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30/03/2014

APPEL DE CALI A PERPIGNAN

"Cali : Tribune Libre.
Vous qui n'avez pas voté dimanche dernier, vous savez aujourd'hui que le Front national a établi de gros scores partout en France et notamment chez nous à Perpignan. Vous qui n'avez pas voté dimanche dernier, pouvez-vous imaginer un maire d'extrême-droite à la tête de notre ville ?
"Je suis triste, triste que ceux qui se sont déplacés aient porté en tête le FN lors du premier tour des élections municipales à Perpignan.
"Triste que le ratissage de terrain du FN ait porté ses fruits, triste que le FN profite du marasme et se poste en oiseau de proie sur une autre grande ville du Sud, notre belle Perpignan.
"Ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible, je pense à mon père, à mes grands-parents qui ont fui le fascisme, c'était hier. A leur mémoire, je ressens de la honte.
"Vous qui n'avez pas voté dimanche, prendrez-vous le risque de porter ce sentiment de honte au soir du deuxième tour ?
"Je suis triste que l'on puisse accepter qu'un parti à l'idéologie inacceptable s'impose dans notre cité.
"J'appelle aujourd'hui tous ceux qui ne se sont pas exprimé à se déplacer en masse dimanche pour voter et ne pas laisser passer le Front National à Perpignan.
Cali, citoyen, chanteur."
http://www.lindependant.fr/2014/03/26/municipales-de-perpignan-le-chanteur-cali-prend-position,1864005.php

"Cali : Tribune Libre.
Vous qui n'avez pas voté dimanche dernier, vous savez aujourd'hui que le Front national a établi de gros scores partout en France et notamment chez nous à Perpignan. Vous qui n'avez pas voté dimanche dernier, pouvez-vous imaginer un maire d'extrême-droite à la tête de notre ville ?
"Je suis triste, triste que ceux qui se sont déplacés aient porté en tête le FN lors du premier tour des élections municipales à Perpignan.
"Triste que le ratissage de terrain du FN ait porté ses fruits, triste que le FN profite du marasme et se poste en oiseau de proie sur une autre grande ville du Sud, notre belle Perpignan.
"Ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible, je pense à mon père, à mes grands-parents qui ont fui le fascisme, c'était hier. A leur mémoire, je ressens de la honte.
"Vous qui n'avez pas voté dimanche, prendrez-vous le risque de porter ce sentiment de honte au soir du deuxième tour ?
"Je suis triste que l'on puisse accepter qu'un parti à l'idéologie inacceptable s'impose dans notre cité.
"J'appelle aujourd'hui tous ceux qui ne se sont pas exprimé à se déplacer en masse dimanche pour voter et ne pas laisser passer le Front National à Perpignan.
Cali, citoyen, chanteur."

***

*

Et moi, je rajoute : Honte à ceux qui ont permis que le FN s'installe en France.

Non, ce n'est pas un Parti comme les autres.

Ce n'est pas un Parti républicain

 

Qu'est-ce que le fascisme ? 
 La création et l'évolution du fascisme résultent de l'état de malaise et d'incertitude, des difficultés grandissantes de la vie, des menaces économiques et autres, qui surgissent de toutes parts, en un mot de la situa­tion précaire où se débattent actuellement dans presque tous les pays toutes les couches moyennes de la population. Le vrai moteur du fascisme, ce sont les pouvoirs d'argent, qui ont su et qui ont pu, grâce aux moyens gigantesques de publicité, de propagande et d'action dont disposent ceux qui disposent des richesses, attacher à leur politique la petite et la moyenne bourgeoisie en canalisant dans le sens de la conservation et de la réaction sociale son mécon­tentement, ses appréhensions et ses souffrances.
Nul ne peut contester que de nos jours, et dans les institutions actuelles, tout ce qui est fait d'essentiel est plus ou moins conduit par les grands détenteurs du capital. Si le capitalisme, c'est à dire la main mise de l'oligarchie de l'argent sur les choses sociales, a toujours plus ou moins conduit les affaires humaines, cette emprise et arrivée aujourd'hui à toute sa plénitude. Ce ne sont pas seulement les capitalistes américains qui l'affirment (et ils ont l'autorité de le faire), ce sont tous les économistes et tous les observateurs, à quelque opinion ou à quelque caste qu'ils appartiennent. Or, partout le capitaliste a suscité le fascisme. Il l'a mis sur pied et lui a donné l'élan. Et ce n'est un secret pour personne que le fascisme italien et tous les autres fascismes nationaux sans exception se sont accrus grâce à l'appui financier de la grande bourgeoisie riche, de la grande industrie et des banques. Le fascisme sort du capitalisme. Il en est la résultante logique, le produit organique.
Le fascisme international
Henri Barbusse

Qu'est-ce que le fascisme ?


