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04/01/2013

Rallumons les étoiles

 

Vidéo vœux PCF : « Réaction totalement disproportionnée d'Harlem Désir » (O.Dartigolles – porte-parole du PCF)

La vidéo humoristique du PCF rappelant les engagements de campagne de François Hollande vient de provoquer une réaction totalement disproportionnée du premier secrétaire du PS.

« Ce clip (…) de mauvaise foi, mensonger et caricatural: il est une faute contre la gauche (…) il est une honte pour ses auteurs » .

Notre clip, incitant à « rallumer les étoiles », ne mérite en rien l'usage d'une artillerie aussi lourde.

Nous convenons que cette vidéo peut susciter des réactions. Mais la première d'entre elle, la plus partagée, avec près de 200 000 visites dés les 2 premiers jours est tout simplement d'en sourire.

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"Mieux vaut user aujourd'hui d'un droit de critique, qu'être contraint à un devoir d'inventaire dans 5 ans".

"Sur le fond, nous n'avons fait que reprendre les promesses publiques du candidat Hollande, sans rien bidouiller : ses promesses sur des marqueurs de gauche pour un changement « Maintenant » après 10 ans de droite"

Huit mois après, Harlem Désir devrait plutôt se demander pourquoi cette vidéo rencontre un tel succès. D'une certaine manière, ce clip est une invitation de fin d'année, certes légèrement impertinente, à rappeler à l'ensemble de la gauche que l'année 2013 doit être une année de conquêtes, de luttes face aux puissances de l'argent qui gouvernent, décrites par François Hollande lui même lors de son meeting de début de campagne au Bourget : « Mon véritable adversaire, scandait alors François Hollande, il n’a pas de nom, il n’a pas de visage, pas de parti, il ne sera pas élu, et pourtant il gouverne, cet adversaire, c’est le monde de la finance »

 

"Mieux vaut user aujourd'hui d'un droit de critique,

qu'être contraint à un devoir d'inventaire dans cinq ans". Olivier DARTIGOLLES

 

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Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, n'a pas mâché ses mots pour qualifier la vidéo réalisée par le PCF et postée sur Internet, dans laquelle François HOLLANDE égrène ses promesses non tenues sur fond de faux rires. Le clip s'achève sur des voeux de "bonne année de luttes pour 2013".

 

Devant la petite polémique née de la diffusion de ce clip, le secrétaire national du PCF a réagi sur France 2, afin de préciser la portée de cette critique adressée au président de la République.

 

"A travers ce message humoristique, adapté à la période fête, on envoie un message très sérieux aussi : il va vraiment falloir corriger le tir en 2013", a déclaré Pierre Laurent.

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, avait déjà répondu à Harlem Désir par voie de communiqué.....

"Sur le fond, nous n'avons fait que reprendre les promesses publiques du candidat Hollande, sans rien bidouiller".

 

L'ex-candidat du Front de Gauche, Jean-Luc MELENCHON, s'est également fendu d'un communiqué pour critiquer vertement la réaction du premier secrétaire du PS.

"Au lieu de vociférer, il ferait mieux de se demander quelle part de vérité si évidente il contient pour que tout le monde rie de si bon coeur en regardant ce plaisant petit film", a réagi le coprésident du Parti de gauche..."

..."Un gouvernement qui roule à contresens"... "réguler le capitalisme est un objectif illusoire", tant ce dernier est incapable de répondre aux enjeux sociaux et que, "même habillé de vert, le capitalisme se moque de la planète".

***

ALTERNATIVE A GAUCHE ?

URGENCE !

Les deux principales composantes du Front de Gauche , le Parti Communiste et le Parti de Gauche, en pleine préparation de leurs congrès respectifs, planchent sur la question.

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02/01/2013

La Cérémonie des Voeux par PANOUILLE

Accueil du site > Les blogs de Politis > Bernard Langlois > La cérémonie des vœux …
 
Par Bernard Langlois - 31 décembre 2012

La cérémonie des vœux …

… telle que j’aurais aimé la vivre.

« Mes chers compatriotes.

« Si je m’adresse à vous ce soir, dans le JT de ce pauvre Pujadas, c’est uniquement pour respecter une tradition à laquelle, braves gens, vous avez la faiblesse de tenir : les vœux de bonne année.

« Mais je n’ai rien à vous souhaiter que de continuer à serrer les fesses et à bouffer des cailloux. Soyez courageux, ne vous suicidez pas trop nombreux (et si vous le faites, épargnez au moins votre famille), ne cédez pas au modèle du carnage dans les collèges et les maternelles à la mode US.

« Une minorité d’entre-vous va continuer à bien vivre, voire de mieux en mieux pour certains. Les autres, la grande masse des autres, continuera à patauger dans la médiocrité, quand ce n’est pas dans la misère.

« Je n’y peux rien, vous le savez bien.

« Vous avez voté pour moi pour vous débarrasser d’un individu malfaisant qui faisait honte à la France et à son histoire. Et vous avez bien fait.

« Mais vous voyez bien que je suis moi-même, et mes équipes, totalement impuissant à faire mieux.

« Comme lui avant moi, devant le chômage que rien n’endigue, les usines qui ferment, les villages qui meurent, les sans-logis, sans-pain, sans-rien qui croissent et se multiplient, les prisons qui explosent dans la honte, les hôpitaux et les écoles qui ferment, je ne peux rien.

« Je ne peux rien, car comme lui, j’ai prêté serment d’allégeance à l’Empire, à son protectorat européen dont je suis, es-qualités, un des cogérants. Et donc à la ploutocratie régnante, dont je ne peux être, à la place où je suis, que l’humble serviteur.

« Je peux, sur les tréteaux, comme faisait mon illustre prédécesseur et modèle, le Florentin, je peux bien tonner contre l’argent : quand Mme Parisot élève la voix, que toussent MM. les banquiers, que sévissent les agences de notation, que grognent tout ensemble le FMI, l’OMC, la Banque mondiale, Mme Merkel et qui sais-je encore (ah oui ! Que jappe sous la table M.Chérèque) : je ne peux rien faire que me coucher en boule à leurs pieds.

« A moins de vous appeler à la révolte. A vous prêcher la Révolution. Mais je n’y crois pas et je ne suis pas sûr que vous-mêmes soyez très nombreux à y croire : sinon vous auriez élu M.Besancenot ou M. Mélenchon …

« J’affirme être un social-démocrate.Et les éditorialistes serinent en boucle que je le suis. Historiquement, c’est faux, je le sais bien. Et ils devraient le savoir aussi (à quoi sert donc Sciences-Po ?).

« La social-démocratie (celle de Jaurès, de Guesde, de Pivert et — au moins en paroles — de Blum et de Mollet) entend toujours aboutir au socialisme : c’est-à-dire à une société sans classe et à l’appropriation collective des moyens de production et d’échange. Comme le Parti communiste, alors ?

Oui. Mais en passant par la réforme et en faisant l’ économie de la révolution.Le but reste le même, les moyens diffèrent : la rupture date de 1920 et du Congrès de Tours. « Vous pensez bien que ni moi, ni mon Parti — qui continue sans vergogne à se proclamer socialiste — n’avons la moindre intention d’instaurer une société socialiste ! Ce serait déjà bien beau si nous parvenions à mettre un peu de soleil dans votre eau froide, quelques fleurs à vos chaînes …

« Socialistes ! Non, mais vous voyez ce brave Ayrault et ses rêves aéroportuaires, socialiste ? Moscovici, ce muscadin jouisseur, socialiste ? Vous imaginez en socialiste le roi de l’implant capillaire que j’ai nommé au Budget ? Ou l’homme pressé de la place Beauvau ? Ou la grande bourgeoise éparpillée sur son tapis devant l’âtre qui sévit aux Affaires sociales ? Ou …

« Et moi-même, avec mes airs de bon notable, avec ma tigresse qui suinte l’arrivisme médiocre, vous nous sentez une fibre socialiste ?

« Soyons sérieux.

« Je n’ai rien à vous souhaiter, rien à vous promettre. La Crise — ce qu’on nomme ainsi — est encore devant nous, et nous ne sommes pas près d’en sortir, si jamais nous en sortons autrement que dans la guerre et la déflagration générale.

« Vous voyez bien comme tout cela me dépasse, et que je n’ai guère d’autre projet que de durer, de persévérer dans l’être, ce dont vous n’avez rien à cirer, et je le comprends fort bien.

« En cette fin d’année 2012 et avant d’ouvrir la page de 2013, qui sera pire encore, n’en doutez pas, voilà le discours que j’aurais dû vous tenir au lieu des fadaises que je viens de débiter.

« Si seulement …

« Si seulement, mes chers compatriotes, si j’avais eu … de l’honneur et des couilles. »

P.-S.

Comme d’hab’, commentaires sourcés svp.

**

Merci Jojo..humour quand tu nous tiens

PRIX 2012 DES DROITS DE L'HOMME

Dans mes mails...

Michel Warchawski dans l’émission "Là-bas si j’y suis" de Daniel Mermet du 14/12/2012 sur France-Inter

mercredi 26 décembre 2012 par Michel Warschawski

En Israël, Avraham Burg, ancien président de la Knesset et président de l’Agence juive, le voit comme "un prophète qui prêche la voix de la paix et de la coexistence". Par contre, en France, le président du CRIF, monsieur Prasquier le dénonce comme un dangereux "antisioniste professionnel".

Lui, c’est notre ami Michel Warchawski, qui vient de recevoir le prix...des Droits de l’Homme du gouvernement français.* Journaliste et militant pacifiste, vivant à Jerusalem, il lutte depuis plus de quarante ans contre la politique colonialiste de l’Etat hébreu.

Malgré l’enlisement désespérant du conflit et le glissement du gouvernement israélien vers l’extrême droite, son combat continue.

Entretien Daniel Mermet France Inter 15 heures.

Michel Warschawski :" Ce qui est anti-israélien, c’est de laisser Israël dans l’impunité "

lundi 31 décembre 2012 par Michel Warschawski

Discours de Michel Warschawski lors de la remise du Prix 2012 des droits de l’homme de la République française au Centre d’Information Alternative

le 10/12/12

Madame la Garde des Sceaux, Mesdames et Messieurs les membres du Jury,

Permettez-moi, au nom de mes collègues et ami/es du Centre d’Information Alternative, Juifs et Arabes, Israéliens et Palestiniens, de vous remercier chaleureusement pour avoir bien voulu honorer notre action contre l’impunité.

Si c’est pour cette action spécifique que vous avez bien voulu nous donner ce prix, nous-même le recevons également comme un signe d’encouragement à notre engagement pour le vivre-ensemble et notre volonté de construire des ponts entre les peuples plutôt que des murs.

Nous en sommes d’autant plus honorés que c’est de vos mains, Madame la Garde des Sceaux, que nous recevons ce prix, vous qui, avec détermination, avez combattu pour que soient reconnus comme crimes contre l’humanité, donc imprescriptible, la traite négrière transatlantique et l’esclavage qui en a résulté, reconnaissance à travers cette loi qui porte votre nom et qui honore la France, que l’impunité peut durer pendant des siècles, mais qu’il ne faut jamais cesser de lutter contre elle.

Ne nous y trompons pas : le combat contre l’impunité (par rapport à l’esclavage, au génocide des Juifs d’Europe, à l’apartheid ou à l’occupation coloniale en Palestine) est UN et ne peut ni ne doit être hiérarchisé.

Ce combat s’appuie sur les leçons tirées du judéocide nazi par la communauté internationale tout entière. PLUS JAMAIS CA ! avait proclamé avec force la communauté des nations après la découverte des charniers de Treblinka et d’Auschwitz. Et pour que les enfants des rescapés des camps de la mort ne connaissent plus une barbarie de telle ampleur, cette communauté des Nations nous a armé du Droit International.

À commencer par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La présence parmis nous de Christiane et Stéphane Hessel est aussi une façon de marquer ce combat pour le Droit International. Ils sont des amis proches du Centre d’Information Alternative, nos parrains, c’est-à-dire ceux dont la vie, l’action et les valeurs qu’ils défendent nous inspirent et nous guident dans notre combat. Stéphane Hessel nous a donne la DUDH, le devoir de la communauté internationale de juger les criminels de guerre et l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité. Le Traite de Rome et la constitution de la Cour Pénale Internationale ont parachevé cette œuvre pionnière.

Soixante-cinq ans plus tard ses enfants spirituels, que nous sommes, sont honorés par la République Française pour le combat que nous menons contre l’impunité des hommes politiques et des militaires israéliens soupçonnés d’avoir commis de tels crimes, à Gaza, à Jenine ou au Liban.

Madame la Garde des Sceaux, Mesdames et Messieurs membres du Jury,

Pourquoi l’impunité face à de tels crimes est-elle inacceptable ? Pourquoi en avons-nous fait un de nos combats prioritaires ? Pour trois raisons essentielles :


- D’abord pour une question d’hygiène internationale : un monde dans lequel les criminels de guerre peuvent vivre normalement et circuler librement serait un monde malade où n’existe aucune frontière entre le bien et le mal.


- Ensuite, parce que la pénalisation des crimes de l’occupation coloniale en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et au Liban, sont un moyen de faire justice, au moins un peu de justice, aux victimes palestiniennes et libanaises. Cette reconnaissance des crimes et leur pénalisation sont également la condition préalable à toute éventuelle réconciliation. L’ont compris nos camarades Sud-Africains quand ils ont mis en place le processus de Vérité et Réconciliation : vérité avant réconciliation, vérité pour qu’il puisse y avoir réconciliation.


- Mais il s’agit aussi, et c’est peut-être la raison la plus importante, d’un acte de libération pour mes propre concitoyen/nes. En effet, il en est des sociétés comme des individus : l’impunité est suicidaire. Rien ne semble pouvoir arrêter le criminel, qui ainsi court à sa propre perte. Qui aime bien, châtie bien, nous disait-on à l’école des Parents, et cette formule, certes un peu archaïque, est certainement valable aussi pour les Etats et les sociétés.

En dénonçant les crimes de l’occupation coloniale, en traitant les hommes politiques, les officiers et les soldats impliqués dans des crimes de guerre comme des criminels de guerre, et en leur refusant l’impunité, nous, en Israël comme à travers le monde, plaçons des barrières salutaires à l’Ubris, cette folie de la puissance qui menace ceux qui croient, méchamment mais aussi bêtement, à l’usage illimité de la force.

C’est dans cet esprit, que le Centre d’Information Alternative s’est pleinement impliqué dans la campagne BDS – Boycott, Désinvestissement, Sanctions – lancée par la société civile palestinienne et reprise par des dizaines de milliers d’individus, d’organisations, de syndicats et de partis politiques à travers le monde. Sanctionner le colonialisme israélien c’est aussi aider faire comprendre à mes concitoyens que pour leur propre bien il faut y mettre fin.

J’aime mon pays, c’est là que vivent mes enfants et grandissent mes petits enfants qui, pour certains d’entre eux, se trouvent avec nous aujourd’hui. Et parce que je l’aime, je me bats pour que la communauté internationale nous aide à mettre fin à son état d’impunité. Car ce qui est profondément anti-israélien c’est de le pousser à la faute et à la fuite en avant, en laissant notre pays dans l’impunité…

**

"Anti-sioniste professionnel ?" Je ne crois pas

Dur, dur, d'avoir des oeillères... ça me rappelle un temps où

les gens de la rue, les militants de base du P.C.F.

doutaient des goulags

J'en étais... je défendais mordicus que c'était une invention

des anti-cocos  parce qu'il fallait défendre la famille à tout prix

contre la droite colonialiste, capitaliste, anti-communiste épidermique,

J'avais tort

29/11/2012

EXPLICATIONS D'UN VOTE AU SENAT

 

Loi de finance 2013, les sénateurs du groupe CRC expliquent pourquoi ils se sont abstenus

 

 

Les élus du groupe Communistes républicains et citoyens au Sénat (CRC) se sont abstenus, mercredi 28 novembre, sur la partie recettes du projet de loi de finances 2013. Dans une lettre ouverte, ils expliquent pourquoi ils n'ont pas voté.

Pourquoi nous refusons l’austérité !

Depuis plusieurs semaines, les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen ont travaillé sur des textes fondamentaux et structurants pour l’avenir de notre pays.

Parmi ces textes, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), la règle d’or, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) et le projet loi de Finances (PLF) pour 2013, sont sans doute les plus emblématiques.

Nos votes sur ces textes ne relèvent pas d’une posture circonstancielle. Ce sont des votes responsables qui prennent appui sur la volonté de changement qui s’est majoritairement exprimée dans notre pays en mai et juin derniers.

Ils portent les combats du Front de gauche contre la droite et l’extrême droite, mais sont aussi exigeants pour que cette volonté de changement se concrétise par des décisions et des actes forts du gouvernement, attendus par nos concitoyens pour répondre à leurs besoins.

En n’approuvant pas ces textes, notre groupe a provoqué leur rejet par le Sénat.

