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25/04/2016

On se refait la FINALE en vidéos ?

Courte et cruelle défaite des bleus et blancs habassais, à l’ultime minute du temps additionnel, à l’issue d’un match à suspense, très correct et équilibré.

 

2016-04-23 FINALE URRUGNE 26 HABAS 24.jpg

Horreur ! Malheur !

Dernières minutes, dernière seconde

aïe aïe aïe

 

Samedi 23 avril 2016

Finale du Championnat territorial de Promotion Honneur  Côte Basque Landes

Habas : 23 / Urrugne : 26

 

Pour Habas : 2 essais de François Lalanne (29e), Julien Nougaro (79e), – 2 transformations et 3 pénalités  de Vincent Campet (4e,32e, 36e)

Elgoyen, Meilhan, Busquet, Hayet, Guillenteguy (Cap), Philippe, V Getten , M Getten,  Campet (m), Lauga (o), Lalanne, J.Nougaro, Pouységu, Loustau,  Vidaucoste.

 

Remplaçants : Garcia, C.Nougaro, Ladonne, Elie, Vinet, Dufourg, Tuquoi.

******************

Pour Urrugne: 2 essais  de Nicolas Zozaya (11e), Patxi Pourtau (41e),  - 2 transformations et 4 pénalités de Julien Le Gall (25e, 59e, 80+4e)

Aristizabal, Huchet, Do Rosario, Irazoqui, Pourtau, Susperreguy, Arrieta , Duclercq, Le Gall, Latxague, Lanine,Duperon (Cap),  Doussé,  Zozaya, Passicousset.

Remplaçants : Camitz, Iturria,  Larzabal, Armendaritz, Lavigne, Cocoynacq, Faoaga.

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Après avoir ouvert la marque par Vincent Campet dès la 4e minute, puis inscrit par François Lalanne un  bel essai ils subissent ensuite  l’ascendant physique du puissant pack basque et encaissent, coup sur coup, un essai transformé et une pénalité avant de réagir et scorer de nouveau à 2 reprises grâce à Campet. Menés d’un point à la pause, ils entament avec détermination la seconde période et sont récompensés de leurs efforts par un essai très déterminé de J. Nougaro. Malheureusement, ils vont par la suite endurer la domination des Urruñars , qui vont égaliser par Le Gall, leur émérite buteur et leur donnera la victoire finale, suite à une pénalité sévère et contestée, accordée  par le trio arbitral à la 84e minute. Ils se consoleront en poursuivant leur parcours en 32ième du Championnat de France.

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Réaction de Nicolas Petriat, entraineur de Habas : fin de rencontre embrouillée et cruelle qui ne récompense pas le courage, la vaillance et l’abnégation de tous les joueurs habassais qui ont fait jeu égal avec leurs adversaires du jour et montré de bonnes choses. Place maintenant au Championnat de France.

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23/04/2016

Vous saurez tout tout tout sur le RUGBY

http://www.philippetastet.com/tout-bien-comprendre-pour-apprecier-la-coupe-du-monde-ovale-de-rugby

Empilages, mêlées, combats, bouleversements … le chaos règne en maître lors d’un match de rugby. A ce qu’il semble, on n’y fait pourtant pas ce qu’on veut, il y a des règles. Alors pour vous aider à mieux comprendre toutes les finesses de ce sport fantastique, viril (ce n’sont pas des gonzesses !), mais un peu compliqué …
Je souhaite par le menu, vous donner quelques bases indispensables pour en apprécier toutes les subtilités.
Commençons par ses acteurs, des hommes durs au mal, des gueules terribles, des copains d’abord, où chacun tient son rôle … sa place.

 

Le botteur

 

dessin humoristique rugby : le botteur numéro 10

C’est le joueur qui peut faire gagner (ou perdre) une partie. Car si le rugby se joue essentiellement à la main, souvent avec ses tripes, quelques fois avec sa tête (ou ce qu’il en reste), un bon coup de pied reste la base d’une équipe qui gagne. Le botteur est beau, il est magnifique, il a encore le short tout blanc quand celui des autres et déjà tout crade !
Il vous envoie un ballon entre les pagelles comme qui rigole. Parfois, il l’envoie aussi de l’autre côté des tribunes, on dit alors qu’il a « dévissé ». Notez qu’on ne dira jamais qu’il a « chié la beuchigue », langage incorrecte, voir insultant, envers un homme qui vaut trois points à chaque coup de pompe. Respect !

