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07/05/2018

L'HOMME QUI FAIT PEUR AUX PETITS ENFANTS CHANTE A LA MANIF... QUI L'EUT CRU ? NOUS...LES INSOUMIS

 J'arrive encore à être profondément choquée par ces journaleux... Et pourtant depuis le temps je ne devrais plus m'émouvoir de leurs sorties... Mais si, je le suis encore. Heureusement qu'il n'y a pas que cette engeance médiatique qui couvre nos évènements. VIVE LE MEDIA !

 
Ajoutée le 6 mai 2018
 
 
Le 5 mai 2018 en duplex de la « fête à Macron », Jean-Luc Mélenchon était l'invité du JT de la première chaîne. Il a dénoncé la campagne qui avait lieu pour diaboliser l'opposition au président de la République. Il a expliqué que ce dernier était crispé, incertain de lui-même. Jean-Luc Mélenchon a dit qu'il ne contestait pas l'élection d'Emmanuel Macron mais la politique menée par ce dernier depuis son élection : celle des cadeaux aux ultrariches tandis que la situation sociale dans notre pays est dramatique.

 

 
Que des questions orientées et un manque de proféssionnalisme choquant
 
Mais c'est quoi ces questions complètement suréalistes ?
 
ouaou une interview cas d'école.. j'ai rarement vu une propagande aussi visible dans une interview. meme apathie est plus raisonnable lol

 

Ces questions pas du tout orientées haha. Plus caricatural tu meurs... et ce sont ces « médias indépendants » qui prétendent qu’il n’y avait que 38.000 personnes à la marche... L’opposition populaire s’est fédérée, et n’est pas prête à s’arrêter ! Vive la résistance sociale ! ✊
Bravo MONSIEUR Melenchon. Vous répondez toujours avec tact et humour aux agressions des journalistes corrompus ! Gardons notre sang froid. Le meilleur est à venir
Ça parle de création d'emploi. Mais jen cherche toujours un.
Encore une soumise à macron !!!non mais assez de ces journalistes!!laissons leur salaires..ils seront plus emphatiques....
 

 

 
 
 

 

 

 

Le texte de la chanson est dans le commentaire épinglé... C'est en écoutant "Sans contrefaçon" de Mylène Farmer, dans la voiture ce matin, que me sont venues des paroles d'une chanson puis m'est revenue cette phrase de Jean-Luc Mélenchon dans son dernier meeting à Montargis "Fais pas ton Mélenchon !"... Alors voilà, j'ai fait une petite chanson et je la chante sans complexe, veuillez pardonner mon amateurisme... Les images filmées sont à la marche pour la 6e République le 18 mars 2017 à Paris...

 

 

OCCURENCE, le compteur de manifestants qui bricole et traficote.. EST- IL INDEPENDANT ?

 Le Monde diplomatique

La vérité en sous-traitance

 

Pour rétablir le crédit du journalisme, il fallait un électrochoc. Lancer un mouvement pour soustraire la presse aux griffes des oligarques ? Décupler les budgets consacrés à l’international et aux enquêtes sociales ? Thomas Legrand, éditorialiste politique à France Inter, a son idée. Le 25 septembre dernier, il lance sur les ondes un appel. « Affluence aux manifestations : il faut que la presse se donne les moyens de publier les vrais chiffres. » « Oui, nous avons pris la déplorable habitude de donner le chiffre des organisateurs et celui de la police. (…) Pourtant il ne s’agit pas d’opinion, mais d’un fait ! » Thomas Legrand exhorte alors ses confrères à « décider, collectivement (télés, radios, Agence France-Presse et le plus de journaux possible), de mutualiser [leurs] moyens pour fournir un troisième chiffre. Pas une vérité de plus, mais la réalité ».

Le propos rappelle celui des Décodeurs, cette équipe du Monde qui s’évertue depuis février dernier avec son Décodex à évaluer la fiabilité des sources d’information afin de lutter contre les « fausses nouvelles » . Dans une société où s’affrontent des visions du monde antagoniques, les dirigeants éditoriaux prétendent produire une vérité neutre, factuelle, indiscutable, située au-dessus des rapports sociaux. Or l’excellence de l’information se mesure non seulement à la rigueur des faits, mais aussi au pluralisme des points de vue qui président à la sélection de ces faits. Le journalisme dominant n’a retenu que le premier aspect. En a-t-il seulement les moyens ?

