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11/05/2018

C'EST PAS UNE BLAGUE ! MACRON sur écran au festival de CANNES avec COHN et GOUPIL

 

REFORME DE LA SNCF : de l'insoumis RUFFIN au cinéaste Robert GUEDIGUIAN.. FAUX ARGUMENTS

Réforme de la SNCF : "Il y a de faux arguments absolus", s'indigne le réalisateur Robert Guédiguian

Le cinéaste Robert Guédiguian, qui apporte son soutien aux cheminots grévistes, a affirmé  sur franceinfo, qu'à la SNCF "il y a des choses qu'il faut améliorer", mais "que ça marche plutôt bien".

Le réalisateur Robert Guédiguian a réagi  à la tribune qu'il signe sur un blog de Mediapart. Avec une trentaine d'écrivains, de réalisateurs ou d'universitaires ils ont lancé une cagnotte pour aider financièrement les cheminots grévistes. Sur franceinfo, le cinéaste a voulu expliquer qu'à ses yeux la réforme ferroviaire ne se justifie pas.

franceinfo : Pourquoi soutenez-vous les cheminots ?

Robert Guédiguian : Je considère qu'ils ne défendent pas seulement leurs positions, je crois qu'ils défendent l'unité générale qu'on pourrait appeler l'idée du service public. L'idée du service public est pour moi un marqueur très fort de la gauche. Depuis que je suis né les services publics se réduisent comme peau de chagrin.

Le gouvernement explique-que la SNCF ne fonctionne pas. Qu'en pensez-vous ?

Ce n'est pas exact. Cela fait des mois que les uns et les autres, pour préparer cette réforme, prétendent que la SNCF est un désastre. Ce n'est absolument pas vrai. Il y a des choses qu'il faut améliorer, mais je trouve que ça marche plutôt bien. Quant à la dette, c'est une chose qui ne dépend absolument pas du statut des cheminots. Cela dépend des politiques de droite et de gauche menées depuis 30 ans et qui ont conduit à cet endettement.

Que pensez-vous de la réforme ferroviaire ?

Il y a de faux arguments absolus. C'est une croyance d'un côté et les autres ne croient pas à la même chose. A partir de là, il y a un rapport de force qui s'installe. C'est une opposition droite-gauche sur une conception du monde : ou le libéralisme ou le service public.

Emmanuel Macron a dit que l'État allait reprendre la dette. Cela vous rassure-t-il ?

Non, parce qu'il est très flou sur les dates de la reprise de la dette. Très franchement je ne le crois pas. Je ne comprends pas pourquoi on change le statut. Donc, je suis obligé de penser qu'on le change parce qu'on glisse, comme on dit en maçonnerie. On met un coin dans une faille pour qu'elle s'élargisse. Donc, on change le statut et on a un peu grignoté cette affaire. Je n'y vois là qu'un cheval de Troie.

 

 

 

 

DESINTOX DE LA FRANCE INSOUMISE... LE LEVOTHYROX EN QUESTION (AFMT)

#Desintox

Après l’Observatoire insoumis qui décrypte régulièrement les propositions des autres candidats à l’élection présidentielle, la France insoumise lance cette nouvelle page de désintox.

https://lafranceinsoumise.fr/category/actualites/desintox/

 

 

 

Les malades de la thyroïde continuent leur mobilisation aujourd'hui, avec une conférence de presse de l'AFMT. Quelques éléments pour comprendre la crise sanitaire.

 

L'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) affirme avoir trouvé des nanoparticules de métaux dans la nouvelle formule du Levothyrox. L'association a appelé mercredi 2 mai la justice à examiner cette piste pour expliquer les nouveaux effets secondaires du traitement.

L'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) a révélé, mercredi 2 mai, la présence de nanoparticules de métal dans la nouvelle formule du levothyrox. Dans une conférence de presse à Paris, l'association demande à la justice d'examiner cette piste qui pourrait expliquer les effets secondaires de la dernière évolution de ce traitement des dérèglements de la thyroïde (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux).

L’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) affirme avoir trouvé des nanoparticules de métaux dans la nouvelle formule du Levothyrox. L’association a appelé mercredi 2 mai la justice à examiner cette piste pour expliquer les nouveaux effets secondaires du traitement.

L’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) a révélé, mercredi 2 mai, la présence de nanoparticules de métal dans la nouvelle formule du levothyrox. Dans une conférence de presse à Paris, l’association demande à la justice d’examiner cette piste qui pourrait expliquer les effets secondaires de la dernière évolution de ce traitement des dérèglements de la thyroïde (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux).

