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25/06/2016

HABAS : dernier jour EXPO - L'AUTRE FRONT

Je n'avais pas été à la pêche aux infos et j'ai failli rater l'exposition...

Il me reste aujourd'hui pour la découvrir.

 

 

AFFICHE EXPO JUIN 2016

Dans le cadre de la semaine des 5 sens sur le Canton Orthe et Arrigans,une exposition sur les Femmes de Gironde au temps de la Grande Guerre sera présentée

du 20 au 25 juin

au foyer municipal de Habas

de 16H30 à 18H30.

La bibliothèque de habas accueille  l'exposition

des Archives Départementales de Gironde 14-18

L'autre Front"

Le 24 juin à 18H30, l'écrivaine Bénédicte Des Mazery  a présenté son livre

"La Vie Tranchée"

La librairie Campus sera également présente avec une sélection d'ouvrages

a  

MOBILISEE A 91 ANS "contre un gouvernement qui ne respecte pas ses salariés"

Camille SenonCamille, rescapée d'Oradour-sur-Glane

je l'ai rencontrée, dans les années 70, dans les bureaux

de la fédération CGT des PTT au 213 rue Lafayette.

Elle était très respectée parce que c'est une femme très respectable.

Touchée de la revoir à 91 ans, arpenter les rues de LIMOGES,

pour la bonne cause des salariés

***

Camille Senon, mémoire d'Oradour qui a refusé la décoration de Manuel Valls, dans la rue contre la loi Travail

Par Nicolas Blanzat, France Bleu Limousin jeudi 23 juin 2016 à 11:08

Camille Senon a défilé contre la loi El Khomri.

Ce sera incontestablement l'une des photos marquantes de cette dixième journée de mobilisation contre la loi Travail. Camille Senon, 91 ans et mémoire vivante du massacre d'Oradour, défile à Limoges, elle qui a dernièrement refusée d'être distinguée par Manuel Valls.

Elle a fait parler d'elle il y a mois d'un mois en refusant la proposition du premier ministre, Manuel Valls, de l'élever au rang de commandeur de l'ordre national du mérite, pour "ne pas renier les engagements de toute [sa] vie".

 

 "Un gouvernement qui ne respecte pas les salariés"

Camille Senon, 91 ans, et véritable mémoire du massacre d'Oradour-sur-Glane en juin 1944 (elle était dans le tramway la ramenant de Limoges à Oradour), poursuit son combat. Ce jeudi matin, elle est dans la rue, à Limoges, pour la dixième journée de manifestation contre la loi Travail. Elle reste mobilisée contre "un gouvernement qui ne respecte pas les salariés" selon elle. Et qu'importe qu'il fasse déjà une trentaine de degrés au thermomètre.

 

 http://cgt.fr/Ouradour-sur-Glane-Camille-Senon-43055.html

Massacre d’Oradour-sur-Glane

 

Comité Confédéral National (CCN) extraordinaire de Limoges, ville de naissance de la CGT. Commémoration de la naissance, célébration de la longévité et souvenir de l'histoire et des combats de la CGT. Les 14 et 15 octobre 2015

Camille Senon, survivante, témoigne pour la CGT

vendredi 23 octobre 2015 , par EB

A l’occasion des 120 ans de la CGT à Limoges, la direction confédérale s’est recueillie sur ce lieu de barbarie nazie. Camille Senon, survivante du tramway d’Oradour-sur-Glane et ancien membre dirigeant de la fédération CGT des PTT, témoigne sur les lieux de ce village détruit et conservé en l’état.

A l’époque du massacre elle avait 19 ans. Elle ne reverra jamais son père, ni ses grands-parents, ni ses oncles et tantes, cousins et amis, tous massacrés par le détachement de la Waffen-SS Das Reich.

Celle qui a été membre dirigeant de la fédération CGT des PTT, secrétaire générale du syndicat des Chèques postaux, l’entreprise féminine la plus importante d’Europe, a conduit elle-même la visite des lieux.

