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26/05/2016

EN ROUTE VERS LES 5 JUIN

 

En route vers le 5 juin

Après l'utilisation de l'article 49-3 de la Constitution, la mobilisation sociale contre la loi El Khomri est entrée dans une nouvelle phase. Malgré les tentatives de diversion, les actions et les appels à la grève se multiplient dans le pays : ce jeudi 26 mai, une nouvelle manifestation est prévue dans toute la France. Poursuivons notre mobilisation jusqu'au retrait total de cette loi et soutenons celles et ceux qui, par leurs actions, feront reculer le gouvernement !

C'est dans ce contexte qu'aura lieu le défilé de la France insoumise (inscrivez-vous en cliquant ici) le 5 juin prochain (à partir de 14h00 place Stalingrad à Paris). Ce sera l'occasion de rassembler dans un même évènement toutes les insoumissions et de donner une impulsion qui traversera toute notre campagne. Soyons donc le plus nombreux possible pour montrer notre force et notre détermination.

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A ne pas manquer !

Jean-Luc Mélenchon sera l'invité de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2 ce jeudi 26 mai. Ce sera une occasion importante de populariser les axes de notre campagne et de faire connaître le mouvement de la France insoumise.

Soyez acteurs et actrices de cette émission : faites connaître son existence, organisez ou rejoignez une écoute collective, agissez avant, pendant et après sur les réseaux sociaux !

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Tout pour participer au défilé du 5 juin

Afin de permettre la participation de toutes et tous, des cars sont mis en place au départ de toutes les grandes villes de France pour le défilé du 5 juin.

Pour financer ces déplacements, nous avons besoin de la participation de chacun. En effet, chaque contribution permettra à de nouveaux insoumis de participer (et chaque don donne droit à une déduction fiscale de 66%). On compte sur vous !

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Dans les médias

Cette semaine, vous pouvez retrouver une longue interview de Jean-Luc Mélenchon dans le journal "Les Inrockuptibles". A voir également : un reportage de BFM TV dont les journalistes ont suivi Jean-Luc Mélenchon de Cannes à Paris en passant par le congrès de la CGT à Marseille.

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Du côté du programme

Il y a quelques jours, une synthèse des 1600 premières contributions a été mise en ligne. Il s'agit d'une première étape du processus d'élaboration programmatique qui doit aboutir en octobre prochain lors d'une Convention Nationale de notre mouvement. Ce mardi 24 mai, une conférence de presse était organisée à Paris.

20/05/2016

PAS DE HAINE ANTI-FLIC... Ils mentent pour mieux nous serrer la vis

Opération sur ordre Par Patrick Apel-Muller

Publié le 19/05/2016 à 08:41 par andrenicolas Tags : image france travail nuit news pcf
Opération sur ordre Par Patrick Apel-Muller
Opération sur ordre
Par Patrick Apel-Muller
Jeudi, 19 Mai, 2016
L'Humanité

L'éditorial de Patrick Apel-Muller.

Non  ! La France n’est pas submergée par une « haine anti-flic ». Le rassemblement organisé hier par le syndicat Alliance qui réunit la droite et l’extrême droite policière avait plutôt l’objectif de détourner le harassement des forces de sécurité mobilisées par l’état d’urgence contre le mouvement social et particulièrement Nuit debout. D’où le choix de la place de la République. D’où l’exclusion de la manifestation des autres syndicats. La galerie de ceux qui ont rejoint la place, d’Éric Ciotti à Marion Maréchal-Le Pen, a donné lieu nà une sinistre opération. Conduite hélas avec la bénédiction du président de la République.

Le constater n’est pas nier les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés les policiers ni la violence déployée par des petits groupes en marge des mobilisations contre la loi travail. Mais qui l’a permise ? Pourquoi les forces de police n’ont-elles pas eu de consignes pour les empêcher de pénétrer les manifestations et d’agresser les services d’ordre syndicaux ?

