logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

30/01/2017

FILLON : UN MAUVAIS FILON

Il assure n'avoir qu'un "seul compte" en banque, alors que l'Assemblée en exige deux

Bouquet de fleurs, gros plan des caméras pour montrer la main de "François" dans celle de "Penelope"... Dimanche, à la Villette, l'ancien Premier ministre a usé jusqu'à la corde le registre de l'émotion pour vanter la solidité de son couple dans l'épreuve. Le candidat des Républicains est arrivé dans la salle accompagné de sa femme, Penelope. 

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique

 

L'enquête. Le parquet national financier a rapidement ouvert une enquête préliminaire, notamment sur des soupçons de "détournement de fonds publics", et lancé des investigations, confiées à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a assuré de son côté samedi avoir transmis aux enquêteurs les déclarations de patrimoine et d'intérêt effectuées par François Fillon comme député, sénateur et ministre.

La journaliste Christine Kelly, auteure d'une biographie de François Fillon en 2007, a par ailleurs été appelée à témoigner devant la police judiciaire. La journaliste, qui se dit "menacée sur sa messagerie", a expliqué au "Canard" qu'elle n'avait "jamais entendu dire que Madame Fillon travaillait".

26/01/2017

LES RICHES ONT TOUS LES DROITS

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon. « Les riches estiment qu’ils ont tous les droits »

Entretien réalisé par N. D.
Jeudi, 14 Avril, 2016
Humanité Dimanche
 

Dîners mondains, beaux quartiers, chasses à courre, évasion fiscale… voilà trente ans que le couple de sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon dissèquent les comportements d’une caste endogame et prédatrice, ce qu’ils appellent « la violence des riches ». À leur actif, plus d’une vingtaine de livres sur la grande bourgeoisie. Ils nous expliquent comment ce groupe social sait se mobiliser pour défendre ses intérêts.

HD. Voilà trente ans que vous enquêtez chez les plus riches. Comment vous est venue l’idée de pénétrer dans l’univers très fermé de la grande bourgeoisie, en 1986 ?

Michel Pinçon. La plupart des sociologues travaillaient sur les plus démunis. Beaucoup avait été fait sur les logements insalubres, les quartiers défavorisés… mais rien sur les beaux quartiers.

Monique Pinçon-Charlot. Nous n’étions pas du tout de ce milieu. Alors nous avons commencé par le plus facile : nous balader dans les beaux quartiers. Notre directeur de laboratoire au CNRS, issu de la grande bourgeoisie de Neuilly, nous a ouvert les portes de sa famille. Progressivement, nous avons réussi à nous faire coopter. Nous avions acquis un capital social absolument extraordinaire ! Jusqu’à la publication de notre livre, en 2010 : « Le Président des riches, enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy ».

Là, on s’est fait virer. Ce n’était pas trop grave, nous avions eu le temps de comprendre leur fonctionnement.

HD. Qu’avez-vous observé d’emblée ?

M. P. Nous sommes toujours ici dans la reproduction des privilèges les plus arbitraires. Des privilèges qui se transmettent de génération en génération pour créer des dynasties familiales. Les riches veulent absolument préserver leur mode de vie. Ils concentrent toute la richesse et entendent bien la garder. Ils estiment donc qu’ils ont tous les droits.

M. P.-C. Les grands-bourgeois ne pensent jamais à leurs dissemblables. Ils n’ont pas accès à la culpabilité, à la mauvaise conscience. Dès qu’ils estiment ne pas être dans leurs bons droits, ils se positionnent en victimes. Du coup, ils sont extrêmement mobilisés. Sur tous les fronts. Il n’y a pas de petits combats. Ils sont formés pour rendre en permanence service à leur classe. Ils en ont le devoir. Certes, c’est plus simple pour eux : ils ne sont pas nombreux et se retrouvent sans cesse dans les dîners, les clubs, les cercles…

HD. Vous aussi, vous avez été introduits dans ces clubs, ces cercles…

M. P.-C. Oui. Autour de la table des dîners habituels, se retrouvaient toujours les représentants de tous les pôles dominants : un banquier, un journaliste – pas de « l’Humanité », mais plutôt de TF1 –, un industriel de renom, un artiste d’art contemporain, un grand chef d’exploitation, un professeur de médecine… et parfois des curiosités, comme nous ! C’est comme ça qu’un Nicolas Sarkozy a pu rencontrer Liliane Bettencourt.

M. P. Ce milieu social fonctionne au choix des personnes, tout passe par la cooptation. On choisit le membre du cercle, on vote sur candidature… Avenue des Champs-Élysées, se trouve le Travellers Club, dans l’hôtel particulier de la Païva. Tout le monde y parle anglais, même entre Français.

Un jour, le secrétaire général de ce cercle m’a fait part de sa colère : les Champs-Élysées devenaient insupportables, avec ces gens qui mangent des sandwichs debout, ces touristes en short… Il ne comprenait pas. Mais une fois la porte de la Païva franchie, le même monde se retrouve. Idem lorsque vous passez l’entrée du cercle de l’Union interalliée, rue du Faubourg Saint-honoré. D’un coup, le tohu-bohu de la rue laisse place au calme. La sécurité sociale…

HD. Vous parlez du ghetto des riches. Vous en avez même fait un livre, « Les Ghettos du gotha. Comment la bourgeoisie défend ses espaces ». Pourquoi un terme si fort ?

M. P.-C. C’est un ghetto car il y a une limite, une frontière pour protéger l’entre-soi. Mais un ghetto volontaire. Nous avons voulu ainsi montrer que les riches assument la rupture, ils revendiquent même cet ostracisme social. Dans notre premier livre, nous parlions de racisme de classe. Ils ne nous l’ont jamais reproché. Ils ont même approuvé : c’est très agréable d’être entre soi. Pourquoi voulez-vous que nous soyons avec des gens qui ne nous ressemblent pas ?

HD. « Les riches quittent massivement la France », titrent régulièrement les journaux. Ils paieraient trop d’impôts. Pourtant, le scandale du Panama Papers met en lumière l’évasion fiscale de beaucoup d’entre eux. Vous la dénoncez également dans votre livre : « Tentative d’évasion (fiscale) », sorti en septembre dernier…

M P.-C. Nous avons effectivement montré qu’ils ne payaient pas leurs impôts, avec la complicité des services fiscaux. Cette stratégie participe à l’asservissement des peuples en faisant croire que les riches créent l’emploi et la richesse. De vrais philanthropes !

La crise financière de 2008 est exclusivement liée à la spéculation. Les seuls responsables étant ceux qui avaient « titrisé » les subprimes, c’était à eux de payer. Or, avec l’aide des politiques, l’oligarchie a transformé une dette privée en dette publique. Depuis, on demande au peuple d’accepter la destruction des services publics, des avantages liés à la Sécurité sociale, à la retraite. Demain, c’est le nouveau Code du travail qui asservira encore plus les salariés… Nous sommes dans une véritable guerre de classes. Une classe qui possède les armes économiques, idéologiques, linguistiques…

HD. Alors, finalement, comment vont les riches aujourd’hui ?

M. P.-C. Il suffit de lire le palmarès des grandes fortunes publié dans « Challenges » pour s’apercevoir que tout va très bien pour eux. Chaque année, on y constate des augmentations à deux chiffres, des enrichissements énormes qui vont très vite et de plus en plus concentrés entre quelques mains.

C’est ainsi que Bernard Arnault, le très discret patron de LVMH, affiche 34 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 400 fois plus que la fortune du grand chef cuisinier Alain Ducasse, qui s’élève à 60 millions d’euros. Cette dispersion n’existe pas dans le monde du salariat. Et cette richesse se base chaque fois plus sur la violence de classe, c’est-à-dire sur la marchandisation des entreprises qui doivent représenter du cash pour les actionnaires, toujours plus avides de dividendes.

HD. Peut-on faire le parallèle entre la violence des habitants du 16e arrondissement de Paris, lors de la présentation du projet de centre d’hébergement d’urgence près du bois de Boulogne, et celle des manifestants contre le mariage pour tous ?

M. P.-C. Lors des manifestations contre le mariage de personnes du même sexe, peut-être que beaucoup étaient catholiques, mais l’important n’est pas là. Il est dans les mots « mariage pour tous ». Cette proposition menace l’essentiel pour leur propre reproduction : la famille. Elle est au cœur de la constitution de la dynastie.

Dans le gotha mondain, seulement 2 % des couples sont concernés par le divorce. Car, finalement, ils dissocient les pratiques sexuelles de la famille : ils ont de grands appartements, ils voyagent… et ont beaucoup d’enfants – environ quatre par famille. Alors la religion n’est qu’une variable secondaire par rapport à la posture de classe. La famille, c’est ça qui les a mobilisés.

M. P. La violence dans les deux cas s’explique car ils se trouvaient sans prise, avec un rapport de forces qu’ils ne maîtrisaient pas, qu’ils ne pouvaient pas contrer.

M. P.-C. Oui. J’ai assisté à la présentation du projet de centre d’hébergement. C’était la première fois que j’entendais des grands-bourgeois employer des termes aussi orduriers. J’ai ressenti une haine de classe très profonde.

Enregistrer

Enregistrer

Ils sont contre l'augmentation du SMIC

Macron, Fillon, Le Pen : tous les 3 contre l'augmentation du SMIC

Macron, Fillon, Le Pen : tous les 3 contre l'augmentation du SMIC

Chaque année le pouvoir d'achat est en baisse. Tout augmente : l'essence, le gaz, l'électricité, les transports en commun, le prix du timbre, les produits alimentaires de base. Pendant ce temps, les actionnaires du CAC 40 s'en mettent les poches. Les banques font à nouveau plein de profit. 

Pourtant 3 candidats majeurs à l'élection présidentielle ont affirmé récemment qu'il ne fallait pas augmenter le SMIC. Pour rappel, le SMIC c'est à peine 9,76 euros brut de l'heure et presque 2 millions de français vivent avec le SMIC.