 

Camille Senon est restée jusqu’à l’aube des années 80, une militante et dirigeante importante de la CGT aux Chèques postaux dans le 15ème et à la fédération CGT des PTT.

Par solidarité avec le mouvement social contre la Loi travail, Camille Senon, 93 ans, rescapée du massacre d’Oradour-sur-Glane en 1944, a opposé une fin de non recevoir à la proposition du Premier ministre de l’élever au rang de commandeur de l’Ordre national du mérite.

Accepter cette distinction aujourd’hui serait, explique-t-elle, « renier toute ma vie militante pour plus de justice et de solidarité, de liberté, de fraternité et de paix ». « Dans le contexte actuel il m’est impossible d’accepter de votre part cette distinction (…) alors que je suis totalement solidaire des luttes menées depuis deux mois par les salariés, les jeunes, une majorité de députés et de Français contre la Loi travail que vous venez d’imposer par le 49-3 », a-t-elle écrit dans une lettre adressée à Manuel Valls fin mai.

Cette rescapée du tramway d’Oradour-sur-Glane, qui a perdu sa famille dans la massacre des habitants par le détachement de la Waffen-SS Das Reich le 10 juin 1944, est une infatigable militante syndicaliste et féministe.

Lire son témoignage :

Ancienne secrétaire générale du syndicat des chèques postaux, elle a compté parmi les membres dirigeants de la CGT des PTT. En 2014, cette voix qui porte dans le paysage mémoriel avait porté son nom sur la liste d’opposition du Front de gauche lors des élections municipales à Limoges. Depuis toujours, elle est une lectrice de l’Humanité et suit donc au quotidien l’actualité du mouvement contre la loi El Khomri dont elle est une farouche opposante. « Pas question d’accepter une décoration venant d’un gouvernement qui ne respecte pas les salariés » explique t-elle à France Bleu Limousin. Plus récemment, en octobre 2015, elle avait, malgré son âge avancé, assisté à la célébration des 120 ans de la création de la CGT, à Limoges, aux côtés du leader syndical Philippe Martinez.

À l’AFP, l’intéressée a évoqué « un hasard du calendrier qui tombe particulièrement mal ». « Quand j’ai reçu cette proposition le 17 mai, il m’a paru évident que dans ce contexte où des gens luttent pour faire respecter leurs droits et où mes camarades syndicalistes d’Air France sont traduits devant les tribunaux il était tout simplement inacceptable pour moi de recevoir cette distinction sur proposition de Monsieur Manuel Valls », a-t-elle ajouté.

Camille Senon continue d’accompagner des groupes à Oradour-sur-Glane, notamment des jeunes et, n’hésite pas à demander que toute la lumière soit faite sur l’origine du massacre et les donneurs d’ordres.

source: http://www.humanite.fr/opposee-la-loi-travail-elle-refuse...

 

 

24/06/2016

HABAS en deuil : GASTON LABASTIE NOUS A QUITTES

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Beaucoup de peine en apprenant ce soir par la lecture du journal

que GASTON nous avait quittés

car j'avais de l'estime et de l'affection pour cet homme âgé de 91 ans

J'aimais discuter avec lui. Il avait tant de choses à transmettre.

Je présente  mes condoléances attristées à sa nombreuse famille

enfants, petits-enfants, arrières petits-enfants,

les familles LABASTIE, BONNEBAIGT, FRANCOIS, BONNAN, GELEZ et PREUILH

aujourd'hui dans le chagrin et la douleur

***

à son épouse "Mimi" que j'embrasse tendrement

J'avais eu plaisir à l'écouter me raconter quelque tranches de vie

et il avait bien ri en me confiant qu'il "était tombé amoureux de la fille du patron"

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Tant que sa santé lui permettait, il allait, à son pas, encourager les Bleus

Patrick l'accompagnait -dernière photo prise en avril 2016-

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Photos prise en 2013 à BARDOS

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à ARGELES GAZOST

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à RION DES LANDES

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En 2011 à HASPARREN

Quand J.P et Gaston se rencontraient ...- ils étaient souvent côte à côte lors des repas amicaux des amis de l'USH- ou sur les gradins

de quoi parlaient-ils ?

