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11/10/2018

QUAND LE RAMONEUR RIME AVEC PORTE-BONHEUR

2018-10-10 habas RAMONAGE.jpg

Après ça une bonne douche s'imposait

 

 

*****

Les ramoneurs sont nés, il y a plus de quatre cents ans.

Ils protègent les foyers contre le feu, ce qui leur vaut une popularité sans égale

et leur attache la réputation de porte-bonheur

petit_ramoneur

Dès le Moyen-Âge, semble-t-il, la Savoie a pratiqué l’émigration saisonnière pendant les mois d’hiver. Quand la rudesse du climat interdit toute activité à une population agricole, les hommes des villages se font colporteurs et se dirigent vers les pays rhénans - à partir de 1750 une prédilection pour la France, Paris et Lyon. Bien que pour le Français ramoneur signifie "Savoyard", leur recrutement se fait dans trois régions : la Maurienne, la Tarentaise et la vallée d’Aoste.

Au XIXe siècle, la tradition des petits ramoneurs savoyards amène certains enfants de Savoie à partir sur les routes de France pour aller ramoner les cheminées dans les villes, afin de fuir la pauvreté des familles nombreuses.

ramoneurs

 

Le petit ramoneur est devenu l'emblème joyeux et coquin
des Pays de Savoie.


Quand ils quittent leurs montagnes, ils emportent avec eux une petite marmotte pour se rappeler leur pays et ils la font danser pour gagner un peu plus d'argent.

 

marmotte

 

 

Au XIXe siècle, la tradition des petits ramoneurs savoyards amenait certains enfants de Savoie à partir sur les routes de France pour aller ramoner les cheminées dans les villes, afin de fuir la pauvreté des familles nombreuses. Le petit ramoneur est devenu l'emblème joyeux et coquin des Pays de Savoie.

Départ des petits ramoneurs

Le ramonage était mal payé, mais les parents des familles pauvres devaient accepter que leurs enfants fassent ce travail. Départ le jour de la Saint-Gras et retour l'année suivante, à la belle saison. Dès 6 ans, les enfants sillonnaient à pied les routes de France, avec le maître ramoneur qui les a enrôlés...

Ils ramonaient avec un hérisson, mais ils pouvaient aussi grimper à l'intérieur du conduit de cheminée pour la racler. En arrivant en haut, ils criaient « Haut en bas ! ». Une échelle de 2 mètres leur permettait d'accéder à l'ouverture en bas de la cheminée. La suie, récupérée dans des sacs, était revendue à des usines.

Le maître ramoneur imposait 14 heures de travail par jour toute la semaine. S'ils voulaient aller à la messe le dimanche, ils devaient en acheter ce droit à leur patron. Les maîtres ramoneurs étaient, la plupart du temps, d'anciens ramoneurs trop grands pour grimper dans les cheminées et se trouvaient responsables d'une équipe de 3 à 6 enfants, appelés « Farias ». Tous travaillaient pour un patron.

Petits ramoneurs savoyards

L'argent récolté, était récupéré intégralement par le maître ramoneur. Et souvent, il battait les enfants pour prendre aussi leurs pourboires. Il était chargé de fournir des vêtements neufs, de leur donner un logement, une paire de chaussures et le matériel de travail. Quand ils rentraient, en mai, le maître reversait aux familles une somme d'argent, équivalente au prix d'un veau.

Malheureusement, il arrivait que les petits ramoneurs meurent de froid ou la tête fracassée lors d'une chute. Fréquemment, ils contractaient des maladies respiratoires et devenaient allergiques ou aveugles à cause de la suie.

ramoneur - petit savoyard

Pour finir, les lois françaises de 1874 et de 1892, relatives à l'emploi des enfants, découragèrent les maîtres ramoneurs à employer tous ces pauvres enfants en bas âge et les obligèrent à changer leurs méthodes de travail.

Avec eux ont disparu ces migrations savoyardes, qui néanmoins survécurent quelques temps encore de l'autre côté des Alpes, chez nos voisins Piémontais.