Pourquoi cette latitude accordée à ceux, parfaitement identifiables, qui recherchaient l’affrontement ?

Qui a choisi la technique du nassage, qui isole des portions de défilé confondues avec les casseurs et les noient indistinctement sous les lacrymogènes ?

Comment expliquer que des consignes aient été données pour couper les cortèges ?

Qui a préconisé ces brutalités à l’égard des lycéens, trop souvent répétées pour être interprétées comme des « pétages de plomb » individuels ?

Toutes ces questions sont éludées par le gouvernement au profit de polémiques auxquelles s’astreint Bernard Cazeneuve. La volonté de discréditer la contestation sociale – soutenue par une très grande majorité des Français – et d’apeurer pour que les cortèges maigrissent semble le ressort de ces choix.

Qui ajoutent un jeu malsain sur la sécurité publique à la brutalité antidémocratique du 49-3, interdisant le débat aux représentants du peuple que sont les députés.

Est-ce cela leur ordre ? À coup sûr, il n’améliorera pas l’ordinaire de policiers qui, en général, se vouent à « servir ».

 

19/05/2016

HAINE ANTI-FLICS ? une minorité

 

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Les policiers manifestent aussi, au risque de la confrontation

17 mai 2016 | Par Karl Laske

Plusieurs syndicats de policiers ont suivi l’appel à manifester d’Alliance Police nationale mercredi place de la République contre les « violences anti-flics ». Une contre-manifestation prévue une heure plus tôt a finalement été interdite par le préfet, et des manifs sauvages sont annoncées.

Michel Cadot, le préfet de police de Paris, avait jusqu’à 7 heures du matin, mercredi, pour revenir sur l’autorisation accordée au rassemblement des syndicats de police contre la « haine anti-flics » place de la République. Et il n'a évidemment pas fait marche arrière. À midi, les policiers d’Alliance Police nationale (droite) pourront faire flotter leurs drapeaux bleus sur le parvis de la place, siège de l’assemblée générale de Nuit debout, accompagnés de leurs collègues de l’UNSA, du SGP-FO, et même de la fédération CGT-Police. Dans la matinée, le préfet Cadot – ancien directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie au ministère de l’intérieur entre 2007 et 2009 – a en revanche décidé d'interdire la contre-manifestation du collectif Urgence Notre Police Assassine, prévue à 11 heures. Une nouvelle manifestation du Collectif contre l’état d’urgence reste autorisée, à partir de République, à 18 heures. Anthony Caillé, secrétaire général de la CGT Police SGAP Paris déplorait, mardi, la décision d'autoriser les deux premiers rassemblements, compte tenu des risques de confrontation qui planaient. « C’est le préfet qui a pris la décision de dire oui à toutes les organisations et de leur dire amusez-vous bien tous ensemble, commentait-il. Le préfet ne fait pas ça innocemment. »

 

 

« LA HAINE ANTI FLIC » comme ils disent … TRAVAILLONS A L’APAISEMENT AVEC LA MAJORITÉ CITOYENNE ET FAISONS PLUTÔT UNE JOURNÉE SUR NOS REVENDICATIONS !!!

jeudi 12 mai 2016

« LA HAINE ANTI FLIC » comme ils disent …
TRAVAILLONS A L’APAISEMENT AVEC LA MAJORITÉ CITOYENNE
ET FAISONS PLUTÔT UNE JOURNÉE SUR NOS REVENDICATIONS !!!


La population est fière de sa police, au service des citoyens et de leur sécurité. En réalité il n’y a pas de haine anti-flic, si ce n’est dans l’esprit et les actions d’une infime minorité.


Bien au contraire, cette profession attire de plus en plus, chaque jour, de nouveaux candidats désireux d’apporter leur contribution à la population, au service de la lutte contre le trafic de drogue, le crime, le terrorisme, mais aussi de la prévention pour le respect de nos lois et nos valeurs républicaines qui constituent le ciment du vivre ensemble dans la société française.


