logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

15/01/2016

LETTRE A FERRAT par TORRETON

 

Lettre à Jean Ferrat, par Philippe Torreton

             Jean, J’aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J’aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu’à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j’étais à Entraigues il n’y a pas si longtemps et je n’ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c’est sacré !

Philippe Torreton (Hamlet) en 2011 au Château de Grignan © Olivier Perriraz Philippe Torreton (Hamlet) en 2011 au Château de Grignan © Olivier Perriraz

 

 

Pardon te t’emmerder, mais l’heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que Le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d’idées, je ne sais pas si tu vois tout de là-haut, ou si tu n’as que les titres d’une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l’heure est grave !

Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute-là craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s’abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s’immole devant ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l’on traque comme d’autres en d’autres temps que tu as chantés, celle qu’on fait circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n’est pas pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que leur corps témoignent encore du labeur, celle de ces réfugiés dans leur propre pays qui vivent dehors et à qui l’on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l’essentiel...

Jean, rechante quelque chose je t’en prie, toi, qui en voulais à d’Ormesson de déclarer, déjà dans Le Figaro, qu’un air de liberté flottait sur Saïgon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas ? Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock français qui s’est vendu à la Première dame de France. Écris-nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et tous ceux qui le soutiennent !

Jean, l’Huma ne se vend plus aux bouches de métro, c’est Bolloré qui a remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l’info juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs... Tu l’aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par l’Élysée pour avoir l’honneur de poser des questions préparées au Président, tu leur aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu...

Jean, l’argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autres du sang de ces ingénieurs français. La justice avance péniblement grâce au courage de quelques uns, et l’on ose donner des leçons de civilisation au monde...

Jean, l’Allemagne n’est plus qu’à un euro de l’heure du STO, et le chômeur est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées par l’haleine fétide des renvois populistes de cette droite "décomplexée".

Jean, la montagne saigne, son or blanc dégouline en torrents de boue, l’homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n’est plus aux hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique. Le paysan est mort et ce n’est pas les numéros de cirque du Salon de l’Agriculture qui vont nous prouver le contraire. Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques. Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l’industrie agroalimentaire. On lui dit de couper, il coupe ; on lui dit de tuer son cheptel, il le tue ; on lui dit de s’endetter, il s’endette ; on lui dit de pulvériser, il pulvérise ; on lui dit de voter à droite, il vote à droite... Finies les jacqueries !

Jean, la Commune n’en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe. Quand chanterons-nous "le Temps des Cerises" ? Elle voulait le peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade... Ici on massacre l’École laïque, on lui préfère le curé, on cherche l’excellence comme on chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir et de la culture partagés...

Jean, je te quitte, pardon de t’avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme toi j’aime cette France, je l’aime ruisselante de rage et de fatigue, j’aime sa voix rauque de trop de luttes, je l’aime intransigeante, exigeante, je l’aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle donne d’elle même pour le plus pauvre qu’elle, quand elle s’appelle en 54 par temps d’hiver, ou en 40 à l’approche de l’été. Je l’aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir si les autres suivront, quand elle ne se compare qu’à elle même et puise sa morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts...

Jean, je voudrais tellement t’annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai...Je t’embrasse.

                                                                   Philippe Torreton

P.S. Il y a un copain chanteur du Président de la République qui reprend du service dans la grande entreprise de racolage en tout genre et qui chante à ta manière une chanson en ton honneur. N’écoute pas, c’est à gerber.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.


 

GARDER, JETER ? Les papiers

14/01/2016

NOEL DU RUGBY DIMANCHE 17 JANVIER

Dimanche 17 janvier 2015

En championnat Territorial C B L de Promotion d'Honneur

les 2 formations de l'U S Habas

reçoivent Grenade sur Adour

Coup d'envoi à 14h00 et 15h30

Arbitre équipe I : M. Caballero Benoit du Comité Côte Basque Landes

Arbitre équipe II : M. Macia Frank du Comité Côte Basque Landes

Représentant Fédéral : M. Fauthoux Christophe du Comité Côte Basque Landes

 pere-noel

Dimanche 17 janvier 2016,

après-match... Habas - Grenade sur Adour

le Père Noël, invité par le Club des supporteurs

" Les Amis de l'USH"

effectuera son ultime tournée,

au Foyer Municipal de Habas,

pour distribuer ses derniers jouets aux enfants du club.

