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05/12/2014

AVEC PEUPLES SOLIDAIRES. PETITION

JE ME DOCUMENTE ET JE SIGNE DES DEUX MAINS

 

 http://www.dakaractu.com/Impacts-negatifs-d-un-projet-agro-industriel-a-Gninth-Une-ONG-brule-Sen-Huile-Sen-Ethanol_a61261.html

Extraits

Destruction de sites sacrés, religieux...
Le développement du projet a aussi eu pour conséquence la destruction de sites sacrés et religieux, de cimetières et d’écoles. Les résidents se plaignent des violences et des intimidations par les gendarmes déployés pour bloquer l’accès à la zone du projet. Les mesures de sécurité mises en œuvre pour protéger le projet sont à l’origine d’un climat de tension croissant entre les habitants et l’entreprise.  Sen huile-Sen éthanol a promis de construire des hôpitaux, des écoles, de fournir des emplois et des bourses scolaires, mais rien n’a été réalisé à ce jour. Par contre, les villageois sont témoins de la destruction des espaces communautaires essentiels, tels que les liaisons entre les villages, les pistes d’accès à l’eau et aux pâturages. Rougui Sow, un habitant du village de Kadoudef, résume leurs états d’âme : «Nous n’avons plus de pistes pour sortir. Il ne nous reste que ces puits et ils veulent les enlever. S’ils les enlèvent, nous n’aurons plus d’endroit où trouver de l’eau. Si le projet reste ici, nous serons obligés d’abandonner notre village.»

Trois enfants morts noyés
Pour ceux de Ndiaël, la question est d’une importance vitale. Le projet agro-industriel sape leur minimum et compromet dangereusement leur survie. Ils se voient dans l’impossibilité d’assurer les besoins les plus primaires : nourrir leur bétail, trouver de l’eau, ou se déplacer librement sur la terre de leurs aïeuls. La seule issue qui s’offre à eux est de «faire leurs valises et quitter leur maison et leur village». Le projet Sen huile-Sen éthanol est un géant qui engloutit des quantités importantes d’eau. Son irrigation à grande échelle dans une zone semi-aride met fortement à contribution l’eau du Lac de Guiers, le seul réservoir dans le bassin inférieur du fleuve Sénégal. En 1977, Ndiaël a été labélisé Zone humide d’importance internationale sous la convention Ramsar, le traité intergouvernemental conçu pour protéger et garantir l’utilisation durable des ressources en eau. Cette mesure de protection a été cassée en 2011 quand le Président Wade a changé la classification de la zone pour permettre à Sen huile-Sen éthanol d’y opérer.

L’Ong accable le projet
Le rapport d’Oakland Institute accable le projet : «Les ressources en eau connaissent déjà des problèmes considérables dans cette zone semi-aride, notamment la pollution chimique, la salinisation, et l’eutrophication (la croissance excessive d’algues due à la forte concentration de phosphates et de nitrates). Malgré ces problèmes et sans que les impacts potentiels n’aient été étudiés au préalable, Sen-huile a été autorisé à accroître la pression sur le Lac de Guiers. Une étude d’impact social et environnemental n’a été menée qu’en novembre 2012, alors que l’entreprise avait déjà commencé à défricher le terrain.» Trouvant contradictoire qu’une telle concession soit octroyée à une entreprise étrangère dans une région où les ressources d’eau sont rares et l’environnement fragile, le Collectif pour la défense de la réserve de Ndiaël, le regroupement de 37 des villages mobilisés pour la défense de leur territoire contre les opérations de Sen-huile indexaient aussi le système d’irrigation actuel de Sen-huile qui utilise des canaux et des systèmes d’aspersion peu efficaces pour une zone où l’eau est si rare. Ces canaux ont également été le théâtre de drames. En juin 2013, trois enfants se sont noyés après qu’ils soient tombés dans les canaux. Pour l’heure, mentionne le rapport : «On ignore si cet incident a donné lieu à une enquête officielle pour en déterminer la responsabilité.»...

