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16/01/2019

ON EN PARLE ...

14/01/2019

ah lala BENALLA

Benalla : cette affaire d’Etat que l’on cache aux Français

Benalla : cette affaire d’Etat que l’on cache aux Français© GONZALO FUENTES Source: Reuters
Alexandre Benalla lors de son audition au Sénat le 19 septembre 2018.
 

 

Etat de droit bafoué, car ce deuxième épisode nous apprend non seulement que Benalla fait du business en se servant de passeports diplomatiques délivrés par le ministère des Affaires étrangères (MAE) sur les instructions de l’Elysée et en usurpant une qualité de conseiller qu’il a pourtant perdue au printemps. Mais mieux encore, on apprend qu’en dépit de la demande de restitution du MAE, les passeports diplomatiques ont été remis avec d’autres documents officiels par des proches conseillers de Macron à côté de l’Elysée, avec l’instruction «d’en faire bon usage».

Cerise sur le gâteau, on apprend, de la bouche de ce même Benalla, qu’il conseille encore officieusement Macron et des proches collaborateurs sur la crise des Gilets jaunes ou sur des questions de sécurité… Il ne faut pas s’étonner que notre pays soit tombé dans la «chienlit», comme le disait le Général !

Quels sont les liens réels avec Emmanuel Macron et les secrets que détient Benalla pour bénéficier de tels passe-droits, tout en étant pourtant sous les feux médiatiques et judiciaires ? N’importe quel citoyen ferait profil bas… pas lui, comme s’il ne craignait personne, persuadé que le système macroniste couvrira toutes ses frasques…

A-t-on déjà vu un porteur de valises ou bodyguard à la petite semaine, faire du business avec le président tchadien et d’autres chefs d’Etat ?

Par ailleurs, on se souvient de monsieur Castaner, qui nous expliquait ne pas vraiment connaître monsieur Benalla et que celui-ci n’était qu’«un porteur de valises»… A-t-on déjà vu porteur de valises, ou bodyguard à la petite semaine, faire du business avec le président tchadien et d’autres chefs d’Etat ?

Comment un simple agent de sécurité, pourtant appelé chef de cabinet adjoint par l’Elysée à l’époque, peut-il rebondir aussi vite dans le business, très fermé, de la sécurité des chefs d’Etat ?

Monsieur Castaner, tout comme son maître à penser, s’est encore une fois moqué de nous, tout comme il avait sans doute oublié qu’il avait embauché la femme de Benalla à La République en marche, et que celle-ci continuait d’y exercer après le mois de mai…

Nous ne sommes qu’au début de l’affaire Benalla, et il y a fort à parier qu’il y aura un acte 3 qui pourrait être fatal à notre président startuper tant les mensonges d’Etat s’accumulent. Jupiter descendu de l’Olympe par un «simple porteur de valises», qui l’eût cru !

 

Lire aussi : Révélation : la compagne de Benalla était salariée par LREM et l'aurait caché aux enquêteurs

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

PETITION : AMNISTIE POUR LES GILETS JAUNES

 

Ils n’étaient pas venus à Paris, Bordeaux, Toulouse, et tant d’autres villes, pour en découdre avec les forces de l’ordre. Ils étaient venus pour défendre leurs vies menacées, dégradées par la précarité, mises en joue par un pouvoir prêt à faire les poches de leurs parents retraités comme de leurs enfants étudiants, afin de valoriser le patrimoine financier des plus riches. Ils étaient venus pour protéger leurs droits fondamentaux, et aussi une certaine conception de la justice sociale, qui a longtemps fait l’honneur de la France.

La stratégie de la tension, délibérément choisie par le pouvoir, ne leur a pas laissé la chance d’une protestation pacifique. Gazage, nassage et brimades en tout genre, puis au fil des semaines, matraquages, tirs de flashballs et grenades mutilantes, pour la première fois de leur existence, beaucoup de « Gilets jaunes » ont été confrontés à des brutalités policières indignes d'une démocratie, que des organisations comme Amnesty international ont elles-mêmes dénoncées.

On ne compte désormais plus le nombre de manifestants, au casier vierge, mis en garde à vue, condamnés en comparution immédiate, ou aujourd’hui en instance de jugement. Certains connaîtront la prison, qui détruit, qui humilie. D’autres ne retrouveront jamais d’emploi. Un grand nombre d’entre eux verront leurs vies brisées à jamais. Nous ne pouvons accepter qu’une protestation contre une politique massivement rejetée par la population détruise ainsi des êtres pris pour boucs émissaires. Nous ne pouvons accepter qu’un pouvoir, qui a sciemment fait le choix de la confrontation, se serve d’eux pour intimider tout un peuple. Nous ne pouvons accepter l’idée d’une vengeance d’Etat.

