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04/05/2017

LE DOUBLE DISCOURS DU F.N

Le Pen, non !

 

Malgré les efforts de Marine Le Pen pour apparaître comme la candidate des classes populaires, les élus Front national votent systématiquement les textes les plus libéraux.

Longtemps, le FN n’a pas eu l’oreille du patronat. Laurence Parisot, alors présidente du Medef, s’était même fendue d’un pamphlet contre le parti d’extrême droite en 2011. Jusqu’en 2015, le syndicat patronal affichait généralement une défiance contre les velléités « protectionnistes » hostiles à l’Union européenne du FN, dont le programme ressemblait, selon les patrons, « à celui de l’extrême gauche ». Les choses ont peu à peu changé – tout comme les sondages d’ailleurs –, et Pierre Gattaz a récemment rompu avec cette ancienne position. Il a ainsi exprimé, à la mi-janvier, sa « volonté de traiter le FN comme les autres partis à l’occasion de la présidentielle », en invitant la candidate FN à venir s’exprimer devant les principales fédérations du Medef. Déjà, l’an dernier, lors des élections régionales, Wallerand de Saint-Just avait été reçu, au même titre que Claude Bartolone (PS) et Valérie Pécresse (LR), têtes de liste en Île-de-France. Le trésorier du FN n’avait pas caché sa satisfaction : « Ils disent des méchancetés sur nous lorsqu’ils sont seuls à la télévision, mais ce sont des gens bien élevés par ailleurs. »
 
À croire que le Medef a décidé d’être prudent – et de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier électoral… Il est vrai que, si le FN, dans ses efforts de « dédiabolisation », tente de se faire passer pour un parti défendant les classes populaires, ses élus ne cessent d’approuver ou de proposer des mesures des plus libérales. Ce qui est d’ailleurs de longue tradition pour l’extrême droite dans l’histoire. Le FN de Jean-Marie Le Pen, dans les années 1980 et 1990, ne cachait pas ses positions en faveur d’une économie de marché dérégulée. Plus récemment, lorsque la loi travail était examinée au palais du Luxembourg, les deux sénateurs FN David Rachline et Stéphane Ravier ont déposé des amendements aggravant le texte, destinés à mieux contourner les organisations syndicales, avant de les retirer promptement pour ne pas écorner l’image du parti vis-à-vis du monde du travail. Mais ce sont surtout les eurodéputés FN qui révèlent le caractère néolibéral du parti, avec des votes qui en disent long sur la politique économique qu’il mettrait en œuvre s’il arrivait au pouvoir. Comme pour la loi travail, les eurodéputés FN ont voté contre tous les amendements visant à renforcer le pouvoir des salariés et de leurs représentants face aux restructurations et aux licenciements boursiers. De même, comme le souligne Pervenche Berès, députée socialiste à Strasbourg, dans un petit livre sur l’action des eurodéputés FN [2], en matière de défense des droits des travailleuses, « ils ont voté contre les huit rapports présentés au Parlement européen depuis 2014 visant à renforcer les droits des femmes. Ils se sont opposés au congé maternité harmonisé à 20 semaines partout en Europe et rémunéré à 100 % ; ils sont contre un salaire égal entre les femmes et les hommes à compétences égales ».
L’eurodéputé FN Dominique Martin avait alors défendu en séance « la liberté des femmes de ne pas travailler » et de « s’occuper de leur foyer »…

Il reste 35% de l'article à lire.

 

"Les Français, et tous les habitants de notre pays, ne méritaient vraiment pas cette désespérante partie de catch.

"
Ce sont bien les électeurs du 1er tour qui les ont qualifiés (de justesse il est vrai). Assez du cirque électoral de la 5eme république, citoyens réveillez vous, indignez vous, in- soumettez vous, nous le pouvons.


  • UN DEBAT EXTREMEMENT MEDIOCRE

    Capture politis.JPG

    Un débat extrêmement médiocre

    Le duel télévisé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, n’aura été de bout en bout qu’un pugilat consternant, ignorant les enjeux essentiels de cette élection présidentielle.

