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06/01/2015

Une caméra plutôt qu'une mitraillette pour combattre

 

 

René Vautier laisse une empreinte indéfectible parce qu'il a su marquer les esprits (Pierre Laurent)

Lundi, 5 Janvier, 2015

René Vautier, cinéaste militant du film indépendant et anticolonialiste, vient de disparaître.

Homme de légende, de convictions, cinéaste baroudeur- il nous manque déjà. René Vautier était membre du Parti communiste depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Individualiste généreux, enragé, charmeur, René Vautier était toujours un marginal, tant en politique que dans les milieux du cinéma. Homme de la fidélité dans ses convictions et amitiés, René Vautier avait épousé les causes de son époque : anticolonialiste, régionaliste frôlant l'indépendantisme, écologiste, anticapitaliste… Nous perdons un combattant de la liberté, qui a payé chèrement son engagement.

Son premier film, « Afrique 50 », est un violent et efficace réquisitoire contre le colonialisme français en Afrique noire, contre le travail forcé. Le film lui valu une interdiction totale, 13 inculpations. L'armée, se rappelant qu'il n'avait pas fait son service militaire (ses faits de Résistance auraient pu pourtant l'en exempter), l'envoya en Allemagne, où il passa quasiment un an en prison militaire.

Avec « Avoir 20 ans dans les Aurès » Il avait fait un choix, celui de montrer, dénoncer cette guerre d'Algérie qui n'en avait pas le nom. La distribution dans le circuit indépendant, les salles municipales d'art et d'essais, il y a quelques années, de ce film marquant. avait fait redécouvrir son œuvre, son génie cinématographique.

Il laisse une empreinte indéfectible parce qu'il a su marquer les esprits. Il a su montrer la vérité telle qu'elle est. C'est grâce aux témoignages qu'il avait récoltés, qu'avait été prouvé que Jean-Marie Le Pen avait pratiqué la torture en Algérie (produit lors du procès du Canard enchaîne en 1985). Pacifiste, antimilitariste, passionné de la Bretagne, il était un bel anarcho-communiste et la légende raconte que les CRS, dans les années 60, le confondaient avec Léo Ferré.

Fier de l'avoir compté parmi les siens, son Parti lui rend hommage.

 rene-vautier nb

Avril 1961. Dans le massif des Aurès, un commando de l’armée française, formé d’appelés bretons, affronte un groupe de l’Armée de libération nationale lors d’une embuscade. Les soldats parviennent à faire un prisonnier mais l’un d’entre eux est blessé au cours de l’accrochage. Instituteur dans le civil, il se rappelle les événements vécus avec ses camarades au cours des derniers mois. Leur opposition à la guerre en Algérie les a conduits dans un camp réservé aux insoumis. Il se remémore la façon dont leur chef a su les transformer, de jeunes Bretons antimilitaristes qu’ils étaient, en redoutables chasseurs de fellaghas, prêts à tuer et y prenant goût. Tous sauf Nono... Une plongée dans les contradictions de la guerre d’Algérie autant que dans celles de l’âme humaine - See more at: http://www.avoir20ansdanslesaures.net/wp/#sthash.LNQj4krc.dpuf
Avril 1961. Dans le massif des Aurès, un commando de l’armée française, formé d’appelés bretons, affronte un groupe de l’Armée de libération nationale lors d’une embuscade. Les soldats parviennent à faire un prisonnier mais l’un d’entre eux est blessé au cours de l’accrochage. Instituteur dans le civil, il se rappelle les événements vécus avec ses camarades au cours des derniers mois. Leur opposition à la guerre en Algérie les a conduits dans un camp réservé aux insoumis. Il se remémore la façon dont leur chef a su les transformer, de jeunes Bretons antimilitaristes qu’ils étaient, en redoutables chasseurs de fellaghas, prêts à tuer et y prenant goût. Tous sauf Nono... Une plongée dans les contradictions de la guerre d’Algérie autant que dans celles de l’âme humaine - See more at: http://www.avoir20ansdanslesaures.net/wp/#sthash.LNQj4krc.dpu

 © 2005 ilan ginzburg

 

Je l'ai aperçu à la Fête de l'Huma à laquelle il se rendait chaque année

pour débattre

René Vautier « Les attardés du colonialisme me poursuivent encore de leur vindicte »

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui
Lundi, 4 Mai, 2009
L'Humanité
Entretien réalisé en 2009 avec René Vautier par Rosa Moussaoui. À quatre-vingt-un ans, le cinéaste René Vautier reste plus que jamais fidèle à ses convictions et à son combat anticolonialiste.

Comment expliquer que des films comme Afrique 50 et Avoir vingt ans dans les Aurès soient encore aujourd'hui la cible de violentes attaques des tenants de l'idéologie colonialiste ?

