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18/01/2008

COUP DE GRISOU sur les blogs

 

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" - Quel âge as-tu ?
 
- Seize ans.
 
- De quel pays es-tu ?
 
D'Aubin.
 
- N'est-ce pas là, dis-moi, qu'on s'est battu ?
 
On ne s'est pas battu, l'on a tué.
 
- La mine prospérait.
 
- Quel était son produit ?
 
- La famine.
 
Oui, je sais, le mineur vit sous terre, et n'a rien.
Avec la nuit de plus, il est galérien.
 
- Mais toi, faisais-tu donc ce travail, jeune fille ?
 
- Avec tout mon village et toute ma famille,
Oui.
 
Pour chaque hottée on me donnait un sou.
 
Mon grand-père était mort, tué du feu grisou.
 
Mon petit frère était boiteux d'un coup de pierre.
 
Nous étions tous mineurs, lui, mon père, ma mère,
Moi. L'ouvrage était dur, le chef n'était pas bon.
 
Comme on manquait de pain, on mâchait du charbon.
Aussi, vous le voyez, monsieur, je suis très maigre ;
Ce qui me fait du tort
 
- Le mineur, c'est le nègre.
Hélas, oui ! 
 
- Dans la mine on descend, on descend.
 
On travaille à genoux dans le puits. C'est glissant.
 
Il pleut, quoiqu'on n'ait pas de ciel. On est sous l'arche
D'un caveau bas, et tant qu'on peut marcher, on marche ;
 
Après on rampe ; on est dans une eau noire ; il faut
Étayer le plafond, s'il a quelque défaut ;
 
La mort fait un grand bruit quand tout à coup elle entre ;
C'est comme le tonnerre. On se couche à plat ventre.
Ceux qui ne sont pas morts se relèvent. Pas d'air.
 
Chaque sape est un trou dont un homme est le ver.
 
Quand la veine est en long, c'est bien ; quand elle est droite,
Alors la tâche est rude et la sape est étroite :
On sue, on gèle, on tousse ; on a chaud, on a froid.
 
On n'est pas sûr si c'est vivant tout ce qu'on voit.
 
Sitôt qu'on est sous terre on devient des fantômes.
 
Les pauvres paysans qui vivent sous les chaumes
Respirent du moins l'air des cieux.  On étouffait.
 
- Pourquoi ne pas vous plaindre aussi ?
 
- Nous l'avons fait.
 
Nous avons demandé, ne croyant pas déplaire,
 
Un peu moins de travail, un peu plus de salaire.
 
- Et l'on vous a donné, quoi ?
 
- Des coups de fusil.
 
Je m'en souviens, le maître a froncé le sourcil.
 
Mon père est mort frappé d'une balle.
 
- Et ta mère ?
 
- Folle.
 
- Et tu n'as plus rien ?
 
- Si. J'ai mon petit frère.
Il est infirme..."
 
Victor Hugo
(Ode à la misère) 


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17/01/2008

MON CIEL FLAMBOIE... EN DIRECT DE HABAS

A 18 H 20 mon CIEL FLAMBOIE

QUEL TEMPS POUR DEMAIN ? 

 

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Et quand vient le soir 

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Pour qu'un ciel flamboie 
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 le rouge et le noir ne s'épousent-ils pas ?

 

 J. BREL

..... 

On a vu souvent
Rejaillir le feu
D'un ancien volcan
Qu'on croyait trop vieux
Il est paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu'un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s'épousent-ils pas

Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

 

 

13/01/2008

NON A LA FERMETURE DU C.M.P. (Centre Médico-Psychologique)

A SAINTE-LUCE, on parle de quoi ? De psychiatrie parfois .. et de syndicalisme aussi avec le fils...

(un clin d'oeil à Maminie, ma syndicaliste orléanaise préférée

et à tous ceux qui s'intéssent à la santé et au service public)

 

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LE CMP[1] UNIQUE ORDONNATEUR DES SOINS[2]

ou

« POUR LE MAINTIEN ET LE DEVELOPPEMENT DES CMP, PREMIERE ET PRINCIPALE REPONSE AUX BESOINS DE LA POPULATION »

 

Mais pourquoi, dans le contexte actuel, les organisations syndicales et la majorité des agents hospitaliers s’acharnent-ils à empêcher la fermeture d’un CMP?

