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19/10/2017

Quand le budget est indéfendable, on frappe en-dessous de la ceinture

http://michelle-tirone.over-blog.com/

Budget indéfendable, on frappe en dessous de la ceinture…

Publié le par Michelle Tirone

Hier, Bruno Le Maire, actuel ministre de l'Economie et des Finances, a fait une chose que je ne croyais pas possible dans le cadre de l'hémicycle et surtout venant d'un ministre.

Pour tenter de couper court à tout argument contraire à son budget, arguments venant de la France Insoumise ou du Parti Communiste, il va dire (retranscription exacte):
- Nous sommes au début de notre débat sur le budget, toutes les critiques, toutes les propositions sont bien entendu acceptables dans le cadre du débat parlementaire. Je propose simplement qu'on ne franchisse pas certaine(s) ligne(s) rouge(s) qui pourrait nous amener à avoir un débat moins positif qu'il devrait être pour les Français. Quand monsieur Fabien Roussel [député communiste], vous dites que c'est un budget fait pour les riches, par les riches. Par souci de transparence, je vous propose que nous comparions le patrimoine du ministre du Budget [Gérald Darmanin], du ministre de l'Economie et des Finances [lui-même, donc], avec celui de monsieur Mélenchon et nous verrons vraiment si ce budget a été fait par les riches.

Laissons de côté le fait que monsieur Le Maire (que je suis polie en l'appelant monsieur!), juste après avoir parlé d'une ligne rouge, la franchisse allègrement. Cette attitude est tellement lâche et ignoble qu'il vaut mieux ne pas s'étendre sur le sujet, je pourrais devenir vulgaire...

Ce budget est fait pour les riches par les riches.
Quand Fabien Roussel dit "par les riches", il ne parle bien évidemment pas des ministres qui ont calculé ce budget.
Ce ne sont pas les ministres que nous traitons de riches mais les grands financiers auxquels le gouvernement actuel fait allégeance.
Nous ne sommes pas assez idiots, nous les Français du peuple, pour ne pas nous rendre compte que les vrais dirigeants de ce pays, ce sont les Attali, Arnault, Mulliez, Dassault, les Bouygues, Lagardère, etc… et bien d'autres dont je ne connais pas les noms mais de qui Macron est le vassal consentant et content.

Monsieur Mélenchon (et là, je dis Monsieur avec un grand M) a déclaré son patrimoine honnêtement et celui-ci s'élève à un peu plus d'un million d'euros. Un appartement à Paris (dans le 10ème, pas dans le 16ème) et une maison de campagne très ordinaire dans le Loiret.
Lire à ce sujet sa note de blog du 22 mars 2017 

Du coup, on a crié, à l'extrême-droite surtout, que Jean-Luc Mélenchon était millionnaire. Auparavant, on avait pu lire de fausses informations, toujours lancées par l'extrême-droite: Mélenchon avait des voitures de luxe et même un avion privé! Pourquoi pas une fusée interstellaire et un sous-marin, tant qu'on y était!

Alors parce que Jean-Luc Mélenchon est un homme de gauche, il n'a pas le droit d'être propriétaire? Parce que le problème semble bien là. Personne n'ayant attaqué les autres candidats.
N'est-ce pas le président Macron qui a parlé de jalousie, il y a seulement quelques jours? Pourquoi sont-ils jaloux de ce que Jean-Luc Mélenchon a gagné honnêtement durant sa vie?

Jean-Luc Mélenchon, de plus, ne s'est jamais caché de faire partie des gens aisés, il le rappelle souvent lorsqu'il parle de la pauvreté. Jamais il n'a tenté de faire croire ce qui n'était pas.

Mélenchon est millionnaire...
Ce que tentent de faire ses détracteurs est très simple.
Parce que Jean-Luc Mélenchon a un électorat à faible revenus pour la plupart, dire qu'il est millionnaire prend un sens particulier.
Pour des personnes qui gagnent le SMIC, le mot "millionnaire" veut dire "riche". Bruno Le Maire sait très bien qu'avoir un patrimoine d'un million d'euros n'est pas être ce qu'on appelle "riche".
Les riches dont parle la France Insoumise ou le Parti Communiste ne sont pas millionnaires, ils sont milliardaires.

Voici les chiffres pour les premières fortunes de France (2017), (source Challenge)
Le deuxième chiffre est le nombre de fois qu'il faut multiplier le patrimoine de Jean-Luc Mélenchon pour atteindre leur fortune. Il faut multiplier la fortune de Mélenchon par 45 667 pour atteindre celle d'Arnault.

