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04/12/2015

Les syndicalistes, au trou !!

Jean-Luc Mélenchon

libertés syndicales : Taubira a la main lourde

Libertés syndicales : Taubira a la main lourde

Crédits photo : Ericwaltr (CC)

Ce 2 décembre j’étais à Bobigny pour accompagner les camarades d’Air France. Procès reporté. L’ambiance est lourde. Les salariés sanctionnés sont atteints. On sait que le gouvernement et le patronat marchent main dans la main dans cette affaire pour essayer de terroriser les salariés de l’entreprise et d’ailleurs. Pour l’équipe Hollande dans la bataille pour confisquer les marqueurs de droite et d’extrême droite, le thème de la répression anti ouvrière est assez précieux. Dans ce contexte, décidément, Christiane Taubira a un étrange comportement.

Présentée comme une figure tutélaire de la gauche amie des libertés publiques, on la trouve sans voix devant d’innombrables abus contre ces dernières. Totalement absente dans le débat sur l’opportunité de l’état d’urgence, elle reste muette à propos des abus qui se commettent désormais contre les militants écologistes et syndicalistes. Quant aux syndicalistes, c’est même son subordonné, le procureur, qui tape souvent le plus fort. Or il ne saurait agir sans consigne.

En voici un nouvel exemple bien triste. Le procureur d’Amiens a demandé une peine de deux ans de prison contre huit anciens salariés de l’usine Goodyear d’Amiens Nord. Deux ans de prison ! Dont un an ferme ! Même le journal Le Monde dit que « la réquisition apparait sévère ». Pourquoi ? Parce qu’il n’y a aucun plaignant face aux salariés ! L’entreprise et les deux cadres concernés ont retiré leur plainte. Le procureur est le seul à poursuivre et à demander une condamnation ! Pourquoi le procureur est-il plus zélé que l’entreprise et les personnes retenues elles–mêmes ? Quelle instruction applique–t-il ? Pourquoi le garde des Sceaux les lui a-t-il données ?

Que leur est-il reproché ? D’avoir participé à la retenue pendant 30 heures de deux cadres de leur entreprise dans un mouvement de grève contre la fermeture de l’usine en 2014. On leur reproche d’avoir défendu leur dignité et leur emploi, ainsi que ceux des 1 134 autres salariés de l’usine. Aucune violence n’a été portée contre les cadres en question. En revanche, l’avocat des salariés a souligné que le Comité hygiène de l’entreprise avait décompté 14 suicides en deux ans parmi les salariés. Qui jugera cette violence-là ?

La volonté de faire un exemple contre une lutte ouvrière saute aux yeux. Cette usine est depuis des années un symbole de résistance. Résistance contre le chantage patronal qui voulait augmenter le temps de travail et baisser les payes. Résistance face aux menaces de fermetures de l’usine. La retenue des cadres a eu lieu au cours d’un conflit de plusieurs années. Les salariés avaient gagné plusieurs procès et ainsi empêché la fermeture de l’usine. Mais malgré ses défaites, l’actionnaire a continué à vouloir fermer le site et il y est enfin parvenu l’an dernier. Parmi les salariés jugés, sept sont membres de la CGT et cinq sont des délégués ou élus syndicaux. Le principal responsable de la CGT de l’entreprise Michal Wamen en fait partie.

Mais qui a demandé au procureur de faire cette sale besogne ? N’est-il pas sensé agir « au nom du peuple français » comme tout fonctionnaire de justice ? Je note que les procureurs réclament des peines lourdes contre les militants impliqués dans des affaires concernant des luttes sociales ou écologiques. On l’a vu par exemple dans la même région à l’occasion du procès des militants de la Confédération paysanne en lutte contre la ferme-usine « des 1000 vaches ».

Or, les procureurs sont placés sous l’autorité directe de la ministre de la Justice. Mme Taubira a-t-elle donné des consignes de fermeté contre les salariés en lutte ? Sinon comment expliquer l’ardeur des procureurs à frapper si fort ? Le refus par le gouvernement et le PS de l’amnistie sociale pour les lutteurs condamnés sous Nicolas Sarkozy était un signal. Il a été entendu par les patrons mais aussi par les autorités judiciaires.

Je persiste : défendre son emploi n’est pas un crime ni un délit. Les actes des salariés d’Air France ou de Goodyear doivent être jugé pour ce qu’ils sont : de la légitime défense sociale face à l’agression dont ils sont victimes et dont se rendent coupable les actionnaires et la direction de l’entreprise.

Le jugement de l’affaire Goodyear sera rendu le 12 janvier.

Entre temps, le 2 décembre a eu lieu une première audience dans le procès des salariés d’Air France. Les syndicats appelaient à un rassemblement devant le tribunal de Bobigny à 12h. J’y étais.

C’était aussi l’occasion de poser une question sans réponse jusqu’ici. Pourquoi la police et la justice françaises sont-elles plus dures avec les salariés en lutte qu’avec Mme Le Pen ? On l’a déjà vu dans l’affaire Air France. Les salariés soupçonnés ont été arrêté chez eux à 6h du matin sans ménagement. Mme Le Pen, elle, a déjà refusé deux fois de répondre à la convocation du juge dans l’affaire de financement illégal de son parti. Mais personne n’est allé la chercher au petit matin dans son château de Montretout ! On a vu aussi la Cour d’Appel de Douai relaxer Mme Le Pen dans l’affaire du faux tract contre moi alors qu’elle avait été condamnée en première instance et qu’elle avait avoué sa responsabilité. On a aussi vu le procureur de Lyon demander la relaxe de Mme Le Pen pour ses propos comparant des musulmans à l’occupation nazie. Tout cela fait beaucoup. Pourquoi la justice est-elle complaisante avec Mme Le Pen et si dure avec les salariés en lutte ?

29/11/2015

Les femmes ne seront plus excisées en GAMBIE... Enfin !

Gambie: le président décrète l'interdiction de l'excision

 

Le président gambien, Yahya Jammeh, a annoncé lundi soir que l'excision était désormais interdite dans le pays. Une décision qui vise à la "protection des fillettes". Le chef de l'Etat a argué que cette pratique, répandue en Gambie, n'était pas motivée par des raisons religieuses.

L'information a été rapportée par le ministre Sherrif Bojang qui a écrit sur sa page Facebook, dans la nuit de lundi à mardi, le message suivant:

Le président Jammeh a déclaré il y a quelques minutes que la mutilation sexuelle féminine (FGM en anglais, excision, NDLR) était interdite avec effet immédiat

"Le président a fait cette déclaration la nuit dernière (lundi) lors d'un rassemblement à Kanilai", sa localité natale, sous les applaudissements des femmes de l'assistance, a précisé mardi le ministre, interrogé par l'AFP.

Cette décision vise à "la protection des fillettes", a assuré Sherrif Bojang, soulignant que le chef de l'Etat l'avait motivée par l'absence de justification religieuse de cette pratique dans l'islam.

Le président Yahya Jammeh a prévenu les parents et les autorités locales qui ne respecteraient pas cette interdiction qu'ils subiraient des sanctions. Selon les commentateurs, les peines devraient être alignées sur celles prévues par la loi en cas de coups et blessures volontaires. 

Selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), la Gambie est l'un des dix pays, tous africains, où l'excision est le plus pratiquée, touchant environ trois quarts de la population féminine.

***

*

L’excision, aussi appelée Mutilations sexuelles féminines (MSF) ou Mutilations génitales féminines (MGF), recouvre toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes sexuels externes de la femme ou autre lésion des organes sexuels féminins.

 

L’Organisation mondiale de la Santé distingue 4 types de mutilations sexuelles féminines :

  • La clitoridectomie : ablation partielle ou totale du clitoris.
  • L’excision : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans ablation des grandes lèvres.
  • L’infibulation : rétrécissement de l’orifice vaginal par ablation et accolement des petites lèvres et/ou des grandes lèvres, avec ou sans ablation du clitoris.
  • Les formes non-classées de MSF : toutes les autres interventions nocives ou potentiellement nocives pratiquées sur les organes sexuels féminins à des fins non thérapeutiques.

 http://www.excisionparlonsen.org/pourquoi-lexcision-est-elle-pratiquee/

© UN Albert González Farran

© UN Albert González Farran

Dans les sociétés où elles sont pratiquées, les Mutilations Sexuelles Féminines (MSF) sont le reflet d’une inégalité entre les sexes et traduisent le contrôle exercé par la société sur les femmes. Le maintien de la pratique est sous-tendu par un ensemble de croyances culturelles, religieuses et sociales. Les raisons invoquées par les groupes qui perpétuent l’excision peuvent varier selon la région, l’ethnie ou la communauté et peuvent se cumuler.