 

Des alliages fer-chrome, chrome-nickel…

Jacques Guillet, médecin et spécialiste de médecine nucléaire, a réalisé les tests sur « plusieurs dizaines de comprimés » de Levothyrox nouvelle formule et ancienne formule (aujourd’hui appelée Euthyrox).« On met en évidence des nanoparticules avec des alliages fer-chrome, chrome-nickel, fer-chrome-silicium, ferrochrome-aluminium, alors que dans l’ancienne formule il y avait seulement quelques débris d’acier », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse donnée en présence de l’actrice Anny Duperey. Selon les autorités sanitaires, un demi-million de malades en France, sur quelque trois millions, avaient abandonné ce médicament fin 2017. Environ 1 200 d’entre eux ont porté plainte contre le fabricant, Merck.

 

 

9000 cas d’effets indésirables et une plainte en justice contre deux ministres : tel est le bilan provisoire du scandale du Levothyrox. Le 10 novembre, l’avocate Me Anne-Catherine Colin-Chauley a en effet déposé des plaintes contre la ministre de la santé Agnès Buzyn et le ministre de l’économie Bruno Le Maire. Elle les accuse d’« abstention volontaire de porter assistance à une personne en péril », d’incurie dans la gestion de la crise sanitaire et d’abandon des patients cet été. Elle a également attaqué la multinationale pharmaceutique Merck, en charge de la production. De plus, elle a rassemblé plusieurs centaines de plaintes individuelles de patients. D’après l’avocat de la plainte collective, le laboratoire savait que « 3% à 5% des malades allaient déclencher des effets indésirables forts [soit] entre 150 000 et 180 000 personnes. »

En effet, la « crise du Levothyrox » a mis en lumière une nouvelle fois les insuffisances de la chaîne du médicament en France. Comme dans le cas du Mediator – mais avec des conséquences moins graves cette fois-ci – on constate des dysfonctionnements à chaque étape.
Le Levothyrox est un médicament prescrit pour les pathologies de la thyroïde. En 2012, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a demandé une révision du procédé de fabrication de ce médicament pour améliorer sa stabilité. Au printemps 2017, la nouvelle formule est introduite par le laboratoire Merck uniquement en France, premier marché pour le Levothyrox. En effet, la consommation de ce produit est significativement plus élevée en France que dans d’autres pays comparables, avec l’augmentation des pathologies détectées de la thyroïde.

Pour assurer cette mise sur le marché, le laboratoire a dû fournir des études de bioéquivalence qui ont été validées par l’ANSM. Les études demandées ont été suffisantes ? Aucune alerte sur d’éventuelles nécessités d’adaptation du traitement n’avaient été lancée. Une fois de plus, l’encadrement des procédures de mise sur le marché des produits de santé mérite d’être questionné.

La communication du changement de formule a ensuite été déléguée au laboratoire via un courrier adressé aux médecins prescripteurs, lesquels n’ont pas toujours informé leurs patients, voire n’ont pas toujours reçu le courrier ! Cette étape révèle une autre faiblesse de notre système, qui confie la diffusion des informations à l’acteur privé chargé de la fabrication du produit. L’intérêt commercial et le souci de transparence sont confiés à la même personne, ce qui mène régulièrement à des conflits d’intérêts ou à des économies sur la transparence au nom du commerce…

Dès l’introduction de la nouvelle formule, les premiers signalements d’effets indésirables sont apparus. Or leur traitement démontre, une fois de plus, la faiblesse de notre système de pharmacovigilance, dont l’objectif est de détecter les risques associés aux médicaments « en vie réelle ». C’est la capacité des centres régionaux de pharmacovigilance et de l’ANSM à détecter une difficulté qui est en cause. Cinq ans après le rapport Médiator rédigé par l’Inspection général des affaires sociales, qui avait déjà pointé les faiblesses dans ce domaine, l’insuffisance des moyens techniques et humains ainsi que l’insuffisance de la pharmacovigilance n’ont toujours pas disparu.

Enfin, si les autorités françaises ont obtenu la remise sur le marché des lots avec l’ancienne formule du Levothyrox, la pénible négociation, la lenteur du procédé et les faibles quantités délivrées montrent que notre souveraineté sanitaire est en péril. La loi actuelle et l’incapacité de la puissance publique à produire les médicaments les plus essentiels mettent les États dans une situation de dépendance vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique. Dans un marché mondialisé et dérégulé, ce sont les malades qui servent de variable d’ajustement : un sinistre dans une usine de fabrication, une élévation de la consommation dans un pays à population nombreuse, voire les représailles d’un laboratoire face à un pays qui envisagerait de baisser les tarifs des médicaments, et les armoires à pharmacie peuvent être vides du jour au lendemain, selon les priorités de l’industrie pharmaceutique ! Nous sommes dans la main des laboratoires.

C’est pour répondre à toutes ces difficultés révélées par le scandale du Levothyrox que la France Insoumise porte toujours l’exigence d’un pôle public du médicament. Seule la création d’un tel pôle permettrait à la France de renforcer les exigences en matière de mise sur le marché, d’assurer une indépendance de l’évaluation, de l’information et de la formation des professionnels, et de se doter d’une capacité à fabriquer des médicaments jugés essentiels.

