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02/05/2016

L'OPA de MELENCHON SUR LA BONNE VOIE (Marianne)

 

Gauche de la gauche : l'OPA de Mélenchon en bonne voie

 
 
Vilipendé par certains de ses camarades pour s'être déclaré en solo candidat à la présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon semble être en passe de remporter son pari. Car entre-temps, l'idée d'une "primaire de toute la gauche" a montré ses limites et, portée par un retour du mouvement social en France, sa candidature grappille toujours plus de points dans les sondages.
Ce printemps 2016 lève des vents propices à la candidature de Mélenchon. - SIpa

Ils avaient vu rouge, à la direction du PCF mercredi 10 février, lorsque Jean-Luc Mélenchon avait annoncé sur le plateau de TF1 sa candidature pour la présidentielle de 2017. "Le Front de gauche n'a pas été consulté ni informé. Cette proposition de candidature se fait en solo, sans aucune démarche collective", avait vivement regretté Olivier Dartigolles, le porte-parole du Parti communiste, Oubliant au passage que le secrétaire national du PCF en avait fait autant lorsqu'il avait annoncé son intérêt pour une "primaire de toute la gauche".

Mais depuis, la situation a sensiblement évolué et à Colonel Fabien, les teints ont dû blêmir tant Jean-Luc Mélenchon semble bénéficier ces derniers temps d'un alignement des planètes favorable à la réussite de son pari : se déclarer le plus tôt possible pour prendre de court des possibles prétendants de la gauche de la gauche, miser sur l'échec de la primaire et s'appuyer sur la résurgence du mouvement social français.

Il y a bien sûr ce récent sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro, LCI et RTL, publié dimanche soir, Face à chacun des quatre postulants les mieux placés dans la primaire de la droite (Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Fillon et Bruno Le Maire), Jean-Luc Mélenchon ferait ainsi mieux que son score à la présidentielle de 2012. Surtout, il talonne François Hollande et, dans l'hypothèse d'une candidature Le Maire, arrive même devant le président sortant. De quoi faire sérieusement tousser à l'Elysée et à Solférino. dans le JDD confirme cette bonne santé sondagière. Si Emmanuel Macron y apparaît comme le candidat préféré de l'ensemble des Français (de gauche et de droite) et Manuel Valls comme celui des sympathisants du Parti socialiste, les deux personnalités qui arrivent en tête chez les sympathisants de gauche sont Martine Aubry (51%) et Jean-Luc Mélenchon, devancé d'un petit point seulement (50%). Loin devant Cécile Duflot, Arnaud Montebourg ou Nicolas Hulot.

"C'est une confirmation de ce que l'on sentait sur le terrain"

Encore mieux, pour le candidat de "la France insoumise" qui aimerait attirer à lui les déçus de François Hollande et les absentéistes : une pour le Huffington Post et iTélé, réalisée les 30 et le 31 mars, révèle que dans la tranche d'âge des 18-34 ans, Jean-Luc Mélenchon est la personnalité politique qui bénéficie le plus d'opinions positives (26%) à droite comme à gauche.

Antoine Léaument, le responsable de la commission "réseaux sociaux" du Parti de Gauche, n'y voit rien "d'étonnant" : "Jean-Luc Mélenchon ne ménage pas ses efforts en direction de nos compatriotes les plus jeunes. Depuis des mois, il sillonne la France pour donner des conférences dans des universités ou des écoles. Et il rassemble à chaque fois une foule considérable de jeunes autour de lui". Or, ce sont les "jeunes" qui rechignent le plus à se déplacer dans les isoloirs.

De quoi réjouir, donc, l'équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon. "C'est une confirmation de ce que l'on sentait sur le terrain, que cette candidature de Jean-Luc prend. Et nous n'en sommes qu'au début de l'inversement de la courbe", se félicite Eric Coquerel, coordinateur politique au Parti de gauche. "La société française est en plein mouvement, sur la fin de la Vème république, sur le partage des richesses ou l'écologie. Autant de thèmes que Jean-Luc porte depuis longtemps ", appuie-t-il. Et le retour du mouvement social en France, avec la mobilisation contre la loi El-Khomri et Nuit Debout, lève des vents propices à sa candidature. Quand Emmanuel Macron avance fièrement le chiffre de 13.000 soutiens sur son site, le Parti de gauche revendique 95.000 appuis à la proposition de candidature de Mélenchon. 

Un atout pour convaincre les alliés du Front de gauche, communistes en tête, de se rallier à sa candidature.

"Avec un score entre 11% et 15%, et ce risque plus présent que jamais d'un FN au deuxième tour, il serait surréaliste de ne pas utiliser ce point fort. Mais je suis d'un tempérament optimiste, j'ai confiance dans la direction et le peuple communiste", veut croire Eric Coquerel.

La primaire divise au PCF

Au sein du PCF, par ailleurs, l'attitude de Pierre Laurent face à la primaire agace de plus en plus. Il y a par exemple , qui a démissionné en janvier du comité exécutif du parti, intitulée "Communistes, nous soutenons Jean-Luc Mélenchon pour 2017".

Le candidat peut aussi compter sur la députée Marie-George Buffet, candidate communiste à la présidentielle de 2007 et ancienne ministre du gouvernement Jospin. Par petites touches, l'ancienne secrétaire nationale distille discrètement son soutien.

Ainsi s'étonne-t-elle, le 30 janvier sur son compte Facebook, "de l'engouement suscité par une primaire à gauche, (...) Certains conditionnent la tenue de cette primaire à la présence de F Hollande et de JL Mélenchon, il faudra donc choisir entre celui qui met en œuvre une politique et celui qui la combat et après selon le résultat, on met nos idées, valeurs dans la poche, un mouchoir dessus et on fait du vainqueur notre candidat à la présidentielle !" Dans un autre post sur le dernier remaniement, elle s'amuse encore à glisser le slogan de la "France insoumise", l'air de rien...

A "Ensemble", l'une des composantes du Front de Gauche, pour siffler la fin de la partie et réclamer un soutien clair au candidat. "L'heure n'est plus à attendre et à tergiverser, mais à agir et rassembler dans la clarté (…) La candidature de Jean Luc Mélenchon est un premier pas concret pour rassembler tous ceux qui ne se résignent pas", écrivent-ils.

Clémentine Autain, porte-parole du mouvement, a relativisé quelque peu cet appel "qui n'est pas majoritaire" au sein de sa formation, tout en ne cachant pas sa proximité intellectuelle avec l'eurodéputé : "Ce n'est pas une fin de non-recevoir. Je sais ce qui me rapproche de Jean-Luc Mélenchon, c'est substantiel je vous assure. Il a été notre candidat en 2012, ce serait logique qu'il le soit en 2017. Notre socle commun est considérable".

Un socle commun qui semble dorénavant dépasser largement les simples contours du Parti de gauche.

01/05/2016

HEUREUX PREMIER MAI


Journée mondiale du travail

 

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Certes il n'y a pas à proprement parler de "Journée Mondiale" du travail... mais si celui-ci doit être honoré, c'est bien le 1er mai... traditionnellement appelé "fête du travail" dans de très nombreux pays !

L'histoire du 1er mai

Parmi ceux qui défilent le 1er mai, combien savent qu’ils commémorent la grève sanglante du 3 mai 1886 aux usines McCormick de Chicago (USA), pour l’instauration de la journée de huit heures, et le meeting de protestation qui s’ensuivit le lendemain à Haymarket au cours duquel une bombe tua huit policiers.

Huit anarchistes furent arrêtés, quatre furent pendus,le 11 novembre 1887, avant d’être innocentés puis réhabilités publiquement en 1893.

Les martyrs de Chicago vont faire du 1er Mai un symbole de la lutte des classes et de l’identité du monde ouvrier à partir du congrès socialiste international de Paris de 1889 : il s’agissait de fonder en actes le projet d’une société émancipée, libérée du travail contraint. Alternant les hauts et les bas au fil des années, ce symbole sera tout de même à l’origine des lois sur le repos hebdomadaire en 1906 et des huit heures en 1919, avant de se banaliser après être devenu en 1947 un jour chômé et rémunéré.

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JOLIES et PARLANTES ILLUSTRATIONS

http://snadgi-cgt93.pagesperso-orange.fr/Premier-mai-affiches.htm

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Le jour du muguet

On se demande parfois quel est le lien entre la fête du travail et la traditionnelle vente de muguet. En réalité il n'y en a pas, cette tradition remonte à l'année 1561, quand le roi Charles IX décida d'en offrir à toutes les dames de la cour. Comme il en avait reçu à cette même date, l'idée lui plût et c'est lui qui lança cette [bonne] habitude. Mais revenons à la vente du muguet en ce premier jour de mai: elle bénéficie de dérogations particulières qui autorisent tout un chacun à aller vendre sa production sur le trottoir sans avoir à acquitter de taxes.

Un site à visiter : www.monde-diplomatique.fr

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extraits LE POINT

À chaque 1er Mai sa particularité. Longtemps confisquée par les spectaculaires défilés militaires sur la place Rouge de Moscou, la fête du Travail et des travailleurs fut également en France l'occasion pour les syndicats de montrer leur unité et leur force... Puis la famille Le Pen vint transformer ce jour férié en meeting politique au moment où les défilés se clairsemaient.

Cette année, ce 1er Mai tombe comme un compte à rebours. Mardi, l'Assemblée nationale se penche sur la loi de Myriam El Khomri sur la simplification et la modernisation du Code du travail. Une proximité calendaire qui fait de ce 1er Mai une journée particulière. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a adressé samedi aux préfets un télégramme détaillant les mesures à prendre afin d'éviter les débordements ce 1er mai, alors que syndicats et gouvernement se renvoient la balle des responsabilités des violences.

William Martinet, président de l'Unef, a reconnu que les organisateurs des manifestations devaient « faire plus » pour sécuriser les cortèges. Le Parti de gauche a, de son côté, demandé samedi « des comptes » à M. Cazeneuve face à une « escalade de la violence » policière lors des manifestations, appelant à l'abandon des lanceurs de balles de défense.

 

 

 

 

 

CGT et FO côté à côte

Les secrétaires généraux Philippe Martinez (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) vont cheminer côte à côte à Paris à partir de 15 heures de Bastille à Nation pour réclamer « le progrès social et le retrait de la loi travail ». Les leaders de FSU, Solidaires et des organisations étudiantes (Unef) et lycéennes (UNL et FIDL) seront aussi présents. Des manifestations et des rassemblements sont prévus partout en France.

Dans la matinée, M. Mailly se rend au mur des Fédérés au cimetière du Père-Lachaise en hommage à la Commune, une tradition de FO, avant un apéritif républicain en fin de matinée place Gambetta, dans le 20e arrondissement à Paris.

 

Convergence des luttes

De leur côté, les réformistes (CFDT, CFTC et Unsa) se retrouvent entre eux dans la matinée, au cours de tables rondes, dont l'une porte sur la loi travail qu'ils soutiennent. Pour ce camp, pas question de « demander le retrait d'un texte porteur de progrès pour les travailleurs », rappelle Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT qui loue, entre autres, la mise en place du compte personnel d'activité (CPA) prévu dans cette loi.

Depuis 2013, CGT et CFDT ne défilent plus ensemble le 1er Mai, leur relation s'étant dégradée après l'approbation par la centrale de Laurent Berger de l'accord sur la sécurisation de l'emploi, dénoncé par la CGT. La loi travail n'a fait qu'aggraver la division entre les deux premiers syndicats français.

Le 1er Mai cette année prend une tournure spécifique avec l'avènement de Nuit debout, lancé au soir du 31 mars, jour de la plus grosse mobilisation contre la loi travail (390 000 personnes dans 250 villes, selon les autorités ; 1,2 million selon les organisateurs). Dimanche, des responsables syndicaux ont prévu de se rendre place de la République, mais pas les numéros un.

Jeudi, Philippe Martinez y est intervenu pour la première fois, pour évoquer la « convergence des luttes » ....  sept Français sur dix considèrent que « la lutte des classes est une réalité en France ».

 

 

 

 

 

Une tradition née à Chicago en 1886

La journée des travailleurs, célébrée dans de nombreux pays, est née à Chicago en 1886 à l'initiative d'un mouvement syndicaliste réclamant la journée de travail de huit heures.

 

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 http://retraitecgtmanche.over-blog.com/

 Répression syndicale

Au lendemain des mobilisations du 28 avril, la CGT se voit à nouveau dans l’obligation de dénoncer la répression que subissent les militants syndicaux, ainsi que toute personne exerçant son droit de s’organiser et de manifester.

Ainsi, Jeudi 28 avril 2016, à Saint-Denis, deux syndicalistes ont été arrêtés lors d’une manifestation dans le cadre de la mobilisation contre la loi « travail ». Les deux manifestants ont été placés en garde à vue, accusés d’avoir commis des violences contre les forces de l’ordre. Ils sont cités à comparaître aujourd’hui à 13 heures au tribunal de Bobigny.

Dans le même cadre, deux militants cheminots de Villeneuve St Georges ont été arrêtés lors de la manifestation de Paris, et sont actuellement toujours en garde à vue.

Nous condamnons fermement les arrestations, les gardes à vue sommaires, tout autant que les comparutions immédiates, symbole d’une justice expéditive. Nous exprimons toute notre solidarité envers ces militants, arrêtés alors qu’ils exerçaient légitimement leur droit à manifester. Ces arrestations sont injustifiées et les accusations formulées mensongères.

Nous exigeons l’abandon immédiat des poursuites judiciaires. Nous rappelons que les pouvoirs publics, garants de l’Etat de droit, doivent assurer la protection de toutes et tous et doivent permettre à celles et ceux qui le souhaitent, de manifester dans de bonnes conditions.

 

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Capture.JPG

 https://www.histoire-image.org/etudes/1er-mai-1936

L'union fait la force
Le 1er Mai se veut journée de fête (de l'unité) et de lutte (pour les 40 heures, l’une des premières mesures du gouvernement de front populaire en juin 36, les contrats collectifs, pour les grands travaux inscrits depuis 1934 dans le programme de la CGT, la paix, slogan du Front populaire « paix, pain, liberté »). Le graphisme résume et transpose ces objectifs énoncés littéralement. Depuis les premiers 1er Mai, le peuple en marche est une image fréquemment retenue pour signifier graphiquement le sens de la journée. L'affiche mobilise ce code convenu. La foule est soudée, dense et presque infinie mais, nonobstant, constituée d'individualités clairement identifiables : ouvriers (ceinture de terrassier), mais aussi bien, à leur côté, phénomène plus rare, des femmes qui ne sont ni des allégories ni des mères souffrantes et, exceptionnel, des cadres et/ou des employés (chapeau, cravate). Cette foule qui doit aux codes en usage d'être souvent dépeinte en marche vers un horizon figuré par le soleil ou repoussé hors cadre se dirige ici vers le drapeau rouge, devenu signifiant de la confédération. Il est brandi par des mains et avant-bras où l'on repère, à nouveau, la montre fine d'une femme et des manches (costume et chemise blanche) appartenant à d'autres qu'à des ouvriers. Deux mains serrées rappellent sans le reproduire le label syndical (visible dans le cadre de l'affiche). L'unité, fêtée, fait la force.

 

AFFICHE C.G.T. 1912

Capture affiche 1er mai.JPG

 

Ecrire au fil rouge

L’année 1919 c’est une année historique en matière d’histoire sociale.  L’année commence un mois et demi après la fin de la 1ère guerre mondiale (1914-1918).

Le contexte est très particulier. L’Europe est en révolution. Il y a eu d’abord la Révolution russe en octobre 1917. Et en fin 1918 et au début de 1919, c’est l’Allemagne qui est en Révolution.

Mieux, et cela est complètement oublié, la Révolution sociale est aussi en France, puisqu’un Soviet est proclamé à Strasbourg juste avant l’entrée des troupes françaises en Alsace, (l’Alsace était allemande jusqu’à la fin 1918) ! Incroyable, mais vrai ! Il sera réprimé dans le sang !

Année de paix ? Voire ! La démobilisation se fait lentement. Des troupes sont envoyées en Russie combattre la jeune République socialiste. Les marins français se révoltent en Mer Noire et revendiquent la démobilisation.

Les survivants de la Grande Guerre n’ont qu’une seule idée en tête : que ce soit la « der des ders », la dernière des guerre, celle qui vient de s’achever ayant été particulièrement horrible !

Et ils veulent construire un autre monde ! Un monde fait de paix, de liberté, un monde sans chômage où chacun pourra gagner son pain.

Or la situation n’est pas du tout celle là : à la démobilisation c’est le chômage, la misère, et la vie chère.

L’année 1919, est donc l’année d’un immense mouvement social qui va déferler sur le pays. En quelques mois les syndicats se réorganisent. Les adhésions arrivent en masse. Il y a bientôt plus de 2 millions d’adhérents à la CGT.

La majorité de droite, celle de la Chambre « bleu horizon », craignant la contagion de la révolution vote la journée de huit heures, revendication de la CGT vieille de 30 ans.

 

 

 

23/04/2016

28 avril : GREVE DEBOUT

Dans l'actualité
Une centaine de syndicalistes CGT, SUD/Solidaires, FSU, ...
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Qui gère la com' de Nuit debout ?
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Sur le vif

« On bloque tout », l’appel des syndicalistes de terrain

Une centaine de syndicalistes CGT, SUD/Solidaires, FSU, CNT, CNT-SO, LAB lançaient le 22 mars un appel au « blocage de l’économie », pour faire barrage à loi travail. Le texte s’adresse aux syndicalistes de toutes obédiences, pour les inciter à travailler, dans leur entreprise, à la construction d’une grève générale et reconductible.

Extrait :

Il faut confirmer l’ancrage de la grève, préparer sa généralisation et sa reconduction partout où c’est possible.

Un mois et 1.300 signatures plus tard, la quinzaine d’initiateurs tiendra ce samedi à la bourse du travail de Paris une rencontre nationale, pour préparer notamment la grève du 28 avril.

« Cet appel est une intersyndicale de terrain, raconte Théo Roumier, un des initiateurs. C’est le résultat d’une volonté commune de dire qu’on ne peut pas construire le mouvement en attendant des organisations qui ont le nez collé sur leur stratégie propre. Il faut construire au-delà de nos cultures syndicales respectives ».

© Politis

(Visuel onbloquetout.org)

Le tout premier appel à manifester contre le projet de loi travail, le 9 mars, était déjà à l’initiative de syndicalistes « de base ». Les centrales syndicales leur avaient emboîté le pas vu l’élan rencontré par leur appel diffusé sur Facebook. Les militants de l’«Appel du 9 mars », ont par la suite largement contribué à l’organisation des premières « Nuits debout ».

Des participants de la « Commission grève générale » de Nuit debout Paris sont notamment attendus ce samedi.


« Pas une seule nuit de repos pour le gouvernement »

http://www.politis.fr/articles/2016/04/pas-une-seule-nuit-de-repos-pour-le-gouvernement-34590/

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Une action contre la loi travail, le plan Hirsch ou encore le décret Socle de la SNCF était organisée ce jeudi dans Paris, en marge de Nuit debout.

Réunie à Toulouse ce week-end, la Coordination nationale des étudiants a discuté stratégie. Au programme, l'organisation des prochains rassemblements (du 26 et 28 avril, puis du 1er et du 3 mai) pour contribuer à accélérer le rythme de la mobilisation «plutôt que de jouer à saute-mouton entre les dates».

«Nous nous sommes rendus compte que le mouvement était structuré et organisé, mais que nos actions n’étaient pas toujours visibles», explique Lucie, l’une des porte-paroles de la CNE, mandatée pour quinze jours. En effet, de nombreux événements sont organisés partout en France, mais peu sont relayés dans les médias. Et la Coordination l’a promis dans son communiqué «il n’y aura plus un seul jour ou une seule nuit de repos pour le gouvernement et le Medef».

Ce jeudi matin, sur le parvis de la gare d’Austerlitz, peu de monde est au rendez-vous. «Nous sommes obligés de nous cacher, sinon, nous sommes encerclés avant même le début de l’action», commente Ilhame, elle aussi porte-parole, aux côtés de Lucie et Manon pour qui cette action vise à démontrer que «les vacances ne sont pas synonymes du désengagement des étudiants, mais permet au contraire de nous unir et de préparer la convergence des luttes avec les travailleurs».

Installés dans les cafés ou assis sur les sièges de la gare, les contestataires se préparent à la manifestation en toute discrétion, incognito, ou presque. Si cette action n’a pas été publiquement annoncée, les policiers sont déjà déployés dans les rues adjacentes.

Finalement réunis près des rails, sans toutefois bloquer les trains, les manifestants entament leurs chants de revendications et appellent les cheminots à les rejoindre. Distribution de tracts, interventions au micro pour expliquer l’objet de cette intervention et promenades dans les couloirs de la gare ne font pas sourire tous les voyageurs, mais permettent de sensibiliser à la convergence des luttes. Organisée par les membres de la coordination francilienne des étudiants et de la commission «Grève générale» du mouvement Nuit debout, la manifestation permet de témoigner de la solidarité du mouvement à l'égard des travailleurs de la SNCF qui seront en grève le 26 avril contre le décret-socle et la nouvelle convention collective.

Escorté par les CRS et rejoint par quelques cheminots, le cortège se dirige finalement vers l’hôpital de la Salpêtrière dans l'intention d'effectuer une même opération de sensibilisation. Cette fois, il s'agit de se montrer solidaire vis-à-vis du personnel hospitalier mobilisé contre le plan Hirsch.

Fidèles «compagnons de route» depuis le début de la contestation, les policiers sont désormais presque aussi nombreux que les manifestants et bloquent l'accès au site de l'hôpital. Agacée, Ilhame dénonce une «présence illégitime»

L’État d’urgence légitime la présence policière, et nie l’urgence sociale. C’est pour faire taire les gens. Mais secrètement, nous sommes beaucoup à espérer qu’ils retirent leurs casques.