Bernard Arnault 46 900 000 000 € 45 667
Bettencourt 35 800 000 000 € 34 859
Axel Dumas 30 850 000 000 € 30 039
Gérard Mulliez 30 000 000 000 € 29 211
Serge Dassault 21 600 000 000 € 21 032

Voilà donc quelques éléments pour replacer les fortunes à leur juste valeur:
   - A titre de comparaison, mon patrimoine personnel s'élève à environ 100 000€, Jean-Luc Mélenchon est donc seulement 10 fois plus riche que moi.
   - Si vous gagnez le gros lot du loto, vous serez deux fois plus riche que Jean-Luc Mélenchon.
   - Un Euromillion au plus fort, soit 190 millions d'euros, représente 185 fois la fortune de Jean-Luc Mélenchon.
   - Pour atteindre la fortune de Bernard Arnaud, il faut gagner 247 fois à l'Euromillions, quand une fois 190 millions nous paraît déjà une somme extravagante,…

Et pouvez-vous dire pourquoi un homme protégeant les faibles devrait être pauvre?
Je vais terminer par une image. Sans prétendre, bien entendu, que nous prenons Jean-Luc Mélenchon pour Zorro! don Diego de la Vega, grand défenseur des pauvres dans la Californie mexicaine du 19e siècle, est décrit comme l'une des personnes les plus riches de Los Angeles.

18/10/2017

L'ULTRA-DROITE, l'ACTION FRANCAISE cékoi ?

Entretien avec l'historien Laurent Joly, auteur de "Naissance de l'Action française".

 

L’Action française a quasiment disparu, mais pas certaines de ses idées. Mieux, elles reprennent vie : le nationalisme, l’antisémitisme, la méfiance de l’étranger, connaissent un regain inquiétant.

Fondée sous la bannière du «nationalisme intégral» au plein cœur de l’affaire Dreyfus, l’Action française, pilotée par Charles Maurras, Henri Vaugeois et Maurice Pujo, a été l’un des plus importants courants politiques sous la Troisième République.

Laurent Joly, chercheur au CNRS, consacre un premier livre à la «Naissance de l’Action française»: il analyse avec finesse ce moment décisif où se concrétise la volonté de combattre l’anti-France. Entretien. 

 BibliObs. Y a-t-il une continuité entre l’Action française et les mouvements d’extrême droite actuels ?

Laurent Joly. Sur le plan des idées, des constructions doctrinales, indéniablement. Le succès du récent livre de Philippe de Villiers, chantre du souverainisme et du catholicisme traditionnel, est significatif par exemple: c’est Maurras qui, à la fin du XIXe siècle, a été le principal penseur de cette fusion entre nationalisme et principes contre-révolutionnaires, deux courants jusque-là largement divergents.

L’Action française a été le laboratoire de l’extrême droite catho-nationaliste qui existe aujourd’hui et telle que l’incarne Marion Maréchal-Le Pen au sein du Front national. Plus largement, Maurice Barrès et Charles Maurras, les deux pères intellectuels de l’Action française, ont théorisé un «nationalisme ethnique», selon le mot de l’époque, qui a inspiré toute la mouvance d’extrême droite jusqu’à nos jours et légitimé, dans l’opinion conservatrice, les théories xénophobes et antisémites, ainsi rendues acceptables par la prose raffinée et le prestige littéraire des intéressés.

C’est à Barrès que l’on doit l’invention du mythe du «grand remplacement» vers 1900, comme je le montre dans mon livre, avec des termes dont l’écho actuel est frappant. Et, plus de 100 ans avant Zemmour, Maurras faisait déjà le procès de l’individualisme, qu’il associait lui aussi à une supposée déliquescence de la société et de la République…

 

Qu’est ce qui fait que ce mouvement a connu un tel succès ?

Avatar de l’affaire Dreyfus, l’Action française a tiré parti de la montée des nationalismes, en France comme partout ailleurs en Europe, dans les années précédant la guerre 1914-1918. De fait, pendant le conflit, Maurras incarne, avec son quotidien «l’Action française», le nationalisme le plus pur. Il en va de même de Barrès. C’est à ce moment que tous deux deviennent des maîtres à penser pour de larges secteurs de l’opinion. Une grande partie de la jeunesse des années 20 est maurrassienne. Je donne l’exemple, au début de mon livre, du jeune Jacques Lacan, qui, en 1924, supplie Charles Maurras de lui donner une «direction intellectuelle»…

 

Donc, l’idéologie de l’Action Française a aussi été un effet de mode ?

Absolument. Disons qu’il était «tendance» d’être de droite avant la guerre de 40..... Il y a eu une mode intellectuelle. Cette mode a fini par passer, comme toutes les modes. Ce qui attirait chez Maurras était moins le principe royaliste qu’il défendait que le nationalisme dont il se faisait l’apôtre dans un langage, à la fois intellectuel et violent, qui séduisait la jeunesse étudiante.