Ils refaisaient le monde ?

habas,landes,rugby,ushabassaise,anniversaire

L'un comme l'autre avaient été maire-adjoint et conseiller municipal communiste

GASTON - conseiller municipal de 1977 à 1995

maire-adjoint de 1979 à 1989

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C'est ce sourire-là que tu m'avais donné si gentiment

que je garderai en mémoire

 

***

 

 Aux 50 ans du RUGBY...en 2013

(...) En 1946,(  ) on retrouve une équipe avec quelques anciens (...)

C'est à cette époque que fut reprise la pratique du rugby sur le terrain du Colonel Massie : le vestiaire était la grange de Mounaix, les douches l'abreuvoir du bétail devant la grange. Les déplacements s'effectuaient à bicyclette ou en bétaillère.

Après un an d'activité, cette équipe repart sous l'appellation "Entente Misson-Habas", comportant nombre de missonnais. '...)

Cela dura deux ans avant que des chamailleries ne fassent éclater l'Entente.

 

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Avec Jean LALANNE

ancien maire d'HABAS

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RESURRECTION DU RUGBY A HABAS

C'est en 1962, après quatorze années de sommeil que devait ressurgir l'Union Sportive Habassaise grâce à une équipe enthousiaste, inconsciente des difficultés qu'elle aurait pu rencontrer.

(...) Les couleurs bleu et blanc furent reprises en ignorant qu'elles étaient celles du premier club en 1906.

 

22/06/2016

Chanson d'actualité avec nos petits TERRORISTES D'ETAT


SANS LA NOMMER par cleo706

 

"Les sept syndicats contestataires (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl) souhaitaient initialement défiler entre la place de la Bastille et la place de la Nation jeudi à 14 heures, dans le cadre d'une journée de mobilisation contre le projet de loi travail dans toute la France. Un trajet court pour "tenir compte", selon eux, des conditions de sécurité.

Mais les autorités insistent depuis lundi pour qu'ils choisissent une manifestation statique plutôt qu'un défilé, en invoquant des raisons de sécurité, après les violences qui ont émaillé la manifestation nationale du 14 juin dans la capitale. Faute de quoi, ont-elles prévenu, la manifestation sera interdite - une mesure exceptionnelle."....

 

..."Pour les syndicats, un simple rassemblement constitue une "remise en cause de la liberté de manifester", d'autant que de nombreuses manifestations sont prévues ailleurs jeudi en France, sans menaces d'interdiction. "Et pourquoi pas un pique-nique aussi !?", s'est agacé Fabrice Angéi, membre du bureau confédéral de la CGT, lundi soir sur BFMTV.

Faire du surplace serait de surcroît dangereux pour la sécurité des manifestants, arguent-ils. "Je ne suis pas sûr qu'une +fan zone+ syndicale place de la Nation soit plus sécurisée qu'une manifestation", a fait valoir Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO.

Des craintes partagées par le chef de file des députés LR, Christian Jacob, selon lequel les manifestations statiques "ne sont pas les plus faciles à gérer".

Le leader de FO a souligné qu'au départ, les syndicats "n'avaient pas prévu de faire de manifestation" jeudi. "Qu'est-ce qui génère la manif le 23 ? Les interventions la semaine dernière du Premier ministre"...

 

"Le projet de loi travail est actuellement examiné au Sénat où le vote solennel doit avoir lieu le 29 juin, avant un retour à l'Assemblée nationale le 5 juillet."..

