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05/02/2016

CONTRE LA REPRESSION SYNDICALE

Contre la répression syndicale, la lutte s’organise

Plusieurs milliers de manifestants se sont réunis ce jeudi 4 février dans toute la France pour réclamer la relaxe des anciens salariés de Goodyear, sous le joug d’une condamnation inédite.

À Paris, place de la Nation, des milliers de militants ont répondu à l’appel de la CGT. Réunis pour exiger la relaxe immédiate des huit anciens salariés de Goodyear, syndicats, élus et citoyens ont exprimé leur solidarité face à une décision de justice disproportionnée et sans précédent. Condamnés à deux de prison dont neuf mois ferme pour avoir retenu deux cadres de leur entreprise menacée de fermeture, les huit employés montés sur un camion-scène ont dénoncé une condamnation politique insoutenable dont ils font appel. Si les anciens de l’usine d’Amiens gardent espoir et continuent le combat, ils n’oublient pas les années de lutte et la violence sociale à laquelle ils ont dû faire face, seuls.

Ce jeudi, Mickael Wamen rappelle que douze ex-ouvriers sont morts depuis la fermeture de l’entreprise, évoquant les suicides, l’alcoolisme et la détresse à laquelle les salariés ont aussi été condamnés.

À lire >> Goodyear : Sept ans de violence sociale

À leurs côtés, les membres de la CGT, dont Philippe Martinez, secrétaire générale confédération, et des salariés ont exprimé leur colère face à la multiplication des répressions syndicales. Tous ont exigé que cesse les représailles à l’encontre des salariés et des syndicalistes, faisant notamment allusion à la condamnation des anciens de Goodyear, mais aussi aux poursuites contre les salariés d’Air France , accusés d’avoir participé à l’épisode «de la chemise arrachée».

À lire >> Air France: le procès des salariés accusés de «violences» fixé au printemps

Discrètes mais bien présentes, différentes personnalités politiques de gauche ont également tenu à manifester leur solidarité, encourageant les syndicalistes à poursuivre leur combat. Pour Danielle Simonnet, conseillère de Paris (Parti de gauche), «être là, c’est essentiel». Face à une criminalisation des actions syndicales, la coordinatrice politique du PG a par ailleurs fait part de ses craintes pour la démocratie:

Un pays qui met en prison ses salariés ne peut pas être démocratique. Nous sommes dans un système oligarchique qui s’émeut pour deux chemises arrachées, mais ne fait preuve d’aucune compassion à l'égard d'employés dont le seul crime est d’avoir défendu leurs emplois, face à des patrons voyous et avides.

Selon elle, «le premier renoncement de François Hollande a été de ne pas instaurer l’immunité des actions syndicales». Une revendication partagée par les manifestants qui réclament eux-aussi davantage de protection.

© Politis

De même, Laurence Cohen, sénatrice communiste (PCF) du Val-de-Marne ne comprend pas «les cadeaux que l’État continue de faire au patronat». Pour cette élue, «l’urgence est d’abord sociale. Je pense que la politique peut prendre le dessus sur l’économie» mais qu'il s'agit d'une «volonté politique» à mettre en place.

 

«Réprimés, méprisés, STOP»

Délégués syndicaux, inspecteurs du travail ou salariés en lutte se sont succédés sur la petite scène installée place de la Nation. Sous un même slogan – «réprimés, méprisés, stop» – ils ont dénoncé les violences sociales dont ils ont été victimes ou témoins, mais ont aussi fait part de la nécessité d’un tel combat. Des prises de paroles symboliques ont également eu lieu, dont celle de Mickael Wamen, l’un des salariés condamnés pour avoir «séquestré» deux anciens cadres de Goodyear. Un discours largement applaudis par les manifestants. Pour Juliette, retraitée et militante à Force Ouvrière, «ce sont des paroles qui donnent espoir et permet de croire à un véritable rassemblement ouvrier et citoyen».

Au nom de ces sept autres «camarades», le leader de la CGT à Goodyear a dénoncé les mesures prises à leur encontre et appelle à encore plus de mobilisation et de solidarité:

Aujourd’hui, cette action est nécessaire, mais elle n’est pas suffisante, a t-il avertit. Il faut que nous montrions au gouvernement que nous n’acceptons pas ce qui est en train de se passer.