Maurras avait une aura incroyable…

Oui, à l’instar, quasiment, d’un chef religieux. L’Action française, qu’il rejoint en 1899 et qu’il convertit au royalisme en 1901, ressemble à une secte. Maurras est un convertisseur professionnel, comme le sont les mentors du djihad actuels du type Olivier Corel, pour établir une comparaison contemporaine.

Quand on étudie le parcours des djihadistes, on voit bien qu’ils ne se radicalisent pas seulement grâce à internet, mais qu’il y a toujours un gourou quelque part qui joue un rôle clef. Maurras avait cette aptitude à amener à ses idées des intellectuels déclassés ou perdus en quête de certitudes, à les convaincre, en tête-à-tête, par un travail inlassable finissant par porter ses fruits, qu’ils avaient une mission à remplir, des ennemis à combattre, la France à sauver, etc. La dimension interpersonnelle est fondamentale pour expliquer les logiques de radicalisation politique. 

Propos recueillis par François Forestier

Naissance de l'Action française, par Laurent Joly

****

Marseille : Mélenchon demande la fermeture du local de l'Action française

Cible d'une possible attaque de la mouvance d'extrême droite, Jean-Luc Mélenchon demande la fermeture du local marseillais du groupuscule de l'Action française.

Jean-Luc Mélenchon, cité parmi les cibles possibles d'un projet d'attentat de l'ultradroite, a demandé mercredi la fermeture du local du groupuscule royaliste de l'Action française à Marseille, autour duquel des violences ont éclaté dans le week-end. Mardi, dix personnes gravitant dans la mouvance d'ultra-droite ont été arrêtées, dont certains autour de Marseille, pour "association de malfaiteurs terroriste", ciblant, selon les premiers éléments de l'enquête, migrants, mosquées et hommes politiques. Elles "étaient en lien" avec Logan N., un ancien militant de l'Action Française Provence.

"Idéologie antirépublicaine". "Cette grave nouvelle met en relief (...) le niveau de dangerosité et la détermination de ces groupuscules violents à l'idéologie antirépublicaine", a estimé dans un communiqué le député de La France insoumise de Marseille. Face à l'"urgence et la dangerosité" des membres de l'Action française, le leader de LFI a demandé "aux pouvoirs publics de réagir rapidement et fermement afin de faire fermer (leur) local et rétablir le climat d'apaisement" à Marseille.

Des incidents ont éclaté. Durant le week-end, des incidents avaient éclaté dans le quartier du centre-ville de la cité phocéenne, entre antifascistes et royalistes de l'Action française qui organisaient leur réunion de rentrée. "Depuis leur arrivée en 2014, le quotidien des habitants se dégrade continuellement jusqu'à devenir à présent dangereux", a estimé Jean-Luc Mélenchon, évoquant de multiples nuisances telles que des "menaces ou agressions physiques (...)" ou l'organisation de "filtrages dans la rue" et "contrôles d'identité" pratiqués par ses membres sur les passants.

 Organisation royaliste se réclamant de Charles Maurras, inspirateur des mouvements d'extrême-droite condamné après la guerre pour son soutien résolu au régime de Vichy, l'Action Française a été particulièrement active ces derniers mois à Aix-en-Provence et à Marseille. Ses militants, souvent jeunes, ont été impliqués dans plusieurs accrochages avec des militants de gauche dans le centre-ville de Marseille, ainsi que dans une empoignade devant un lycée lors d'une distribution de tracts, qui a laissé un lycéen blessé. Ils ont perturbé des réunions publiques de personnalités politiques locales, et une conférence universitaire sur le FN

***

*

Marseille Affrontements entre antifas et royalistes de l’Action française

 L’Action française Provence organisait samedi sa réunion de rentrée. Et les forces de l’ordre étaient présentes en nombre pour empêcher la venue d’antifascistes locaux. Quelque 150 personnes, drapeaux rouges au poing, ont échangé insultes et slogans hostiles avec les royalistes : «Louis XVI est mort», «Massilia antifascista !» La tension est montée quand les membres de l’Action française, casqués, ont balancé pétards et bouteilles sur les antifas sans réaction des forces de l’ordre. «Les personnes que vous protégez sont des fachos !» ont hurlé les protestataires, avant de se faire charger par les CRS. Au loin, les cris des royalistes : «On est chez nous !» Photo P. Gherdoussi

12/10/2017

L'EUROPE DE J.Luc MELENCHON n'est pas celle de MACRON, celle de DE GAULLE non plus

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12 PROPOSITIONS POUR L'EUROPE
À l'occasion de son discours sur l'avenir de l'Union européenne le 10 octobre à l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon a présenté ses 12 propositions pour l'Europe.

