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10/09/2015

TENTATIVE D'EVASION

« TENTATIVE D’EVASION (fiscale) » : le nouveau livre des Pinçon-Charlot sort le 10 septembre

 

Cette fois ils s’attaquent à l’énorme scandale de l’évasion fiscale afin de « battre en brèche le pouvoir symbolique lié à l’opacité de la spéculation financière, (...)

 

Tentative d’évasion (fiscale) : le nouveau livre des sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon sort en librairie le 10 septembre, aux éditions Zones. Il sera également disponible gratuitement sur le site www.editions-zones.fr.

Vingt ans ! Notre première émission avec les Pinçon-Charlot, c’était en 1995 et franchement leur succès nous fait plaisir. « Comme il y des lanceurs d’alerte, nous sommes des lanceurs de conscience » disent-ils.

Cette fois ils s’attaquent à l’énorme scandale de l’évasion fiscale afin de « battre en brèche le pouvoir symbolique lié à l’opacité de la spéculation financière, à la cupidité et au cynisme des plus riches mobilisés pour accumuler toujours plus d’argent. »

 

 

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Là-bas Hebdo n°23

Enseigner la morale et le civisme dans toutes les écoles tout en laissant courir les Cahuzac, les Bettencourt et tous les grands voleurs de fonds. Caricature ? Oui, mais en dessous de la réalité. En France chaque année l’évasion fiscale fait perdre 60 à 80 milliards d’euros au Trésor public. C’est de l’argent volé dans la poche de chacun, volé sur le bien public, sur l’activité, sur l’emploi, sur la santé, sur les retraites, sur l’éducation, sur nos vies.

 

LÀ-BAS Hebdo n°23, avec, autour de Daniel Mermet :
- LAURENCE DE COCK, enseignante en histoire-géographie, chercheuse en sciences de l’éducation, et membre fondatrice du collectif « aggiornamento hist-geo »
- IANNIS RODER, professeur d’histoire géographie en Seine Saint Denis, auteur du livre Tableau noir. La défaite de l’école, paru en 2008 aux éditions Denoël
- MICHEL PINÇON et MONIQUE PINÇON-CHARLOT, sociologues, auteurs de Tentative d’évasion (fiscale), une enquête à paraître le 10 septembre aux éditions Zones.
- Le rappeur ROCÉ dernier album, « Gun’z & Rocé » (2013)
- Et ... DIDIER PORTE

 

HUMAN de Yann Arthus-Bertrand A LA FETE DE L'HUMA

HUMAN, un long métrage de Yann Arthus-Bertrand. Sortie septembre 2015. Film sélectionné hors compétition à la 72ème édition du festival international du film de Venise pour une projection spéciale.

 

Voir un Témoignage

Yann Arthus-Bertrand : « On sort plus humain de ce film »

Entretien réalisé par 
Audrey Loussouarn
Mercredi, 9 Septembre, 2015
L'Humanité

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Yann Arthus-Bertrand alterne entre images aériennes, où les inégalités de territoire sautent aux yeux, et paroles brutes de citoyens du monde. Photo d’une teinturerie, près de Karachi, au Pakistan.
Photo : Human The Movie
 
 
Le réalisateur photographe donne une exclusivité à la Fête de l’Humanité : son nouveau film "Human" sera diffusé en simultané aux Nations unies, à la Mostra de Venise et… à La Courneuve. Trois heures qui laissent parler les images et les citoyens du monde pour une sublime ode à l’humanité.

Mardi 29 septembre à 20h55, France 2 diffusera Human, le nouveau film événement de Yann Arthus-Bertrand.

 

Avant cela, il sera projeté à la Fête de l’Humanité le samedi 12 septembre, à 15 h 30, à l’espace cinéma de la halle Nina-Simone. Un film sans commentaires, ni précisions sur ces milliers d’interlocuteurs que son équipe a interrogés, comme pour montrer l’universalité des propos. Il alterne entre images aériennes, où les inégalités de territoire sautent aux yeux, et paroles brutes de citoyens du monde.

