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13/01/2015

Netanyahou n'était pas le bienvenu

http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/12/01003-20150112ARTFIG00260-netanyahou-accuse-de-s-etre-invite-a-la-marche-republicaine.php

 

Le premier ministre israélien aurait insisté pour se rendre à Paris dimanche, après avoir appris que deux de ses rivaux aux élections législatives anticipées participaient à cette marche historique contre le terrorisme.

Benyamin Nétanyahou n'oubliera sans doute pas de sitôt son apparition en tête de la «marche républicaine» contre le terrorisme, dimanche à Paris. Le premier ministre, quelques heures seulement après avoir été acclamé à la Grande synagogue de la Victoire, est sévèrement brocardé ce matin par la presse israélienne. La deuxième chaîne de télévision et le quotidien Haaretz racontent comment il a imposé sa présence au sein du cortège parisien, contre l'avis de François Hollande.

Une insistance qui a contraint les autorités françaises à convier en catastrophe, pour faire bonne mesure, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Selon deux sources françaises bien informées, la présidence de la République a fait savoir en fin de semaine à l'entourage de Benyamin Nétanyahou que sa présence à Paris n'était pas jugée indispensable.

«Dès lors qu'Abbas n'avait pas manifesté le souhait de venir, on s'est dit qu'il était préférable de tenir le Proche-Orient à l'écart de cette manifestation d'unité, explique l'une d'elles. On s'est donc dit qu'il était préférable que Nétanyahou ne vienne pas.»

À l'Élysée, on concède que l'organisation dans l'urgence de cette marche républicaine - qui a accueilli une cinquantaine de chefs d'État et de gouvernement étrangers - a donné lieu à des «interrogations» sur le «format» de celle-ci.

La présence des dirigeants israéliens et palestiniens fut l'un des casse-têtes à résoudre.

Le conseiller diplomatique de François Hollande, Jacques Audibert, s'est entretenu «cinq ou six fois» au téléphone avec Yossi Cohen, conseiller à la sécurité du premier ministre israélien.

«L'idée, c'était de trouver habilement une solution équilibrée, avec la présence des deux responsables, indique un diplomate. Nous voulions envoyer un message d'unité nationale, d'unité mondiale. C'était compliqué si l'un des deux ne venait à Paris. Si Abbas n'était pas venu, ça ne marchait pas…»

Raisons politiciennes

La présidence française invoque également des contraintes sécuritaires, ainsi que la nécessité de «ne pas dévoyer l'esprit de la manifestation». Samedi après-midi, l'affaire semble d'ailleurs entendue. Mahmoud Abbas fait savoir qu'il ne participera pas au défilé en raison de la neige qui menace de paralyser Ramallah. Quant à Benyamin Nétanyahou, il indique qu'il renonce pour des raisons logistiques et sécuritaires - avant, coup de théâtre, d'annoncer en début de soirée qu'il sera bien présent dans le cortège parisien.

À en croire la presse israélienne, le premier ministre aurait brusquement changé d'avis en apprenant que ses deux principaux rivaux au sein de la droite nationaliste, Avigdor Lieberman et Naftali Bennett, allaient prendre part à la manifestation. Piqué au vif, il aurait refusé de se laisser voler la vedette à trois mois d'un scrutin législatif anticipé. Une version que dément l'un de ses proches conseillers. «La simple vérité, assure celui-ci, c'est que nous avons eu de nombreux échanges avec les autorités françaises afin de déterminer s'il était possible de mettre sur pied, en si peu de temps, un dispositif de sécurité adapté à la personne du premier ministre...»

Quoi qu'il en soit, la volte-face israélienne a contraint l'Élysée à réagir dans l'urgence. Une invitation en bonne et due forme a immédiatement été adressée à la présidence de l'Autorité palestinienne. «À partir du moment où l'un des deux venait, il était compliqué de ne pas avoir l'autre», explique un diplomate à Paris. Dans la soirée, Mahmoud Abbas a fait savoir qu'il ferait le déplacement. Il ne restait plus que quelques heures pour régler la logistique et la sécurité de ces deux hôtes imprévus.

Selon une source israélienne citée par Haaretz, cette valse-hésitation s'explique aussi par les tensions qui ont émaillé la visite de Benyamin Nétanyahou au lendemain de la tuerie perpétrée par Mohamed Merah dans une école juive de Toulouse, en mars 2012, en pleine campagne présidentielle. Le premier ministre israélien avait alors invité les Juifs de France à émigrer en masse vers Israël.

François Hollande lui avait rétorqué: «La place des Juifs de France, c'est d'être en France». Un échange aigre-doux que les dirigeants français ne souhaitaient visiblement voir se reproduire, ce dimanche, en marge d'un cortège placé sous le signe de l'unité nationale.

 

 

 

COHN BENDIT ET CHARLIE HEBDO

 

Invité de l'émission Le Supplément sur Canal +, Daniel Cohn-Bendit a poussé un coup de gueule contre « ceux qui chantent la Marseillaise », estimant que ce n'était pas dans l'esprit de Charlie Hebdo.

L'ancien leader de mai 68, proche des idées libertaires du journal satirique, a donné un point de vue discordant face à l'unité nationale de ce dimanche 11 janvier. Tandis que des rassemblements massifs avaient lieu dans toute la France, il a pointé du doigt les manifestants qui entonnent la Marseillaise. Pour le député vert européen, c'est un contre-sens qui ne rend pas hommage à la rédaction de Charlie Hebdo, décimée mercredi 7 janvier lors d'une attaque terroriste.

 

IL EST GONFLE CE MEC !

Marianne
 
   

Mémoire courte

Quand Cohn-Bendit qualifiait les dirigeants de "Charlie Hebdo" de "cons" et de "masos"

"Ce qui est attaqué, c'est le droit à la critique radicale de toutes les religions", clame ce matin l'ancien eurodéputé écologiste dans les colonnes de "Libération" en réaction à l'attentat perpétré dans les locaux de "Charlie Hebdo". Dany de 2014 semble oublier ce que Cohn-Bendit de 2012 disait des journalistes de "Charlie"...

Chef d’œuvre d’hypocrisie dans le concert des lamentations opportunes survenant après le massacre des journalistes de Charlie Hebdo, la déclaration de Daniel Cohn-Bendit à nos confrères de Libération : « C’est l’une des dernières formes de l’esprit de Mai 68 qui a été assassinée. Charlie, c’est la radicalité anticléricale, c’est pour ça qu’ils ont été tués ». Et d'ajouter même : « Ce qui est attaqué, c'est le droit à la critique radicale de toutes les religions ».
 
Dany a la mémoire bien courte, car ce n’est pas tout à fait le ton qu’il utilisait en 2012 pour dire ce qu’il pensait de la publication de nouvelles caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo en septembre 2012. Invité de BFM, l’eurodéputé d’alors qualifiait les dirigeants du journal satirique de « cons » et de « masos » avant de préciser : « Ce sont des masos, ils doivent aimer se faire mal. Ils se disent : on va frapper, comme ça on va avoir la police, on va avoir peur, ça va nous faire jouir ! Ils peuvent le faire, je ne suis pas pour l’interdire… Ils répondent à des cons musulmans, certes, mais il ne faut pas me dire qu’il n’y a pas de limites dans la provocation, ce n’est pas vrai ».
 
Pour Cohn-Bendit, la « provocation », la vraie, la seule acceptable à ses yeux expliquait-il, c'est de « taper sur ceux qui ont le pouvoir ».

Or, « autant [qu’il] sache », ajoutait-il, « ce ne sont pas les salafistes et les crétins dans le monde musulman qui ont le pouvoir. Tout intégriste est un con, que ce soit un intégriste chrétien, juif, musulman ou… laïc ». Et de conclure : « On a le droit de protester contre Charlie, mais ça ne veut pas dire qu’on a le droit d’attaquer l’ambassade américaine ».
 
Gageons que si Daniel Cohn-Bendit devait aujourd’hui commenter ce genre de propos prononcés dans une autre bouche que la sienne, il hésiterait sans doute entre deux formules : « sale mec » ou « vieux con ».

**

 © France 2

Dimanche soir, France 2 proposait une soirée spéciale Je suis Charlie retransmise en direct de l'auditorium de Radio France, une soirée hommage placée sous le signe de l'émotion.

Il était assis sur le même rang que les humoristes

Pour faire oublier ses "sorties" de 2012 ?

De quoi se la prendre et se la mordre

(ah oui ? OOOOOH  la Miche, t'as pas honte ? ... " je suis CHARLIE")

12/01/2015

THIERRY DUSAUTOIR.. JE SUIS CHARLIE

  Troisième ligne aile du Stade toulousain

et de l'équipe de France de rugby.

 Portrait de Thierry Dusautoir pris en 2013

Je ne connaissais pas Cabu, Wolinski, Tignous, Charb. Pas plus que je ne connaissais les deux policiers abattus. Bref, je ne connaissais aucun des douze morts et des blessés de l'attentat contre Charlie Hebdo. Je n'étais pas non plus un lecteur assidu de Charlie Hebdo. J'avais bien lu ces derniers temps que le journal connaissait des difficultés financières. Alors je ne devais pas être le seul à ne pas acheter cet hebdomadaire provocateur.

  Pourtant ce 7 janvier 2015 restera dans ma mémoire. Et pourtant cet acte odieux me donne envie de témoigner, de m'élever et de combattre cet obscurantisme qui fait que l'on peut mourir pour ses idées dans une rue de Paris.
 
 Je ne suis qu'un joueur de rugby. Mais je veux dire aujourd'hui que ce qui m'anime depuis mes premières années, depuis que j'ai posé mes valises en France en provenance de ma Côte d'Ivoire natale, c'est la camaraderie, le vivre ensemble. Métis, de père blanc et français et de mère noire et ivoirienne, mes premières années de primaires m'ont vite appris que j'étais plus bronzé que les autres, que j'avais un drôle d'accent ou tantôt on roule un peu plus les r, tantôt on les avale. Que je parlais avec un ton plus chaloupé que les autres. Mais mes copains de Périgueux, ils en rigolaient avec moi. Comme on rigolait du maladroit, du grand, du gros, du timide.

 La bande de Charlie avait son humour, ce n'était pas forcément toujours le mien. Il m'est même arrivé d'être choqué par certains dessins, trouvant qu'ils allaient un peu loin. Mais, au moins, ils me faisaient réagir, penser, m'interroger. Et que demander d'autre à des journalistes de plume ou de crayon-mine que de nous informer et nous faire nous interroger.

 Ce qui m'effraie au lendemain de ce drame, c'est que les terroristes aussi me forcent par leur acte à penser. Ils me révoltent, me donnent envie de m'élever pour dire que mon monde ce n'est pas ça.
 
  Dans les matches de rugby les plus rugueux, il peut nous arriver d'avoir envie de "châtier" comme disent les journalistes un adversaire parce qu'il est trop fort, parce qu'il est pénible. Mais à la fin du match, on se serre la main. On se respecte. On va au banquet ensemble. Il ne faut pas croire que les rivalités s'estompent comme par magie. Non, dans certains cas elles demeurent. Mais on se respecte.

  Et les terroristes ne respectent personne. Pas même les idées qu'ils défendent. Ils agressent. Ils interpellent. Ils assassinent. Jamais une balle ne porte une idée. Elle ne fait que semer la mort.
 
 La minute de silence sur nos terrains de rugby ce week-end, voulue par la Fédération et la Ligue, sera notre témoignage à nous. Je ne suis sans doute pas plus légitime que d'autres pour prendre la parole aujourd'hui. Mais en tant que capitaine de l'équipe de France de rugby, en tant que personnage public, je veux dire que demain je continuerai à défendre la différence et me battre pour que nous vivions bien ensemble.
 
 Je suis Charlie.
 