 

Marianne

2010

Perte de souveraineté : la France doit cesser sa passivité

 

Pour André Bellon, ancien président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale et président de l'association Pour une Constituante, et l'essayiste Raoul-Marc Jennar, il faut que "cesse enfin la passivité, voire la complaisance, de la France vis-à-vis de ces dérives quasi totalitaires de Bruxelles". "Le peuple français, fidèle à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, doit réaffirmer sa souveraineté, écrivent-ils, C’est le problème de tout le peuple et non de tel ou tel parti."

Au nom d’une construction européenne dogmatique, une entreprise de destruction de la démocratie est en marche depuis des années.

La volonté exprimée par les peuples français et néerlandais par les référendums de 2005 a été bafouée par la signature du traité de Lisbonne. Les promesses faites lors de la campagne électorale de 2012 ont été ignorées devant les diktats de Bruxelles et de Berlin.

 Pour sa part, le peuple français, fidèle à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, doit réaffirmer sa souveraineté. C’est le problème de tout le peuple et non de tel ou tel parti.

 

 Vie publique - au coeur du débat public

À qui appartient la souveraineté en France selon la Constitution ?

le 2 01 2014

La Constitution définit les principes fondamentaux de la souveraineté nationale dès son titre 1er, ce qui en souligne l’importance.

  • Elle dispose que « la Souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum » (art. 3). Elle pose le principe de la République comme étant le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » (art. 2).

La Constitution rappelle par ailleurs que la souveraineté est une et indivisible, puisqu’« aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice » (art. 3).

Cette conception de la souveraineté fondée sur l’unité et l’indivisibilité s’oppose à une organisation fédérale de l’État, qui fait coexister en son sein plusieurs entités souveraines.

  • Le vote est l’expression de la souveraineté. La Constitution prévoit que « le suffrage peut être direct ou indirect » et qu’il est « toujours universel, égal et secret » (art. 3).

 

Conférence de presse de Charles de Gaulle (5 septembre 1960)

Construire l'Europe, c'est-à-dire l'unir, c'est évidemment quelque chose d'essentiel.

Il est banal de le dire, pourquoi faudrait-il que ce grand foyer de la civilisation, de la

force de la raison, de la prospérité, étouffe sous sa propre cendre ?

Seulement, dans un pareil domaine, il faut procéder non pas suivant ses rêves,

mais d'après les réalités. Or, quelles sont les réalités de l'Europe ? Quels sont

les piliers sur lesquels on peut la bâtir ?

En vérité, ce sont des Etats qui sont, certes,

très différents les uns des autres, qui ont chacun son âme à soi, son Histoire à soi,

sa langue à soi, ses malheurs, ses gloires, ses ambitions à soi,

mais des Etats

qui sont les seules entités qui aient le droit d'ordonner et l'autorité pour agir.

Se figurer qu'on peut bâtir quelque chose qui soit efficace pour l'action et qui soit

approuvé par les peuples en dehors et au-dessus des Etats, c'est une chimère.

... Tant qu'il ne se passe rien de grave, ils fonctionnent sans beaucoup d'histoires,

mais dès qu'il apparaît une circonstance dramatique, un grand problème à résoudre,

on s'aperçoit à ce moment-là, que telle "Haute autorité" n'en a pas sur les diverses

catégories nationales et que seuls les Etats en ont...

 

 

LE MEDIA CITOYEN ! EXCELLENTE NOUVELLE !

Pluraliste, écologiste, humaniste et anti-raciste : créé par des membres de La France insoumise mais se voulant "indépendant" de tout parti politique, "Le Media" commence mercredi à vendre des "droits de propriété" pour avoir les moyens de se développer sans dépendre de grands intérêts financiers.

Créé à l'initiative de Sophia Chikirou, directrice de communication de la campagne de Jean-Luc Mélenchon mais qui n'a plus aucun contrat avec le mouvement politique, "Le Média", diffusé gratuitement sur internet, lancera sa première émission quotidienne, un journal de 20 heures, le 15 janvier, avant de s'étoffer, autant que faire se peut.  

D'ici là, ses concepteurs vont organiser sa structure juridique et financière. Première étape : la constitution d'une association loi de 1901, préalable à la création d'une coopérative. Les futurs propriétaires, sans limite de nombre, nommés les "socios", achèteront un "droit de propriété" à 5 euros et 500 au maximum, valables à vie et transmissibles, a expliqué Sophia Chikirou lors d'une conférence de presse. 

http://www.lexpress.fr/actualites/1/politique/lancement-du-media-citoyen-de-gauche-mais-pas-une-tele-melenchon_1951370.html

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La seule chose certaine, c'est que les porteurs du projet rejettent en bloc le financement d'un canal d'information par un groupe industriel, comme c'est le cas de la vaste majorité des médias aujourd'hui. La publicité non plus ne devrait pas être utilisée, du moins pas au début.

