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12/10/2017

LE MEDIA CITOYEN ! EXCELLENTE NOUVELLE !

Pluraliste, écologiste, humaniste et anti-raciste : créé par des membres de La France insoumise mais se voulant "indépendant" de tout parti politique, "Le Media" commence mercredi à vendre des "droits de propriété" pour avoir les moyens de se développer sans dépendre de grands intérêts financiers.

Créé à l'initiative de Sophia Chikirou, directrice de communication de la campagne de Jean-Luc Mélenchon mais qui n'a plus aucun contrat avec le mouvement politique, "Le Média", diffusé gratuitement sur internet, lancera sa première émission quotidienne, un journal de 20 heures, le 15 janvier, avant de s'étoffer, autant que faire se peut.  

D'ici là, ses concepteurs vont organiser sa structure juridique et financière. Première étape : la constitution d'une association loi de 1901, préalable à la création d'une coopérative. Les futurs propriétaires, sans limite de nombre, nommés les "socios", achèteront un "droit de propriété" à 5 euros et 500 au maximum, valables à vie et transmissibles, a expliqué Sophia Chikirou lors d'une conférence de presse. 

http://www.lexpress.fr/actualites/1/politique/lancement-du-media-citoyen-de-gauche-mais-pas-une-tele-melenchon_1951370.html

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La seule chose certaine, c'est que les porteurs du projet rejettent en bloc le financement d'un canal d'information par un groupe industriel, comme c'est le cas de la vaste majorité des médias aujourd'hui. La publicité non plus ne devrait pas être utilisée, du moins pas au début.

Leur modèle est plutôt à chercher du côté des coopératives biologiques qui émergent dans le secteur agricole. "Cette forme de coopérative, ou de Scop, me paraît la plus adaptée. L'idée forte, c'est que l'argent vienne du public." Chaque cotisant serait donc détenteur d'une part du Média, qui devra être gratuit pour être accessible au plus grand nombre. "Une folie de plus", s'amuse Gérard Miller. Si Sophia Chikirou évoque aussi une forme de "mécénat" possible pour des entreprises, ce sont sur ces dons que compte principalement reposer Le Média.

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"Ce n'est pas une télévision voulue par Jean-Luc Mélenchon, mais un média qui est voulu par plus de 30.000 signataires d'une pétition qui est sur Change.org". Mardi, au micro de Philippe Vandel, dans Village Médias, sur Europe 1, Aude Rossigneux, rédactrice en chef du "Média", une chaîne de télévision qui a pour ambition d'être un média alternatif, "éloigné du modèle économique et idéologique dominant", a assuré qu'il ne s'agissait pas de "servir la soupe" à Jean-Luc Mélenchon. La création de ce média est soutenue par des proches du leader de la France insoumise ainsi que par Eva Joly ou encore Philippe Poutou. "Moi je ne suis pas militante de la France insoumise. Je ne cache pas mes convictions, je suis de gauche et le manifeste pour un média citoyen définit clairement des valeurs de gauche et progressiste mais je ne suis pas encartée", souligne la journaliste.

"Sortir de la dictature de l'urgence". Quotidiennement, "Le média" diffusera son journal à 20h. "On va reprendre un certain nombre des codes télévisuels", assure Aude Rossigneux. "On n'a pas la prétention de faire un journal avec les moyens des grandes chaînes. On fera un journal quotidien avec l'info du jour et certains sujets que l'on choisira de développer en sortant si possible de la dictature de l'urgence", étaye-telle assurant qu'une place sera également faite à la météo.

"On peut être de gauche et vouloir savoir comment on va s'habiller demain matin", s'amuse la journaliste qui précise que c'est elle qui sera à la présentation du journal.

Le média s'appuiera également sur des collaborations citoyennes et sera coopératif. Avec une gouvernance qui impliquera ses sociétaires, ses salariés et bénéficiaires, précise une tribune publiée dans Le Monde qui appelle à la création de ce nouveau média. 

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Plusieurs personnalités politiques et de la société civile ont donc signé ce manifeste qui commence par cette phrase : "Quand l’information et la culture sont trop souvent traitées comme des marchandises, quel rôle les citoyen·ne·s peuvent-ils encore jouer pour faire vivre le pluralisme et le débat ?" Bonne question !

Parmi les personnalités politiques (dont certaines sont membres de la France Insoumise) soutenant ce projet, on retrouve notamment Philippe Poutou, François Ruffin, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon, Noël Mamère, Pierre Joxe, Eva Joly, Aurélie Filippetti, Adrien Quatennens ou encore Marie-Georges Buffet. 

 En 2015, Laurent Mauduit (journaliste et cofondateur de Mediapart) a publié son livre Main basse sur l’information! pour dénoncer "l’état de servitude dans lequel sont placés la presse et tous les grands médias d’information, radios et télévisions". Le journaliste de Mediapart explique dans son livre que "tout concourt, y compris la puissance publique, à ce que le système de l’information soit en France totalement – ou presque – verrouillé par quelques grandes fortunes. La presse dans toutes ses composantes : la presse écrite comme la presse audiovisuelle…".

 En 2016, Le Monde Diplomatique et Acrimed ont publié une carte du paysage médiatique français. 

Capture JOURNAUX.JPG

Comme le souligne Télérama (Groupe Le Monde), cette infographie permet de constater que "la plupart – voire la totalité – des titres de la presse française sont aux mains de grands industriels, plus ou moins proches du pouvoir."

Aude Lancelin soutient d'ailleurs le nouveau média citoyen, tout comme la journaliste Cécile Amar, sanctionnée cette année par L’Obs pour avoir écrit un livre d’entretien avec Jean-Luc Mélenchon.

 

Dans son dernier rapport, Reporters sans Frontières place la France en 39ème position (sur 180) de son Classement mondial de la liberté de la presse 2017. Avec comme explications pour la France :

"Si la presse est globalement libre et plutôt bien protégée par la loi, le paysage médiatique français est largement constitué de groupes dont les propriétaires ont d’autres intérêts que leur attachement au journalisme. Cette situation entraîne des conflits qui font peser une menace sur l'indépendance éditoriale, et même sur la situation économique des médias." 