Répondant à l’appel de Thomas Legrand, une vingtaine de journaux, radios et télévisions nationaux expérimentent depuis le mois d’octobre une méthode originale de dénombrement des manifestants. Mais, plutôt que de détacher chacun un journaliste pour s’acquitter collectivement de cette tâche, ils recourent aux services d’un prestataire : Occurrence, un « cabinet d’études et conseil en communication » qui, entre autres activités, utilise des outils électroniques pour mesurer l’affluence dans les salons professionnels. Son fondateur a signé en 2012 un ouvrage remarqué, Comment votre swing peut améliorer votre management. Dix-huit leçons de business par le golf. Sur le site d’Occurrence, une vidéo résume la philosophie de l’entreprise : « Tous les PDG vous le diront : “Ce qui ne se mesure pas n’existe pas.” (…) Si vous considérez la réputation de votre entreprise comme un actif majeur et une stratégie de communication bien pensée comme le meilleur moyen de l’entretenir, Occurrence est à vos côtés. »

Placé à l’aplomb des cortèges, le dispositif fonctionne mal quand il y a trop de lumière, compte les parapluies quand il pleut, s’aveugle quand il rencontre un arbre et oublie un manifestant sur six. Mais les résultats établis lors des derniers cortèges contre la loi travail sont prometteurs : « Un chiffre proche de celui de la préfecture et très éloigné de celui des organisateurs, commente Thomas Legrand (France Inter, 17 novembre). Bientôt, la presse pourra donner collectivement non pas un troisième chiffre, mais le chiffre le plus crédible, parce qu’issu d’une méthode transparente. » À ceci près que l’algorithme de comptage, propriété commerciale de l’entreprise Eurecam, qui le développe, n’est pas public. Impossible donc de vérifier l’outil. Qu’importe : sous-traiter une fonction du journalisme traditionnel à un cabinet-conseil en communication, « ce sera un gros progrès journalistique. Et donc, c’est déjà ça, un petit progrès démocratique ». Le sens du progrès a décidément bien changé.

Pierre Rimbert

 

Résultat d’images pour Manuel BOMPARD

 

Faire les comptes ou régler des comptes ?

C’était la nouveauté des manifestations organisées le 22 mars dernier. On allait enfin savoir. On allait enfin en finir avec les batailles de chiffres entre les organisations syndicales et la police et connaitre LE vrai chiffre. C’est en tout cas ce que l’on pouvait entendre ou lire sur la quasi-intégralité des médias de ce pays, puisqu’ils avaient décidé, pour aider la vérité bien évidemment, d’organiser eux-mêmes le comptage de la manifestation parisienne.

Un institut bien peu indépendant

En réalité, et contrairement à ce qui pouvait être indiqué, ce comptage n’est pas réalisé par le « collectif de médias », qui comprends notamment l’AFP, France Inter, Europe 1, Franceinfo, RMC, BFMTV, France Culture, CNews, France 2, Mediapart, Le Figaro, Le Parisien, Libération, La Croix et la presse régionale et départementale.

Ce comptage est confié à une entreprise privée, l’entreprise « Occurrences », qui se présente comme un « cabinet d’études spécialisé dans le comptage du public ».

Cette entreprise est dirigée par Monsieur Assaël Adary. Un simple passage sur son compte Twitter permettra de noter son impartialité totale. Au milieu des tweets d’auto-promotion pour sa méthode de comptage des manifestations, on y retrouvera ainsi plusieurs retweets de félicitations du gouvernement et même un message de félicitations à une nouvelle députée de la République en Marche. Quant à sa directrice générale Madame Céline Mas, ses différents messages de soutien au président de la République et à ses ministres suffiront à attester de sa totale indépendance.

 

 

Bref, c’est bien sur le droit le plus strict de s’engager en faveur d’un candidat. Mais je vous laisse imaginer la réaction du « collectif de médias » si des associations et syndicats avaient annoncé un comptage indépendant confié à une entreprise dirigée par des soutiens de Jean-Luc Mélenchon.

Sur le site d’« Occurrences », on peut également consulter la liste des clients du cabinet. On observera donc que celui-ci compte parmi ses clients un certain nombre de grands groupes. Au milieu des laboratoires Servier, de Suez ou d’AREVA, on y trouve notamment la SNCF, groupe à priori concernée assez directement par le succès ou l’échec d’une manifestation des cheminots. Le cabinet touche donc de l’argent de la direction de la SNCF, au moment où celle-ci est accusée d’agir pour compliquer la mobilisation. On a vu plus indépendant.

 

 

Des méthodes scientifiquement très discutables.

Le site d’ « Occurrences » présente également la méthode de comptage utilisée par le cabinet. Celle-ci s’appuie donc sur des capteurs et un algorithme développé par la société Eurecam. Comme on peut le constater sur le site de cette société, cette technologie a été développée pour le comptage de personnes dans des établissements publics, des centres commerciaux ou des aéroports. La vidéo de démonstration sur le site de ce partenaire montre par exemple comment la technologie permet de compter des individus franchissant une porte. On concevra ici que le comptage d’une manifestation dans une rue de plusieurs dizaines de mètres de large n’est pas tout à fait la même problématique.

« Occurrences » admet d’ailleurs sur son site internet que « la technologie est fiable, mais qu’elle comporte une marge d’erreur ». Bien sûr, le niveau de cette marge d’erreur n’est pas précisé. Un article du Monde Diplomatique indique que le dispositif « oublie un manifestant sur six ». La marge d’erreur pourrait donc être de près de 20%.

Pour corriger cette marge d’erreur, le cabinet indique utiliser une méthode de redressement s’appuyant sur 6 micro-comptages humain de 30 secondes.

Ainsi, pour des manifestations comme celles du 22 mars dernier dont la durée peut être estimée à plus de 3 heures, un redressage est effectué à partir d’un comptage manuel de 3 minutes de cortège (1 minute d’une partie « peu dense », 1 minute d’une partie « dense », 1 minute d’une partie « très dense »). Sur la base de l’écart entre le comptage automatique et le comptage manuel sur ces 3 minutes, et sur la base d’une identification par « une personne » des moments « peu dense », « dense » et « très dense » de la manifestation, un redressage total est effectué. Les coefficients de redressement sont donc calculés sur moins de 2% du temps total de la manifestation et sont soumis à un biais énorme puisque la densité de la manifestation est classée en 3 catégories seulement.

On peut également souligner que ce dispositif de comptage s’appuie sur un laser et un contrôle vidéo. Celui-ci devient donc totalement inopérant quand la visibilité ne permet plus de distinguer les manifestants, par exemple car la lumière est trop forte ou quand la vue est obstruée par de la fumée. Pour qui a déjà participé à une manifestation, il est assez classique que des fumigènes soient utilisés.

Pour qui a déjà marché sous la pluie entre Bastille et République, il est assez répandu que les manifestants, malgré leur courage et leur détermination, se couvrent de parapluie. Bref, la méthode de comptage par vidéo ne permet certainement pas de garantir la prise en compte de l’ensemble des manifestants.

Enfin, à cela s’ajoute l’impact du lieu choisi pour positionner le capteur. Ainsi, lors des dernières manifestations, celui-ci était positionné proche de la place de la Bastille, point d’arrivée de la manifestation. Il ne peut donc pas prendre en compte des manifestants qui n’iraient pas jusqu’au bout de la manifestation. Il ne peut pas prendre en compte non plus ceux qui emprunteraient un itinéraire parallèle sur une partie du parcours pour rejoindre plus rapidement le point d’arrivée.

 

Bien sûr, il n’existe aucune méthode de comptage sûre à 100% pour des rassemblements populaires de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Les méthodes utilisées par la police ou les organisations syndicales ont aussi leurs limites et ne sont sans doute pas plus performantes que celles présentées par la société « Occurrences ».

Mais en l’absence d’une vérité scientifique qu’il serait possible d’établir par un dispositif totalement fiable, et n’en déplaise au « collectif de médias », c’est donc bien la publication de plusieurs chiffres qui permet à chaque citoyen de se faire une idée raisonnable du niveau des mobilisations sociales. Si le « collectif de médias » veut effectivement mieux informer les citoyens, il devrait souligner les limites de son dispositif plutôt que de parader sans aucune prudence avec LE chiffre de la manifestation.

 

 

 

 AgoraVox le média citoyen

 

Quelle va être sa méthode ?

Occurence utilise une technologie développé pour chiffrer le nombre de clients entrant dans un supermarché. On est loin d’un outil calibré pour décompter les foules denses en extérieur !

  • Utiliser une ligne laser entre deux points permettant de compte le nombre de personnes qui la traversent dans le sens de la manifestation.
  • Utiliser quelques micro-comptages de contrôle.
  • et redresser les chiffres bruts. Occurence ne publie pas sa méthode de redressement ni ses chiffres bruts. En clair, Occurence annonce les chiffres qu’elle veut.

 La qualité d’un sondage est tributaire de la qualité de l’échantillon choisi. Ainsi, il suffit de choisir le lieu de pose des capteurs (fin de parcours) et les lieu des micro comptages (parties clairsemées du cortège) pour biaiser le comptage.

Insistons sur un point connu de chaque participant à une grande manifestation parisienne et des grandes villes de France : la plupart des manifestants ne parcourent pas l’ensemble de la manifestation. Une manifestation dure parfois de longues heures et tous les manifestants ne restent pas durant la totalité du parcours.

  • Parce que lorsqu’il y a beaucoup de monde une partie importante du cortège ne défile pas et reste statique. (Place d’Italie par exemple pour la dernière manifestation monstre contre la Loi travail)
  • Parce que nombre de manifestants utilisent des rues adjacentes (ou les transports en commun) pour éviter d’être bloqués (cf ci-dessus) et ainsi éviter le bouchon de départ.
  • Parce que nombre de manifestants pour éviter la foule tassée des points de départs des cortèges se rende directement à des parties intermédiaires des cortèges.
  • Parce que les associations et partis politiques organisent des points fixes pour distribuer leurs tracts.
  • Parce qu’il faut rejoindre les cars pour repartir à heure fixe. (Et que la police accueille les manifestants avec matraque et lacrymogène en fin de parcours) et que donc une proportion très importante des manifestants ne rejoint pas l’arrivée du cortège

Bref, on le voit nous faisons face ici (comme avec l’opération Décodex du Monde) à une vaste tentative de réduire au silence les sources “non autorisées” (syndicats, organisateurs…) pour les remplacer par la seule voix des grands médias s’appuyant sur des organismes de sondage, non indépendants et financés par le système capitaliste. Cela s’apparente à de la censure. Le travail d’une presse libre exerçant son devoir de contrôle et d’information consisterait davantage à examiner comment syndicats et policiers ont obtenu leur nombre, sauf à admettre que par principe les chiffres officiels/ou les chiffres des organisateurs sont faux.

  • Cela va à l’encontre d’un grand principe du journalisme qui demande de recouper les sources.
  • Cela contredit de plus la pluralité de l’expression médiatique : un conglomérat de Médias s’arrogeant le droit de dire La Vérité (leur vérité).

De plus rappelons-le car ce n’est pas un détail ( et c’est omis par les “grands Médias détenteurs de La Vérité,mais financés par une poignée de grandes puissances d’argent), il apparait clairement que la société Occurence a dans son portefeuille de clients les adversaires des manifestants.

Il y a là comme un parfum de conflit d’intérêts.

Enfin posons une question : qui contrôle l’organisme de contrôle ? Rappelons que lors des élections, les candidats ont (en théorie) le droit d’assister aux opérations de comptage. Ce n’est pas le cas ici, les organisateurs syndicaux faisant l’objet principal des attaques menées au cours de cette opération de communication.

....

Sous-estimation de 15 à 20%

En parallèle, Jocelyn Munoz, chargé de mission à Occurrence, enregistre des séquences de 30 secondes qu’il repassera un peu plus tard au ralenti pour recompter le nombre de manifestants à la main. En comparant ses chiffres avec ceux enregistrés en temps réel par le capteur, il calcule la marge d’erreur qui survient surtout quand le défilé est plus compact. Le capteur a plus de mal à distinguer chaque individu lorsque les manifestants sont serrés épaule contre épaule ou l’un juste derrière l’autre. Le temps gris est une chance, des parapluies ou un soleil trop éclatant auraient compliqué la donne.

De l’aveu du journaliste de Libération, le décompte informatique sous estime massivement le nombre de manifestants de 15 à 20%. Une paille ! Mais c’est bien le but du système, comme l’a déjà souligné un de nos confrère du Monde diplomatique

......

Le pot au rose est dévoilé. Occurrence bricole les chiffres, et les traficote pour essayer d’estimer le nombre de manifestants que son système de mesure est incapable de voir. Avec 6 comptages de 30 secondes, Occurrence n’a en réalité décompté sérieusement que 3 minutes de la manifestation. Pour une manifestation durant par exemple 3 heures, le décompte n’est donc étalonné que sur moins de 2% de la durée de manifestation. On imagine bien ici la marge d’erreur.

 

05/05/2018

C.G.T. POLICE « Casseurs » et stratégie : Nous ne sommes pas dupes !

Communiqué CGT Ile de France :


Les pouvoirs publics ont, de toute évidence, utilisé quelques centaines de black blocs (500) pour tenter de nous voler notre 1er Mai, sous l’œil complice et passif des forces de l’ordre.


Les exigences en termes de services publics, de justice sociale, de salaires, d’emplois, de Paix et de solidarité internationale…. Portées par quelque 55 000 manifestants à Paris ne peuvent passer derrière la casse et le saccage d’un Mac Do et de magasins.


Utilisant ce prétexte, les forces de l’ordre ont bloqué plusieurs milliers de manifestants sur le pont d’Austerlitz pendant plus de 45 minutes entre un cordon de CRS et les black blocs « casseurs ».


Ils ont mis délibérément en danger des femmes, des enfants, des retraités, des pacifiques citoyens usants de leur droit à manifester.


Les agissements de ces « casseurs » ne peuvent, comme en 2016, être le prétexte pour remettre en cause ce droit constitutionnel.


Ce serait, au pays des droits de l’Homme, une atteinte intolérable à la liberté et à la démocratie.


Nous saluons le dévouement et le courage de nos camarades chargés d‘encadrer le cortège.


