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17/09/2016

L' ENTRAINEMENT A REPRIS A L'ECOLE DE RUGBY

Un plaisir de voir tous ces jeunes évoluer sur un terrain de sport grâce aux bénévoles, aux entraîneurs qui donnent de leur temps libre pour encadrer, initier ces jeunes gens au rugby sous l'oeil bienveillant des grands-parents ou des parents.

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Il se trouve que je passais par là à ce moment-là. "J.P. tu t'arrêtes un instant STP que j'aille prendre les mômes en photo. Je les "kiffe".

Et J.P s'est arrêté.

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On ne peut pas rester insensibles devant les petites Crevettes et les mini-poussins

qui promettent

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Francis LABASTIE est Président mais aussi entraîneur

Un vrai papy pour ces petites crevettes

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Dans l'dos la balayette !

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Mathieu prêt à entraîner les majorettes ?

Non !

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Xavier ne sera plus sur la pelouse le dimanche après-midi

mais on pourra toujours le saluer à l'entraînement le samedi matin

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RESPONSABLE ECOLE DE RUGBY :

*  Mathieu TUQUOI - 06.64.76.70.52

Pour les Minimes :

*  Didier MONTAGUT - 05.58.98.18.30 / 06.84.36.63.04

 

Educateurs pour les – de 15 ans (MINIMES) : LALANNE Lilian : 06 83 29 57 35  -     MONTAGUT Didier: 05 58  98 18 30 / 06 84 36 63 04

Educateurs pour les – de 13 ans (BENJAMINS) : PEREZ LOPEZ Maurice: 05 58 98 08 01 / 06 28 30 47 34 (perez-lopez.maurice@orange.fr)  -  BARBE Pierre : 06 77 14 11 41

Educateurs pour les – de 11 ans (POUSSINS) : GOURGUES Francis : 05 58 98 82 46  -  LALANNE Denis : 0558 98 08 41 / 06 22 10 52 14

 Educateurs pour les – de 9 ans (MINI-POUSSINS) :  BONNAN Pascal : 05 58 98 89 13  -  SAINT PAUL Ludovic: 06 33 32 12 17 

Educateur pour les – de 7 ans (CREVETTES) : LABASTIE Francis : 05 58 98 07 32/ 06 62 51 51 52

 

 

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L'Union Sportive Habassaise reçoit dimanche 18 Septembre, les équipes de Bidart en phase de qualification du Championnat Promotion Honneur.

Coups d'envoi : 14H00 : équipe réserve - 15H30 : équipe première

LES VENDANGES DE M. HILLOTTE

Sur mon chemin j'ai rencontré ce drôle d'engin. Alors j'ai fait une halte avant de poursuivre ma route jusqu'au Bourg et j'ai pris quelques clichés des vignerons en plein labeur.

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un salut amical, un large sourire de ma part

et me voilà repartie le coeur ensoleillé

plein de souvenirs au temps où je criais " A LA HOTTE !"

quand j'avais rempli mon panier de raisins recueillis au sécateur

C'était à Châteaumeillant dans le Cher... J'aidais les grands ... Ambiance chaleureuse

Déjeûner convivial sur le pouce, avec charcuterie à volonté, hareng pommes à l'huile.

Pas de rouge dans mon verre, ni d'eau rougie... Juste de l'eau.

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http://www.topsante.com/nutrition-et-recettes/la-sante-par-les-aliments/les-bons-aliments/detox-c-est-le-moment-de-faire-une-cure-de-raisin-10647

 

Diurétique grâce à sa richesse en eau et en potassium, reminéralisant grâce à sa teneur en magnésium, calcium, fer et phosphore, le raisin est également considéré comme un draineur du foie. C'est le moment de faire une cure d'énergie !

 

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Raisin : il purifie l'organisme

Par sa forte teneur en eau, le raisin est un fruit diurétique doté d’une proportion intéressante en fibres. Ce qui permet de purifier les intestins et le foie. Il est aussi riche en sels minéraux : en potassium tout d’abord qui réduit tension artérielle et régularise le rythme cardiaque , mais aussi en fer , en sélénium (qui stimule le système immunitaire et diminue les ridules entre autres propriétés), en magnésium, en zinc…

Les raisins noirs, quant à eux, possèdent un pigment propre, la quercétine, qui protège le système cardio-vasculaire et favorise la digestion.

