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08/04/2017

REMUNERATION ECOEURENTE pour LE PDG D'AIR FRANCE

Jean-Marc Janaillac a touché 91 472 euros par mois en 2016.

Un demi-million, 548 834 euros, entre juillet et décembre. Soit la bagatelle de 91 472 euros par mois pour le nouveau PDG d’Air France, Jean-Marc Janaillac. La rémunération est inscrite sur le document de référence déposé par le groupe auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Tout comme celle des membres du comité exécutif du groupe aérien franco-néerlandais (Comex), qui, selon ce même document consulté par l’AFP, s’élève à 6,6 millions d’euros, contre 5,6 millions en 2015. Un montant nettement plus élevé que celui annoncé par la direction en mars dernier. Alors en pleine négociation salariale, les syndicats avaient dénoncé une hausse de leurs revenus de plus de 41 % en 2016, à la suite du montant global communiqué pendant le comité d’entreprise de 4,8 millions d’euros pour 2016, contre 3,4 millions l’année précédente. La direction avait immédiatement tenu à minorer cette somme, en invoquant une « mauvaise imputation comptable » qui « fausse la comparaison, conduisant aux chiffres d’augmentation qui ont ému les représentants du personnel et certainement beaucoup de salariés qui en ont pris connaissance » et a annoncé alors une progression de 17,6 % de la rémunération de son comité exécutif en 2016, soit 4 millions d’euros, contre 3,4 millions un an auparavant. « Quand bien même les membres du comité exécutif s’augmenteraient de “seulement 17,6 %” (…) il s’agirait alors – pour être cohérents – d’appliquer cette augmentation à tous les salariés de l’entreprise », avait réagi la CGT dans un communiqué, alors que les salariés « n’ont pas été augmentés depuis cinq ans, ont perdu des acquis en nombre (congés, temps de travail, ancienneté, nouvelle grille d’emplois et de rémunération…) », avait précisé la CGT.

Et ce, sans compter les nouveaux efforts de productivité exigés par la direction de 7,5 % sur cinq ans.

Pour apaiser les esprits, la direction promet de lester la rémunération du Comex de 10 % en 2017.

Journaliste à la rubrique social-économie
 
 

ELECTIONS 2017 - REFUGIES : INFO OU INTOX ?

https://www.amnesty.fr/actualites/info-ou-intox

 

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Nous vous invitons le 15 avril à une journée de mobilisation et de partage du guide de décryptage « info ou intox » sur les restrictions des libertés menées au nom de la sécurité et la question de l’accueil des réfugiés.

Dernière date avant le silence radio réglementaire avant de voter, le samedi 15 avril 2017 est une dernière occasion de rappeler nos messages.

 

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La majorité des réfugiés ne sont pas en Europe

La guerre, les persécutions, les violences ont forcé plus de 20 millions de personnes à fuir leur pays. 86 % ont trouvé refuge dans des régions en développement, dotées de peu de moyens pour les accueillir dignement. Les pays riches, dont la France, se sont défaussés de leur responsabilité.

Pour en finir avec la crise de l’accueil des personnes réfugiées, il faut combiner plusieurs réponses :

oeuvrer pour mettre fin aux conflits ou aux violences qui forcent des personnes à fuir

assurer un accueil digne de ces personnes dans les pays où elles sont réfugiées

permettre aux personnes réfugiées de rejoindre, en sécurité, un autre pays où reconstruire leur vie.

 

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Les personnes réfugiées cherchent à reconstruire leur vie en sécurité

Les personnes réfugiées fuient les menaces, la persécution, les guerres et la terreur. Leur refuser l’entrée et l’asile, c’est les condamner à rester sous le joug de la terreur et de la tyrannie. La sécurité des sociétés d’accueil est sérieusement prise en compte dans les textes relatifs aux réfugié.e.s.

Lorsqu’une personne représente une menace grave pour la société, elle n’est pas reconnue réfugiée. Quand les personnes réfugiées sollicitent l’asile, elles demandent juste ce que nous voudrions à leur place : reconstruire leur vie, voir grandir leurs enfants, sans avoir peur de ce qui peut leur arriver.