 

ELLE AURAIT MIEUX FAIT DE SE TAIRE

 

ELOGE DE LA GREVE

 

Une fois de plus, une séquence de communication politique s’est ouverte ces derniers jours en France pour dénoncer par avance la prétendue « prise en otages des usagers du train ». Mais on peut aussi ne pas s’abandonner à ce refrain démagogique et se dire que la grève pourrait être un beau moment de respiration, individuelle et collective.

Ils ont de la chance, les managers de la République. Les gens ordinaires n’ont pas encore ressenti l’intérêt de faire la grève et d’en savourer les fruits. Pourtant, il y aurait de quoi s’offrir de belles journées. Il y aurait de quoi s’offrir à soi-même une belle émotion, libératrice, gentiment subversive, brève et forte. Faire la grève, ce serait, disons-le comme ça, une grande, une belle petite joie, j’en suis sûr. Ne serait-ce que d’un petit point de vue personnel, au ras du quotidien.

Pensons aux matins d’hiver, dans les grandes villes. Au métro bondé, aux odeurs de cheveux, de déodorant, à l’étouffoir des petites angoisses, de la lassitude résignée des salariés « qui ne sont rien », d’après ce qu’en dit le grand manager des Français. Coincé entre les épaules et les soupirs des inconnus, on se prend à rêver. Et si aujourd’hui, on ne se laissait pas faire ? Et si on n’avait pas à subir les mille servitudes du travail aujourd’hui ? Oui, on se prend à rêver. Et on repense, avec un peu d’anxiété peut-être, mais aussi une jubilation secrète, à nos journées d’école buissonnière.

Il y a des jours comme ça. Des jours où la farandole des imposteurs, à la télévision, à la radio, au bureau, sur le chantier, exaspère plus que de raison. Des jours où on nous en demande trop, en tout cas plus que ce qu’on est en mesure de donner. Et d’un seul coup, c’est étrange n’est-ce pas ?, le refus, la ruse, le demi-tour nous appellent. Et nous disent : là, vraiment, non. Hier d’accord, demain je ne dis pas. Mais aujourd’hui : non.

Parfois, ce n’est pas notre faute. Un enfant est malade, la salle de bain du voisin fuit à travers le plafond, la neige encombre les routes, la grippe nous saute à la gorge. Alors on reste à la maison, secrètement libéré, secrètement rebellé contre les agendas partagés, les réunions hebdomadaires, les problèmes en suspens, les directions des ressources humaines, les premiers de cordée.

La grève au fond, il faudrait l’essayer, pour voir.

La grève au fond, il faudrait l’essayer, pour voir. Allez savoir si perdre un jour de salaire, peut-être même plusieurs, n’en vaudrait pas la peine. Ne serait-ce que pour voir la tête de ceux qui trouvent ça fou, ou qui trouvent ça irresponsable. Payer pour voir, comme un coup de poker dérisoire et drôle.

Je me prends à songer à la puissance qu’aurait, dans mon beau pays malade, une grève générale faisant s’affaler en une journée tout l’ordre dominant, le gelant soudain, le faisant baisser d’un ton, le contraignant à l’immobilisme absolu, silencieux, fulminant, dans l’incompréhension générale, la stupéfaction et l’anxiété. Quelle panache ! « Mais que veulent-ils ? » se répéterait-on alors partout, sur les plateaux de télévision, dans les cabinets, dans les salles de réunion du Président. Enfin la question serait posée. Et une réponse serait attendue.

Quelle belle fiction ce serait, quel beau roman d’un jour ! Le lendemain, j’en suis sûr, quelle que soit la réaction du patron, des collègues, des confrères, au moins, avouons-le, on sourirait. Notre journée, notre semaine peut-être, et pourquoi pas notre mois d’école buissonnière, aurait eu le mérite de tout chambouler en silence. De faire peur, sans un geste violent. Et imaginons alors que nous ne soyons pas seul à nous lever le matin, à nous rendre au travail et, plutôt que de mentir pour nous tirer d’affaire, à clamer haut et fort qu’aujourd’hui, on répondra « non » à tous les ordres. Et que la loi nous protège.

Oui, vraiment, ils ont de la chance, les managers de la République.

Crédits photo
Photo de grévistes de l’ancienne Compagnie des Mines de Thivencelle dans le Nord (aujourd’hui disparue)
Auteur : Autrot

 

Le Média vous propose un court-métrage rendant hommage à la lutte. Jean-Pierre Darroussin a eu la gentillesse d’interpréter Éloge de la grève, un texte de Léonard Vincent paru il y a quelques temps sur Le Média Presse.

 
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