ou le Maroc qui avait participé une seule fois, en 1980.

Mais l'Australie dans tout ça ? alors que l'Australie n'est pas membre de l'UER ? Tout simplement parce qu'elle bénéficie d'un statut particulier, celui "d'invitée". Il faut dire que l'engouement des Australiens pour le concours est assez phénoménal.

 L'UER a donc décidé, en 2015, de créer la surprise en leur permettant de participer pour la toute première fois. Ce devait être une exception.  Mais face à l'engouement suscitée chez les fans et les téléspectateurs, l'invitation est depuis renouvelée chaque année.
 
  Le concours de l’Eurovision, ce sont des chansons, mais aussi l’attribution des points entre pays, une longue litanie parfois pleine de suspense et…. de géopolitique
 
 

 extraits  OUEST FRANCE

Chaque année, le choix des jurys nationaux de l’Eurovision prête à de nombreux commentaires. Les pays scandinaves font-ils bloc, les anciennes républiques soviétiques jouent-elles ensemble, que se passe-t-il entre la Grèce et Chypre ? L’Eurovision, c’est un peu de la géopolitique

 

Après Jean-Karl, Émilie du duo Madame Monsieur, s’est exprimée devant les caméras de Toutelatele ce dimanche 13 mai pour réagir au verdict final de l’Eurovision 2018. La jeune femme a avoué être « un peu déçue forcément » pour cette 13e place au classement, avouant avec humour que « les bookmakers se sont bien gourés sur nous. » En effet, la chanson « Mercy » faisait partie des favoris et des gagnants potentiels. Du reste, juste avant le show, le duo avait reçu le prix Marcel Bezençon, trophée attribué par la presse internationale.

 

  Pour Émilie, parler des migrants dans une chanson reste un « sujet, objet de crispation en Europe. » C’est en cela qu’elle explique le résultat et la 13e place pour la France, « Cela aurait de l’ordre du fantasme d’espérer peut être une victoire avec cette chanson-là. Comme on aime bien rêver, on y a cru un peu ! » précise-t-elle avant de conclure « On a fini 13e sur 26, pile au milieu, donc c’est la preuve que c’est clivant ! »

12/05/2018

JE M'APPELLE MERCY ce soir à l'Eurovision... Bébé nigérian, née à bord de l'AQUARIUS, quand le bateau des migrants allait couler

Des migrants attendent ici d'être secourus par le navire Aquarius en Méditerranée. C'est ce bateau qui a secouru la maman enceinte de la petite Mercy.

Des migrants attendent ici d'être secourus par le navire Aquarius en Méditerranée. C'est ce bateau qui a secouru la maman enceinte de la petite Mercy.

afp.com/Angelos Tzortzinis

Mercy est un bébé nigérian né à bord de L'Aquarius, un bateau humanitaire qui vient en aide aux migrants naufragés en Méditerranée.

La chanson a fait vibrer une corde sensible chez les téléspectateurs. Peut-être parce que Mercy -sélectionnée  pour représenter la France à l'Eurovision 2018 - est l'histoire vraie d'un bébé nigérian miraculé. 

"Je suis née ce matin, Je m'appelle Mercy. Au milieu de la mer, entre deux pays, Mercy. C'était un long chemin et Maman l'a pris. Elle m'avait dans la peau, huit mois et demi. Oh oui, huit mois et demi", chantent Emilie Satt et Jean-Karl Lucas, les comparses du duo Madame Monsieur.

Cette maman s'appelle Taiwo. Et pour fuir la guerre, elle n'a eu d'autre choix que de monter sur une embarcation de fortune, en mars 2017. Le rafiot bondé s'est mis à couler. L'intervention du bateau humanitaire Aquarius, de l'ONG SOS Méditerranée, a permis de la sauver. Quelques heures plus tard cette jeune maman donnait vie à une fille prénommée Mercy. 

"Tout le monde a applaudi"

Cette histoire, le journaliste de Nice-Matin, Grégory Leclerc l'a vécue à bord de l'Aquarius sur lequel il avait embarqué pour un reportage. Il raconte ce dimanche à France info que cette nuit là, le navire a réalisé près de dix sauvetages.

 

Au petit matin, un bénévole avertit le journaliste et lui annonce qu'une naissance se prépare. Quelques minutes plus tard naît Mercy, un bébé de 3,7 kg en bonne santé. "Les bénévoles de MSF sont tombés dans les bras les uns des autres, tout le monde a applaudi, raconte Grégory Leclec à France info. On a même chanté One Love, de Bob Marley, sur le pont du bateau. C'était un moment unique". 

Aujourd'hui, Grégory Leclerc n'a toutefois plus de nouvelles et ne sait pas ce que sont devenues la petite fille et sa mère. Il suppose qu'elles sont en Italie, L'Aquarius les ayant déposées à Catane, en Sicile.

Voir l'image sur Twitter

 

A l'époque, le duo Madame Monsieur voit passer les tweets du journaliste qui relate cette incroyable histoire en temps réel.

"Ce jour-là, le 21 mars 2017, nous cherchions l'inspiration pour une nouvelle chanson dans les sujets d'actualité, raconte Emilie Satt à Nice-Matin. Nous avons commencé à écrire le texte l'après-midi même et l'avons fini le lendemain". Quand le duo est contacté quelques mois plus tard par l'Eurovision, il se sent prêt, porté par une chanson qui signifie réellement quelque chose à ses yeux. 

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 D'après les estimations de l'organisme des Nations Unies chargé des migrations (OIM),

171 635 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la mer en 2017.

Au moins 3116 sont morts ou ont disparu en mer. 

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Des migrants attendant d'être secourus en Méditerranée, au large de la Libye, le 4 octobre 2016.