Parents et sympathisants de l'U S Habas, y sont tous conviés.

****

Petits-fours : 16 recettes à succès !

*

AMIS DE L'U.S.H.

RENDEZ-VOUS AU FOYER MUNICIPAL

a 10 heures pour aider à la préparation

de ce rendez-vous festif

 IMG_1488

L’APPEL DES GOODYEAR / signez la pétition

 
 

L’APPEL DES GOODYEAR

 

Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requis des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participer avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.

Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.

Evidement les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndicats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.

Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l'appel.

 

Je signe l'appel Nous Sommes Tous Des Goodyear

Adressée à
François Hollande
L’APPEL DES GOODYEAR

CGT GOODYEAR AMIENS NORD a lancé cette pétition avec seulement une signature au départ et il y a maintenant 34 714 signataires.

Lancez votre pétition pour créer le changement que vous souhaitez voir.

J'invite tout le monde à signer la pétition : https://www.change.org/p/françois-hollande-l-appel-des-goodyear?recruiter=399915652&utm_source=share_petition&utm_msedium=facebook&utm_campaign=share_facebook_responsive&utm_term=des-lg-share_petition-custom_msg 

 

RECETTE : KIWI DE L'ADOUR

Kiwi de l’Adour: une histoire de géographie !

 

 
L’histoire du Kiwi de l’Adour est un long voyage à travers le monde. L’histoire d’un fruit qui traversa plusieurs continents pour finalement s’épanouir sur les rives du fleuve Adour et les premiers contreforts des Pyrénées.

 

Les origines du kiwi, ou plutôt de l’actinidia (la plante sur laquelle il pousse) prennent racines en Chine. Au-début, cette plante aux allures de lianes était utilisée comme plante d’ornement et servait notamment à lutter contre la fièvre. Les chinois, qui consommaient aussi les fruits mais ne les cultivaient pas, ne les appelaient pas « kiwi » (nom donné par la Nouvelle-Zélande plus tard) mais « Yangtao » qui signifie « Pêche du Yang ».

A la fin du 19ème siècle, la « pêche de Yang » débarque en Europe mais ce ne sont pas encore les fruits qui sont au centre de l’attention. Les fruits sont appelés à cette époque « Groseilles de Chine » ou encore « Souris végétale« .

Au début du 20ème siècle, la Nouvelle Zélande s’intéresse à l’actinidia et commence à en planter afin d’en récolter les fruits. Rapidement le pays devient un important producteur et le nom de Kiwi, en raison de la ressemblance entre le fruit et l’oiseau emblématique du pays, sera retenu.

En France, si le kiwi arrive dès 1904, sa mise en culture n’est pas immédiate. Les chercheurs du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris étudièrent au préalable le fruit et mirent en évidence ses vertus antiscorbutiques et sa teneur exceptionnelle en vitamine C.

Dès lors, dans les années 70, le kiwi commença à être cultivé dans le bassin de l’Adour, berceau du kiwi en Europe. La climatologie et la composition du sol du bassin de l’Adour sont particulièrement propices à la culture du kiwi et à son bon développement. Les producteurs de l’Adour ont ainsi été les premiers à cultiver ce fruit en Europe, et ce, dans un rayon de 15 kilomètres autour de l’Adour, à cheval sur les Landes et les Pyrénées Atlantiques.

Aujourd’hui, cette production devenue le symbole économique de la région, est assurée par plus de 350 producteurs passionnés ayant élaborés un savoir faire qui leur est propre. Gage de sa qualité, le Kiwi de l’Adour est le seul kiwi au monde à disposer d’une IGP (Indication Géographique Protégée) depuis 2009, permettant de certifier la provenance géographique du kiwi, et d’un Label Rouge depuis 1996, assurant une qualité gustative supérieure (taux de sucre minimum, densité du fruit…).

Grâce son terroir et savoir faire des hommes qui le cultivent, le Kiwi de l’Adour a développé un goût unique, légèrement acidulé et apprécié de tous. Frais, sain et vitaminé, profitez-en de décembre à mai !

 

 http://www.qualitelandes.com/magazine/kiwi-de-ladour-une-histoire-de-geographie/

 
 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique