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21/12/2015

A QUOI SERT LE DIABLE FN... à fondre la gauche et la droite dans un chaudron nommé improprement République

..editorial par Denis SIEFFERT

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."Pour justifier son projet de fusion avec une partie de la droite, il paraît que Manuel Valls a regardé le score du Front de gauche, dont la faillite électorale démontrerait que la France n'est pas en demande de "plus de gauche".

C'est regarder le doigt quand le doigt montre la lune, comme dirait Confucius. Si la France ne demande pas "plus de gauche", elle demande "plus de justice sociale". Ce qui devrait être la même chose. Sinon, quel autre sens donner au vote FN dans le milieu ouvrier ?

Il faut lire à ce sujet l'entretien passionnant que les sociologues Stéphane Beaud et Michel Pialoux ont eu avec Christian Corouge, un ancien ouvrier de Peugeot (voir p.46). Il décrit mieux que tout discours l'abandon des quartiers, la disparition des services publics, et les conséquences humaines des destructions d'emplois.

Ce que nous avons l'habitude de ramasser sous un même vocable, trop abstrait sans doute : le "libéralisme".

Le mouvement syndical n'est pas on plus épargné. Et que dire de cet élu socialiste, parti à Paris pour y être ministre, puis à Bruxelles pour devenir le commissaire en charge de l'orthodoxie libérale; et mener une carrière autrement rentable ? Car c'est une longue histoire que celui de cet abandon.

 

Est-ce que cela va changer ? Non, évidemment. Le gouvernement est déjà en quête de nouveaux expédients qui ne font même plus illusion.

Le couple Valls-Macron va donc poursuivre son ouvrage. L'un en tentant d'officialiser la mort de la gauche, l'autre en menant à bien des réformes qui ont pour objectif de faire baisser les chiffres du chômage en précarisant un peu plus notre société. Ce n'est pas ça qui va redonner espoir aux millions de laissés-pour-compte.

Mais alors, qui le peut sans faire basculer une majorité de nos concitoyens dans l'amertume et la haine de l'autre ? On pense évidemment à la gauche de la gauche et aux écologistes.

Ici, la problématique est différente. Les intentions sont sans aucun doute vertueuses, mais ça ne suffit pas.

Les cartels d'organisations ont montré leurs limites. Rien ne se fera sans une refondation culturelle, sans l'affirmation des valeurs de gauche.

Rien sans un discours ferme et résolu sur un autre partage des richesses. Au minimum pour cela, il faut que ceux qui sont en position de donner l'impulsion acceptent la confrontation.

Sectarisme, égotisme et esprit de boutique interdits."

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ILS LIQUIDENT LA GAUCHE !

 

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"Non, tous les chats ne sont pas gris ! Non, tout le monde n'a pas un peu perdu ou un peu gagné, comme nous le suggéraient au lendemain du scrutin la plupart des commentaires. Au contraire, les élections régionales ont livré un verdict aussi clair que cruel. Si on veut bien regarder un instant ce que les politologues appellent les mouvements d'opinion, ces déplacements qui travaillent en profondeur notre société, le doute n'est pas permis. Avec près de sept millions de voix, le parti d'extrême-droite a battu un record historique.

Et la gauche, toute la gauche, écologistes compris, est passée en cinq ans de 54% à 32% des suffrages exprimés. Voilà les chiffres sur lesquels il convient de s'interroger.

EST-CE UN ECHEC ? C'est pire que cela. C'est le résultat d'un choix. Nous sommes en phase de liquidation. C'est un travail méthodique qui commence par un déni de réalité. Si l'on veut bien entendre le discours de Manuel Valls au soir du 13 décembre, qu'en retient-on ? Que sa "stratégie" a été victorieuse parce qu'elle a abouti à la défaite de la famille LE PEN dans le Nord et et Provence Côte d'Azur. C'est en effet la vérité de l'entre-deux tours. Mais quelle est la vérité de dix huit mois à la tête du gouvernement ? Et la vérité de trois années et demie d'un Président élu par la gauche ? La disparition totale de cette gauche dans deux régions qu'elle détenait depuis dix-sept ans et chargées l'une et l'autre d'une riche histoire sociale, et même "socialiste". Triste symbole.

 

Le diable frontiste, qu'il fallait à toute force repousser, aura donc servi à gommer toute différenciation politique et sociale, et à fondre la gauche et la droite dans un chaudron que le Premier ministre nomme improprement "République". Un mot psalmodié comme un mantra. C'est un peu comme le "poumon" de la Toinette dans le Malade Imaginaire : quoi que vous disiez, et quelque problème que rencontre notre pays, le Premier Ministre répond : "La République".

A vous faire prendre en grippe cette grande idée, révolutionnaire et sociale ! Mais, au fond, Manuel Valls ne fait que mener à son terme une opération que d'autres ont entreprise bien avant lui. Il veut apposer une autre étiquette sur une marchandise qui ne peut plus se prétendre socialiste. Il met en lumière le vrai problème démocratique. La politique, quelles que soient les ruses du langage, reste affaire de représentation sociale.

Si toute la classe politique, de droite ou de gauche, représente peu ou prou les mêmes intérêts, s'ils aiment tous, non pas  "l'entreprise" mais le Medef, s'ils préfèrent la finance aux salariés ou aux chômeurs, cela fait dans notre société beaucoup d'orphelins de toute représentation sociale...."

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20/12/2015

IL Y A DES FETARDES ET FETARDS parmi ces jeunes vieux

Les TAMALOU sont là... Certains dansent , d'autres contemplent... d'autres se souviennent ... Nostalgie ... Convivialité ...

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AU MENU... le velouté de cresson, les cuisses de grenouilles, le filet de loup, le médaillon de veau aux morilles, salade, fromage, profiteroles au chocolat...

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JOYEUX NOEL et MEILLEURS VOEUX 2016

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CIAO LES JEUNES ! PORTEZ VOUS BIEN !

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Et comme dirait Valérie : "MERCI POUR CE MOMENT"

Vous les verrez guincher un peu plus tard

les vidéos sont là pour témoigner de la vivacité de quelques tamalous

18/12/2015

Un vigneron relaxé

LA FRANCE QU'ON AIME

 
Éditorial Clivage La semaine La suite Le dernier hebdo Acheter le dernier hebdo Archives Abonnement Soutenez Politis
Par Christophe Kantcheff - Suivre sur twitter - 16 décembre 2015

Contre les idées qui enferment, la France qu’on aime

La France reste en effet une construction, une projection, qui peut prendre un bon comme un mauvais tour. C’est pourquoi, dans cette lutte des représentations, affirmer «  la France qu’on aime  » n’est pas anodin.

Face à l’injonction « il faut aimer la France ! », très souvent entendue durant cette année 2015 si bouleversée, combien sommes-nous à rester sur la réserve ? Quelle France est ainsi invoquée et promue ? Celle de Macron ? Celle des Le Pen ? Celle de « nos » grandes sociétés « conquérantes » qui polluent et exploitent sans vergogne des populations loin de l’Hexagone ?

Au lendemain des attentats de novembre, le drapeau tricolore a ressurgi comme emblème d’une unité nécessaire face à l’adversité meurtrière. Mais, là encore, ce drapeau aux origines révolutionnaires, synonyme de liberté pour les patriotes résistants pendant l’Occupation, symbolise tout aussi bien des idéologies beaucoup moins glorieuses, sinon honteuses, et se voit trop souvent brandi aujourd’hui à des fins d’exclusion.

La France est l’objet de multiples représentations. Il serait vain, disait l’historien Fernand Braudel, de la ramener « à un discours, à une équation, à une formule, à une image, à un mythe ». Braudel avait intitulé l’un de ses grands livres l’Identité de la France, cette expression recouvrant pour lui non une définition dont les termes seraient à jamais fixés, mais « le résultat vivant de ce que l’interminable passé a déposé patiemment par couches successives ».

Il précisait : « Une nation ne peut être qu’au prix de se chercher elle-même sans fin. »

La France, chargée mais non lestée de son passé, reste en effet une construction, une projection, qui peut prendre un bon comme un mauvais tour. C’est pourquoi, dans cette lutte des représentations, affirmer «  la France qu’on aime  » n’est pas anodin.

Celle où nous avons envie de vivre et qui est riche de promesses. Cette France-là est avant tout ouverte sur le monde. Elle est plurielle, inventive, mais aussi contemplative, elle est terre d’accueil, combative pour garantir les droits et assurer la justice sociale, en quête de cette idée toujours neuve qu’est le bonheur. Cette France-là « m’a assuré une fréquentation assidue de la beauté », dit Patrick Chamoiseau dans les pages qui suivent, écrivain dont l’œuvre magnifique encense et renouvelle la langue française. Patrick Chamoiseau a accepté d’être notre grand témoin pour ce dossier, sa présence ici a évidemment pour nous une forte valeur symbolique.

Cette « France qu’on aime », avec les femmes et les hommes qui la composent, nés ici ou ailleurs, nous l’avons établie de manière totalement subjective. Nous nous sommes seulement efforcés de rencontrer ceux qui la peuplent dans les domaines les plus divers possibles, où ils œuvrent avec l’exigence d’un réel vivre-ensemble : le sport, la cuisine, le monde associatif, les médias, les biens communs, la culture, et même les start-up. Nous en avons examiné les bases historiques avec Sophie Wahnich et avons recueilli le témoignage de l’historienne américaine Joan Scott, spécialiste des questions de genre, qui parle ici de sa relation personnelle avec notre pays.

Cette « France qu’on aime » est évidemment une France en partage : nous espérons que nos lecteurs s’y retrouveront également et qu’ils auront à cœur de l’habiter avec nous.

Nota Bene :

Photo : JEAN-SEBASTIEN EVRARD/AFP

 
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