Le demi de mêlée

 

dessin humoristique rugby  : Le demi de mêlée

Le demi de mêlée porte le numéro 9. Comme le dit son nom, c’est un « demi », alors il n’est pas bien grand, c’est même souvent le plus petit de l’équipe. Il est petit mais il a une gueule infernale ! C’est qu’il faut se faire sa place au milieu de ces monstres du pack de devant.
Lui ce qu’il aime, c’est diriger, commander, aboyer, gratter, introduire, passer, causer avec l’arbitre ou le juge de touche, et enguirlander les gros et les plus grands que lui pour se venger de ne pas faire 1m92

Les deux piliers

 

dessin humoristique rugby  :  les deux piliers

Vous vous demandez comment tient une mêlée ? C’est grâce aux deux piliers, un à droite, l’autre à gauche, numéro 1 et numéro 3. En fait, il y a très peu de différences entre ces deux costauds, vous pouvez vous servir du dessin pour jouer au jeu des 7 erreurs. Ils parlent peu, ne voient pas souvent le ballon (ne le touchent pas beaucoup non plus), mais sont toujours prêts à rire d’une « fine plaisanterie » du pilier d’en face en le gratifiant d’une petite boîte de temps en temps… pour détendre !
Vous vous demandez où on les trouve ?
Sur le terrain, c’n’est pas évident : cherchez un tas… ils sont dedans.
En dehors du terrain, c’est plus facile à trouver deux piliers de bistrot !

Le talonneur

 

dessin humoristique rugby : le talonneur

Bras écartés, l’air mauvais pour impressionner l’adversaire, le talonneur (numéro 2) attend ses deux piliers pour l’entrée en mêlée.
Son rôle consiste à propulser le ballon en arrière, dès son introduction par le demi de mêlée.
C’est la pièce maîtresse de la mêlée fermée, tout le monde lui pousse au cul, et faut être sacrément gaillard pour résister à la pression qui s’exerce sur lui, par devant comme par derrière…
Vous l’avez compris… il faut une aptitude physique très particulière pour tenir ce poste.

Le trois-quarts aile

 

dessin humoristique rugby : le trois quarts aile

Le trois-quarts aile (ou ailier) est l’exemple type de la métamorphose des joueurs dans le rugby moderne. Le fin lévrier s’est transformé en énorme bouledogue. Toujours aussi rapide, mais encore plus puissant, on ne sait trop ce que l’on pourrait trouver aujourd’hui dans sa gamelle.
Christophe Dominici reste une exception, mais reconnaissait « faire le drapeau » quand il était accroché au maillot du formidable ailier des All blacks, Jonah Lomu, 1m96, 120 kg, capable de courir le 100m en moins de 11 secondes. Le numéro 11 ou 14 (parce qu’il y a deux trois-quarts ailes dans une équipe), court en général le long de la touche. Il a souvent de la chance quand il lui arrive une passe, nous gratifie alors d’une course à fond les ballons, et d’un beau plongeon (surtout quand il fait chaud) !

 

*

Je me suis préparée à la FINALE de cet après-midi

à SAINT PEE SUR NIVELLE

AVEC LES BLEUS d'HABAS et ceux d'URRUGNE

QUE LE MEILLEUR GAGNE !

Et le meilleur céki ?

cénous !

 

 

28 avril : GREVE DEBOUT

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Une centaine de syndicalistes CGT, SUD/Solidaires, FSU, ...
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Qui gère la com' de Nuit debout ?
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Sur le vif

« On bloque tout », l’appel des syndicalistes de terrain

Une centaine de syndicalistes CGT, SUD/Solidaires, FSU, CNT, CNT-SO, LAB lançaient le 22 mars un appel au « blocage de l’économie », pour faire barrage à loi travail. Le texte s’adresse aux syndicalistes de toutes obédiences, pour les inciter à travailler, dans leur entreprise, à la construction d’une grève générale et reconductible.

Extrait :

Il faut confirmer l’ancrage de la grève, préparer sa généralisation et sa reconduction partout où c’est possible.

Un mois et 1.300 signatures plus tard, la quinzaine d’initiateurs tiendra ce samedi à la bourse du travail de Paris une rencontre nationale, pour préparer notamment la grève du 28 avril.

