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22/12/2015

LE PATRIMOINE DES LE PEN

Le patrimoine des Le Pen père et fille « manifestement sous-évalué »

Lundi, 21 Décembre, 2015
Humanite.fr
La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique vient de saisir la justice. En cause, les déclarations de patrimoine établies en 2014 par Jean-Marie et Marine Le Pen « manifestement sous-évaluées ».

Pas vraiment proches des gens, les châtelains de Montretout. Jean-Marie et Marine Le Pen seraient bien plus fortunés qu’ils ne l’ont déclaré en 2014, ainsi qu’ils étaient tenus de le faire en leur qualité de députés européens. La Haute Autorité reproche au cofondateur du Front national et à la présidente du parti d'avoir sous-évalué leurs actifs respectifs pour les deux tiers de leur valeur, soit plus d'un million d'euros pour Jean-Marie Le Pen et plusieurs centaines de milliers d'euros pour sa fille.
"Après instruction de chaque dossier et recueil de leurs observations respectives, la Haute Autorité estime, au regard des différents éléments dont elle a connaissance, qu'en l'état, il existe notamment un doute sérieux quant à l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité de leurs déclarations, du fait de la sous-évaluation manifeste de certains actifs immobiliers détenus en commun par M. Jean-Marie Le Pen et Mme Marine Le Pen et, par ailleurs, de l'omission de biens mobiliers par M. Jean-Marie Le Pen", écrit la dite autorité. En conséquence, et en application de l'article 40 du code de procédure pénale,  elle "a jugé nécessaire de porter ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République financier et lui a transmis l'ensemble des deux dossiers".

C’est une nouvelle casserole judiciaire qui se profile pour la famille, qui se révèle bien plus délinquant financier qu’ « antisystème », comme ils aiment à se présenter… Cette infraction est passible de 45.000 euros d'amende, trois ans de prison et dix ans d'inéligibilité au titre de la loi pour la transparence de la vie publique. La décision est concomitante pour les deux dossiers car certains éléments de leur patrimoine immobilier sont communs.
Rappelons qu’il est en outre reproché à Jean-Marie Le Pen d'avoir omis de déclarer un compte en Suisse et des lingots d'or. Ceux-ci avaient fait l'objet d'une note de signalement de la cellule antiblanchiment de Bercy (Tracfin) qui avait déclenché en juin une enquête préliminaire.

La loi sur la transparence, adoptée après la découverte début 2013 du compte bancaire caché à l'étranger de l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, oblige ministres, parlementaires et certains élus locaux à déclarer leur patrimoine, et vise aussi à prévenir d'éventuels conflits d'intérêts. A ce jour, treize dossiers ont été transmis à la justice par la Haute Autorité, chargée du contrôle des déclarations. Outre les Le Pen, il s'agit de l'ex-ministre de la Francophonie Yamina Benguigui, de neuf parlementaires (dont les députés Les Républicains Bernard Brochand et Patrick Balkany, ou encore le sénateur LR Serge Dassault) et une élue locale LR, Isabelle Balkany.
Marine Le Pen a indiqué lundi avoir fait un recours auprès du Conseil d'Etat pour contester cette décision de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Sur son ton habituel, elle dénonce "une volonté de nuire désormais systématique et outrancière".

 

Commentaires

BIMBAUD
rien d'étonnant et dire que presque 7 millions d'électeurs votent pour ces crapules fascistes,il serait tant que le PCF redevienne un parti révolutionaire et dénonce les magouilles du Fhaine
 

CE QUE RESISTER VEUT DIRE

Par Denis Sieffert - Suivre sur twitter - 18 novembre 2015

Ce que résister veut dire

L’heure politique est aux coups de menton, aux certitudes abruptes, à l’état d’urgence, à l’éradication, à l’anéantissement, à la guerre. Et il n’est pas bien vu de vouloir comprendre.

Étrangement, le mot qui m’est venu immédiatement à l’esprit en entendant les premiers témoignages des attentats du 13 novembre n’appartient pas trop à mon vocabulaire. C’est le mot destin. Cette chose insaisissable que l’on appelle le hasard quand on est mécréant, mais qui ne cesse de nous tarauder comme s’il fallait absolument lui trouver un sens. Combien de rescapés de la tuerie s’interrogent : « Pourquoi mon voisin et pas moi ? » Cette interrogation lancinante ne les quittera sans doute jamais vraiment. Elle ne nous épargne pas à Politis, nous qui sommes pleinement de ce quartier où les tueurs ont frappé ; nous qui avons nos habitudes dans les cafés alentour, cibles de la mitraille. Combien de fois ai-je entendu depuis vendredi soir : « J’y étais deux heures plus tôt » ; « J’y étais hier ».

On a beau ne jamais être indifférent à la misère du monde, même lointaine, c’est autre chose quand on sent le souffle des assassins. Quand ces jeunes sont les nôtres, nos amis, nos enfants, les amis de nos enfants, dans ce quartier qui respire la liberté. Ce quartier chargé d’histoires révolutionnaires. Saura-t-on un jour si les tueurs ont spécialement voulu viser cette population pour sa jeunesse, sa tolérance, son plaisir du « vivre ensemble » – un meurtre sociologique en somme – ou si c’est encore le hasard ? Quoi qu’il en soit, ce peuple bigarré a manifesté à sa manière son esprit de résistance. Dimanche, ils sont venus très nombreux se recueillir sur les lieux des crimes. Et par cette douce journée d’automne, les terrasses étaient noires de monde. Comme un défi, avec de faux airs d’insouciance. Car nul ne pouvait chasser de son esprit l’épouvante qui se prolongeait au même moment pour des parents et des amis, courant d’hôpital en hôpital à la recherche de l’être cher. Une chose est sûre cependant : si des destins individuels ont été fauchés de la façon la plus aléatoire, la France, en revanche, n’a pas été ciblée au hasard. C’est évidemment l’implication de notre pays dans la crise syrienne qui nous a placés dans le viseur des barbares. Mais n’oublions pas non plus que les tueurs étaient français. Basés dans la banlieue de Bruxelles, certes, mais français. Inspirés par des commanditaires syriens, peut-être, mais enfants de notre société. Nous avons donc à répondre à un double questionnement : sur la politique de la France au Moyen-Orient, et sur cette société, la nôtre, qui peut engendrer la main-d’œuvre du terrorisme.

Je sais bien que l’heure politique n’est pas aux questions, mais aux coups de menton, aux certitudes abruptes, aux déclarations bravaches, à l’état d’urgence, à l’éradication, à l’anéantissement, à la guerre. Et qu’il n’est pas bien vu de vouloir comprendre. Mais puisque nous faisons, depuis plusieurs semaines, ici même, l’éloge du pluralisme, assumons cette fois encore notre différence. C’est aussi ça, « résister ». C’est résister aux terroristes, bien sûr, mais aussi à la tentation de l’idéologie sécuritaire et du discours guerrier. Ce qui d’ailleurs est la même chose. Renoncer à nos principes démocratiques, n’est-ce pas rendre des points aux terroristes sur ce que nous avons de plus précieux ? Mais, peut-être que pour résister efficacement il faut commencer par admettre une vérité douloureuse. Les terroristes et nous appartenons au même monde. Vérité à la fois anthropologique et géographique. C’est aujourd’hui plus vrai que jamais. Nous pouvions autrefois rester indifférents aux conflits du Moyen-Orient, parce qu’ils étaient à bonne distance. Ce n’est plus possible à présent. Certes, le conflit israélo-palestinien a depuis longtemps pénétré notre société, sous la forme d’un débat souvent très vif. Mais c’est un débat. Aujourd’hui, il s’agit d’autre chose. La Syrie nous envoie ses classes moyennes terrorisées par le régime de Bachar Al-Assad, et Daech exporte ses crimes sur notre sol, après avoir recruté dans notre propre pays une main-d’œuvre de paumés et de délinquants. C’est-à-dire en s’insinuant dans les failles les plus sombres de notre société.