Réflexe archaïque de syndicalistes utopiques, empêcheurs de s’organiser en rond ?

Volonté de « casser » du médecin, de résister à tout changement structurel ?

 

La réponse est toute autre, et ne tient pas qu’en quelques lignes… Quelques réflexions…

 

***

 

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Au-delà même de la fermeture d’une structure de soins qui, comme le rappelle la publication Pluriels1, est le rouage essentiel de l’organisation psychiatrique publique française,

c’est la notion même de service public qui est remise en cause.

 

C’est à dire la garantie d’égalité d’accès aux soins et d’égalité de traitement pour tous.

 

Qu’une direction « adoubée » par son ministre qui l’a nommée à ce poste réponde aux injonctions des tutelles et s’évertue à penser « économies », « logique comptable », etc…, sans marge de manœuvre possible,  pourquoi pas[3] ?...

Même si répéter à l’envie que nous n’avons pas de moyens est une analyse un peu courte d’une réalité bien différente.

 

ON NE NOUS DONNE PAS LES MOYENS DE NOS MISSIONS, ce qui est tout à fait différent !

Car l’argent existe, mais il sert à rétribuer le privé ![4]

 

Une direction « loyale » à sa hiérarchie (ARH et ministère), un encadrement qui suit, et qui « priorise » la réponse aux injonctions d’organisation de la pénurie instituée par l’ARH (et relayée par la direction),

plutôt que la réponse aux besoins de la population… Logique…

Encadrer n’est pas soigner, qu’on ne s’y trompe plus !

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Mais plus consternant peut – être

est de voir des médecins,

dont  la légitimité à peser sur les décisions est certaine

(légitimité issue de leur  pratique quotidienne et de qualité auprès des patients et des équipes, connaissance de l’organisation hospitalière, attachement au territoire où ils exercent, plus que de leur statut),

qui s’évertuent à participer à ce « détricotage » en règle…

Qu’ils se « tirent une balle dans le pied », en quelque sorte.

 

Il ne s’agit pas pour les personnels mobilisés contre cette fermeture du CMP de La Chapelle sur Erdre d’histoires de postes, de confort de travail ou d’intérêts personnels à préserver. Ni à La Chapelle ni ailleurs sur le territoire national, du reste.

 

Bientôt, la psychiatrie française se résumera à quelques superstructures dotées de moyens pris sur le contingent existant, disséminées sur le territoire, au hasard des opportunités du moment.

Ce sera la vitrine d’un dispositif inopérant pour l’écrasante majorité des populations et qui n’aura plus de « public » que l’appellation. 

De véritables tours d’ivoire au milieu d’un désert de soins, ou seuls les plus « chanceux » ou les plus « débrouillards » auront accès,

et dont les plus fragiles, les plus démunis et les moins autonomes seront les premiers exclus[5] ...

Psychiatres et équipes se regarderont et s’écouteront parler d’eux-mêmes, pour eux-mêmes, à l’abri du monde réel.

 

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Faute de places, d’accessibilité, de partenariat et d’existence de réseaux tangibles,

on n’acceptera pas le malade qu’on renverra chez lui (si il a un « chez lui »), en croisant les doigts pour que « ça » se passe bien et que son nom n’apparaisse pas à la rubrique « faits divers » ou « nécrologie » du journal du coin.

 

Nous sommes bien loin d’un service public et d’une pratique d’une psychiatrie qui avaient su tirer les leçons d’une époque barbare pas si éloignée.

Une sorte de « Plus jamais ça ! », de la part de ceux qui, témoins de ces temps barbares, répondaient solidarité et universalité.

Il y a dans les fondements mêmes de la pratique de la psychiatrie publique la nécessité de reconnaître dans l’autre l’homme et le sujet, sans exclusion, sans exception aucune.

Un principe indéfectible de solidarité et d’appartenance au même monde, celui des êtres humains.

 

Là où les services publics ferment, où les structures de soins publiques disparaissent, c’est toujours de cette part d’humanité qui recule.

En terme plus classique, c’est un service en moins rendu à la population.

 

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Parce que la folie génère par essence exclusion ou aliénation, et la nature ayant horreur du vide, en l’absence de prise en charge médicale,

les réponses seront de plus en plus « sociales »  ou plutôt « sociétales ».

Entendez par là la prison ou la rue. Au mieux, un passage aux urgences pour effacer des symptômes trop voyants à certains moments.

 

La maladie mentale a ceci de particulier qu’elle ne s’expose publiquement qu’en de rares occasions et sous ses aspects les plus sombres… Ainsi, qui se soucierait d’une fermeture d’un centre de soins … Des patients isolés, reclus, dans le déni de leurs difficultés, s’exprimant avec difficulté?

Les familles, perdues ou épuisées, ignorantes des enjeux ?…

 

Ce qui se joue dans nos structures ambulatoires, et partout où l’on ferme une structure de service public sans compensation aucune, c’est autre chose qu’une simple histoire de « réorganisation », « d’économie », de « pas de moyens ».

Ce qui est en jeu, c’est le type de société dans laquelle nous voulons vivre.

 

Solidaire et juste, c’est notre choix, à la CGT.

 

Voilà ce pourquoi le syndicat CGT, les autres syndicats et les personnels du CH BLAIN luttent aujourd’hui[6].

Le conseil d’administration, le conseil exécutif et la direction doivent se mobiliser et revendiquer auprès de l’ARH des moyens supplémentaires pour le maintien et le développement des structures de soins du CH BLAIN !

Répondre aux besoins des populations reste leur mission première !



[1] Centre Médico Psychologique

[2] Ce titre accrocheur, c’est celui de Pluriels n°68, octobre 2007, la lettre de la Mission Nationale d’Appui en Santé Mentale… Pas franchement des syndicalistes forcenés !

 

[3] « (…) Je suis sidéré par un discours qui veut nous amener, nous directeurs d’hôpitaux, à diriger comme le privé et, en même temps, nous interdise de penser (…) Aujourd’hui un directeur d’hôpital est jugé à 95% sur ses résultats financiers : cela m’ennuie car j’ai des objectifs de santé publique. »

Intervention de Jean Luc Chassaniol, représentant les directeurs d’hôpitaux au colloque du CSF du 21 novembre 2007. CSF magazine, n°69, Décembre 2007

[4] La « Générale de santé », leader de l’hospitalisation privée en France (16%du marché français) a connu une hausse de son titre boursier de 106% entre novembre 2004 et novembre 2005. Le groupe annonce une progression de 11,10% de son chiffre d’affaire au cours du troisième trimestre 2007.

[5] La franchise médicale est un avant goût de ce qui se prépare en matière de prise en charge des soins.

 

10/01/2008

COUCOU LES AMIS

après plusieurs  galettes de rois dans l'estomac, quelques coupes de champagne, de cidre ou là, ouf ! je profite de l'opportunité qui m'est donnée chez mes amis Françoise et Robert à Villemomble pour vous embrasser affectueusement. 

Je pense très fort à vous.

Demain, c'est direction STE LUCE SUR LOIRE et lundi direction HABAS... Je viendrai discrètement la nuit surfer sur vos blogs pour voir ce qui s'est passé en mon absence...

Je viens de lire quelques commentaires qui m'ont fait plaisir comme d'habitude. Je viens d'envoyer quelques notes pré-enregistrées....

Je suis passée chez Marcel voir ce qu'il en était. Je vois que la chaîne de l'amitié poursuit sa route...

Je vous bise de MICHE.

A bientôt... 

 

 

 

 

 

 

01/01/2008

PROVOCATEURS ! plus le droit...

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Pour lui, c'est fumer en paix...
 
 
"FOUTEZ-MOI LA PAIX"

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     ARRETE CECE ! Même pour rire je n'aime pas...

 "C'est pour faire croire aux parents"



 
 
 
 

 

 

 

 
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