 

 

 

 

 http://rol.justicesociale.org/fr/senegal-sans-souverainete-alimentaire-il-ny-a-pas-de-liberte/

 Extrait :

C’est ainsi que sur les 26 650 hectares de zone protégée déclassifiés par Abdoulaye Wade, 20 000 sont accordés à l’entreprise. Ce décret est valable pour 50 ans et peut être reconduit tacitement. Seuls les 6 650 hectares restants sont consacrés à la relocalisation des villages de la zone et à la production locale. Mais le mal est fait pour Ardo Sow, représentant du Collectif des 37 villages affectés de Ndiaël, « c’est un choix politique catastrophique. La déforestation entraine la destruction de tout l’écosystème, la disparition de l’élevage, la destruction des sols, la pollution de l’eau. C’est toute la population qui est appelée à quitter les lieux ! »

 

En avril 2012, le président nouvellement élu, Macky Sall, annule le projet. Mais l’espoir sera de courte durée puisqu’il l’autorisera à nouveau quelques mois plus tard ! Depuis, le projet est mis en œuvre par Senhuile SA, un consortium détenu à 51 % par un groupe italienet à 49 % par Sénéthanol SA, l’entreprise initiale basée à Dakar.

Il viserait désormais à produire du tournesol destiné au marché européen, de l’arachide voué au marché local et des aliments pour le bétail.

Toutefois, les intentions réelles de Senhuile SA en matière de cultures et d’utilisation des terres semblent, selon les associations, particulièrement opaques.

De plus, la réalité du terrain montre que ces terres, fournies par l’Etat à l’entreprise privée, font cruellement défaut aux populations locales comme le rappelle Thierno Cissé, du Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR) : « Les terres vierges n’existent pas au Sénégal, elles permettent à de nombreux paysans de vivre ».

Cela est d’autant plus dramatique que près de 9000 personnes et plus de

100 000 animaux vivent dans ces 37 villages affectés par le projet.

 

 

Avec "Peuples Solidaires", soutenez 9.000 personnes privées de leurs terres. Signez en cliquant ici !

Neuf mille personnes de trente-sept villages affectés, plus de vingt-six mille hectares de terres protégées accaparées : au Sénégal, l’entreprise Senhuile SA dépossède des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants de leur unique ressource pour vivre, leurs terres.

Pas de prise en compte des droits des populations locales, un accaparement de terres honteux, une mise en péril directe de la sécurité alimentaire des habitant-e-s de la région de Ndiaël : la liste est longue !

Aidez-nous à mettre un terme à ce projet scandaleux en signant cet Appel Urgent !

Lire la pétition ici »

 
 

 

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Pétition : Stop aux accaparements de terres au Sénégal !

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Déjà 48.839 Signatures

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Stop aux accaparements de terres au Sénégal !

Auteur : Peuples Solidaires

Créé le 24/06/2014

À l'attention : de tous


Afin de défendre leurs droits, les communautés locales, qui s’opposent au projet depuis le début, ont créé le Collectif pour la défense de la réserve de Ndiaël. Les multiples protestations de Peuples Solidaires, des communautés et des sept partenaires de l’Appel Urgent (GRAIN, Re:Common, Oakland Institue, ActionAid Italie, ActionAid Sénégal, le CNCR et ENDA Pronat) auprès de l’entreprise Senhuile-Senethanol n’ont pas apporté de solutions satisfaisantes.

Aidez-nous à mettre un terme à ce projet scandaleux en signant !