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Si elle le veut, la France peut mieux accueillir plus de réfugié.e.s

Certes, les premiers temps, l’accueil des personnes réfugiées représente un coût. Il s’agit de leur permettre de vivre dignement le temps de se remettre d’aplomb et d’apprendre le français pour faire partie de la société. La France, 6ème puissance mondiale, a les moyens d’assumer son obligation juridique d’accueillir des réfugié.e.s. Cet accueil se prévoit et s’anticipe. Il est ici question de volonté politique, qui manque fondamentalement aujourd’hui.

 

ELECTIONS 2017 - SECURITE : INFO OU INTOX ?

https://www.amnesty.fr/actualites/info-ou-intox

Capture ELECTION 2017 AMNESTY.JPG

 

Nous vous invitons le 15 avril à une journée de mobilisation et de partage du guide de décryptage « info ou intox » sur les restrictions des libertés menées au nom de la sécurité et la question de l’accueil des réfugiés.

Dernière date avant le silence radio réglementaire avant de voter, le samedi 15 avril 2017 est une dernière occasion de rappeler nos messages.

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État d’urgence, sécurité, libertés, réfugiés, terrorisme

Chaque jour, Amnesty International se mobilise dans le monde pour défendre et protéger les droits humains. En France, les élections présidentielle et législatives de 2017 requièrent notre mobilisation.

Plusieurs programmes et discours électoraux remettent en cause des droits fondamentaux, sous prétexte qu’ils seraient un luxe en temps de crise ou d’insécurité. Au nom de la sécurité, les personnes réfugiées et migrantes, les Roms, les musulmans… font office de boucs émissaires et subissent des discriminations et des violations flagrantes de leurs droits. Les libertés d’expression et de manifestation, la présomption d’innocence sont attaquées. Le droit d’asile est remis en question et un accueil digne pour les réfugié.e.s semble devenu impossible…

Pourtant, l’histoire et l’actualité le montrent : le respect des droits humains de tous est la condition d’une société libre et juste dans laquelle chacun peut vivre en sécurité et dans le respect de sa dignité.

Dans ce contexte dangereux pour nos droits, ce guide va vous aider à démonter certaines intox véhiculées dans le débat électoral, sur deux grands sujets : l’état d’urgence, et la crise de l’accueil des réfugié.e.s.

 

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L'état d'urgence n'est pas efficace sur la durée

Depuis le 13 novembre 2015, l’état d’urgence a été prolongé 5 fois. L’État a bien sûr le devoir de protéger la population. Mais des responsables de la lutte contre le terrorisme ont eux-mêmes convenu que l’état d’urgence n’était nécessaire que durant quelques semaines après les premiers attentats. De plus, avec une vingtaine de lois antiterroristes votées en 30 ans, la France dispose d’un arsenal qui donne des pouvoirs d’action déjà extrêmement larges à la justice, à la police et aux services de renseignement.

Depuis plus d’un an, 7 253 mesures ont été prises dans le cadre de l’état d’urgence : perquisitions, assignations à résidence, fouilles de véhicules sans autorisation judiciaire se sont multipliées, épuisant les forces de police sur de très nombreuses fausses pistes, pour de faibles résultats comparés.

 

De novembre 2015 à novembre 2016, l’état d’urgence a permis l’ouverture de 20 enquêtes judiciaires pour des faits en relation avec une entreprise terroriste, contre 196 qui ont été ouvertes par la justice anti-terroriste dans le cadre des moyens habituels.

7 253 mesures ont été prises dans le cadre de l’état d’urgence, aboutissant à 20 enquêtes pour infraction à cararactère terroriste, soit 0,3% des mesures

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L'état d'urgence bouleverse des vies

4 348 perquisitions de nuit, 629 assignations à résidence, 2 276 contrôles d’identité et de véhicule*… les milliers de personnes visées n’avaient, dans 99,7% des cas, aucun lien démontré avec des intentions ou actions terroristes.