 

 PIQURE DE RAPPEL POUR NOS JEUNES, POUR LES GENERATIONS QUI ONT OUBLIE CET EPISODE

 

Ces démocrates de pacotille - Hargneux, arrogants, méprisants... ils n'empêchent pas les casseurs de casser pour décridibiliser le mouvement social, la CGT... Seraient-ils capables de tirer sur la foule des manifestants comme ils l'ont fait avec les mineurs en 1948 ?  Jules MOCH était des leurs.

 http://www.gauchemip.org/

7 octobre 1948 : Assassinat d’un mineur gréviste par les CRS.

65 ans plus tard, les mineurs réhabilités

jeudi 16 juin 2016.
 
 
 

1) Il y a 65 ans, le 7 octobre 1948 à Merlebach. PREMIER BILAN SANGLANT DU TERRORISME D’ETAT CONTRE LES MINEURS EN GREVE

Oui, hélas ! C’était bien en France. Les mineurs étaient en grève depuis le 4 octobre 1948. C’était une grève des plus revendicatives, une grève légale décidée massivement et démocratiquement par un référendum. Qu’on en juge : sur un effectif de 259 204 mineurs, 243 702 exprimés, soit 94, 01 % des inscrits. Pour la grève : 218 616. Contre : 25 086.

Donc pour la grève : 89 ,79 % des exprimés. Avec les revendications sur les salaires, la sécurité, l’application de la loi sur les nationalisations, l’augmentation des retraites, il y avait en premier lieu posée par le référendum l’abrogation de la circulaire Lacoste du 13 septembre 1947, et des décrets du 18 septembre 1948 du même ministre Lacoste.

Les circulaires et décrets étaient totalement illégaux, en violation flagrante du Statut du Mineur voté à l’unanimité par l’Assemblée nationale en juin 1946. La grève était un droit légal selon le Statut du Mineur et garantie par la Constitution. Nul ne pouvait s’y opposer.

C’est pourtant ce que fit Jules Moch, ministre de l’Intérieur. Alors que se déroulaient les discussions avec le ministre Lacoste (elles se sont poursuivies jusque dans la soirée du 5 octobre), Jules Moch dans la nuit du 3 au 4 octobre envoyait les C.R.S. occuper les bassins de Gardanne et de Lorraine. Jules Moch avait choisi la force préméditée, organisée et très vite, au 4e jour de la grève le 7 octobre 1948 à Merlebach, on déplorait la mort de Jansek. Tué par une balle perdue ? NON Tué par une balle tirée à distance sans sommation ? NON Tué par une balle tirée après sommation ? NON, NON, NON ! Mais sauvagement massacré à coups de crosses par des C.R.S déchaînés !

"C’est par la force que Jules Moch voulait briser la grève, par la peur, semant la terreur avec des brutalités amenant la mort atroce de Jansek.

Par la force, par la mort pour imposer ces circulaires et décrets illégaux de Lacoste.

 Le Conseil des Prud’hommes de Carvin, le 3 juin 1948, avait déclaré illégale la circulaire Lacoste du 13 septembre 1947, supprimant le salaire garanti. Et Lacoste avait été condamné à rembourser les mineurs du puits 10 de Leforest qui s’étaient mis en grève. Et c’est pour faire appliquer par la force cette circulaire illégale condamnée par un tribunal de la République qu’on avait tué Jansek !

Oui, c’était bien du terrorisme, et l’utilisation de l’appareil d’Etat, fait que c’est bien un TERRORISME D’ETAT. Les mineurs ont résisté à ce TERRORISME comme on se doit de RESISTER A TOUS LES TERRORISMES. Ils l’ont payé bien cher.

Et pourtant la loi d’amnistie avec toutes ses possibilités y compris la réparation sur la base de la reconstitution de carrière ne leur est pas appliquée. Elle l’a été dans toutes les branches nationalisées, y compris au personnel civil du ministère de la Défense.

Les survivants licenciés restent exclus de la loi d’amnistie.

L’article 13 de cette loi indique qu’en sont exclus : « les faits constituant des manquements à la probité, aux bonnes mœurs ou à l’honneur » C’était le cas des généraux factieux ayant porté les armes contre la France en Algérie ; un an après (la loi d’amnistie NDLR) le 23 novembre 1982, ces putschistes étaient réhabilités avec réintégration dans les cadres au titre de la deuxième section, une reconstitution de carrière.

Et les mineurs licenciés des grèves de 1948 – 52, les rares survivants attendent toujours le décret d’application de la loi d’amnistie. Ils continuent de payer leur combat pour la légalité, leur résistance au terrorisme de l’époque. Il serait temps que cesse cette injustice ?"

Norbert GILMEZ

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 Jules MOCH serait-il réincarné en VALLS et CAZENEUVE ?

La fonction qu'il assume jusqu'en février 1950, le rôle majeur dans la répression des grandes grèves de 1947-1948 et de toute forme d'agitation communiste et cégétiste lui valent, longtemps après les faits, une réputation sulfureuse

Résolument hostile à la stratégie de l’union de la gauche du Parti socialiste avec les communistes, il démissionne du PS. Il meurt à Grasse le 31 juillet 1985.

 

QUI ETAIT LACOSTE ?

"socialiste gaulliste"

Syndicaliste, résistant, ministre, élu local, le nom de Robert Lacoste reste aussi lié à la torture en Algérie.

Une partie de la gauche dénonce Robert Lacoste, allant même jusqu'à le traiter de « ministre de la torture ». Dans ce débat, il se justifie en disant que « la torture n'est pas née avec moi, elle n'est pas morte après moi ». Un sujet sur lequel il n'aime pas s'exprimer, mais qu'il semble couvrir. En 1962, il va témoigner pour la défense du général Salan poursuivi après le putsch des généraux : « Je crois que la politique que nous avons menée aurait pu être continuée… »

20/06/2016

CGT POLICE : CASSEURS INSTRUMENTALISES PAR LE POUVOIR

Entretien

"Les casseurs sont instrumentalisés par le pouvoir", accuse la CGT Police

Propos recueillis par
 
Assassinat sauvage d'un couple de fonctionnaires de police par un individu se revendiquant de Daech. Violences de part et d'autre dans les manifestations. Alexandre Langlois, secrétaire général de la CGT Police, revient pour "Marianne" sur une semaine particulièrement éprouvante pour la police et pour le mouvement social contre la loi Travail.
SIPA

Marianne : Après l'assassinat d'un couple de fonctionnaires de police lundi, dans quel état d'esprit sont vos collègues ?

Alexandre Langlois : C'est l'émotion et le choc. Personne ne s'attendait évidemment à cela. Cela nous a frappé de plein fouet. Nous savons que le métier de policier est dangereux. Nous avons conscience des risques qui pèsent sur nous, nous les acceptons. Mais cet acte barbare, c'est un phénomène nouveau. Il y a déjà eu par le passé des tentatives de vengeance de voyous sur des collègues. Mais c'est la première fois que cela arrive au domicile. Et cela change tout pour nous. On est maintenant obligé de s'interroger sur la sécurité de nos conjoints, des risques que notre métier peut leur faire courir. Mais la marche blanche qui a été organisée en hommage à nos deux collègues assassinés et qui a rassemblé 2.500 personnes, fonctionnaires de police, gendarmes et citoyens, nous a donné un peu de baume au cœur. Cela a montré qu'on était au-delà de ça, que nous défendions l'égalité, la liberté et la fraternité. Et que cette fraternité justement, qui fait notre vivre-ensemble, était bien présente. Il faut maintenant panser les plaies et continuer notre travail de protection de la population.

 

Mardi 14 juin, vous faisiez partie des milliers de manifestants à Paris contre la loi Travail, avec des pancartes Quel était le sens de votre message ?

"Pourquoi les éléments violents n'ont-ils été interceptés que trois quarts d'heure après la manifestation ?" Le matin, nous sommes allés voir des collègues CRS qui étaient en faction pour leur expliquer notre démarche. Pourquoi nous parlions de la violence de l'Etat.

