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23/01/2015

REPAS DU RUGBY SAMEDI SOIR

Repas_joueurs_2015.JPG

UNE SOIREE CHALEUREUSE EN PERSPECTIVE

ce sont les joueurs qui organisent ce délicieux repas

avec sourire et gentillesse

*

Dimanche, pas de match

Donc, la soirée peut-être longue

Les Bleus vous attendent

La garbure chaleureuse également

******

Je n'en étais pas, fêtant mes Noces de Camélia avec les nantais

mais heureusement, André MARIMPOUY, était là

pour nous donner son avis et ses photos

sur le site http://habasrugby.waibe.fr/galerie-88--photo-equipe-i.html

Dimanche 18 janvier 2015

Championnat Territorial équipe A – Ondres : 16  / Habas : 16

Championnat Territorial  équipe B – Ondres :/ Habas : 15

Equipe première

   Nos ténors habassais ne ramènent qu’un nul de leur court déplacement chez les « Chaouches » d’Ondres à l’issue d’un match qui ne restera pas dans les mémoires. Face à une formation locale compliquée et  combative, nos bleus et blancs, apathiques ce jour, ont peiné dans tous les domaines, ne réagissant  qu’épisodiquement, laissant ainsi échapper une victoire, largement à leur portée. Ils inscrivent toutefois, par Meilhan et Lesbarrères,  2 essais bien conçus. Une saine réaction s’impose dès le prochain match, face aux voisins de Salies, pour préserver leurs chances de qualification.

Pour Habas : 2 essais : Julien Meilhan (18e), Jérome Lesbarrères (53e)  – 2 buts de pénalités  de Vincent Campet (10e, 57e)

Pour Ondres : 1 essai : Grocq (33e) – 1 transformation et 3 buts de pénalité de Laborde (8e,13e, 80e+5).

 

Equipe seconde

   Nos réservistes habassais continuent d’engranger tranquillement les victoires avec bonheur et détermination. Une nouvelle fois, bien qu’initialement menés au score, ils ne s’affolent pas, reprennent avec pugnacité, la direction du jeu et s’imposent logiquement, en inscrivant  par Debergé et Devaux, 2 essais méritoires de belle facture.

Pour Habas : 2 essais de Xavier Debergé (28e,) et Christophe Devaux  (43e), – 1 transformation et 1 but de pénalité de Lili

AIR FRANCE en chute libre

Retrouvez ici l’ensemble des communiqués de presse publiés par les élus du groupe CRC.

EMPLOI, SALAIRES ET RETRAITES

Un nouveau coup dur pour l’emploi en France et dans le Val-de-Marne

Air France

Par Laurence Cohen, Christian Favier / 23 janvier 2015

La Direction d’Air France vient d’annoncer 800 nouvelles suppressions d’emplois, sous forme de départ volontaires, 500 salariés parmi le personnel au sol et 300 parmi les hôtesses de l’air et les stewards.

Une véritable hécatombe qui s’ajoute aux 8 000 emplois supprimés depuis 2012 et le lancement du plan de restructuration "Transform 2015".

L’entreprise avait pourtant promis que ce plan d’économies, fait sur le dos des salariés, permettrait de retrouver l’équilibre et la croissance, ce que nous avions fortement dénoncé à l’époque !

Transform 2015 vient de se transformer en Perform 2020, la logique reste la même.

Nous refusons cette vague de licenciements qui ne dit pas son nom, et nous sommes inquiets des répercussions pour l’aéroport d’Orly, situé sur notre territoire.

Une question nous taraude : où sont allés les 54 millions d’euros qu’Air France a touchés en 2014 au titre du CICE ?

Quelles pénalités le gouvernement a-t-il prévu pour non-création d’emplois ?

Les salariés d’Air France peuvent compter sur notre soutien et notre mobilisation pour dénoncer ce nouveau gâchis humain.

y' plus écrit la POSTE ... mais pigeon

SERVICES PUBLICS

Les dysfonctionnements se multiplient au détriment du service public

Ouverture à la concurrence des activités postales

Par Annie David / 14 janvier 2015

Emmanuel MACRON,
Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique
139, rue de Bercy
75572 Paris Cedex 12

 

Monsieur le Ministre,

Depuis la modification de statut de La Poste et l’ouverture à la concurrence des activités postales, une logique commerciale s’est mise en place au détriment du service public et des salarié-e-s.