La création et l'évolution du fascisme résultent de l'état de malaise et d'incertitude, des difficultés grandissantes de la vie, des menaces économiques et autres, qui surgissent de toutes parts, en un mot de la situa­tion précaire où se débattent actuellement dans presque tous les pays toutes les couches moyennes de la population.

Le vrai moteur du fascisme, ce sont les pouvoirs d'argent, qui ont su et qui ont pu, grâce aux moyens gigantesques de publicité, de propagande et d'action dont disposent ceux qui disposent des richesses, attacher à leur politique la petite et la moyenne bourgeoisie en canalisant dans le sens de la conservation et de la réaction sociale son mécon­tentement, ses appréhensions et ses souffrances.


Nul ne peut contester que de nos jours, et dans les institutions actuelles, tout ce qui est fait d'essentiel est plus ou moins conduit par les grands détenteurs du capital. Si le capitalisme, c'est à dire la main mise de l'oligarchie de l'argent sur les choses sociales, a toujours plus ou moins conduit les affaires humaines, cette emprise et arrivée aujourd'hui à toute sa plénitude.

Ce ne sont pas seulement les capitalistes américains qui l'affirment (et ils ont l'autorité de le faire), ce sont tous les économistes et tous les observateurs, à quelque opinion ou à quelque caste qu'ils appartiennent.

Or, partout le capitaliste a suscité le fascisme. Il l'a mis sur pied et lui a donné l'élan.

Et ce n'est un secret pour personne que le fascisme italien et tous les autres fascismes nationaux sans exception se sont accrus grâce à l'appui financier de la grande bourgeoisie riche, de la grande industrie et des banques. Le fascisme sort du capitalisme.

Il en est la résultante logique, le produit organique.
Le fascisme international

Henri Barbusse

 

 

29/03/2014

FN : LES ANNEES NOIRES A VITROLLES

Capture fn vitrolles.PNG

 

1997-2002 : les années Mégret

 

Rappels

- 1995 - Jean-Jacques Anglade, maire socialiste sortant est réélu avec 335 voix d’avance sur Bruno Mégret (43 % des voix pour la liste FN).

- 1996 - Le Conseil d’Etat annule l’élection précédente ; dans le même temps, il déclare Bruno Mégret inéligible pour cause de dépassement des dépenses autorisées de campagne.

- février 1997 - Nouvelle élection : Catherine Mégret, qui a remplacé son mari en tête de liste du FN, devient maire de Vitrolles, avec 52,5 % des voix.

- 1999 - Bruno Mégret quitte le FN pour créer le MNR (Mouvement national républicain).

- mars 2001 - Catherine Mégret est réélue maire au second tour avec 201 voix d’avance (45,3% des voix, contre 44,1% pour la liste de la gauche unie de Dominique Tichadou et 10,6% pour la liste RPR-UDF de Christian Rossi).

- 2002 - En juin, le Conseil d’Etat annule à nouveau les résultats de l’élection municipale, à cause d’un tract du MNR diffamatoire envers le candidat de la droite (Rossi).

- 6 octobre 2002 - Catherine Mégret perd les élections municipales de Vitrolles face au socialiste Guy Obino (54,05%). Celui-ci menait un large rassemblement des partis de gauche et du mouvement associatif de la ville.

 

1997 à 2002 - cinq années noires

A partir de février 1997, Catherine Mégret va, brutalement, méprisant les règles élémentaires de fonctionnement d’une collectivité territoriale, appliquer l’idéologie véhiculée par le Front national. Quelque exemples rassemblés par la section locale de la LDH.

Culture et "identité"

- L’association le "Sous-Marin" devient la cible des élus F.N. dès juin 1997 : suppression de la subvention de 200 000F soit plus de 20% du budget.

- En présence de deux élus et du service d’ordre, les entrées du Café Musique sont murées, ce qui induit une tension extraordinaire ; les CRS appelés en renfort viennent "protéger" les élus FN et leurs complices.

- En 1998, Régine Juin , directrice du cinéma les "Lumières" en gestion municipale, classé Art et Essai, est licenciée. Il lui est reproché par les élus FN d’avoir programmé et maintenu un film suivi d’un débat sur le sida. Vitrolles ville de près de 40 000 habitants n’a plus de salle de cinéma !

 La -même année, l’association "moulin à jazz" voit sa subvention amputée de 70% ; elle résistera grâce aux subventions du Conseil général des Bouches du Rhône.

- Septembre 97 : "Notre ville fière de son identité entend affirmer avec éclat l’identité française et provençale" (Catherine Megret- lettre du Maire- n°3) Vitrolles devient Vitrolles en Provence.

- Arbitrairement des noms de rues et de places sont changés : la place Nelson Mandela se transforme en place de Provence ; le square Dulcie September devient le square Marguerite de Provence ; l’avenue Salvador Allende est remplacée par avenue Mère Térésa ; l’avenue Jean-Marie Tjibaou portera le nom de Jean-Pierre Stirbois délégué du FN ...

 

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La préférence nationale

- Janvier 1998 : une allocation de naissance d’un montant de 5 000F (762 €) est allouée aux enfants de parents français ou ressortissants de l’Union européenne. Catherine Mégret sera condamnée pour discrimination à 3 mois de prison avec sursis, une amende de 15 245 €, et deux ans d’inégibilité.

- Fraternité française, association d’extrême droite s’installe à Vitrolles avec le soutien des élus en place.

Le personnel - La police municipale

- Avril 1997 : licenciement des éducateurs de rue et agents de prévention (affectés dans les bus) - "l’éducation ne se fait pas dans la rue" proclame Bruno Megret, porte parole officiel de Madame !

- licenciement de 84 auxiliaires et contractuels.

- brimades, mutations abusives d’un service à l’autre, atteinte à la vie privée pour les fonctionnaires en place qui tentent de résister.

- 50 cadres quittent la ville, les services sont bloqués.

- "que la peur change de camp" affirme Mme le maire qui renforce la police municipale ( + 50%) : les contrôles musclés s’intensifient en direction des jeunes de certains quartiers mis à l’index (les Pins, la Frescoule).

Gestion et finances

- Incompétence : pour élaborer le budget les élus FN font appel à un cabinet privé. En conseil municipal le responsable de ce cabinet répond à la place de l’adjoint aux finances dépassé par les questions !
- Rapport accablant de la Cour régionale des comptes sur la gestion Megret. Le Commissaire du gouvernement de la CRC saisit le Procureur de la République d’Aix en Provence d’irrégularités susceptibles de constituer des délits (prix de l’eau : + 20% ; envoi de courriers à l’ensemble des maires de France pour la campagne présidentielle de Bruno Mégret ; frais de représentation abusifs ...).

Cet aperçu, bien qu’incomplet, illustre les dérives, l’incompétence dans la gestion, le mépris envers la population des élus de l’extrême droite lorsqu’ils ont le pouvoir. Ils ont laissé Vitrolles déboussolée, exsangue.

 

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La chambre régionale des comptes

critique vivement la gestion de Catherine Mégret à Vitrolles

par Michel Samson [ LE MONDE, le 16 mai 2002 ]

Adressées à la mi-février à la municipalité de Catherine Mégret (MNR), les observations provisoires de la chambre régionale des comptes (CRC) sur la gestion de la commune de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) dressent un tableau accablant de la gestion de la mairie depuis l’élection de Catherine Mégret, en 1997.

Il en ressort que l’évolution des budgets semble conduire la ville à la faillite dans une fuite en avant, que l’argent des contribuables vitrollais est employé à des fins qui leur paraissent étrangères, et que la gestion du personnel, comme l’attribution des marchés publics, s’effectue dans un certain chaos. Dans un courrier daté 6 février, le commissaire du gouvernement de la CRC a d’ailleurs officiellement saisi le procureur de la République à Aix-en-Provence de plusieurs des faits dénoncés dans le rapport, qui pourraient être qualifiables pénalement.