 

« Nous racontons des histoires. Nous voulions un film personnel, intime, pour que cela pénètre le spectateur », souligne Yann Arthus-Bertrand, également réalisateur de Home.

 

Une ode à l’humanité et à la solidarité, qui remet l’humain au cœur des enjeux actuels. Pour parfaire sa démarche, le photographe a posé 40 mêmes questions à des profils très différents. Et de par ses histoires, le document, en rendant un visage à l’actualité, émeut le spectateur, le fait sourire parfois. Yann Arthus-Bertrand a bien fait de descendre de son hélicoptère.

 

Vous projetez votre film en simultané le 12 septembre, à la fois aux Nations unies, à la Mostra de Venise et à la Fête de l’Humanité. Quel sens porte ce choix ?

311902 Image 0Yann Arthus-Bertrand L’Humanité porte les valeurs que j’adore. C’est un sens formidable. Je suis ravi, fou de joie même, que mon film soit projeté à la Fête de l’Humanité. Je n’y vais pas moi-même, j’en suis déçu, mais je viendrai l’année prochaine. J’aurais même aimé qu’il y ait plusieurs projections d’affilée ! Je ne sais pas si c’est un film engagé mais il porte des convictions fortes. Qu’est-ce qu’être un être humain, de vivre avec les autres et quel sens donner à sa vie ? Des éléments importants que l’on a un peu oubliés. Ce que dit d’ailleurs le président de l’Uruguay dans le film est très juste : quand on passe notre vie à consommer, on ne va peut-être pas à l’essentiel. Cet homme a passé dix ans au cachot, sans lire un livre et sort des vérités si évidentes. Il donne une leçon politique incroyable.

 

Ce film a nécessité trois ans de travail, deux mille interviews dans soixante-cinq pays différents. Expliquez-nous votre démarche.

Yann Arthus-Bertrand Nous avons posé quarante mêmes questions à tous ces individus sur des thèmes comme la guerre, la pauvreté, le sens de la vie, l’homophobie ou encore le travail. C’est un film lourd. Parfois, nous faisons des films qui, nous le sentons, sont plus forts que nous. Ce sont ce que les protagonistes nous donnent qui sont importants. Nous n’avons été qu’une passerelle. Je ne sais pas bien ce que nous allons pouvoir faire après tant nous avons été envahis par ce film !

De quoi est partie cette idée de descendre de votre hélicoptère pour filmer les habitants des terres que vous filmez habituellement ?

Yann Arthus-Bertrand Ce film part d’une panne d’hélicoptère. J’ai été coincé dans un petit village malien. Des gens qui n’avaient rien, qui font des sacrifices quotidiens, ont tué un animal pour moi ! J’arrivais tout juste de Paris. D’un seul coup, j’étais plongé dans tout autre chose. Cela a été bien plus important pour moi que tout ce que j’avais lu avant. Ce sont des personnes qui vous regardent dans les yeux en vous racontant ce qu’ils sont sans mentir, sans rien vous demander. Cela m’a rendu moins idiot, plus ouvert. Ensuite, depuis mon hélicoptère, je voyais ces silhouettes marcher et je me demandais ce qu’elles auraient à m’apprendre. Peu de temps après, il y a eu l’exposition « Six milliards d’autres » au Grand Palais en 2009. J’ai eu cette idée d’un film plus politique pour que chacun réalise qu’autour de nous, de nos plaintes et de nos frustrations, il existe des personnes qui ont bien moins que nous. J’espère qu’avec ce film chacun regardera le monde avec moins de cynisme et de scepticisme et plus d’amour et de bienveillance. Ce sont des mots que je cite souvent car il ne faut pas les oublier.

C’est ce que vous attendez comme réaction de la part du spectateur ?

Yann Arthus-Bertrand Oui, car des questions se posent comme ce que nous avons fait de bien dans notre vie, quelle en est notre vision. Toute vie a un sens que tous doivent continuer à chercher s’ils ne l’ont pas trouvé. C’est un film sur ce point précis.