Leur modèle est plutôt à chercher du côté des coopératives biologiques qui émergent dans le secteur agricole. "Cette forme de coopérative, ou de Scop, me paraît la plus adaptée. L'idée forte, c'est que l'argent vienne du public." Chaque cotisant serait donc détenteur d'une part du Média, qui devra être gratuit pour être accessible au plus grand nombre. "Une folie de plus", s'amuse Gérard Miller. Si Sophia Chikirou évoque aussi une forme de "mécénat" possible pour des entreprises, ce sont sur ces dons que compte principalement reposer Le Média.

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"Ce n'est pas une télévision voulue par Jean-Luc Mélenchon, mais un média qui est voulu par plus de 30.000 signataires d'une pétition qui est sur Change.org". Mardi, au micro de Philippe Vandel, dans Village Médias, sur Europe 1, Aude Rossigneux, rédactrice en chef du "Média", une chaîne de télévision qui a pour ambition d'être un média alternatif, "éloigné du modèle économique et idéologique dominant", a assuré qu'il ne s'agissait pas de "servir la soupe" à Jean-Luc Mélenchon. La création de ce média est soutenue par des proches du leader de la France insoumise ainsi que par Eva Joly ou encore Philippe Poutou. "Moi je ne suis pas militante de la France insoumise. Je ne cache pas mes convictions, je suis de gauche et le manifeste pour un média citoyen définit clairement des valeurs de gauche et progressiste mais je ne suis pas encartée", souligne la journaliste.

"Sortir de la dictature de l'urgence". Quotidiennement, "Le média" diffusera son journal à 20h. "On va reprendre un certain nombre des codes télévisuels", assure Aude Rossigneux. "On n'a pas la prétention de faire un journal avec les moyens des grandes chaînes. On fera un journal quotidien avec l'info du jour et certains sujets que l'on choisira de développer en sortant si possible de la dictature de l'urgence", étaye-telle assurant qu'une place sera également faite à la météo.

"On peut être de gauche et vouloir savoir comment on va s'habiller demain matin", s'amuse la journaliste qui précise que c'est elle qui sera à la présentation du journal.

Le média s'appuiera également sur des collaborations citoyennes et sera coopératif. Avec une gouvernance qui impliquera ses sociétaires, ses salariés et bénéficiaires, précise une tribune publiée dans Le Monde qui appelle à la création de ce nouveau média. 

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Plusieurs personnalités politiques et de la société civile ont donc signé ce manifeste qui commence par cette phrase : "Quand l’information et la culture sont trop souvent traitées comme des marchandises, quel rôle les citoyen·ne·s peuvent-ils encore jouer pour faire vivre le pluralisme et le débat ?" Bonne question !

Parmi les personnalités politiques (dont certaines sont membres de la France Insoumise) soutenant ce projet, on retrouve notamment Philippe Poutou, François Ruffin, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon, Noël Mamère, Pierre Joxe, Eva Joly, Aurélie Filippetti, Adrien Quatennens ou encore Marie-Georges Buffet. 

 En 2015, Laurent Mauduit (journaliste et cofondateur de Mediapart) a publié son livre Main basse sur l’information! pour dénoncer "l’état de servitude dans lequel sont placés la presse et tous les grands médias d’information, radios et télévisions". Le journaliste de Mediapart explique dans son livre que "tout concourt, y compris la puissance publique, à ce que le système de l’information soit en France totalement – ou presque – verrouillé par quelques grandes fortunes. La presse dans toutes ses composantes : la presse écrite comme la presse audiovisuelle…".

 En 2016, Le Monde Diplomatique et Acrimed ont publié une carte du paysage médiatique français. 

Capture JOURNAUX.JPG

Comme le souligne Télérama (Groupe Le Monde), cette infographie permet de constater que "la plupart – voire la totalité – des titres de la presse française sont aux mains de grands industriels, plus ou moins proches du pouvoir."

Aude Lancelin soutient d'ailleurs le nouveau média citoyen, tout comme la journaliste Cécile Amar, sanctionnée cette année par L’Obs pour avoir écrit un livre d’entretien avec Jean-Luc Mélenchon.