Faut-il le rappeler ? Il n’y a pas de majorité de gauche au Sénat sans les 20 membres du groupe CRC.

Dès les premiers jours de la session extraordinaire de juillet, notre groupe qui souhaite la réussite de la gauche, c’est-à-dire du changement, a manifesté sa disponibilité pour travailler à la préparation de textes législatifs.

Le gouvernement n’a pas vu ou plutôt, n’a pas voulu voir le rôle charnière de notre groupe. Nos propositions n’ont été examinées, et encore moins prises en compte, ni en amont de la présentation des projets de loi, ni durant leur examen en commission, comme en séance publique.

Les textes étaient à prendre ou à laisser. Nous n’avons pu à aucun moment, véritablement discuter, ni de l’orientation ni de leur contenu.

Nous l’affirmons avec force : nous sommes acteurs du changement. Notre seule ambition est de répondre aux attentes et exigences de notre peuple.

 

***

*

Le Front de gauche, nous avons soutenu au second tour de l’élection présidentielle le candidat François Hollande. Nous avons ainsi permis la défaite de la droite à laquelle nous nous sommes opposés hier comme aujourd’hui, et comme nous le ferons demain.

Fort de ses 4 millions de voix, soit 11% des votes, le Front de gauche est une composante essentielle de la majorité politique actuelle.

Avec le Front de gauche, comme le Parti communiste en son sein, ont fait le choix de ne pas participer au gouvernement qui a, d’entrée, annoncer des orientations trop éloignées d’une politique de progrès et de justice sociale.

L’absence de rupture avec les politiques libérales qui ont prévalu depuis tant d’années, a justifié l’abstention de nos camarades du groupe GDR à l’Assemblée nationale lors de la déclaration de politique générale du Premier Ministre le 3 juillet dernier, position que nous avons soutenue et fait nôtre au Sénat où ce débat se déroulait sans vote.

Notre désaccord avec un certain nombre d’orientations de la majorité gouvernementale, celle qui a voté la confiance au Premier Ministre, est connu et nos votes d’aujourd’hui ne peuvent constituer une surprise.

 

 

Avec le Front de gauche, nous avons rejeté le traité Sarkozy-Merkel qui devait être réorienté, comme le nouveau Président de la République s’y était engagé quand il était candidat, et qui fut finalement soumis à la ratification des parlementaires tel quel, sans qu’aucune virgule ne soit modifiée.

 

Ce recul face aux libéraux européens et les marchés est malheureusement un acte fondateur du quinquennat.

De cet acte découle les insuffisances, les contre-sens, la fausse route actuelle.

Alors que le peuple a voté pour « un changement maintenant », ce sont les dogmes libéraux qui, au-delà de quelques mesures positives, perdurent. Ils ont pour nom : compétitivité, réduction des dépenses publiques et coût du travail.

L’annonce du pacte de compétitivité, avec la hausse d’une TVA, pourtant dénoncée hier, a confirmé et renforcé nos craintes d’un refus d’affronter le monde de la finance, qualifié d’ennemi sans visage par le candidat François Hollande.

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 n’a pas rompu avec la terrible logique de la maîtrise des dépenses de santé qui signifie toujours moins de soins pour une part croissante de la population et toujours plus d’inégalités face à la vieillesse.

 

Senat Budget 

 

Nous avons décidé, comme les député(e)s du groupe GDR à l’Assemblée nationale, de voter contre un texte sans ambition, ne se donnant pas les moyens de revenir sur les mesures les plus régressives des « années » Sarkozy.

Nous avons maintenu ce vote quitte à provoquer le rejet par le Sénat. C’est une question de cohérence, c’est une question de respect.

Nous ne pouvons accepter - car c’est une mesure importante et symbolique - le renforcement de la taxation des retraites pour le financement de la protection sociale.

Le gouvernement connaissait notre hostilité de principe à cette mesure comme à l’absence de remise en cause des exonérations de cotisations sociales patronales.

Il n’a pas bougé d’un iota sur ces points. Plus généralement, un seul de nos 50 amendements a été accepté par la majorité gouvernementale et un seul autre a été repris par le Rapporteur général. Nous avons donc maintenu le vote contre.

 

Concernant le projet de loi de Finances dont le débat a commencé le 23 novembre, nous préconisons pour l’instant, tant sur les recettes que sur les dépenses, une abstention, car même si sur le plan des recettes un effort de rééquilibrage a été effectué, l’amendement « pigeons » a réduit la portée de cette avancée en retirant 750 millions de recettes sur la taxation des plus-values en matière de cession d’entreprise. Par ailleurs, nous constatons que les dépenses sont toujours marquées par le dogme libéral de réduction coûte que coûte des dépenses publiques.

 

Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti communiste français, André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale, Eliane Assassi, présidente de notre groupe au Sénat, ont été reçus par le Premier Ministre.

Une liste d’amendements adoptés l’an dernier par la majorité de gauche du Sénat lui a été remise. Ces amendements ne relèvent pas de la surenchère.

Ils marquent une inflexion significative vers plus de justice sociale et fiscale.

Jusqu’à ce jour, le gouvernement maintient l’affirmation du Premier Ministre sur l’absence de marge de manœuvre et le refus de nos propositions.

De toute évidence, le carcan européen, les premières conséquences du pacte budgétaire

 et de sa règle d’or se font sentir.

 

Le changement est-il encore à l’ordre du jour ?

La question mérite d’être posée.

Notre abstention sur le budget entraînera sans doute le rejet du projet de budget par le Sénat.

  • Nous avons toujours dit que nous voterions les mesures qui vont dans le bon sens : ainsi, nous avons voté et voterons le projet de loi relatif au logement.
  • Nous avons voté en juillet le collectif budgétaire qui, alors, marquait un infléchissement net par rapport à la politique de Nicolas Sarkozy.
  • Nous avons pleinement participé à l’élaboration de la loi contre le harcèlement sexuel et l’avons bien entendu votée.
  • Nous nous engageons pleinement pour le vote dans les meilleurs délais du projet de loi instaurant le mariage pour tous.

Nous ne votons pas pour ce qui nous paraît contraire à nos engagements et aux chances de réussite de la gauche.

*

*

  • Outre les projets clefs de ratification du traité budgétaire européen, de l’instauration de la règle d’or, ou de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale, nous n’avons pas voté le texte relatif au statut des étrangers qui prolonge la stigmatisation d’hier.
  • Nous avons vivement rejeté un texte relatif à l’énergie qui engageait le démantèlement du service public, mettait en danger le principe d’égalité et aurait abouti à faire payer, à terme, plus cher l’énergie aux plus démunis.

Nous exigeons par contre dans l’urgence,

 l’adoption de mesures sociales dans ce domaine.

 Nous avons déposé une proposition de loi en ce sens qui peut être adoptée par toute la gauche dès demain.

En décembre, si rien ne bouge, nous nous opposerons au projet de loi de finances rectificative. En effet, il doit, pour l’essentiel, intégrer les dispositions du pacte de compétitivité, qui prennent à contre-pied la gauche, en allant à l’encontre des intérêts populaires.

On nous dit : « attention ! Vous vous alliez avec la droite. C’est une alliance contre nature, vous trahissez la gauche ».

C’est oublier bien vite que tant sur la ratification du traité, la loi organique portant règle d’or, le texte relatif aux étrangers (instaurant une garde à vue spécifique) que sur la reconduction des mesures sarkozistes relatives au terrorisme, seuls les renforts des voix de l’UMP et de l’UDI, ont permis au gouvernement de faire adopter ces textes par le Sénat.

 

Les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen ne sont pas figés dans une attitude de refus systématique et stérile. Nous avons des propositions, en particulier pour la justice sociale, pour une lutte déterminée contre le chômage avec la mesure emblématique d’interdiction des licenciements boursiers pour une nouvelle répartition des richesses dans notre pays. Nous agissons avec détermination pour que ces propositions soient entendues et prises en compte.

Nous ne sommes pas dans l’opposition, fûsse-t-elle de gauche, car nous revendiquons haut et fort notre appartenance à cette majorité politique qui le 6 mai a permis de chasser la droite du pouvoir.

Mais ne pas nous entendre est sans nul doute prendre le risque de renoncer à cette majorité du changement,

 et décevoir cruellement les aspirations populaires.

 

  • Lire aussi :

Les sénateurs Front de gauche diront non au budget rectificatif

Éric Bocquet « Le budget encourage une visée spéculative au lieu de l’investissement »

Le retour des vieux démons agite le PS

 

 http://www.humanite.fr/

 

27/11/2012

UNE CHANCE DE PAIX... SIGNEZ LA PETITION

dans mes mails ....