Comment ne pas se rappeler ces « nous sommes tous Charlie » aux côtés de « nous sommes tous policiers », comme nous sommes tous des citoyens, partageant les mêmes valeurs quelles que soient nos origines, nos opinions et notre religion.


Nous défendons nos collègues lorsqu’ils sont délibérément attaqués par des individus marginaux, qui ne sont en rien des manifestants, dont le combat est pénalisé par ces actes violents. La justice doit à présent faire son travail, dans la sérénité et en toute indépendance, pour les actes de cette infime minorité, qui plus est, ne représentant absolument pas le salariat et l’immense majorité des français qui sont contre le projet de loi « travail ».


N’oublions pas non plus qu’être policier est un métier dangereux où l’on est exposé physiquement à tous les maux de la société et on peut parfois en payer le prix fort.


Rappelons nous que le rôle de la police est de protéger les citoyens qui manifestent pacifiquement. La police est formée pour faire cesser avec mesure, efficacité et discernement tout débordement et violences, c’est une partie de ses missions.


En somme, nous lançons un appel solennel et déterminé à tous les policiers comme à tous les manifestants, et à nos camarades, pour ne pas tomber dans le piège grossier, inutile et dangereux, d’opposer la police et ses agents à la population, dont la jeunesse en proie à la désespérance et à la colère issues des injustices sociales que ce gouvernement s’évertue à multiplier depuis le début de son mandat.


N’oublions pas les vrais coupables et donneurs d’ordre, si prompts à donner des leçons, et dans la grandiloquence ; pour atteindre leurs objectifs de lois iniques, anti-républicaines et anti-sociales, comme la loi travail, faites pour servir les intérêts exclusifs des actionnaires et de la finance dans le grand marché européen, contre l’emploi et les travailleurs.


C’est la même politique, au nom de l’austérité budgétaire, qui a supprimé près d’un poste fonctionnaire sur deux dans la police pendant des années, et qui déshabille de la même manière les moyens de la justice.


Notre combat doit être celui de lutter contre cette loi avec, en particulier, la dénonciation du « Pacte de responsabilité », transfert inédit par son montant – 42 milliards d’euros par an – de l’argent du travail socialisé vers le profit capitaliste.


Cela fait 6 ans que le point d’indice, base de la rémunération des fonctionnaires, est gelé. Par rapport à la hausse des prix, la perte de pouvoir d’achat est de 8%. A l’approche de la fin du quinquennat de Hollande, le gouvernement a annoncé, enfin, une revalorisation de … 1,2%. Et encore, il y a tromperie sur le chiffre. Le 1,2% annoncé aujourd’hui fait l’addition d’une augmentation de 0,6% au 1er juillet 2016 puis d’une autre de 0,6% au 1er juillet 2017. En réalité pour l’ensemble de 2016, cela représente seulement 0,3% en moyenne par mois, soit 5 euros pour un gardien de paix…


Les fonctionnaires sont directement concernés par le démantèlement du statut du travail salarié. Le récent protocole PPCR (parcours pro, carrières, rémunérations), imposé par le pouvoir, contre les syndicats majoritaires, entame un peu plus le statut général de la fonction publique, avec notamment encore plus de mobilité forcée, de rémunération à la tête du client, etc.


Le gouvernement fait la sourde oreille aux nombreuses voix progressistes, responsables et républicaines, qui s’élèvent pour dénoncer cette loi, comme la politique économique et sociale du gouvernement qui veut désormais passer en force avec le 49-3.


Par conséquent plutôt que la démagogie ou la haine qui consiste à appeler les policiers à manifester contre la « haine anti-flic » comme certains appellent les manifestants à casser du flic, nous proposons :


- Des rencontres locales et nationales intersyndicales, y compris avec la jeunesse étudiante, pour que chacun se respecte et tente d’éviter toute violence lors des prochaines manifestations, en maintenant un dialogue transparent et permanent dans le respect de la loi.