C’est pourquoi nous appelons le Président de la République, Emmanuel Macron, et son Premier Ministre, Edouard Philippe, à mettre à l’ordre du jour une loi d’amnistie en faveur des hommes et des femmes aujourd’hui persécutés, mis en examen, ou détenus pour avoir participé à ce mouvement social d’ampleur historique. C’est pourquoi nous appelons dès aujourd’hui à l’arrêt des procédures en cours, à l’effacement des peines prononcées, et à ce qu’une réponse enfin politique, et pas seulement sécuritaire et judiciaire, soit donnée aux événements hors du commun que la France est en train de vivre.

Une telle amnistie est prévue par l’article 133-9 du Code pénal et légitimée par la tradition française, de nombreuses lois d’amnistie ayant ainsi été votées depuis le début de la 5ème République, notamment dans le cadre d’activités protestataires.

Un tel geste serait seul en mesure de commencer à rendre au pays l’apaisement qu’il ne saurait retrouver sur fond de persécutions pour l’exemple. « Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies », disiez-vous Monsieur le Président, le 10 décembre 2018. Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies tant que nos concitoyens n’auront pas pleinement retrouvé la leur.

LES PREMIERS SIGNATAIRES

ERS SIGNATAIRES

  • Isabelle Alonso (militante féministe, romancière)
  • Alain Badiou (philosophe)
  • François Bégaudeau (écrivain)
  • Juan Branco (avocat)
  • Stéphane Brizé (réalisateur)
  • Mathieu Burnel (ex-inculpé dans l’affaire Tarnac)
  • Annick Coupé (secrétaire générale d’Attac)
  • Eric Drouet (gilet jaune)
  • Annie Ernaux (écrivain)
  • Gérard Filoche (membre de la CGT, Attac, fondation Copernic)
  • Bernard Friot (sociologue et économiste)
  • Thomas Guénolé (politologue)
  • Eric Hazan (éditeur)
  • Anasse Kazib (délégué Sud Rail)
  • Zoé Konstantopoulou (avocate, ex-présidente du parlement grec)
  • David Koubbi (avocat)
  • Mourad Laffitte (réalisateur)
  • Aude Lancelin (directrice de publication Le Média)
  • Franck Lepage (éducateur populaire)
  • David Libeskind (avocat, collectif « robe noire et gilet jaune »)
  • Henri Maler (fondateur d’Acrimed)
  • Jean-Claude Michéa (philosophe)
  • Gérard Mordillat (réalisateur)
  • Maxime Nicolle (gilet jaune)
  • Gérard Noiriel (historien)
  • Osons causer (YouTuber)
  • Gilles Perret (réalisateur)
  • Thomas Portes (PCF, syndicaliste CGT-cheminots)
  • Bernard Stiegler (philosophe)
  • Assa Traoré (comité Adama)
  • Eric Vuillard (écrivain)
  • Joseph Andras (écrivain)
  • Fabien Archambault (historien)
  • Dorian Astor (philosophe)
  • Marc Belissa (historien)
  • Yves Bernanos (réalisateur)
  • Olivier Berruyer (fondateur du blog « Les Crises »)
  • Olivier Besancenot (porte-parole du NPA, facteur)
  • Alain Bihr (professeur émérite de sociologie)
  • Laurent Binet (écrivain)
  • Irène Bonnaud (metteuse en scène, traductrice)
  • Véronique Bontemps (anthropologue, CNRS)
  • Yannick Bosc (historien)
  • Alain Boscus (historien)
  • Youcef Brakni (comité Adama)
  • Gérard Bras (philosophe)
  • Mathieu Brunet (enseignant chercheur)
  • Gael Brustier (écrivain)
  • Emmanuel Burdeau (critique de cinéma)
  • Pascal Buresi (historien, CNRS)
  • Vanessa Caru (historienne, CNRS)
  • Martial Cavatz (enseignant)
  • Vincent Cespedes (philosophe)
  • Alexis Charansonnet (historien)
  • Yves Cohen (historien)
  • Francis Combes (poète, éditeur)
  • Mirabelle Cruells Thouvenot (attachée territoriale)
