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21/06/2014

HABAS EN FETE

Je suis épuisée ... HABAS n'arrête pas de faire la fête avec les associations... Qui dit mieux ?

On s'inquiétait pour nous.. "vous partez dans le trou du cul du monde !" "Vous allez vous ennuyer", etc. etc.

"On connaît des retraités qui sont revenus"...

Ils se sont vite aperçus, -avec satisfaction- que leur imagination en avait pris un sacré coup et que le coup au moral ce n'est pas nous qui l'avons, c'est eux... Venez vivre à la campagne par cheu nous et vous verrez ben ce qu'il en est... YES I CAN quand on veut bien s'intégrer avec les locaux qui en ont à nous apprendre.

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*

J'attends les juillettistes pour faire la fête avec moi... N'est-ce pas les filles ?

 

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Je vais devoir  recharger les batteries

*

Ce sont les jeunes de LA CLASSE

qui m'ont remis ce programme à l'occasion de leur petit tour "à la campagne"

pour gonfler leur cagnotte festive avec la vente des Pastis landais

Un échange de bons procédés

****

 

ON VOUS ATTEND NOMBREUX

 

 

 

03/06/2014

NADAU A LA FETE DES PINS

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01/06/2014

LES BEAUX DIMANCHES ET BEAU PARLEUR

Avec mes amis retrouvés récemment sur facebook

Christine et Georges FABRE.

 

le trio pas pour l'instant,compagnie beau parleur,nimes,beaux dimanches,musique

Un réel plaisir de les revoir, après tant d'années de silence,  heureux, à NIMES.

Une professeur des écoles nous avait quittés à MITRY-MORY et je découvre

deux artistes

au chant, à la guitare

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Et le duo s'est agrandi. Le "piano du pauvre" a rejoint Christine et Georges

avec Sarah

Et le trio s'est baptisé "PAS POUR L'INSTANT"

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"Pas pour l'instant", quoi ?

Je n'en ai aucune idée mais sûr que ça va venir !!

 

"PAS POUR L'INSTANT"

 

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le trio "Pas pour l'Instant..." fait découvrir des chansons françaises

actuelles ou du patrimoine n'ayant pas la faveur des médias, chansons porteuses de problématiques sociales ou politiques tout en voyageant vers la chanson douce, la poésie amoureuse.

Ce sont les deux voix mêlées enroulées chaudement dans les volutes inventives de l'accordéon diatonique, qui emportent le spectateur vers l'émotion que ce trio sait si bien transmettre.


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ON PEUT LES VOIR, les ENTENDRE là...

 QUELLE RICHE IDEE de BEAU PARLEUR

DE FAIRE LES BEAUX DIMANCHES à NIMES

et C'EST GRATUIT !

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Une fois par mois.
Ce rendez-vous mensuel instauré depuis 8 ans est l’occasion de rencontres intergénérationnelles et interculturelles.

« Les Beaux Dimanches ! »

se déroulent le 1er dimanche de chaque mois
de 15 H à 18H à l’Entr’aide Gardoise (29 rue Richelieu à Nîmes).


La Cie Beau Parleur représentée par les membres du conseil d’administration de l’association, les comédiens(diennes) et Jean François Homo présente des séquences théâtrales inter-actives.


Puis nous accueillons des d’artistes professionnels de la région (chansons – théâtre – danse - conte - cirque).


Enfin, chaque mois, nous lisons les témoignages et les souvenirs que nos fidèles visiteurs nous confient.


Chacun de ces après midi se conclut par un goûter offert à tous. Moment convivial et propice aux échanges.


A noter : les « Beaux Dimanches ! » sont gratuits !…

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Le trio PAS POUR L'INSTANT est là AUSSI

le trio pas pour l'instant,compagnie beau parleur,nimes,beaux dimanches,musique

Hommage aux femmes...soirée du 15 mars librairie Diderot: Sarah Malclès au diatonique, Georges Fabre à la guitare, Christine Fabre au chant....." Elle et Lui" de Allain Leprest. à Nîmes.

 

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29/05/2014

Merci petit Jésus

Bande de mécréants, je vais vous l'apprendre ou vous le rappeler

Si vous avez grasse matinée aujourd'hui, c'est grâce à qui ?

Qu'est-ce qu'on dit ?

Merci petit Jésus

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De saintes lectures dans la bibliothèque de Mamie Rika

***

Evangile selon S. Marc -

En ce temps-là, Jésus apparut aux onze Apôtres pendant qu'ils étaient à table, et leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur coeur qui les avaient empêchés de croire à ceux qui l'avaient vu ressuscité.

Puis il leur dit : Allez dans tout l'univers ; prêchez l'Evangile à toute créature. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les prodiges qui accompagneront ceux qui auront cru ; ils chasseront les démons en mon nom ; ils parleront de nouvelles langues ; ils manieront les serpents et, s'ils boivent quelque poison mortel, ils n'en éprouveront aucun mal ; ils imposeront les mains sur les malades, et les malades seront guéris.

Après leur avoir ainsi parlé, le Seigneur Jésus s'éleva dans le ciel, où il est assis à la droite de Dieu.

Pour eux, ils allèrent prêcher partout, et le Seigneur, agissant avec eux, confirmait leur parole par les miracles dont elle était accompagnée.

***

"Manier des serpents ? Brrr !!!" Je suis une fille perdue, condamnée.

La tradition veut que le Sauveur soit monté au ciel le quarantième jour après sa résurrection, un jeudi vers l'heure de midi. Le lieu où il disparut aux yeux de ses disciples, était sur le sommet du mont des Oliviers ; et plusieurs anciens assurent qu'on y voyait les vestiges de ses pieds, marqués à la même place d'où il était monté. Les fidèles, pendant plusieurs siècles, ont été en pélerinage pour vénérer ces vestiges sacrés. Eusèbe assure que lorsque l'impératrice Sainte Hélène fit bâtir un temple à cet endroit, on ne put jamais paver le lieu où les pieds du Sauveur étaient imprimés.

Les Apôtres et les Disciples étant de retour à Jérusalem, se réunirent dans le Cénacle avec Marie, mère de Jésus, pour y rester en prière jusqu'au jour de la Pentecôte, ainsi que le Sauveur le leur avait ordonné.

***

 Que s'est-il passé avant cela ?

... Après avoir descendu le corps de Jésus, ils l'enveloppèrent dans le linceul blanc, parfumé d'aromates, selon la manière d'ensevelir en usage chez les Juifs. Or il y avait, au lieu où il avait été crucifié, un jardin dans lequel se trouvait un sépulcre tout neuf, taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis : ils y déposèrent Jésus ; puis, ayant roulé une grand pierre à l'entrée du sépulcre, ils se retirèrent...

... Le lendemain qui était le jour du sabbat, les princes des prêtres et les Pharisiens vinrent ensemble trouver Pilate, et lui dirent : Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, lorsqu'il était encore en vie : "Après trois jours, je ressusciterai". Commandez donc que son sépulcre soit gardé jusqu'au troisième jour, de peur que ses Disciples ne viennent le dérober, et ne disent au peuple : il est ressuscité d'entre les morts...Pilate leur répondit : Vous avez une garde ; allez, faites-le garder comme vous l'entendrez. Ils s'en allèrent donc, et pour s'assurer du sépulcre, ils en scellèrent la pierre et y mirent des gardes.

... Pendant tout  le jour du sabbat, les saintes femmes et les Disciples de Jésus-Christ demeurèrent en repos, selon la loi : mais sur le soir, aussitôt que la fête fut passée, Marie Madeleine, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates, pour venir embaumer de nouveau le corps de Jésus.

Ainsi donc, le lendemain, de très grand matin et même avant le jour, elles allèrent au tombeau, portant ce qu'elles avaient préparé la veille.

... Pendant cet intervalle, un grand tremblement de terre avait eu lieu aux environs du tombeau : le Sauveur en était sorti vivant, glorieux et triomphant. En même temps un Ange descendu du ciel avait renversé la pierre qui fermait le sépulcre, et s'était assis dessus. Son visage était brillant comme un éclair, et ses habits blancs comme la neige. Les soldats en furent si effrayés, que d'abord ils demeurèrent comme morts, puis ils prirent la fuite, et allèrent rapporter aux princes des prêtres ce qu'ils avaient vu. En même temps plusieurs tombeaux s'ouvrirent et grand nombre de corps de Saints ressuscitèrent et, étant entrés dans Jérusalem, ils apparurent à diverses personnes.