Ayant fait campagne sur la baisse des impôts, l’équipe du MNR paraît avoir eu recours à de discrets artifices pour payer ses échéances."La trésorerie de la commune est largement assurée par les usagers de l’eau, qui ont eu à supporter une hausse brutale des tarifs en 1997", écrivent notamment les magistrats de la CRC, précisant : "L’usager a joué le rôle d’un prêteur non rémunéré, chaque famille ayant été créancière de plusieurs milliers de francs au bénéfice du budget principal de la commune, lui permettant de faire face à ses problèmes de trésorerie."

Pour équilibrer son budget, deux années de suite, la ville a ensuite repoussé les remboursements de ses dettes, "au prix d’opérations financières douteuses", indiquent les magistrats financiers.

Les rapporteurs recensent des pratiques qui pourraient dévoiler l’utilisation de fonds publics à des fins partisanes. Notant qu’il n’existe aucun "enregistrement du courrier départ", le texte précise que "ce fonctionnement a permis, en 2000 et 2001, l’envoi de plusieurs courriers à tous les maires de France dont l’intérêt communal n’est pas évident". Le document souligne en revanche que ce mailing pourrait avoir eu pour objet de "recueillir des signatures pour permettre à M. Bruno Mégret de se présenter à l’élection présidentielle". Le coût global de ces envois est évalué à 75 000 euros (environ 500 000 francs).

 

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DÉPENSES CONTESTABLES

Au terme de leurs investigations, les magistrats de la CRC relèvent également l’acquisition par la commune de 150 téléphones portables dont "la liste attributaire n’a pu être obtenue"et semble inconnue des services -"au point que le directeur des services techniques (...) envisageait d’appeler les numéros facturés à la ville pour savoir qui en bénéficiait", indique le rapport. Dans ce flou administratif, les bénéficiaires des téléphones ont mis à la charge de la ville d’imposantes notes, notamment pour des appels internationaux.

L’essentiel des frais de représentation accordés au maire, Mme Mégret, 50 000 euros (350 000 francs), ont, par ailleurs, "été consommés par des repas parfois pris en groupe, mais le plus souvent à deux ou trois, notamment le week-end".

A ces dépenses contestables s’ajoute une gestion du personnel hasardeuse. Comptant "un agent pour 38 habitants, c’est-à-dire 30 % de plus qu’ailleurs", la municipalité vitrollaise a installé "une administration municipale qui manque cruellement de compétences", dit le rapport, relevant que "de nombreux services n’ont pas de responsable" avec pour conséquence "l’intervention de consultants extérieurs pour remplir des missions habituellement assurées par les services municipaux"

Au total, selon le rapport, la gestion de Mme Mégret - auprès de qui M. Mégret, lui-même candidat aux municipales en 1995, joua le rôle de "porte-parole"- conduit à ce que "les frais de personnel par habitant dépassent 762 euros (5 000 francs)", contre 557 euros (3 653 francs) de moyenne régionale pour les villes de taille comparable. Cette inflation paraît avoir profité à quelques privilégiés : les magistrats notent que "certains agents auxiliaires bénéficient de manière récurrente et abondante d’heures supplémentaires qui leur sont payées" et préconisent une réorganisation des services "pour que ceux qui travaillent le soir, la nuit et les jours fériés ne soient pas les mêmes qui travaillent les jours ouvrables".

Décrivant la chute du nombre des agents d’encadrement (de 60 en 1996 à 19 en 2000), la CRC en détaille les conséquences : commissions paritaires sur le personnel tenues dans des conditions contestables ou incapacité à préparer correctement les attributions de marchés publics. Alors que le contrat d’exploitation des cantines scolaires arrivait à échéance en novembre 2000, la procédure d’attribution "destinée à assurer la continuité du service public" n’avait pas été lancée cinq mois plus tard. Seul un bricolage hâtif - et apparemment onéreux - avait permis d’assurer la rentrée scolaire.

La maîtrise des dépenses engagées s’en ressent aussi. Alors que la réhabilitation du centre culturel Fontblanche était votée le 20 janvier 1998, le démarrage des travaux n’a commencé qu’en avril 2002, "trois ans après que le maître d’œuvre a été choisi".

S’agissant du dossier de la propreté urbaine, le rapport signale "l’obstination de la commune dans le choix du prestataire", la Polyurbaine, lors de l’appel d’offres, sur la foi de "notes dont la logique surprend". Il conclut surtout que l’objectif d’économie affiché "n’a pas été atteint", alors que le premier adjoint admet que le service rendu n’est pas bon : il faut régler le mauvais prestataire et continuer de payer les salariés de la ville qui assuraient ce service.

Quant aux licenciements de 31 contractuels, effectués à la hussarde en 1997, il a coûté plus de 94 000 euros à la ville, alors que "la durée moyenne résiduelle des contrats des agents licenciés [était] de six mois à peine". S’y sont ajoutés les frais de justice et d’avocats.

____________________________________

Le cabinet de la maire répond au "Monde"

Le cabinet de la maire (MNR) de Vitrolles, Catherine Mégret, a répondu par écrit aux éléments relevés par Le Mondedans le rapport de la CRC. Concernant l’augmentation du prix de l’eau, il nie les accusations et estime que "l’opération doit être appréciée globalement". Les lettres appelant au soutien de Bruno Mégret à l’élection présidentielle auraient été "envoyées par erreur" et ce dysfonctionnement "régularisé" depuis lors. S’agissant des téléphones portables, "plusieurs dizaines ont été supprimés" à l’automne 2001, indique la mairie. Quant aux repas dominicaux de Mme Mégret, ils visaient à "rencontrer des représentants des associations, de groupements de sa municipalité et des maires d’autres villes". "Vitrolles-en-Provence n’est pas Neuilly-sur-Seine (...) et n’a pas les mêmes ratios qu’une ville riche", indique la réponse à propos des questions de personnels, ajoutant que les heures supplémentaires correspondent à des forfaits "tout à fait légaux". La mairie assure avoir eu "très peu" de candidatures aux postes de directeur et avoir dû faire appel à l’extérieur pour préparer son budget. Répondant aux critiques de la CRC sur la propreté urbaine, le cabinet écrit : "Le coût de la prestation assurée auparavant en régie représentait 19 millions de francs, il est maintenant de 13 millions."

 ***

*

Ce n'est pas trés élégant,

mais ça me fait vomir de voir que ce désastre

risque encore d'arriver dans d'autres villes 

 

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20/03/2014

GAUCHE ? DROITE ?

 "Maman c'est quoi la différence entre gauche et droite ?"

 

Résumé en deux mots :

"La droite défend l'ordre et les privilèges"

L'Ordre ? Quel ordre ?

"La gauche défend l'intérêt général, l'intérêt collectif, 

travaille au bien commun"

Oui, là j'ai compris. C'est pas pour sa bobine,

c'est pour que ça profite à tous.

- Oui, c'est ça !

****

Tiens, je vais te citer un exemple précis :

A GAGNY, quand le maire (communiste) de l'époque, a demandé leur avis, aux habitants d'un quartier d'une zone pavillonnaire pour la réalisation d'un gymnase à côté de votre école, ils ont tous refusé :

"Non, on n'en veut pas, ça dévaloriserait notre pavillon, on le vendrait moins cher". "et puis on veut notre tranquillité, etc.."

Quid de l'intérêt des enfants ?

Et les élèves du Primaire ont continué à se rendre à pied au stade, perdant du temps sur leur cours de gymnastique, empruntant un trajet à risque avec la circulation des véhicules.

ça c'est un comportement de droite.

On défend son bien personnel, son intérêt particulier.

***

*

 

Depuis quand les notions de gauche et de droite ?

Rappelons-nous

Gravure satirique de la Révolution française :
le tiers état écrasé par la taille, les impôts et les corvées

 

L'Ancien Régime se caractérisait par une monarchie absolue et de droit divin et une inégalité sociale fondée sur des privilèges de naissance pour la Noblesse et le rôle important joué par le Clergé.

Il n'y a pas de constitution écrite et c'est le roi qui incarne l'Etat.

Bien que symbolisée par la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, l'abolition de l'Ancien Régime s'est déroulée en plusieurs étapes :
- Abolition des droits féodaux et des privilèges le 4 août 1789,
- Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen, le 26 août 1789,
- première Constitution écrite en 1791,
- abolition de la monarchie et proclamation de la République le 21 septembre 1792.

 

Atteinte dans ses biens après l'avoir été dans son orgueil par la suppression des ordres (noblesse, clergé) et des privilèges, la Noblesse a voué à la Révolution une haine inexpiable.

Historiquement, lors de la Révolution Française, les membres de l'Assemblée Constituante qui étaient favorables au roi avait pris l'habitude de se placer à droite de l'hémicycle, tandis que ses opposants s'installaient à gauche.

 

Ce positionnement droite/gauche au sein de l'Assemblée Nationale est demeuré, même après la fin du monarchisme, hormis pendant la première Assemblée nationale structurée en "gironde", en bas, (députés proches du pouvoir) et en "montagne", en haut (députés de l'opposition).

**

Les notions de droite et de gauche renvoient à une opposition en politique, qui depuis la France de 1789, s'est étendue dans une grande partie des systèmes politiques d'assemblée.

Politiquement, le terme "droite" désigne des courants ou partis mettant en avant la rigueur morale et un certain conservatisme, ce qui fait qu'en France, les hommes politiques ont longtemps refusé de se définir comme étant de "droite".

L'ordre, le travail, la famille et la responsabilité individuelle sont plutôt considérés comme des valeurs de droite,

tandis que la gauche s'intéresse davantage à la justice sociale, l'égalité, la solidarité, l'humanisme, la laïcité.

 

 **

*

Le parti de l'Ordre était en France en 1848, sous la Deuxième République, le regroupement non réellement structuré de personnalités conservatrices, partisanes – comme l'indique son nom – de l'ordre, de la sécurité et des bonnes mœurs.

Le parti était composé de monarchistes légitimistes, surtout d'orléanistes mais aussi de républicains adeptes de la république américaine. Ses chefs de file étaient Adolphe Thiers, François Guizot, le comte de Montalembert, le comte de Falloux ou encore Alexis de Tocqueville.

 Cette comparaison historique n'a pour mérite que de rappeler que le concept d'ordre traverse les différents courants politiques de droite en France depuis maintenant plus d'un siècle.

****

*

PARTI DE L'ORDRE... QUEL ORDRE AUJOURD'HUI ?

François FILLON, n'a pas dit autre chose quand il a affirmé devant les députés de la majorité sortante en février dernier: «L'UMP doit dire qu'elle est le parti de l'ordre.»

Comme l'a très bien énoncé Henri GUAINO à plusieurs reprises pendant la campagne, «la droite représente l'ordre et l'autorité, la gauche la justice et le progrès».

Cette présentation a le mérite de montrer que la ligne de partage entre la droite et la gauche traverse le cœur de chaque citoyen.

Il ne s'agit pas d'être manichéen en disant que la droite ne se soucie pas de justice ou la gauche pas d'autorité,

mais de reconnaître que ces deux grandes forces politiques, ...  ne mettent pas les mêmes principes ni les mêmes valeurs en avant.

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 En cela, l'ordre est l'exact antithèse du progressisme dont se réclame le plus souvent la gauche, qui voit le progrès comme un mouvement irrésistible qu'il s'agit d'accompagner et non de construire.

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L'ORDRE

Au-delà de la demande légitime de sécurité

 

L'ORDRE ECONOMIQUE

coût du travail

... Équilibre dans les échanges commerciaux avec la nécessité de redonner à la France de la compétitivité face à l'aggravation de son déficit commercial.

Cela passe par la question du coût du travail (et en particulier du financement de la protection sociale)

 

L'ORDRE SOCIAL

Les élus de droite et d'extrême-droite dans le cortège de la "Manif pour tous" à Paris (Thomas Samson/AFP)

En matière juridique, cela impose notamment de ne modifier le Code civil qu'avec beaucoup de précaution. Sans s'enfermer dans un conservatisme rigide, il est du devoir du politique de résister à certaines modes ou pressions issues de groupes sociaux. La droite agit trop souvent en réaction au progressisme de la gauche sur ces questions de société : c'est ce qui a conduit le groupe UMP de l'Assemblée nationale, sous l'impulsion du député Hervé Mariton, à lancer une réflexion en 2009 qui a aboutit à un très bon rapport intitulé "REPRENDRE LA MAIN SUR LES QUESTIONS DE SOCIETE.


L'ORDRE INSTITUTIONNEL

LES MODES DE SCRUTIN

L'ordre institutionnel passe aussi par un mode de scrutin qui permette de dégager clairement une majorité qui puisse appliquer son programme sans donner lieu à d'interminables négociations entre les partis d'une coalition gouvernementale.

La droite doit donc défendre jusqu'au bout la logique de le Ve République en refusant la proportionnelle et en faisant du président de la République le chef naturel de la majorité parlementaire.

 L'ordre est le principe qui semble le mieux correspondre à ce qu'est la droite,

et dépasse largement le seul sujet de la sécurité

***

 

... La droite obéit à l’idée d’un univers qui la précède, la légitime, et qu’elle doit soutenir.

La gauche est plus un projet (de vie moins dure, de plus grande justice, de recherche d’égalité) qu’une certitude qui s’appuierait sur un « ordre » préexistant ou sacré.

Si la droite soutient le monde, la gauche le construit.

Si la droite légitime l’ordre des choses, la gauche le conteste.

La droite c’est le choix de l’ordre, divin ou naturel, immémorial et sacré. Les hommes et la société doivent le maintenir et non le subvertir.

L’ordre des choses ne satisfait pas la gauche. Comme elle ne le trouve pas forcément respectable, elle est plus sensible à ses contraintes, ses abus, qu’à son caractère « sacré ».

La pauvreté, la domination politique, l’exploitation sont les manifestations concrètes de cet ordre, des réalités que la gauche conteste.

... Ainsi la droite croit en des frontières rigides balisant la vie sociale. Elle veut que chacun soit à sa place, que l’homme soit homme et la femme femme, que le serviteur soit le serviteur et le maître le maître, que le nègre soit le nègre et le blanc blanc, que les enfants soient les enfants et les parents les parents, etc. ...

Les Blancs et les Noirs, les patrons et les ouvriers, les juifs et les chrétiens, les Asiatiques et les Américains, les voyous et les princes, les gens de bonne éducation et les grossiers personnages ne doivent en aucun cas se mêler.

Et ils le font pourtant et justement où ? Au plumard. Car en effet, les femmes et les hommes doivent se mêler. Et se mêler au plus près, physiquement en quelque sorte. C’est le seul cas où les frontières doivent être franchies...

****

 

Tout ça c'est pas moi qui l'invente

*

 Alors, gauche, droite ?

Chacun fait ce qui lui plaît, plaît, plaît, plaît

EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE et ... EFFETS SECONDAIRES

 

 

 

17/03/2014

L'IMPOSTEUR

 

Communiqué de l'éditeur: L’IMPOSTEUR

Le bilan, deux après l’élection de François Hollande
Quelques semaines avant le grand test électoral des Européennes, Jacques Cotta nous livre un document choc sur les premiers pas présidentiels.
 
Les candidats socialistes souffriront-ils des mesures prises par François Hollande ?
 
Dans cet ouvrage, de nombreux enjeux sont analysés par l’auteur : chômage, rapport entre maintien de l’emploi et compétitivité des entreprises, éducation, démocratie et répartition des pouvoirs, mais aussi Europe et place de la France dans le monde aujoud’hui.
 
À mi-chemin du mandat Hollande, ce document nourri de cas concrets et de témoignages récents, s’appuie notamment sur les révélations de députés et de sénateurs de la majorité expliquant, les raisons de leur déception face à la politique du gouvernement en place...
 
Fort de son travail auprès des concitoyens en difficultés comme des privilégiés, l’auteur partage les conclusions brûlantes d’une enquête de terrain récente, permettant d’évaluer les engagements et promesses du Président Français. «Le changement, c’est maintenant!»

 

 http://www.huffingtonpost.fr/jacques-cotta/bilan-2-ans-hollande

 

 

Jamais un élu à la fonction suprême dans le cadre de la cinquième république n'a été aussi bas, deux ans après son élection, dans les indices d'opinion. Pourquoi, comment cela s'est-il produit ?

L'actualité illustre à merveille les causes de la débâcle. Durant le mois de février le président de la république était en voyage officiel à Washington. Parmi la délégation française, le patron du Medef répétant en boucle qu'il ne "peut y avoir d'engagement du patronat en échange des abaissements de charges" prévues dans le "pacte de responsabilité", cheval de bataille du président socialiste. Pendant que le chef des patrons affirme donc qu'il est prêt à encaisser les cadeaux qui lui sont destinés au nom de l'emploi, à Paris, le responsable du groupe socialiste à l'assemblée nationale, Bruno Le Roux, annonce les dernières trouvailles du ministre chargé du budget, Bernard Cazeneuve : "le gel des primes des fonctionnaires, comme de leur avancement est à l'étude" dit-il. Bien que démentie après avoir été confirmée, cette affirmation conforte la ligne présidentielle. Toutes les pistes qui font peser sur les salariés, fonctionnaires ou employés du privé l'exonération des "charges" ou plus exactement des "cotisations sociales" dont devraient s'acquitter les entreprises sont examinées. Les ménages n'en peuvent plus, mais qu'importe ! Tout cela fait suite aux mesures sur la flexibilité du travail, la remise en cause des droits, l'ANI, les nouveaux reculs sur les retraites, la MAP dans la fonction publique qui n'a pas grand-chose à envier à la RGPP, etc...

hollande sarkozy marianne valeurs actuelles

 

... Les réactions recueillies dans les couches de la société qui ont assuré la victoire de François Hollande il y a deux ans se rejoignent. Pour des millions qui n'avaient pas grande illusion mais qui au moins pensaient qu'un coup d'arrêt serait donné à la politique de Nicolas Sarkozy, François Hollande était "l'instrument" dont le peuple français pouvait se saisir pour chasser Nicolas Sarkozy, en finir avec son mode d'exercice du pouvoir, en finir avec l'UMP et leur politique.

 

 

Aussi son "socialisme de l'offre" apparait aujourd'hui comme une imposture. Et le chef de l'état fait figure d'Imposteur !

 

Certes, avec le pouvoir précédent, sur quelques touches, la différence est palpable. L'arrogance de Nicolas Sarkozy était inégalable. Son goût pour le bling-bling, pour les yachts ou résidences secondaires de ses amis du CAC 40 était affiché sans détour. En comparaison, les épisodes récents qui ont fait les gorges chaudes des commentateurs people s'interrogeant sur le statut et l'avenir de la "première dame" font pâle figure. Plus que le style "hollandien", signe d'un contentement permanent, c'est la politique qui produit des effets dévastateurs. Le proche de Nicolas Sarkozy, François Baroin a le mérite de la clarté. "François Hollande applique la politique de Nicolas Sarkozy avec beaucoup moins de talent, beaucoup moins d'énergie et pas de majorité", dit-il. Laissons de côté les appréciations subjectives, partisanes et politiciennes et reconnaissons que de la TVA sociale à la réforme des retraites sans oublier le combat pour "faire baisser le coût du travail" ou la politique européiste à la remorque de l'Union Européenne, Hollande fait mieux, et plus fort, que ce que ses prédécesseurs auraient pu espérer. Ce n'est pas d'aller à contre sens qu'ils lui reprochent. C'est d'aller dans la bonne direction, mais pas assez vite.

Bande d'ingrats !

 Jacques Cotta est l'auteur de L'imposteur, aux éditions Balland. Parution : 20 février 2014 Prix : 18,90 €, 288 pages

15/03/2014

Un 15 mars 1944

 

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A l'occasion du 60ème anniversaire du programme du CNR, le journal l'Humanité avait souhaité fêter cet anniversaire en offrant à ses lecteurs ces textes et chansons de la Résistance.

Je vous les offre à mon tour à l'occasion du 70ème anniversaire, puisque c'est un 15 mars, le 15 mars 1944, dans l'ombre de la clandestinité, que les représentants des organisations de la Résistance, unifiée par Jean MOULIN, syndicats et partis politiques regroupés au sein du Conseil National de la Résistance adoptaient un plan d'action immédiat contre l'oppresseur nazi et un programme de mesures pour construire, dès la Libération, un "ordre social plus juste".

Retour de la démocratie

Liberté de la presse

Education pour tous

Grands services publics

Sécurité Sociale

le programme du Conseil National de la Résistance fonde la République de Solidarité que nous connaissons encore aujourd'hui.

Aujourd'hui, 70 ans après, ce programme reste une source de courage et d'inspiration, pour tous ceux qui résistent.

Oui, résister c'est regarder l'avenir.

C'est inventer des alternatives transformatrices

face aux forces d'oppression et de régression sociale.

Résister c'est créer les conditions politiques de leur réalisation.

 

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