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03/04/2015

PAQUES EN CUISINE

https://www.facebook.com/tousuniscontrelaviechere/photos/

Dans mes mails... Recettes Intermarché ... MIAM !

Je ne voudrais pas donner l'impression de faire de la pub pour Inter.. mais  je cite mes sources

et il y a de bonnes idées à partager

Agneau Presto façon tournedos Rossini

 
Personnes :4
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Préparation : 10mn
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Cuisson : 10mn

scones aux cranberries

Ingrédients

  • 4 tranches de mini-rôti d'agneau assez épaisses de 160 g chacune
  • 4 belles tranches de foie gras de canard frais de 20 g chacune
  • 500 g de cèpes frais
  • 1/2 bouquet de persil plat
  • 100 g d'échalotes
  • 60 g de poudre de noisettes
  • 50 g de farine
  • 20 cl de crème liquide
  • 5 cl d'huile d'olive
  • Fleur de sel
  • Sel et poivre du moulin

Préparation

1. Laver les cèpes, les égoutter et les couper en morceaux, éplucher les échalotes et les ciseler, laver le persil et le ciseler.

2. Mélanger la farine et la poudre de noisettes, bien enrober les tranches de foie gras dans ce mélange et les réserver quelques minutes au congélateur pour éviter qu'elles ne rendent trop de graisse à la cuisson.

3. Chauffer une poêle avec de l'huile d'olive, cuire les tranches d'agneau 5 à 6 minutes à feu vif pour une cuisson rosée, les saler, les poivrer et les réserver au chaud.

4. Dans le même temps et dans une autre poêle bien chaude, cuire les escalopes de foie gras 2 à 3 minutes à sec, les saler, les poivrer et les réserver au chaud.

5. Dans cette même poêle, cuire les cèpes 2 minutes à feu vif, ajouter les échalotes et cuire 2 minutes, ajouter le persil, saler, poivrer et ajouter la crème liquide en toute fin de cuisson, rectifier l'assaisonnement si besoin.

6. Servir les tranches de rôti d'agneau surmontées d'une escalope de foie gras, saupoudrée de fleur de sel et décorée d'une feuille de persil, et accompagnées de la poêlée de cèpes à la crème.

Astuce

Remplacer les cèpes par un mélange de champignons forestiers.

 

  • NEMO  | 12/10/2014
    1/ Ne jamais laver les champignons, mais les parer et les essuyer avec une chiffon doux humide, 2/ pour le timing, il semble préférable de conclure la préparation par la cuisson du foie gras, afin de ne pas à avoir à le réserver au chaud, car il continuerait à exsuder, mais bien utiliser cette technique de congélation qui conservera la structure, 3/ Pour donner une note méridionale, utiliser de l'ail plutôt que de l'échalote, car l'ail se marie divinement avec l'agneau et les cèpes (le couper en tranches fines après avoir ôté l'indiscrète (le germe de l'ail). 4/ rien n'empêche de "repasser" à l'unilatérale l'agneau dans le jus de cuisson des cèpes, et de déglacer avec quelques gouttes d'eau ou de crème. sinon, cette préparation parait très attrayante ! Bon appétit,

***

 

Collier d'agneau aux carottes et au cumin


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Personnes :4
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Préparation : 20mn
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Cuisson : 1h20
scones aux cranberries

Ingrédients

  • 8 morceaux de collier d'agneau (1 kg)
  • 800 g de carottes
  • 1 oignon
  • 2 gousses d'ail
  • 1 cuillerée à soupe d'huile
  • 1 cuillerée à soupe de cumin en graines
  • 4 branches de persil plat
  • 8 branches de coriandre
  • sel, poivre

Préparation

1. Faire chauffer l'huile dans une cocotte et y faire dorer les morceaux de collier de tous côtés (20 min environ). Saler et poivrer, ajouter le cumin, mouiller avec 50 cl d'eau chaude, couvrir et laisser mijoter 40 min sur feu doux.

2. Peler les carottes et les couper en rondelles. Peler et émincer l'oignon. Peler et écraser les gousses d'ail. Ajouter le tout dans la cocotte, mélanger, si nécessaire rajouter un peu d'eau chaude pour couvrir à hauteur, et poursuivre la cuisson 20 min à découvert.