« Cet appel est une intersyndicale de terrain, raconte Théo Roumier, un des initiateurs. C’est le résultat d’une volonté commune de dire qu’on ne peut pas construire le mouvement en attendant des organisations qui ont le nez collé sur leur stratégie propre. Il faut construire au-delà de nos cultures syndicales respectives ».

© Politis

(Visuel onbloquetout.org)

Le tout premier appel à manifester contre le projet de loi travail, le 9 mars, était déjà à l’initiative de syndicalistes « de base ». Les centrales syndicales leur avaient emboîté le pas vu l’élan rencontré par leur appel diffusé sur Facebook. Les militants de l’«Appel du 9 mars », ont par la suite largement contribué à l’organisation des premières « Nuits debout ».

Des participants de la « Commission grève générale » de Nuit debout Paris sont notamment attendus ce samedi.


« Pas une seule nuit de repos pour le gouvernement »

http://www.politis.fr/articles/2016/04/pas-une-seule-nuit-de-repos-pour-le-gouvernement-34590/

manif-1.jpg

Une action contre la loi travail, le plan Hirsch ou encore le décret Socle de la SNCF était organisée ce jeudi dans Paris, en marge de Nuit debout.

Réunie à Toulouse ce week-end, la Coordination nationale des étudiants a discuté stratégie. Au programme, l'organisation des prochains rassemblements (du 26 et 28 avril, puis du 1er et du 3 mai) pour contribuer à accélérer le rythme de la mobilisation «plutôt que de jouer à saute-mouton entre les dates».

«Nous nous sommes rendus compte que le mouvement était structuré et organisé, mais que nos actions n’étaient pas toujours visibles», explique Lucie, l’une des porte-paroles de la CNE, mandatée pour quinze jours. En effet, de nombreux événements sont organisés partout en France, mais peu sont relayés dans les médias. Et la Coordination l’a promis dans son communiqué «il n’y aura plus un seul jour ou une seule nuit de repos pour le gouvernement et le Medef».

Ce jeudi matin, sur le parvis de la gare d’Austerlitz, peu de monde est au rendez-vous. «Nous sommes obligés de nous cacher, sinon, nous sommes encerclés avant même le début de l’action», commente Ilhame, elle aussi porte-parole, aux côtés de Lucie et Manon pour qui cette action vise à démontrer que «les vacances ne sont pas synonymes du désengagement des étudiants, mais permet au contraire de nous unir et de préparer la convergence des luttes avec les travailleurs».

Installés dans les cafés ou assis sur les sièges de la gare, les contestataires se préparent à la manifestation en toute discrétion, incognito, ou presque. Si cette action n’a pas été publiquement annoncée, les policiers sont déjà déployés dans les rues adjacentes.

Finalement réunis près des rails, sans toutefois bloquer les trains, les manifestants entament leurs chants de revendications et appellent les cheminots à les rejoindre. Distribution de tracts, interventions au micro pour expliquer l’objet de cette intervention et promenades dans les couloirs de la gare ne font pas sourire tous les voyageurs, mais permettent de sensibiliser à la convergence des luttes. Organisée par les membres de la coordination francilienne des étudiants et de la commission «Grève générale» du mouvement Nuit debout, la manifestation permet de témoigner de la solidarité du mouvement à l'égard des travailleurs de la SNCF qui seront en grève le 26 avril contre le décret-socle et la nouvelle convention collective.

Escorté par les CRS et rejoint par quelques cheminots, le cortège se dirige finalement vers l’hôpital de la Salpêtrière dans l'intention d'effectuer une même opération de sensibilisation. Cette fois, il s'agit de se montrer solidaire vis-à-vis du personnel hospitalier mobilisé contre le plan Hirsch.

Fidèles «compagnons de route» depuis le début de la contestation, les policiers sont désormais presque aussi nombreux que les manifestants et bloquent l'accès au site de l'hôpital. Agacée, Ilhame dénonce une «présence illégitime»

L’État d’urgence légitime la présence policière, et nie l’urgence sociale. C’est pour faire taire les gens. Mais secrètement, nous sommes beaucoup à espérer qu’ils retirent leurs casques.

