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11/09/2015

FETE DE L'HUMA sans ministres du gouvernement VALLS

 

 

Ce week-end à la Fête de l'Humanité, au parc de la Courneuve (Seine-Saint-Denis), on pourra croiser Jean-Luc Mélenchon, des frondeurs du Parti socialiste et même des anciens ministres grecs du parti Syriza.

En revanche, il sera bien plus difficile d'y rencontrer des membres du gouvernement Valls. Comme le souligne Le Parisien, les ministres brilleront par leur absence à la fête du journal de Jean Jaurès, trop occupés ou carrément pas invités.

 

 

 

 

 

 

Selfie surprise

Ainsi, si le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s'est rendu à l'inauguration ce jeudi soir avec la ministre de la Culture Fleur Pellerin, "pour montrer qu'il reste encore quelque chose entre nous", a-t-il confié au quotidien, les politesses en resteront là. Ils sont "déjà pris", ou "croulent sous le travail", les ministres de Manuel Valls, comme ils l'ont confié au Parisien. Plutôt la faute à "un climat politique qui ne facilite pas vraiment le débat", précise Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de L'Humanité.

 

Certains ministres n'ont même pas été conviés au rassemblement, en tête desquels Emmanuel Macron, symbole de la rupture entre la politique du gouvernement et la gauche radicale. Le ministre de l'Économie ne sera pas pour autant complètement oublié.

Selon Le Parisien, Pierre Laurent lui prépare une surprise lors de son discours de clôture. Le secrétaire national du Parti communiste sortira son téléphone pour un selfie devant les dizaines de milliers de personnes attendues à la Fête de l'Huma, photo que l'on peut prévoir largement relayée sur les réseaux sociaux.

 

 

 

 

Moins de Français, plus de Grecs

 

Résultat de recherche d'images pour "Katrougalos" 

 

 

La Fête de l'Humanité ne sera pas pour autant dépourvue de ministres, ils ne viendront simplement pas de l'Hexagone. Symbole du rapprochement entre le Front de gauche et le parti Syriza, plusieurs anciens membres du gouvernement grec arpenteront les allées du parc de la Courneuve ce week-end. "Viendront à la Fête tous les anciens ministres grecs qui le voudront puisque nous les avons invités", précisait dimanche dernier le directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, lors des préparatifs. Devrait par exemple être présent Georgios Katrougalos, ancien ministre du Travail, qui participera au Forum européen de solidarité avec le peuple grec, contre l’austérité et les dettes, samedi à 15 heures.

Mais la vraie star de cette édition 2015 de la Fête de l'Huma, c'est Yanis Varoufakis.

Yanis Varoufakis.JPG

L'ancien ministre des Finances d'Alexis Tsipras est attendu samedi à 14 heures pour l'un des "grands entretiens de l'Humanité", avant de participer à un débat sur les politiques d'austérité en Europe avec Jean-Luc Mélenchon.

 Mélenchon varouflakis 4

Après sa visite à la Fête de la rose fin août, Yanis Varoufakis pérennise ainsi les liens de plus en plus forts entre les gauches radicales grecques et françaises.

 

Et pourrait être un exemple symbolique pour le Front de gauche, que Jean-Luc Mélenchon voit déjà victorieux lors de l'élection présidentielle de 2017.

A woman wearing a Phrygian cap and dressed as a French 1789 revolutionary parades during the Festival of Humanity (Fete de l'Humanite), a political event and music festival organised by the French Communist party (PCF) on September 13, 2014 in La Courneuve, outside Paris. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

FETE DE L'HUMA : SAMEDI .. VAROUFAKIS - MANU CHAO

 
 
Samedi 12 septembre
Université populaire de l’Humanité
  • 10 heures « Les révolutions d’Einstein » Aurélien Barrau, astrophysicien au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie (UJF/CNRS)
  • 10 h 40 « Chauvet, Lascaux… Que nous apprend l’art pariétal sur nous-mêmes ? » Romain Pigeaud, préhistorien, chercheur au Muséum d’histoire naturelle
  • 11 h 15 Table ronde : « L’islam et les intellectuels progressistes »
  • 12 heures « Égalité, la reconquête »
  • 13 heures « La solidarité, une idée du XXIe siècle »
  • 14 heures Les grands entretiens de l’Humanité : Yannis Varoufakis, ex-ministre de l’Économie grec et Gerardo Hernandez ex-détenu cubain à Miami
  • 15 heures « Ensemble pour une autre Europe, avec le peuple grec »
  • 17 heures « Comment sortir de l’austérité en Europe ? » Débat de la gauche française
  • 18 heures « COP 21, à quelles conditions réussir ? »
  • 19 heures Les grands entretiens de l’Humanité : Vandana Shiva, écologiste indienne
  • 19 h 45 « Transitions écologiques et développement humain »

 

 

Manu Chao : « Personne ne quitte son pays le sourire aux lèvres »

Entretien réalisé par Victor Hache
Vendredi, 11 Septembre, 2015
L'Humanité

Le chanteur globe-trotteur va donner un concert événement, samedi, sur la grande scène. Un show festif et conscient pour lequel il nous a accordé un entretien exclusif où il parle de la Grèce, des Indignés, des migrants, de son combat contre le géant de l’agrochimie Monsanto et de la Fête.

Vagabond magnifique, combatif et engagé, Manu Chao aime parcourir le monde pour aller chanter auprès des gens de la rue. De retour d’une grande tournée en Europe, il fait halte à la Fête de l’Humanité à l’occasion d’un concert exceptionnel avec son groupe La Ventura. La Fête, où il jouera pour la troisième fois après ses concerts mémorables de 2001 et 2009, qui avaient déplacé des foules énormes.

Vous vous faites de plus en plus rare en France. Vous êtes toujours en tournée. De quels pays revenez-vous ?

Manu Chao On revient d’Andalousie où on a joué à Malaga. Cet été, on a beaucoup tourné en Europe, dans les pays des Balkans, Serbie, Croatie, Slovénie, Macédoine, Grèce, le sud de l’Italie, où on a fait des concerts dans des petits villages. On a aussi été en Allemagne, Pologne, Irlande, à Dublin, et on a fait un petit concert en France à Gignac (Lot) au festival Ecaussysteme. Avant, on était en Colombie, en Argentine. On y va petit à petit, selon les occasions qu’il y a dans chaque pays.

 

 

Vous étiez en Grèce au moment du référendum. Que vous ont dit les gens sur la situation ?

Manu Chao J’ai rencontré des gens courageux. Des gens qui sont vraiment dans la merde mais qui savent qu’il va falloir bouger les lignes. Il y a une terrible injustice. Ce n’est pas faux de dire que cette dette est illégale. C’est toujours les mêmes qui paient les pots cassés, qui vont payer la facture. Au moment du référendum, j’ai vu un pays super courageux qui a dit « non » ! Ensuite, il y a toute cette incompréhension de ce qui s’est passé au niveau gouvernemental. Tout le monde a été un peu déçu par les décisions prises deux jours après. Mais ce que j’ai vu, c’est un pays vraiment déterminé à dire « non » à une dictature de l’argent, des banques.

 

Ça bouge aussi en Espagne avec les victoires remportées aux dernières élections par des personnalités issues du mouvement des Indignés…

Manu Chao C’est intéressant de voir ce qui va se passer politiquement à Barcelone. Ada Colau, la nouvelle maire, a été sur tous les trottoirs de Barcelone, à défendre les gens expulsés. Elle a vraiment été sur le terrain pendant des années de manière extrêmement courageuse, face à la police, jour après jour. Qu’est-ce qui va se passer ? On va voir. Ça ne va pas être facile, comme en Grèce. Elle va se faire tirer dessus à boulets rouges. Je dirais que sa couleur politique est l’indignation de la rue, plus que la colère parce que ce n’est pas une femme colérique. Il y a Madrid, Valence, La Corogne en Galice, beaucoup de grandes villes de l’État espagnol ont bougé. On va vivre des époques intéressantes, ici. Ça va être un labo. Il y a beaucoup d’espoir de la part des gens et je m’inclus dedans. Mes voisins, tous très différents, ont voté pour quelque chose d’autre, ils y croient et vont s’impliquer. On sait qu’en face on va avoir un ennemi très puissant qui va tout faire pour détruire l’histoire, comme ils ont fait en Grèce. Ce sont des choses qui se passent dans le sud de l’Europe, la Grèce, l’Espagne, qu’on ne voit pas ailleurs, y compris en France.