3. Pour servir, transvaser dans un plat creux bien chaud et parsemer de persil et de coriandre finement ciselés.

4. Servir chaud.

Astuce

Vous pouvez mouiller la viande 20cl vin blanc sec une fois qu'elle est dorée et assaisonnée. Dans ce cas, ne mettez que 30cl d'eau chaude.

 

*

Pour estimer la cuisson de votre viande, comparez au toucher sa texture avec celle du muscle de votre pouce lorsque votre pouce touche :
1) Votre index : la viande est bleue
2) Votre majeur : la viande est saignante
3) Votre annulaire : la viande est à point
4) Votre auriculaire : la viande est bien cuite

Pour estimer la cuisson de votre viande, comparez au toucher sa texture avec celle du muscle de votre pouce lorsque votre pouce touche : 
1) Votre index : la viande est bleue 
2) Votre majeur : la viande est saignante 
3) Votre annulaire : la viande est à point 
4) Votre auriculaire : la viande est bien cuite

Je suis nulle, je n'ai rien compris

Si quelqu'un peut m'expliquer

 ****

*

Vous voulez décorer un gâteau que vous venez de préparer ?
1) Placez un morceau de dentelle avec des motifs sur votre gâteau,
2) Munissez-vous de sucre glace,
3) Versez le sucre à travers la dentelle au dessus de votre gâteau pour créer des motifs !

Vous voulez décorer un gâteau que vous venez de préparer ? 
1) Placez un morceau de dentelle avec des motifs sur votre gâteau, 
2) Munissez-vous de sucre glace, 
3) Versez le sucre à travers la dentelle au dessus de votre gâteau pour créer des motifs !
 
 
 

 

NOUVEAU CALENDRIER SCOLAIRE

Capture ELUNET.JPG

Le nouveau calendrier scolaire

 

jeudi 2 avril 2015

 

Najat Vallaud-Belkacem a présenté, jeudi 2 avril 2015, le projet de calendrier scolaire pour les années 2015-2016, 2016-2017 et 2017-2018 qui sera soumis au Conseil supérieur de l’éducation (CSE) le vendredi 10 avril 2015.

La nouvelle répartition des zones :

JPG - 39.9 ko
zut ! la région parisienne n'aura plus ses petits congés avec les Landes...Je pense aux petites-filles et aux petites voisines qui n'auront plus l'occasion de se rencontrer pour chanter et danser

Le calendrier soumis à l’avis du Conseil supérieur de l’éducation :

- pour les années scolaires 2015-2016 et 2016-2017, la rentrée des élèves est fixée au 1er septembre et la prérentrée des enseignants au 31 août

- pour l’année scolaire 2017-2018, la rentrée des élèves est fixée au 4 septembre 2017 (un lundi) et la prérentrée des enseignants au 1er septembre 2017.

- Période de cours entre la rentrée scolaire et les vacances de la Toussaint :

* 6 semaines + 4 jours en 2015-2016
* 7 semaines en 2016-2017
* 7 semaines en 2017-2018

- Période de cours entre les vacances de la Toussaint et celles de Noël :

* 7 semaines en 2015-2016
* 6 semaines + 2 jours en 2016-2017
* 7 semaines en 2017-2018

- Période de cours entre les vacances d’hiver et celles de printemps :

* pour les années scolaires 2015-2016 et 2016-2017, les vacances de printemps sont avancées d’une semaine, en maintenant le zonage, de sorte que la période de travail entre les vacances d’hiver et les vacances de printemps ne soit pas inférieure à 6 semaines

* pour l’année scolaire 2017-2018, pour conserver une période de travail entre les vacances d’hiver et les vacances de printemps de 6 semaines, les vacances de printemps des zones A et C se déroulent en avril, la zone B voyant en revanche ses vacances de printemps s’achever le 6 mai.