Est-ce que Marine Le Pen, François Fillon et Macron sont prêts à dire les yeux dans les yeux à ces français qui travaillent et vivent seulement avec le SMIC qu'ils coûtent trop chers ? 

Sur Europe 1, Marine Le Pen est la dernière en date ce mercredi 25 janvier à s'exprimer contre la hausse du SMIC : "Je n'ai jamais proposé d'augmenter le Smic, a-t-elle assuré au micro d'Europe 1". 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

LES SOUTIENS DE MACRON... la fortune est au rendez-vous

macron,soutiens,riches.info

Pour ceux et celles qui croiraient encore que Macron veut avec rompre avec le système, les riches.info a compilé les noms des soutiens génants d'Emmanuel Macron. Cette liste n'est bien évidemment pas exhaustive. 

 

Des politiques

  • Gérard Collomb le sénateur-maire de Lyon

  • Daniel Cohn-Bendit 

  • le député PS Richard Ferrand

  • le sénateur de la Côte-d’Or François Patriat

  • le député de la Manche Stéphane Travert

  • le député des Français de l’étranger Arnaud Leroy

  • l’ex-ministre et sénatrice de Seine-et-Marne Nicole Bricq

  • l’eurodéputée Sylvie Goulard, du Modem

  • l’ancien ministre sous Chirac Renaud Dutreil

  • Bernard Kouchner, ex mittérandiste, ex-sarkozyste

  • Jean-Paul Huchon, ex président du conseil régional d'Île-de-France

  • Corine Le Page, ancienne ministre de l'Environnement d'Alain Juppé

  • Jean-Marie Cavada, président du mouvement Génération citoyens, ancien du Nouveau Centre

  • le député de Corse Paul Giacobbi qui vient d'être condamné à 3 ans de prison ferme pour détournement de fonds publics

Par ailleurs, il semblerait de plus en plus qu'Emmanuel Macron  est soutenu par François Hollande. Affaire à suivre. 

Des personnalités très fortunées

  • le milliardaire Xavier Niel, PDG de Free, copropriétaire du groupe Le Monde
  • Jacques-Antoine Granjon, PDG de Vente Privée
  • Marc Simoncini, PDG de Meetic
  • Christian Dargnat ( ancien haut dirigeant de BNP-Paribas
  • Mathieu Laine, fondateur de la société de conseil en stratégie Altermind
  • Catherine Barbaroux, ex dirigeante de l’Adie, association de microcrédit
  • Françoise Holder, les Boulangeries PAUL
  • Bernard Mourad, ancien banquier conseil de Patrick Drahi

Des personnalités du monde des médias

  • Jacques Attali
  • Emmanuel Chain, producteur de l'émission Capital

  • Laurence Haïm, ex I-Télé

  • Alain Minc

Macron n'a rien d'un candidat en dehors du système.

24/01/2017

le NI DE DROITE NI DE GAUCHE n'est pas né d'hier... sous ATTALI, MACRON

Quand Hollande ressuscite le rapport Attali

 
 
Compétitivité, réformes de la santé, remise en cause du « millefeuille » territorial... A bien des égards, les annonces faites par le président s'inspirent des propositions formulées en 2007 par la commission Attali.

Il a été son supérieur à l'Elysée sous le premier septennat de François Mitterrand, ils se sont vus sans discontinuité depuis, ils sont amis : François Hollande devenu président de la République, écoute toujours Jacques Attali. Le président reçoit certes beaucoup de monde.

Mais faut-il voir dans le « tournant social-démocrate " affirmé depuis le début de l'année la marque de l'intellectuel touche-à-tout ? Compétitivité, réformes de la santé, remise en cause du « millefeuille " territorial...

François Hollande s'inspire-t-il du rapport de la Commission pour la libération de la croissance, demandé en 2007 par Nicolas Sarkozy à ce même Jacques Attali ?

...

  •  
     
Pour l'auteur de ces lignes qui a participé à ladite commission, la réponse est positive. Oui, les mesures évoquées par François Hollande étaient parmi les 316 proposées il y a six ans à son prédécesseur.
...
 
Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint de l'Elysée, qui a beaucoup oeuvré pour le « tournant » social-démocrate, était l'un des rapporteurs de la commission.
C'est Jacques Attali qui l'a présenté à François Hollande. ...le caractère consensuel du rapport n'est pas forcément pour déplaire au chef de l'Etat.
La ligne politique du texte était de n'être ni de gauche ni de droite mais, comme l'explique Jacques Attali aujourd'hui, « d'installer un Etat moderne dans une France moderne ".
 
Extraits : Les ECHOS 28.01.2014
 
 
 
 
Les points à retenir

Au début de son quinquennat, Nicolas Sarkozy avait chargé une commission présidée par Jacques Attali de formuler des propositions pour « libérer la croissance française ».

Les mesures évoquées aujourd'hui par François Hollande figuraient déjà parmi les 316 réformes proposées à l'époque.

Le rapport Attali recommandait de faire toutes les réformes en même temps pour que, touchant tout le monde à la fois, elle semble n'épagner aucun privilégié.

Enregistrer

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique