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30/10/2013

LA GAUCHE BOUGE de F. HOLLANDE

NEOLIBERAL depuis 1983

Après l'espoir suscité par l'arrivée de l'Union de la Gauche au pouvoir, avec l'élection, le 10 mai 1981, de François Mitterrand à la présidence de la République, la nomination de ministres communistes et les promesses de nationalisations tenues, c'est la douche froide dès 1983 avec un plan de "rigueur" chargé de remettre de l"ordre" dans les comptes publics. Sous couvert de "rigueur" ou de "désinflation compétitive", il s'agit d'amorcer la conversion du Parti socialiste à l'idéologie néolibérale.


François HOLLANDE  a collaboré à un ouvrage, LA GAUCHE BOUGE, édité en 1985, aujourd'hui "épuisé". Ce livre témoigne de l'adhésion au libéralisme d'un homme politique encore très jeune...

 Il a utilisé le pseudonyme de Jean-François Trans lors de la publication de ce livre, édité chez Jean-Claude Lattès.

Dès l'introduction, le lecteur est prévenu : "Finis les rêves, enterrées les illusions, évanouies les chimères. Le réel envahit tout..."

... Pas de langue de bois pour ce club des cinq qui veut gagner des postes importants au sein du Parti Socialiste, puis, à terme, au niveau national, en fondant un mouvement "Trans-courants" chargé de balayer les rentes des féodalités installés dans les différentes tendances du Parti Socialiste, au bénéfice d'un consensus autour d'une gauche dite "moderne" et libérale...

Il ne s'agit plus à la fin du XXe siècle d'assurer la représentation politique de la classe ouvrière ...

Fini la lutte des classes, vive l'individualisme. .. Individualisme négatif pour tous les exclus de cette révolution libérale. Une société duale qui fait donc l'impasse sur le conflit entre le capital et le travail.

La langue néolibérale accuse déjà les travailleurs de défendre les "avantages acquis" ou le "conservatisme" qui n'est plus un réflexe de riches, mais une nécessité des pauvres".

Les auteurs de LA GAUCHE BOUGE assument le tournant néo-libéral masqué sous le thème de la "rigueur" : "En réhabilitant non sans opportunité, l'entreprise et la réussite, la gauche, avec l'ardeur du néophyte, retrouve des accents que la droite n'osait plus prononcer, depuis des lustres, de peur d'être ridicule. Mais prenons garde d'en faire trop : pour faire oublier nos frasques égalitaristes, ne gommons pas notre vocation sociale".

Et le cynisme continue : "Ce n'est pas par calcul ou par malignité que la gauche a accepté de laisser fermer les entreprises ou d'entamer le pouvoir d'achat des Français. C'est par lucidité. Refuser ces évolutions et c'en aurait été fait de la perspective d'une gestion régulière du pays par la gauche".

Finis les idéaux politiques, bienvenue à l'expertise et à la gestion avec les postes et les positions de pouvoir liés à une alternance entre la droite et la gauche en harmonie avec le néolibéralisme anglo-saxon, ses "démocrates" et ses "républicains" aux Etats-Unis, ses "travaillistes" et ses "conservateurs" au Royaume-Uni.

... Face à un Parti communiste qui se durcit et se marginalise dans une opposition radicale à la social-démocratie, le Parti Socialiste retrouve les marges de manoeuvre nécessaires pour s'affirmer comme le pôle essentiel de rassemblement des réformistes et des modernistes.


L'alternance doit désormais apparaître naturelle, normale et durable. "Il n'y a donc plus pour les socialistes de perspective concevable d'union avec le Parti communiste français".

C'est tout naturellement que le club des cinq se revendique "libéral de gauche".

L'oligarchie s'organise. François HOLLANDE et ses quatre acolytes envisagent d'accentuer encore le caractère présidentiel du régime, qui d'ailleurs se réalisera sous Lionel JOSPIN lorsqu'il était Premier Ministre entre 1997 et 2002, avec l'inversion du calendrier électoral donnant la priorité à l'élection présidentielle. Les cohabitations entre la droite libérale et les libéraux de gauche sont également envisagées...

Rien n'empêcherait alors les Français de choisir un président de tendance politique différente de celle du Parlement.

François HOLLANDE est, semble-t-il, conscient du préjudice que lui causerait la révélation de sa coopération à cette profession de foi néolibérale puisqu'il ne mentionne pas l'ouvrage LA GAUCHE BOUGE parmi ses oeuvres dans sa notice du Who's Who de 2013.

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Le tournant néolibéral du Parti socialiste en 1983 est ainsi confirmé par cet ouvrage particulièrement important à lire puisque François HOLLANDE s'est fait élire président de la République en annonçant de faux combats contre les riches et contre la finance soi-disant sans visage. Il fallait en finir avec le "président des riches" et nous avons voté au second tour pour François HOLLANDE, il est vrai sans beaucoup d'illusions.

Mais nous avons été déçus objectivement tant le bilan est alourdi, avec la montée des licenciements boursiers, et aussi subjectivement, avec la perte de tout espoir et de tout crédit en la parole politique des socialistes.

 

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Quand la gauche a basculé à droite

C’est un anniversaire essentiel et qu’on a « oublié » de célébrer : il y a trente ans, en 1983, la gauche basculait à droite. En dix jours, au mois de mars, se déroule un thriller politique : le 13 mars encore, François Mitterrand souhaite une « autre politique ». Le 23 mars, c’est plié : ce sera le « tournant de la rigueur » et l’Europe de l’austérité. S’ouvre alors la « parenthèse libérale ».
Cet abandon, François Hollande ne le subit pas : il en tire une fierté. D’une oraison à Pierre Mauroy à un hommage à Pierre Bérégovoy, en passant par une génuflexion à Jacques Delors, l’actuel président glorifie les héros de ce virage gestionnaire. Se veut leur continuateur dans le reniement des espérances. Et il y parvient.

Impossible de comprendre la gouvernance d’aujourd’hui, le Parti socialiste, les choix économiques présents sans en revenir à cette période clé, déterminant pour l’avenir.

http://www.agoravox.tv/

...

C’est en relisant « La gauche bouge » livre collectif de « transcourants » du PS qu’écrivit François Hollande (sous le pseudo Jean-François Trans…) avec Jean-Yves Le Drian, Jean-Pierre Jouyet, Jean-Pierre Mignard qu’on prend la mesure de ce qui arrive.

Il y exposent ce que serait deviendrait la gauche, qui ne serait bientôt « … plus d’abord un projet économique… mais un système de valeurs. Ce n’est plus une façon de produire mais une manière d’être  », que «  Ce n’est pas par calcul ou par malignité que la gauche a accepté de laisser fermer les entreprises ou d’entamer le pouvoir d’achat des Français. C’est par lucidité. Refuser ces évolutions et ç’en aurait été fait de la perspective d’une gestion régulière du pays par la gauche  »…

et ces autres passages :

  • « Quant au repli sur la sphère privée, faut-il s’en plaindre ?… »

  • « Quelle place accorder à l’individu dans les vingt prochaines années… voilà le seul enjeu. La deuxième piste est plus évidente encore : la lutte contre le chômage exige une extension massive du travail à temps partiel ».

  • « La droite sera jugée sur un autre terrain que celui de l’emploi et de la sécurité : celui des mœurs..

29/10/2013

UN PRESIDENT NORMAL ?

François HOLLANDE s'est fait élire en promettant d'être un président "normal". Après la charge éruptive du président SARKOZY, avec ses annonces quotidiennes et un train de vie chic et cher, la normalité affichée de François HOLLANDE a permis à la France de retrouver un peu de calme et de sérénité. Mais la conséquence a été d'assoupir la vigilance des Français vis-à-vis de la mise en application des promesses du candidat.

En effet, le président normal s'est très vite révélé l'être plus encore qu'il ne l'aurait fallu. La normalité est allée jusqu'à en faire un militant du social-libéralisme. La règle d'or budgétaire a été votée dans la précipitation et la confusion, dès l'automne 2012, sans que le peuple français ait pu donner son avis sur une question aussi importante.

La stratégie de communication mise en place autour de la "normalité" est en total décalage avec des rapports sociaux de domination dont la violence est anormale.

Elle a comme objectif d'obtenir l'adhésion du peuple à la politique du président HOLLANDE et de son gouvernement dans un consensus mou, éliminant, voire discréditant et stigmatisant, les velléités contestataires de ceux et celles qui ne peuvent accepter l'inacceptable.

La sérénité apparente de ce président, après la fougue gesticulante du prédécesseur, est une autre forme de violence symbolique dans la douceur respectable d'une République apaisée.

Quand SARKOZY impressionnait, HOLLANDE rassure et rassérène. ENDORT ?

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28/10/2013

Insidieux, planétaire et non repéré

"Nous ne subissons pas une crise ni des crises, mais les effets d'une révolution. Un nouveau régime est près de s'établir, insidieux, planétaire et non repéré. Hégémonique, il est issu d'une idéologie politique masquée sous le terme vague et confus de "mondialisation".

Son but : divorcer d'une ère où le plus grand nombre possible d'hommes et de femmes était indispensable pour faire fonctionner la planète, le plus souvent au profit d'un petit nombre la dominant. De fulgurants progrès techniques, l'avènement de la cybernétique rendent aujourd'hui cette somme d'êtres humains de moins en moins nécessaire à ce fonctionnement, donc à ce profit- par là de moins en moins rentable aux yeux de la minorité prédominante, laquelle dès lors juge cette abondance de plus en plus superflue, vainement coûteuse, donc désavantageuse, c'est dire préjudiciable -soit, à défaut de la rejeter, une dépense à restreindre et très sévèrement.

Le nouveau régime s'y applique.

La crise se révèle être son meilleur auxiliaire, voire son instrument....

Sous son étau, les mesures antisociales les plus contestées semblent d'évidence nécessaires, urgentes, ou même désirables ; mises en oeuvre comme allant de soi, elles répondent aux rêves les plus fous des ultralibéraux.

Déjà, le chômage et autres calamités du même ordre prennent l'allure de dommages collatéraux inévitables, par là insignifiants..."