René Vautier. J'ai fait Afrique 50 à l'âge de vingt et un ans. Mon seul but était de montrer la vérité sur le quotidien des paysans noirs en Afrique occidentale française. J'ai simplement filmé ce que je voyais. On a alors tenté de m'empêcher de filmer. Les choses se sont très mal passées avec les colons. Ce film, auquel la Cinémathèque française a rendu il y a quelques années un élogieux hommage, m'a valu, à l'époque, de sérieux ennuis. Avoir vingt ans dans les Aurès a reçu, en 1972, le prix de la critique internationale au Festival de Cannes. En dépit de cette récompense, le film a dû attendre douze ans avant d'être diffusé sur une chaîne de télévision française. Certains y voyaient une insupportable mise en cause des prétendus bienfaits de la présence française dans les colonies. Ces films continuent d'être diffusés, cités, ce qui nourrit le ressentiment des attardés du colonialisme.

Comment expliquer le regain d'activisme des nostalgiques de la colonisation, du vote d'une loi exaltant « les aspects positifs » de la colonisation à la construction de stèles et de monuments glorifiant les criminels de l'OAS ?

René Vautier. Le député UMP Christian Vanneste (l'un des plus fervents défenseurs de la loi du 23 février 2005 sur la colonisation « positive » - NDLR) a tenté, il y a quelque temps, de faire interdire Avoir vingt ans dans les Aurès dans une salle de la banlieue lilloise. Des jeunes ont protesté. Du coup, il n'y a pas eu une, mais dix projections, qui ont rencontré un franc succès auprès du public. Ces nostalgiques, liés à la droite ou au Front national, me poursuivent encore aujourd'hui de leur vindicte, perturbant les manifestations auxquelles je participe.

Ces gens vous accusent d'être un ennemi de la « blanchitude » et de la « France française ». Comment le résistant juge-t-il de tels propos ?

René Vautier. C'est à 200 mètres du palais de justice de Quimper (où s'est tenu le procès - NDLR) que j'ai été décoré de la Croix de guerre à l'âge de seize ans pour faits de résistance. J'appartenais à un groupe d'Éclaireurs de France qui se sont battus contre les occupants allemands. J'ai continué, après la guerre, à me battre pour les mêmes idées : l'égalité des peuples, la lutte contre le fascisme, quel qu'il soit.

L'idéologie coloniale reste-t-elle, selon vous, enracinée en France ?

René Vautier. Certains milieux refusent catégoriquement tout regard lucide sur le passé colonial. Or les jeunes générations doivent être instruites de ce qui fut fait au nom de la France dans les colonies. J'espère que mes films peuvent continuer à y contribuer.

 

 Sur son compte Facebook, un ami très proche de René lui a dédié cette poésie d’Eluard, qui lui ressemblait tant.

Un homme d’image qui avait pour seul arme sa caméra est mort
Il s’appelle René VAUTIER
FRATERNITE disait-il … paix à lui

eluard

Un homme est mort qui n’avait pour défense
Que ses bras ouverts à la vie
Un homme est mort qui n’avait d’autre route
Que celle où l’on hait les fusils
Un homme est mort qui continue la lutte
Contre la mort contre l’oubli

Car tout ce qu’il voulait
Nous le voulions aussi
Nous le voulons aujourd’hui
Que le bonheur soit la lumière
Au fond des yeux au fond du cœur
Et la justice sur la terre

Il y a des mots qui font vivre
Et ce sont des mots innocents
Le mot chaleur le mot confiance
Amour justice et le mot liberté
Le mot enfant et le mot gentillesse
Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
Le mot courage et le mot découvrir
Et le mot frère et le mot camarade
Et certains noms de pays de villages
Et certains noms de femmes et d’amies
Ajoutons-y Péri
Péri est mort pour ce qui nous fait vivre
Tutoyons-le sa poitrine est trouée
Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux
Tutoyons-nous son espoir est vivant.

Paul Éluard

 

Les médias sont plus prompts à blablater sur Nabila

que de rendre hommage à cet homme-là

Alors je fais ce que je crois juste, à mon niveau

 

28/12/2014

Un éléphant ça trompe énormément


"Le combat de 2012 c'est de préserver le repos... par lepartidegauche

23/12/2014

L'extrême droite attaque

http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/societe/34346-la-democratie-attaquee

Gardanne : défendre la démocratie attaquée par l'extrême droite

  • Écrit par  eparente
  • lundi 22 décembre 2014 11:15
  • Imprimer
Très large rassemblement contre l’extrême-droite, hier matin à Gardanne, avant une distribution de tracts sur le marché. photo H.B. Très large rassemblement contre l’extrême-droite, hier matin à Gardanne, avant une distribution de tracts sur le marché. photo H.B. L'utilisation de l'article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise
 

Très large rassemblement à Gardanne, dimanche, en présence de militants, de citoyens et élus, suite à la violente agression du responsable de la section du Parti communiste.

« Partout où un homme est agressé parce qu’il est un dirigeant politique et qu’il porte haut et fort ses idées humanistes et de progrès social, c’est toute la démocratie qui est attaquée. » Cette phrase prononcée solennellement par Muriel Martin (secrétaire de l’UL CGT de Gardanne), dimanche matin devant la mairie de Gardanne, face à un très large rassemblement contre l’extrême droite par les militants communistes, syndicalistes et de nombreux citoyens, résume à elle seule la gravité de la situation.

François Eddy, 35 ans, représentant CGT à la Centrale thermique et responsable de la section du PCF de Gardanne, était passé à tabac le 4 décembre alors qu’il rentrait tranquillement chez lui, le soir. « L’agression s’est déroulée en moins d’une minute vers 23h dans l’obscurité totale. Je n’ai rien compris ! Six personnes se sont ruées sur moi devant mon domicile, me rouant de coups et criant des slogans du Front national. J’ai une côte cassée, un bleu au poumon et plusieurs hématomes importants sur le corps », explique la victime, en arrêt maladie pour un mois et demi. Et de préciser : « L’affaire est entre les mains de la justice mais ce qui m’angoisse aujourd’hui c’est plus ma famille et mon enfant (5 ans et demi) qui m’a, en plus, vu en sang... »

Acte violent non isolé

Une situation d’autant plus répréhensible que c’est un véritable déchaînement de violence extrémiste auquel on assiste depuis quelques mois dans le Sud-Est, après la profanation du mémorial de Missak Manouchian à Marseille ou encore l’agression contre les jeunes militants communistes le 23 octobre à Aix par les membres de l'Action française dont on sait l’affiliation avec le FN (notamment à Gardanne). Dénoncés par la Ligue des droits de l’Homme, le Mouvement pour la paix, le NPA, etc., ces actes non isolés ont été fermement condamnés par les représentants du Parti communiste qui appellent les autorités républicaines « à prendre toutes les dispositions nécessaires pour identifier et sanctionner les auteurs de l’ensemble de ces agressions qui ne sont animées que par la haine et la violence ».

Ce dimanche 21 décembre, Jocelyne Arnal (adjointe au maire de Gardanne) a exprimé son indignation, appelant à faire front aux extrémistes au nom des valeurs de la démocratie. De son côté, Muriel Martin contextualise : « Chômage, bas salaires, reculs sociaux, l’austérité que nous impose le gouvernement instaure un climat social qui prône l’individualisme, la compétition entre les salariés. Le tout agrémenté par le JT de 20H qui désinforme les masses à coup d’insécurité, de violence et de peur de l’autre. Pour servir toujours plus les exigences du Capital, ils participent à la division de ceux qui pourtant ont les mêmes intérêts à défendre (...) et font la part belle au Front national qui surfe sur ce brouillage idéologique et ce repli sur soi. »

Une extrême droite, aux visages de haine qui « véhiculent une idéologie très dangereuse pour la démocratie », alerte pour sa part la section du PCF de Gardanne.

Houda Benallal

Dernière modification le lundi, 22 décembre 2014 11:28
Publié dans Société

20/12/2014

ROUBAIX sans ses ouvriers

Roubaix: Gérald Bloncourt, photoreporter, redécouvre la cité textile... sans ses ouvriers

Publié le 17/12/2014

PAR AURELIE JOBARD

 

 

 http://www.nordeclair.fr/info-locale/roubaix-gerald-bloncourt-photoreporter-redecouvre-la-ia50b12891n572376

Roubaix: Gérald Bloncourt, photoreporter, redécouvre la cité textile... sans ses ouvriers

Publié le 17/12/2014

PAR AURELIE JOBAR

Le ciel ouaté éclaire péniblement l’ancien peignage Amédée-Prouvost. Il fait gris, ce samedi. Gérald Bloncourt, photoreporter, reste figé face au silence qui s’impose à lui. La colère l’habite ce jour-là. L’image de «  ces ruines  » est dure pour cet homme qui a passé des mois et des mois à saisir, en photos, la vie ouvrière roubaisienne dans les années 50. Vingt-cinq ans qu’il n’était pas revenu sur les lieux. Le choc. «  J’éprouve de la colère. Les patrons ont gagné des milliards sur le dos des ouvriers. Eux, ont déserté le coin, par contre, les petits sont restés et continuent, pour certains, à dépérir  », lâche l’homme, âgé de 88 ans.