- Des rencontres locales et nationales intersyndicales au niveau de la police et des agents du Ministère de l’intérieur, rassembler nos forces et poser les bases d’un cahier revendicatif commun lié au nombreux problèmes et carences dont souffrent au quotidien les policiers et agents du Ministère de l’intérieur pour accomplir leurs missions et travailler dans de meilleures conditions de travail et de vie. (45 suicides chez les policiers et 25 chez les gendarmes en 2015, et 17000 suppressions de postes de policiers et gendarmes sous le gouvernement Sarkozy, augmentation des temps de travail sans revalorisation des salaires sous le gouvernement Hollande…)


Sans la mobilisation des fonctionnaires et des syndicats de luttes, il n’y aurait aucun relèvement du point d’indice. Les syndicats de collaboration jouent leur rôle en exprimant un contentement déplacé et en sabotant la suite de la lutte. Bien au contraire, le tout premier geste du gouvernement sur le point d’indice incite à faire monter la mobilisation et à se joindre, par communauté d’intérêt, avec tout le monde du travail, puissamment, à la grève et aux manifestations à partir contre le projet de loi Valls-El-Khomri.


L’histoire démontre que toutes les avancées sociales, dans la police nationale comme ailleurs, ont été obtenues grâce aux mouvements revendicatifs, organisés, où la CGT, avec la CGT-Police, a toujours pris une part importante.
L’action du 18 Mai devrait dénoncer le ras-le-bol des policiers. Il est inconcevable que nos collègues ne soient pas entendus et respectés par ceux qui en ont la charge.


La CGT-Police Paris, CGT-Police Marseille, comme l’ensemble de la CGT, défendent sans relâche la fonction publique, les revendications de tous les travailleurs et agents de l’État, et ce n’est pas seulement par des discours sur l’autorité, la répression que les policiers seront entendus.

 

02/05/2016

L'OPA de MELENCHON SUR LA BONNE VOIE (Marianne)

 

Gauche de la gauche : l'OPA de Mélenchon en bonne voie

 
 
Vilipendé par certains de ses camarades pour s'être déclaré en solo candidat à la présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon semble être en passe de remporter son pari. Car entre-temps, l'idée d'une "primaire de toute la gauche" a montré ses limites et, portée par un retour du mouvement social en France, sa candidature grappille toujours plus de points dans les sondages.
Ce printemps 2016 lève des vents propices à la candidature de Mélenchon. - SIpa

Ils avaient vu rouge, à la direction du PCF mercredi 10 février, lorsque Jean-Luc Mélenchon avait annoncé sur le plateau de TF1 sa candidature pour la présidentielle de 2017. "Le Front de gauche n'a pas été consulté ni informé. Cette proposition de candidature se fait en solo, sans aucune démarche collective", avait vivement regretté Olivier Dartigolles, le porte-parole du Parti communiste, Oubliant au passage que le secrétaire national du PCF en avait fait autant lorsqu'il avait annoncé son intérêt pour une "primaire de toute la gauche".

Mais depuis, la situation a sensiblement évolué et à Colonel Fabien, les teints ont dû blêmir tant Jean-Luc Mélenchon semble bénéficier ces derniers temps d'un alignement des planètes favorable à la réussite de son pari : se déclarer le plus tôt possible pour prendre de court des possibles prétendants de la gauche de la gauche, miser sur l'échec de la primaire et s'appuyer sur la résurgence du mouvement social français.

Il y a bien sûr ce récent sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro, LCI et RTL, publié dimanche soir, Face à chacun des quatre postulants les mieux placés dans la primaire de la droite (Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Fillon et Bruno Le Maire), Jean-Luc Mélenchon ferait ainsi mieux que son score à la présidentielle de 2012. Surtout, il talonne François Hollande et, dans l'hypothèse d'une candidature Le Maire, arrive même devant le président sortant. De quoi faire sérieusement tousser à l'Elysée et à Solférino. dans le JDD confirme cette bonne santé sondagière. Si Emmanuel Macron y apparaît comme le candidat préféré de l'ensemble des Français (de gauche et de droite) et Manuel Valls comme celui des sympathisants du Parti socialiste, les deux personnalités qui arrivent en tête chez les sympathisants de gauche sont Martine Aubry (51%) et Jean-Luc Mélenchon, devancé d'un petit point seulement (50%). Loin devant Cécile Duflot, Arnaud Montebourg ou Nicolas Hulot.

"C'est une confirmation de ce que l'on sentait sur le terrain"

Encore mieux, pour le candidat de "la France insoumise" qui aimerait attirer à lui les déçus de François Hollande et les absentéistes : une pour le Huffington Post et iTélé, réalisée les 30 et le 31 mars, révèle que dans la tranche d'âge des 18-34 ans, Jean-Luc Mélenchon est la personnalité politique qui bénéficie le plus d'opinions positives (26%) à droite comme à gauche.

Antoine Léaument, le responsable de la commission "réseaux sociaux" du Parti de Gauche, n'y voit rien "d'étonnant" : "Jean-Luc Mélenchon ne ménage pas ses efforts en direction de nos compatriotes les plus jeunes. Depuis des mois, il sillonne la France pour donner des conférences dans des universités ou des écoles. Et il rassemble à chaque fois une foule considérable de jeunes autour de lui". Or, ce sont les "jeunes" qui rechignent le plus à se déplacer dans les isoloirs.

De quoi réjouir, donc, l'équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon. "C'est une confirmation de ce que l'on sentait sur le terrain, que cette candidature de Jean-Luc prend. Et nous n'en sommes qu'au début de l'inversement de la courbe", se félicite Eric Coquerel, coordinateur politique au Parti de gauche. "La société française est en plein mouvement, sur la fin de la Vème république, sur le partage des richesses ou l'écologie. Autant de thèmes que Jean-Luc porte depuis longtemps ", appuie-t-il. Et le retour du mouvement social en France, avec la mobilisation contre la loi El-Khomri et Nuit Debout, lève des vents propices à sa candidature. Quand Emmanuel Macron avance fièrement le chiffre de 13.000 soutiens sur son site, le Parti de gauche revendique 95.000 appuis à la proposition de candidature de Mélenchon. 

Un atout pour convaincre les alliés du Front de gauche, communistes en tête, de se rallier à sa candidature.

"Avec un score entre 11% et 15%, et ce risque plus présent que jamais d'un FN au deuxième tour, il serait surréaliste de ne pas utiliser ce point fort. Mais je suis d'un tempérament optimiste, j'ai confiance dans la direction et le peuple communiste", veut croire Eric Coquerel.

La primaire divise au PCF

Au sein du PCF, par ailleurs, l'attitude de Pierre Laurent face à la primaire agace de plus en plus. Il y a par exemple , qui a démissionné en janvier du comité exécutif du parti, intitulée "Communistes, nous soutenons Jean-Luc Mélenchon pour 2017".

Le candidat peut aussi compter sur la députée Marie-George Buffet, candidate communiste à la présidentielle de 2007 et ancienne ministre du gouvernement Jospin. Par petites touches, l'ancienne secrétaire nationale distille discrètement son soutien.

Ainsi s'étonne-t-elle, le 30 janvier sur son compte Facebook, "de l'engouement suscité par une primaire à gauche, (...) Certains conditionnent la tenue de cette primaire à la présence de F Hollande et de JL Mélenchon, il faudra donc choisir entre celui qui met en œuvre une politique et celui qui la combat et après selon le résultat, on met nos idées, valeurs dans la poche, un mouchoir dessus et on fait du vainqueur notre candidat à la présidentielle !" Dans un autre post sur le dernier remaniement, elle s'amuse encore à glisser le slogan de la "France insoumise", l'air de rien...

A "Ensemble", l'une des composantes du Front de Gauche, pour siffler la fin de la partie et réclamer un soutien clair au candidat. "L'heure n'est plus à attendre et à tergiverser, mais à agir et rassembler dans la clarté (…) La candidature de Jean Luc Mélenchon est un premier pas concret pour rassembler tous ceux qui ne se résignent pas", écrivent-ils.

Clémentine Autain, porte-parole du mouvement, a relativisé quelque peu cet appel "qui n'est pas majoritaire" au sein de sa formation, tout en ne cachant pas sa proximité intellectuelle avec l'eurodéputé : "Ce n'est pas une fin de non-recevoir. Je sais ce qui me rapproche de Jean-Luc Mélenchon, c'est substantiel je vous assure. Il a été notre candidat en 2012, ce serait logique qu'il le soit en 2017. Notre socle commun est considérable".

Un socle commun qui semble dorénavant dépasser largement les simples contours du Parti de gauche.

01/05/2016

HEUREUX PREMIER MAI


Journée mondiale du travail

 

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Certes il n'y a pas à proprement parler de "Journée Mondiale" du travail... mais si celui-ci doit être honoré, c'est bien le 1er mai... traditionnellement appelé "fête du travail" dans de très nombreux pays !

L'histoire du 1er mai

Parmi ceux qui défilent le 1er mai, combien savent qu’ils commémorent la grève sanglante du 3 mai 1886 aux usines McCormick de Chicago (USA), pour l’instauration de la journée de huit heures, et le meeting de protestation qui s’ensuivit le lendemain à Haymarket au cours duquel une bombe tua huit policiers.

Huit anarchistes furent arrêtés, quatre furent pendus,le 11 novembre 1887, avant d’être innocentés puis réhabilités publiquement en 1893.

Les martyrs de Chicago vont faire du 1er Mai un symbole de la lutte des classes et de l’identité du monde ouvrier à partir du congrès socialiste international de Paris de 1889 : il s’agissait de fonder en actes le projet d’une société émancipée, libérée du travail contraint. Alternant les hauts et les bas au fil des années, ce symbole sera tout de même à l’origine des lois sur le repos hebdomadaire en 1906 et des huit heures en 1919, avant de se banaliser après être devenu en 1947 un jour chômé et rémunéré.

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JOLIES et PARLANTES ILLUSTRATIONS

http://snadgi-cgt93.pagesperso-orange.fr/Premier-mai-affiches.htm

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Le jour du muguet

On se demande parfois quel est le lien entre la fête du travail et la traditionnelle vente de muguet. En réalité il n'y en a pas, cette tradition remonte à l'année 1561, quand le roi Charles IX décida d'en offrir à toutes les dames de la cour. Comme il en avait reçu à cette même date, l'idée lui plût et c'est lui qui lança cette [bonne] habitude. Mais revenons à la vente du muguet en ce premier jour de mai: elle bénéficie de dérogations particulières qui autorisent tout un chacun à aller vendre sa production sur le trottoir sans avoir à acquitter de taxes.

Un site à visiter : www.monde-diplomatique.fr

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extraits LE POINT

À chaque 1er Mai sa particularité. Longtemps confisquée par les spectaculaires défilés militaires sur la place Rouge de Moscou, la fête du Travail et des travailleurs fut également en France l'occasion pour les syndicats de montrer leur unité et leur force... Puis la famille Le Pen vint transformer ce jour férié en meeting politique au moment où les défilés se clairsemaient.

Cette année, ce 1er Mai tombe comme un compte à rebours. Mardi, l'Assemblée nationale se penche sur la loi de Myriam El Khomri sur la simplification et la modernisation du Code du travail. Une proximité calendaire qui fait de ce 1er Mai une journée particulière. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a adressé samedi aux préfets un télégramme détaillant les mesures à prendre afin d'éviter les débordements ce 1er mai, alors que syndicats et gouvernement se renvoient la balle des responsabilités des violences.