Mais attention à sa richesse en calories : le raisin est très énergétique à lui seul, puisqu’il vous apportera de 64 à 72 Kilo calories pour 100 grammes consommés. Sur ce point, la banane est l’un des rares fruits à pouvoir le battre !

15/09/2016

DEJEUNER DU MATIN ... de PREVERT

 

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Il a mis le café

Dans la tasse

Il a mis le lait

Dans la tasse de café

Il a mis le sucre

Dans le café au lait

Avec la petite cuiller

Il a tourné

Il a bu le café au lait

Et il a reposé la tasse

Sans me parler

Il a allumé

Une cigarette

Il a fait des ronds

Avec la fumée

Il a mis le cendres

Dans le cendrier

Sans me parler

Sans me regarder

Il s'est levé

Il a mis

Son chapeau sur sa tête

Il a mis

Son manteau de pluie

Parce qu'il pleuvait

Et il est parti

Sous la pluie

Sans une parole

Sans me regarder

Et moi j'ai pris

Ma tête dans ma main

Et j'ai pleuré.

 

3. VIVE LES CONGES PAYES DU MOIS D'AOUT QUI VIDENT LES ATELIERS !

 

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Edité en 1966

Acheté en 1975

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Les jeunes générations connaissent-elles Blaise CENDRARS ?

L'histoire vécue c'est bon pour les cours d'Histoire et les dictées

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BANLIEUE EST

C'est une grande duperie parce que les premiers congés payés ont été ceux du mois d'août 1914, c'était même les grandes vacances, la fleur au fusil, la chanson aux lèvres, et tous les petits gars en pantalon rouge qu sont tombés sur la Marne en septembre 14, devant Paris, ne sont jamais revenus dans les ateliers du Faubourg, les petits soldats à un sou par jour, et depuis on ne sait plus travailler dans les ateliers, ça n'y est pas, on n'a plus le coeur à l'ouvrage, il y a trop d'injustice et trop de salopards, de profiteurs, on a pris conscience, une conscience de classe à la guerre, et l'on pousse à la grève, à la Révolution, ou alors on s'en fout. Que peut-on leur reprocher ? Ils ont raison de vouloir tout chahuter ou de s'en foutre. Ils ont marché une fois, ils ont donné en plein. Ca suffit. Ce qui m'étonne, c'est qu'ils croient encore en quelque chose dans l'avenir ...

 

Je leur dois trop, jamais je ne pourrai oublier mes camarades de régiment qui en étaient presque tous du faubourg Saint-Antoine, de Ménilmontant et de Belleville, de la Bastille et de la Nation, de Picpus, et dont l'accent, le rire, les chansons, les bavardages, la blague, l'esprit m'ont appris ce beau langage imagé de Paris qui monte du coeur et coule de la bouche du peuple et qu'aucun écrivain contemporain ne sait employer naturellement et avec la même abondance ou bonheur, sauf peut-être Henry Poulaille. Leur mère, leur femme, leur copine ou leur frangine qui stationnaient toute la journée devant les grilles quand nous faisions l'exercice dans la cour de la caserne de Reuilly ou qui venaient leur apporter ou leur payer à boire et à manger le soir quand nous avions fini de faire le zouave Bastion 29 sur les fortifs ou étions de service Porte de Vincennes, étaient également bien embouchées et souvent d'une drôlerie, d'une cocasserie spontanée, possédant un vocabulaire tout en saillies qui faisait mon émerveillement car tout était dit, balancé comme pour la galerie, et portait. Malgré le tragique des évènements et le ton râleur du vieux, dans ces boîte à punaises du Faubourg où l'un ou l'autre de mes camarades me menait passer le dimanche en famille, régnait la gaieté, l'insouciance. Que cela simplifie l'existence que de vivre au jour le jour. C'est une vérité. Bientôt nous allions mourir au jour le jour. C'est une autre vérité et une simplification encore plus grande.