Nous avions jusqu’ici le devoir moral de nous intéresser aux peuples de cette région du monde. L’impératif, soudain, est d’une autre nature. Nous voilà confrontés directement à des conflits qui gagnent notre territoire. L’urgence devient politique. Nous allons donc nous en occuper. Mais comment ? Mal sans doute. Quant au conflit israélo-palestinien, il n’intéresse nos gouvernants que lorsque la révolte gronde. Jamais quand l’injustice coloniale accomplit son œuvre. Il faut redire ici à quel point depuis maintenant six décennies ce scandale, ce bras d’honneur des grandes puissances au monde arabe, est destructeur bien au-delà du périmètre du conflit. On s’en inquiètera sérieusement quand Daech aura surgi là aussi. Si je dis cela, c’est pour rappeler que Daech ne vient jamais de nulle part. Il prospère sur nos abandons. Il naît de cette stratégie du pourrissement qui consiste à croire qu’un conflit est réglé quand il fait moins de bruit à nos oreilles. Or, c’est une loi de l’histoire : les crises irrésolues finissent toujours par resurgir, et dans une version aggravée. Dire que Daech appartient à notre monde n’est donc pas une simple formule. Ces nouveaux cavaliers de l’Apocalypse sont les produits de l’invasion de l’Irak par les troupes américaines, en 2003, et de quelques-unes de nos accointances coupables. Avec l’Arabie saoudite, par exemple. Ils sont aussi le résultat de l’hyper violence du régime syrien contre son peuple.

Il va sans dire qu’en France tout le monde est d’accord pour « éliminer » Daech. Mais comment ? Faut-il intensifier les frappes ? Triompher chaque fois que tombe un chef islamiste ? Ou qu’un convoi est détruit ? Peut-on raisonner comme si nous avions affaire à une armée à effectifs constants ? Hélas non. L’arithmétique éradicatrice qui veut que chaque jihadiste tué soit un jihadiste de moins ne fonctionne pas. C’est la logique de MM. Valls et Hollande.

Vision simpliste, bien utile sans doute pour un discours politique, mais contre-productive en réalité. Car le réservoir des candidats au jihad est inépuisable. Et il le sera tant que l’on n’affrontera pas les causes du conflit syrien, qui se situent bien plus à Damas qu’à Raqqa, fief de Daech.

Sans perspective de règlement politique, nos bombes fabriquent plus de jihadistes qu’elles n’en éliminent. Le discours éradicateur qu’il nous a semblé entendre lundi au Congrès, et qui est encore plus clairement articulé par Manuel Valls, relève de cette illusion. On y retrouve par instant les accents de George W. Bush. S’il est vrai que Daech est le « Mal », il n’est pas vrai que les grandes puissances sont le « Bien ».

À propos des attentats de vendredi, le politologue Jean-François Bayart va jusqu’à parler d’effet boomerang . Il n’a pas tort. Mais tout ça risque d’être pour longtemps inaudible. On nous parlera de « culture de l’excuse », alors que nous croyons ce discours plus efficace pour « anéantir » Daech que les proclamations de matamore. Et puis, il y a l’autre bout du problème. Franco-français celui-là.

Car les assassins sont, semble-t-il, bien de chez nous. Ce sont des paumés de notre société, petits délinquants aux profils désormais classiques, et qui, un jour, se trouvent un « destin » sur Internet. En eux-mêmes, ils ne sont pas très intéressants. Mais ils sont le symptôme d’un mal plus profond, social et identitaire. Il est évidemment plus confortable de les regarder comme étrangers à toute humanité. Ils le sont devenus en effet, mais quand et pourquoi ?

On lira plus loin dans ce journal ce qu’en dit la sociologue Nacira Guenif. C’est parfait. Et pour couronner le tout, voici donc l’état d’urgence. Des manifestations interdites, et la justice marginalisée. Un système, bien connu, se met en place. Les bombardements pour résoudre la crise syrienne, et l’état d’urgence pour administrer la société française. La déchéance des nationalités pour les binationaux « radicalisés », et peut-être l’ouverture de centres de rétention pour les suspects. Nos « Guantanamo » à nous.