... Cependant les saintes femmes, s'avançant toujours, approchaient du sépulcre de Jésus Christ ; et elles se disaient l'une à l'autre : qui nous ôtera la pierre qui est à l'entrée du monument ? Car cette pierre était fort grosse et fort pesante. Enfin, elles y arrivèrent, le soleil étant déjà levé, et elles virent la pierre ôtée, et le sépulcre ouvert ; y étant entrées, elles ne trouvèrent point le corps de Jésus....

... Les saintes femmes, qui d'abord avaient vu des Anges au tombeau, s'en étaient un peu écartées ; mais, en y revenant, elles eurent le bonheur de voir Jésus ; elles se jetèrent à ses pieds et l'adorèrent. ... Ces femmes vinrent à Jérusalem et racontèrent toutes ces choses. Mais les apôtres les regardèrent comme des visionnaires, et ne les crurent point.

... Les prêtres, prévoyant les conséquences de cette affaire, si elle était divulguée, s'assemblèrent, et résolurent de donner aux soldats une grande somme d'argent ; et ils leur dirent : Dites que pendant que vous dormiez, les Disciples de cet homme sont venus au milieu de la nuit, et ont enlevé son corps. Et si cela vient à la connaissance du gouverneur, nous ferons si bien, qu'il nous croira, et nous vous mettrons à couvert.

Les soldats reçurent donc de l'argent, et répandirent le bruit que le corps de Jésus avait été volé par ses disciples ; et c'est encore aujourd'hui la créance des Juifs.

****

On y croit, on n'y croit pas

Celui qui croit ira au Paradis... Celui qui ne croit pas ira en Enfer !

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 Et si le bonheur c'était là, maintenant, tout de suite sur terre

Mais les prières ne suffisent pas, il faut retrousser ses manches

 "Croix de bois, croix de fer, si je mens j'irai en Enfer"

 

 

"les maux des hommes sont entre les mains des hommes eux-mêmes"

Bertolt BRECHT

25/05/2014

L'ANALPHABETE POLITIQUE de Bertolt Brecht

A ceux qui pensent qu'on n'y peut rien, BRECHT répond que  

les maux des hommes sont entre les mains des hommes eux-mêmes,

c'est-à-dire que le monde est maniable.

*

*

 

« Nos défaites d’aujourd’hui ne prouvent rien, si ce n’est que nous sommes trop peu dans la lutte contre l’infamie, et de ceux qui nous regardent en spectateurs, nous attendons qu’au moins, ils aient honte. »

 

«On parle souvent de la violence du fleuve mais on ne dit rien de la violence des rives qui l’enserrent».

 

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Né le 10 février 1898 à Augsbourg., Bertolt Brecht meurt le 14 août 1956 à Berlin.

 ***

*

Pour BRECHT, l'art peut et doit intervenir dans l'Histoire ; il doit aujourd'hui concourir aux mêmes tâches que les sciences, dont il est solidaire ; qu'il nous faut désormais un art de l'explication, et non plus seulement un art de l'expression ; que le théâtre doit aider résolument l'Histoire... (Roland Barthès)

 

Lorsqu'en 1954 la troupe du Berliner Ensemble présente pour la première fois à Paris les spectacles de Bertolt Brecht, il n'y a qu'une semaine de représentations et le public est assez peu nombreux. Mais le choc que ces spectacles produisent sur des critiques comme Bernard Dort ou Roland Barthes suscite du jour au lendemain un formidable engouement pour l'œuvre et la théorie du dramaturge allemand qui va influencer de façon décisive le théâtre français jusqu'à nos jours.

L'importance majeure et la singularité de Brecht tiennent au fait qu'il est le seul dramaturge de l'après Seconde Guerre mondiale à avoir entrepris de réformer l'art du théâtre sur un plan simultanément esthétique et politique, et à n'avoir jamais dissocié l'art de la pensée, ne focalisant pas son attention sur la seule théorie de l'art.

Brecht considère que la mission du théâtre est d'analyser les conflits sociaux. Il va donc à son tour travailler à élaborer un théâtre politique et didactique qui, sans aucunement renoncer au plaisir de la représentation ni au jeu des émotions, traite résolument les grandes problématiques de son époque et fasse appel à l'esprit critique du spectateur. Pour y parvenir, il propose de réintroduire la narration et les commentaires dans le genre dramatique, et de réformer le jeu de l'acteur.

La révélation brechtienne est triple : fait rare dans l'histoire du théâtre, Brecht est à la fois un grand metteur en scène, un très grand auteur, et il vient au théâtre avec une philosophie issue de sa lecture attentive de Marx et de Hegel. Il apporte ainsi une réponse inespérée aux metteurs en scène qui débutent dans les années soixante et qui cherchent une alternative à l'esthétique du Cartel et du TNP de Jean Vilar.

 

 

Quelques citations de BRECHT - Extraits de ses pièces de théâtre

Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu.
 
Qui est le plus grand criminel : celui qui
vole une banque ou celui qui en fonde une ?
 
Qui ne connaît la vérité n'est qu'un imbécile. Mais qui, la connaissant, la nomme mensonge, celui-là est un criminel!

Là où règne la violence, il n'est de recours qu'en la violence ; là où se trouvent les hommes, seuls les hommes peuvent porter secours"

La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds.

L'argent pue, retiens ça.
 
L'homme est bon, mais le veau est meilleur

Il n'est pas important de sortir le premier, ce qui importe, c'est d'en sortir vivant

 Ce ne sont quand même pas des loups, mais des hommes, et ils aiment l'argent. La vénalité est aux hommes ce que la charité est au Bon Dieu.


Il faut chasser la bêtise parce qu'elle rend bête ceux qui la rencontrent.

L'avenir de l'humanité n'a d'intérêt que vu d'en bas.

(Extrait de la revue Europe)

Ne dites jamais : "c'est naturel" afin que rien ne passe pour immuable.

 

 ****

Je ne suis certes pas opposé à ce que, au théâtre, la réalité se pare d'un bel éclat. Mais ni les acteurs ni les spectateurs ne devraient oublier que cet enchantement et cet éclat magique doivent servir à dévoiler et à éclairer la réalité du monde.

Bertolt Brecht


(Propos rapportés par Ernst Schumacher dans Er wird bleiben in Neue deutsche
Literatur, oct. 1956)

***

Mère courage.

Bertold Brecht y démontre que si la guerre ruine, tout en enrichissant quelques-uns, elle finira cependant par détruire, même ceux qui s’en croyaient bénéficiaires. Tout le long de la guerre de trente ans, nous voyons une cantinière suivre les armées. La guerre la nourrira, lui permettra d’élever ses enfants, lui accordera une généreuse prospérité, puis sournoisement, cruellement lui arrachera tout. Ses enfants l’un après autre, ses biens, son bonheur. Elle se retrouvera seule, vieillie, ruinée. En France, pour tout amateur de théâtre, qui dit Mère courage, dit Germaine Montero.

Brecht a redonné vie, à l'orée de la deuxième Guerre Mondiale, à une figure de la littérature populaire allemande, la vagabonde Courage, qui avait traversé la Guerre de Trente Ans (1618-1648). A travers le destin de cette femme du peuple, s'engage une réflexion sur les raisons de la guerre, sur l'insoutenable processus de recommencement auquel les conflits soumettent les populations, sur le courage des mères que la guerre pourtant s'applique à transformer en " hyènes "… des mères que l'on retrouve dans toutes les batailles, de tous les temps, cherchant à protéger leurs enfants mais aussi à survivre coûte que coûte. Depuis le surnom d'Anna Fierling a fait le tour du monde pour désigner, quelle que soit la situation de conflit, ces femmes divisées.