De façon transversale, il est important de comprendre que l’excision constitue une norme sociale : dans la plupart des communautés, l’excision persiste en raison d’un sentiment d’obligation sociale très fort. Par conséquent, même lorsqu’elles sont conscientes des répercussions sur la santé physique et psychologique de leurs filles, les familles préfèrent perpétuer la pratique pour ne pas subir jugement moraux et sanctions sociales (comme par exemple l’impossibilité pour une fille de se marier ;  dans les sociétés où l’on choisit son partenaire à l’intérieur du groupe (non seulement social — homogamie — mais aussi géographique, professionnel, religieux).

L’Unicef, qui travaille de longue date à la compréhension des dynamiques qui sous-tendent la perpétuation et l’abandon de l’excision, explique ainsi dans une étude de 2010 : « Dans les communautés où elle est pratiquée, l’E/MGF n’est considérée ni comme dangereuse, ni comme une violation des droits humains. Elle constitue une étape nécessaire dans la bonne éducation d’une fille, une façon de la protéger et, dans de nombreux cas, de lui permettre de se marier. Les parents font exciser leurs filles afin de leur garantir le meilleur futur possible. L’honneur familial et les attentes sociales jouent un grand rôle dans la perpétuation de l’E/MGF, ce qui permet difficilement aux familles individuelles ainsi qu’aux femmes et aux filles en tant qu’individus de renoncer à la pratique. Même lorsque les familles sont conscientes des conséquences néfastes de l’intervention, elles perpétuent la pratique car elles craignent les jugements moraux et les sanctions sociales au cas où elles ne se conformeraient pas aux attentes de la société. Le moteur principal qui entretient la pratique est souvent le désir de protéger les filles et de leur offrir le meilleur futur possible leur assurant sécurité économique et acceptation sociale ».

Les justifications suivantes sont notamment invoquées par les groupes qui pratiquent l’excision :

  • Le contrôle de la sexualité des femmes et le maintien de la domination masculine : L’excision – en prévenant le désir sexuel, empêcherait les expériences sexuelles prénuptiales et ensuite les relations adultérines – garantissant ainsi l’honneur de la famille et du mari.
  • Les croyances liées à la religion : bien qu’aucun texte religieux ne prescrive la pratique – qui a d’ailleurs précédé l’apparition des grandes religions monothéistes – certains utilisent leurs croyances pour justifier l’excision. La pratique se retrouve aussi bien dans  des populations  musulmanes, chrétiennes ou  animistes.
  • D’autres croyances, les mythes : certaines communautés pensent que l’excision favorise la fécondité des femmes ; qu’elle permet d’assurer une meilleure hygiène, de rendre les femmes plus attrayantes ou même de leur ôter les parties qu’ils considèrent comme masculines ou dangereuses telle que le gland du clitoris.
  • Le maintien d’une identité et d’une tradition culturelle : pour certaines communautés, pratiquer l’excision permet de perpétuer une tradition et de protéger une identité culturelle. L’excision est par exemple parfois associée à des rites de passage à l’âge adulte. Pratiquer l’excision pour préserver son identité culturelle, en particulier au contact de groupes qui ne pratiquent pas, peut jouer un rôle important, par exemple dans un contexte migratoire. Certaines familles peuvent parfois perpétuer la pratique en migration pour s’assurer de transmettre valeurs et identité culturelle.

Les mutilations sexuelles féminines, quel qu’en soit le type, sont internationalement reconnues comme une pratique néfaste et une triple violation des droits humains des filles et des femmes, en tant qu’être humain, femme et fille.