 

Dans son dernier rapport, Reporters sans Frontières place la France en 39ème position (sur 180) de son Classement mondial de la liberté de la presse 2017. Avec comme explications pour la France :

"Si la presse est globalement libre et plutôt bien protégée par la loi, le paysage médiatique français est largement constitué de groupes dont les propriétaires ont d’autres intérêts que leur attachement au journalisme. Cette situation entraîne des conflits qui font peser une menace sur l'indépendance éditoriale, et même sur la situation économique des médias." 

Il est donc évident que la situation du paysage médiatique français n'est pas réjouissante...

 https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-favier/blog/300917/pour-un-nouveau-media-citoyen

 

 

Une information indépendante des puissances financières

Le constat est simple et effrayant: 9 milliardaires possèdent 90% des médias en France. Et parmi eux, les plus importants. Au-delà du problème éthique ou moral que cette situation pose, il s'agit d'une véritable anomalie dans le système démocratique. Comment imaginer que TF1, chaîne de télévision privée appartenant à Martin Bouygues, accepte la diffusion d'un documentaire à charge sur l'entreprise Bouygues Télécom? Tout le problème de l'information fournie par des fonds privés réside dans les conflits d'intérêt qui peuvent se poser. Il est évident que les citoyens reçoivent une information orientée, et que les lignes éditoriales des médias, si elles ne sont pas dictées par leurs propriétaires, sont au moins sous pression. C'est pourtant cette information qui leur permet de comprendre les enjeux et de cerner les problématiques du monde dans lequel ils vivent.

Le Media, en se voulant indépendant des grandes puissances financières, conservera sa neutralité vis-à-vis des enjeux financiers ou politiques liés au monde du business. De cette façon, son équipe n'aura pas à craindre de représailles, et pourrait être en capacité de creuser d'avantage certains sujets.

En adoptant un modèle coopératif, Le Media donne sa gouvernance à ceux qui le font. Une indépendance affirmée, donc, qui présente également un autre avantage. En s'appuyant sur un modèle participatif renforcé par un réseau de correspondants venus d'ONG, le projet s'offre l'opportunité de donner la parole plus largement qu'aujourd'hui, et donc d'être plus représentatif de la société dans son ensemble. Un point essentiel, lorsqu'on connaît la défiance des Français vis-à-vis du monde médiatique, souvent accusé d'être déconnecté de la réalité.

De plus, Le Media annonce vouloir faire face à la tyrannie de l'urgence, de l'info instantanée et du buzz permanent, en recherchant des sujets de fonds, plus complets et plus creusés. A l'heure où les critiques contre les chaînes d'actualité continue se font de plus en plus entendre et où l'information est traitée comme un produit de grande consommation, cette stratégie assumée de contre-pied pourrait s'avérer payante. Par exemple, Le Monde Diplomatique a pris cette voie depuis plusieurs années maintenant. Résultat: le nombre de ses abonnés est en augmentation constante.

Enfin, avec une diffusion gratuite prévue sur internet, Le Media s'empare des outils numériques, s'inscrivant donc dans la pratique actuelle de l'information. En effet, alors que le nombre de journaux imprimés ne cesse de chuter, l'utilisation croissante des tablettes et des smartphones fait du numérique et du digital l'avenir de la diffusion de l'information. Le Media semble l'avoir bien compris.

La rédactrice en chef, Aude Rossigneux, a répondu dans le JDD aux critiques accusant Le Média d'être l'outil de Jean-Luc Mélenchon. Réfutant ce point, elle affirme avoir pour objectif d' "être le média d'un courant de pensée, un média de gauche". Engagé mais pas partisan, donc: une nuance importante.

Nouvel outil au service de l'information et du débat citoyen en France, Le Media est une excellente nouvelle dans le paysage médiatique français.

 

Pour information, les journalistes Philippe Pujol (prix Albert-Londres du grand reportage de presse écrite en 2014) et Edouard Perrin (Journaliste pour l'émission "Cash Investigation" à l'origine des révélations dans l'affaire LuxLeaks ) ont aussi signé le manifeste.

Un journal sera diffusé à partir de mi-janvier comme l'explique Aude Rossigneux, la rédactrice en chef de Le Média au Journal du Dimanche (propriété de Lagardère Active, du Groupe Lagardère). Elle explique aussi qu'elle espère s'adresser "à la gauche humaniste, antiraciste, féministe et écologiste dans son ensemble."

Précision sur le journal quotidien : Sophia Chikirou (en charge de la communication de la France Insoumise) a expliqué sur le plateau d'Arrêt sur Images que "ce ne sera pas un JT de 20h. Il faut bâtir autre chose".

Alors, pour un nouveau média citoyen ? Oui. J'ai signé la pétition et je participerai à la campagne de souscription qui débutera le mercredi 11 octobre 2017 prochain. Et je resterai évidement abonné à Mediapart, Arrêt sur Images, Les Jours, La-bas si j'y suis, Hors-Série et Next INpact car il faut non seulement soutenir les médias indépendants mais également diversifier les sources d'informations... 

 http://www.huffingtonpost.fr/bastien-parisot/pourquoi-la-creation-d-un-nouveau-media-citoyen-est-une-bonne-nouvelle_a_23228842/

 

Si l'idée de ce nouveau média citoyen s'est imposée, ce n'est pas pour remplacer les médias traditionnels, mais pour offrir une alternative."

"Je ne pense pas du tout que les médias nous mentent. Je pense qu'ils n'ont pas la possibilité d'être honnêtes avec eux-même. La plupart des journalistes sont parfois bridés par les endroits où ils travaillent", ajoute-t-elle tout en se défendant de vouloir "dégager" les médias. Aude Rossigneux

 

 

SYMBOLES DE L'EUROPE..déclaration 52 du Traité de Lisbonne - De quoi parle-t-on ?

Si le drapeau tricolore est le symbole de la République et de la France, J.Luc MELENCHON a fait remarquer que le drapeau européen est un symbole marial (Propre à la Vierge Marie, au culte qui lui est rendu).
 
 "C'est la République française ici, pas la Vierge Marie", avait-il ajouté, en référence au créateur du drapeau européen, Arsène Heitz, qui avait dit avoir puisé l'inspiration dans des représentations de la Vierge Marie.
 
 
IL NE L'A PAS INVENTE 
Arsène Heitez, créateur du drapeau européen, aimait raconter son exploit : avoir dessiné le Drapeau de l’Europe et en avoir fait le Drapeau de la Sainte Vierge !“C’est à moi qu’on a demandé de dessiner le Drapeau de l’Europe. J’ai eu subitement l’idée d’y mettre les douze étoiles de la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac , sur fond bleu, couleur de la Sainte Vierge. Et mon projet fut adopté à l’unanimité, le 8 décembre 1955, fête de l’Immaculée Conception.”

En 1989, on a trouvé dans une revue catholique confidentielle Magnificat la confession d’Arsène Heitz, qui se disait très fier que le drapeau de l’Europe soit celui de Notre-Dame. Récemment, sa veuve a confirmé l’histoire et justifié la discrétion de son mari : "Il fallait garder le secret, car il n’y a pas que la religion catholique en Europe ". Sans compter tous les athées qui auraient fait retoquer son projet, à commencer par la France état laïque par nature. 

 
 
 
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Paris (AFP) - Le chef de file des députés Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a affirmé mercredi qu'Emmanuel Macron n'avait "pas le droit" d'imposer le drapeau européen à la France, arguant notamment que c'est un emblème "confessionnel".
 
Après la proposition controversée des Insoumis de supprimer le drapeau européen de l'hémicycle pour le remplacer par celui de l'ONU, Emmanuel Macron a annoncé mardi qu'il allait officiellement reconnaître le drapeau bleu et or lors d'un sommet de l'Union européenne, la semaine prochaine, afin qu'il ne puisse plus être "enlevé de l'hémicycle".
 
L'annonce par Emmanuel Macron de la reconnaissance du drapeau européen a suscité des réactions d'opposants à l'Union européenne à gauche comme à droite.
 
"Monsieur le président vous n'avez pas le droit d'imposer à la France un emblème européen confessionnel. Il n'est pas le sien et la France a voté contre son adoption sans ambiguïté", écrit M. Mélenchon, ancien eurodéputé, dans un communiqué.
 
 
Le traité de Lisbonne de 2009 a abandonné toute référence
aux symboles de l’Union européenne.
 
POUR MACRON ... Il s'agit en fait de signer la Déclaration 52 du Traité de Lisbonne
Au travers de la Déclaration 52 (relative aux symboles de l’Union européenne) 16 Etats, dont ne fait pas partie la France, reconnaissent le drapeau, l’hymne, la devise, l’Euro et le 9 mai comme symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union Européenne.
 
L’article I-8 du traité établissant une Constitution pour l’Europe était consacré aux symboles de l’Union européenne. Suite à l’échec des référendums français et néerlandais, et pour ne pas laisser sous-entendre que l’Union Européenne puisse être considérée comme un Etat au-dessus des Etats, le traité de Lisbonne de 2009 a abandonné toute référence aux symboles de l’Union européenne.

La formule, dont l'esprit était présent dans le Traité pour la Constitution européenne, rejetée en 2005, avait été reprise en annexe du Traité de Lisbonne et signée par 16 États membres, mais jusqu'alors pas par la France.
 
Pour M. Mélenchon, cette déclaration "ne peut être signée" par le chef de l'Etat "sans vote ni accord du Parlement français". "La Constitution et le simple souci de la démocratie, autant que l'attachement à la plus simple exigence laïque ne le permettent pas", écrit le député des Bouches-du-Rhône.

Le drapeau européen a fait son entrée pour la première fois dans l'hémicycle en 2008 à l'occasion de la présidence française de l'Union européenne, alors que l'Assemblée nationale était présidée par l'UMP Bernard Accoyer.

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Rappel de l'Histoire

du REFERENDUM sur la Constitution Européenne

Le référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe eut lieu le 29 mai 2005. À la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe ? », le « non » recueille 54,68 % des suffrages exprimés.

Le résultat surprend les commentateurs politiques, alors que les partisans du « oui » avaient bénéficié de 71 % du temps d’antenne dans les médias télévisés.

 M. Hollande a appelé au rassemblement de la gauche, "qui a voté oui et qui a voté non" derrière "un projet crédible et mobilisateur" pour 2007. "C'est aux socialistes français d'être là pour leur pays, pour lui donner une perspective, un sens, une direction, un espoir, et pour la gauche, de la faire gagner sur un projet qui devra être crédible, mobilisateur et sincère", a-t-il poursuivi.
 
"L'Union européenne va continuer à fonctionner sur les bases des traités actuels", a dit le président Jacques Chirac, peu après l'annonce des premières estimations. Il a assuré qu'il entendait défendre les intérêts de la France au sein des instances européennes "en tenant compte du message des Françaises et des Français".
 
Selon les résultats définitifs fournis par le ministère de l'intérieur, le non au référendum sur la Constitution européenne obtient 54,87 % des voix, contre 45,13 % pour le oui. L'abstention s'élève à 30,26 %.
 
 
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Rappel de l'Histoire
du TRAITE DE LISBONNE
 
La question posée en 2005 au peuple français était celle de l'adoption du Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Malgré que le NON ait été le grand gagnant du référendum, le gouvernement Sarkozy, par un 'coup d'Etat', participa à l'adoption du Traité de Lisbonne en 2008, lequel reprenait la très grande majorité des dispositions du traité européen abandonné en 2005.
 

 
Deux ans après l'ouverture de la période de réflexion lancée à la suite des "non" français et néerlandais au référendum sur le traité constitutionnel en 2005, l'idée d'un traité simplifié est apparue comme la solution pour sortir du blocage institutionnel.
 
 C'est ainsi qu'un projet de traité constitutionnel a été adopté en 2004.
 
Les Etats ont ensuite procédé tour à tour à la ratification du texte par voie parlementaire ou en Irlande par référendum. Le 14 février 2008, la France est devenue le 5e pays à avoir ratifié le nouveau traité avec la publication de la loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne.
 
Ainsi, le traité de Lisbonne a pu entrer en vigueur le 1er décembre 2009.
 
Le traité de Lisbonne régit actuellement le fonctionnement de l'Union européenne. Adopté en 2009 après le rejet du traité établissant une constitution pour l'Europe (TECE), il adapte en profondeur les règles des anciens traités pour permettre une meilleure coordination à 27 Etats membres (aujourd'hui 28).
 
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Les apports institutionnels du traité de Lisbonne
 
 
 
Le nouveau traité met en place plusieurs réformes institutionnelles essentielles parmi lesquelles
 
A la différence du traité constitutionnel, les symboles de l'UE, tels que le drapeau, l'hymne et la devise, ne figurent plus dans le nouveau texte.
 
La possibilité d'initiative citoyenne : les citoyens européens acquièrent le droit d'inviter la Commission européenne, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée au Parlement européen et au Conseil de l'Union européenne.
 
Il est nécessaire de recueillir l’approbation d’un million de citoyens de l’Union, ressortissants d’un nombre significatif d’Etats membres. Il faut également que l’acte juridique demandé soit "nécessaire aux fins de l’application des traités".
 
Le traité de Lisbonne a été modifié en 2012 pour s'adapter aux changements issus de la crise des dettes publiques au sein de la zone euro.
 
 
 
Extrait de l'Hymne Européen
ODE A LA JOIE
à connotation religieuse pour l'Europe
 
... Heureux,
tels les soleils qui volent
Dans le plan resplendissant des cieux,
Parcourez, frères, votre course,
Joyeux comme un héros volant à la victoire!

Qu'ils s'enlacent tous les êtres !
Ce baiser au monde entier !
Frères, au-dessus de la tente céleste
Doit régner un tendre père.
Vous prosternez-vous millions d’êtres ?
Pressens-tu ce créateur, Monde ?
Cherche-le au-dessus de la tente céleste,
Au-delà des étoiles il demeure nécessairement. 
 
 
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