Vous réalisez des films très esthétiques. Avec l’image, vous montriez la misère écologique. Désormais, vous pointez la misère humaine ?

Yann Arthus-Bertrand Les deux sont liées. Cette année, 750 rhinocéros ont été braconnés. Si aujourd’hui, une corne vaut 50 000 dollars, si les Sud-Africains n’étaient pas dans cette précarité, il n’y aurait pas ce chiffre exorbitant. Qu’est-ce que vaut un rhinocéros contre la possibilité d’offrir une éducation à ses enfants ? Quand on parle de la déforestation, c’est pour viser les gros lobbys. Mais tout commence sur le terrain, par des personnes qui ont besoin de cet argent pour survivre. La pauvreté a toujours été au centre. Le capitalisme en est la cause. Nous arrivons au bout d’un système mais nous ne savons pas comment en changer.

Vos images sont époustouflantes. La misère peut-elle être belle à vos yeux ?

Yann Arthus-Bertrand Des désastres écologiques peuvent parfois l’être mais la misère n’est jamais belle. Certes, les images sont spectaculaires. C’est la terre qui est, en revanche, belle. Ce qui nous entoure est une œuvre d’art. Nous ne voulons plus voir la beauté car il y a trop d’images. Et, surtout, nous sommes tous pressés, préoccupés par tout ce que nous avons à faire au quotidien. Il faut sortir de cet énervement continu. Quand je filme depuis le ciel, je tends à montrer le beau. Filmer ces paroles, c’est aussi cela. Je ne me sens pas si loin quand je réalise ces interviews que quand je travaille sur la Terre vue du ciel. Quand je la filme, viennent des questions comme pourquoi elle est comme je la vois. C’est une tâche globale. Dans ce monde complexe et difficile, avec ces réfugiés qui arrivent de partout et qu’il faudra accepter, rien ne passera par des coups de matraques. Nous faisons ce métier parce que nous aimons les gens, parce que nous aimons les écouter. C’était en moi tout cela.

Vous avez fait appel à des profils très disparates (Palestiniens, paysan africain, soldat américain…). Qu’avez-vous voulu démontrer ?

Yann Arthus-Bertrand Certaines guerres durent depuis des décennies comme celle qui frappe Israël et la Palestine. Comment peut-on encore être dedans avec l’intelligence de l’homme ? Bien sûr, je n’aurai pas la réponse. C’est comme parler de l’extrême pauvreté. En Inde, un intouchable, qui ne peut rien posséder, en est rendu à aller chercher de la nourriture dans les trous des rats… Comment, aujourd’hui, dans un pays démocratique, cela peut-il encore exister ? Des individus vivent effectivement de mieux en mieux mais, en parallèle, il y a des personnes qui travaillent la terre tous les jours pour nourrir leurs enfants. Ce sont les premières qui souffrent des changements climatiques, des maladies et qui ont du mal à donner une éducation à leurs enfants. J’ai fait ce film pour montrer qu’à côté du paysan qui vit là-bas, nous, ici, dans le sixième pays le plus riche au monde, nous avons trop. Bien sûr, il existe de la pauvreté en France mais, globalement, nous pourrions apprendre à vivre avec moins. Nous sommes dans un déni sur ce que nous consommons.

Comment avez-vous convaincu la Fondation Bettencourt-Schueller de mettre 13 millions d’euros dans ce film ?

Yann Arthus-Bertrand Je leur ai vendu le film avec passion, en survendant le projet, et ils m’ont écouté avec beaucoup d’attention. C’est avec le sens du film que j’ai voulu convaincre. Le fait que le film ne soit pas un objet commercial nous permet d’être libres de le montrer à qui nous voulons. En France, toutes les mairies qui n’ont pas de cinéma pourront le recevoir gratuitement pour organiser des débats. Après le temps de la projection dans les 420 salles, nous enverrons des copies à toutes les mairies qui le désirent. Il existe une réelle adhésion de la part de France Télévisions, de l’Association des maires de France et de Google qui font le relais de ce film.