Deux pilotes français portent secours aux migrants grâce à leur avion

BFMTV pour l'Express, publié le

Les deux Français ont investi dans un avion pour sillonner la Méditerranée à la recherche de migrants en détresse. 500 personnes seraient mortes au large des côtes libyennes en 2018.

Benoît Micolon et José Benavente se sont cotisés pour acheter le MCR-4S dit "le Colibri", un petit avion garé sur la base militaire de Malte. Il décolle ce mercredi 2 mai, "pour quadriller le rectangle de 150 kilomètres de l'est à l'ouest, sur 50 kilomètres au nord de Tripoli ; la zone dans laquelle se concentrent le maximum de sauvetages et les naufrages", explique José Benavente au Monde. Un pilote automatique a été installé pour mieux observer les flots. Et pour Benoît Micolon, pilote de ligne sur Boeing 747, le "Colibri" lui rappelle ses débuts de carrière lorsqu'il pilotait des petits avions pour repérer les départs d'incendie dans les forêts du sud de la France. 

Les deux Français se sont connus à l'école de pilotage il y a plus de 10 ans. Ils ont dépensé leurs économies (130 000 euros) pour épauler les bateaux des organisations non gouvernementales qui portent secours aux migrants en Méditerranée. "Il y a urgence à assister les navires ONG en repérant les canots et en les leur signalant en même temps qu'au MRCC [Maritime Rescue Coordination Centre], l'organisme officiel italien qui gère les sauvetages", rappelle José Benavente.   

Les deux fondateurs de Pilotes volontaires, leur association créée le 28 janvier, connaissent les facilités de repérage depuis un avion qui survole les eaux à basse altitude, bien plus efficace que d'observer depuis le pont d'un navire. Le premier trimestre 2018, quelque 500 personnes ont une nouvelle fois perdu la vie au large des côtes libyennes, selon l'Organisation internationale pour les migrations. 

"Au départ, on avait pensé monter une opération de crowdfunding pour trouver de l'argent, mais ça aurait pris trop longtemps. Le printemps est là, les départs de Tripoli reprennent", regrette José Benavente et d'ajouter "quand les humanitaires de SOS-Méditerranée [une des ONG présentes au large de Tripoli, avec l'Aquarius, son bateau] nous ont expliqué le mal qu'ils avaient à repérer les canots dans les vagues, on a compris qu'on pouvait vraiment être utile, tout de suite".  

Un site pour récolter des dons

 José Benavente, en mission humanitaire à Kinshasa (République démocratique du Congo) combinait ce projet depuis un long moment. "Il y a quinze ans, en mission en Guinée où je travaillais sur l'approvisionnement en eau potable, j'entendais parler des disparus au large des côtes sénégalaises. Trop de petites embarcations en partance vers les Canaries sombraient sans avoir été secourues. Plus tard, je me suis dit que les plaisanciers pourraient s'organiser en associations pour aider les canots entre le Maroc et l'Espagne... J'ai essayé d'imaginer comment les fédérer... Toutes ces idées ont cheminé en moi et, en janvier, j'ai décidé d'agir en revenant à mon idée d'avion, puisque je suis aussi pilote". 

José Benavente appelle alors Benoît Micolon "j'avais pas fini ma phrase qu'il m'avait déjà dit oui". Et c'est comme cela que cette belle aventure citoyenne a commencé. Les deux pilotes ont ouvert un site pour récolter des dons. 95% de l'argent récolté sert à financer les opérations de surveillance aérienne (carburant et entretien de l'avion notamment). 

 


Des milliers de migrants ont péri en tentant de traverser la Méditerranée. 

afp.com/GIOVANNI ISOLINO

La Méditerranée, cimetière de migrants

Des milliers de candidats à une vie meilleure tentent, chaque année, de traverser la Méditerranée en payant une fortune à des passeurs pour embarquer sur de fragiles embarcations. Des milliers d'entre eux ont perdu la vie dans des naufrages. En 2016, plus de 5000 migrants ont péri noyés.

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Les opérations anti-migrants

contraires à la loi

 Des militants de Génération Identitaire tentent de bloquer le passage de migrants sur un col des Alpes, 21 avril 2018

Les opérations comme celle de militants de Génération identitaire qui avaient bloqué fin avril un col des Hautes-Alpes pour empêcher des migrants de passer en France peuvent être poursuivies par la justice, a rappelé récemment la Chancellerie aux procureurs.

Le 21 avril, des militants d'extrême droite avaient mené une opération spectaculaire au col de l'Echelle, près de Briançon, pour empêcher des migrants de franchir la frontière franco-italienne. Ils avaient finalement levé le blocage, sans être inquiétés par la justice...

Après la démonstration d'hostilité aux migrants du 21 avril, des militants identitaires avaient affirmé participer au contrôle de la frontière aux côtés des forces de l'ordre, sous la bannière du mouvement "Defend Europe", et avaient même assuré avoir "raccompagné" des migrants à la frontière. 

 

Une enquête classée sans suite

Mais, le 30 avril, la préfecture des Hautes-Alpes avait annoncé avoir "empêché" ces militants de "poursuivre" leurs patrouilles et de "se faire passer pour des supplétifs de l'Etat", ce que conteste le groupuscule. Le parquet de Gap avait ouvert une enquête sur les agissements des identitaires, classée sans suite faute d'infraction ou de plainte.

Cette absence de sanction, alors que trois personnes sont poursuivies par la justice pour avoir franchi cette même frontière avec des migrants le 22 avril, passe mal parmi ceux qui viennent en aide aux réfugiés, qui dénoncent un "deux poids, deux mesures". 

 

 
 
 
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