Partisan d'une mobilisation sociale unie, Mickael Wamen a proposé de réunir dans la rue les différents secteurs en lutte : enseignants, chauffeurs de taxis, agriculteurs, ouvriers… «La réalité, c’est que nous sommes tous condamnés. Il n’y a pas que ceux de Goodyear; nous sommes tous condamnés à agir.»

Selon Philippe Martinez, ce rassemblement aurait réuni près dix milles personnes à Paris (2.800 selon la préfecture), et se serait tenu dans quatre-vingt villes de France.

© Politis


Photos : CHLOE DUBOIS/ POLITIS -

Mickael Wamen, le 4 février 2016 lors de la manifestation de soutien organisée par la CGT

Manifestation à Paris, Place de la Nation

Danielle Simonnet (Front de gauche), lors de la manifestation à Paris

"Seuls coupables les financiers. À quand la justice?" - Pancarte laissée Place de la Nation à Paris pendant le rassemblement

 
 

04/02/2016

CONTRE-POUVOIRS avec POLITIS.. CE SOIR A PARIS

 

 

Rendez-vous ce soir à 20h. à l'Espace Saint-Michel (Paris 5)

pour une soirée-projection avec Denis Sieffert, directeur de Politis

autour du film

CONTRE-POUVOIRS de Malek Bensmaïl.

 

https://vimeo.com/145641194

01/02/2016

LES CANARDS EN COLERE... signez la pétition

Capture LES CANARDS EN COLERE.JPG

20/01/2016

CASSER LES 35 Heures ! Intervention au Bureau National du P.S.

http://www.filoche.net/2016/01/19/

 

Intervention au BN du PS du lundi 18 janvier 2O16 :

casser les 35 h ça va augmenter le chômage et appauvrir les salariés contraints à des heures supp’.

Cela fait six semaines au moins que nous débattons de cette question de la modification de la constitution pour y introduire la notion de déchéance de la nationalité et celle de l’état d’urgence. Nous sommes un certain nombre à penser qu’il n’y a pas à introduire l’état d’urgence et que plutôt que des lois nouvelles, il faut des moyens nouveaux, recruter massivement des enquêteurs, des policiers, des ilotiers, des juges, des éducateurs, des pompiers, des infirmiers et médecins, ne serait-ce que pour renforcer les besoins évidents révélés le 13 novembre dernier à l’occasion de l’action magnifique de nos fonctionnaires.

 

Nous sommes visiblement de plus en plus nombreux au fur et à mesure que le débat progresse, à être hostiles à la « déchéance de la nationalité » que ce soit pour les binationaux ou les nationaux. Nous nous étions déjà quitté le 4 janvier alors qu’une majorité écrasante exprimée au BN était « contre » excepté ceux qui avaient inventé la « déchéance pour tous », mais celle ci ne tient pas devant la création indéfendable d’apatrides. Au fond est-ce la bonne question alors que lors des attentats du 13 novembre à Paris, les victimes appartenaient à 21 nationalités différentes. Ces attentats lâches ne sont ni une guerre, ni une guerre nationale, ils touchent tous les pays, toute l’humanité, toutes les nationalités, et on ne voit pas en quoi le symbole du renforcement du nationalisme dans notre seul pays y répondrait.

Ca traine. On constate que cette idée de déchéance est très minoritaire à gauche et très minoritaire dans notre parti, l’émotion est très grande, des motions hostiles ont été votées dans de très nombreuses fédérations, et sections, et par une opposition considérable des militants. Ce fut une erreur manifeste de s’engager dans cette voie.

La réponse aux attentats n’est pas dans le nationalisme mais dans l’humanisme. A l’ordre du jour de ce BN il nous était fixé comme but de voter et voilà qu’on nous demande de ne pas le faire, pour attendre que le Président rencontre les partis et présidents de groupes parlementaires dans une autre tentative d’arbitrage.

Cela retarde d’autant le fait de trancher et de reléguer cette question, qui, oserai-je le dire, fait diversion par rapport aux préoccupations réelles de la population, de nos électeurs. Car on sait que la déchéance, ça ne résout rien en concret contre le terrorisme, et j’ajoute que ce n’est, même comme symbole politique, ni utile ni nécessaire.