Ils ont permis au cortège, malgré la volonté évidente des autorités de perturber et de brouiller les messages revendicatifs portés par les manifestants, d’atteindre l’arrivée Place d’Italie.


Le 2 mai 2018

 

Aucun texte alternatif disponible.

VIGI
‏ @VIGI_MI

Nos adhérents en #CRS en maintien de l'ordre sur #Paris pour sécuriser les défilés du #1erMai #1mai #1ermai2018 ont reçu une consigne de la @prefpolice : en cas de casse ont laisse casser. Où la #liberté de manifester en #securité ?
06:25 - 1 mai 2018

Une volonté de discréditer le message social ?

Certains syndicats de police s'interrogent également sur les avantages que présente la médiatisation de ces dégradations pour le gouvernement, qui tendent à réduire les protestations sociales actuelles à des violences gratuites. Alexandre Langlois, secrétaire générale du Syndicat de police Vigi au niveau national
raconte : Ce mardi 1er mai, il a rapporté sur Twitter les témoignages de collègues CRS, qui auraient reçu la consigne suivante : "En cas de casse, on laisse casser".

Il nous confirme au téléphone avoir reçu ces informations des CRS présents sur place. Des consignes, selon lui, toujours données à l'oral. "Nos collègues CRS nous ont alerté hier. La consigne était la suivante : "s'il y a de la casse on laisse casser". Selon lui, cette stratégie du laisser faire devient classique, et en dit long sur la stratégie politique adoptée par le gouvernement pour traiter la grogne sociale : "L'objectif est de détourner le message social, je n'en vois pas d'autre". Une intervention anticipée aurait-elle pu s'avérer plus dangereuse que l'inaction ? "Les affrontements auront lieu, quoi qu'il arrive. Alors il vaut mieux intervenir en amont quand ils sont en petits groupes, dispersés".

Un CRS présent sur le boulevard de l'Hôpital a accepté de témoigner anonymement sur le contexte des interventions d'hier et nous a confirmé les informations relayées par Alexandre Langlois. Peu avant l'arrivée des "Blacks blocs" au niveau de la gare d'Austerlitz, son commissaire aurait transmis la consigne : "S'il y a de la casse, on laisse casser". Une décision qui ne l'étonne plus : "C'était pareil au moment des manifestations contre la loi Travail : ils voulaient qu'on laisse faire". Et d'ajouter : "C'est une question politique. Ces règles sont édictées au plus haut niveau de l'exécutif". Tout en se moquant des réactions indignées des différents membres de l'exécutif, il s'insurge : "Ce sont des mensonges, de la communication. Nous ne sommes pas naïfs, c'est la ligne de conduite du ministère !".

 

 

04/05/2018

LA FETE A MACRON ET A SON MONDE LE 5 MAI ... "CHERI FAIS-MOI PEUR"

Pour l'instant c'est une salve de mensonges, de manipulations de l'opin

Le 5 mai contre Macron et son monde

La manifestation nationale de samedi 5 mai à Paris est l’occasion d’exprimer fortement les colères populaires contre Emmanuel Macron. On a tous une bonne raison de dire « stop Macron » : hausse de CSG, privatisation rampante de la SNCF et recul du service public ferroviaire, manque de personnels dans la santé, licenciements chez Carrefour, mise en place de la sélection à l’université, loi asile-immigration, ou encore abandon de tant de villes, villages et banlieues au profit des beaux quartiers des métropoles. Le « pot-au-feu » ne manque pas d’ingrédients ! Un an après son élection, Macron, ça suffit comme ça ! Même Hollande, qui a beaucoup à faire oublier, est obligé de critiquer « le président des très riches » pour espérer vendre son livre. Alors qu’il a créé Macron de toutes pièces, c’est un signe de plus que le vent tourne !

Le 5 mai met en résonance des aspirations communes au mouvement social perlé de ce printemps : l’attachement au service public, à la justice sociale et fiscale, à la volonté de maîtriser sa vie, ses études, son métier, sa retraite sans être plongé dans la précarité ou la privation. Le 5 mai n’est pas seulement l’occasion de dire « non » à Macron et son monde injuste, cupide et violent. Il porte une autre vision de la société, plus juste, plus humaine, plus harmonieuse aussi. En un mot, plus républicaine.

Un 5 mai réussi à Paris peut changer la donne. Il donnera de l’élan à ceux qui se battent. La bataille va donc continuer.

C’est un peu « en mai, lutte comme il te plaît ». Une « journée sans cheminots » est prévue le 14 mai. Une « marée blanche » des hospitaliers le lendemain. Tous les syndicats de fonctionnaires appellent à une nouvelle grève le 22 mai. Macron aussi prépare la suite. Dans son viseur, le temps de travail. Sa réforme des retraites se prépare pour 2019. Et il prépare l’imposition d’un nouveau jour de travail gratuit au titre de la « solidarité » avec les personnes dépendantes. Le 5 mai sera ainsi un maillon de la chaîne de résistance.

Macron n’en a pas fini avec le peuple français. Mais pour le faire reculer, la nécessaire convergence politico-sociale reste à l’ordre du jour. Le succès populaire de la manifestation de samedi peut faire résonner fortement cette exigence. C’est aussi son enjeu : être une étape dans cette voie. Vaincre Macron et son idéologie exige une bataille au long cours pour convaincre dégoûtés et désorientés. Ce n’est pas une lutte superficielle ni seulement nationale. L’Europe regarde la France. Ses services publics, sa sécurité sociale sont la dernière digue face à l’ultralibéralisme de la Commission européenne. La caste craint le retour d’un peuple insoumis en France et en Europe aussi. A nous de lui donner raison d’avoir peur en nous donnant des raisons d’espérer !

Matthias Tavel

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Ajoutée le 3 mai 2018
Le 3 mai 2018, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de France Bleu pour l’émission 13h en France. Il a dénoncé les propos d’Emmanuel Macron qui accuse à demi-mot la France insoumise d’être responsable des violences commises le 1er mai à Paris. Il a rappelé que la France insoumise avait eu elle même à souffrir des agissements des black blocs le 23 septembre 2017 et a dénoncé un président qui « ne supporte pas l’opposition ». Il a expliqué que la société était elle-même violente : morts au travail, suicides de paysans, morts de la rue… autant de sujets dont on parle rarement. Jean-Luc Mélenchon a ensuite répondu aux questions des auditeurs sur plusieurs sujets : les entreprises, la SNCF, le service public et la ville de Marseille notamment.

Will Hermes
Waou! Impressionnant à quel point ça change de l'ambiance malveillante et putassière des autres médias! De l'écoute et de la bienveillance!! C'est très très rafraîchissant!
 
 
Bûtane
J'ai beau vivre dans une condition aisée, j'ai foi en cet homme là pour tenter un redressement de la France que nous aimions. Je suis prêt au partage si l'état se dirige vers ça. Foutez la paix au service public, foutez la paix à nos barrages et à tout ce que nous avons payé avec nos impôts. Récupérons nos autoroutes, récupérons notre électricité, oui au monopole public, les gens ne comprennent pas que le monopole est interdit pour les entreprises cherchant les bénéfices afin qu'elles ne puissent pas imposer des tarifs incroyablement élevés (ex: le médicament "révolutionnaire" contre le cancer développé par les entreprises Novartis (Suisse) et Gilead (Américain)), le service public ne cherche pas le bénéfice mais la rentabilité exacte pour amener la stabilité de ce service. Occupez-vous de récupérer une colonne vertébrale à Bruxelles, à retrouver un semblant de charisme auprès du monde et d'arrêter les courbettes pathétiques aux Etats-Unis. La France n'est la prostituée de personne, Macron salit notre image
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dragowXX
il est en train de craquer le petit Macron en exil a l'etranger la lol ... c'est plus Jupiter qu'il faut l'appeler , c'est Néron !!!!
 
 
JF Duj
Sympa les journalistes de France bleu, ça fais plaisir de pouvoir débattre et discuter sans être coupé toute les minutes et subir des polémiques absurde...! Merci président Mélenchon de vous battre pour nous le peuples à faire converger les luttes pour défendre le pays et le service publique... Résistance ✊
Jordan 7huner
Voir Mr Mélenchon dans un aussi bon jour est très plaisant ! Le discours politique entendu n'en est que plus tranchant et rempli de bon sens. Plus question d'attendre que l'on se bouge pour nous, c'est dorénavant à nous de montrer notre insatisfaction à cette mascarade politique depuis 1 an. Des idiots ont voté aux élections, ils ont choisit le plus beau, le plus jeune, le plus flou dans son programme. Ont-ils d'ailleurs, seulement prit la peine de lire les programmes des candidats ? J'en doute. La France somnole encore mais il est temps de se réveiller et de montrer que nous ne nous soumettons pas aux décisions prisent depuis le début de ce mandat Macronien !
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Pascale Debieuvre
BRAVO a france bleu, pour ce débat calme,...........auditeurs non sélectionnés comme beaucoup d'autres chaines, BRAVO
 
hector626
pour ceux qui n'ont jamais lu le programme FRANCE INSOUMISE vous en avez eue un petit bout ! je souligne que sur ces radio locales jlm est reçu convenablement correctement et cette émission est devenue constructive au fil du temps là il y a ecoute des questions ecoute des reponse et propositions ça c'est de l'info non dirigée non agressive a ce csujet vous voyez quand jlm n'est pas agressé et que les font se qu'ils doivent faire (du journalisme) ça marche bien ...........quand a macron qui attaque et bave depuis l'etranger !!! ça prouve bien qu'il n'a aucune compétence en politique ni diplomatie c'est un parachuté des oligarques voir l'article de madiapart sur LES COMPTES TRUQUES DE MACRON C'EST ÉDIFIANT RIEN QUE POUR CELA IL DEVRAIT ETRE VIRE fillon a été essarté a cause de costards et d'emplois fictifs là c'est la trésorerie de campagne électorale !!!
 

Le mardi 1er mai, j'étais l'invité de Sud Radio pour l'émission «Seul contre tous». J'y ai dénoncé les violences commises ce jour-là et j'ai expliqué qu'elles pouvaient porter préjudice à la mobilisation sociale en démobilisant un certain nombre de personnes. Interrogé sur la fédération des luttes, j'ai expliqué que celle-ci était en train de se faire entre les cheminots, les salariés de la santé, les étudiants et ceux d'Air France notamment. Sur Air France, j'ai expliqué que l'opposition idéologique de la direction à l'augmentation des salaires avait déjà coûté plus cher en jours de grève que si elle avait accepté les demandes des salariés. J'ai enfin parlé de la marche du 5 mai et ai indiqué que tout le monde avait vocation à s'y retrouver pour une démonstration de force envoyant un message clair : stop Macron !

Ajoutée le 2 mai 2018
La députée « La France insoumise » de la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis, Clémentine Autain, a répondu aux questions de l’émission « L’Invitée des Echos. » Interview réalisée par Olivier Harmant. Alors que des violences ont émergées en marge du défilé syndical hier à l’occasion du 1er mai, Clémentine Autain condamne ce qu’elle qualifie de « coup très dur porté au mouvement social, à la mobilisation des syndicalistes, des militants et d’une manifestation de traditionnellement familiale » Dans le même temps, la députée exige des explications de la part du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. Lors de l’émission, Clémentine Autain est également questionnée sur la mobilisation en France lors de cette Journée internationale des travailleurs - 143.500 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, et 210.000 personnes, selon la CGT -, sur la politique du gouvernement, ainsi que sur son livre « Notre liberté contre leur libéralisme : 1968 - 2018 » (Cerf, avril 2018).

 Manifestation du 5 mai : les riverains craignent de nouveaux débordements

 

 

02/05/2018

Mai 1968 :COMMENT L'OPINION SE RETOURNE AUX ELECTIONS

...Un temps amusés par le vent de la contestation étudiante, les Français ont fini par craindre que le joyeux désordre ne se transforme en anarchie et l'opinion se retourne  pour le parti de l'ordre.

 ...

A partir du 13 mai, le pouvoir gaulliste semble dans une extrême difficulté, incapable de faire face. Ni le général de Gaulle, ni son Premier Ministre, Georges Pompidou, ne parviennent à enrayer le mouvement. Les adversaires du gaullisme ont donc le vent en poupe, mais ils ne débouchent pas sur une solution politique.

Le Parti Communiste est très critique à l'égard des groupements "gauchistes" (qui ne l'aiment d'ailleurs pas) et il hésite devant les aspirations nouvelles qui s'expriment. Il se place immédiatement dans la perspective d'un gouvernement d'union des socialistes et soudé par la signature d'un programme commun. Par la bouche de leur sécrétaire général, Waldeck Rochet, les communistes lancent de multiples appels à l'union, pendant tout le mois de mai.

Mais la FGDS de François Mitterrand et de Guy Mollet temporise et recule le moment de ces accords.

Le 24 mai, le jour même où ont lieu de puissantes manifestations syndicales, le général de Gaulle lance l'idée d'un référendum sur la "participation". Or son message ne passe pas et ses propositions ne rencontrent pas d'écho. Le même jour encore, des manifestations organisées par l'UNEF (pour protester contre l'expulsion de Cohn-Bendit) débouchent sur une nouvelle nuit d'émeute qui, cette fois, inquiète l'opinion.

Le 25 mai, des négociations tripartites s'ouvrent sur les questions revendicatives. Elles débouchent sur un bilan  des discussions (le "constat de Grenelle") qui est aussitôt jugé insuffisant par les travailleurs des usines occupées.

Le gouvernement a donc échoué deux fois dans sa tentative de reprise en main. Des concertations se déroulent dans différents milieux pour ébaucher des solutions. La CFDT et le PSU de Michel Rocard tentent de s'appuyer sur le potentiel gauchiste pour mettre en avant Pierre Mendès-France (meeting au stade de Charléty, le 27 mai). La FGDS recherche des combinaisons politiques plus classiques, avec les formations centristes, ce qui suscite aussitôt l'inquiétude des dirigeants communistes.