  • François Cusset (écrivain)
  • Sonia Dayan-Herzbrun (sociologue)
  • Laurence De Cock (historienne, fondation Copernic)
  • Christine Delphy (sociologue, CNRS)
  • Martine Derrier (spectacle vivant)
  • Dany-Robert Dufour (philosophe)
  • François Dumasy (historien)
  • Bertrand Dumenieu (ingénieur)
  • Mireille Fanon-Mendès-France (ancienne experte de l'ONU)
  • Pascale Fautrier (écrivaine)
  • Christian Ferrié (enseignant)
  • Geneviève Fraisse (CNRS)
  • Bruno Gaccio (scénariste et producteur)
  • Fanny Gallot (historienne)
  • Susan George (présidente d’ATTAC)
  • Laurence Giavarini (universitaire)
  • Boris Gobille (sciences politiques)
  • François Godicheau (historien)
  • Maurizio Gribaudi (historien)
  • Nacira Guénif (sociologue)
  • Pierre Guéry (auteur)
  • André Gunthert (historien)
  • Elie Haddad (historien, CNRS)
  • Florence Johsua (politiste)
  • Leslie Kaplan (écrivaine)
  • Sam Karmann (acteur)
  • Pierre Khalfa (syndicaliste)
  • Stéphane Kipfer (politiste, géographe, Toronto)
  • Isabelle Krzywkowski (universitaire, SNESUP-FSU)
  • Jérôme Lamy (historien)
  • Dany Lang (économiste)
  • Mathieu Larnaudie (écrivain)
  • Olivier Le Cour Grandmaison (universitaire)
  • Gildas Le Dem (journaliste)
  • Frédéric Lebaron (sociologue)
  • Marie-Thérèse Lenoir (MRAP migrations)
  • François Lescure (mathématicien)
  • Michel Letté (historien)
  • Ivan Marin (mathématicien)
  • Céline Martin (historienne)
  • Marion Messina (écrivain)
  • Régis Meyran (chercheur en sciences sociales, journaliste)
  • René Monzat (auteur, réalisateur)
  • Dominique Natanson (union française des juifs pour la paix)
  • Heitor O'Dwyer de Macedo (psychanalyste)
  • Ugo Palheta (sociologue)
  • Willy Pelletier (sociologue, fondation Copernic)
  • Roland Pfefferkorn (sociologue)
  • Emmanuelle Posse (professeur de philosophie, mère d'un gilet jaune condamné)
  • Raphaël Pradeau (porte-parole d'ATTAC)
  • Olivier Rabourdin (acteur)
  • Jacques Rancière (philosophe)
  • Eugenio Renzi (critique de cinéma, professeur de philosophie)
  • Fabrice Riceputi (historien)
  • Michèle Riot-Sarcey (historienne)
  • Laurent Ripart (historien)
  • Juliette Rousseau (militante, autrice)
  • Arnaud Saint-Martin (citoyen)
  • Catherine Samary (économiste)
  • Benoît Schneckenburger (agrégé de philosophie)
  • Todd Shepard (historien)
  • Patrick Simon (revue Mouvements)
  • Danielle Simonnet (conseillère de Paris)
  • Yves Sintomer (sciences politiques)
  • Eyal Sivan (cinéaste)
  • Arnaud Skornicki (politiste)
  • Joy Sorman (écrivain)
  • Catherine Stern (PCF - 28 Migrations)
  • Federico Tarragoni (sociologue)
  • Julien Théry (historien)
  • Enzo Traverso (historien)
  • Yves Vargas (professeur de philosophie)
  • Eleni Varikas (professeur de théorie politique)
  • Nicolas Vieillescazes (éditeur)
  • Xavier Vigna (historien)
  • Julien Vincent (historien)
  • Fabrice Virgili (historien)
  • Louis Weber (éditeur)
  • Hela Yousfi (universitaire)
  • Sophie Zafari (syndicaliste)
  • Jean-Claude Zancarini (italianiste)
  • Michelle Zancarini-Fournel (historienne)

 

 

«Le peuple peut débattre, Jupiter tranchera» : l’opposition charge Macron sur sa lettre aux Français

La lettre d’Emmanuel Macron supposée poser le cadre du grand débat national promis par le chef de l'Etat a été rendue publique. Aussitôt dévoilée, elle a suscité les vives critiques de l’opposition, qui juge l'initiative inutile et insuffisante.

Le chef de l’Etat a adressé le soir du 13 janvier, avec un peu d’avance, sa lettre aux Français alors que la mobilisation des Gilets jaunes connaît un regain depuis le début de l’année 2019. Cette initiative est censée précéder le grand débat national promis par Emmanuel Macron, qui doit débuter le 15 janvier. Et tout comme le grand débat, qui fait face aux critiques avant même son coup d'envoi, le contenu de la lettre présidentielle n'a pas fait l’unanimité au sein de la classe politique. Nombre de ses représentants, de droite comme de gauche, ont fustigé la démarche du locataire de l’Elysée tant sur la forme que sur le fond.

Lire aussi : L'expression «Gilets jaunes» désespérément absente de la lettre d'Emmanuel Macron aux Français

L'opposition de gauche ne mâche pas ses mots 

Le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a publié une longue déclaration sur sa page Facebook, intitulée Le coup du grand débat, dans laquelle il explique que la démarche du président de la République «confirme l’incompréhension de Macron sur la nature du moment politique en cours». «Imagine-t-on Mai 1968 se terminant dans un colloque décentralisé de cette sorte ?», ajoute le député de Marseille. Sur le fond du texte, il déclare : «Cette lettre sera un flop. Bavarde, sans angle qui souligne les enjeux politique, elle faufile son discours entre les sujets qu’elle aborde de façon erratique. La demande de clarté et de sincérité qui monte du pays se dilue ici dans une dissertation laborieuse et chafouine.»

Jean-Luc Mélenchon
 
@JLMelenchon
 
 

Le grand débat ? Une grande diversion. On refait le débat de la présidentielle mais le gouvernement fixe les conclusions. Rappel : après le « Débat » DOM-TOM et celui sur l'Europe, aucun résultat. La France de est-elle vouée aux bavardages ?

 
 
 

Le député insoumis Eric Coquerel a regretté un débat qui ne permettra pas de revenir sur les principales trajectoires économiques prises par l’exécutif. Si Emmanuel Macron a en effet fait savoir qu’il n’y aurait «pas de question interdite» lors du grand débat, il a prévenu que le gouvernement ne reviendrait pas sur les mesures fiscales déjà adoptées. «Le peuple peut débattre, Jupiter tranchera. Hors sol», s’est insurgé l’élu de Seine-Saint-Denis.

Eric Coquerel
 
@ericcoquerel
 
 

Pas de question interdite mais pas touche aux mesures économiques et fiscales.Pour le reste les questions énumérées par @EmmanuelMacron renseignent sur les décisions qu’il annoncera seul. Le peuple peut débattre,Jupiter tranchera. Hors sol

 
 
 
 
 

Même tonalité du côté de Ian Brossat. Pour l’adjoint communiste au logement à la Ville de Paris, Emmanuel Macron «balaye d’un revers de la main le possible rétablissement de l'ISF». Une revendication qui est, selon lui, «soutenue par 77% des Français».

Ian Brossat
 
@IanBrossat
 
 

"Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises (...) afin d’encourager l’investissement."
En une phrase, balaye d'un revers de main le possible rétablissement de l'ISF, revendication pourtant soutenue par 77% des Français.

 
 

Toujours à gauche, Benoît Hamon n’est pas plus tendre avec Emmanuel Macron. Le chef de file de Génération-s a notamment dénoncé l’absence d’un débat sur «le rôle du président de la République».

Benoît Hamon
 
@benoithamon
 
 

La lettre d'@EmmanuelMacron est explicite. On ne bougera pas la répartition des richesses et il faut continuer à réduire la dépense publique. En matière de démocratie, tous les sujets sont ouverts à la discussion sauf le rôle du Président de la République. Faible et prévisible.

 
 
 
 

Une lettre illisible selon la droite et le RN

A droite, chez Les Républicains (LR), le député Eric Ciotti a dénoncé «une lettre creuse qui n’apporte aucune solution concrète à la colère populaire», tandis que Jean Leonetti, premier vice-président et vice-président délégué du parti, a regretté «des sujets tabous», «des questions orientées» et «une ligne politique maintenue».

Eric Ciotti
 
@ECiotti
 
 

Comme toujours avec @EmmanuelMacron beaucoup de suspens pour pas grand chose. Une lettre creuse qui n’apporte aucune solution concrète à la colère populaire. Les Français ne veulent pas des questions mais des solutions https://www.lepoint.fr/tiny/1-2285444 

 
 
 

 

 

 

Jean Leonetti
 
@JeanLeonetti
 
 

La d’@EmmanuelMacron pour le face aux :
Des sujets tabous
Des questions orientées
Une ligne politique maintenue
Les maires en première ligne
Le flou sur le recueil et l’utilisation des résultats
Tous les ingrédients pour un espoir déçu

 
 
 

 

 

De son côté, le leader de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a exhorté Emmanuel Macron à cesser son «bla-bla».