2015-01-11 2015 RUGBY HABAS - ST MARTIN DE SEIGNANX.jpg

11/01/2015

Pas naïfs ! Conspués par tous puis encensés

A la veille des hommages œcuméniques rendus aux victimes de Charlie Hebdo, et alors que les Français se rassemblent déjà un peu partout en France, certains dessinateurs et journalistes de l'hebdomadaire satirique ont exprimé leur surprise face à un tel engouement. Des manifestations de soutien qui peuvent sonner étrangement, envers un journal qui a toujours cultivé l'irrévérence et l'art de ne pas se faire que des amis.

 Rédacteur en chef de Charlie Hebdo, au journal depuis quinze ans, Gérard Biard, en congés à Londres hier, a échappé à l’attaque terroriste

« Ils ont fait sonner les cloches de Notre-Dame pour Charlie, non mais on rêve ! », s'exclamait vendredi Gérard Biard, rédacteur en chef de Charlie Hebdo, pour souligner l'ironie de la situation d'un journal anticlérical célébré unanimement, jusque dans la plus célèbre cathédrale parisienne.

« UN JOURNAL QUI A ÉTÉ CONSPUÉ PAR TOUT LE MONDE »

Plusieurs membres de la rédaction ont reçu avec un peu d'amertume ces marques de solidarité envers un journal que peu soutenaient encore il y a quelques jours. Parmi eux, la rédactrice Zineb El Rhazoui, qui expliquait au Monde :

« J'aurais aimé que ceux qui sont morts bénéficient d'un tel soutien de leur vivant. Et ce n'était pas du tout le cas. 'Charlie Hebdo' est un journal qui a été conspué par tout le monde. Et ce qui est arrivé, on pouvait s'y attendre. On recevait des menaces tout le temps et certains nous disaient qu'on l'avait bien cherché… »

 

Laurent LEGER, grand reporter à CHARLIE HEBDO, rescapé

 

D'autres n'iront carrément pas manifester, à l'image de Laurent Léger, journaliste enquête et investigation de Charlie Hebdo

« Je n'irai pas à la manifestation de dimanche mais je crois que suis le seul de l'équipe de 'Charlie Hebdo' à avoir fait ce choix. Je n'aime pas manifester en général, je pense que 'Charlie Hebdo' peut être absent d'un cortège où il y aura des politiques de tous bords et au sujet duquel il y a eu une polémique avec le FN. Pour autant, je trouve que le mouvement de soutien actuel est formidable et j'espère qu'il y aura beaucoup de monde à manifester dimanche. »
'Charlie Hebdo' a toujours été à part. Maintenant 'Charlie Hebdo' devient mainstream. On s'institutionnalise, pour une semaine ou deux. C'est nouveau. Mais c'est un passage obligé, je ne suis pas contre cela. Et je sais que dans quelques semaines, une actualité en aura chassé une autre et nous serons seuls. (...) On est un peu dépassés : ce n'est pas que pour 'Charlie' que les gens vont défiler. Ça se comprend. »

***

Luz, dessinateur emblématique de l’hebdo, prend la parole pour la première fois, au lendemain de la mort de ses amis et à la veille du grand rassemblement de dimanche.

Dans Les Inrocks, le dessinateur Luz, rescapé de l'attentat du 7 janvier, estime de son côté que « la charge symbolique actuelle est tout ce contre quoi Charlie a toujours travaillé ». Il ajoute :

« C'est formidable que les gens nous soutiennent mais on est dans un contre-sens de ce que sont les dessins de 'Charlie'. (...) Cet unanimisme est utile à Hollande pour ressouder la nation. Il est utile à Marine Le Pen pour demander la peine de mort.
On parle de la mémoire de Charb, Tignous, Cabu, Honoré, Wolinski : ils auraient conchié ce genre d'attitude. »
......Hollande ne craint pas l'Etat Islamique

Qu’est ce que tu penses du fait que Manuel Valls n’a pas convié Marine Le Pen au “rassemblement républicain” de demain ?

Je m’en branle.

Est ce que tu as l’impression qu’on essaie de récupérer Charlie ?

