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05/11/2015

Syrie et Turquie : le naufrage atlantiste de Hollande

La diplomatie française s’est lourdement marginalisée au Moyen Orient. L’alignement de la France sur les monarchies du Golfe coûte cher à notre pays, même s’il rapporte gros en contrats. Depuis le début de la crise, d’un excès à l’autre, la diplomatie française s’est inutilement identifiée au camp des faucons nord-Américains. Hollande et son ministre Fabius ont d’abord appelé il y a deux ans à bombarder Damas et à éliminer le chef d’État syrien, en dehors de toute légalité internationale. Puis ils ont essayé cet été d’empêcher un accord de paix sur le désarmement nucléaire iranien. Une position totalement isolée partagée par un seul gouvernement au monde : Israël.

C’est avec ce passif que le gouvernement a essayé depuis deux semaines de reprendre pied dans le dossier syrien. La marginalisation diplomatique de la France est en effet sans précédent historique dans cette région. Les négociateurs, notamment états-uniens et russes, considèrent que mettre le départ du chef d’État syrien comme préalable à tout échange diplomatique, comme le demande le gouvernement français, empêche toute discussion. Et donc par là même éloigne tout espoir de transition pacifique en Syrie ! Du coup, la France n’a pas été invitée le 23 octobre à la première réunion internationale des pourparlers de paix à Vienne. Avant d’être finalement raccrochée à la suite des négociations. Cette faveur est le résultat d’une pression très discutable organisée par Paris. Fabius a en effet pris l’initiative de réunir ce que les médias ont appelé les « partenaires » et « alliés » de la France sur le dossier syrien.

C’est une très étrange liste d’amis que celle-ci : Arabie Saoudite, Qatar, Émirats Arabes Unis, Turquie et Jordanie pour le Moyen-Orient. C’est à dire exclusivement des pays alliés aux États-Unis. Auxquels se sont ajoutés Grande-Bretagne et Allemagne. Le tout sous l’œil du secrétaire d’État adjoint des États-Unis.

Selon le journal Le Monde qui a rendu compte en détails de cette étrange rencontre, ces « pays alliés » apportent « un soutien accru en armes » à la « rébellion syrienne ». Le Monde ajoute que, le même jour, « le président américain, Barack Obama, et le roi Salman d’Arabie saoudite se sont mis d’accord pour accroître cette aide ».

Ces rebelles ont une drôle de mine. Concrètement, l’expression désigne les sept principaux groupes djihadistes qui se disent distincts de Daech. Depuis mars 2015 ils se sont regroupés sous le nom de « l’Armée de la Conquête » financée par l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie. Ce regroupement est principalement constitué d’Al-Nosra, branche syrienne d’Al Qaïda, qui compterait 20 000 combattants. L’autre principale composante est Ahrar Al-Sham, salafistes combattants soutenus prioritairement par la Turquie et le Qatar.

Les pays « alliés » choisis par le gouvernement sur le dossier syrien sont donc directement parties prenantes de la guerre. Ils ne sont nullement des forces de paix, de liberté ou d’une quelconque stabilité pour la Syrie et la région. On peine à discerner quel peut être l’intérêt, ne serait-ce que sécuritaire, de la France à avoir de tels alliés financeurs d’Al Quaïda. C’est pourtant ce qui se passe.

Le reste des surenchères françaises ne valent pas mieux. Ainsi, il n’y a plus de représentation diplomatique française à Damas. Comment envisager une discussion sur la paix et même une transition démocratique en Syrie en maintenant la rupture de toute relation diplomatique avec l’État syrien ? Ce choix n’est pas celui de tous les pays européens. Sept pays de l’UE conservent des relations diplomatiques avec la Syrie, dont la Grèce et l’Espagne. La rupture de toute relation est d’autant plus discutable que notre pays compte encore 1 200 ressortissants à Damas. Et c’est aux Syriens, ceux du gouvernement de Damas, que l’on doit au lycée Charles de Gaulle de Damas d’être encore ouvert et de délivrer son enseignement en français!