La musique est un élément extrêmement important dans votre film. Quel est son rôle ?

Yann Arthus-Bertrand J’ai travaillé en collaboration avec Armand Amar qui a réalisé un travail formidable. À travers ces paroles, nous avions besoin de la beauté du monde entier, avec la musique du Yémen ou de la Syrie par exemple.

Comment êtes-vous sorti de ce film ?

Yann Arthus-Bertrand Il me confirme que ce qui nous rassemble est évidemment plus fort que ce qui nous sépare. On peut sortir optimiste de ce film mais ce n’est pas le plus important. On en sort surtout plus humain. Quand certains voient le film et me disent qu’ils veulent se trouver une mission sur Terre, cela me conforte dans l’idée que le film est réussi.

Six cents millions de personnes ont vu Home. Un pronostic ?

Yann Arthus-Bertrand Cela ne m’inquiète pas. Ce n’est pas la bagarre. C’est un film avec des enjeux plus importants que Home. C’est ce qui m’intéresse.

 

Yann Arthus-Bertrand alterne entre images aériennes, où les inégalités de territoire sautent aux yeux, et paroles brutes de citoyens du monde. Photo d’une teinturerie, près de Karachi, au Pakistan. photo Human The Movie
 

05/09/2015

Ces journalistes qui n'en sont pas. De vrais salopards !

« Le Monde » associe innocemment Mélenchon au « monstre destructeur » du célèbre film « Falling Down »

     Après que « M », le magazine du journal Le Monde a innocemment associé Varoufakis (le Mélenchon grec) aux « pires heures du proxénétisme », après que ce même magazine a assimilé sans le faire exprès Mélenchon à Hitler dans son dossier « Le grand MÉCHANT Mélenchon » (avec majuscules et photos truquées), voici que le magazine du Monde, ce 5 septembre dans « Le look estival de Jean-Luc Mélenchon », associe innocemment Mélenchon au personnage principal du film Falling Down (titre québécois : L’enragé). L’enragé est en effet un « monstre destructeur », calme et ordinaire en apparence, qui se met à terroriser et à tuer dès lors qu’il se procure des armes. Mélenchon est aussi comparé à l’abruti dangereux Homer Simpson, aux commandes d’une centrale nucléaire (qu’il fait exploser). Remercions donc le journal non manipulateur Le Monde de nous informer de ce dont Mélenchon – ce « piège à cons qui vous manipule » – serait capable une fois au pouvoir.

enragé

Déjà Libération a innocemment associé Mélenchon à un film d’horreur, ainsi que le leader de la gauche Jeremy Corbyn, le 1er septembre, à Freddy Krueger, violeur et tueur d’enfants dans le film Freddy : les griffes de la nuit.

ILS NE MANQUENT PAS D'AIR AU FHaine.

Parce que je viens d'entendre sur facebook une chanson du FN,

je réagis à brûle pourpoint si je puis dire

"Fini les bagnoles qu'on fait brûler..." chantent-ils dans un CD pré-électoral

 

Celui-là qui voulait faire croire à l'insécurité dans MITRY-MORY dirigée par un maire communiste, incendiait des voitures.

Salopiaud ! Pas vu pas pris ?

SI.. justement, ce sont les siens qui ont flippé de ce partenaire dérangeant et l'ont dénoncé.

 **

*

 , ex-numéro 2 du Front national de Seine-et-Marne, mercredi 2 septembre au tribunal correctionnel de Meaux. (VINCENT MATALON / FRANCETV INFO)

Au tribunal correctionnel de Meaux Vincent Matalon

Mis à jour le 03/09/2015 | 09:17 , publié le 03/09/2015 | 08:28

"Je ne suis pas fier de ce que j'ai fait, mais je ne veux pas être le seul à être traité comme un grand délinquant." Devant les journalistes qui le pressent de questions, mercredi 2 septembre au tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne), Adrien Desport ne se démonte pas.