Et je l’avais dit il y a 15 jours, ici, ça fait écran, on est tous là, on est nombreux aujourd’hui, ca ne va pas à l’essentiel pour 18 millions de salariés qui, pendant ce temps là, voient leur code du travail attaqué, passé à l’acide, mutilé.

Car on devrait plutôt parler de ce qu’a dit ce matin le président contre les 35 h. Ce que vient de faire à raison Benjamin, le jeune camarade du MJS que vous n’avez pas écouté comme il le méritait. Ce n’est pas hors sujet, le sujet aujourd’hui devrait être les 35 h. Hélas, car c’est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires qui vient d’être remis en cause par François Hollande lui même. Les heures supp’ ne sont, déjà, parfois, plus majorées que de 10 % et ce matin, le président a ouvert, c’est inouï, la possibilité qu’elle ne soit plus majorées du tout, et que, au niveau des entreprises, la durée légale pourtant d’ordre public social, puisse être modifiée. Ce que réclame le Medef (ce qui ne l’empêche pas de trouver que c’est encore insuffisant)..

Cela signifie appauvrir les salariés qui sont contraints de faire des heures supplémentaires. Cela signifie renoncer à la durée légale en pratique. Cela signifie soumettre le corps humain au travail à des horaires fluctuants qui ne sont plus garantis par la loi ni payés comme il faut. Cela signifie donc faire perdre du salaire. Car il y a sans doute autour de 300 000 à 400 000 millions d’heures supplémentaires majorées dont une grande partie ne le seront plus.

Sans compter qu’il existe un milliard d’heures supplémentaires, qui ne sont ni déclarées, ni payées, ni majorées et c’est l’équivalent de 600 000 emplois. On ferait mieux de se donner les moyens de contrôler et sanctionner les patrons voyous qui les font faire mais ne les paient pas à leurs salariés !
Assouplir ainsi encore les 35 h, c’est casser l’image de notre parti, de toute la gauche, qui les a instaurée. C’est une des lois les plus avancées au monde, c’est grâce à elle, le seul moment ou, pendant 35 ans, nous avons fait reculer le chômage de masse. Ce sont les 32 h et les 30 h la semaine de 4 jours qui sont nécessaires et urgentes quand on a 6,15 millions de chômeurs au total. Casser les 35 h c’est pour le Medef mais ça va augmenter le chômage de masse.

Des mesures de formation sont utiles mais c’est du placebo si les carnets de commande ne se remplissent pas et si les salaires n’augmentent pas pour permettre de les remplir. Ce n’est pas le moment non plus de toucher à la durée maximum de 48 h et de permettre qu’elle soit dépassée, banalisée, par la suppression de l’autorisation préalable de l’inspection du travail avant qu’elle puisse être dépassée. Les cadres a 99,8 % sont de droit commun. Seuls 0,2 % sont des cadres supérieurs. Cela veut dire qu’ils ont un horaire comme tous les autres salariés et que les « forfaits jours » exceptionnels sont soumis à des accords signés majoritairement par des syndicats. Ces accords sont contestables et contestés auprès de la Cour de justice européenne. En Europe la durée maxima hebdomadaire, reste de 48 h dans 15 pays, depuis la directive 93-104 qui n’a pas été rendue caduque. Et même quand il y a des forfaits jour, la durée du travail doit obligatoirement être comptabilisée, soumise à contrôle et à paiement lorsqu’il y a dépassement de la durée annuelle.
Et voilà que le Président annonce que la durée annuelle pourra être dépassée…

Inouï encore. Je le dis, cette question, est intime, essentielle, vitale pour des millions de salariés et beaucoup plus grave que le symbole de la déchéance de nationalité contre un petit nombre de terroristes.

C’est de cela que nous devrions discuter, et de l’annonce lundi prochain, 25 janvier, de la casse du code du travail, car il sera encore trop tard et cela s’ajoutera au palmarès funeste de notre gouvernement. J’espère que nous serons aussi nombreux la semaine prochaine pour en parler, que tout le monde sera là – encore.
Car les dégâts dans la vie de nos concitoyens, et les dégâts électoraux pour la présidentielle, de cette énorme remise en cause des 35 h, seront considérables. J’espère qu’on ne va pas nous dire ensuite qu’il « ne faut pas affaiblir le président » et qu’il faut encore trouver une issue indolore à l’erreur commise.