     

    Notre démocratie méritait-elle cette confrontation décousue, pauvre en propositions et en projets mais riche en attaques ad hominem et noms d’oiseaux ? Tout au long des 2h30 de ce « débat », si tant est que l’on puisse l’appeler ainsi, les électeurs ont assisté à une dispute de bas niveau dans laquelle aucun des protagonistes n’aura véritablement exposé son projet. Marine Le Pen parce que son principal objectif, manifeste dès les premières secondes, était de parler de son adversaire ramené à ses fonctions passées de « conseiller » et de « ministre de François Hollande », ce qui lui permettait d’attaquer ce qu’elle a présenté comme son « bilan » et de le qualifier à plusieurs reprises de « socialiste ». Emmanuel Macron parce que les attaques ad hominem de son interlocutrice lui ont épargné de rentrer dans le détail de son programme et d’en justifier les options puisqu’il lui suffisait de constater que celle-ci ne « propose rien ».

    Que pouvons-nous donc retenir de ce match arbitré par des journalistes inexistants ? Quelques petites phrases concoctées pour de piètres effets de manche. On a ainsi vu Emmanuel Macron se présenter en candidat de « l’esprit de conquête » face à la représentante de « l’esprit de défaite ». Marine Le Pen revendiquer être « la candidate du pouvoir d’achat » contre « le candidat du pouvoir d’acheter ». On a également appris que le premier, interpellé sur la disparition de la protection de la santé dans l’entreprise, n’était « pas d’accord avec certains points » de la loi El Khomri. Que la seconde devait prendre autant de libertés avec le code de la route qu’avec les juges pour se plaindre de la sévérité gendarmesque qui, à ses dires, prendrait les automobilistes pour des « vaches à lait ».

    Jouant constamment la mouche du coche, Marine Le Pen a multiplié ce que son adversaire, plus au fait des dossiers, n'a eu aucun mal à qualifier de « grosses bêtises » et de « mensonges ». Mais Emmanuel Macron a aussi fait preuve d’approximations sur la loi Dati, que la présidente du FN confond avec la loi Taubira ; ou sur le chômage qui contrairement à ses dires n’étaient pas plus important dans les années 1990, et n'est pas plus faible dans tous les autres pays de l’Union européenne.

    Plus préoccupant : plusieurs sujets essentiels n’auront pas même été effleurés. Pas un mot sur le réchauffement climatique, la destruction de l’écosystème et les politiques nécessaires pour y répondre. Pas plus sur l’accroissement des inégalités et de la pauvreté, et ce qu’il conviendrait de faire pour y remédier.

    La nullité de Marine Le Pen, éclatante dans ce débat, y compris sur l’Europe où Julien Rochedy, ancien directeur du FNJ, l’a jugée « catastrophique », était sans doute ce qui convenait pour mettre en valeur Emmanuel Macron, le candidat prisé des milieux d’affaires, de l’éditocratie et des vieilles gloires du PS. N’empêche, si aucun de ces deux candidats résiduels ne sort véritablement gagnant de ce pugilat, les perdants, eux, sont connus. Les Français, et tous les habitants de notre pays, ne méritaient vraiment pas cette désespérante partie de catch.


    02/05/2017

    Panique à bord ! Haro sur Mélenchon

    Capture MEDIAPART.JPG

    Ca y est ! Le système oligarchique soutenu par les médias et les chiens de garde journalistes repartent à l'attaque de JLM et de la France Insoumise.

    En effet, après la claque pour le système des presque 20% réalisés par JLM au premier tour de la présidentielle, et ce malgré une campagne de désinformation et d'attaques personnelles méprisables, les petits seigneurs repartent en croisade . 

    Ils ont eu très chaud, car leurs petits calculs ont failli capoter, et le second tour Macron / Le Pen ne pas arriver.  

    Le score réalisé par la France Insoumise pourrait lui garantir d'avoir un candidat au second tour des législatives dans 78% des circonscriptions, et cela serait également une menace pour la mise en place de la politique antisociale de Macron au cas où il serait élu président. Je dis bien au cas où car il mène depuis le dimanche du 1er tour une campagne en dessous de tout, voulant faire du vote anti FN un vote d'adhésion à son programme, et s'en prenant plus au refus de JLM de donner des directives de vote aux 7 millions des électeurs de la France Insoumise qu'à MLP. Il veut rendre JLM responsable du résultat du vote , afin de le mettre en mauvaise posture face à ses électeurs pour les législatives. Tous les journaleux et chroniqueurs s'offusquent du "silence" de JLM, quelle schizophrénie ! Ils ont passé une bonne partie de la campagne à traiter JLM de dictateur autocrate, et aujourd'hui ils lui reprochent exactement l'inverse ! Eh oui, tout cela parce que ces grands analystes n'ont pas vu venir le score de la France Insoumise ... Je le vis en direct, l'équipe de Ruquier est en train de tirer à boulets rouges sur lui en le traitant de petit dictateur de carton pâte.
    Eh oui, ça y est, le grand responsable de la situation est tout désigné, alors que le travail des insoumis sur le terrain a fait baisser le score du FN .

    Mais la question à se poser est : pourquoi insiste t on tellement pour que JLM s'exprime, qu'il dise "votez Macron" alors que ça va à l'opposé de ce pour quoi nous nous sommes tous battus sur le terrain pendant des  mois ? Ils croient quoi tous donneurs de leçon au chaud dans leurs appartements parisiens  ? Les insoumis ne sont pas des crétins décervelés face à leur gourou comme on a pu nous le reprocher si souvent, nous avons notre libre arbitre et notre vote n'appartient à personne d'autre que nous.

    Et pourtant, pourtant JLM a été clair, et dire qu'il se mure dans son silence de mauvais perdant est un mensonge, un mensonge parmi tant d'autres que l'on profère afin de le salir et tenter de détourner les électeurs de la France Insoumise; oui il a été clair en disant "Pas une voix au FN".

    Oui, JLM a toujours combattu le racisme et la xénophobie, JLM est allé combattre MLP sur ses terres à Hénin-Beaumont; JLM a dénoncé pendant toute la campagne présidentielle le programme du FN pendant que ceux qui le fustigent aujourd'hui, merdias du système, montaient le scénario dont je parlais dans mon article précédent , une finale MACRON/MLP en dédiabolisant et banalisant le FN tous les jours, en recevant ses représentants comme des politiques normaux, faisant abstraction de l'ADN de ce qu'est ce parti et aujourd'hui jouent les vierges effarouchées et crient au sursaut républicain, s'interrogeant hypocritement sur les raisons de sa présence en finale !

    Mais le pire dans tout cela, c'est que le système se focalise à nouveau sur celui qui peut l'abattre , car même si nous avons échoué aux portes du second tour, il nous reste les législatives, et maintenant qu'ils ont senti le vent du boulet, ils vont s'acharner sur la France Insoumise, plutôt que sur le FN. 

    Personne ne s'offusque du "check" complice entre Ruth Elkrief et Macron avant le meeting d'Arras, mettant au grand jour la connivence de BFM et Macron, et par delà celle de ce système d'entre soit de petits féodaux méprisants le bas peuple, se jouant de ses difficultés et lui faisant croire qu'ils travaillent pour lui.  cliquez ici pour la video

    La France Insoumise a lancé une consultation auprès de ses 470.000 soutiens afin de les aider à prendre une décision avec trois choix clair : Macron / Blanc / Abstention et donc pas d'option Le Pen, ça parait pourtant clair !

    Mais non, les chiens de garde exigent que la FI demande à ses électeurs de voter Macron. Mais de quel droit ferait elle cela ? quel sens a cette requête ? de même quel sens y a t il dans ces déclarations des hommes politiques à dire qu'ils vont voter Macron ? sont ils des exemples et des parangons de vertue ? Valls appelle à voter Macron, la bonne blague ! Hollande ? encore plus drôle: et puis quoi, nous sommes en démocratie non ? chacun vote pour qui il veut voir même ne va pas voter car le vote n'est pas obligatoire ... 

    Et puis il y a Macron lui même , qui le  soir du premier tour va fêter cela comme s'il avait déjà gagné le second, il fait un discours où il ne cite même pas le FN ou MLP mais remercie Brigitte tellement il est sûr de l'issue qu'on lui a prédit.