La qualité du service postal en Isère, comme sur l’ensemble du territoire, s’est considérablement détériorée et je suis intervenue à de multiples reprises auprès des directions départementales et régionales, auprès du Président de La Poste ainsi d’ailleurs qu’auprès de votre prédécesseur pour tenter de remédier aux multiples dysfonctionnements auxquels nous sommes confrontés.

Malgré les engagements pris par la direction de La Poste par la signature du contrat de présence postale territoriale, les fermetures pour insuffisance de personnel se multiplient, partout des baisses des horaires d’ouverture des bureaux sont décidées sans qu’il soit tenu compte des besoins de nos populations et de la vitalité sociale et commerciale de nos territoires.

Sous la pression de la direction de La Poste, la majorité des bureaux ont été transformés en agences postales communales ou en relais poste commerçant : 40 nouvelles transformations sont programmées sur les trois prochaines années en Isère.

Cette situation est inacceptable parce qu’elle détériore la qualité du service et génère de nouvelles charges pour les communes déjà confrontées à de fortes contraintes budgétaires.

C’est ce qu’expriment dans un communiqué récent les maires des communes de l’Isère qui n’acceptent pas d’être mis devant le fait accompli par la direction de La Poste et qui collectivement réaffirment leur attachement au service public postal, facteur essentiel de cohésion sociale, contribuant à la dynamique économique de nos territoires.

L’observatoire National de la Présence Postale Territoriale doit se réunir très prochainement. Il examinera deux points essentiels sur lesquels nous attendons des préconisations fortes de sa part :

-  Les fermetures les samedis de plus en plus fréquentes lors des modifications des horaires d’ouverture des bureaux de poste, qui pénalisent de nombreux usagers et contribuent à la baisse des chiffres de fréquentation,
-  Le non-respect du plancher de 12 heures d’ouverture hebdomadaire mentionné dans les contrats de Présence Postale Territoriale.

Je vous sollicite en tant que Ministre de tutelle afin que vous puissiez rappeler les missions de service public confiées à La Poste et dans lesquelles elle s’est engagée en signant la convention de présence postale aux côtés de l’Etat et de l’Association des Maires de France.

Sans doute vous serait-il possible de proposer que la part du fonds de péréquation destiné au maintien de petits bureaux puisse être utilisée pour compenser si nécessaire l’insuffisance d’activité, ce qui n’a jamais pu être le cas jusqu’à présent.

Je souhaiterais également, Monsieur le Ministre, que vous usiez de votre autorité d’actionnaire principal pour desserrer les contraintes de rentabilité du groupe la Poste qui induisent à la fois souffrance au travail pour les postiers et dégradation du service postal.

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ce courrier et dans l’attente des réponses que vous ne manquerez pas de m’apporter, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération.

Madame Annie DAVID
Sénatrice de l’Isère

22/01/2015

LA LAICITE PLUS QUE JAMAIS NECESSAIRE

Pour lutter contre le fanatisme, la laïcité plus que jamais nécessaire

Le Monde.fr | 14.01.2015 à 16h14

 
Paris, Place de la République, le 11 janvier 2015 Paris, Place de la République, le 11 janvier 2015 | JOEL SAGET / AFP

Par Henri Peña-Ruiz, philosophe et spécialiste de la laïcité. Dernier ouvrage paru : «Dictionnaire amoureux de la laïcité » (Éditions Plon)

Dictionnaire Amoureux De La Laïcité de Henri Pena-Ruiz

Paris, Place de la République, nuit du 7 janvier 2015. Des dizaines de bougies vacillent au pied de Marianne. La République est en deuil. Qui pourra dire l’accablement, cette tristesse dans tous les yeux, cette impossibilité de former des paroles qui ne paraissent pas dérisoires ? On prend soudain la mesure du crime. Les fanatiques ont voulu tuer le courage, l’humour critique, l’insolence salutaire, ces audaces de l’art et de la satire qui parlaient vrai et clair.

Et ce alors que la complaisance électoraliste inventait le politiquement correct pour travestir la trahison en réalisme, en expressions confuses, en formules ambiguës. Car enfin confondre l’esprit critique avec la stigmatisation, la culture avec le culte, la fermeté du droit avec la violence arbitraire, c’est brouiller le sens des principes et encourager leurs adversaires.

De même réduire la laïcité à l’égalité des religions et non de toutes les convictions, c’est discriminer l’humanisme athée ou agnostique.

Paradoxe. C’est l’humour impertinent qui a tenu lieu de clarté politique, quand trop de responsables se sont livrés à l’incantation de principes qu’ils n’osaient plus défendre concrètement.

Chez Cabu, chez Charb, chez Honoré, chez Tignous, chez Wolinsky, héros ordinaires de la clarté comme du courage, la liberté ne s’encombrait pas d’opportunismes ou de silences partisans.

Elle jaillissait avec la fraîcheur du regard sans concession, la force d’un absolu dit hâtivement « irresponsable », mais assumé comme tel à rebours des lâchetés intéressées. Oui les dessinateurs de Charlie étaient les « instituteurs du peuple » chers à Victor Hugo. Leurs caricatures géniales surgissaient de la conscience spontanée qui pointe l’inqualifiable et le donne à voir sans autre violence que celle du fanatisme dénoncé. On riait devant le dessin et sa légende, car il visait juste en passant à la limite, mais selon un clin d’œil complice qui n’avait rien de cette violence pointée du doigt.

Ces hommes de culture ne voulaient nullement faire la leçon. Ils incarnaient la liberté vive de l’être humain, cette sorte de langage sans façon qui convoque la pensée dans le sourire provoqué, et produit la conscience émancipée. Ces artistes modestes et tendres n’étaient jamais méchants, mais toujours féroces avec l’inhumanité qu’ils dessinaient sans complexe ni fausse pudeur.

Ils dénonçaient l’intolérance et le racisme, la xénophobie et la bêtise meurtrière. Ils s’inscrivent désormais dans la « tradition des opprimés » chère à Walter Benjamin. Ils côtoient Jean Calas et le Chevalier de Labarre, Giordano Bruno et Michel Servet, suppliciés au nom de la religion.

Ils sont les héritiers de Voltaire, qui « écrasait l’infâme » dans l’humour du Dictionnaire philosophique, de Diderot qui dénonçait le fanatisme dans La Religieuse, d’Averroès qui invitait à lire le Coran avec distance dans le Discours décisif.

Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinsky n’ont jamais confondu le respect de la liberté de croire, conquis par l’émancipation laïque, et le respect des croyances elles-mêmes.

Ils ont su qu’on peut critiquer voire tourner en dérision une religion, quelle qu’elle soit, et que ce geste n’a rien à voir avec la stigmatisation d’une personne en raison de sa religion.

Ils ont pratiqué la laïcité par la liberté de leur art, sans l’affubler d’adjectifs qui attestent une réticence hypocrite. Ni ouverte ni fermée, leur laïcité avait l’évidence nette de leurs dessins créateurs. Car ils savaient que l’indépendance des lois communes à l’égard de toute religion est la condition des libertés comme de l’égalité, mais aussi celle d’un cadre commun à tous, capable d’unir sans soumettre. Ils savaient, comme le rappelle Bayle, qu’il n’existe de blasphème que pour ceux qui vénèrent la réalité dite blasphémée. Dans un état de droit laïque nul délit de blasphème n’est légitime.

Ils savaient aussi, et montraient clairement, que les fidèles des religions ne peuvent être confondus avec leurs délinquants.

Ni le christianisme avec Torquemada qui envoya au bûcher tant d'« hérétiques » ou avec les poseurs de bombe qui le 23 octobre 1988 firent 14 blessés graves en incendiant le cinéma Saint-Michel qui projetait La dernière tentation du Christ. Ni le judaïsme avec Baruch Goldstein qui le 25 février 1994 abattit à Hébron 29 Palestiniens ou avec Yigal Amir qui assassina Yitzhak Rabin le 4 novembre 1995 après avoir vu dans un verset de la Bible une incitation au meurtre. Ni l’Islam avec les fous de Dieu qui le 11 septembre 2001 précipitèrent des avions contre les Twin Towers de New York, causant la mort de plus de 3 000 personnes, ou avec les tortionnaires de l’Etat Islamique qui violent les femmes et décapitent des journalistes.

Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinsky nous manquent déjà, d’une absence cruelle qui nous fait mesurer ce qu’ils apportaient à l’humanité rieuse et pensante, à la lucidité collective, à la conscience libre. Et avec eux nous manquent toutes les personnes qui ont subi cette mort aveugle.

Si nous voulons être Charlie, vraiment, nous devons bannir toute tentation de transiger sous quelque prétexte que ce soit avec les principes de notre République.

Des principes conquis dans le sang et les larmes, à rebours de traditions rétrogrades qui n’épargnèrent aucune culture, aucune région du monde.

Liberté, égalité, fraternité.

Et laïcité, plus que jamais.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/01/14/pour-lutter-contre-le-fanatisme-la-laicite-plus-que-jamais-necessaire_4556258_3232.html#YwuKZTzFKphv46L9.99

LA LAICITE française en crise par PENA- RUIZ.. A lire SANS MODERATION

 

Références du Dictionnaire amoureux de la laïcité

« Dictionnaire amoureux de la laïcité« , Henri Pena-Ruiz, février 2014, éditions Plon.

 Dictionnaire Amoureux De La Laïcité de Henri Pena-RuizDictionnaire Amoureux De La Laïcité de Henri Pena-Ruiz

Henri Pena-Ruiz, philosophe, écrivain et maître de conférences à Sciences-Po Paris, vient de recevoir plusieurs prix pour son Dictionnaire amoureux de la laïcité. Selon lui, la laïcité française est en crise. Entretien.

 

Vous venez de recevoir le Prix national de la laïcité 2014, décerné par le Comité Laïcité République, ainsi que le Prix de l’initiative laïque remis par la CASDEN, la MAIF et la MGEN. Que représentent ces deux distinctions à vos yeux ?

 

Je ne boude pas mon plaisir. C’est une reconnaissance morale et intellectuelle du travail effectué pour défendre l’idéal laïque. Il n’est pas toujours facile de faire comprendre ce qu’est la laïcité. Quand on le fait, on soulève encore de l’hostilité de la part des personnes que l’idée laïque dérange en ce qu’elle porte atteinte non à la religion, mais à ses privilèges traditionnels.

 

Quelle définition donner de la laïcité ?

 

Dans la laïcité, il y a d’abord l’idée d’unité, celle du laos, qui en grec veut dire peuple indivisible. Il ne s’agit ni de nier les différences, ni de s’enfermer en elles. Sinon on tombe dans le communautarisme. Avant d’être différents, les êtres humains sont ressemblants : ils sont tous porteurs d’humanité et de citoyenneté.

La laïcité unit tout le peuple par la conjugaison de trois principes fondamentaux : la liberté de conscience ; la stricte égalité de droits ; et l’orientation de la puissance publique vers l’intérêt général, commun à tous, donc universel. C’est une application du triptyque républicain « liberté, égalité, fraternité ».

 

La laïcité se porte-t-elle bien en France et, plus précisément,

à l’école ?

 

Non, elle ne va pas bien du tout, parce que l’école publique est affaiblie par des politiques qui l’ont remise en question en tant qu’école républicaine et laïque. Certaines réformes dites pédagogiques ont relativisé l’acte d’instruire. On a trop souvent découragé les enseignants en les traitant d’élitistes et en opposant la démocratisation à l’exigence culturelle. Ce qu’il faut démocratiser, ce n’est pas le savoir, mais l’accès au savoir.

Et puis, seconde cause du problème : les défaites de la laïcité.

La loi Debré de décembre 1959, qui organise le financement public d’écoles privées religieuses, est une loi anti laïque. Elle détourne l’argent public vers des intérêts privés. Elle a été aggravée par la loi Carle de 2009.