 

 

 Dès le 16ème siècle, les particuliers se sont pris de passion pour les cheminées, il en fallait dans "toutes les pièces". Devant un tel engouement, leurs dimensions ont été revues à la baisse. Alors pendant plus de 100 ans, (avant que les outils de nettoyage ne soient inventés), ce sont les jeunes enfants (5/10 ans) qui grimpaient décrasser les "tuyaux".

Imaginez à quel point leurs conditions de travail pouvaient être pénibles et cruelles.


C'est donc pour rendre hommage à ces premiers "Spazzacamini" que les ramoneurs d'Europe se réunissent depuis des décénnies dans la Vallée Vigezzo et au Lac Majeur, Italie, berceau de leur profession. Pour leur rendre hommage et aussi pour célébrer les progrès réalisés.

Aussi un musée leur est dédié : instruments de travail, vêtements, des outils (brosses, râpes, balais), photographies et des publications sur un métier symbole de toute une époque.

 

 

 

Ramoneur, porte bonheur
La légende veut qu’en 1066, un ramoneur sauva la vie de Guillaume roi de Grande-Bretagne. Pour le remercier ce dernier l'invita au mariage de sa fille. Dans la foulée les ramoneurs se virent autorisés à porter le chapeau haut de forme, réservé à la royauté et à la noblesse. Octroyer le pouvoir de chasser les mauvais sorts d'un simple coup de balais, porter 13 boutons à sa veste (comme eux) devint même symbole de chance.

Forts de ce nouveau statut, il n'était pas rare de voir dans les rues le jour du nouvel an, des ramoneurs transportant des cochons (eux aussi porte-bonheur). Les personnes payaient une petite somme afin de tirer un poil du porc et de faire un vœu.

Aujourd'hui encore, cette superstition persiste et beaucoup de ramoneurs sont conviés à des mariages afin d'assurer aux époux tout le bonheur qu"ils espèrent.

https://www.aufeminin.com/deco-pro/ramoneurs-porte-bonheur-s

 https://hautesavoiephotos.com/ramoneur.htm

ramoneur

Besogne de gagne-misère plus que métier, itinérante et saisonnière, masculine, en groupe. Surnoms: le ramona, le ramonicha. Les petits ramoneurs itinérants, les commis des bougnats et les grâleurs de marrons étaient appelés également les "hirondelles d'hiver", parce que leur passage, au déclin de l'automne, annonçait l'imminence des froidures. Saison des ramonages: de Pâques à la Toussaint, quand l'âtre ne servait plus à chauffer les pièces à vivre. On sait qu'en Alsace, les cigognes se plaisent à coiffer de leur nid les souches de cheminée.
Les ramoneurs ne passaient dans les villages qu'après l'envol des cigogneaux.
Le maître portait un habit de drap noir orné d'une double rangée de gros boutons dorés. Il se coiffait d'un chapeau haut-de-forme. Le ramoneur finissait d'user des penailles qui lui laissaient une grande liberté de mouvement; il se coiffait d'un bonnet de laine, qu'il s'enfonçait jusqu'aux oreilles, et marchait pieds nus dans de méchants sabots. Protection de travail: les manchons et les genouillères de cuir.

Maladies professionnelles: l'arthrite des rotules. La quasi-totalité des cheminées étant basses, on ne pouvait les écouvillonner qu'en s'agenouillant. La tumeur dite "des ramoneurs". Ce cancer débute généralement par une affection du scrotum ou des testicules.

Outils: des cordes, une large raclette rectangulaire en fer, la brosse hérisson.

http://www.histoire-en-questions.fr/metiers/ramoneurs.

 

A propos du manifeste pour l’accueil des migrants

http://www.manuelbompard.fr/

Je n’ai pas signé le « Manifeste pour l’accueil des migrants » lancé par Médiapart, Politis et Regards. Je partage pourtant une grande partie de son contenu. Non, la cause de nos malheurs ne se trouve pas dans la pression migratoire. Oui, il est sain que des intellectuels, des artistes, des personnalités politiques, syndicales ou associatives s’élèvent contre les politiques de criminalisation qui construisent l’Europe forteresse.