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Extraits

... "Les corps à vendre ne trouvent guère d'acheteurs, mais "les voix" ?

Les voix, elles, sont offertes et psalmodient en choeur une langue dénaturée qui altère la pensée, pilonne le politique ...

Comment ose-t-on nommer "plan social" un licenciement ? Comment cette expression a-t-elle pu devenir banale, d'un usage si machinal et courant ? Et comment  -c'est ici le vrai scandale- peut-elle être machinalement employée par ceux que visent ou que touchent les licenciements et par tous ceux opposés au système qui les permet ou, mieux, les favorise ?...

Le mot "social", alors telle une gifle, supposé définir le projet et l'acte d'expulser, de bannir, d'éjecter un être de sa place sociale, de priver une personne de ses moyens de vivre et qui présente chaque exclu comme l'heureux destinataire de projets altruistes élaborés par des interlocuteurs des plus attentifs.

On ne licencie plus, on ne vire plus, on ne "dégraisse" plus, on n'éjecte plus, on ne renvoie plus, on n'évince plus, on ne jette plus dehors, on ne chasse plus,  on ne congédie plus, on ne fout plus à la porte, on ne bousille plus aucun destin : on "ouvre des plans sociaux"....

 

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... A quel degré de soumission, d'acquiescements, de renoncements sommes-nous parvenus ?

Ce qui confond, indigne le plus (après tout, la ruse des autres pourrait passer pour de bonne guerre, ils sont ici fidèles à leur objectif), c'est l'usage que font eux-mêmes ceux qui en sont la proie, de ce discours cynique.

Comment les syndicats, les salariés eux-mêmes, la gauche osent-ils accepter ces termes, eux-mêmes les employer ?

Consentir à ce qui nie, annihile leurs problèmes, les bafoue ?

Cet affront pas même ressenti.

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Répondre à l'urgent "besoin" qu'a "le public" de "ces livres".

Après l'Horreur économique" paru en 1996, Viviane FORRESTER décédée en avril 2013, avait projeté de publier en janvier 2014 au Seuil, une vingtaine de feuillets, après L'Horreur Economique, ce livre au succès planétaire.

22/10/2013

SOUFFRANCE AU TRAVAIL A LA RATP

Suite à ma note (extraits Huma Dimanche)

03/07/2013

Les mouches de la RATP ET SOUFFRANCE AU TRAVAIL

La direction de la RATP juge "indispensables" les restructurations mises en oeuvre dans ses ateliers de la rue Championnet. Mais un rapport d'expertise pour les élus du personnel a mis en évidence une situation généralisée de souffrance au travail, incluant des risques de violence.

Pour la C.G.T, cette situation est due à la concurrence et à la course à la rentabilité dans laquelle s'est lancée l'entreprise publique parisienne.

-reportage Humanité Dimanche du 27 juin au 3 juillet

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Un commentaire sur mon blog d'un agent de station à la RATP

Un témoignage poignant de la réalité au travail

Commentaire d'un agent de station dans le métro

Merci de décrire avec autant de précision et de vérité ce que vivent ces agents aux ateliers de Championnet. Je voulais juste ici préciser que TOUTES LES CATEGORIES sont concernées (je suis agent de station au métro), et que la situation empire chaque jour.

On ne fait pas que traquer les malades: la direction veut des chiffres, des statistiques, et pour les obtenir à sa convenance, tout est bon pour humilier, infantiliser, rendre le climat général le plus détestable possible par des réorganisations continuelles et presque quotidiennes du moindre aspect de notre travail, par des incitations à dénoncer, par la jalousie, la méfiance, le contrôle permanent, et, sans oublier aussi, par cette méthode de  "malades" typique qui consiste à utiliser comme prétexte la dérive d'un seul pour en faire une mesure restrictive générale.


Epuisés, malades, au bord de la crise de nerfs ou  écœurés les agents vont au boulot, soit parce qu'il faut bien que la paye tombe, soit parce que leur culpabilité est si forte qu'ils préfèrent s'y traîner: "on n'a pas le choix" est ce que j'entends le plus souvent lorsque l'un d'eux (ou moi-même) vient à se plaindre ou à laisser éclater une quelconque colère. Tout procédé est bon aussi pour monter les uns contre les autres. Les syndicats écrivent de bons tracts, mais ils sont impuissants.

Il ne fait plus vraiment bon de travailler à la RATP, mais le comble, c'est bien que les nouveaux entrants en grande majorité sont conditionnés à penser que c'est un bon boulot dans le contexte actuels, et donc, qu'il ne faut pas se plaindre...

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Au lieu de nous gaver aux infos avec une famille d'immigrés par ci, une autre par là...

les journaleux seraient plus utiles à la Société s'ils allaient dans les boîtes interroger les milliers de travailleurs en souffrance

Mais chut ! ça ferait peut-être monter le Front de Gauche

On préfère le Front National, le FHAINE

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Plutôt Hitler que le Front Populaire, c'est bien connu

parce que Kommunist pas français !

Pauvres crétins !

Journal d'un révolutionnaire

Disponible dans un mois !

 

 
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