A MONT DE MARSAN, le PCF répond au MEDEF

Mont-de-Marsan : le Parti communiste a enchaîné les grilles du Medef Landes

Les militants communistes ont interpellé le "Père Noël Medef" qui ne fait pas de cadeaux à la" classe ouvrière". © Photo

Nicolas Le Lièvre
"Annie, toujours dans le coup ! je t'embrasse. Miche"

Mont-de-Marsan : le Parti communiste a enchaîné les grilles du Medef Landes

 

Publié le 04/12/2014 à 15h41 , modifié le 04/12/2014 à 16h48 par

Cette action est une réponse aux patrons des petites et moyennes entreprises qui avaient cadenassé le ministère de l'Economie

 

"Gel des dividendes, pas des salaires !",

"Pour la séparation de l'Etat et du Medef !"...

Ce jeudi, à 15 heures, Alain Baché, conseiller régional communiste, et une quinzaine de sympathisants du PC, ont cadenassé la grille du Mouvement des entreprises de France (Medef) Landes, à Mont-de-Marsan.

Objectif : protester contre les baisses de charges dont les entreprises vont bénéficier, sans engagement sur l'emploi. Et dénoncer le discours ultra-libéral du patron du Medef.

"Celui qui ne veut plus du Code du travail"

"Pierre Gattaz, c'est celui qui ne veut plus du Code du travail. Celui qui veut faire travailler le dimanche. Celui qui veut supprimer les 35 heures. Celui qui veut geler les salaires et supprimer le Smic", a expliqué Alain Baché en lisant une lettre fictive adressée par la "classe ouvrière" au "Père Noël Medef".

"Cher Père Noël, il faut que le Code du travail ne soit pas jeté aux oubliettes, sinon les salariés seront les esclaves des temps modernes, dans leur entreprise", a poursuivi l'élu régional, aussi conseiller municipal montois.

Cette action symbolique s'inscrit dans une semaine d'actions, commencée par la distribution de tracts et de pétitions "contre l'austérité", aux péages de Saugnac-et-Muret et Castets, mercredi et jeudi.

 

04/12/2014

Il ne méritait pas d'être tiré comme un lapin

 
jeudi 4 décembre 2014
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Débats

L’affaire Rémi Fraisse n’est pas terminée

Dimanche 30 novembre 2014
 

L’avocat du gendarme qui a lancé une grenade offensive tuant Rémi Fraisse le 26 octobre 2014 a récemment comparé l’état d’esprit de son client à celui d’« un conducteur qui s’est parfaitement conformé au Code de la route, mais dont le véhicule a heurté mortellement un autre usager qui n’aurait pas respecté une interdiction ».  Certaines comparaisons avoisinent la déraison quand elles embrouillent au lieu d’éclairer. En l’occurrence, l’avocat, qui a raison de ne pas faire peser le poids de la responsabilité du drame sur son seul client, a tort de faire comme si l’affaire n’était pas politique. Le gendarme qui a lancé la grenade n’avait pas à ce moment-là l’occasion de respecter le Code de la route ni de le faire respecter. Il était chargé de la mission d’assurer l’ordre public à proximité du futur barrage de Sivens. Et, au moment de mourir, Rémi Fraisse ne traversait pas la chaussée en dehors des clous pas plus qu’il ne commettait un excès de vitesse au volant. Il a été tué comme manifestant. Engagé et déterminé, mais  pacifique, il s’était joint à une manifestation dont la violence est en relation avec  le dispositif policier disproportionné déployé ce jour-là et aux  consignes d’extrême fermeté qui furent  très vraisemblablement  données. La mort de Rémi Fraisse  n’a rien d’un fait divers, car on ne peut l’isoler de la tension qui s’était dangereusement installée depuis des semaines dans la région, ni de l’autisme des autorités politiques dans cette affaire de barrage très contesté et très contestable. Si le gendarme n’est ni coupable ni responsable politiquement de la mort de Rémi Fraisse, la mort violente de ce dernier ne s’ajoutera pas à la liste des morts d’un accident de la circulation automobile. Sa mort s’inscrit dans un contexte délétère de fractures sociales et générationnelles, de déficit démocratique et  de conflits d’intérêt, dont l’affaire du barrage de Sivens est révélatrice.