Les conséquences sont nombreuses pour les personnes visées : traumatismes durables, y compris pour des enfants, impossibilité de travailler ou d’avoir une vie sociale et familiale normale, stigmatisation…

Ces mesures sont disproportionnées, souvent arbitraires et parfois discriminatoires, certaines personnes ayant été visées uniquement en raison de leur pratique religieuse. Ces mesures ont aussi servi à restreindre le droit de manifester : de la COP21 aux mobilisations contre la loi travail, l’état d’urgence a permis d’interdire des dizaines de manifestations et d’empêcher des centaines de personnes de manifester.

Mon père souffre de problèmes cardiaques, il venait de sortir de l’hôpital. Les policiers ont forcé la porte d’entrée, sans sonner, ils ont fait irruption dans l’appartement, ont commencé à crier et ont menotté mon père et ma soeur. Mon père ne se sentait pas bien et au bout de quelques minutes, il a perdu connaissance. Ils ont dû appeler une ambulance. Il était terrifié et pleurait beaucoup lorsque nous lui rendions visite à l’hôpital les premiers jours.”

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L'état d'urgence menace nos droits

Dans le cadre de l’état d’urgence, « toute personne dont le comportement est susceptible de représenter une menace pour l’ordre public » est concernée. Ce ne sont donc plus les actes mais les comportements qui sont désormais suspects, ce qui ouvre la voie à des mesures arbitraires.Des droits, comme celui de s’exprimer et de manifester librement, ou de voir sa vie privée respectée, d’aller et venir, sont attaqués. L’autorité judiciaire est écartée au profit de mesures de police préventive basées sur des soupçons, pas sur des preuves. Des garanties essentielles de la démocratie sont aussi menacées : la présomption d’innocence, le droit à une procédure équitable, la possibilité de dénoncer les mesures dont on s’estime victime, le contrôle de la police par la justice…

L’état d’urgence place les citoyens dans un état d’insécurité face à un État de plus en plus fort, sans garde-fous ni contre-pouvoirs suffisants. Il doit être par nature exceptionnel et de courte durée. Sa pérennisation compromet l’état de droit, et... la sécurité de tous.

 

 

 

LA GUERRE ça peut rapporter gros

https://www.amnesty.fr/actualites/rapport-france

La France toujours 4éme vendeur d’armes dans le monde

La France reste cette année encore le quatrième exportateur d’armes au monde et compte parmi ses principaux clients l’Égypte et l’Arabie saoudite. Alors qu'il est clair que ces deux pays utilisent des armes pour commettre ou faciliter des violations des droits humains, la France semble manquer à son devoir de contrôle sur les armes qu’elle vend à des pays tiers, bien qu'elle...

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Etat d’urgence, crise de l’accueil des réfugiés, ventes d’armes, discriminations des Roms… revue de détail d’un sombre bilan en matière de droits humains.
amnesty.fr
 

06/04/2017

MENTEURS ! Ils osent affirmer que la Culture n'est pas prise en compte

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« Il n’y a pas de progrès économique et social, d’émancipation humaine et nationale sans un investissement majeur dans la culture et les arts. La liberté des êtres humains commence par la garantie de leur possibilité de créer et de s’exprimer. La culture n’est ni un luxe ni une marchandise. Pour cela, l’investissement public en matière de culture sera porté à 1 % du PIB, soit plus de 20 milliards d’euros, pour l’État, les collectivités locales et les établissements publics culturels."

Jean-Luc MELENCHON

 

Ce matin, blabla sur la Culture sur une chaîne T.V. où ils osent dire  que la CULTURE N'EST PAS AU COEUR DE LA CAMPAGNE DES CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE, QUE PERSONNE N'EN PARLE, à part Benoît Hamon lors du dernier débat.

 

Quand Frédéric MITTERRAND a déclaré ce matin :

"En France 50% des gens ne vont pas au théâtre, à l'opéra, etc... Il y a un désir universel d'avoir un Chef d'Etat qui soit un homme de culture. C'est une chose très importante. La culture française a toujours fait une place à la culture de l'insurrection, de la Commune..."

Je m'attendais, naïve, à entendre prononcer le nom de  J.Luc Mélenchon.