    Et puis il continue en s'acharnant sur JLM encore et encore. Mais le plus drôle c'est que plus ce système nous insulte plus nous engrangeons des soutiens; en effet nous sommes passés de 470.000 au soir du 1er tour à plus de 500.000 une semaine après. Donc on voit bien que cette stratégie est contre productive pour Macron et le système qui le soutient, car plus ils nous attaquent plus ils nous renforcent, car les citoyens ont bien compris la supercherie de la manoeuvre.

    Macron est tellement persuadé de sa victoire qu'il s'en prend aussi un peu au PS et LR en sous entendant que leur appel au vote ne valait pas ralliement ni programme ou gouvernement commun, mais que ce serait un vote d'adhésion à sa personne et son programme ...


    Mais de cela on parle moins, car l'ennemi plus dangereux encore que le FN pour le système reste JLM.

    On publie même des sondages où l'on montre que le taux d'abstention augmenterait au sein des Insoumis, alors qu'il en est de même pour le PS par exemple, mais les commentateurs ne parlent évidemment que de la FI. Et ceci uniquement parce que le système est en panique, car tel le Dr Frankestein, il a perdu le contrôle de son monstre, la marionnette a pris son indépendance, le FN peut gagner cette élection ... Alors il faut trouver un responsable, et c'est encore mieux si ce faux responsable est un danger pour le vieux système moisi et vermoulu, pourri de l'intérieur mais qui cherche à tout prix à se maintenir. 

     

    c-nbpuixsaerlzq

     

    Mais malgré tout cela nous tenons bon, nous continuons nous notre combat sur le terrain contre les idées du FN et nous comptons bien avoir une bonne représentation à l'assemblée nationale, pour faire barrage à la politique de Macron . 

    Alors nous avons bien compris que la bataille des législatives allait être puante et dans le caniveau, mais la dynamique de ralliement que nous vivons et les messages d'encouragement que nous recevons nous motivent encore plus, tout comme les attaques que nous continuerons à subir nous prouvent que nous sommes dans le vrai et que les citoyens attendent le renouveau que nous leur proposons au sein de l'Avenir en Commun, et comme nous n'avons pas pu l'imposer à la présidentielle, nous commencerons après les législatives avec un groupe parlementaire, puis aux municipales et en 2022 ...

    RESISTANCE camarades, et ne vous laissez pas impressionner.

    Pour finir, comme il n'est pire sourd que celui qui ne veut entendre, je vous donne le lien vers l'intervention de JLM sur sa chaîne YouTube où il explique sa position, car les médias n'ont pas fait l'effort de la regarder uo s'ils l'ont fait , n'en ont pas rapporté la vérité ... #RDLS26

    Insoumicalement.

    https://blogs.mediapart.fr/selimbouchareb/blog/290417/panique-bord-haro-sur-melenchon

     

    01/05/2017

    MACRON : Ils ont choisi un certain profil psychologique et physique.. Présentable, malléable et sous influence

    Rama Yade, pour sa part, n'avait pas compris durant la campagne que les défauts qu'elle pointait chez Macron (son inexpérience, ses contradictions, son vide, voire sa santé mentale) étaient en fait ses principaux atouts...

     

    En effet, dans un article qui circule pas mal sur divers forums, "2017, le coup d'État", on nous explique, très longuement, que Macron "a été porté au cœur de l’appareil d’État par des apparatchiks européistes et atlantistes" ; et, pour parvenir à leurs fins, ils auraient ciblé un certain profil psychologique et physique  : "Il faut qu’il soit présentable, malléable et qu’il reste sous influence. Une forte personnalité aurait été contre productive et impossible à gérer." Macron correspond en tout point :

    "La description psychologique qu’en font ses proches correspond exactement à l’objectif de ses traitants. Ce qui prouve, s’il en est encore nécessaire, que Macron est un personnage créé de toute pièce pour servir des intérêts puissants. Cette personnalité ne pouvait pas habiter un physique ingrat. Dents blanches, bien coiffé, « tête de premier de la classe » dirait Coluche, costumes de bonne facture, séducteur et charmeur, Macron est l’image même du quarantenaire qui a réussi. Il a sa « Rolex » au poignet."