Dans 95% des cas, cela a été très bien accueilli. Nous avons été écouté et compris. Après, comme dans chaque corps de métier, il y a des cons partout. Mais dans la majorité des discussions, nos collègues nous disaient que c'était bien et même important d'être dans cette manifestation.

Ce message contre les violences de l'Etat avait un double objectif. Nous voulions bien sûr pointer du doigt les cas de violences policières : on ne peut pas le nier, des manifestants en ont subies. Ce n'est pas la police en tant que telle qui est en cause, mais les ordres qui lui sont donnés et qui créent ces situations. Nous l'avons encore constaté mardi : pourquoi les éléments violents n'ont-ils été interceptés que trois quarts d'heure après la manifestation ? Les ordres arrivent bien trop tard. Résultat, on se retrouve avec des collègues blessés et des manifestants également. Mais la violence de l'Etat n'est pas que physique. C'est aussi la violence sociale que nous voulions dénoncer, avec la loi Travail, le déni de démocratie du 49-3 ou les menaces d'interdiction de manifester.

 

Selon vous, pourquoi une telle tension et une telle intensité de la violence dans les manifestions ?

Le 14, si les projecteurs médiatiques se sont focalisés sur les vitres brisées de l'hôpital Necker, on a très peu entendu parler de ce manifestant qui aurait reçu, selon les témoins sur place, un projectile lancé par les force de l'ordre dans le dos*. Résultat, une plaie profonde de 5 cm de diamètre et une vertèbre cassée…

En tant que policier, j'ai l'impression qu'il y a une volonté politique pour que cela ne s'apaise pas. Si, pour reprendre ce terme de "casseurs", nous recevions l'ordre de les intercepter dès le début des manifestations ou au moins au moment où ils passent à l'acte, cela permettrait de pacifier ces manifestations, d'éviter des charges de police qui se font généralement sur des manifestants pacifistes puisque ces "casseurs" ne restent jamais bien longtemps. On ferait redescendre ce niveau de violence et de tension.

*Le parquet a annoncé ce vendredi l'ouverture d'une information judiciaire sur ce cas.

 

Qu'avez-vous pensé de la communication du gouvernement, justement, sur ces vitres brisées de l'hôpital Necker ?

C'est scandaleux à plusieurs titres. Choquant que le ministre de l'Intérieur se soit permis d'indiquer que l'enfant de nos collègues assassinés se trouvait dans cet hôpital. Il a suffisamment souffert pour qu'on le laisse, lui et sa famille, en dehors des récupérations politiques. Laissons ce petit garçon et les siens se reconstruire, ils ont suffisamment été éprouvés.

Quant à cette charge contre les services d'ordre des syndicats qui auraient laissé faire les casseurs, c'est n'importe quoi. Ce n'est pas à eux d'assumer le maintien de l'ordre public en dehors des cortèges syndicaux, mais aux autorités ! On voit bien que ces casseurs sont instrumentalisés par le pouvoir.

Et puis, comme s'en sont indignés des personnels de l'hôpital Necker, cette récupération politique de la casse alors que des médecins travaillent 70 heures d'affilée, que des postes ont été supprimés et qu'ils manquent de moyen pour assurer leur mission, c'est vraiment déplacé

 

Dix personnes condamnées après la manifestation du 14 juin

 

Dix personnes, interpellées ce mardi après des affrontements lors de la nouvelle manifestation contre la loi Travail à Paris, ont été condamnées ce vendredi 17 juin à des peines allant de six mois avec sursis à quatre mois de prison ferme. Dix-huit personnes avaient été présentées jeudi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Paris. Trois ont été condamnées à de la prison ferme, et une d'entre elles placée sous mandat de dépôt. Deux autres personnes seront présentées ce vendredi en comparution immédiate. Vingt-neuf policiers et onze manifestants avaient été blessés mardi lors de ce rassemblement au cours duquel plusieurs centaines de personnes cagoulées avaient pris à partie les forces de l'ordre.

 
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