Au lendemain du discours de François Hollande devant le Congrès, ce n’était qu’éloges sous la plume des commentateurs. Le Président n’avait-il pas « piégé » la droite en reprenant la plupart de ses propositions ? Il se peut bien que MM. Sarkozy et Wauquiez soient embarrassés parce qu’on leur a dérobé leur programme, mais, en attendant, la société française a fait un pas de plus vers la droite. Souvenons-nous : avant la tragédie, Manuel Valls suggérait que les listes socialistes fusionnent avec celles de la droite dans l’entre-deux tour des régionales. C’est pire. C’est une fusion idéologique qui est en train de se réaliser. À cela aussi il faut résister. Et cela commence par la nécessité de faire entendre d’autres voix. 

 Les échos

TOMBES SI BAS !! POURQUOI ?

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Pourquoi sommes-nous tombés si bas ?

On assiste à l’ébauche d’une recomposition qui ressemble fort à une tentative historique de liquidation de la gauche.

Ne faisons pas semblant d’être étonné. La forte poussée du Front national, dimanche, au premier tour des régionales, ne devrait être une surprise pour personne. Tout l’annonçait : une actualité anxiogène où se confondent terrorisme, mouvements migratoires, islam, et engagements de la France dans des conflits au Moyen-Orient et en Afrique. Le tout sur fond de chômage reparti à la hausse. Il ne s’agit évidemment pas de nier la réalité. Les massacres du 13 novembre nous ont cruellement rappelé que nous appartenons à un monde tragique qui n’est plus seulement celui des « autres ». Mais, dans cette situation, c’est peu dire que l’exécutif n’a pas cherché à apaiser les esprits.

Du matin au soir, on nous répète que « nous sommes en guerre ». Tandis que les médias jouent leur rôle d’amplificateur. On ne compte plus les unes sur le Coran, le jihad, les réseaux qui ne dorment que d’un œil, jusque chez notre voisin de palier… Les uns en parlent avec l’intention affichée de produire de l’amalgame et de la peur, les autres font mine, plus ou moins sincèrement, de le dénoncer. Sans parler des unes sur Marine Le Pen. Et, finalement, tout fait corps. Les ventes sont excellentes, et les cotes de popularité remontent. Hélas, pendant ce temps-là, en profondeur, un informe magma de fantasmes identitaires finit par se solidifier au cœur de notre société. Nul doute que ces dernières semaines ont offert au Front national une détestable plus-value. Mais il faut évidemment remonter plus haut pour comprendre vraiment ce qui nous arrive. Ce qui fait que les socialistes sont empêtrés pathétiquement dans leurs choix tactiques d’entre-deux tours renvoie à des causes plus anciennes. À force d’erreurs ou de fautes, il arrive un moment où la catastrophe devient inévitable. C’est, comme dans la Haine, le film de Mathieu Kassovitz, l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de cinquante étages et qui se répète à chaque étage : « Jusqu’ici, tout va bien. » Ce n’est pas la chute qui compte, c’est l’atterrissage. Depuis dimanche, nous commençons à atterrir. Mais il ne sert à rien de se demander ce que nous aurions dû faire en passant devant le trentième étage. Il aurait été préférable de ne pas tomber.

Pourquoi sommes-nous tombés ? Pour quelles raisons, entre mars 2010, date des dernières régionales, et ce mois de décembre 2015, le FN a-t-il gagné quatre millions de voix ? Que s’est-il passé au cours de ces cinq ans et huit mois ? Qui a gouverné ? On connaît la réponse : la droite et Nicolas Sarkozy pendant deux ans ; puis le Parti socialiste et François Hollande pendant plus de trois ans et demi. Et quelles politiques ont été menées ? Les mêmes, à peu de chose près. La gauche est même allée un peu plus loin que la droite dans la voie libérale, jusqu’à s’attaquer au code du travail. Et elle lui a emprunté le discours identitaire, tandis que la droite collait elle-même au Front national par Patrick Buisson interposé. Et c’est ainsi que, face aux désordres du monde, le FN est devenu chez nous leader d’opinion. Ce suivisme est évidemment plus choquant à gauche qu’à droite. On ne pouvait guère attendre autre chose de Nicolas Sarkozy. En revanche, les électeurs de mai 2012, eux, attendaient tout le contraire de François Hollande. Ils attendaient surtout une rupture avec les politiques d’austérité. Très vite hélas, cette gauche, en se fondant dans le creuset libéral, a fait passer deux messages ravageurs : celui de l’injustice sociale et celui du reniement. Elle a suggéré que le choix démocratique était finalement sans véritables conséquences, et donc sans importance. D’où une désaffection croissante de l’électorat de gauche, et le succès de l’offre de rupture du FN mû en « parti des ouvriers », sur le thème « avec nous au moins, ça va changer ! ». C’est la combinaison désastreuse d’une double trahison, sociale et démocratique.