Le général Jean-Bernard Pinatel, expert en géostratégie a donné un diagnostic sévère : « dès le début de l’affaire syrienne, François Hollande s’est trompé sur plusieurs points. Premièrement, il a cru à un printemps arabe en Syrie, alors qu’on assistait aux prémices d’une guerre civile confessionnelle financée par l’Arabie Saoudite, le Qatar et aidée par la Turquie. Il s’est trompé aussi sur la capacité de résistance interne du régime d’Assad aidé par l’Iran, le Hezbollah libanais et la Russie. Il s’est trompé encore, comme d’ailleurs Barack Obama, sur la capacité de résistance de Daech aux frappes aériennes américaines. Malgré plus de 3000 sorties, Daech, vaincu par les Kurdes à Kobané et par les milices chiites irakiennes et iraniennes à Tikrit a poursuivi son offensive vers le Sud ». 

J’adhère au diagnostic mais je ne suis pas certain qu’il s’agisse « d’erreurs ». Je crois que les choix de Hollande ne sont rien d’autres que la reprise des attentes et demandes des monarchies du Golfe.

Dans ce contexte, le gouvernement a aggravé sa situation en se liant sans réserve au gouvernement turc actuel. Cette « amitié » de Hollande est particulièrement dangereuse dans la période et dans la région. On se souvient comment, de manière aussi étrange qu’inattendue, Hollande a tenu cet été à « remercier pour son action vigoureuse » le gouvernement de « l’islamiste modéré » Erdogan. Pourtant, celui-ci venait de mener une offensive militaire, le 21 juillet, à la frontière avec la Syrie.

En réalité, cette opération militaire, si elle était officiellement dirigée contre Daech, n’a fait que relancer une guerre d’élimination contre les Kurdes. Hollande a ainsi endossé le rôle de l’allié qui couvre la reprise de la répression contre les Kurdes. Ceux-ci sont pourtant les seuls à avoir clairement combattu Daech depuis des mois sur le sol turc. À l’inverse, Erdogan laissait « l’État islamique » se servir de la Turquie comme base arrière. Il laisse passer les combattants étrangers venu le renforcer, au point que la presse turque a parlé d’une véritable « autoroute djihadiste ».

Quel peut être le sens de ce soutien de la France au gouvernement islamiste Turc ? Dans le contexte, c’est calamiteux. On a vu en effet ce qu’ont été les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’élection législative du 1er novembre dernier. Erdogan a gouverné quatre mois sans légitimité démocratique depuis les précédentes élections du 7 juin dont il n’a jamais accepté le verdict. Ce furent quatre mois de provocations, de tensions, arrestation et meurtres d’opposants dans une ambiance de guerre civile naissante. 1 900 personnes ont ainsi été tuées dans le pays depuis le 7 juin ! Sur ces bases, Erdogan a retrouvé une majorité parlementaire en récupérant les pires thèmes de l’extrême droite turque. Des conditions impensables pour organiser des élections libres. Le gouvernement islamiste d’Erdogan accorde notamment une large impunité aux terroristes actifs sur le territoire turc et dont les premières victimes sont l’opposition démocratique, à commencer par le HDP qui incarne la Turquie la plus progressiste et émancipatrice.

Cela n’est pas sans rappeler le sort que subissaient les forces progressistes en Tunisie quand les islamistes étaient au gouvernement. Les soi-disant islamistes modérés d’Ennahda avaient d’ailleurs pris pour modèle l’AKP d’Erdogan. Et le gouvernement français les soutenait eux aussi. Dans les deux pays, la brutalisation de la société jusque dans l’intime a dissipé l’illusion médiatique d’un « islamisme modéré ». Erdogan explique par exemple qu’« il est contre nature de mettre les femmes et les hommes sur un pied d’égalité ». Le modèle qu’il impose de force à la société turque est totalement étranger au meilleur de l’histoire de cette République. Celle qui fut parmi les premières au monde à donner le droit de vote aux femmes et à interdire le voile à l’école dès les années 1930.