William Martinet, président de l'Unef, a reconnu que les organisateurs des manifestations devaient « faire plus » pour sécuriser les cortèges. Le Parti de gauche a, de son côté, demandé samedi « des comptes » à M. Cazeneuve face à une « escalade de la violence » policière lors des manifestations, appelant à l'abandon des lanceurs de balles de défense.

 

 

 

 

 

CGT et FO côté à côte

Les secrétaires généraux Philippe Martinez (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) vont cheminer côte à côte à Paris à partir de 15 heures de Bastille à Nation pour réclamer « le progrès social et le retrait de la loi travail ». Les leaders de FSU, Solidaires et des organisations étudiantes (Unef) et lycéennes (UNL et FIDL) seront aussi présents. Des manifestations et des rassemblements sont prévus partout en France.

Dans la matinée, M. Mailly se rend au mur des Fédérés au cimetière du Père-Lachaise en hommage à la Commune, une tradition de FO, avant un apéritif républicain en fin de matinée place Gambetta, dans le 20e arrondissement à Paris.

 

Convergence des luttes

De leur côté, les réformistes (CFDT, CFTC et Unsa) se retrouvent entre eux dans la matinée, au cours de tables rondes, dont l'une porte sur la loi travail qu'ils soutiennent. Pour ce camp, pas question de « demander le retrait d'un texte porteur de progrès pour les travailleurs », rappelle Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT qui loue, entre autres, la mise en place du compte personnel d'activité (CPA) prévu dans cette loi.

Depuis 2013, CGT et CFDT ne défilent plus ensemble le 1er Mai, leur relation s'étant dégradée après l'approbation par la centrale de Laurent Berger de l'accord sur la sécurisation de l'emploi, dénoncé par la CGT. La loi travail n'a fait qu'aggraver la division entre les deux premiers syndicats français.

Le 1er Mai cette année prend une tournure spécifique avec l'avènement de Nuit debout, lancé au soir du 31 mars, jour de la plus grosse mobilisation contre la loi travail (390 000 personnes dans 250 villes, selon les autorités ; 1,2 million selon les organisateurs). Dimanche, des responsables syndicaux ont prévu de se rendre place de la République, mais pas les numéros un.

Jeudi, Philippe Martinez y est intervenu pour la première fois, pour évoquer la « convergence des luttes » ....  sept Français sur dix considèrent que « la lutte des classes est une réalité en France ».

 

 

 

 

 

Une tradition née à Chicago en 1886

La journée des travailleurs, célébrée dans de nombreux pays, est née à Chicago en 1886 à l'initiative d'un mouvement syndicaliste réclamant la journée de travail de huit heures.

 

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 http://retraitecgtmanche.over-blog.com/

 Répression syndicale

Au lendemain des mobilisations du 28 avril, la CGT se voit à nouveau dans l’obligation de dénoncer la répression que subissent les militants syndicaux, ainsi que toute personne exerçant son droit de s’organiser et de manifester.

Ainsi, Jeudi 28 avril 2016, à Saint-Denis, deux syndicalistes ont été arrêtés lors d’une manifestation dans le cadre de la mobilisation contre la loi « travail ». Les deux manifestants ont été placés en garde à vue, accusés d’avoir commis des violences contre les forces de l’ordre. Ils sont cités à comparaître aujourd’hui à 13 heures au tribunal de Bobigny.

Dans le même cadre, deux militants cheminots de Villeneuve St Georges ont été arrêtés lors de la manifestation de Paris, et sont actuellement toujours en garde à vue.

Nous condamnons fermement les arrestations, les gardes à vue sommaires, tout autant que les comparutions immédiates, symbole d’une justice expéditive. Nous exprimons toute notre solidarité envers ces militants, arrêtés alors qu’ils exerçaient légitimement leur droit à manifester. Ces arrestations sont injustifiées et les accusations formulées mensongères.