Autre recul de la laïcité : la neutralité nécessaire de l’école. Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, vient de déclarer que les accompagnatrices de sorties scolaires n’étaient pas tenues d’observer une neutralité vestimentaire. C’est une erreur.

 

Pour quelles raisons ?

 

Si l’on considère que les sorties scolaires font partie de l’enseignement, les accompagnateurs doivent être soumis aux mêmes règles déontologiques que les personnels de l’Education nationale.

Imagine-t-on un accompagnateur scolaire qui viendrait revêtu d’un tee-shirt sur lequel serait écrit « Dieu n’existe pas » ? Non. Alors il en va de même pour toute tenue religieuse.

Et puis, il y a des choses incompréhensibles. Quand Vincent Peillon ministre de l’Education a fait la réforme des rythmes scolaires, il a étendu aux activités périscolaires les financements de la loi Debré.

Une étrange façon d’honorer la Charte de la laïcité !

De façon inintelligible, il a dispensé les écoles privées religieuses sous contrat de l’application des nouveaux rythmes scolaires.

Quant aux élus qui contournent la loi de séparation laïque de 1905, en finançant indirectement les religions, ils violent la laïcité qu’ils prétendent pourtant défendre.

 

Ce qui va mal également pour la laïcité, c’est le non respect du principe de neutralité par les plus hautes autorités de la République.

Deux exemples : Nicolas Sarkozy dans son discours du Latran, en 2007, avait osé dire que la République avait besoin de croyants, ce qui était très discriminatoire à l’égard des athées et des agnostiques.

Que dirait-on d’un enseignant qui entrerait dans sa classe en déclarant que l’école a besoin de croyants, ou d’athées ?

Récemment, en avril dernier, Manuel Valls, premier Ministre, s’est rendu au Vatican, en voyage officiel et donc aux frais de la République, pour assister à deux béatifications papales. C’était pourtant un événement purement religieux, qui n’a rien avoir avec des relations diplomatiques entre Etats !

 

En quel sens la laïcité ne peut-elle pas être dite antireligieuse ?

 

La confusion entre laïcité et démarche antireligieuse est un contre-sens encore trop fréquent.

La laïcité n’a jamais été hostile à la religion ! D’ailleurs, elle a été parfois portée par des croyants, comme Victor Hugo, par exemple. On lui doit la célèbre formule

« Je veux l’Etat chez lui et l’Eglise chez elle ».

Lors des débats auxquels je participe, je suis souvent stupéfait que des personnes m’attribuent une hostilité farouche à la religion. Ma position est pourtant simple : la religion est libre, mais elle n’engage que ceux qui croient.

De même, l’humanisme athée est libre mais il n’engage que les athées.

La République se doit d’être neutre et de traiter à égalité les divers croyants, les athées et les agnostiques.

Cela interdit les privilèges publics de la religion, les financements publics d’écoles privées religieuses, les privilèges concordataires qui existent encore en Alsace-Moselle.

Beaucoup de religieux cultivent leur foi de façon désintéressée. Ils considèrent même que la laïcité est une bonne chose puisqu’elle conduit la religion à se recentrer sur sa démarche spirituelle et à abandonner toute volonté de domination sur la sphère temporelle.

 

Que pensez-vous des référents laïcité qui ont été nommés dans chaque académie pour former les équipes éducatives ?

 

L’idée est bonne, mais tout dépend du choix de ces référents. Si l’on choisit des partisans de la laïcité dite « ouverte », c’est-à-dire qui prétendraient que la laïcité est fermée et qu’il faut l’ouvrir, ce n’est pas une bonne chose.

Je suis favorable à ce que l’on dispense une formation à la laïcité à tous les enseignants.

Il faut que dans les ESPE, il y ait des modules laïcité pour expliquer que dans l’école de la République, on doit respecter des règles.

Et notamment celle d’éviter tout prosélytisme religieux ou athée.

La République confie ses enfants à des enseignants qui se doivent de les former pour qu’ils deviennent des citoyens éclairés, capables de voter en connaissance de cause.

 

 Charles Centofanti

 
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