Le 28 mai, François Mitterrand annonce même sa candidature à une éventuelle élection présidentielle et propose la formation d'un "gouvernement provisoire", présidé par Mendès-France et élargi au-delà de la gauche.

... A l'issue de la présidentielle de 1965, François Mitterrand apparaît comme le leader incontesté de la gauche. Mais les événements de mai 1968 bouleversent sa stratégie. Mitterrand est dépassé par le mouvement de contestation et sa déclaration de candidature à une présidentielle anticipée est très mal perçue. Cette manoeuvre lui vaut d'être mis au ban de la gauche. La présidentielle de 1969 se déroule sans lui. Tout est à refaire pour François Mitterrand.

Les gaullistes vont alors reprendre l'initiative. Après une courte phase de flottement (on se demande s'il ne va pas démissionner), de Gaulle prononce un nouveau discours.

LE 30 MAI... LES GAULLISTES REAPPARAISSENT A L'ETOILE

Un million de personnes selon les organisateurs, 300.000 d'après la préfecture : ce soir, le défilé des Champs-Elysées clame massivement son opposition à la "chienlit".

A 16 H 30, le Général annonçait à la radio la dissolution de l'Assemblée.

Aussitôt, les élus UNR, ceints de leurs écharpes tricolores, ont formé un cortège devant le Palais-Bourbon, Michel Debré et André Malraux en tête. L'aspect soigné des jeunes manifestants tranche avec le style des "enragés" du Quartier Latin. La foule fraternise avec la police et le slogan lancé par Michel Debré "Mitterrand au Lido !" fait fureur.

 

RAZ DE MAREE DU PARTI DE L'ORDRE

C'est la grande manifestation de soutien au régime, aux Champs-Elysées, déroulant son cortège bleu, blanc, rouge de la Concorde à l'Etoile, qui a marqué le premier retournement de l'opinion et c'est l'éclatante victoire gaulliste au second tour des élections législatives.

Quant aux élections des 23 et 30 juin 1968, elles se soldent par un véritable raz-de-marée gaulliste.

Les formations gouvernementales, rassemblées dans l'Union pour la défense de la République (UDR), dépassent les 46% des suffrages exprimés et disposent de 358 sièges sur 485 ! La FGDS et le PCF reculent et perdent une centaine de sièges par rapport à 1967.

le parti gaulliste, qui s'est transformé en Union pour la défense de la République (UDR), s'y taille une part royale en gagnant 97 députés supplémentaires. Ce succès rejaillit sur le Premier Ministre qui a rondement mené la brève campagne électorale avec l'appui des comités d'action civique.

Il désigne le "complot communiste responsable des évènements". De fait, le PCF, concurrencé sur sa gauche par le PSU, accuse une baisse d'audience et perd 2,5% de ses électeurs au premier tour. Les autres partis, y compris la deuxième composante de la majorité, les Républicains indépendants, sortent laminés de la consultation.

 

 Le mouvement de grève s'achemine vers sa fin. Le travail reprend dans le secteur public (dès le 6 juin à la SNCF et à la RATP), puis dans toutes les entreprises (les dernières à reprendre sont celles de la métallurgie). Sur la base du "constat de Grenelle, des accords importants sont signés dans les différentes branches.

 Plus tard, l'Université fait l'objet d'une réforme prévoyant l'autonomie de ses structures et préparée par Edgar Faure (le 7 novembre 1968)

 

 

 Allocution de DE GAULLE le 30 mai

Françaises, Français,

Etant le détenteur de la légitimité nationale et républicaine, j'ai envisagé depuis vingt-quatre heures toutes les éventualités sans exception qui me permettraient de la maintenir. J'ai pris mes résolutions. Dans les circonstances présentes, je ne me retirerai pas. J'ai un mandat du peuple. Je le remplirai. Je ne changerai pas le Premier Ministre, dont la valeur, la solidité, la capacité, méritent l'hommage de tous. Il me proposera les changements qui lui paraîtront utiles dans la composition du gouvernement. Je dissous aujourd'hui l'Assemblée Nationale.

La France est menacée de dictature. On veut la contraindre à se résigner à un pouvoir qui s'imposerait dans le désespoir national, lequel pouvoir serait alors évidemment essentiellement celui du vainqueur, c'est-à-dire celui du communisme totalitaire.

Naturellement on le colorerait pour commencer d'une apparence trompeuse en utilisant l'ambition et la haine de politiciens au rancart.

Après quoi, ces personnages ne pèseraient pas plus que leur poids qui ne serait pas lourd. Eh bien ! non, la République n'abdiquera pas, le peuple se ressaisira. Le progrès, l'indépendance et la paix l'emporteront avec la liberté.

Vive la République ! Vive la France !

 
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