-  Période de cours entre les vacances de printemps et les vacances d’été : le pont de l’Ascension

* pour les années scolaires 2015-2016 et 2016-2017, les classes sont vaquées les vendredi et samedi matin suivant le jeudi de l’Ascension pour l’année scolaire 2017-2018, ces journées sont travaillées, considérant l’inscription, cette année-là, des deux journées fériées au cours de la même semaine (8 mai et 10 mai, pour l’Ascension)

* Cette année-là, la dernière période de l’année dont la durée varie de 9 à 11 semaines selon les zones (situation effective pour le primaire et "théorique" pour le second degré compte tenu de l’impact de l’organisation des examens) comprend trois jours fériés (mardi 8 mai, jeudi 10 mai et lundi 21 mai).

- Voir le dossier de presse du ministère de l’éducation

 

Education primaire et secondaire

 

02/04/2015

L'ACTU complaisant avec le FN... Raquel GARRIDO (P.G.) se désabonne

La secrétaire nationale du Parti de gauche Raquel Garrido a annoncé ce mercredi après-midi sur Twitter qu'elle allait "désabonner définitivement" ses enfants de "L'Actu", à la lecture du dernier numéro du quotidien pour adolescents (14-17 ans).

L'avocate et porte-parole du parti de Jean-Luc Mélenchon accuse notamment la version "ado" du groupe de presse PlayBac, qui édite aussi "Le Petit Quotidien" (6-10 ans), "Mon Quotidien" (10-14 ans) et "L'Eco", de présenter le Front national sous un jour favorable auprès de ses jeunes lecteurs.

Les critiques ciblent la Une, qui affiche une Marine Le Pen rayonnante entourée d'enfants et d'adolescents en liesse, mais également le ton globalement complaisant et une caricature "raciste" illustrant la double page de dossier sur le ralliement massif de jeunes au parti d'extrême-droite.

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1 avr.

Dessins racistes, propagande FN. Cette fois s'en est vraiment trop. Je désabonne définitivement mes enfants de

 
 
 
 
 
 
 

VALLS : faire sauter les verrous... FRAPPER PLUS FORT !

Valls doit frapper tout de suite : Bruxelles l'ordonne

 

 

Manuel Valls veut continuer comme avant. Dès 20h, dimanche soir, il a voulu balayer d’un revers de main la déroute du PS aux élections départementales. Et dresser laborieusement la liste des prochaines trouvailles de son gouvernement contre les droits sociaux. François Hollande avait déjà prévenu avant le premier tour, dans Challenges, qu’il ne voulait changer « ni de ligne, ni de Premier ministre ». Valls a répété la même chose une semaine plus tard, dans le même journal : « ceux qui pensent que nous allons freiner ou stopper les réformes se trompent. Quel que soit le résultat des élections, nous allons les poursuivre en ouvrant de nouveaux chantiers. Nous n’avons pas d’autres choix pour le pays que de faire sauter les verrous et débloquer les énergies ». Quel vocabulaire !

Dans le viseur de Valls ? Le transfert des protections des travailleurs, de la loi vers des négociations de branches et des négociations de branches vers les entreprises pour que le rapport de force soit plus favorable au patronat. C’est, en tout cas, ce que croit savoir Challenges. Manuel Valls vise aussi « le contrat de travail » avec un possible retour d’un ersatz du CNE – Contrat Nouvelle Embauche – inventé il y a 10 ans par Dominique de Villepin pour « assouplir » le CDI dans les petites entreprises. Autre cible ? Les chômeurs, dont le gouvernement cherche depuis des mois comment réduire l’indemnisation.

Face à tous ces projets, les salariés sont appelés à la grève jeudi 9 avril, par plusieurs syndicats : CGT, FO, Solidaires et FSU. Ils dénoncent l’austérité, le pacte de responsabilité et la loi Macron qui sera discutée au Sénat à partir du 7 avril. Cette grève est aussi l’occasion de regrouper des luttes courageuses mais jusqu’ici éparpillées : salariés du commerce opposés au travail du dimanche, chauffeurs routiers en lutte depuis des semaines pour des hausses de salaires, cheminots refusant la réforme ferroviaire, douaniers qui s’opposent à 250 suppressions de postes par an d’ici 2018, salariés de Radio France en grève depuis des jours contre les coupes budgétaires pendant que leur patron fait refaire son bureau à grand frais…

Mais le cœur, c’est le refus de la politique d’austérité budgétaire et salariale. Cette politique est une aberration économique et une catastrophe sociale. Elle est imposée par le gouvernement allemand et la Commission européenne à toute l’Europe. François Hollande a mis le doigt dans cette broyeuse en ne renégociant pas le traité budgétaire en 2012, comme il avait promis de le faire dans la campagne. Depuis, son gouvernement multiplie les coupes budgétaires. Il a prévu 50 milliards d’euros de coupes dans les budgets publics et de la Sécurité sociale entre cette année et 2017. La Commission européenne juge que ce n’est pas assez et en demande davantage.