Près de la cheminée de l’ancien peignage, Gérald Bloncourt, le regard toujours très vif, s’arrête et nous confie avoir, tout à coup, des bribes de souvenirs. Des bruits surtout : «  J’entends encore les voix de ces femmes qui parlaient entre elles à la sortie de l’usine, ces solex aussi. Je n’en reviens pas que tout cela ait disparu. À l’époque, j’avais conscience que les ouvriers se faisaient exploiter, mais comment imaginer qu’il ne reste plus rien lorsque l’on a connu la vie.  »

La vie des ouvriers, l’homme, Haïtien d’origine, l’a goûtée pour mieux la comprendre. Et cela se voit incontestablement dans ses photos. «  Le soir, après leur journée à l’usine, on mangeait des frites, on buvait de la bière ensemble. J’étais invité dans leurs maisons. Je découvrais leurs histoires. J’ai aimé rencontrer ces gens qui vivaient, vraiment  », insiste le photoreporter, boîtier autour du cou, immortalisant ce retour troublant.

Passeur de mémoire

Gérald Bloncourt, qui a travaillé pour l’Humanité ou encore le Nouvel Observateur, a toujours été très sensible et attiré par le monde ouvrier. L’immersion a été au cœur de ses sujets. Son travail « sociologique » le poussera même à descendre au fond de la mine. Un mois.

Le militant communiste a aujourd’hui dans ses valises, plus de 200 000 photos. Et l’homme dit n’avoir aucun mérite. «  Je n’ai fait que recopier ce que j’ai vu. Ce sont les travailleurs qui m’ont tout appris. C’est eux qui, lorsque j’exposais mes photos à la sortie des usines, me replongeaient dans des détails et me permettaient d’avancer. Je leur dois tout. »

Gérald Bloncourt, se définit comme un passeur de mémoire. C’est donc sans hésitation qu’il a accepté de venir avec son épouse à la rencontre de Nathalie Duparque (lire ci-dessous). La jeune femme rêve d’une exposition l’année prochaine. «  Roubaix a besoin de réconfort et ces photos sont, comme l’homme, pleines de générosité.  »

Des projets d’exposition...

Nous avions rencontré pour la première fois Nathalie Duparque en janvier dernier. La jeune femme, Roubaisienne d’adoption, écumait les courées des quartiers Nord pour aller à la rencontre de leurs habitants. Accompagnée d’un ami photographe, et son bébé sur le ventre, elle recherchait des témoignages avec un projet en tête : une exposition pour mettre en avant le patrimoine industriel. Lors de ces rencontres, un habitant lui a parlé de Gérald Bloncourt et de son travail. La jeune femme est alors entrée en contact avec le photoreporter via internet. «  Je suis allée sur son site. J’ai vu ses photos et lu ses textes très émouvants. J’ai d’abord découvert sa personnalité par l’écrit.  »

 

 

 

La semaine passée, ils se sont rencontrés à la Mie Sésame, à Roubaix. La jeune femme a évoqué son projet d’exposition. Gérald Bloncourt ne s’y est pas opposé, au contraire. «  Je pense que de nombreuses personnes pourraient se reconnaître sur ses photos ou du moins pourraient reconnaître une tante, un oncle, un ami  », a conclu la jeune femme.

Cet article vous a intéressé ? Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet

 

 ***

Très émue moi aussi à la lecture de ce reportage sur la page facebook de Gérald !

 

 

12/12/2014

ISRAEL PRESENTE SES REGRETS

 ça s'améliore ! encore et encore !

Ziad Abou Ein, ministre chargé du dossier très sensible de la colonisation, est décédé ce mercredi 10 décembre, après avoir été avoir mortellement frappé au torse par des soldats israéliens lors d’une manifestation en Cisjordanie. e toucher le torse, et éprouvant des difficultés à respirer...

 Il fut emmené sous les caméras présentes sur place en ambulance vers l’hôpital de Ramallah.


Un ministre palestinien tué dans des heurts... par euronews-fr

 

Selon un photographe de Reuters, Abou Ein a été frappé par un coup de poing au torse lors d’une altercation avec deux des soldats. Une vidéo montre le ministre évacué avant de décéder quelques instants plus tard.

 

Pour dénoncer l'indifférence de la communauté internationale face au sort de la Palestine, des jeunes palestiniens de Gaza ont décidé de s'adresser au monde en reprenant la chanson  "We Are the World" avec comme titre "From Palestine To The World - We Are The World".

La chanson "We Are the World" avait été composée en 1985 par Michael Jackson et Lionel Richie, afin de collecter des fonds pour lutter contre la famine en Éthiopie. Ce single vendu à plus 20 millions d'exemplaires avait regroupé les plus grandes stars de la scène musicale américaine.

 

 

 
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