© Politis

Une volonté qui, sans surprise, n’est pas exaucée. Au contraire, les CRS continuent de s’opposer aux manifestants, bien que le cortège souhaite seulement traverser le complexe et entamer des négociations. Empêchés, ils décident finalement de prendre le métro, mais là encore, font face aux boucliers. Après avoir pris la rue et bloqués la circulation, les négociations reprennent. De nouveau, le cortège se trouve devant les grilles de l’hôpital, en chanson : «Avec la loi El-Khomri / On s’ra précaire tout notre vie / Plus facilement licencié / Ça ne peux plus durer / On doit se mobiliser.»

Quarante-cinq minutes plus tard, les grilles s’ouvrent enfin sous les applaudissements de la petite foule encore encerclée par les CRS. Malgré l'autorisation de traverser l'hôpital, les manifestants demeurent particulièrement contrôlés. Indignée d’un tel dispositif, une femme présente sur le site n’hésite d'ailleurs pas interpeller les CRS et à exprimer sa colère : «Vous êtes ridicules ! Je reviens d’Égypte, et même là-bas, ça n’est pas comme ça.» Devant, derrière ou sur les côtés, moins d’un mètre séparent les CRS entre eux. Pas plus d'espace n'est permis avec le reste du cortège.

© Politis

Malgré tout ça, l'action se déroule comme prévue. Aux fenêtres, les membres du personnel saluent le cortège et prennent les tracts distribués par les étudiants et quelques bouteilles d’eau sont distribuées en retour.

Dispersés au métro Chevaleret, les manifestants promettent d'autres types d'actions dans les prochains jours tandis que deux policiers bavardent tranquillement devant cette affiche publicitaire :

© Politis


 

22/04/2016

JL MELENCHON A MONTREAL...SOUVERAINTE DES PEUPLES

Jean-Luc Mélenchon
Photo: Bertrand Langlois Agence France-Presse Jean-Luc Mélenchon

 

Tout juste débarqué d’avion pour une visite de quelques jours à Montréal, le candidat à la présidentielle française Jean-Luc Mélenchon parle de la nécessaire souveraineté des peuples et des dangers des accords économiques entre l’Union européenne et le Canada.


« Les preuves d’amour, ça ne se maîtrise pas », dit Jean-Luc Mélenchon, assis à une terrasse de gazon synthétique que s’affaire à nettoyer un employé de l’hôtel où il est descendu à Montréal. Habitué de l’Amérique du Sud, le candidat qui s’est lancé en solo dans la course à la présidence française en est à sa première visite au Québec. Il situe néanmoins d’emblée le Québec au coeur d’un espace politique dont il souhaite l’avènement.

 

Orateur redoutable, Jean-Luc Mélenchon affirme avoir eu le projet de venir au Québec au cours de sa campagne, mais que « les choses se sont un peu accélérées, voire beaucoup ». Dans les sondages, dit-il, « je suis en train de croiser M. Hollande », en partie à cause de la chute de popularité de celui-ci. À la surprise générale, les deux flotteraient désormais autour des 16 % d’appuis. En 2012, Mélenchon avait obtenu 11 % des voix, et terminé quatrième.

 

L’homme est connu pour sa liberté de parole. « Pour faire entrer des sujets théoriques dans le débat public, j’utilise mon personnage avec tout ce qu’il comporte d’anguleux, de polémique. »

 

Devant l’« échec » de l’Europe, il plaide ainsi pour la souveraineté du peuple. Et n’hésite pas à faire le pont avec la question nationale québécoise. « Le souverainisme québécois peut être tout à fait analysé comme une expression de cette volonté quasi génétique des communautés humaines de maîtriser les groupes humains qui les composent et les territoires dans lesquels ils vivent. »

 

L’homme politique est-il à situer dans le principe « ni ingérence ni indifférence » que soutenait le président Sarkozy à l’égard du Québec ? Il sourit. « Quel peut bien être le sens d’un truc pareil ? C’est pour faire plaisir à Ottawa et à Québec en même temps. Ce n’est pas vrai ! Spontanément, tous les Français sont amoureux du Québec francophone. » Il va tout de suite plus loin. « Par conséquent, vous savez comme moi que les preuves d’amour, ça ne se maîtrise pas. Vous en avez eu un illustrissime exemple avec le général de Gaulle. » Mélenchon évoque le « Vive le Québec libre ». « Il n’était pas parti pour vous dire ça. Et ça a été plus fort que lui. Voilà : il faut mettre les choses à leur place. »