Le président, il s’affaiblit tout seul avec ce genre de choix droitier, anti social, et ce n’est pas à notre parti qu’il faut dire ensuite de se taire, d’attendre, de reporter ses avis, de se contenir, de faire bonne figure.

18/01/2016

AFFAIRE KERVIEL : ENQUETE MANIPULEE... ENQUETE RELANCEE

Eva Joly : «La justice s'honorerait à demander la révision du procès Kerviel»

19 mai 2015 | Par martine orange
Eva Joly © ReutersEva Joly © Reuters

L’ancienne juge d’instruction, qui a dénoncé depuis longtemps les dysfonctionnements intervenus dans l’affaire Kerviel, revient sur les révélations de Mediapart. Elle aussi demande une révision du procès.

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Bercy pourrait revenir sur la ristourne fiscale de la Société générale

Dès mars 2008, Bercy avait accordé une ristourne de 1,7 milliard d’euros à la banque en raison des pertes attribuées à Jérôme Kerviel. Le cabinet du ministre des finances Michel Sapin indique aujourd'hui à Mediapart qu’il pourrait « reconsidérer le traitement fiscal » de la banque si la justice établit que ses dirigeants lui ont fait courir un « risque manifestement excessif ».

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Affaire Kerviel : une magistrate juge que l'enquête a été "manipulée" par la Société générale

La magistrate en question a été enregistrée à son insu par une policière.

L'ex-trader Jérôme Kerviel, le 15 octobre 2015 à Paris.
L'ex-trader Jérôme Kerviel, le 15 octobre 2015 à Paris. (MIGUEL MEDINA / AFP)

L'affaire Kerviel aura-t-elle droit à un nouveau procès ? Alors que la commission d'instruction de la Cour de révision et de réexamen doit examiner le dossier de l'ex-trader lundi, Mediapart et 20 Minutes révèlent dimanche 17 janvier l'existence d'un enregistrement qui pourrait faire pencher la balance en sa faveur. On y entend Chantal de Leiris, qui avait suivi l'affaire pour le parquet de Paris, déclarer que l'enquête avait été "manipulée" par la Société générale et que la banque était au courant des agissements de Jérôme Kerviel.

Chantal de Leiris, désormais vice-procureur du tribunal de grande instance de Paris, a été enregistrée à son insu l'été dernier par une policière, Nathalie Le Roy. Celle-ci dirigeait l'enquête sur Jérôme Kerviel en tant que commandante de la brigade financière, mais a été relevée de ses fonctions en mars 2015 après avoir fait part de ses "doutes" sur la procédures. Des propos qu'elle a réitérées dans l'émission "Complément d'enquête" diffusée la semaine dernière sur France 2. 

"Evident que la Société générale savait"

"Convaincue d’être dans le vrai, elle a décidé de poursuivre ses investigations, seule, et en dehors de tout cadre juridique", explique 20 Minutes. Après avoir réalisé l'enregistrement clandestin, elle a contacté David Koubbi, avocat de Jérôme Kerviel, pour lui remettre la bande sonore.

On y entend Chantal de Leiris, qui avait classé sans suite les plaintes déposées par Jérôme Kerviel contre son ancien employeur, expliquer à Nathalie Leroy qu'elle a été "entièrement manipulée par la Société générale" : "Dans cette affaire, il y a des choses qui ne sont pas normales. Quand vous en parlez, tous les gens qui sont dans la finance rigolent, sachant très bien que la Société générale savait. La SG savait, savait… C’est évident. Evident ! Et alors, c’est vrai que sur le montant du préjudice, les 4 milliards et quelques [de pertes], il n’y a aucune expertise. Il n’y a rien…", ajoute-t-elle également.

A la veille du réexamen du dossier Kerviel, l'avocat de l'ex-trader explique avoir rendu public l'enregistrement car il n'a "plus l’intention de (se) soumettre à des règles auxquelles (ses) adversaires et le parquet, lui-même, ne se soumettent pas". Interrogé par 20 Minutes, le parquet de Paris n'a pas commenté ses révélations, mais dénonce "le procédé parfaitement déloyal de cet enregistrement".

 
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