 Non, nous ne pouvons accepter le durcissement des conditions de l’asile imposé par Emmanuel Macron à travers la loi asile et immigration qui rompt avec les principes républicains qui sont les nôtres. Rupture qu’avait d’ailleurs été préparée par le quinquennat Hollande sur lequel cet appel me parait pourtant bien silencieux. Est-ce pour ne pas froisser d’éventuels signataires, comme ces anciens ministres de Hollande qui cherchent maintenant à se construire une nouvelle virginité sur la question ?

Je comprends donc celles et ceux que nous côtoyons dans les combats sociaux, démocratiques et écologiques et qui ont choisi de s’associer à cette démarche. Mais, pour ma part, je ne peux soutenir ce texte. Pourquoi ?

D’abord parce qu’il semble considérer que l’augmentation des migrations, y compris contraintes, est une fatalité. C’est comme cela que je lis les phrases « Il est illusoire de penser que l’on va pouvoir contenir et a fortiori interrompre les flux migratoires. » et « Dans les décennies qui viennent, les migrations s’étendront, volontaires ou contraintes. ». Cette idée est inacceptable à mes yeux.

Je ne peux accepter en effet de considérer que l’on ne pourrait rien faire face aux ravages de la mondialisation capitaliste qui poussent sur les routes chaque années des centaines de milliers de personnes confrontées à la misère économique.

Je ne peux me résoudre à l’idée que nous serions impuissants face à la montée des tensions internationales et à la multiplication des conflits guerriers avec leurs lots de morts et de réfugiés.

Je ne peux abandonner le combat pour la bifurcation écologique et considérer comme une évolution naturelle des choses le fait que des territoires entiers de notre planète deviennent inhabitables.

Je ne peux admettre que l’on pose comme acceptable la terrible épreuve de l’exil et les souffrances de celles et ceux qui doivent abandonner leurs familles et leurs villages.

Bien sûr, tout cela ne se résoudra pas en un claquement de doigts. Bien sûr, il ne suffit pas de souhaiter la paix pour l’obtenir. Elle se construit, patiemment, par la diplomatie et la réhabilitation des instruments de la légitimité internationale trop affaiblis aujourd’hui. Bien sûr, il ne suffit pas de penser très fort à ce que chacun ait de quoi vivre dignement dans le monde pour que cela devienne une réalité.

Mais il est de notre responsabilité de cesser d’appauvrir et d’affaiblir en acceptant que le capitalisme modèle la géographie et spécialise des zones entières du territoire exploitées au détriment des autres.

Notre responsabilité est engagée quand l’Union Européenne signe, année après année, ces funestes accords de partenariat économique exigeant la suppression des barrières douanières et tuant les économies du sud et leurs acteurs.

Bien sûr, le changement climatique a commencé et une part est d’ores et déjà irréversible. Mais il est encore temps d’agir pour en limiter ses effets et sauvegarder tout simplement la possibilité d’une vie humaine sur notre planète.

Bien sûr, donc, les migrations, y compris subies, vont augmenter dans les toutes prochaines années. Doit-on pour autant s’y résigner pour toujours ?

Je ne le crois pas. S’y résigner, c’est rompre avec les positions critiques vis-à-vis de la mondialisation capitaliste.

C’est, indirectement, et je n’en fais pas le reproche à celles et ceux qui ont choisi de signer cet appel, accepter l’idée défendue par les libéraux qu’elle serait une loi de l’histoire, exonéré du champ de la souveraineté populaire et de la décision politique.

C’est restreindre le champ de la contestation à la manière de traiter les conséquences alors que nous voulons pouvoir remettre en cause le principe.

C’est tourner le dos au combat pour l’émancipation humaine qui consiste à rendre l’individu libre de ces choix et à lui donner les moyens concrets de sa liberté.