La voix présidentielle de la France s’égarant actuellement dans le soutien aveugle aux islamistes turcs, c’est à nous d’incarner la France qui ne se trompe pas d’amis en Turquie. Nous l’avons fait concrètement en accueillant des parlementaires et dirigeants du HDP à nos universités d’été et sur notre stand à la fête de l’Humanité. Mes camarades ont continué ce travail en participant à des opérations d’observation électorale en Turquie lors des élections du dimanche 1er novembre. Une délégation de 6 militants du PG, soit 10 % des observateurs français se trouvait sur place et jusqu’en zone kurde. Le secrétaire national du PG aux relations internationales, Djordje Kuzmanovic, et le responsable Turquie du PG, Jean-Christophe Sellin, menaient notre délégation. Il s’agissait bien sûr d’exprimer notre solidarité avec le peuple turc en lutte pour sauver sa République. Mais surtout de rendre à nouveau possible notre avenir commun méditerranéen que les religieux veulent empêcher par tous les moyens. Car si les deux rives de la Méditerranée coopèrent, c’en est fini des délires ethnicistes et religieux qui prétendent la jonction impossible et dangereuse. Le point de vue islamiste et le point de vue FN sont ici directement complémentaires. Briser ce point d’appui, c’est commencer non seulement à changer l’ordre international mais surtout l’absurde partition religieuse de nos pays qui est le but des ethnicistes des deux rives.

 

NON AU HARCELEMENT SCOLAIRE !

 
 
Non au harcèlement - education.gouv.fr

Que faire ?

Je suis victime

AccueilQue faire ? › Je suis victime

Bored little school boy in the classroom

Je suis à l’école primaire

Si, à l’école, tes camarades se moquent de toi, te volent ou abîment tes affaires, te donnent des surnoms méchants, rigolent quand tu participes en classe, te bousculent. Si tu te sens mis de côté, s’ils refusent de jouer ou de déjeuner avec toi. Si tout cela te blesse et tu ne sais pas comment faire pour que cela s’arrête.

Tu es victime de telles violences de façon répétée, cela s’appelle du harcèlement.

Aucun enfant, aucun élève ne doit subir cela, personne ne doit rester silencieux !

Que peux-tu faire pour être aidé ?

Il faut en parler pour trouver de l’aide et des solutions :

  • À un adulte de ton école : ta maîtresse ou ton maître, la personne qui surveille la cantine, l’animateur avec qui tu fais peut-être des activités le midi ou après la classe. Ils peuvent t’écouter et t’aider.
  • À tes parents ou une personne de ta famille ou de ton entourage : ils pourront contacter l’école.
  • À un camarade de classe ou de l’école qui pourra en parler à un adulte.
  • Ne reste pas seul face à ton problème. Tu dois savoir que les adultes doivent te protéger et t’aider

Parler du harcèlement c’est agir pour que cette violence contre toi s’arrête et qu’elle ne touche pas d’autres élèves ou peut-être toi-même une nouvelle fois.

Tu peux raconter, écrire ou dessiner ce qui s’est passé avec tous les détails dont tu te souviens (fais toi aider si nécessaire). Tu peux aussi noter la date, l’heure, les personnes présentes, la description des faits, leur répétition, ce que tu ressens, tes réactions face à cette situation, etc.

 

 

Ce que tu ne dois pas faire

Ne tente pas de résoudre le problème toi-même (ni avec des amis) par la violence.

Si tu ne te sens pas à l’aise pour en parler à quelqu’un de ton école ou de ta famille, appelle le :
N° VERT « NON AU HARCÈLEMENT» : 3020
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h (sauf les jours fériés)Si le harcèlement a lieu sur internet :
N° VERT « NET ÉCOUTE » : 0800 200 000
Gratuit, anonyme, confidentiel et ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h

harcelement scolaire

Académie de CRETEIL

Je suis au collège ou au lycée

Si vous subissez des violences verbales, physiques et/ou morales de façon répétée (bousculades, vols, surnoms méchants, insultes, moqueries, rejets…), vous êtes victime de harcèlement.
Lorsque ces mêmes faits se déroulent sur les réseaux sociaux, par SMS ou par mail, on parle alors de cyberharcèlement.

Cette situation peut avoir des conséquences graves pour :

  • votre scolarité (baisse des résultats scolaires, décrochage scolaire)
  • votre santé (maux de ventre ou de tête, perte de l’estime de soi, profond mal être).

Aucun enfant, aucun élève ne doit subir cela, personne ne doit rester silencieux !

Comment être aidé quand on est harcelé?

Il faut en parler pour trouver de l’aide et des solutions :

  • À un adulte de votre établissement en qui vous avez confiance (un professeur, le CPE, l’assistant d’éducation, l’assistant de service social, l’infirmier, la direction, le conseiller d’orientation psychologue…). Ils sont là pour vous écouter, vous aider et trouver des solutions.
  • À vos parents ou un membre de votre famille ou de votre entourage: ils pourront vous conseiller et contacter l’établissement au besoin.
  • À un élève de la classe ou de l’établissement : il pourra en parler avec un adulte de l’établissement pour vous aider.

Parler du harcèlement c’est agir pour faire cesser la violence que vous subissez c’est aussi agir pour que d’autres élèves ou vous-même, ne soient pas victime une autre fois.

Lorsque vous en parlez, il est important d’expliquer en détail la situation que vous subissez. Le meilleur moyen de ne rien oublier est d’écrire l’ensemble des faits même s’ils vous semblent mineurs.
Notez la date, l’heure, les personnes présentes, la description des faits, leur répétition, face à cette situation. Pensez aussi à conserver les preuves éventuelles du harcèlement subi, notamment sur les médias sociaux (capture d’écran…).

 

harcelement scolaire

 

Académie de LILLE

Ce que vous ne pouvez pas faire

Ne tentez pas de résoudre vous-même la situation et n’utilisez pas la violence, cela pourrait l’aggraver.

Si vous avez besoin de conseils complémentaires, contactez le :
N° VERT « NON AU HARCÈLEMENT» : 3020
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h (sauf les jours fériés)Si le harcèlement a lieu sur internet, appelez le :
N° VERT « NET ÉCOUTE » : 0800 200 000
Gratuit, anonyme, confidentiel et ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h

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Académie de TOULOUSE

03/11/2015

vous avez dit SECURITE SOCIALE ... ECOUTEZ BIEN

20/10/2015

PLUS D'ESCLAVES... PLUS DE VOILE ... t'as compris ?

 

 

C'est mieux quand ce sont les gens concernés qui nous éclairent.

Mieux que les discutailleries de certains intellos, journaleux, politicards qui nous enfument, nous embrouillent

La réalité elle est juste là...

Pas besoin de se tortiller le popotin pour marcher droit..

 

Posté par Wiam Benjelloun sur lundi 6 juillet 2015
 

 
 

16/10/2015

TURBULENCES AERIENNES

 

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Turbulences aériennes !

air france 1

Photo AFP

 

Par Patrick Le Hyaric

 

« Dialogue social », encore une expression qui ne dit rien des réalités d’aujourd’hui. Comment en effet oser baptiser « dialogue » une convocation d’instances représentatives pour toujours demander aux organisations syndicales d’accepter ce que l’employeur a déjà décidé et annoncé par voie de presse plusieurs jours avant ? A Air France, il s’agit d’un nouveau plan de réductions de 3000 salariés après un précédent de 5000 et avant un nouveau, encore caché, d’encore 3000. Où est le social là-dedans ? C’est de l’antisocial à l’état pur ! Que ces procédures soient désormais baptisées de ce drôle de nom de « plan de sauvegarde de l’emploi » n’y change rien. Défense de rire ! Les penseurs du capitalisme sauvage twistent les mots pour cacher la profondeur des maux qu’ils sèment dans les familles. Jamais la violence physique n’a fait avancer la cause ouvrière. A Air France, elle va encore la desservir. Le complexe médiatico–politique s’en donne à cœur joie. Les donneurs de leçons qui n’ont pas à souffrir des fins de mois difficiles sont de sortie. Le chef de la droite, toujours aussi modéré dans ses propos, n’hésite pas à parler de « chienlit », quand le chef d’un gouvernement qui se prétend de gauche appelle à de lourdes sanctions contre des travailleurs syndiqués, baptisés de « voyous ». En conséquence de quoi, la police est dépêchée au petit matin à leur domicile pour les arrêter comme de dangereux criminels devant leur famille, leurs enfants effarés pour les placer en garde à vue. Inadmissible et révoltant ! Rien que cela ! Au fait, quel qualificatif doit-on employer pour celles et ceux qui sont jetés comme des éponges dans la nuit d’errance de six à huit millions de chômeurs ? Là, est la véritable violence ! Là est l’insupportable ! Cet opprobre lancé devant les caméras contre quelques salariés qui n’en peuvent plus, sert à bien empêcher et à camoufler le débat de fond qui devrait s’instaurer sur le devenir de l’un de nos fleurons nationaux. Comment admettre que les plans de suppressions d’emplois se succèdent, dans un contexte où le trafic aérien progresse de près de 6% chaque année, dans un pays qui dispose d’un carrefour aérien international (le Hub de Roissy) ultra moderne, proche d’une puissante industrie aéronautique, et dans une entreprise bénéficiant de cent millions d’euros de « crédit impôt compétitivité » dont on nous avait pourtant bien dit qu’il servait à la création d’emplois  ? Question simple qui pourtant ne sera pas posée ! Pourquoi et jusqu’où le salariat doit-il être une simple variable d’ajustement, alors que le prix du carburant diminue et que l’euro a gagné en compétitivité face au dollar ? C’est au seul nom de la rente bancaire que  les taux d’intérêt  d’une dette qui s’élèvent à 4,5 milliards d’euros sont plus élevés que ce qui se pratique actuellement. Pourquoi sacrifier le travail quand le seul service de cette dette équivaut à la moitié du déficit du groupe Air France ?

 

Mais allons plus loin ! Que ceux qui crient à « la chienlit », traitent les salariés de « voyous » nous disent ce qu’ils ont décidé, voté, suggéré, approuvé, toutes ces dernières années pour organiser comme ils n’ont cessé de la vanter cette fameuse « concurrence ». Une concurrence déloyale, organisée par des directives votées au Parlement ou au Conseil européen, contre notre pavillon national et d’autres compagnies aériennes qui ne s’en sont pas remises, comme Alitalia ou Iberia. Affublées en 2004 du vocable de « Ciel unique », puis en 2009 de celui de « Ciel ouvert » et en 2011 de « paquet aéroportuaire » visant à la libération des services en escale, toutes,  au nom de cet idiot principe de concurrence, ont favorisé l’émergence de compagnies à bas coûts qui ont été jusqu’à recevoir des aides de collectivités territoriales ! Bas coûts, avec le dumping social placé en haut de l’affiche et des valeurs. Les pilotes et le personnel de cabine n’y apparaissent même plus comme salariés de ces employeurs très particuliers. Voilà que maintenant Air France et les autres compagnies européennes sont attaquées par les compagnies du « Golfe », hyper  subventionnées par leurs Etats sans qu’aucune instance internationale n’en dise mot puisque le transport aérien n’est pas dans les compétences de l’organisation internationale du commerce. Pire, on se demande de plus en plus dans quelle mesure les salariés d’Air-France et la compagnie elle-même n’auront pas à souffrir des dessous des juteux contrats de vente de Rafale à l’Arabie Saoudite et au Qatar. Voilà où est la vraie violence ! Celle qui s’exerce contre nos atouts nationaux et les salariés qui les servent. La violence de décisions politiques en général cachées, souvent prises loin des lieux de travail, sans consultation des citoyens, des usagers alors qu’il s’agit d’enjeux d’intérêts nationaux et humains. Parler dans ces conditions de «  dialogue social »  est d’une grande vulgarité. Ce n’est que la tenue de camouflage pour pousser les salariés à accepter la destruction de leurs emplois et de leur entreprise. Au lieu d’insulter, de mépriser, de diviser les salariés mieux vaudrait créer les conditions d’un vrai et sérieux débat national sur l’avenir de notre compagnie aérienne, la seule entreprise qui porte les couleurs de la France dans le monde entier. Il n’est pas certain que cela puisse durer tant la guerre économique conduit Air France à ne plus desservir certaines capitales mondiales. Ce serait un comble que la première destination touristique au monde disposant de ce « Hub central » de Roissy voit sa compagnie menacée. Ce débat devrait porter sur une révision des directives européennes pour re-réguler et pour examiner les conditions de nouvelles coopération entre compagnies aériennes. Au lieu de les laisser être rachetées par les capitaux venu du golfe, pourquoi ne pas créer une sorte d’Airbus du transport aérien ?

 

Ensuite, il est indispensable de traiter les problématiques liées à la dette de l’entreprise ainsi que celle des taux d’intérêt. Les coûts de la sécurité dans les aéroports doivent-ils être au seul compte de l’entreprise ? D’autres relations doivent être recherchées ente la compagnie aérienne et Aéroport de Paris pour diminuer un certain nombre de taxes dont les taxes de stationnement. Ce sont les dogmes européens qui conduisent l’Etat à ponctionner toujours plus Aéroport de Paris pour tenter de boucler son budget. Dans le même ordre d’idées, les aides d’Etat à Air France doivent être conditionnées au maintien de l’emploi. Un tel débat pourrait dès lors porter le nom de dialogue social. Avis aux amateurs !

 
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