 

L'Opéra de quat' sous

permet bien sûr à Brecht d'éclairer l'alliance entre la pègre et les classes dominantes et de poursuivre sa critique de la bourgeoisie, notamment en montrant que la pègre a fait siennes les valeurs bourgeoises. Mais elle est surtout pour lui l'occasion de montrer l'univers des mendiants. Elle le fait de façon complexe et détournée puisque les mendiants de la pièce sont de faux mendiants déguisés à la solde de Peachum, et qui interpellent les vrais. Pour Brecht, « chaque mendiant est le monstre d'un mendiant. Le spectateur doit s'effrayer de la responsabilité qu'il porte dans cette pauvreté, cette misère. »

***

*

 

ANTIGONE de SOPHOCLE

Brecht, écrit Antigone ou adapte Antigone de Sophocle, en pensant, exclusivement à Hitler, en pensant à l’actualité de son temps, c’est-à-dire justement, à un tyran qui porte la guerre à l'extérieur ; une guerre impérialiste qui vise à la rapine comme dit Brecht, c’est-à-dire une guerre économique.

Brecht cherche en effet à analyser, à travers les personnages de Sophocle, l'attitude des Allemands sous le IIIe Reich : la résistance de gens ordinaires qui, comme Antigone, y sont poussés par les usages et les circonstances, ou la spirale de la tyrannie où sombrent les détenteurs du pouvoir.

 

 

 MAITRE PUNTILA

La pièce de Brecht, Maître Puntila et son valet Matti, a fait l'objet de quatre versions différentes. La première date de 1940, mais la version connue aujourd'hui, la seule publiée, n'apparaît que dix ans après. Brecht a lui-même précisé l'origine de cette œuvre, inspirée des récits et du texte d'un écrivain finlandais, Hella Wuolijoki, que Brecht rencontra en Finlande pendant son exil. C'est en effet une anecdote rapportée par Wuolijoki qui forme le point de départ de la fable : dans les années vingt, un de ses oncles au cours d'une nuit d'ivresse s'était procuré de l'alcool légal chez un vétérinaire après une équipée en voiture. Brecht se montra enthousiasmé par le thème du paysan ivre, et reprit dans sa pièce la description de la course à l'alcool, tout en modifiant le personnage de Puntila pour approfondir l'idée de la division de son être

Créée au Schauspielhaus de Zurich en juin 1948, Maître Puntila et son valet Matti est montée par Georges Wilson en 1964, au Théâtre National Populaire qu'il dirige depuis 1963. Georges Wilson interprète Puntila, Charles Denner le valet Matti, Judith Magre joue Eva. L'extrait montré dans le document est tiré de la première scène de la pièce, intitulée « Puntila trouve un homme ». Il s'agit de la rencontre, paradoxale, entre Puntila et son chauffeur, puisque celui-ci vient le voir pour lui réclamer ses gages et quitter ce maître irrespectueux du travail et de la personne des autres. Or ce n'est qu'au terme des douze tableaux de la pièce qu'il parviendra en effet à reprendre sa liberté. Car Matti découvre en Puntila une personnalité à double facette. Homme généreux lorsqu'il est ivre, capable d'ouvrir son cœur et sa bourse, il redevient quand il est sobre le gros propriétaire terrien campé sur ses intérêts, prêt à balayer d'un revers de main cette humanité inférieure qu'il considère du haut de sa montagne dans l'avant-dernier tableau.

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 Chef minable d une bande de gangsters du Bronx, Arturo Ui parvient à s imposer par la terreur comme « protecteur » du trust du chou-fleur à Chicago. Il réduit au silence un politicien corrompu, Hindsborough, fait éliminer par Gori et Gobbola, ses séides, un homme de main à lui, assassine le patron du trust des légumes de Cicero, la ville voisine, et séduit la veuve de celui-ci, quasiment sur le cercueil de la victime. Le résultat est que l on vote partout pour lui, tant à Cicero qu à Chicago. D autres crimes et d autres conquêtes suivront. Rien n arrêtera Arturo Ui, hormis les peuples, qui finiront par en avoir raison. « Mais il ne faut pas nous chanter victoire, il est encore trop tôt : le ventre est encore fécond, d où a surgi la bête immonde. »

 Arturo Ui est ainsi devenu le symbole de l'aventurier politique cynique et violent, prêt à tout pour parvenir à ses fins.

 

 

 
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