Non, vivre et travailler au pays n’est pas un slogan réservé aux paysans et aux néo-ruraux des pays riches. C’est un idéal de développement humain qui doit pouvoir s’appliquer à tous et qui nécessite que soit pensés autrement les rapports internationaux, débarrassés des logiques capitalistes et impérialistes.

L’appel assène que s’interroger sur les sources des flux migratoires conduit nécessairement « par être contraint au pire », au « contrôle policier » et à ériger les frontières comme un « mur ».

Comment peut-on affirmer une telle chose ?

Ne sommes-nous pas suffisamment intelligents et humains pour considérer que l’on peut s’engager dans une lutte complexe et ardue contre la mondialisation capitaliste tout en accueillant avec dignité celles et ceux qui arrivent ?

Quelle est cette loi si évidente qui dit que lutter contre les causes des migrations subies conduit à défendre l’idée absurde et inhumaine de l’Europe forteresse ?

Quels esprits étroits pensent qu’il n’est pas possible d’allier la lucidité d’analyse nécessaire à la lutte et l’humanité la plus élémentaire ?

Quelle défaite de la pensée si la « gauche » est désormais condamnée à choisir entre les différents termes de l’alternative.

Non, le combat pour l’émancipation humaine est un combat total.

Un deuxième aspect de ce texte m’interroge. Il m’amène à penser qu’il y’avait parmi les initiateurs de cet appel une volonté de démarcation et d’instrumentalisation de la question migratoire pour cibler, indirectement, les positions de la France insoumise. Il s’agit de la phrase qui affirme que « [ce] n’est pas la main-d’œuvre immigrée qui pèse sur la masse salariale, mais la règle de plus en plus universelle de la compétitivité, de la rentabilité, de la précarité. ». Elle est une allusion à peine voilée aux polémiques qui ont occupés les dernières semaines à gauche, à coup de procès d’intention et d’anathèmes. Je déplore d’ailleurs que celles et ceux qui prétendent ne pas vouloir faire « à l’extrême droite le cadeau de laisser croire qu’elle pose de bonnes questions » acceptent de facto son agenda en polarisant la prochaine campagne des élections européennes autour de cette question et en l’instrumentalisant à des fins politiciennes. Alors oui, j’ai bien conscience de participer à mon tour par ce papier à cette discussion, mais il est difficile de ne pas répondre quand vos propositions sont méprisées et caricaturées, ou, pire, quand on prétend que vous auriez été un allié des nazis …(Brossat PCF)

Oui cette phrase est une caricature. Personne n’a prétendu que la racine des « maux contemporains » était « la main d’œuvre immigrée ». Personne. Oui nous avons dit, et c’est une réalité que les faits ne peuvent démentir, que la disponibilité sur le marché du travail de travailleurs sans droits et sans statuts pouvait conduire à leur instrumentalisation par le patronat afin d’affaiblir les protections collectives. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la France insoumise est favorable à la régularisation de tous les travailleurs sans-papiers (qui cotisent, payent des impôts et contribuent à la solidarité nationale) afin d’éviter un « dumping intérieur » entre les salariés. C’est aussi pourquoi nous sommes opposés à la directive des travailleurs détachés qui génère une même concurrence déloyale. Il est dommage d’ailleurs que plusieurs responsables politiques soutenant cet appel n’aient pas exprimé la même clarté lors du dernier vote sur le sujet au Parlement Européen.

Contrairement à ce qui est sous-entendu dans cet appel, dire cela n’est pas donner une centralité explicative à la question. C’est au contraire être cohérent pour lutter contre tous les mécanismes de la compétitivité, de la rentabilité et de la précarité.  Et je m’étonne de voir certains responsables politiques donner des brevets de « gauche » et d’attitude révolutionnaire en omettant cette part entière du combat. Je m’étonne de les voir asséner qu’ils ne « composeront pas avec le fonds de commerce de l’extrême droite » quand l’appel ne dit rien des politiques de Macron et de ses amis en Europe qui accouchent des Orban et des Salvini. Ou pire quand certains d’entre eux ont une responsabilité directe dans le bilan du quinquennat Hollande qui a vu l’extrême-droite dépasser les 20% et a failli accoucher sur la déchéance de nationalité.