Il est donc évident que la situation du paysage médiatique français n'est pas réjouissante...

 https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-favier/blog/300917/pour-un-nouveau-media-citoyen

 

 

Une information indépendante des puissances financières

Le constat est simple et effrayant: 9 milliardaires possèdent 90% des médias en France. Et parmi eux, les plus importants. Au-delà du problème éthique ou moral que cette situation pose, il s'agit d'une véritable anomalie dans le système démocratique. Comment imaginer que TF1, chaîne de télévision privée appartenant à Martin Bouygues, accepte la diffusion d'un documentaire à charge sur l'entreprise Bouygues Télécom? Tout le problème de l'information fournie par des fonds privés réside dans les conflits d'intérêt qui peuvent se poser. Il est évident que les citoyens reçoivent une information orientée, et que les lignes éditoriales des médias, si elles ne sont pas dictées par leurs propriétaires, sont au moins sous pression. C'est pourtant cette information qui leur permet de comprendre les enjeux et de cerner les problématiques du monde dans lequel ils vivent.

Le Media, en se voulant indépendant des grandes puissances financières, conservera sa neutralité vis-à-vis des enjeux financiers ou politiques liés au monde du business. De cette façon, son équipe n'aura pas à craindre de représailles, et pourrait être en capacité de creuser d'avantage certains sujets.

En adoptant un modèle coopératif, Le Media donne sa gouvernance à ceux qui le font. Une indépendance affirmée, donc, qui présente également un autre avantage. En s'appuyant sur un modèle participatif renforcé par un réseau de correspondants venus d'ONG, le projet s'offre l'opportunité de donner la parole plus largement qu'aujourd'hui, et donc d'être plus représentatif de la société dans son ensemble. Un point essentiel, lorsqu'on connaît la défiance des Français vis-à-vis du monde médiatique, souvent accusé d'être déconnecté de la réalité.

De plus, Le Media annonce vouloir faire face à la tyrannie de l'urgence, de l'info instantanée et du buzz permanent, en recherchant des sujets de fonds, plus complets et plus creusés. A l'heure où les critiques contre les chaînes d'actualité continue se font de plus en plus entendre et où l'information est traitée comme un produit de grande consommation, cette stratégie assumée de contre-pied pourrait s'avérer payante. Par exemple, Le Monde Diplomatique a pris cette voie depuis plusieurs années maintenant. Résultat: le nombre de ses abonnés est en augmentation constante.

Enfin, avec une diffusion gratuite prévue sur internet, Le Media s'empare des outils numériques, s'inscrivant donc dans la pratique actuelle de l'information. En effet, alors que le nombre de journaux imprimés ne cesse de chuter, l'utilisation croissante des tablettes et des smartphones fait du numérique et du digital l'avenir de la diffusion de l'information. Le Media semble l'avoir bien compris.

La rédactrice en chef, Aude Rossigneux, a répondu dans le JDD aux critiques accusant Le Média d'être l'outil de Jean-Luc Mélenchon. Réfutant ce point, elle affirme avoir pour objectif d' "être le média d'un courant de pensée, un média de gauche". Engagé mais pas partisan, donc: une nuance importante.

Nouvel outil au service de l'information et du débat citoyen en France, Le Media est une excellente nouvelle dans le paysage médiatique français.

 

Pour information, les journalistes Philippe Pujol (prix Albert-Londres du grand reportage de presse écrite en 2014) et Edouard Perrin (Journaliste pour l'émission "Cash Investigation" à l'origine des révélations dans l'affaire LuxLeaks ) ont aussi signé le manifeste.

Un journal sera diffusé à partir de mi-janvier comme l'explique Aude Rossigneux, la rédactrice en chef de Le Média au Journal du Dimanche (propriété de Lagardère Active, du Groupe Lagardère). Elle explique aussi qu'elle espère s'adresser "à la gauche humaniste, antiraciste, féministe et écologiste dans son ensemble."

Précision sur le journal quotidien : Sophia Chikirou (en charge de la communication de la France Insoumise) a expliqué sur le plateau d'Arrêt sur Images que "ce ne sera pas un JT de 20h. Il faut bâtir autre chose".

Alors, pour un nouveau média citoyen ? Oui. J'ai signé la pétition et je participerai à la campagne de souscription qui débutera le mercredi 11 octobre 2017 prochain. Et je resterai évidement abonné à Mediapart, Arrêt sur Images, Les Jours, La-bas si j'y suis, Hors-Série et Next INpact car il faut non seulement soutenir les médias indépendants mais également diversifier les sources d'informations... 

 http://www.huffingtonpost.fr/bastien-parisot/pourquoi-la-creation-d-un-nouveau-media-citoyen-est-une-bonne-nouvelle_a_23228842/

 

Si l'idée de ce nouveau média citoyen s'est imposée, ce n'est pas pour remplacer les médias traditionnels, mais pour offrir une alternative."

"Je ne pense pas du tout que les médias nous mentent. Je pense qu'ils n'ont pas la possibilité d'être honnêtes avec eux-même. La plupart des journalistes sont parfois bridés par les endroits où ils travaillent", ajoute-t-elle tout en se défendant de vouloir "dégager" les médias. Aude Rossigneux

 

 

SYMBOLES DE L'EUROPE..déclaration 52 du Traité de Lisbonne - De quoi parle-t-on ?

Si le drapeau tricolore est le symbole de la République et de la France, J.Luc MELENCHON a fait remarquer que le drapeau européen est un symbole marial (Propre à la Vierge Marie, au culte qui lui est rendu).
 
 "C'est la République française ici, pas la Vierge Marie", avait-il ajouté, en référence au créateur du drapeau européen, Arsène Heitz, qui avait dit avoir puisé l'inspiration dans des représentations de la Vierge Marie.
 
 
IL NE L'A PAS INVENTE 
Arsène Heitez, créateur du drapeau européen, aimait raconter son exploit : avoir dessiné le Drapeau de l’Europe et en avoir fait le Drapeau de la Sainte Vierge !“C’est à moi qu’on a demandé de dessiner le Drapeau de l’Europe. J’ai eu subitement l’idée d’y mettre les douze étoiles de la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac , sur fond bleu, couleur de la Sainte Vierge. Et mon projet fut adopté à l’unanimité, le 8 décembre 1955, fête de l’Immaculée Conception.”

En 1989, on a trouvé dans une revue catholique confidentielle Magnificat la confession d’Arsène Heitz, qui se disait très fier que le drapeau de l’Europe soit celui de Notre-Dame. Récemment, sa veuve a confirmé l’histoire et justifié la discrétion de son mari : "Il fallait garder le secret, car il n’y a pas que la religion catholique en Europe ". Sans compter tous les athées qui auraient fait retoquer son projet, à commencer par la France état laïque par nature. 

 
 
 
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Paris (AFP) - Le chef de file des députés Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a affirmé mercredi qu'Emmanuel Macron n'avait "pas le droit" d'imposer le drapeau européen à la France, arguant notamment que c'est un emblème "confessionnel".
 
Après la proposition controversée des Insoumis de supprimer le drapeau européen de l'hémicycle pour le remplacer par celui de l'ONU, Emmanuel Macron a annoncé mardi qu'il allait officiellement reconnaître le drapeau bleu et or lors d'un sommet de l'Union européenne, la semaine prochaine, afin qu'il ne puisse plus être "enlevé de l'hémicycle".
 
L'annonce par Emmanuel Macron de la reconnaissance du drapeau européen a suscité des réactions d'opposants à l'Union européenne à gauche comme à droite.
 
"Monsieur le président vous n'avez pas le droit d'imposer à la France un emblème européen confessionnel. Il n'est pas le sien et la France a voté contre son adoption sans ambiguïté", écrit M. Mélenchon, ancien eurodéputé, dans un communiqué.
 
 
Le traité de Lisbonne de 2009 a abandonné toute référence
aux symboles de l’Union européenne.
 
POUR MACRON ... Il s'agit en fait de signer la Déclaration 52 du Traité de Lisbonne
Au travers de la Déclaration 52 (relative aux symboles de l’Union européenne) 16 Etats, dont ne fait pas partie la France, reconnaissent le drapeau, l’hymne, la devise, l’Euro et le 9 mai comme symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union Européenne.
 
L’article I-8 du traité établissant une Constitution pour l’Europe était consacré aux symboles de l’Union européenne. Suite à l’échec des référendums français et néerlandais, et pour ne pas laisser sous-entendre que l’Union Européenne puisse être considérée comme un Etat au-dessus des Etats, le traité de Lisbonne de 2009 a abandonné toute référence aux symboles de l’Union européenne.

La formule, dont l'esprit était présent dans le Traité pour la Constitution européenne, rejetée en 2005, avait été reprise en annexe du Traité de Lisbonne et signée par 16 États membres, mais jusqu'alors pas par la France.
 
Pour M. Mélenchon, cette déclaration "ne peut être signée" par le chef de l'Etat "sans vote ni accord du Parlement français". "La Constitution et le simple souci de la démocratie, autant que l'attachement à la plus simple exigence laïque ne le permettent pas", écrit le député des Bouches-du-Rhône.

Le drapeau européen a fait son entrée pour la première fois dans l'hémicycle en 2008 à l'occasion de la présidence française de l'Union européenne, alors que l'Assemblée nationale était présidée par l'UMP Bernard Accoyer.

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Rappel de l'Histoire

du REFERENDUM sur la Constitution Européenne

Le référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe eut lieu le 29 mai 2005. À la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe ? », le « non » recueille 54,68 % des suffrages exprimés.

Le résultat surprend les commentateurs politiques, alors que les partisans du « oui » avaient bénéficié de 71 % du temps d’antenne dans les médias télévisés.

 M. Hollande a appelé au rassemblement de la gauche, "qui a voté oui et qui a voté non" derrière "un projet crédible et mobilisateur" pour 2007. "C'est aux socialistes français d'être là pour leur pays, pour lui donner une perspective, un sens, une direction, un espoir, et pour la gauche, de la faire gagner sur un projet qui devra être crédible, mobilisateur et sincère", a-t-il poursuivi.
 
"L'Union européenne va continuer à fonctionner sur les bases des traités actuels", a dit le président Jacques Chirac, peu après l'annonce des premières estimations. Il a assuré qu'il entendait défendre les intérêts de la France au sein des instances européennes "en tenant compte du message des Françaises et des Français".
 
Selon les résultats définitifs fournis par le ministère de l'intérieur, le non au référendum sur la Constitution européenne obtient 54,87 % des voix, contre 45,13 % pour le oui. L'abstention s'élève à 30,26 %.
 
 
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Rappel de l'Histoire
du TRAITE DE LISBONNE
 
La question posée en 2005 au peuple français était celle de l'adoption du Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Malgré que le NON ait été le grand gagnant du référendum, le gouvernement Sarkozy, par un 'coup d'Etat', participa à l'adoption du Traité de Lisbonne en 2008, lequel reprenait la très grande majorité des dispositions du traité européen abandonné en 2005.
 

 
Deux ans après l'ouverture de la période de réflexion lancée à la suite des "non" français et néerlandais au référendum sur le traité constitutionnel en 2005, l'idée d'un traité simplifié est apparue comme la solution pour sortir du blocage institutionnel.
 
 C'est ainsi qu'un projet de traité constitutionnel a été adopté en 2004.
 
Les Etats ont ensuite procédé tour à tour à la ratification du texte par voie parlementaire ou en Irlande par référendum. Le 14 février 2008, la France est devenue le 5e pays à avoir ratifié le nouveau traité avec la publication de la loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne.
 
Ainsi, le traité de Lisbonne a pu entrer en vigueur le 1er décembre 2009.
 
Le traité de Lisbonne régit actuellement le fonctionnement de l'Union européenne. Adopté en 2009 après le rejet du traité établissant une constitution pour l'Europe (TECE), il adapte en profondeur les règles des anciens traités pour permettre une meilleure coordination à 27 Etats membres (aujourd'hui 28).
 
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Les apports institutionnels du traité de Lisbonne
 
 
 
Le nouveau traité met en place plusieurs réformes institutionnelles essentielles parmi lesquelles
 
A la différence du traité constitutionnel, les symboles de l'UE, tels que le drapeau, l'hymne et la devise, ne figurent plus dans le nouveau texte.
 
La possibilité d'initiative citoyenne : les citoyens européens acquièrent le droit d'inviter la Commission européenne, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée au Parlement européen et au Conseil de l'Union européenne.
 
Il est nécessaire de recueillir l’approbation d’un million de citoyens de l’Union, ressortissants d’un nombre significatif d’Etats membres. Il faut également que l’acte juridique demandé soit "nécessaire aux fins de l’application des traités".
 
Le traité de Lisbonne a été modifié en 2012 pour s'adapter aux changements issus de la crise des dettes publiques au sein de la zone euro.
 
 
 
Extrait de l'Hymne Européen
ODE A LA JOIE
à connotation religieuse pour l'Europe
 
... Heureux,
tels les soleils qui volent
Dans le plan resplendissant des cieux,
Parcourez, frères, votre course,
Joyeux comme un héros volant à la victoire!

Qu'ils s'enlacent tous les êtres !
Ce baiser au monde entier !
Frères, au-dessus de la tente céleste
Doit régner un tendre père.
Vous prosternez-vous millions d’êtres ?
Pressens-tu ce créateur, Monde ?
Cherche-le au-dessus de la tente céleste,
Au-delà des étoiles il demeure nécessairement. 
 

10/10/2017

OH LES JEUNES ! BOUGEZ-VOUS !

 

Un petit et précieux rappel  d'Histoire les jeunes ?

1936 : les avancées sociales historiques du Front populaire

Gérard Vindt

 

« Nous agirons à l’intérieur du régime social actuel, de ce même régime dont nous avons démontré les contradictions et l’iniquité au cours de notre campagne électorale. (…) Il s’agit de savoir s’il est encore possible de distribuer une petite ration de justice et de bien-être, une grande ration d’espoirs. » Ainsi s’exprimait Léon Blum il y a quatre-vingts ans, le 31 mai 1936, devant le congrès socialiste de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) au lendemain des élections législatives des 26 avril et 3 mai, victorieuses pour la gauche unie.

Le programme du Rassemblement populaire – vite rebaptisé Front populaire – est un plan anticrise réformiste, très modéré.

Le programme du Rassemblement populaire – vite rebaptisé Front populaire, une alliance entre radicaux, socialistes et communistes – est un plan anticrise réformiste, très modéré, beaucoup plus proche du programme du Parti radical que de l’anticapitalisme théorique du Parti socialiste (SFIO).

Fonds national de chômage, grands travaux, relèvement des prix agricoles et donc du revenu des paysans, réduction du temps de travail…, toutes ces mesures ont pour but de relancer le pouvoir d’achat et la consommation, ce qui est censé en retour stimuler la production.

En matière de réformes structurelles, l’Etat renforcera son contrôle sur la Banque de France, alors privée et dominée par les grosses fortunes (« les 200 familles »). Quelques Offices (du blé, de l’azote et des potasses) seront également créés pour contrôler les prix et les revenus agricoles.

Ce programme rompt avec les politiques déflationnistes antérieures, et notamment celle menée depuis 1935 par le gouvernement du radical Pierre Laval avec de fortes baisses des dépenses publiques. Il ne prévoit pas pour autant de dévaluation pour rendre plus compétitifs les produits français, à l’instar de ce qui s’est fait en 1931 au Royaume-Uni et en 1934 aux Etats-Unis. Depuis la difficile stabilisation du franc en 1926-1928 (à un niveau qui correspond au cinquième de sa valeur-or d’avant 1914), la ­parité-or du franc est défendue bec et ongles par tous les gouvernements successifs, car elle est perçue comme garante d’une saine gestion.

Les accords de Matignon

Le gouvernement de Léon Blum, sans les communistes qui ont choisi le soutien à l’Assemblée sans participation, va devoir faire avec un calendrier bouleversé. En effet, le gouvernement n’est pas encore en place qu’une immense vague de grèves déferle sur le pays. Cette mobilisation est en grande majorité spontanée.

La philosophe Simone Weil, qui a travaillé en usine, en a bien perçu les motivations profondes : « Il s’agit, après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence pendant des mois et des années, d’oser enfin se redresser. »

La protestation est clairement dirigée en premier lieu contre le patronat, et les grévistes espèrent l’aide du gouvernement

La protestation, qui part de secteurs très peu syndiqués, est clairement dirigée en premier lieu contre le patronat, et les grévistes espèrent l’aide du gouvernement. Tout le monde est frappé par l’ampleur du mouvement : plus de 12 000 grèves, près de 2 millions de personnes mobilisées.

Plus encore, c’est la forme que prend le mouvement – « la grève sur le tas » – qui marque les esprits. Pour empêcher les patrons d’utiliser leur arme habituelle, le lock-out (licencier tout le monde et ne pas réembaucher les « meneurs »), les salariés occupent les usines et y font la fête, tout en respectant et entretenant la plupart du temps scrupuleusement l’outil de travail.Le patronat s’étrangle mais fait néanmoins le dos rond, satisfait au fond que le gouvernement à peine installé mette tout son poids pour arbitrer le conflit.

Les accords de Matignon entérinent la liberté d’adhérer à un syndicat pour les salariés, l’élection de délégués d’atelier, et une augmentation générale des salaires

Les accords de Matignon, signés sous la houlette de Léon Blum dans la nuit du 7 au 8 juin 1936 par la Confédération générale du travail (CGT) et la Confédération générale de la production française (CGPF, l’ancêtre du Medef), entérinent la liberté d’adhérer à un syndicat pour les salariés, l’élection de délégués d’atelier, et une augmentation générale des salaires de 7 % pour les plus hauts salaires, de 15 % au bas de l’échelle. La CGT soutient la reprise du travail contre l’engagement patronal à ne prendre aucune sanction pour fait de grève. Il faudra cependant attendre la fin du mois pour que la vague gréviste se retire.

L’Assemblée nationale, quant à elle, vote dès les 11 et 12 juin trois mesures sociales majeures : les premiers congés payés (deux semaines), le passage à la semaine de 40 heures (dont les modalités doivent être définies par branche) et l’obligation de négocier dans chaque branche des conventions collectives. Congés payés et hausse des salaires se conjuguent pour entraîner une progression du coût du travail moyen de 20 %, avant même l’application des 40 heures sans réduction de salaire.

Le gouvernement se retrouve alors contraint de dévaluer le franc. D’abord, parce que l’augmentation des coûts salariaux a fait grimper les prix (d’autant que le gouvernement n’a pas institué de contrôle en la matière). Ensuite, parce que, depuis les dévaluations ­anglo-saxonnes, les prix français sont surévalués. Enfin, en raison de l’évasion des capitaux due au mouvement social, à l’absence de contrôle des changes et à l’hostilité de la bourgeoisie à ce gouvernement de gauche. En septembre 1936, en accord avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis, le franc est dévalué de 30 %.

Vifs débats autour des 40 heures

Si les congés payés ne font guère débat, la dévaluation est en revanche vivement attaquée par les libéraux. Ils y voient une conséquence de la politique « laxiste » de la gauche en passe d’être encore aggravée par l’application de la loi sur les 40 heures. Sa généralisation, négociée par branche, dure un an. C’est elle qui est la cible des attaques les plus violentes de la part des adversaires du Front populaire : elle est accusée d’augmenter les coûts salariaux et d’entraîner un ralentissement de la production, alors même que ses effets sur la baisse du chômage semblent réduits.

Les débats sont particulièrement vifs fin 1936-début 1937, alors que le pays connaît une brève reprise : quelle part attribuer à la dévaluation, à la politique du pouvoir d’achat ou à la reprise mondiale dans cette embellie ? La rechute est-elle imputable à la mise en œuvre des 40 heures ? Ou bien à l’impossibilité d’augmenter la productivité du travail ou encore de se mettre d’accord dans les entreprises sur les assouplissements horaires permis par la loi ?

Le patronat rêve de reprendre le plus vite possible ce qu’il a dû céder sous la pression de la grève et du gouvernement

Une enquête sur l’industrie française réalisée par des hauts fonctionnaires fin 1937 souligne le climat de méfiance qui règne dans les usines. Le patronat rêve de reprendre le plus vite possible ce qu’il a dû céder sous la pression de la grève et du gouvernement. Les ouvriers n’ont nulle envie de consentir aux exigences d’intensification du travail sous les ordres de cadres encouragés par le patronat à s’organiser contre les syndicats ouvriers.

Le temps est, en France, à la lutte des classes.

Le patronat lui-même se réorganise et va profiter de l’affaiblissement, puis de la dislocation du Front populaire. Le contexte extérieur joue alors un grand rôle. D’abord, la guerre civile espagnole, allumée par l’armée contre le gouvernement du Frente Popular dès juillet 1936, divise le gouvernement. Les communistes soutiennent la République espagnole. Les radicaux, d’accord en cela avec l’allié anglais, s’y opposent, craignant un engrenage guerrier. Blum se résigne, le cœur serré, à la non-intervention.

Par ailleurs, la prudente politique d’extension de la citoyenneté française à 21 000 membres de l’élite musulmane d’Algérie (diplômés, militaires, fonctionnaires) est étouffée dans l’œuf par le lobby colonial, puissant chez les radicaux. Enfin et surtout, la politique agressive de l’Allemagne nazie contraint les gouvernements du Front populaire à augmenter les dépenses militaires : en 1937, elles représentent 30 % du budget de l’Etat français, contre 21 % en 1935, alors même que les dépenses économiques et sociales ont diminué de 22,7 % à 19,4 %3.

Le Front populaire n’a plus ni l’unité politique ni les moyens financiers pour poursuivre une politique violemment combattue par le patronat. Il doit de plus faire face à la haine antisocialiste, anticommuniste et antisémite (contre Léon Blum en particulier) et calomniatrice contre le ministre de l’Intérieur Roger Salengro, poussé au suicide par une extrême droite déchaînée.

La démocratisation des loisirs

En moins de deux ans, dans l’adversité, le Front populaire a su pourtant initier une nouvelle politique sociale, en harmonie avec une nouvelle politique de l’éducation, de la culture et des loisirs. Autour du ministre de l’Education nationale Jean Zay, épaulé par Jean Perrin et Irène ­Joliot-Curie pour la recherche ou Léo Lagrange pour les loisirs, le sport et l’éducation physique, la démocratisation est en route.

La prolongation de la scolarité obligatoire à 14 ans, la compatibilité entre tous les programmes scolaires, l’organisation de l’orientation, les multiples expérimentations pédagogiques (comme l’introduction de l’éducation physique obligatoire) préparent une refondation de l’Education nationale pour tous en trois niveaux (primaire, secondaire, supérieur) qui verra le jour pendant les Trente Glorieuses.

La popularisation de la science se concrétise avec les fondations du Musée de l’homme ou du Palais de la découverte. Et Léo Lagrange favorise le développement des associations de sport et de tourisme pour que les salariés puissent profiter au mieux de leur temps libéré. Dans ces domaines aussi le Front populaire a, en peu de temps, durablement marqué la société française.

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 https://fr.wikipedia.org/wiki/Alternatives

 Le journal, constitué en coopérative, n'est pas adossé à un groupe de presse et vit principalement de ses ventes. Il reçoit néanmoins des aides directes de l'État français 

Sur le plan juridique, Alternatives économiques est une Société coopérative et participative (Scop). En conséquence, elle appartient à ses salariés. Une association de lecteurs et une société des lecteurs se sont aussi constituées autour de la revue

Depuis l'élection présidentielle de 2017, le magazine a adopté un ton très opposé à Emmanuel Macron et à son gouvernement, multipliant les attaques contre la loi travail et contestant certaines réformes comme celles touchant aux rythmes scolaires et à la diminution des effectifs des classes de cours préparatoire dans les zones les plus défavorisées

 

 

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Service public

Gérard Moreau

Etre fonctionnaire, quel métier décrié ! Depuis Courteline, ou peut-être Balzac, le fonctionnaire est cet être poussiéreux, routinier, mal aimable et abusant chaque fois qu’il le peut de son pouvoir, protégé par son « emploi à vie », comme l’appellation en survit encore aujourd’hui jusque dans les questionnaires officiels. Qu’on le moque ou qu’on le craigne, le fonctionnaire a donc presque l’image d’un parasite payé bien inutilement et qui est constamment en surnombre. Supprimer des postes est donc la mantra de tous les temps, jusque dans les écrits permanents, on n’ose dire automatiques, de la Cour des comptes selon les syllogismes suivants : il faut équilibre les budgets publics, donc diminuer les dépenses publiques (ne plus augmenter les prélèvements), donc diminuer leur principale composante, la masse salariale des agents, donc diminuer le nombre des agents publics, autrement dit des fonctionnaires…

Qu’est-ce donc qu’un fonctionnaire ? A quoi servent-ils donc ? S’il n’y avait cette image trop constamment serinée, sauf pour les forces de sécurité ces derniers mois, on aurait presque honte de rappeler des faits et des règles simples. Sans doute, les unes et les autres se sont certes construits peu à peu à travers l’histoire ; ils s ‘y trouvent ancrés, y compris dans les habitudes et les esprits, et donc difficiles à modifier. Du coup, des décisions trop mécaniques, si tentantes, se retournent inutilement contre les politiques recherchées.

Quelques faits, publics mais souvent méconnus, cadrent les choses : 5,4 Mns de personnes (20% du total des emplois en France) travaillent dans les trois fonctions publiques, celle de l’Etat (44%), celle territoriale (collectivités et établissements locaux)- 35%- et celle « hospitalière » (hôpitaux et établissement sociaux et médico-sociaux)-21%.

Ces agents publics ont de multiples statuts, mais les fonctionnaires statutaires (ce qui inclut la fameuse garantie de l’emploi) n’y représentent que 3,8 Mns (70% du total). A vrai dire, le statut et les contrats se différencient essentiellement par le fait que la plupart des contrats aujourd’hui sont à durée déterminée, souvent non renouvelables, alors que le statut de fonctionnaire ne permet pas le licenciement sauf faute très grave entraînant une révocation du statut. Pour le reste, statut comme contrat sont constitués des multiples clauses, qui, comme dans le secteur privé, portent sur tous les aspects du travail et de la rémunération.

L’appellation « d’emploi à vie » est donc réductrice, voire franchement tendancieuse, y compris parce qu’elle donne l’image d’une immobilité qui ne correspond évidemment pas à la plupart des carrières de fonctionnaires : la garantie de l’emploi s’accompagne de toute une série de souplesses et d’obligations. Elle se décline du reste dans une multitude de fonctions d’une immense diversité, plus ou moins fluide, dans tous les domaines de l’action publique.

Etre fonctionnaire, c’est donc un ou plusieurs statuts (notamment avec les distinctions classiques entre emplois civils et militaires, mais aussi magistrats relevant de textes spéciaux), pour des métiers très divers.

Est-ce une vocation ? Si une vocation se réfère non pas à un statut mais à un métier ou une activité, on ne se présente pas, le plus souvent, à un concours statutaire par vocation : les concours de la fonction publique conduisent à des carrières et des métiers bien trop variés. Est-ce donc un « vrai » choix au moment où on postule pour le statut ? Sans doute pas. En effet, une des caractéristiques du statut est, globalement, qu’on y accède par un concours anonyme, égalisant les conditions de réussite. Réussir à un concours, c’est franchir une étape de sélection, ni plus ni moins. On devient donc fonctionnaire d’abord par la réussite à une épreuve globale, avec la part d’aléas qu’elle comporte et le fait qu’un échec ne conduit qu’à une autre forme de vie professionnelle.

 

Dès lors quelle est la caractéristique de l’emploi de fonctionnaire (avec la définition large qu’on a esquissée ci-avant) que l’impétrant ne découvre qu’à l’entrée dans la carrière, en y réfléchissant dans sa vie pratique ? Elle est simple : le fonctionnaire a pour employeur une collectivité publique dans une démocratie, c’est à dire représentée par un élu émanant de la population des électeurs ; le fonctionnaire travaille par conséquent pour le compte et au service de cette population, de toute la population puisqu’en démocratie, chaque voix compte à l’égale des autres.

Dans une entreprise privée, le salarié a pour patron le représentant des propriétaires de l’entreprise et le client est celui qui achète le produit en contrepartie d’un paiement correspondant.

Dans une collectivité publique, le paiement par la population de ses contributions fiscales met au service des bénéficiaires des services organisés, fournis par les fonctionnaires.

La différence est essentielle : d’un côté, un achat individuel, de l’autre un service fourni, grâce à la solidarité collective de la population qui paie ses impôts, par les agents de la collectivité.

De part et d’autre, il y a exigence de service, et le service collectif n’interdit pas, bien au contraire c’est un point essentiel dans le mode de fonctionnement, l’adaptation individuelle du service rendu. Mais être au service de tous sous l’égide principielle d’un élu démocratique distingue l’employé public de l’employé privé.

Il en résulte une exigence fondamentale pour le fonctionnaire : puisque le prix du service n’est pas lié directement à la prestation fournie, l’égalité de tous les bénéficiaires, donc l’indépendance du fonctionnaire à l’égard de chacun, est l’axe déontologique de l’emploi.

Obtenir de la collectivité le service auquel on a droit, par l’effet de la loi comme de la contribution collective dont on s’est acquitté fiscalement est la base du service public. C’est le fonctionnaire (l’agent de la collectivité) qui distribue ce service.

Or le service doit être adapté à la demande formulée mais doit être rendu sans aucune distinction tenant à l’origine sociale, culturelle ou économique du demandeur. Il doit être rendu sans faveur ni passe-droit ; il suppose donc l’indépendance entière du fonctionnaire.

Il n’y a jamais indépendance de quiconque si celui-ci est menacé dans sa vie même, donc d’abord dans sa survie économique : inutile de parler d’indépendance quand on n’a pas les moyens de vivre. A la base de la corruption, il y a la pénurie de ressources pour les intéressés. La garantie d’un salaire suffisant est à la base de l’indépendance, mais aussi d’un salaire durable, non soumis aux caprices ou aux aléas de l’employeur.

Une fonction publique qui répond aux exigences d’indépendance procure en conséquence à ses « serviteurs », à ses fonctionnaires, une garantie d’emploi sur la base d’une grille salariale claire et affichée.

Dans les entreprises privées, quels que soient les efforts des codes du travail, les enjeux de pouvoir ne sont pas les mêmes, les alternances de direction ne modifient pas fondamentalement l’exigence d’équilibre financier et de profitabilité de l’entreprise. Qui menacent en permanence l’emploi des salariés privés et les assujettissent non seulement à l’employeur mais aussi au client le plus offrant.

Dans la fonction publique, l’exigence structurelle d’indépendance a besoin de la garantie d’emploi. A défaut, le risque est certain, même s’il n’est pas assuré, d’une dérive.

Cette exigence structurelle a une dimension éthique puisqu’elle se rattache à la valeur du fonctionnement démocratique pour ce qu’il reconnaît aux citoyens. Elle ne saurait donc être traitée à la légère, comme une pesanteur historique, nuisible à l’efficacité et modernisable. Les valeurs fondamentales sont anciennes. Vouloir les moderniser n’a pas grand sens. Une bonne fonction publique, condition nécessaire même si elle n’est pas suffisante, repose sur l’indépendance de ses agents, la garantie de l’emploi en étant le meilleur et le plus simple support.

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Qui est Gérard MOREAU dont je viens de découvrir la note sur les fonctionnaires ?

Je crée un blog parce que je crois que j’ai, parfois, quelque chose à dire, une idée forte ou une analyse que je ne trouve pas ailleurs, une colère qui ne sort bien qu’en l’écrivant.  Et j’ai envie de les partager, en tout cas de ne pas les enfermer, donc d’ouvrir la possibilité que d’autres personnes en prennent connaissance, par hasard ou pas

Pour le lecteur éventuel, il faut pourtant que j’identifie ma signature, que je me présente, tant il est vrai qu’il est nécessaire, aujourd’hui plus que jamais avec les tourbillons médiatiques, de savoir non seulement qui parle mais d’où il parle.

Parisien, fils d’un père né dans le Poitou et d’une mère née en Autriche, j’ai fait mes études sur la Montagne Sainte Geneviève. Ingénieur civil des Mines de Paris, j’ai bifurqué, après une année de recherche à Berkeley, vers Sciences Po et l’ENA. Je croyais et crois encore dans le service public, mais l’expérience est venue par la suite. Ma « scolarité » à l’ENA (promotion Thomas More, du nom de celui qui fut un défenseur inflexible du bien public) a été marquée par un an outre mer à la préfecture de la Réunion et quelques stages ouvriers, dans l’atelier d’apprentissage de Renault à Boulogne ou dans la raffinerie de Lacq dans le Béarn.

Suivent plus de quarante ans de fonctions ministérielles variées et de magistrat à la Cour des comptes : aux ministères de l’équipement, de la santé et des affaires sociales, avant une nomination à la Cour des comptes en 1997. Les fonctions variées de l’énarque du chef de bureau au sous-directeur, puis quatre années dans des cabinets ministériels de 1981 à 1985... Ont suivi ensuite quinze  années comme conseiller maître à la Cour des comptes, pour contrôler et suivre les contrôles de cette institution, particulièrement autour des ministères dits régaliens, services du premier ministre, affaires étrangères, intérieur et justice.

Au-de là de l’engagement professionnel (et privé, mon couple a trois enfants), il y a aussi l’engagement « citoyen », associatif dans un premier temps, puisque j’ai participé à la petite aventure de la création du groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés (GISTI), que j’ai quitté en 1980, politique ensuite, puisque j’ai adhéré au PS en 1972 jusqu’en 1992, puis de nouveau de 2002 à aujourd’hui.

Est-ce assez dire ? Il faut fonder sa vie sur des valeurs selon moi, mais je n’ai pas à les mettre en avant, encore moins à donner la moindre leçon, seulement à essayer de les pratiquer dans mes actes pour qui voudrait s’interroger ou les lire dans ce que j’ai pu faire. Je suis sans doute un peu touche à tout et j’aime bien vivre ; j’aime aussi voir large, rechercher le débat franc où la réflexion a une possibilité de ses construire.

Mais la vie est difficile, pour dire le moins, à tant de gens. A moi d’apporter ma contribution pour qu’une forme de « civilisation », aussi universelle que possible, progresse.

09/10/2017

VALLS EST IGNOBLE... Oui ! LA PREUVE EST LA

Le chef de file des députés insoumis a démissionné de la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie, présidée par Manuel Valls, dénonçant «un personnage extrêmement clivant» qui serait proche des «thèses ethnicistes de l’extrême droite».

«Un accord d’origine inconnue a décidé de confier la présidence de [la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie] à Monsieur Manuel Valls [député apparenté La République en marche]. On ne saurait faire choix plus inapproprié. Monsieur Valls est un personnage extrêmement clivant, qui suscite de forts rejets du fait de sa proximité avec les thèses ethnicistes de l’extrême droite», écrit Jean-Luc Mélenchon, dans une lettre au président de l'Assemblée, François de Rugy, dont l'AFP a obtenu une copie le 6 octobre. Dans celle-ci, l'homme politique de gauche annonce sa démission de la mission parlementaire en question.

Il rappelle en outre les propos de Manuel Valls sur les fameux  «white» et «blancos», saisis par une caméra en 2009, et pointe une «proximité» de l'ex-Premier ministre «avec les dirigeants de l’extrême droite israélienne».

«Corvée : siéger avec l'ignoble Valls à la commission Nouvelle-Calédonie. Ici, qui vient-il trahir ?», avait tweeté, le 3 octobre, le député des Bouches-du-Rhône dès la réunion constitutive de la mission.

«Manuel Valls ne saurait être le personnage unifiant et tolérant qu’une telle mission impose [...]. Nous en voyons un signe supplémentaire quand nous l’entendons accuser notre groupe de complaisance pour les assassins islamistes», ajoute-t-il dans son courrier.

L'ex-chef du gouvernement avait accusé récemment les députés La France insoumise (LFI) de tenir un «discours islamo-gauchiste».

 OUI IL EST IGNOBLE ! et c'est encore J.Luc Mélenchon qui en prend plein la tête
 
JE NE SERAIS PAS VENUE SUR LE SUJET SI VALLS NE CESSAIT DE TRAITER LES INSOUMIS
"D'ISLAMO-GAUCHISTES"
laissant entendre que  nous formons le terreau de la violence et de la radicalisation
 
IGNOBLE EN EFFET !
 
 Le terme "islamo-gauchiste" est devenu un classique de l'affrontement politique. Il avait notamment marqué la campagne pour la primaire de la gauche après que Malek Boutih, soutien de Manuel Valls, l'avait utilisé contre Benoît Hamon. Derrière l'utilisation de cette expression se retrouvent les accusations d'angélisme vis-à-vis de l'islam radical faite à une partie de la gauche, accusée d'être trop complaisante avec le communautarisme. 
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Aujourd'hui, c'est sur les Insoumis que rejaillit sa haine

"Islamo-gauchisme" : Valls s'attaque à Clémentine Autain, qui l'accuse de mensonge

"Il y a ces capitulations intellectuelles, ces ambiguïtés avec les Indigènes de la République, les discussions entre Mme Clémentine Autain et Tariq Ramadan, les ambiguïtés entretenues qui forment le terreau de cette violence et de cette radicalisation", a détaillé le locataire de Matignon dans cet entretien enregistré avant son déplacement en Israël et dans les Territoires palestiniens.

Invité peu après de BFMTV et de la chaîne israélienne i24News, Manuel Valls a refusé de s'excuser. "Je dis les choses telles qu'elles sont. Quand il y a des ambiguïtés, c'est la cohésion nationale qui est en péril. Je maintiens ce que j'ai dit", a-t-il affirmé.

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Alors, je lis, je me documente ...ma nuit s'en trouve raccourcie mais au moins je sais
QUE CECI EXPLIQUE CELA...Sûr qu'il n'est pas ambigü dans ses choix
avec l'extrême-droite israélienne
 
 ***
*
 
 
 
LE MONDE DIPLOMATIQUE par Alain Gresh, 16 mai 2012
 
Vous avez aimé Claude Guéant ?
Vous adorerez Manuel Valls
 
Extraits :
 
Le problème est que Manuel Valls est sa propre caricature, même s’il s’abstiendra, du moins faut-il l’espérer, d’affirmer comme son prédécesseur qu’il y a trop de musulmans en France. C’est tout de même lui qui, se promenant sur un marché de sa bonne ville d’Evry, le 7 juin 2009, interpellait ses collaborateurs : « Belle image de la ville d’Evry… Tu me mets quelques Blancs, quelques White, quelques Blancos ! »
 
Manuel Valls ne représente pas grand-chose dans son parti : il n’a récolté que 5,7 % des voix lors de la primaire d’octobre 2011. Il est vrai que cet admirateur de Dominique Strauss-Kahn et de Tony Blair aurait sans doute plus sa place au Nouveau centre ou au Modem de François Bayrou, dont il reprend les thèses économiques et sociales. Nicolas Sarkozy avait tenté de le débaucher en 2007 et Martine Aubry lui avait écrit une lettre ouverte en juillet 2009 : « Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste. »
 
Mais Valls a su faire le bon choix : rester au PS tout en combattant tous les principes de la gauche et, finalement, accéder à un poste où il pèsera lourd dans les choix gouvernementaux des prochains mois sur la sécurité, l’immigration, l’islam. Concédons-lui donc le fait qu’il est un habile politicien, mais mettons entre parenthèses l’idée qu’il serait de gauche.
 
C’est sur le terrain de la sécurité que Valls a voulu se faire un nom, en montrant que la gauche pouvait être aussi répressive, voire plus, que la droite.
 
Il a multiplié les articles et les livres sur le sujet, dont Sécurité, la gauche peut tout changer (Editions du Moment, Paris, 2011). Cet ouvrage rend un hommage appuyé et répété aux forces de l’ordre, sans jamais évoquer les violences policières, les jeunes assassinés dans les quartiers, les procès de policiers qui débouchent toujours sur des non-lieux. En revanche, il est impitoyable avec le terrorisme, ayant été l’un des seuls socialistes à exiger l’extradition de Cesare Battisti. Et aussi avec les délinquants, ces classes dangereuses dont la bourgeoisie a toujours eu peur. Valls ne regrette-t-il pas, dans son livre, que la gauche n’ait pas assez rendu justice à Clemenceau, l’homme qui n’hésitait pas, entre 1906 et 1908, à faire tirer sur les ouvriers au nom, bien sûr, de l’ordre républicain ?
 
...Pour Valls, la violence dans nos villes « augmente de manière constante » depuis plus de trente ans. Il reprend les arguments de son ami Alain Bauer (lire Les marchands de peur. La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire), l’homme qui a imposé à la gauche comme à la droite le thème de l’insécurité — avec l’aide active du Front national et de Jean-Marie et Marine Le Pen. Conseiller de Sarkozy, Bauer est aussi proche de Manuel Valls car, pour lui, la sécurité n’est ni de gauche ni de droite (l’économie non plus, sans doute...). Et personne ne sera trop regardant sur les médecines du docteur Bauer, l’homme qui propage la peur dans les villes et en profite pour leur vendre, à travers sa société AB conseils, et à prix d’or, les remèdes à l’insécurité. Un peu comme si un responsable de l’industrie pharmaceutique établissait les prescriptions pour les malades...
...
Laurent Mucchielli, l’un des meilleurs spécialistes de la question et qui est plusieurs fois cité de manière élogieuse par Valls, a un diagnostic ravageur (« La posture autoritaire et populiste de Manuel Valls », Lemonde.fr, 5 juin 2011). Critiquant Sécurité, la gauche peut tout changer, qui vient alors de sortir, il fait deux remarques :
 
« La première est que M. Valls n’a pas un niveau de connaissance suffisant des problèmes. Nous l’avons vu, son diagnostic est globalement plutôt superficiel. Ses propos ressemblent étrangement aux discours de certains syndicats de police et parfois même d’un certain café du commerce. La violence explose, les délinquants rajeunissent sans cesse, il n’y a plus de valeurs et plus de limites, la justice ne fait pas son boulot, on les attrape le soir ils sont remis en liberté le lendemain... etc.
...Voici donc pour la compétence du nouveau ministre de l’intérieur. Par ailleurs, poursuit Mucchielli :
 
« C’est bien une posture politique qui irrigue fondamentalement la pensée de Manuel Valls, une posture politicienne même dans la mesure où elle vise manifestement à se distinguer en politique, en particulier vis-à-vis d’autres personnalités du parti socialiste.
... (c’est évidemment tout à fait par hasard que les cibles de ses attaques sont les populations des quartiers populaires).
 
On ne compte plus les exemples de ces attaques contre un soi-disant communautarisme, c’est-à-dire contre les musulmans, de sa volonté d’interdire à un Franprix de ne vendre que des produits halal — aurait-il interdit des magasins qui ne vendraient que des produits casher ? — à l’affaire de la crèche Baby Loup et au licenciement d’une employée qui portait le foulard. Après l’absurde décision de Nicolas Sarkozy d’interdire à des théologiens musulmans d’intervenir au congrès de l’UOIF, il a fait de la surenchère, non seulement en approuvant la décision mais en écrivant :
 
« Tariq Ramadan, leader européen de l’Internationale des Frères Musulmans, présenté par ailleurs comme un “intellectuel” muni d’un passeport suisse, doit s’exprimer le week-end prochain à Bagnolet. Il propagera les mêmes idées extrémistes que ceux qui ont déjà été interdits de territoire français. » Quelques jours plus tard, le candidat Nicolas Sarkozy à son tour, mettait en doute les qualités d’intellectuel de Tariq Ramadan. Quant à ces déclarations sur les idées « extrémistes » défendues par Ramadan, il devrait plutôt lire ses textes et écouter ses interventions.
 
...Une dernière question : Manuel Valls est aussi signataire d’un appel indigne appelant à poursuivre les militants qui prônent le boycott des produits israéliens. Parmi eux, Stéphane Hessel ou Alima Boumediene. Que fera le ministre de l’intérieur, alors que plusieurs de ces militants ont été relaxés par la justice, mais que certains restent poursuivis ?
 
Ajout 17 mai. Voici comment le pourfendeur du communautarisme parle (17 juin 2011) :
« Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël » (vidéo). Imaginons un responsable français ayant épousé une femme d’origine algérienne ou marocaine et disant « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté musulmane et à l’Algérie (ou au Maroc). »
 
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 «Manuel Valls entouré par ses soutiens à l'Assemblée nationale, le 3 octobre 2017», peut-on lire sous la photo prise par un photographe de l'AFP accompagnant un article de Libération paru sur son site le 3 octobre 2017. Le quotidien y relevait notamment, avec une pointe d'ironie, l'intense activité de sniper déployée par Manuel Valls contre La France insoumise pour le compte de La République en marche. Laquelle refuse pourtant obstinément d'ouvrir ses portes à l'ancien homme fort du quinquennat de François Hollande. Et, de fait, le cadrage fait paraître l'ex-Premier ministre bien esseulé, aucun des sièges de velours rouge autour de lui n'étant occupé. La légende assassine a valu à l'image de devenir virale sur les réseaux sociaux.

 
 
 
 
 
 
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