Honnêtement, qu’est ce que tu veux récupérer ? Après, il y a ce grand élan. Mais dans un an, que restera-t-il de ce grand élan plutôt progressiste sur la liberté d’expression ? Est ce qu’il va y avoir des aides à la presse particulières ? Est ce que des gens vont s’opposer à la fermeture des journaux ? Des kiosques ? Est ce que les gens vont acheter des journaux ? Que restera-t-il de cet élan ? Peut-être quelque chose. Mais peut-être rien.

Comment allez vous travailler ?

On va continuer à faire nos bonshommes. Notre boulot de dessinateur est de mettre le petit bonhomme au coeur du dessin, de traduire l’idée qu’on est tous des petits bonhommes et qu’on essaie de se démerder avec ça. C’est ça le dessin. Ceux qu’on a tué étaient juste des gens qui dessinaient des bonhommes. Et aussi des bonnes-femmes.

Et c’est beaucoup demander à des petits bonhommes de sauver la République ?

Exactement.

Propos recueillis par Anne Laffeter. (This interview is also available in english)

 Le dessinateur et caricaturiste Willem

Le dessinateur néerlandais Willem, de son vrai nom Bernard Holtrop, a eu les mots les plus durs dans Le Point. Réagissant au soutien du chef de file de l'extrême droite néerlandaise Geert Wilders, il s'est exclamé :

« Nous vomissons sur tous ces gens qui, subitement, disent être nos amis. »

 

Et pour ce qui est du soutien mondial à son journal :

« Ils n'ont jamais vu 'Charlie Hebd'o. Il y a quelques années, des milliers de gens sont descendus dans les rues au Pakistan pour manifester contre 'Charlie Hebdo'. Ils ne savaient pas ce que c'était.
Maintenant, c'est le contraire, mais si les gens manifestent pour défendre le libre mot, c'est naturellement une bonne chose. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/10/unanimite-des-hommages-a-charlie-un-contre-sens_4553578_3224.html#kJI3hyb5yt9fgirT.99

Pas les bienvenus pour tous

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/11/a-la-marche-republicaine-des-dirigeants-peu-attaches-a-la-liberte-de-la-presse
 
Alors que la liste des dirigeants mondiaux présents, dimanche 11 janvier, à la manifestation en hommage à Charlie Hebdo et aux victimes des attentats qui ont frappé la France ne cesse de s'allonger, la présence de certains responsables, dont les pays sont peu connus pour leur respect de la liberté d'expression et de la presse, suscite des critiques.
 
Pour l'heure, le gouvernement français ne s'est pas encore exprimé sur ce sujet. Comme l'a dit le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, un des partis à l'origine de la manifestation, « vient qui veut et qui se sent concerné ».
 
Ainsi du premier ministre turc Ahmet Davutoglu, du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, du président de la République gabonaise Ali Bongo, du roi et de la reine de Jordanie Abdallah II et Rania ou encore de Naftali Bennett, ministre de l'économie israélien qui se vantait d'avoir tué « beaucoup d'Arabes ». 
 
A titre d'exemple, leurs pays respectifs sont très mal placés sur le classement mondial 2014 de la liberté de la presse réalisé par Reporters sans frontières (RSF) : sur 180 pays, la Turquie est 154e, la Russie 148e, la Jordanie 141e, le Gabon 98e et Israël 96e.
 


La présence annoncée dans le cortège du ministre de l'économie israélien Naftali Bennett – aussi chef du parti de la droite sioniste religieuse Foyer juif – qui avait défrayé la chronique en 2013 en déclarant « J'ai tué beaucoup d'Arabes dans ma vie. Et il n'y a aucun problème avec ça » ne manquera pas de susciter la polémique.
 
La Jordanie arrête des journalistes et ferme des chaînes de télévision

Au Gabon, piratages et séquestrations
 
 En Russie, les opposants muselés
 
etc..
 