Voilà les raisons pour lesquelles je ne peux me retrouver dans cet appel.

Je sais aussi que l’on n’est jamais à 100% d’accord avec un texte et que l’on peut voir le verre à moitié plein, comme le verre à moitié vide.

Certains de mes amis, bien que partageant les idées de cette note, choisiront peut être de soutenir ce manifeste pour exprimer leur rejet de l’Europe forteresse. Je respecte leur point de vue. Mais je ne le partage pas car j’aurais alors le sentiment d’abandonner une part entière du combat et, donc, de prendre le risque de finir dans une impasse. Car c’est déjà une défaite de la pensée révolutionnaire que d’accepter qu’elle soit enfermée dans des règles présentées comme immuables mais étant pourtant celles de nos adversaires.

 

  • Borgialli

    Merci pour ces mots Manuel, t’imagines pas à quel point ils me touchent et portent mes sentiments que je n’aurai pas su exprimer avec autant de clarté et de force, je suis fier d’avancer et d’apprendre à tes côtés!

     
  • Ligniert
    Celui du manifeste, défaitiste, nous encourage à l’acceptation passive de notre système actuel, la résignation face à cet utralibéralisme croissant qui nous mène droit vers notre propre destruction.
    Agissons sur les causes et soyons confiants ! Nous avons les moyens de changer nos fonctionnements. Ça ne se fera pas en un claquement de doigts, du jour au lendemain, mais c’est maintenant qu’il faut réagir. Tout est question de volonté.
    Merci pour votre papier, bien expliqué et touchant de bon sens et d’authenticité.

    J’ai signé cet appel, et l’éclairage de votre analyse m’amène à considérer que j’ai commis une erreur !

    La lutte continue

     


    Merci Manuel pour la clarté et la justesse de a position, j ‘ espère que tous et toutes les camarades partagent cet avis
    le combat contre le libéralisme avec l’ écologie est le seul moyen de rendre ce monde humain

     

    Dominique Le Breton

    Manu merci pour cette note de blog dont je partage les analyse, et avant même de la lire j’ai pensé comme toi, « … Il m’amène à penser qu’il y avait parmi les initiateurs de cet appel une volonté de démarcation et d’instrumentalisation de la question migratoire pour cibler, indirectement, les positions de la France insoumise…. ». Bravo pour avoir eu le courage de ne pas signer ce Manifeste et ainsi ne pas abandonner le combat.
    Ormis cela il y a en effet dans ce texte l’abandon total d’une lutte anticapitaliste, l’acceptation des règles de la mondialisation, l’abandon des peuples. Tu le sais je viens du PCF, je me souviens très bien quand je vivais à Aubervilliers ou j’étais toute jeune militante sans formation politique, j’ai été formée à l’idée que les travailleurs espagnols, portugais ou autres qui venaient travailler en France et acceptaient des bas salaires, permettaient au patronat de ne pas augmenter les salaires des travailleurs français. C’était dans les années 1975 et suivantes…
    Bravo pour ce texte Manu, on peut s’en servir dans les débats, il nous renforce dans le choix de la France insoumise de prôner l’insoumission et le rejet de la résignation.

     

    Desnos Yves

    Le texte de cette pétition m’a mis mal à l’aise. Certains passages me paraissaient très justes, à tel point que ne pas signer me paraissait une offense. Mais aussitôt d’autres passages me heurtaient, comme si on m’avait extorqué un accord, sur un point que je ne partage pas.
    Alors, au bout du bout, que demande ce texte ? Je ne sais pas. Et finalement, je n’ai pas signé, avec une réelle gêne. Et rétrospectivement… tout cela m’agace.
    Et m’agace doublement… parce qu’au-delà des discussions, il y a le malheur et la mort qui rodent. Et au lieu de jouer avec les mots, ou de s’exalter de principes, il serait peut-être temps d’examiner concrètement, très concrètement, ce qui peut être fait.
    À quoi j’ajoute, dernière chose, que toute cette agitation verbale n’aura de sens que si la macronie et ses sbires se font éjecter du pouvoir. Parce que sinon… on continuera à s’escagasser les uns les autres, pendant que la bourgeoisie continuera, sur notre dos, ses petites affaires. Et on sait le sort qu’elle réserve aux migrants.
    Alors, aussi pour ça, j’éprouve un 3ème agacement : quel jeu jouent ceux dont le fond de commerce semble être la bataille contre la FI ? Nul doute qu’elle soit critiquable, mais où veut-on en venir ?