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Elles vont notamment à l’encontre des droits suivants :

  • Droit à l’intégrité physique et mentale ;
  • Droit universel à la santé ;
  • Droit de ne pas subir de discrimination fondée sur le sexe ;
  • Droits de l’enfant (droit à atteindre tout son potentiel, droit à ce que son opinion soit pris en compte ect.);
  • Droit de ne pas subir de traitements cruels, inhumains et dégradants ;
  • Droit à la vie (lorsque la pratique entraîne la mort).

 

Ces droits sont protégés par un ensemble d’instruments juridiques internationaux et régionaux de protection des droits humains, ainsi que par des textes adoptés par consensus. Il est possible d’en citer quelques uns :

  • Charte internationale des droits de l’Homme
  • Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) ;
  • Convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
  • Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;
  • Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples (Charte de Banjul) et son protocole relatif aux droits des femmes en Afrique ;;
  • Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul)
  • Déclaration de Pékin et plateforme d’action de la Quatrième conférence mondiale sur les femmes ;
  • Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD).

LA MARSEILLAISE DU PEUPLE... CELLE DE LA COMMUNE DE 1871

 

Musique/Music : Rouget de Lisle
- Paroles/Lyrics : Mme Jules Faure

La Marseillaise de la Commune

- 1871 -

 

Français ! ne soyons plus esclaves !
Sous le drapeau, rallions-nous,
Sous nos pas, brisons les entraves,
Quatre-vingt-neuf, réveillez-vous(bis)
Frappons du dernier anathème
Ceux qui, par un stupide orgueil,
Ont ouvert le sombre cercueil
De nos frères morts sans emblème.

Refrain:
Chantons la liberté, 
Défendons la cité,
Marchons, marchons, sans souverain, 
Le peuple aura du pain.

Depuis vingt ans que tu sommeilles,
Peuple français, réveille-toi,
L’heure qui sonne à tes oreilles,
C’est l’heure du salut pour toi.(bis)
Peuple, debout ! que la victoire
Guide au combat tes fiers guerriers,
Rends à la France ses lauriers,
Son rang et son antique gloire. 
(refrain)

Les voyez-vous ces mille braves
Marcher à l’immortalité,
Le maître a vendu ses esclaves,
Et nous chantons le liberté. (bis)
Non, plus de rois, plus de couronnes,
Assez de sang, assez de deuil,
Que l’oubli dans son froid linceul
Enveloppe sceptres et trônes. 
(refrain)

Plus de sanglots dans les chaumières
Quand le conscrit part du foyer ;
Laissez, laissez, les pauvres mères
Près de leurs fils s’agenouiller. (bis)
Progrès ! que ta vive lumière
Descende sur tous nos enfants,
Que l’homme soit libre en ses champs,
Que l’impôt ne soit plus barrière.

(refrain)

N’exaltez plus vos lois nouvelles,
Le peuple est sourd à vos accents,
Assez de phrases solennelles,
Assez de mots vides de sens. (bis)
Français, la plus belle victoire,
C’est la conquête de tes droits ,
Ce sont là tes plus beaux exploits
Que puisse enregistrer l’histoire.
(refrain)

Peuple, que l’honneur soit ton guide,
Que la justice soit tes lois,
Que l’ouvrier ne soit plus avide
Du manteau qui couvrait nos rois.(bis)
Que du sien de la nuit profonde
Où l’enchaînait la royauté,
Le flambeau de la Liberté
S’élève et brille sur le monde ! 
(refrain)

 

LA COMMUNE ... de Jean FERRAT

Paroles de La Commune
 
Il y a cent ans commun commune
Comme un espoir mis en chantier
Ils se levèrent pour la Commune
En écoutant chanter Potier
Il y a cent ans commun commune
Comme une étoile au firmament
Ils faisaient vivre la Commune
En écoutant chanter Clément

C'étaient des ferronniers
Aux enseignes fragiles
C'étaient des menuisiers
Aux cent coups de rabots
Pour défendre Paris
Ils se firent mobiles
C'étaient des forgerons
Devenus des moblots

Il y a cent ans commun commune
Comme artisans et ouvriers
Ils se battaient pour la Commune
En écoutant chanter Potier
Il y a cent ans commun commune
Comme ouvriers et artisans
Ils se battaient pour la Commune
En écoutant chanter Clément

Devenus des soldats
Aux consciences civiles
C'étaient des fédérés
Qui plantaient un drapeau
Disputant l'avenir
Aux pavés de la ville
C'étaient des forgerons
Devenus des héros

Il y a cent ans commun commune
Comme un espoir mis au charnier
Ils voyaient mourir la Commune
Ah ! Laissez-moi chanter Potier
Il y a cent ans commun commune
Comme une étoile au firmament
Ils s'éteignaient pour la Commune
Ecoute bien chanter Clément
 
*
*

 EUX AUSSI CHANTAIENT PARIS...

ça avait une autre "gueule" qu'aujourd'hui

Les élus avaient fière allure...C'étaient des élus du peuple

pas les petits bourgeois qu'on connaît aujourd'hui

 

 

ET CELLE-LA DE FERRAT TOUJOURS

"Hommes de 50 ans qu'avez-vous fait du monde ?"

26/11/2015

JE SIGNE LA PETITION : COP 21 ... BOLLORE, sponsor et atteintes aux droits humains

Bolloré : sponsor de la COP21

et d'atteintes aux droits humains ?

Alors que la conférence de l’ONU pour le climat (COP21) s’ouvre à Paris, la Socfin qui développe des plantations de palmiers à huile et d’hévéas dans plusieurs pays aggrave le réchauffement climatique et est soupçonnée de provoquer des atteintes aux droits humains.


Or l’actionnaire principal de la Socfin n’est autre que le groupe Bolloré, partenaire officiel de la COP21. Présente au Cambodge, en Côte d’Ivoire, en Sierra Leone ou encore au Liberia, la Socfin investit également au Cameroun où des communautés locales se plaignent de problèmes d’occupation de terres, de pollution des rivières et des conditions de travail dans les plantations.


Après avoir demandé sans succès à Bolloré de tenir compte de leurs demandes, elles en appellent à notre solidarité pour se faire entendre.

Par votre signature, les communautés riveraines peuvent obtenir du groupe Bolloré qu’il tienne ses engagements : poser un cadre de dialogue durable et équitable vers une sortie de crise, ou désapprouver les pratiques de ses filiales au Cameroun en retirant ses investissements.

Déjà 1078 signatures !

16/11/2015

DES RISQUES LIES A LA RELIGION

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La religion peut créer des liens entres les hommes et donner un sens à leur existence.

Mais elle peut aussi donner lieu à des dérives néfastes pour la vie en commun.

 

LE COMMUNAUTARISME

Quand on se sent mal accepté dans un pays ou qu'on craint par exemple les conséquences de la mondialisation sur sa vie personnelle, on a tendance à se replier sur des valeurs anciennes que l'on partage avec d'autres.

La religion devient un refuge, qui rassure et donne un sens à ce que l'on fait.

On peut être tenté de se regrouper entre juifs, entre musulmans, entre chrétiens, et de rejeter tout ce qui fait la vie avec le reste de la société.

Ce "communautarisme" peut conduire au fanatisme et à l'intolérance. Il peut menacer la laïcité, qui définit chacun d'abord comme un "être humain" plutôt que la violence terroriste : certains imams, dans les mosquée, poussent des jeunes gens à s'engager dans des mouvements islamistes qui pratiquent le djihad (la "guerre sainte") et en font des candidats aux attentats suicides.

 

LA GUERRE

Certains dirigeants utilisent les croyances religieuses des populations pour les mobiliser contre des rivaux ou des ennemis à l'intérieur ou à l'extérieur de leur pays.

Ainsi, beaucoup de conflits apparemment religieux sont des conflits entre des groupes ou de pays.

C'est vrai dans l'Histoire, où les religions ont souvent servi de prétexte aux dirigeants politiques pour faire la guerre (par exemple, les "guerres de Religion" entre catholiques et protestants, au XVIe siècle).

C'est encore vrai aujourd'hui : le conflit entre Israéliens et Palestiniens n'est pas un conflit entre des Juifs et des musulmans, mais entre un pays (Israël) qui occupe certains territoires et un peuple (les Palestiniens) qui considère que ces territoires lui appartiennent.

Mais dans les deux camps, certains n'hésitent pas à utiliser des arguments religieux pour justifier leur combat.


Jean Ferrat - le sabre et le goupillon par jolysable

 
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