© Politis

Une volonté qui, sans surprise, n’est pas exaucée. Au contraire, les CRS continuent de s’opposer aux manifestants, bien que le cortège souhaite seulement traverser le complexe et entamer des négociations. Empêchés, ils décident finalement de prendre le métro, mais là encore, font face aux boucliers. Après avoir pris la rue et bloqués la circulation, les négociations reprennent. De nouveau, le cortège se trouve devant les grilles de l’hôpital, en chanson : «Avec la loi El-Khomri / On s’ra précaire tout notre vie / Plus facilement licencié / Ça ne peux plus durer / On doit se mobiliser.»

Quarante-cinq minutes plus tard, les grilles s’ouvrent enfin sous les applaudissements de la petite foule encore encerclée par les CRS. Malgré l'autorisation de traverser l'hôpital, les manifestants demeurent particulièrement contrôlés. Indignée d’un tel dispositif, une femme présente sur le site n’hésite d'ailleurs pas interpeller les CRS et à exprimer sa colère : «Vous êtes ridicules ! Je reviens d’Égypte, et même là-bas, ça n’est pas comme ça.» Devant, derrière ou sur les côtés, moins d’un mètre séparent les CRS entre eux. Pas plus d'espace n'est permis avec le reste du cortège.

© Politis

Malgré tout ça, l'action se déroule comme prévue. Aux fenêtres, les membres du personnel saluent le cortège et prennent les tracts distribués par les étudiants et quelques bouteilles d’eau sont distribuées en retour.

Dispersés au métro Chevaleret, les manifestants promettent d'autres types d'actions dans les prochains jours tandis que deux policiers bavardent tranquillement devant cette affiche publicitaire :

© Politis


 

22/04/2016

ILS APPELLENT LA SOCIETE GENERALE A ABANDONNER SA PLAINTE

Environ 80 personnalités appellent dans une tribune la Société Générale à abandonner sa plainte liée aux "Panama Papers" contre Jean-Luc Mélenchon, l'ex-trader Jérôme Kerviel et l'avocat de celui-ci, David Koubbi, tout en "exigeant des mesures efficaces" contre la "participation" de banques françaises à l'évasion fiscale.


Les signataires de cette tribune à paraître dans Marianne vendredi "exigent que des mesures efficaces soient prises pour qu'aucune banque française ne participe plus à l'évasion fiscale, et de la Société Générale qu'elle abandonne immédiatement sa plainte", annoncée le 7 avril, contre le dirigeant du Parti de gauche, M. Kerviel et Me Koubbi.


M. Mélenchon avait affirmé que les dirigeants de la banque étaient des "menteurs" qui devaient "être châtiés", tandis que M. Kerviel avait déclaré que la Société Générale était "multirécidiviste des infractions". La banque y avait vu des propos "calomnieux".


"Au-delà de nos différentes opinions politiques et sensibilités, nous tenons à affirmer notre pleine solidarité avec ces trois personnalités qui ont dit avec leurs mots ce que nous sommes très nombreux à penser.

Nous n'acceptons pas que ceux qui réclament la vérité soient poursuivis par ceux qui participent à l'évasion fiscale et l'organisent à l'échelle internationale", affirment les signataires.


Figurent dans cette liste des personnalités politiques et du monde associatif (Eva Joly, Olivier Besancenot, Clémentine Autain, Marie-George Buffet, Pascal Cherki, Sergio Coronado, Karima Delli, Yann Galut, Noël Mamère, Philippe Poutou, Caroline de Haas, etc.), médiatiques (Edwy Plenel, François Ruffin, Denis Robert, Daniel Mermet, Eric Naulleau...) mais aussi du monde de la culture (Annie Ernaux, Bruno Gaccio, Roger Martelli, Mathieu Kassovitz, Benjamin Stora, Gérald Dahan, Francis Lalanne, etc.)


Pour ces signataires, "il est évident que Frédéric Oudéa", le directeur général de la banque, "n'a pas dit la vérité" lorsqu'il a été interrogé au Sénat en 2012.


La Société Générale fait partie des banques mentionnées dans l'affaire Panama Papers pour avoir ouvert pour le compte de clients 979 sociétés offshore en faisant appel au cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca en une quarantaine d'années.


La banque française s'est déjà défendue en indiquant que quelques dizaines de sociétés offshore créées pour ses clients via Mossack Fonseca étaient encore en activité et qu'elles étaient gérées de façon "totalement transparente".

 
 
 
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