 

Publié le 26 Novembre 2012
Si vous avez déjà signé la pétition, vous pouvez envoyer un message urgent ci-dessous.

Dans 48 heures, les Palestiniens vont demander à l’ONU de reconnaître leur État. C’est probablement la meilleure chance de paix depuis des décennies, mais la France hésite encore et notre mobilisation pourrait faire pencher la balance.

L’écrasante majorité des pays du monde soutient cette résolution et un sondage IFOP montre que 78% des Français veulent cette reconnaissance. Laurent Fabius a dit que la France doit voter « OUI », pourtant François Hollande semble davantage craindre les États-Unis que de ne pas tenir la promesse de campagne qu'il nous a faite, de soutenir « la reconnaissance internationale de l’État palestinien ». Nos voix sont plus vitales que jamais dans les prochaines heures. Si la Palestine remporte le vote onusien, cette victoire pourrait marquer le début de la fin de 40 ans d’occupation et paver la chemin de la création de deux États.


L’Elysée n’a toujours pas annoncé publiquement son vote et François Hollande est toujours indécis. Faisons en sorte que la France s’engage pour la liberté et la paix au Moyen-Orient, maintenant. Cliquez ci-dessous pour rejoindre notre appel mondial.

 
Envoyez un message
 
France (Elysée): Envoyez un email en utilisant le formulaire ici

Voici quelques points de discussion utiles expliquant pourquoi la demande palestinienne à l'Assemblée Générale de l'ONU est notre meilleure chance pour la paix. N'hésitez pas à vous y référer quand vous écrirez votre message:

TROP C'EST TROP
  • l'occupation par Israël dure depuis plusieurs décennies
  • depuis des années, les Etats-Unis et Israël ont pris en otage les négociations et favorisé l'extension des colonies illégales dans les territoires palestiniens
  • les pays du monde ne devraient pas se laisser intimider par les Etats-Unis et Israël, en votant "non" à une initiative à la fois moralement et politiquement juste
C'EST LA SEULE VOIE VERS LA PAIX
  • actuellement il n'y a même plus de processus de paix
  • c'est une nouvelle chance de rééquilibrer l'équation pour enclencher une dynamique vers la paix et la liberté
  • si la demande échoue, il y aura encore des décennies de violences et les extrémistes seront toujours plus influents
SOUTENEZ CE VOTE MONDIAL
  • Le temps est venu pour la Palestine - c'est une initiative diplomatique légitime et pacifique qui mérite un franc soutien de la France
  • l'ONU, la Banque mondiale, le Fonds Monétaire International estiment que les Palestiniens sont prêts à diriger eux-mêmes leur propre pays
  • la majorité de la population européenne et deux tiers des dirigeants du monde soutiennent déjà la reconnaissance de l'Etat palestinien
N'oubliez pas de rester poli -- nous sommes bien plus convaincants quand nous sommes raisonnables et courtois.

 

 
Poster sur Facebook
 

La France est toujours indécise. Utilisez ces arguments ci-dessus pour vous aider à écrire un message sur la page Facebook de l'Elysée. Ou copiez le message ci-dessous et cliquez sur les liens en-dessous pour le coller sur la page:



Cliquez ici pour aller sur la page de l'Elysée

 

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> Dans 48 heures, les Palestiniens vont demander à l’ONU de reconnaître leur État. C’est certainement la meilleure chance de paix depuis des décennies. François Hollande hésite encore quant au vote de la France, alors que 78% des Français sont en faveur d’une reconnaissance de l’État palestinien. Faisons en sorte que notre pays soutienne la liberté et la paix au Proche-Orient. Cliquez ci-dessous pour rejoindre notre appel mondial:
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 demedepmhttp://www.lemonde.fr/international/article/2012/11/22/st...
>
> Appel de parlementaires pour l’admission de la Palestine à l’ONU
> http://www.france-palestine.org/Appel-de-parlementaires-p...
>
> Palestine à l'ONU : le rétropédalage de Hollande (Le Point)
> http://www.lepoint.fr/monde/palestine-a-l-onu-le-retroped...
>
> France - Palestine : la volte-face de François Hollande (Blog de René Backmann, Le Nouvel Observateur)
> http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/11/0...
>
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