    Selon cet article, c'est François Hollande et son homme de confiance, Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, qui seraient à l’origine du projet "qu’il faut bien définir comme un véritable coup d’État" :

    "Ils font, assez tôt, le constat qui s’impose : il faut à tout prix poursuivre la politique économique engagée depuis plus de 5 ans et continuer l’intégration du pays dans l’Europe et dans l’économie mondiale. Mais ni François Hollande, ni Manuel Valls ne sont en capacité de le faire. Ils sont, l’un et l’autre, rejetés par l’opinion publique. Pour eux, ils agissent dans l’intérêt du pays et c’est dans l’intérêt du pays qu’ils doivent s’effacer pour pérenniser « l’œuvre » qu’ils ont entreprise.

    La solution, c’est Jouyet qui l’a dans sa manche depuis un certain temps : c’est Emmanuel Macron ! (...)

    Jeune et avenant, une tête bien faite, cursus parfait, bien conditionné sous la férule de Jouyet et d’Attali, faisant consensus chez les patrons des multinationales et de la finance mondiale, adoubé par les américains, les anglais et les allemands, inculte politiquement et donc facilement contrôlable, un tantinet imbu de sa personne, il est le candidat idéal pour ce coup de force. Sa feuille de route est rédigée : appliquer une politique européenne libérale et atlantiste en matérialisant une alliance gauche/droite, poursuivre la politique économique engagée et l’inscrire durablement dans l’avenir du pays en créant un grand parti démocrate et « progressiste », à l’issue des élections. (...)

    Jouyet met Macron sur les rails très vite afin d’éviter qu’il ne soit contraint de se présenter à la primaire de la gauche. Il lui conseille de créer un mouvement plutôt qu’un parti car « compte tenu de l’ambiance, c’est préférable »…

    Et Valls ?

    (...) Sa mission est alors de représenter le courant libéral à la primaire de la gauche. Pourquoi ? Simplement pour calmer les libéraux du parti et éviter qu’on fasse pression sur Macron pour qu’il participe à la compétition. Car si ce dernier se présentait à la primaire, il serait battu et anéantirait, du même coup, les chances de réussite du projet. (...)

    Hollande et son ami sont parfaitement informés de l’état d’esprit de la majorité des militants socialistes, et du désamour profond qu’il règne à l’égard de la politique gouvernementale. Ils sont quasiment certains du résultat de la primaire et de l’éviction de Valls. Mais, dans le doute, ils vont miser sur Hamon. (...) Hamon est celui qui cristallise l’aile gauche du PS et qui peut empêcher le « populisme » (cf. les objectifs de la NED) de gauche de progresser en le divisant. En langage clair : il s’agit de contenir Mélenchon dans son pré carré.

    Comme prévu, c’est ce qui va se passer.

    Hamon est élu candidat. Les soutiens de Valls rejoignent, officiellement ou pas, un à un, le camp Macron et Valls lui même ne tardera pas. Le PS sera réduit à sa plus simple expression et ne servira, à l’avenir, qu’à entretenir la division parmi les tenants de la gauche de transformation sociale, laissant ainsi le champ libre aux centristes pour mener à bien leurs desseins.

    Le scénario à gauche et au centre est donc réglé. Il faut maintenant s’occuper des conservateurs.

    La primaire de droite est incertaine. Une confrontation Sarkozy/Juppé est pour Hollande et Jouyet du pain béni. Il y a des arguments pour les discréditer aux yeux de l’opinion publique. (...) Mais le destin leur sourira. C’est Fillon qui sort vainqueur. Il suffit de lui porter l’estocade. Une « bonne âme » téléphone au Canard Enchainé. On connaît la suite. (...)

    L’affaire est réglée. Les conservateurs sont hors champs.

     

    Reste l’extrême droite. Rien de plus simple. Depuis Mitterrand, les socialistes savent s’en servir. Il faut tout faire pour que Marine Le Pen atteigne des sommets. « On » fait ce qu’il faut pour minimiser ce qui peut l’atteindre (cf. les affaires financières) et « on » dose savamment sa diabolisation. C’est Hollande qui sera le chantre de la lutte contre le FN dans cette séquence.

    Les socialistes et les « populistes » de gauche neutralisés, les conservateurs anesthésiés, une confrontation Le Pen/Macron est donc probable. Une fois encore, le réflexe républicain écartera l’extrême droite… c’est donc boulevard et tapis rouge pour Macron."

    Le scénario se confirme ces jours-ci, où l'on voit la diabolisation de Marine Le Pen, voire sa nazification, marcher à fond, alors qu'elle avait été inexistante jusque-là, pour la faire monter dans les sondages et lui faire atteindre le second tour face au vainqueur désigné d'avance par le locataire de l'Élysée.

    Macron, dans ces derniers jours de campagne, s'est donc rendu à Oradour-sur-Glane, pour se poser en "résistant" contre le danger de l'extrémisme (y compris du protectionnisme, qui conduit selon lui à la guerre), puis au Mémorial de la Shoah, toujours dans le même but : assimiler, de manière au moins subliminale, son adversaire au nazisme.

    L'avocat Gilles-William Goldnadel a dit son malaise devant cette instrumentalisation politicienne du malheur...

     

    **

    Après ça ils s'étonnent avoir fichu la pagaille dans la têtes des électeurs, à savoir qu'ils ne veulent pas voir arriver LE PEN au pouvoir pour ce qu'elle représente et pas davantage MACRON pour ce qu'il représente et c'est alors, en cohérence avec eux-mêmes, voter blanc ou s'abstenir... ou voter MACRON s'ils flippent.

    Après ça ils osent nous insulter

    nous donner des leçons

    Qu'ils balaient devant leur porte et qu'ils dégagent

    aux Législatives !

    L'ancien maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a appelé vendredi 28 avril à la "responsabilité" ceux qui ne voteraient pas Emmanuel Macron le 7 mai pour faire barrage au Front national, faisant un parallèle avec l'arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne

    EDIFIANT. SE REINVENTER avec EN MARCHE ... OU MOURIR .

    A LIRE SANS MODERATION

    Mais pourquoi donc un équipage socialiste referait-il surface après la présidentielle, puisqu'En marche ! se présente comme un tout nouveau mouvement, dépassant les anciens clivages ? Peut-être tout simplement parce qu'En marche ! n'est rien d'autre que le nouveau nom du Parti socialiste, tel qu'il a été théorisé par François Hollande lui-même.

    Pour le comprendre, il suffit de lire une page d'un des ouvrages les plus commentés de l'année 2016 : «  Un Président ne devrait pas dire ça… », de Gérard Davet et Fabrice Lhomme (lisible dans Libération). Dans cet ouvrage, nous apprenons que le chef de l’Etat a milité pour un changement de nom du Parti socialiste.

    Le 11 décembre 2015, alors qu'il reçoit à l’Elysée les deux journalistes du Monde, Hollande veut s'entretenir avec eux du parti qu'il a dirigé pendant dix ans et de la stratégie électorale à adopter dans la perspective de l'élection présidentielle de 2017. Selon lui, le PS ne serait pas adapté à la nouvelle géographie de la gauche :

    « Tant qu’il y avait des partis de gauche, les communistes, les Verts qui acceptaient de faire alliance avec le PS et qui représentaient quelque chose, on n’avait aucun intérêt à refonder le PS, analyse le chef de l’Etat. Mais dès lors que ces alliés se sont rigidifiés, sectarisés, il faut faire sans ces partis-là. Comment ? Avec le parti le plus important, on en fait un nouveau qui permet de s’adresser aux électeurs ou aux cadres des autres partis. Ce que vous ne faites plus par les alliances, vous le faites par la sociologie. Par l’élargissement. C’est une œuvre plus longue, plus durable, moins tributaire d’alliances. Vous pouvez imaginer que viennent aussi des gens qui n’ont jamais fait de politique partisane, des gens du centre… »

     

    François Hollande est alors sur la ligne de son Premier ministre, Manuel Valls, qui avait déjà, dans une interview à l’Obs en octobre 2014, appelé son parti à se « réinventer ou mourir » et dépasser « cette gauche passéiste ». Déjà Valls avait milité pour un changement de nom du Parti socialiste. Si Hollande n'était pas à ce moment-là sur sa ligne, en décembre 2015 il avait manifestement changé d'avis. « Le PS ne peut se dépasser que si d’autres viennent le rejoindre, considérait-il. Chaque fois que j’en parle à Cambadélis, il me dit : “On va le faire, on va le faire”. Mais ça tarde ».