    ***

    MANIFESTE

    *

    Les rédactions de RegardsPolitis et Mediapart s’associent afin de lancer le Manifeste "Pour l’accueil des migrants" signé par 150 intellectuels, artistes, militants associatifs, syndicalistes et personnalités de la société civile.

     

     

    Partout en Europe, l’extrême droite progresse. La passion de l’égalité est supplantée par l’obsession de l’identité. La peur de ne plus être chez soi l’emporte sur la possibilité de vivre ensemble. L’ordre et l’autorité écrasent la responsabilité et le partage. Le chacun pour soi prime sur l’esprit public.

    Le temps des boucs émissaires est de retour. Oubliées au point d’être invisibles, la frénésie de la financiarisation, la ronde incessante des marchandises, la spirale des inégalités, des discriminations et de la précarité. En dépit des chiffres réels, la cause de nos malheurs serait, nous affirme-t-on, dans la « pression migratoire ». De là à dire que, pour éradiquer le mal-être, il suffit de tarir les flux migratoires, le chemin n’est pas long et beaucoup trop s’y engagent.

    Nous ne l’acceptons pas. Les racines des maux contemporains ne sont pas dans le déplacement des êtres humains, mais dans le règne illimité de la concurrence et de la gouvernance, dans le primat de la finance et dans la surdité des technocraties. Ce n’est pas la main-d’œuvre immigrée qui pèse sur la masse salariale, mais la règle de plus en plus universelle de la compétitivité, de la rentabilité, de la précarité.

    Nous ne ferons pas à l’extrême droite le cadeau de laisser croire
    qu’elle pose de bonnes questions. Nous rejetons ses questions, en même temps que ses réponses. 

    Il est illusoire de penser que l’on va pouvoir contenir et a fortiori interrompre les flux migratoires. À vouloir le faire, on finit toujours par être contraint au pire. La régulation devient contrôle policier accru, la frontière se fait mur. Or la clôture produit, inéluctablement, de la violence… et l’inflation de clandestins démunis et corvéables à merci. Dans la mondialisation telle qu’elle se fait, les capitaux et les marchandises se déplacent sans contrôle et sans contrainte ; les êtres humains ne le peuvent pas. Le libre mouvement des hommes n’est pas le credo du capital, ancien comme moderne.

    Dans les décennies qui viennent, les migrations s’étendront, volontaires ou contraintes. Elles toucheront nos rivages et notre propre pays, comme aujourd’hui, aura ses expatriés. Les réfugiés poussés par les guerres et les catastrophes climatiques seront plus nombreux. Que va-t-on faire ? Continuer de fermer les frontières et laisser les plus pauvres accueillir les très pauvres ? C’est indigne moralement et stupide rationnellement. Politique de l’autruche… Après nous le déluge ? Mais le déluge sera bien pour nous tous !

    Il ne faut faire aucune concession à ces idées, que l’extrême droite a imposées, que la droite a trop souvent ralliées et qui tentent même une partie de la gauche. Nous, intellectuels, créateurs, militants associatifs, syndicalistes et citoyens avant tout, affirmons que nous ne courberons pas la tête. Nous ne composerons pas avec le fonds de commerce de l’extrême droite. La migration n’est un mal que dans les sociétés qui tournent le dos au partage. La liberté de circulation et l’égalité des droits sociaux pour les immigrés présents dans les pays d’accueil sont des droits fondamentaux de l’humanité.