Pourtant, les ravages sont bien visibles. Comme le dit le nouveau secrétaire général de la CGT Philippe Martinez « il y a une convergence de politiques, en Europe, qui conduit à l’austérité. On est sur la même autoroute, certains pays sont devant nous. En France, on gèle les pensions des retraités, on n’augmente pas les salariés et les fonctionnaires, on réduit les effectifs partout ».

Les coupes dans l’investissement public ont des conséquences dramatiques : explosion du chômage, report des investissements nécessaires à la transition écologique… Le secteur du bâtiment et des travaux publics est durement frappé. Le patronat du secteur tire la sonnette d’alarme depuis des mois. Près de 30 000 emplois ont été détruits dans le secteur en 2014. Encore autant devraient disparaître cette année ! Bien sûr, la concurrence déloyale de patrons voyous, utilisant le système du détachement de travailleurs, frappe durement les PME. Mais le cœur du problème, c’est l’absence de projets faute de financements publics. Le président de la Confédération des artisans et petites entreprises du bâtiment s’inquiète : « nos carnets de commandes sont vides ». Son homologue de la Fédération nationale des travaux publics est plus alarmiste encore : « c’est carrément le marasme… ou la catastrophe, je ne sais plus quel terme employer », dit-il dans Le Monde.

Il y a donc urgence à changer de politique et à engager la relance écologique de l’activité.

 

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Les chômeurs aussi sont appelés à se faire entendre. Ils sont de plus en plus nombreux. En février, on a battu un nouveau record de chômeurs sans activité ou avec une activité réduite : 3,26 millions. Or on sait que moins d’un chômeur sur deux est indemnisé. Sans compter que les ministres Macron et Rebsamen ont plusieurs fois laissé entendre que le gouvernement voulait durcir encore les contrôles sur les chômeurs. Leur modèle ? C’est le système allemand : des chômeurs obligés d’accepter n’importe quel boulot même payé 1 euro de l’heure sous peine d’être radiés. Puisqu’ils ne veulent pas changer de politique, les radiations massives sont la seule solution qui leur reste pour faire baisser les chiffres du chômage ! La nouvelle convention d’assurance chômage ne doit théoriquement pas être renégociée avant l’an prochain. Mais le gouvernement Valls aimerait bien aller plus vite, notamment pour rendre les allocations chômage dégressives au bout d’un certain temps.

Outre l’assurance chômage, il y aussi la facilitation du chantage à l’emploi en allant encore plus loin que la loi « made in Medef » de 2013 sur les « accords de maintien de l’emploi ». Le gouvernement a prévu une loi sur le sujet. Son idée ? Permettre aux actionnaires d’exiger des salariés qu’ils renoncent à des droits au nom de « l’emploi » même quand l’entreprise n’est pas en difficulté. Il appelle cela « des accords offensifs ». Le respect de la durée légale du travail de 35h est notamment visée par Emmanuel Macron.

Jean-Claude Mailly, de Force Ouvrière, a donc totalement raison de dénoncer « les « réformes structurelles » qui consistent à flexibiliser et précariser le social et le travail pour répondre aux dogmes économiques libéraux ».

L’appel à la mobilisation s’adresse aussi aux retraités actuels et futurs. Les retraites sont gelées depuis un an. Actuellement, patronat et syndicats négocient la future convention concernant les retraites complémentaires. Le MEDEF fait le forcing pour rogner les droits des salariés et retraités. Il propose que les retraites soient gelées trois ans de plus.

Il veut aussi réduire les pensions de réversion, versée aux veufs et veuves. Surtout, le MEDEF veut utiliser les retraites complémentaires pour repousser encore l’âge de la retraite. Il propose ainsi d’instaurer une décote pour les retraites complémentaires entre 62 et 67 ans ! Cela reviendrait à obliger les salariés à partir à la retraite à 67 ans, sauf à perdre 20% à 40% de sa retraite complémentaire ! L’âge légal de départ à 62 ans pour le régime de base ne serait plus qu’une coquille vide ! 