    Hollande paraît alors "pressé", nous dit-on dans Libération. Il veut que son projet aboutisse "au début de l’année 2016" :

    « Il y a intérêt à le faire dans la perspective d’une élection présidentielle plutôt qu’au lendemain. »

    Comment rebaptiser alors ce nouveau Parti socialiste ?

    « Le meilleur [nom, ndlr] qu’on pourrait trouver, c’est le Parti de la gauche, quand on y réfléchit bien », confesse-t-il. « Comme on ne peut pas s’appeler comme ça, il y a le Parti du progrès. Le parti des progressistes. On peut y mettre des écolos. C’est facile à comprendre : vous êtes pour le progrès ? Oui. Le progrès social, humain. »

    Cela ne vous rappelle pas quelque chose ? Les valeurs revendiquées par En marche ǃ sont précisément "le rejet de toute forme de conservatisme, une adhésion proclamée au progressisme, l'attachement à l'Union européenne, l'adaptation économique de la France à la mondialisation et l'engagement de moraliser et moderniser la vie politique française."

    Voici encore ce qu'on lit dans la charte du mouvement d'Emmanuel Macron, lancé le 6 avril 2016, c'est-à-dire à peu près dans les temps fixés par Hollande pour le lancement du nouveau Parti socialiste :

    "Nous préférons l’innovation à tous les conservatismes. Nous refusons de penser qu’il n’y a de salut que dans un retour vers le passé et pensons au contraire que l’avenir de la France nécessite de renouer avec l’idée de progrès. Nous croyons de manière radicale au progrès collectif et à l’émancipation individuelle : la transformation de la société est une nécessité de justice autant que d’efficacité."

    Gérard Davet et Fabrice Lhomme, pas plus que Libération, qui a publié ces passages du livre, n'ont fait le rapprochement entre le projet de François Hollande et le mouvement En marche !, préférant conclure :

    "Finalement, de changement de nom du PS, il n’y en a pas eu. Juste, en avril 2016, le lancement de cette Belle alliance populaire (la BAP), une ébauche de débauchage de quelques personnalités de la société civile et de transfuges d’EE-LV pro-gouvernement, sans la gauche du PS. Pas franchement un dépassement."

    Le PS de Benoît Hamon est mort, ou moribond, et c'est précisément ce que François Hollande et Manuel Valls avaient compris. En marche ! incarne la mue du Parti socialiste, dans sa version Terra Nova, résolument tourné vers les gagnants de la mondialisation, mais aussi les femmes, les jeunes et les populations immigrées (selon la stratégie qui avait été mise en place en 2012 dans l'espoir de la candidature de Dominique Strauss-Kahn).

    Il n'est d'ailleurs pas anodin de noter l'influence du lobby bancaire, et, plus particulièrement, de la banque Rothschild (dont est issu Emmanuel Macron) dans ce think tank :

    "Terra Nova a été critiquée pour une supposée influence du « lobby bancaire ». (...) Pour Laurent Léger, journaliste à Charlie Hebdo, en 2013, le poids des financiers est devenu considérable au sein de Terra Nova : BNP Paribas y siège, ainsi qu'Ernst et Young, un des principaux cabinets d'audit financier au monde. Mais le journaliste pointe tout particulièrement la banque Rothschild, également présente par le biais de l’un de ses associés au sein du conseil d'administration, Guillaume Hannezo, lequel « est omniprésent depuis juin 2012 et se montre particulièrement interventionniste, sans commune mesure avec les autres administrateurs. »"

     Il y a un an environ, Jacques Attali, mentor de François Hollande et aussi d'Emmanuel Macron, avait annoncé la stratégie du pouvoir en vue de la prochaine élection présidentielle : proposer le visage neuf d'un parfait inconnu (il hésite alors entre Emmanuel Macron et Bruno Le Maire), auquel il se chargerait de fournir le contenu du programme :

    Nous y sommes. Attali, Hollande & Co sont en passe de réussir leur pari. Ils ont floué le peuple français, tout en finesse. Le président le plus impopulaire de la Ve République est sur le point d'être réélu, à travers sa marionnette, sa créature. Chapeau l'artiste !

     La suite arrive dans une prochaine note.

     
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