    Nous ne ferons pas à l’extrême droite le cadeau de laisser croire qu’elle pose de bonnes questions. Nous rejetons ses questions, en même temps que ses réponses.

      • Bonjour
        j’espére que cette pétition n’est pas faites pour isoler FI et Melenchon, comme je l’ai lu quelque part.....
        Tout le monde a gauche y perdra, et cela ne fera pas forcement le jeux des autres organisations de gauches.

         

      

      • Les beaux sentiments n’ont jamais réglé aucun problème. Cette appel est incomplet car il ne dit pas comment on peut accueillir des centaines de milliers voir dans le futur des millions d’exilés victimes des guerres impérialistes, de déplacés climatiques victimes de l’égoïsme des multinationales et de leurs soutiens politiques, des millions de victimes économiques du capitalisme absolu qui cassent toutes les structures des sociétés agraires…..
        Si vous voulez que l’on signe votre manifeste, faites l’effort de nous dire comment vous comptez donner un travail et un logement décent à tous ces malheureux poussés à l’exode contraint. Il n’ y a pas de solutions autres que politiques. Si nous ne parvenons pas à modifier le rapport des forces avec le capital globalisé, personne ne parviendra à stopper les exodes massifs qui vont détruire toutes les structures sociales des pays de départ et des pays accueillants et ouvrir plus largement la voie aux extrêmes droites de toutes obédiences

     

     
     
     
     

10/10/2018

LES GRANDES GUEULES... EN FLAGRANT DELIT DE MENSONGE

 

 
Ajoutée le 8 oct. 2018

 

C'est magnifique de voir à quel point ces hypocrites n'assument pas leurs propos
 
 
wolfe 3000 360
Pour réussir dans le journalisme il faut comme qualité... être une grosse crapule sans scrupule
 
 
ça craint
Ces 2 là sont de BFMerde. Vous vous attendiez à quoi d'autre ?????
 
 
Zakir Naïm
Un gratin de prostitués journalistiques les 2 là.
 
 
joli cœur
Honte à vous 
 
La fessée qu'ils se sont pris !!! Elle y est pas allée de mains morte.... Waouuuuuw chapeau, ça fait du bien de voir ces deux bourgeois coincé des gg se faire tirrer les oreilles
 
Deux manipulateurs et menteurs comme toute journaliste BFM tv
 
 
Fhu Ggh
La propagande du mensonge 
 
 
Roch Dumas
ils sont vraiment abjects . On comprend pourquoi ils ont leur place à BFMTV
 
 
Jean Baptiste Rusk
Deux me   s qui se servent d'un internaute lambda, pour distiller leur fake news en tout impunité: c'est pas nous, c'est le twittos !
Ils disent que c'est un tweet sensé être la dans le livre pour prouver que l'on peut trouver n'importe quoi sur Internet ils disent que c'est le contexte et pourtant deux minutes après un des journalistes lui dit qu'ils la soupconnent de gagner 20k c'est du n'importe quoi ils se perdent dans leurs mensonges
 
 
مغرب اليوم
J'ai envie de vomir franchement
 
 
Sam Zen
C'est du TRUCHOT tout craché. Et ça se prétend journaliste. Ce mec il est la honte de cette noble profession.Il n'y a qu' à écouter les propos qu'il tient dans les GG: du vomi dans toute sa représentation. Truchot tu es juste PATHÉTIQUE et je reste soft...
 
 
Nadou Nadou
Humiliation méritée . Bravo à cette Dame.
 

Alexis CORBIERE est monté au créneau.

Ajoutée le 9 oct. 2018
ABONNÉ 11 K
 
Le président du groupe La France insoumise à l'Assemblée Nationale, Jean-Luc Mélenchon, a prononcé un discours à la Tribune de l'Assemblée, exposant la position de la France insoumise sur le PJL contre la manipulation de l'information. La réaction de Monsieur Bruno Studer, rapporteur et Président de la Commission des Affaires culturelles a été ainsi : il a été "horrifié", soi-disant, par les propos de Jean-Luc Mélenchon.
Voici ma réponse à son propos

 

tout à fait, la pensée est manipulée, et un mensonge dit est difficile à contredire ensuite
 
 
 
Philippe Wagner
Bien parlé Alexis ! Fermeté face à l'hypocrisie crasse :-)
 
 
 
je suis personne
tu as totalement raison! y vont arreter de nous prendre pour des cons ou quoi bordel! tout le monde pense sa, et meme les fachos pour dire...
 