LES REPRÉSENTANTS POLITIQUES

L'ENSEMBLE DES AUTORITÉS RELIGIEUSES

  • Joël Mergui (président du Consistoire central israélite),
  • Moché Lewin (directeur exécutif de la Conférence des rabbins européens),
  • Roger Cukierman (président du Conseil représentatif des institutions juives de France, CRIF),
  • Mgr Stanislas Lalanne (évêque de Pontoise en région parisienne),
  • Mgr Pascal Delannoy (évêque de Saint-Denis, à la périphérie de Paris) au nom de la Conférence des évêques de France.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM), instance représentative de l'islam de France, ainsi que l'UOIF (proche des Frères musulmans), ont appelé également « les citoyens de confession musulmane à rejoindre massivement » les marches. Le pape François sera, quant à lui, absent.

Lire aussi : Un dispositif de sécurité exceptionnel à Paris

DES DIRIGEANTS EUROPÉENS

  • La chancelière allemande Angela Merkel,
  • le premier ministre britannique David Cameron,
  • le président du conseil italien Matteo Renzi,
  • le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy,
  • le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker,
  • le président du Parlement européen, Martin Schulz,
  • le président du Conseil européen Donald Tusk,
  • le chef du gouvernement danois Helle Thorning-Schmidt,
  • le chef du gouvernement belge Charles Michel,
  • le chef du gouvernement néerlandais Mark Rutte,
  • le chef du gouvernement grec Antonis Samaras,
  • le chef du gouvernement portugais Pedro Passos Coelho,
  • le chef du gouvernement tchèque Bohuslav Sobotka,
  • le chef du gouvernement letton Laimdota Straujuma,
  • le chef du gouvernement bulgare Boïko Borisov,
  • le chef du gouvernement hongrois Viktor Orban,
  • le chef du gouvernement croate Zoran Milanovic,
  • le premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel,
  • le président roumain, Klaus Iohannis,
  • la première ministre danoise Helle Thorning-Schmidt,
  • la présidente de la Confédération suisse Simonetta Sommaruga,
  • le premier ministre suédois Stefan Löfven.

>> Lire le décryptage : A la marche républicaine, des dirigeants peu attachés à la liberté de la presse

D'AUTRES DIRIGEANTS DU MONDE ENTIER

  • Le ministre de la justice américain Eric Holder représentera les Etats-Unis, les rumeurs évoquant la présence d'Obama ont été démenties par l'administration américaine,
  • le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, son chef de la diplomatie, Avigdor Lieberman et son ministre de l'économie Naftali Bennett,
  • le président palestinien Mahmoud Abbas,
  • le roi de Jordanie Abdallah II et la reine Rania,
  • le ministre de la sécurité publique canadien Steven Blaney,
  • le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov,
  • la présidente du Kosovo Atifete Jahjaga,
  • le premier ministre albanais Edi Rama,
  • le premier ministre turc Ahmet Davutoglu,
  • le premier ministre géorgien Irakli Garibachvili,
  • le président ukrainien Petro Porochenko,
  • le premier ministre tunisien Mehdi Jomaa,
  • le ministre des affaires étrangères égyptien Sameh Choukry,
  • le président malien Ibrahim Boubacar Keïta,
  • le ministre des affaires étrangères des Emirats arabes unis, cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane,
  • le ministre des affaires étrangères algérien Ramtane Lamamra,
  • le président gabonais Ali Bongo,
  • le président nigérien Mahamadou Issoufou,
  • le président béninois Thomas Boni Yayi,
  • le président du Sénat australien et numéro 2 dans l'ordre protocolaire, Stephen Parry.

De nombreux autres pays ont prévu d'envoyer des représentants de leur diplomatie pour les représenter dimanche, à l'instar du Maroc ou du Brésil, représentés par leurs ambassadeurs respectifs à Paris.

Sera aussi à Paris le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg, tout comme les dirigeants d'autres institutions internationales (Organisation internationale de la francophonie, Bureau international du travail, Ligue arabe).


Le Front national s'estime exclu de la marche républicaine à Paris, mais plusieurs de ses responsables ont indiqué qu'ils manifesteraient dans les villes ou départements où ils sont élus. Marine Le Pen manifestera à Beaucaire, dans le Gard.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/11/ils-participeront-a-la-marche-republicaine-dimanche-a-paris_4553608_3224.html#PjyeR1JgfZgmmLqp.99
 
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