Qui est vraiment Jean-Luc Mélenchon ? Brillant orateur, cultivé (terrafemina)

Nous avions rendez-vous dans un café. D’un coup, je me suis trouvé devant un homme attachant, cultivé, réfléchi, passionné. Rien d’un politique froid, cynique et sûr de lui : un homme vivant. (Revue Charles - Roger Martelli)

Non ! Il a cité Poutoux "de l'ultra gauche" ..."il doit être cultivé..." Ce que je ne nie pas. Mais à le citer, il ne risquait pas de le faire grimper dans les sondages, lui qui ne se présente pas aux élections, n'a pas de programme, utilise l'occasion de ces Présidentielles, pour s'exprimer à la T.V.

 

Alors, j'ai décidé de rectifier le tir

de mettre ces journalistes aux ordres de Bolloré

devant leurs mensonges honteux

C'était sur CNEWS, l'ex chaîne ITV...   la chaîne info continue à émettre. Avec de nouvelles ambitions, avec un nouveau nom désormais : elle s’appelle maintenant CNews, pour s’inscrire dans la "galaxie" du groupe audiovisuel de Vincent Bolloré, au côté de C8, au côté de CStar.

Actualittéhttps://www.actualitte.com/article/monde-edition

Nicolas Gary - 17.02.2017

Edition - Société - La France insoumise culture - programme Culture Mélenchon - Mélenchon propositions culture

Le programme des candidats à la présidentielle pour le livre et la lecture 

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10 propositions pour la culture : Mélenchon, de la France insoumise aux arts insoumis

Le livret ne traite que du domaine de la culture, les champs de la presse et des médias et celui de la francophonie politique seront précisés dans deux autres documents. Le constat réalisé est que la culture est « livrée à la loi du profit », affirmant que depuis une trentaine d’années, « les arts et la culture subissent l’emprise du marché, la loi de la rentabilité et le règne de la finance ».

 

Les missions du service public sont ainsi dénaturées par « la politique du chiffre et la logique commerciale ». De même, « la spéculation sur les œuvres d’art s’étend », affirme le candidat, alors que « l’inégal accès à la culture se perpétue ».

 

Et de pointer : « À l’ère du consumérisme, on vend la culture comme un simple produit, on en fait de la pub, partout et tout le temps. Picasso comme marque de voitures, Vermeer pour vendre des yaourts, Prokofiev pour des parfums, etc. Comme tout le reste, la culture est engloutie et dévoyée. »

 

Pour le candidat de La France insoumise, « le marketing, maintenant intensif et ciblé sur les outils numériques, accompagne le flux de “produits culturels”. Il prétend au pluralisme et à la liberté de choix. Pourtant, il n’engendre pas l’indépendance d’esprit, mais une culture de masse homogène. Il est une propagande. Cet usage de l’art permet de formater les comportements ».

 

Le projet porté est celui de l’émancipation par la culture, pour chacun, sans que cette dernière ne soit réservée à quelques-uns. L’art et la culture en partage devient un mot d’ordre, autant que la défense et la reconnaissance de tous les professionnels de la culture.

Et de livrer en 10 points les propositions pour dynamiser le secteur et le valoriser à sa juste mesure.

Nous en retenons ici les points les plus liés au secteur du livre et de l’édition. L’ensemble du document est disponible en fin d’article.

 

1. Démocratiser la culture

Intégrer les droits d’auteur dans le domaine public, après le décès des auteur·e·s pour financer la création et les retraites des créateurs.

 

2. Faire la révolution citoyenne dans la culture

• Mettre fin à l’intrusion de la finance dans les conseils d’administration des établissements culturels et lui substituer une nouvelle gouvernance démocratique qui renforcera le rôle des représentant·e·s des employé·e·s et associer des représentant·e·s des publics jusque dans la nomination de la direction et dans les orientations stratégiques. Assurer la parité dans les conseils d’administration et féminiser les postes de direction.

 

3. Rendre la culture accessible

• Défendre le maillage national des bibliothèques et médiathèques, garantir leur budget face aux choix financiers ou idéologiques de certaines collectivités territoriales et embaucher des professionnel·le·s pour assurer de plus larges ouvertures.

 

4. Affirmer le droit à l’éducation culturelle et artistique

• Mettre fin à la marginalisation de l’enseignement artistique. Faire de l’éducation artistique dans toute sa diversité et dans ses trois dimensions (fréquentation des œuvres, pratique, enseignement artistique) une vraie priorité éducative de la maternelle à l’université, jusqu’en entreprise.

• Développer une filière de la création numérique dans l’enseignement professionnel

 

5. Protéger les artistes, étendre le régime des intermittents

• Garantir la liberté de création et de diffusion des œuvres d’art contre toute tentative de censure.

• Étendre ce régime aux professions artistiques précaires, dont les artistes visuels.

 

6. Bannir la pollution publicitaire et étendre l’affichage artistique et associatif

• Interdire les écrans publicitaires numériques et connectés, vrai scandale écologique et déontologique, dans les lieux et transports publics.

• Créer un fonds d’appui aux communes qui transforment les panneaux publicitaires en espaces d’affichage culturel et d’expression libre avec une stricte application de l’usage à but non lucratif.

 

7. préserver le patrimoine, construire pour le futur

• Faire appliquer le « 1 % artistique » (dans la dépense de construction), prévu par la législation, à tous les bâtiments publics construits, rénovés ou ayant changé d’affectation. L’étendre aux grandes constructions privées. Le prendre en compte dès le concours d’architecture par obligation d’appels publics à candidatures. • Faire figurer au cahier des charges de l’architecte et de l’artiste le lien avec la société et l’environnement social.

• Renationaliser le mécanisme de prévention archéologique et permettre une application effective de la loi de 2001 sur l’archéologie préventive, sous la direction de l’INRAP.

• Investir enfin dans les Archives Nationales pour garantir leur conservation et leur partage avec le public.

 

8. Soutenir les petites entreprises culturelles indépendantes

• Soutenir les structures de création et de production

 

9. Défendre l’exception culturelle

• Défendre de façon intransigeante la langue française dans toutes les instances européennes et internationales. Soutenir l’expression artistique et culturelle francophone tant en France qu’à l’étranger.

• Sortir la culture du champ des échanges marchands, tant à l’UE qu’à l’OMC, dans la lignée de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO de 2005.

• Étendre l’exception culturelle à la sphère numérique.

• Développer une vraie coopération culturelle non marchande et émancipatrice, à l’opposé de la vente internationale de franchise (ex. : Louvre/Abou Dhabi).

• Renforcer le réseau des Instituts français à l’étranger, gravement déstructuré et affaibli depuis deux quinquennats. Ce soutien accru concernera aussi les Écoles françaises à l’étranger (Rome, Athènes, Le Caire, etc.) ainsi que les missions archéologiques.

 

10. Faire reculer l’emprise des multinationales culturelles

• Créer une médiathèque publique en ligne, avec une plate-forme d’offre légale en ligne de musique, de films et de contenus culturels.

• Maintenir la loi de 1981 sur le prix unique du livre, sanctionner les abus (frais de transport offerts...) et supprimer toutes les aides fiscales ou indirectes aux mastodontes du commerce en ligne tels Amazon, Fnac.com, etc.

• Diriger les marchés publics de livres (commandes de collectivités et de bibliothèques) vers les librairies indépendantes.

Cette progression est ambitieuse et s’échelonnera sur plusieurs années. Elle permettra en particulier de :

• rétablir les crédits supprimés ces dernières années, après un réexamen de toutes les filières, sur tout le territoire et vis-à-vis de l’ensemble des collectivités locales ;

• financer les mesures présentées dans ce livret. »

 


 

 

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Festivals annulés, baisse du budget de la culture pour la première fois depuis des décennies… Le bilan de François Hollande est affligeant. Retrouvons l'ambition culturelle. Ne réservons pas la culture à quelques lieux ou à quelques publics, faisons-la revenir et entrer partout.

Nous proposons de réaliser les mesures suivantes :



 

 

 
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