Oui, ce jeune homme de 25 ans, ancien numéro 2 de la fédération du Front national du département, a incendié à plusieurs reprises des voitures de riverains de sa ville de Mitry-Mory et des alentours. Oui, il s'est servi de ces actes de vandalisme pour dénoncer sur son site internet une hausse inquiétante de la délinquance dans son département. Mais non, il n'est pas le "cerveau" de ces opérations : les cinq autres jeunes militants frontistes également entendus ce jour-là sont autant responsables que lui, assène-t-il avant d'entrer dans la salle d'audience.

"Il s'est vanté d'avoir fait brûler la voiture d'un imam et d'un responsable PS"

Sur les bancs des prévenus, ce petit brun à lunettes et aux cheveux plaqués en arrière est pourtant bien isolé. Ses anciens camarades du FN se sont spontanément placés derrière lui, comme pour montrer qu'ils n'ont rien en commun avec celui que Marine Le Pen avait décoré, en janvier 2014, de la "flamme d'honneur", qui récompense les militants les plus actifs. Il y a là un commercial, des étudiants, et une éducatrice canine. Ces cinq-là n'ont aucun passif judiciaire.

La plus âgée, Nathalie Leplat, est née en 1990. C'est elle qui a tout raconté à une responsable locale du parti, avant de se rendre à la police. A la barre, elle détaille les "délires d'Adrien", avec qui elle a entretenu une relation amoureuse pendant dix mois. Ces délires, ce sont des soirées rythmées par l'alcool et les médicaments, où l'on consommait parfois de la cocaïne.

Ensuite, explique-t-elle, les participants étaient invités à participer à d'autres "délires" : dégradation de véhicules et vandalisme chez d'autres responsables FN dans un premier temps, puis incendies de voitures à l'aide d'un chalumeau de cuisine placé devant le radiateur. "Un matin, il s'est vanté d'avoir fait brûler, dans la même nuit, les voitures d'un imam et d'un conseiller municipal PS", détaille-t-elle d'une voix peu assurée.

"Je suis devenu un de ceux que je voulais combattre"

Benjamin Attias, candidat frontiste malheureux aux dernières départementales dans le canton de Villeparisis, lui succède à la barre. Et il charge encore davantage celui qui était son suppléant lors de ce scrutin. Car en plus des "cocktails mystiques" servis lors des soirées au cours desquelles il proposait de "faire des 'GTA'" (du nom du célèbre jeu vidéo où le joueur incarne un criminel), Adrien Desport lui aurait fait part d'un projet bien plus glaçant : tendre un guet-apens à des policiers dans le but de les assassiner. A la présidente du tribunal qui lui demande pourquoi il a choisi un tel personnage comme suppléant, Benjamin Attias évoque une "énorme pression". "Il avait menacé de brûler ma maison si je le doublais en politique", assure-t-il, sous le regard impassible de son ancien camarade.

La suite n'arrange rien. Jean-Baptiste Nadji, solide gaillard de 21 ans rencontré lors d'un congrès du FN à Lyon (Rhône), éclate en sanglots après quelques minutes passées à raconter sa relation avec Adrien Desports. "Depuis que je l'ai rencontré, j'ai l'impression de vivre un cauchemar", s'étrangle-t-il après avoir raconté comment ils ont, à deux, inventé une agression à la bombe lacrymogène lors d'un collage d'affiches, avant d'en alerter les dirigeants du Front national.

"Il me faisait peur, me disait avoir des envies de meurtres..., poursuit le jeune homme. On peut se demander comment quelqu'un de ma carrure peut être intimidé par quelqu'un de la sienne, mais essayez seulement de passer dix minutes avec lui ! Vous devenez fou, vous ne savez plus qui vous êtes !" Avant de reprendre sa place sur le banc des prévenus, il interpelle une dernière fois la magistrate : "Je suis devenu l'un de ceux que je souhaitais combattre. En adhérant au FN, je n’imaginais pas une seconde rencontrer des gens pareils."