 

 

 

Que chanterez-vous à la Fête de l’Humanité avec votre groupe La Ventura ?

Manu Chao Je ne sais pas encore. Notre répertoire est ample et on est un groupe multifacette. Je suis en France depuis quelques jours. J’ai besoin de vivre un peu le trottoir français pour voir ce que je vais chanter. Je vais sûrement inclure plein de potes, des musiciens qui vont venir. Je vais parler de Monsanto, mais la Fête de l’Huma, c’est dans le 9-3 où il y a un millier d’autres vrais problèmes. C’est la précarité, les problèmes de logement – c’est pour ça que le travail du DAL est important. Le 9-3, c’est avoir des papiers ou pas, ce sont d’autres réalités.

 

Comme le drame vécu par les migrants…

Manu Chao C’est une tragique Cocotte-Minute. Ce n’est pas nouveau, ça fait des années que ça dure. La chanson Clandestino que j’ai écrite date de 1996-1998. Il y avait déjà une pression terrible et des drames partout. Presque vingt ans après, la pression est encore plus forte, les tragédies sont encore plus nombreuses. Il y a de plus en plus de personnes qui meurent pour arriver dans un monde qu’elles croient meilleur et qui est évidemment meilleur, parce que, là-bas, c’est la vie ou la mort pour les pauvres. Et cela ne fait qu’empirer. Ça montre que, politiquement, vouloir fermer les frontières de l’Europe, ça ne fonctionne pas.

 

Y a-t-il une solution ?

Manu Chao La solution, c’est de donner une chance à tous ces pays de pouvoir se développer par eux-mêmes. Cela permettrait une stabilité et donnerait une vie digne à leurs citoyens. Mais ce n’est pas le genre de projet qui intéresse l’Occident, qui a besoin, pour vivre bien, de vampiriser le reste de la planète. Le problème, c’est que les politiques ne pourront pas prendre de décisions tant que l’économie sera le maître du jeu. Il n’y a aucune entreprise multinationale minière, par exemple, qui voudra améliorer la situation des pauvres mecs qui travaillent dans les mines dans des conditions effroyables, les salarier, leur donner une vie décente. Ça ne les intéresse pas ! Donc, ces gens-là, qui travaillent dans les mines, ont vu leur père crever à la mine et leur frère crever à la mine, ils veulent partir. Je pense que personne ne quitte son pays le sourire aux lèvres.

10/09/2015

TENTATIVE D'EVASION

« TENTATIVE D’EVASION (fiscale) » : le nouveau livre des Pinçon-Charlot sort le 10 septembre

 

Cette fois ils s’attaquent à l’énorme scandale de l’évasion fiscale afin de « battre en brèche le pouvoir symbolique lié à l’opacité de la spéculation financière, (...)

 

Tentative d’évasion (fiscale) : le nouveau livre des sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon sort en librairie le 10 septembre, aux éditions Zones. Il sera également disponible gratuitement sur le site www.editions-zones.fr.

Vingt ans ! Notre première émission avec les Pinçon-Charlot, c’était en 1995 et franchement leur succès nous fait plaisir. « Comme il y des lanceurs d’alerte, nous sommes des lanceurs de conscience » disent-ils.

Cette fois ils s’attaquent à l’énorme scandale de l’évasion fiscale afin de « battre en brèche le pouvoir symbolique lié à l’opacité de la spéculation financière, à la cupidité et au cynisme des plus riches mobilisés pour accumuler toujours plus d’argent. »

 

 

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Là-bas Hebdo n°23

Enseigner la morale et le civisme dans toutes les écoles tout en laissant courir les Cahuzac, les Bettencourt et tous les grands voleurs de fonds. Caricature ? Oui, mais en dessous de la réalité. En France chaque année l’évasion fiscale fait perdre 60 à 80 milliards d’euros au Trésor public. C’est de l’argent volé dans la poche de chacun, volé sur le bien public, sur l’activité, sur l’emploi, sur la santé, sur les retraites, sur l’éducation, sur nos vies.

 

LÀ-BAS Hebdo n°23, avec, autour de Daniel Mermet :
- LAURENCE DE COCK, enseignante en histoire-géographie, chercheuse en sciences de l’éducation, et membre fondatrice du collectif « aggiornamento hist-geo »
- IANNIS RODER, professeur d’histoire géographie en Seine Saint Denis, auteur du livre Tableau noir. La défaite de l’école, paru en 2008 aux éditions Denoël
- MICHEL PINÇON et MONIQUE PINÇON-CHARLOT, sociologues, auteurs de Tentative d’évasion (fiscale), une enquête à paraître le 10 septembre aux éditions Zones.
- Le rappeur ROCÉ dernier album, « Gun’z & Rocé » (2013)
- Et ... DIDIER PORTE

 

HUMAN de Yann Arthus-Bertrand A LA FETE DE L'HUMA

HUMAN, un long métrage de Yann Arthus-Bertrand. Sortie septembre 2015. Film sélectionné hors compétition à la 72ème édition du festival international du film de Venise pour une projection spéciale.

 

Voir un Témoignage

Yann Arthus-Bertrand : « On sort plus humain de ce film »

Entretien réalisé par 
Audrey Loussouarn
Mercredi, 9 Septembre, 2015
L'Humanité

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Yann Arthus-Bertrand alterne entre images aériennes, où les inégalités de territoire sautent aux yeux, et paroles brutes de citoyens du monde. Photo d’une teinturerie, près de Karachi, au Pakistan.
Photo : Human The Movie
 
 
Le réalisateur photographe donne une exclusivité à la Fête de l’Humanité : son nouveau film "Human" sera diffusé en simultané aux Nations unies, à la Mostra de Venise et… à La Courneuve. Trois heures qui laissent parler les images et les citoyens du monde pour une sublime ode à l’humanité.

Mardi 29 septembre à 20h55, France 2 diffusera Human, le nouveau film événement de Yann Arthus-Bertrand.

 

Avant cela, il sera projeté à la Fête de l’Humanité le samedi 12 septembre, à 15 h 30, à l’espace cinéma de la halle Nina-Simone. Un film sans commentaires, ni précisions sur ces milliers d’interlocuteurs que son équipe a interrogés, comme pour montrer l’universalité des propos. Il alterne entre images aériennes, où les inégalités de territoire sautent aux yeux, et paroles brutes de citoyens du monde.

 

« Nous racontons des histoires. Nous voulions un film personnel, intime, pour que cela pénètre le spectateur », souligne Yann Arthus-Bertrand, également réalisateur de Home.

 

Une ode à l’humanité et à la solidarité, qui remet l’humain au cœur des enjeux actuels. Pour parfaire sa démarche, le photographe a posé 40 mêmes questions à des profils très différents. Et de par ses histoires, le document, en rendant un visage à l’actualité, émeut le spectateur, le fait sourire parfois. Yann Arthus-Bertrand a bien fait de descendre de son hélicoptère.

 

Vous projetez votre film en simultané le 12 septembre, à la fois aux Nations unies, à la Mostra de Venise et à la Fête de l’Humanité. Quel sens porte ce choix ?

311902 Image 0Yann Arthus-Bertrand L’Humanité porte les valeurs que j’adore. C’est un sens formidable. Je suis ravi, fou de joie même, que mon film soit projeté à la Fête de l’Humanité. Je n’y vais pas moi-même, j’en suis déçu, mais je viendrai l’année prochaine. J’aurais même aimé qu’il y ait plusieurs projections d’affilée ! Je ne sais pas si c’est un film engagé mais il porte des convictions fortes. Qu’est-ce qu’être un être humain, de vivre avec les autres et quel sens donner à sa vie ? Des éléments importants que l’on a un peu oubliés. Ce que dit d’ailleurs le président de l’Uruguay dans le film est très juste : quand on passe notre vie à consommer, on ne va peut-être pas à l’essentiel. Cet homme a passé dix ans au cachot, sans lire un livre et sort des vérités si évidentes. Il donne une leçon politique incroyable.

 

Ce film a nécessité trois ans de travail, deux mille interviews dans soixante-cinq pays différents. Expliquez-nous votre démarche.

Yann Arthus-Bertrand Nous avons posé quarante mêmes questions à tous ces individus sur des thèmes comme la guerre, la pauvreté, le sens de la vie, l’homophobie ou encore le travail. C’est un film lourd. Parfois, nous faisons des films qui, nous le sentons, sont plus forts que nous. Ce sont ce que les protagonistes nous donnent qui sont importants. Nous n’avons été qu’une passerelle. Je ne sais pas bien ce que nous allons pouvoir faire après tant nous avons été envahis par ce film !

De quoi est partie cette idée de descendre de votre hélicoptère pour filmer les habitants des terres que vous filmez habituellement ?

Yann Arthus-Bertrand Ce film part d’une panne d’hélicoptère. J’ai été coincé dans un petit village malien. Des gens qui n’avaient rien, qui font des sacrifices quotidiens, ont tué un animal pour moi ! J’arrivais tout juste de Paris. D’un seul coup, j’étais plongé dans tout autre chose. Cela a été bien plus important pour moi que tout ce que j’avais lu avant. Ce sont des personnes qui vous regardent dans les yeux en vous racontant ce qu’ils sont sans mentir, sans rien vous demander. Cela m’a rendu moins idiot, plus ouvert. Ensuite, depuis mon hélicoptère, je voyais ces silhouettes marcher et je me demandais ce qu’elles auraient à m’apprendre. Peu de temps après, il y a eu l’exposition « Six milliards d’autres » au Grand Palais en 2009. J’ai eu cette idée d’un film plus politique pour que chacun réalise qu’autour de nous, de nos plaintes et de nos frustrations, il existe des personnes qui ont bien moins que nous. J’espère qu’avec ce film chacun regardera le monde avec moins de cynisme et de scepticisme et plus d’amour et de bienveillance. Ce sont des mots que je cite souvent car il ne faut pas les oublier.

C’est ce que vous attendez comme réaction de la part du spectateur ?

Yann Arthus-Bertrand Oui, car des questions se posent comme ce que nous avons fait de bien dans notre vie, quelle en est notre vision. Toute vie a un sens que tous doivent continuer à chercher s’ils ne l’ont pas trouvé. C’est un film sur ce point précis.

Vous réalisez des films très esthétiques. Avec l’image, vous montriez la misère écologique. Désormais, vous pointez la misère humaine ?

Yann Arthus-Bertrand Les deux sont liées. Cette année, 750 rhinocéros ont été braconnés. Si aujourd’hui, une corne vaut 50 000 dollars, si les Sud-Africains n’étaient pas dans cette précarité, il n’y aurait pas ce chiffre exorbitant. Qu’est-ce que vaut un rhinocéros contre la possibilité d’offrir une éducation à ses enfants ? Quand on parle de la déforestation, c’est pour viser les gros lobbys. Mais tout commence sur le terrain, par des personnes qui ont besoin de cet argent pour survivre. La pauvreté a toujours été au centre. Le capitalisme en est la cause. Nous arrivons au bout d’un système mais nous ne savons pas comment en changer.

Vos images sont époustouflantes. La misère peut-elle être belle à vos yeux ?

Yann Arthus-Bertrand Des désastres écologiques peuvent parfois l’être mais la misère n’est jamais belle. Certes, les images sont spectaculaires. C’est la terre qui est, en revanche, belle. Ce qui nous entoure est une œuvre d’art. Nous ne voulons plus voir la beauté car il y a trop d’images. Et, surtout, nous sommes tous pressés, préoccupés par tout ce que nous avons à faire au quotidien. Il faut sortir de cet énervement continu. Quand je filme depuis le ciel, je tends à montrer le beau. Filmer ces paroles, c’est aussi cela. Je ne me sens pas si loin quand je réalise ces interviews que quand je travaille sur la Terre vue du ciel. Quand je la filme, viennent des questions comme pourquoi elle est comme je la vois. C’est une tâche globale. Dans ce monde complexe et difficile, avec ces réfugiés qui arrivent de partout et qu’il faudra accepter, rien ne passera par des coups de matraques. Nous faisons ce métier parce que nous aimons les gens, parce que nous aimons les écouter. C’était en moi tout cela.

Vous avez fait appel à des profils très disparates (Palestiniens, paysan africain, soldat américain…). Qu’avez-vous voulu démontrer ?