Or, ce qui est frappant depuis dimanche soir, c’est l’absence totale de remise en cause de la part des responsables socialistes. « Je ne vais tout de même pas m’excuser », s’est même esclaffé Manuel Valls à la télévision.

Pas de retour sur le passé, donc. Pas de bilan. En apparence, rien que de la tactique.

À moins que, plus grave encore, on assiste à l’ébauche d’une recomposition politique qui ressemble fort à une tentative historique de liquidation de la gauche.

Depuis bien longtemps Manuel Valls fait un usage surabondant et abusif de la « République ». Un mot qui efface toute conflictualité sociale. C’est évidemment au nom de cette « République », à laquelle je mets des guillemets, qu’il appelle à voter Estrosi (pour ne citer que lui). C’est à ce personnage que le Premier ministre confie le pouvoir ou le contre-pouvoir au sein de la région Paca. Avec un avocat comme ça face au Front national, les musulmans, le mouvement social, les associations humanitaires et culturelles peuvent dormir en paix… Cela ne semble pas inquiéter le Premier ministre, qui est sans doute homme de convictions. Mais pas celles que l’on croyait.

21/12/2015

Calamiteuse ! LA BEREZINA de la main tendue de HOLLANDE, VALLS et CONSORTS

A QUOI SERT LE DIABLE FN... à fondre la gauche et la droite dans un chaudron nommé improprement République

..editorial par Denis SIEFFERT

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."Pour justifier son projet de fusion avec une partie de la droite, il paraît que Manuel Valls a regardé le score du Front de gauche, dont la faillite électorale démontrerait que la France n'est pas en demande de "plus de gauche".

C'est regarder le doigt quand le doigt montre la lune, comme dirait Confucius. Si la France ne demande pas "plus de gauche", elle demande "plus de justice sociale". Ce qui devrait être la même chose. Sinon, quel autre sens donner au vote FN dans le milieu ouvrier ?

Il faut lire à ce sujet l'entretien passionnant que les sociologues Stéphane Beaud et Michel Pialoux ont eu avec Christian Corouge, un ancien ouvrier de Peugeot (voir p.46). Il décrit mieux que tout discours l'abandon des quartiers, la disparition des services publics, et les conséquences humaines des destructions d'emplois.

Ce que nous avons l'habitude de ramasser sous un même vocable, trop abstrait sans doute : le "libéralisme".

Le mouvement syndical n'est pas on plus épargné. Et que dire de cet élu socialiste, parti à Paris pour y être ministre, puis à Bruxelles pour devenir le commissaire en charge de l'orthodoxie libérale; et mener une carrière autrement rentable ? Car c'est une longue histoire que celui de cet abandon.

 

Est-ce que cela va changer ? Non, évidemment. Le gouvernement est déjà en quête de nouveaux expédients qui ne font même plus illusion.

Le couple Valls-Macron va donc poursuivre son ouvrage. L'un en tentant d'officialiser la mort de la gauche, l'autre en menant à bien des réformes qui ont pour objectif de faire baisser les chiffres du chômage en précarisant un peu plus notre société. Ce n'est pas ça qui va redonner espoir aux millions de laissés-pour-compte.

Mais alors, qui le peut sans faire basculer une majorité de nos concitoyens dans l'amertume et la haine de l'autre ? On pense évidemment à la gauche de la gauche et aux écologistes.

Ici, la problématique est différente. Les intentions sont sans aucun doute vertueuses, mais ça ne suffit pas.

Les cartels d'organisations ont montré leurs limites. Rien ne se fera sans une refondation culturelle, sans l'affirmation des valeurs de gauche.

Rien sans un discours ferme et résolu sur un autre partage des richesses. Au minimum pour cela, il faut que ceux qui sont en position de donner l'impulsion acceptent la confrontation.

Sectarisme, égotisme et esprit de boutique interdits."

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