 
FouD.Ciné
Corbière, c' est comme ça que tu dois t' exprimer ! Comme le dit un camarade dans les commentaire "Fermeté face à l'hypocrisie ". Au final, c' est quand tes convictions transpirent par tout les pores de ta peau :D, que t' es le plus clair et le plus convainquant, et ceux quoi que tu dises. J' aime te voir comme ça. Quand tu lâches rien et que les arguments fussent !!! Corbière is Back !!! ;)
 
Parfaitement d'accord. Aujourd'hui c'est devenu plus facile de raconter un ragot sur quelqu'un sans qu'il ne soit contredit par aucun journaliste que de faire prôner ces idées.
 
 
O.V.E
A. Corbière à entièrement raison !
 
 
Coup De Semonce
J'aime bien lorsqu'il "monte dans les tours" Alexis, tu ressens toute la sincérité dans son propos.
 

"CEUX QUI N'AIMENT PAS L'ETAT... Ce sont" ... BRAVO Adrien QUATENNENS (France Insoumise)

Ajoutée le 6 oct. 2018
ABONNÉ 17 K
 
Intervention d'Adrien Quatennens, député france Insoumise, lors de la 3e séance parlementaire sur la croissance et la transformation des entreprises du 5 octobre 2018 à l'Assemblée nationale.

 

Vous êtes tellement doué Monsieur Quatennens ! Quel plaisir de vous voir, à chaque fois. .Vivement vous au gouvernement.
 
 
Ing
LREM ment, triche, manipule les mots. Quand les cotisations sont réduites, supprimées, le salaire n'augmente pas car le salaire brut ne bouge pas !! Ces LREM sont vraiment des enfoirés car ils savent très bien que supprimer les cotisations chômage et santé conduira à moyen/long terme à une véritable catastrophe : la fin de la retraite et de la sécurité sociale + obligation de passer par de mutuelles dont les prix vont exploser ! Ouvrez les yeux les gens et voyez plus loin qu'aujourd'hui. Car aujourd'hui, votre avenir se dessine. Sans retraite et sans sécurité sociale, si vous gobez ce que LREM vous dit, vous avenir sera le début de votre fin...!
Lire la suite
 
 
flibustier
Adrien est tellement brillant qu'ils ont besoin de s'y prendre à 4 pour essayer de décrédibiliser son argumentaire. Même en jouant la carte de la meute, ils sont bien loin d'y parvenir, tout que ce qu'ils ont accompli c'est d'avouer que le néo-libéralisme ne fonctionne pas et qu'ils s'obstinent quand même dans cette direction.
 
 
Philippe Wagner
Les salariés, ils voient LREM qui font du double langage en torpillant le modèle de solidarité française ! C'est tout pour les 0,1% et la misère pour les autres qui bossent...
 
 
Philippe Wagner
Le Maire se croit malin, et nous prend pour des abrutis ! C'est impressionnant...
 
 
mireille giralt
J" ai cru apercevoir la députée la plus conne de France , la députée du Tarn , particulièrement idiote , juste là pour le fric , aucune conviction car ne sachant même pas ce que sont des convictions ni ce qu' est le rôle d' une députée ... Menteuse et sans vergogne , comme tous les députés en marche ! Quelle catastrophe ! Virons tout ça , vite !
 
Merci Adrien, tu es dans le vrai ! Les autres mentent et cela s'entend...
 
 
C L
Personne n'est dupe, à mon avis. Ils baissent la tête, c'est tout. Ministre menteur, économiste jongleur, triste mécano qui joue sur les chiffres, sur les registres.
 
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