Yann Arthus-Bertrand Certaines guerres durent depuis des décennies comme celle qui frappe Israël et la Palestine. Comment peut-on encore être dedans avec l’intelligence de l’homme ? Bien sûr, je n’aurai pas la réponse. C’est comme parler de l’extrême pauvreté. En Inde, un intouchable, qui ne peut rien posséder, en est rendu à aller chercher de la nourriture dans les trous des rats… Comment, aujourd’hui, dans un pays démocratique, cela peut-il encore exister ? Des individus vivent effectivement de mieux en mieux mais, en parallèle, il y a des personnes qui travaillent la terre tous les jours pour nourrir leurs enfants. Ce sont les premières qui souffrent des changements climatiques, des maladies et qui ont du mal à donner une éducation à leurs enfants. J’ai fait ce film pour montrer qu’à côté du paysan qui vit là-bas, nous, ici, dans le sixième pays le plus riche au monde, nous avons trop. Bien sûr, il existe de la pauvreté en France mais, globalement, nous pourrions apprendre à vivre avec moins. Nous sommes dans un déni sur ce que nous consommons.

Comment avez-vous convaincu la Fondation Bettencourt-Schueller de mettre 13 millions d’euros dans ce film ?

Yann Arthus-Bertrand Je leur ai vendu le film avec passion, en survendant le projet, et ils m’ont écouté avec beaucoup d’attention. C’est avec le sens du film que j’ai voulu convaincre. Le fait que le film ne soit pas un objet commercial nous permet d’être libres de le montrer à qui nous voulons. En France, toutes les mairies qui n’ont pas de cinéma pourront le recevoir gratuitement pour organiser des débats. Après le temps de la projection dans les 420 salles, nous enverrons des copies à toutes les mairies qui le désirent. Il existe une réelle adhésion de la part de France Télévisions, de l’Association des maires de France et de Google qui font le relais de ce film.

La musique est un élément extrêmement important dans votre film. Quel est son rôle ?

Yann Arthus-Bertrand J’ai travaillé en collaboration avec Armand Amar qui a réalisé un travail formidable. À travers ces paroles, nous avions besoin de la beauté du monde entier, avec la musique du Yémen ou de la Syrie par exemple.

Comment êtes-vous sorti de ce film ?

Yann Arthus-Bertrand Il me confirme que ce qui nous rassemble est évidemment plus fort que ce qui nous sépare. On peut sortir optimiste de ce film mais ce n’est pas le plus important. On en sort surtout plus humain. Quand certains voient le film et me disent qu’ils veulent se trouver une mission sur Terre, cela me conforte dans l’idée que le film est réussi.

Six cents millions de personnes ont vu Home. Un pronostic ?

Yann Arthus-Bertrand Cela ne m’inquiète pas. Ce n’est pas la bagarre. C’est un film avec des enjeux plus importants que Home. C’est ce qui m’intéresse.

 

Yann Arthus-Bertrand alterne entre images aériennes, où les inégalités de territoire sautent aux yeux, et paroles brutes de citoyens du monde. Photo d’une teinturerie, près de Karachi, au Pakistan. photo Human The Movie
 

05/09/2015

Ces journalistes qui n'en sont pas. De vrais salopards !

« Le Monde » associe innocemment Mélenchon au « monstre destructeur » du célèbre film « Falling Down »

     Après que « M », le magazine du journal Le Monde a innocemment associé Varoufakis (le Mélenchon grec) aux « pires heures du proxénétisme », après que ce même magazine a assimilé sans le faire exprès Mélenchon à Hitler dans son dossier « Le grand MÉCHANT Mélenchon » (avec majuscules et photos truquées), voici que le magazine du Monde, ce 5 septembre dans « Le look estival de Jean-Luc Mélenchon », associe innocemment Mélenchon au personnage principal du film Falling Down (titre québécois : L’enragé). L’enragé est en effet un « monstre destructeur », calme et ordinaire en apparence, qui se met à terroriser et à tuer dès lors qu’il se procure des armes. Mélenchon est aussi comparé à l’abruti dangereux Homer Simpson, aux commandes d’une centrale nucléaire (qu’il fait exploser). Remercions donc le journal non manipulateur Le Monde de nous informer de ce dont Mélenchon – ce « piège à cons qui vous manipule » – serait capable une fois au pouvoir.

enragé

Déjà Libération a innocemment associé Mélenchon à un film d’horreur, ainsi que le leader de la gauche Jeremy Corbyn, le 1er septembre, à Freddy Krueger, violeur et tueur d’enfants dans le film Freddy : les griffes de la nuit.

 
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