L’objectif du 9 avril n’est pas seulement défensif. Il est de « reprendre l’offensive » comme l’écrit Solidaires.

Les conditions sont réunies pour que cette grève soit un succès. L’appel unitaire à la grève et à des manifestations a été lancé le 17 février. Les militants syndicaux préparent donc activement cette journée depuis des semaines dans les entreprises. Autre élément positif, en plus des traditionnelles manifestations partout en France, la CGT appelle à faire du défilé de Paris une manifestation nationale. Cette volonté de grossir les rangs parisiens pour être visible donne une nouvelle dimension à l’action. Il s’agit de montrer la force. C’est la logique que nous avons développée dans le champ politique en appelant à plusieurs marches nationales depuis l’élection présidentielle. Pour faciliter la mobilisation, nous appelons à des marches le weekend. Les syndicats appellent à la grève, donc nécessairement en semaine. C’est plus difficile pour les salariés, notamment ceux aux petites payes ou en contrat précaire. Mais c’est aussi la base de la construction du rapport de force contre le MEDEF et les actionnaires.

Cette situation est un révélateur puissant du lien entre la lutte sociale et la lutte démocratique pour la 6e République.Contester la politique d’austérité, c’est nécessairement s’attaquer aux diktats de la Commission européenne et donc défendre la souveraineté populaire. Dénoncer les effets du traité budgétaire, c’est souligner comment la 5e République a permis à un président à peine élu de renier sa promesse sur ce point comme sur tant d’autres et de faire ratifier ce traité sans référendum. Combattre la loi Macron, c’est aussi refuser la brutalité de Manuel Valls imposant l’adoption de ce texte sans vote à l’Assemblée nationale grâce à l’article 49-3 de la Constitution.

Réclamer des hausses de salaires ou défendre les droits des salariés, c’est remettre en cause la toute puissance du patronat et des actionnaires dans les entreprises. Les deux volets ne s’opposent pas, bien au contraire. Ils se renforcent mutuellement comme ils l’ont toujours fait dans l’histoire du socialisme républicain dans notre pays.

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URGENT : Cherche gauche pour autre politique

Édito vidéo : L’autre gauche face à ses responsabilités

L’explication de Manuel Valls à la défaite du Parti socialiste aux élections départementales peut se résumer d’une formule : la faute à la division. Comme s’il s’agissait de querelles subalternes, et non de divergences politiques profondes.

 

Quelle édifiante journée que ce mardi 31 mars ! François Hollande à Berlin, Manuel Valls à l’Assemblée : c’était jusqu’à la caricature les deux faces inconciliables d’une impossible politique. L’un rassurant en toute hâte la chancelière allemande ; l’autre tentant de circonvenir les frondeurs socialistes. Deux jours après la débâcle électorale des départementales, le couple exécutif s’était partagé la tâche. Le président de la République est allé dire à Angela Merkel qu’il ne sera évidemment tenu aucun compte du vote des Français, et que le gouvernement poursuivra sans faiblesse sa politique de réduction des dépenses publiques et sociales.

En fait, François Hollande avait déjà pris les devants deux semaines avant le scrutin en affirmant à Challenges qu’il n’y aurait « pas de changement, ni de ligne, ni de Premier ministre ». Un message doux aux oreilles de ses donneurs d’ordres européens, mais électoralement désastreux. Comment signifier plus clairement à ses électeurs qu’il n’est pas indispensable d’aller voter ? Quant à Manuel Valls, il avait, mardi, la lourde mission d’expliquer la défaite devant le groupe socialiste. Un contre-emploi pour un homme qui ne fait généralement pas dans la dentelle. Son argument, relayé ensuite par tous les caciques du parti, peut se résumer d’une formule : la faute aux autres, aux écolos, au Front de gauche, aux frondeurs ! Mais jamais à la politique du gouvernement ! La faute à la division ! Comme s’il s’agissait de querelles subalternes, et non de divergences politiques profondes. Comme si les appels à l’unité du Premier ministre étaient autre chose que des injonctions à se rallier sans condition à une politique massivement réprouvée. Qui peut encore se laisser prendre ? L’autre argument postélectoral est tout aussi usé. C’est un peu : « De défaites en défaites, la gauche fonce vers la victoire ! » Car seule compte la fin. Cet instant béni où le chômage sera vaincu, la dette remboursée et la société apaisée. En attendant, ne prêtons pas trop attention à ces foutues élections qui sont la plaie de la démocratie. Elles viennent toujours trop tôt, et le peuple ne sait pas attendre… Les élections, il faut donc en minimiser l’importance et, si possible, les faire oublier…