"Un cerveau n'incendie pas le véhicule de son voisin !"

Après le témoignage de deux autres prévenus, Adrien Desport s'avance enfin à la barre. Il précise d'emblée avoir été suspendu du Front national, avant de reconnaître avec aplomb presque tous les faits qui lui sont reprochés. Il avoue ainsi, sans ciller, avoir organisé la fausse agression, le vol d'un ordonnancier à son psychiatre, et la distribution d'anxiolytiques à ses amis.

S'il réfute être l'instigateur des incendies, accusant Jean-Baptiste Nadji et un autre prévenu d'avoir désigné les véhicules à détruire, il reconnaît s'être exécuté "par amitié".

"Je veux que chacun prenne pour ce qu'il a fait, explique-t-il avec calme. On me décrit comme cerveau, mais un cerveau ne met pas le feu au véhicule de son voisin, ça serait débile !" Quant à sa récupération politique des événements, Adrien Desport la juge presque naturelle : "Je tenais un site sur lequel je communiquais tous les jours au sujet de l'actualité de ma commune, c'est pour cela que j'y ai écrit une lettre ouverte après les incendies." L'affaire lui a, en tout cas, retiré toute velléité politique, et il assure désormais être installé près d'Antibes (Alpes-Maritimes), et il explique qu'il a commencé à dédommager ses victimes.

L'expertise psychiatrique ordonnée par le tribunal indique que, si la personnalité du jeune militant "n'est pas très affirmée" et que celui-ci fait preuve d'une "certaine immaturité", Adrien Desport ne présente "pas de dangerosité psychiatrique, et ne nécessite pas de soins".

"On dirait qu'il y a deux Desport"

Le procureur adjoint de Meaux, Emmanuel Dupic, n'est pas de cet avis. Dans sa réquisition, il reconnaît un "rôle important" au jeune militant, mais écarte fermement la manipulation de ses coprévenus. Pour le parquet, il s'agit d'une "manipulation électorale pour faire croire à un climat d'insécurité et appeler au vote" FN. Il requiert quatre ans de prison, dont douze mois de sursis avec mise à l'épreuve, à l'encontre d'Adrien Desport.

Des peines allant de huit mois avec sursis à dix-huit mois, dont neuf mois avec sursis, sont requises à l'encontre des autres prévenus. Mais, pour son rôle, "presque équivalent à celui d'un lanceur d'alerte", le procureur réclame une dispense de peine pour Nathalie Leplat. Une décision sera rendue le 16 septembre.

Après l'audience, l'avocat d'Adrien Desport confesse aux journalistes avoir bien du mal à cerner son client. "On dirait qu'il y a deux Desport, celui qui fait des déclarations fracassantes sur les réseaux sociaux, et celui qui se démène pour indemniser ses victimes. Il est insaisissable." Difficile de lui donner tort : si avenant le matin, le pompier pyromane s'est éclipsé sitôt l'audience terminée.

04/09/2015

PHOTOS ET MISE EN SCENE...et après ?

 

 

Est-ce que ça fait bouger les choses ? Est-ce que l'émotion fait bouger les responsables ?
On peut en douter !

Les médias ne parlent pratiquement que de contenu. La photo, la photographe, la mise en scène...

Rien ou presque de ce qui a mené à la mort de ce bambin, de son frère, de sa mère... et de tant d'autres.

La guerre, Kobane, les combattants Kurdes bombardés à la fois par les syriens du régime, par Daesh et par les Turques, alliés de l'OTAN, qui profitent du chaos pour continuer de régler leurs comptes avec la minorité kurde...

Tant que tout cela ne sera pas stoppé là mais aussi en Irak, en Afghanistan, au Proche et Moyen-Orient, en Afrique, rien ne changera et les exilés et réfugiés sont légitimement dans leur droit d'humains de se mettre à l'abri et de demander aux coupables et responsables de ce chaos de leur venir en aide.

 
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