 

La francophonie plutôt que l’Europe

 

L’Europe, dit-il, se dirige tout droit vers un échec. « On a pris la méthode la plus absurde qui soit, dès que le libéralisme s’est imposé. […] On a dit : “Vous êtes tous dedans et vous êtes obligés d’être dans une compétition accrue.” On n’a jamais vu un truc pareil : réunir des gens pour qu’ils s’affrontent plus violemment. Car c’est ce qui se passe, avec interdiction d’harmonisations sociales et d’harmonisations fiscales. »

 

L’échec de l’Europe est tout d’abord moral, avec « l’affaire des réfugiés », « l’explosion de la pauvreté ». L’échec est aussi politique : « aucune volonté commune n’apparaît ». Puis l’échec est économique : « l’Europe est devenue une zone d’appauvrissement ».

 

Dans cette perspective, Mélenchon veut explorer l’idée que la francophonie pourrait devenir un espace politique. « Les relations réelles sont-elles seulement matérielles, marquées par des contrats sociaux tels que la relation de travail ? Ou sont-elles aussi culturelles ? Ma singularité est que je pense que les relations culturelles sont premières, que c’est à travers elles que les relations sociales se construisent. »

 

L’Europe est à devenir un poison violent ordinaire du monde, selon Mélenchon. « Il y a une sorte d’arrogance post-coloniale qui décidément ne lâchera jamais les Européens. Ils se sentent en droit de faire la leçon à tout le monde, sans tenir compte du fait que le monde a changé. » D’ailleurs, dit-il, « vous en avez eu une petite démonstration [en mars] avec Mme [Marine] Le Pen, qui est venue vous expliquer comment il fallait faire. Au-delà même de ce qu’elle raconte, c’est l’attitude qui est incroyable. […] Il faut faire l’inverse. Regarder ce que les gens font. »

 

Il n’aime pas la tendance à l’enfermement identitaire. Heureusement, dit-il, « vous n’êtes pas en train de croupir dans cette idée de déchéance de la nationalité [le gouvernement Trudeau a abrogé la loi conservatrice en février], ni de cette folie de l’identité, de la religion ».

 

Libre-échange et inquiétudes

 Cette visite éclair au Québec est l’occasion de discuter des problèmes qui couvent derrière des accords de libre-échange avec l’Europe. L’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne lui apparaît inquiétant. Il s’agit « de l’inconnu absolu ». Heureusement, dit-il, la classe politique commence à en être un peu mieux informée, à s’en inquiéter. 

Son programme politique s’oppose à pareil traité. « Vous savez qu’une des ruses de cette bureaucratie sans visage qu’est la Commission européenne est de changer sans arrêt le nom des objets qui sont mis sur la table. Elle finit de rendre le débat impossible parce que déjà c’est écrit dans une langue qui ne parle pas au commun des mortels. C’est la langue sacrée de la religion libérale, vue par l’Europe. » Il observe que ces tractations ont changé de nom tous les six mois. « Cela a été négocié dans une obscurité opaque. […] Jusqu’en 2014, il n’y avait aucun document qui circulait. C’est une chose inouïe ! »

 

Or les documents du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI) et ceux de l’AECG circuleront au moment de la campagne présidentielle, regrette Mélenchon. Cette année 2017 ne lui semble pas du tout un bon moment pour discuter de nouveaux traités complexes qu’il critique par ailleurs sur la base d’un constat d’échec de l’Union européenne.

 

Au Québec, il doit rencontrer à ce sujet le mouvement syndical, des représentants du Parti québécois, du Nouveau Parti démocratique et de Québec solidaire. Pour le reste, il répète être ici pour apprendre et écouter.

 

Les États-Unis? Il admire Bernie Sanders, mais affirme que sa détestation de l’arrogance de ce pays l’a longtemps empêché de voir la révolte qui y couvait. Hillary Clinton lui apparaît comme un des derniers avatars d’un monde voué à la destruction de tout idéal socialiste, comme l’était auparavant un Tony Blair.

 

Avec Guy Taillefer

 

Samedi, Jean-Luc Mélenchon présente à la Grande Bibliothèque une conférence avec Gabriel Nadeau-Dubois.

 
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