Mais Manuel Valls joue aussi sa propre partition. Il a son discours qui n’est même plus celui, trop classique, de dirigeants socialistes aux abois, devant justifier l’injustifiable. C’est le grand saut à droite. Ostensiblement, il gomme toute espèce de différences entre UMP et PS. MM. Sarkozy et Hollande ne sont-ils pas l’un et l’autre de bons « républicains » ?

L’électeur du second peut même voter sans dommages pour le premier, quitte à préparer sa victoire pour 2017. Car il n’y a qu’un seul ennemi : le Front national. C’est le Bien et le Mal. Un discours tout terrain qui peut aussi servir contre le terrorisme. Après cela, il y a presque une logique à voir surgir sur nos écrans un Nicolas Sarkozy ragaillardi. Quelle image pourrait mieux illustrer le discours de Manuel Valls que ce retour de l’ex triomphant ?

Mais comment empêcher l’électeur de gauche de se dire, à cet instant : « Quoi ? Tout ça pour ça ! » La campagne de 2012, « mon ennemi, c’est la finance », « moi Président… », la grande réforme fiscale, la renégociation du traité budgétaire européen, toutes ces promesses pour ce retour au passé ? Et pour que le Premier ministre nous dise que l’essentiel est, finalement, de faire barrage au Front national ? Voudrait-il détruire le Parti socialiste – et la gauche – qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Mais une fois que l’on a dit tout le bien qu’il faut penser de Manuel Valls, il est urgent de se tourner vers… la gauche. Celle des écologistes, du Front de gauche, de Nouvelle Donne, et de tous les socialistes qui refusent la mutation politique et culturelle qu’incarne l’actuel Premier ministre, ou son ministre des Finances, qui en est à faire l’éloge, à mots à peine couverts, de Margaret Thatcher (voir notre écho, p. 5).

Que dit-elle cette autre gauche, si peu audible ? « Ne nous résignons pas ! […] Offrons à notre peuple une nouvelle alliance populaire, crédible, indépendante de ce gouvernement », a proposé lundi Jean-Luc Mélenchon. Pierre Laurent parie sur les « chantiers de l’espoir », ces lieux de réflexion et d’élaboration lancés en janvier dernier (voir Politis n° 1335).

Quant aux frondeurs, ils jouent toujours sur deux tableaux. Ils espèrent encore « prendre le Parti socialiste » au congrès du mois de juin. Mais, au fond, ça changerait quoi ? Et ils n’excluent plus un rapprochement avec l’autre gauche. Rien de tout ça n’est incompatible.

Mais sous cette satanée Ve République, il faut présenter à nos concitoyens des choses claires qui s’inscrivent fatalement dans la perspective de la présidentielle. Mélenchon a raison de proposer une « alliance visible » ayant « le même sigle » afin que « chacun puisse l’identifier ».

Depuis plusieurs mois, cette gauche n’existe plus vraiment aux yeux du plus grand nombre. Elle n’est plus « incarnée », comme elle l’avait été pendant la campagne présidentielle par le même Mélenchon. Il lui faut d’urgence relever ce défi. Sans quoi, il sera bientôt vain d’accabler Manuel Valls.

 

Sous cette satanée Ve République, il faut proposer des choses claires

qui s’inscrivent fatalement dans la perspective de la présidentielle.

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"L'attitude de certains aux Municipales ont cassé l'élan de cette gauche incarnée par MELENCHON "

C'est mon avis et je le partage

La lutte des places au lieu de la lutte des classes... Pas bon !

 

 

 

 

 
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