N. Dupont-Aignan
 
@dupontaignan
 
 

Avec sa , @EmmanuelMacron ne cherche qu'à gagner du temps.

Le seul c'est un sur des décisions concrètes. Assez de bla-bla !

 
 
 

Interrogé par France 3, l'eurodéputé du Rassemblement national (RN) Nicolas Bay a jugé que le président de la République essayait de «gagner du temps face à la colère des Français» : «La lettre de Macron part dans toutes les directions... Il essaie en réalité de gagner du temps face à la colère des Français, avec des questions fermées, orientées», a-t-il dénoncé.

Rassemblement National@RNational_off
 
 

.@NicolasBay_ : "La lettre de part dans toutes les directions... Il essaie en réalité de gagner du temps face à la colère des Français, avec des questions fermées, orientées." @France3tv

 
 
 

Pour sa part, le président des Patriotes Florian Philippot a qualifié la lettre de «longue» et «illisible», estimant que certains «sujets fondamentaux» n'étaient pas abordés, notamment la question de l'Union européenne.

Florian Philippot
 
@f_philippot
 
 

: extrêmement longue, illisible, et surtout des questions souvent fermées, orientées, des sujets fondamentaux absents, rien sur l’UE !...https://amp.lepoint.fr/2285444#click=https://t.co/v8om4Ov1IL 

 
 

 

La majorité salue l'initiative

La député de la 12e circonscription de Paris Olivia Grégoire a loué l’initiative d’un «président qui pose de vrais enjeux sur la table».

Olivia Gregoire
 
@oliviagregoire
 
 

Une dans laquelle je reconnais totalement @EmmanuelMacron
✔️ un président qui pose de vrais enjeux sur la table
✔️ un président qui ouvre toutes les questions notamment celles attendues
✔️ un président qui va rendre compte 2/2

 
279 personnes parlent à ce sujet
 
 

«Dans sa lettre aux Français, Emmanuel Macron pose les bonnes questions et n'évite aucun sujet difficile. Le Grand débat national est l'occasion pour tous de renouer un dialogue respectueux des avis divergents, républicain et responsable», a tweetté Nathalie Loiseau, ministre chargé des affaires européennes auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Nathalie Loiseau
 
@NathalieLoiseau
 
 

Dans sa @EmmanuelMacron pose les bonnes questions et n'évite aucun sujet difficile. Le est l'occasion pour tous de renouer un dialogue respectueux des avis divergents, républicain et responsable.

LA LETTRE DE MACRON AUX FRANCAIS

L'expression «Gilets jaunes» désespérément absente de la lettre d'Emmanuel Macron aux Français

 

Voici l'intégralité de cette "lettre aux Français" :

 

"Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,

Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.

La France n’est pas un pays comme les autres.

Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.

Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous.

C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la nation française.

Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français?

Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.

Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail.

En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.

Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas, et n’ai pas le droit d’accepter la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas et n’ai pas le droit d’accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait!

Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.

Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de nombreux retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.

Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens.

Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre.

Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit.

Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé.

Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées.

À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer.

Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique. L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité?

Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire?

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer?

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

Comment mieux organiser notre pacte social? Quels objectifs définir en priorité?

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens? A quels niveaux et pour quels services?

Comment voudriez-vous que l’Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment?

Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous?

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale?

La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers?

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.

Faut-il reconnaître le vote blanc? Faut-il rendre le vote obligatoire?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile? Faut-il les transformer et comment?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative?

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative?

La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le devoir de l’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur : c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.

Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer?

La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République?

Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien.

Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.

C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions.

Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.

Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays.

En confiance,

Emmanuel Macron"

S'il assure vouloir «transformer [...] les colères en solutions» avec ses concitoyens, en les consultant autour du grand débat, Emmanuel Macron laisse entendre qu'il devrait poursuivre son cap sur les «grandes orientations» de sa politique : «Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle [...] ma détermination n’a pas changé.»

Sur le grand débat, dont les contours restent flous mais qui doit débuter le 15 janvier, le président de la République a assuré qu'il ne s'agissait «ni [d']une élection, ni [d']un référendum».

 

 
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