Nous exigeons l’abandon immédiat des poursuites judiciaires. Nous rappelons que les pouvoirs publics, garants de l’Etat de droit, doivent assurer la protection de toutes et tous et doivent permettre à celles et ceux qui le souhaitent, de manifester dans de bonnes conditions.

 

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 https://www.histoire-image.org/etudes/1er-mai-1936

L'union fait la force
Le 1er Mai se veut journée de fête (de l'unité) et de lutte (pour les 40 heures, l’une des premières mesures du gouvernement de front populaire en juin 36, les contrats collectifs, pour les grands travaux inscrits depuis 1934 dans le programme de la CGT, la paix, slogan du Front populaire « paix, pain, liberté »). Le graphisme résume et transpose ces objectifs énoncés littéralement. Depuis les premiers 1er Mai, le peuple en marche est une image fréquemment retenue pour signifier graphiquement le sens de la journée. L'affiche mobilise ce code convenu. La foule est soudée, dense et presque infinie mais, nonobstant, constituée d'individualités clairement identifiables : ouvriers (ceinture de terrassier), mais aussi bien, à leur côté, phénomène plus rare, des femmes qui ne sont ni des allégories ni des mères souffrantes et, exceptionnel, des cadres et/ou des employés (chapeau, cravate). Cette foule qui doit aux codes en usage d'être souvent dépeinte en marche vers un horizon figuré par le soleil ou repoussé hors cadre se dirige ici vers le drapeau rouge, devenu signifiant de la confédération. Il est brandi par des mains et avant-bras où l'on repère, à nouveau, la montre fine d'une femme et des manches (costume et chemise blanche) appartenant à d'autres qu'à des ouvriers. Deux mains serrées rappellent sans le reproduire le label syndical (visible dans le cadre de l'affiche). L'unité, fêtée, fait la force.

 

AFFICHE C.G.T. 1912

Capture affiche 1er mai.JPG

 

Ecrire au fil rouge

L’année 1919 c’est une année historique en matière d’histoire sociale.  L’année commence un mois et demi après la fin de la 1ère guerre mondiale (1914-1918).

Le contexte est très particulier. L’Europe est en révolution. Il y a eu d’abord la Révolution russe en octobre 1917. Et en fin 1918 et au début de 1919, c’est l’Allemagne qui est en Révolution.

Mieux, et cela est complètement oublié, la Révolution sociale est aussi en France, puisqu’un Soviet est proclamé à Strasbourg juste avant l’entrée des troupes françaises en Alsace, (l’Alsace était allemande jusqu’à la fin 1918) ! Incroyable, mais vrai ! Il sera réprimé dans le sang !

Année de paix ? Voire ! La démobilisation se fait lentement. Des troupes sont envoyées en Russie combattre la jeune République socialiste. Les marins français se révoltent en Mer Noire et revendiquent la démobilisation.

Les survivants de la Grande Guerre n’ont qu’une seule idée en tête : que ce soit la « der des ders », la dernière des guerre, celle qui vient de s’achever ayant été particulièrement horrible !

Et ils veulent construire un autre monde ! Un monde fait de paix, de liberté, un monde sans chômage où chacun pourra gagner son pain.

Or la situation n’est pas du tout celle là : à la démobilisation c’est le chômage, la misère, et la vie chère.

L’année 1919, est donc l’année d’un immense mouvement social qui va déferler sur le pays. En quelques mois les syndicats se réorganisent. Les adhésions arrivent en masse. Il y a bientôt plus de 2 millions d’adhérents à la CGT.

La majorité de droite, celle de la Chambre « bleu horizon », craignant la contagion de la révolution vote la journée de huit heures, revendication de la CGT vieille de 30 ans.

 

 

 

 
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