 

Mais avant de monter au front par la route où tant de mères, de femmes, de fiancées accompagnèrent mes camarades jusqu'à Ecouen, portant qui le fusil, qui le sac de son fils ou de son homme, notre régiment alla vadrouiller dans la banlieue Est jusqu'à la mi-septembre. Je dis vadrouiller car pour la plupart de mes camarades qui allaient tomber  anonymement dans cette longue guerre de tranchées, les corvées auxquelles on nous affectait se terminaient en parties de plaisir, beuveries ou gueuletons ; ils connaissaient trop de bons coins dans cette banlieue, ils y avaient trop de bons souvenirs, la tentation était trop forte pour ne pas aller voir ce qu'un tel, une telle étaient devenus pour ne pas quitter les rangs, se barrer en douce, voire déserter un jour ou deux pour aller boire le coup ou faire l'amour, escalader une grille, fracturer la porte, décrocher un volet, si les aminches n'y étaient pas, faire au moins une descente à la cave à défaut d'un plongeons dans un lit hanté.

 

Ces corvées en banlieue auxquelles on employait le régiment sur un coup de téléphone venu du Commandant de la Place étaient absurdes. Aménager le polygone de Vincennes pour y installe des canons datant du siège de 70 et déménager les soutes du Fort de Nogent pour alimenter les pièces en munitions, c'est tout ce que MM. les militaires avaient trouvé pour tirer sur les premiers "Taubes" qui survolaient Paris. Ah ! si vous nous aviez vus chacun un obus de fonte sur l'épaule. On se marrait, et les quolibets d'éclater au nez de nos officiers. Voyez prestige ! Cependant les forts de Liège tenaient toujours et les Boches avançaient sur Pairs. Alors on nous fit abattre les arbres, Porte de Vincennes, dresser des barricades sur la chaussée et tendre deux, trois barbelés. Je me souviens qu'au lendemain de la bataille de la Marne on nous fit creuser des tranchées sur le modèle allemand, Porte de Saint-Mandé. Il était temps ! Un brillant officier d'état-major déroulait des plans et un vieux sergent d'Afrique dirigeait les travaux. On nous avait distribué des pelles et des pioches, mais nous ne nous acharnions pas outre mesure et d'autant moins que le galonnard chronométrait notre avance et avait l'air de vouloir s'impatienter. Alors, le vieux médaillé nous traita de "sales poilus". Des poilus, qu'est-ce que c'est que ça ? Nous ne comprenions pas. Le mot n'était pas dans notre vocabulaire et, par ailleurs, nous étions pour la plupart imberbes.

- Pourquoi poilus ? se risqua à demander un jeune soldat.

- Parce que vous avez tous un sacré poil dans la main. On voit bien que vous êtes des Parisiens, répondit le vieux sergent. Mais on vous dressera.

 

Je suis très fier de raconter cette étymologie qui a été si souvent controversée dans les journaux de l'époque. Mais le jeu en valait-il la chandelle ? C'était à l'avant-dernière. Mais à la dernière, MM. les militaires ont trouvé mieux. Ils se sont motorisés pour pouvoir ficher le camp et s'envoler de l'autre côté de l'eau, d'où ils sont revenus avec du renfort bombarder du haut des airs les populations lâchement abandonnées, ces "sales civils". Cela promet pour la prochaine. On ne comptera plus. Zéro.

 

En septembre 14, nous effectuions aussi des marches militaires, de jour et de nuit et de jour et de nuit encore, des patrouilles de police, et c'est ainsi que j'ai pu parcourir, dans tous les sens, godillots aux pieds et Lebel sur l'épaule, cette aimable banlieue de l'Est, mais alors en pleine pagaye. Des réfugiés paysans encombraient les routes, des fuyards, des éclopés, des blessés, piétons civils et militaires campant dans les jardins des villas qu'ils dévalisaient, cambriolant les pavillons, pillant, saccageant tout pour bouffer, des masses surprises par l'évènement, prises de frousse, ivres de fatigue, de panique et de vin, une préfiguration de ce que l'on devait voir, mais à une plus grande échelle et dans un train d'enfer, autos et camions ravageant tout le pays, en juin 40, durant l'exode, toute la nation qui se ruait vers le sud, les gens quittant leurs lares, chacun ne pensant qu'à sauver sa peau, les responsables du désastre en tête qui gueulaient qu'il fallait abandonner la France : un vrai cinéma ! Le moins qu'on en puisse dire c'est que ce n'était pas beau, d'autant plus que c'était idiot. Et depuis, personne ne retrouve plus sa place en France ...

14/09/2016

2. VIVE LES CONGES DU MOIS D'AOUT QUI VIDENT LES ATELIERS !

 

 

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Humain d'abord

en voilà de belles dictées à faire

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BANLIEUE EST

L'ouvrière a la larme facile, la midinette le sourire, toutes deux aiment la romance et l'on entend plus de sentimentalité s'égosiller le long des sentes du bord de l'eau et des chemins de halage que de gazouillis d'oiseaux dans les haies. C'est la saison des premières amours pour beaucoup de Parisiennes que ce mois d'août en banlieue, ou le renouement d'une liaison rompue l'été précédent, ou le démarrage de nouvelles amours. Le coeur est en émoi. Le corsage est décolleté. La jupe trop collante. On se sent légère, légère. On part par bandes à bicyclette, les jambes nues, filles et garçons. Sur la grand-route arpètes et apprentis jouent à cache-cache derrière les camions. Un foulard, un  ruban dans le vent de la vitesse a sa part dans la séduction d'un garçon, autant que les jambes qui pédalent, qui pédalent  et semblent vibrer dans les rayons des roues étincelantes comme les ailes d'une libellule corsetée d'un étroit short de couleur à peine maintenu par une ceinture fantaisie ou un gros oeil de nacre, et le garçon fonce dans votre sillage. On passe en riant devant les pompistes que l'on traite de "cocus" comme jadis les chefs de gare. Dans le soleil les pompes à essence sont nues. On passe en fugue. On prend un chemin de traverse. On s'engage dans un chemin de terre à travers champs. Et soudain on est au bord de l'eau. Ils en connaissent des coins perdus, les garçons, un bief, un vieux moulin, une île déserte, un  étang recouvert de nénuphars, un saule pleureur qui trempe dans un trou d'eau dormante, une propriété abandonnée où l'on est bien par couples à se balader entre les buissons de roses qui redeviennent églantiers, un bouchon à escarpolette, une petite auberge à friture avec des tonnelles pour les amoureux, une guinguette, un jazz, un  bal, des établissements où il y a foule la nuit, avec des petits ponts, des petits lacs, des charmilles décorées de lanternes vénitiennes, des rocailles comme aux Buttes-Chaumont, des jardins pleins d'appareils à sous et de miroirs déformants, un puits avec des vélos truqués, des ânes, un tir à pipes, un portique avec des balançoires et des lumières et des trous d'ombre à vous donner le vertige, chaque consommation coûte les yeux de la tête, et on l'attrape, le vertige, on tombe dans les bras du joli garçon, on rentre tard ou l'on ne rentre pas du tout, étroitement enlacée, poussant sa bécane dont on est lasse comme de la pleine lune dans les prés blanchis tout retentissants du coassement des crapauds qui se répondent et vous désorientent comme le coeur qui bat trop fort, et vous trompent à en être bouleversés, à ne plus savoir ce que l'on donne, ce que l'on prend. Ah ! l'amour dans la rosée. Sous le poids des étoiles.

C'est le grand frisson ...

... Et avant la fin du mois d'août ou dans les mois qui suivent, dès qu'on a fait la paix avec ses vieux, ses frangins qui vous débinaient, ses frangines qui vous jalousaient, on revient sur les lieux du crime célébrer les noces, des noces en tandem, des noces en série, car votre meilleure copine s'était également mise en ménage, ainsi que bien d'autres, et c'est merveilleux, c'est pour la vie, et les rives de la Marne sont féériques ...

Heureuse banlieue de l'Est, à nulle autre pareille, où la vie semble plus facile qu'ailleurs, la pauvreté moins dure à supporter, la misère moins sordide ou mieux dissimulée, et où tant de filles du Faubourg l'ont perdu !

Mais malgré la joie générale c'est tout de même une grande duperie humaine, un oubli.

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C'est une grande duperie parce que les premiers congés payés ont été ceux du mois d'août 1914 ...

 

Autre note

 
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