Il y a dans l’affaire du barrage de Sivens et au-delà d’elle, une affaire Rémi Fraisse qui tient d’abord au fait qu’un manifestant a été tué. Cette seconde affaire se caractérise aussi par le fait que, dans un premier temps, les  autorités publiques ont scandaleusement caché la vérité  du drame: une grenade offensive lancée par un gendarme  a causé la mort d’un manifestant pacifique. Il faut saluer le courage et la rigueur des proches de Rémi Fraisse qui ont su rectifier les premières versions tronquées des faits, sur fond de silence assourdissant des plus hautes autorités de l’État, forçant ainsi les autorités publiques à afficher enfin leur souci de la vérité en plus de leur compassion. On connaît la détestation que les pouvoirs  autoritaires vouent à la vérité des faits, surtout quand elle les dérange. La vérité des faits n’apparaît-elle pas plus têtue que la personne la plus obstinée ?  On sait aussi que le mensonge d’État est la seconde nature et parfois le carburant des  totalitarismes.  Plus directement, nous voyons que les  démocraties jouent une part de leur destin dans leur degré d’émancipation ou d’assujettissement à la raison d’État au nom de laquelle leurs  principes sont bafoués. Aujourd’hui, une complète transparence sur les circonstances précises de la mort de Rémi Fraisse s’impose. C’est un besoin démocratique. C’est aussi un besoin humain pour les proches de Rémi Fraisse. C’est enfin un besoin professionnel et institutionnel pour les gendarmes et la gendarmerie nationale. L’établissement public de la vérité des faits dans une affaire comme celle-ci est pour une République libre un impératif catégorique.

Mais la connaissance et la reconnaissance de la vérité de ce qui a factuellement conduit à la mort de Rémi Fraisse  ne suffisent pas. Il revient aux citoyens  de juger ce qui s’est passé et de comprendre comment on en est arrivé là. La première leçon tirée  fut la décision politique d’interdire l’usage d’armes de guerre, comme la grenade offensive qui a tué Rémi Fraisse, lors des opérations de maintien de l’ordre. Cette décision pourrait  être prolongée d’une réflexion sur la tendance contemporaine à  criminaliser les conflits sociaux.  Une autre leçon  du drame a été récemment tirée  par François Hollande qui préconise le recours   à un « référendum local » lorsque des projets d’aménagement du territoire conduisent à des situations de blocage. L’idée présente le mérite de reconnaître que le fait accompli et l’enlisement dans des situations de blocage, comme celle du barrage de Sivens, sont à éviter. D’autres leçons de ce drame seront tirées et d’autres réflexions seront produites, en particulier  sur les enjeux écologiques et sur la jeunesse qui se cherche un avenir dans un monde impitoyablement compétitif. Assurément, ces leçons ne transformeront pas   la mort insoutenable de ce jeune homme de 21 ans non violent, aimant la vie et l’humour de soi, qui avait un projet, en une mort utile. Au moins permettront-elles la naissance  d’« un après Rémi Fraisse » qui portera la mémoire  du besoin de moins de violence et de plus de démocratie.   Mais nous n’en sommes pour l’instant qu’à la dernière phase d’une affaire commencée par une tragédie, aggravée par des mensonges, poursuivie par une émotion légitime et des violences absurdes. Nous sommes aujourd’hui au stade de l’attente de l’établissement complet des faits et des responsabilités qui seul mettra un terme à l’affaire Rémi Fraisse. L’affaire terminée, l’après  Rémi Fraisse pourra alors commencer.

Questions au gouvernement :interventions des députés communistes, républicains, citoyens

 

Interventions des député-e-s communistes, républicains, citoyens

  Semaine 48

Retrouvez toutes les interventions sur : www.communistes-republicains-partidegauche.assemblee-nationale.fr

Page Facebook, twitter

 

députés,interventions,assemblée nationale,questions au gouvernement,groupe des élus communistes,républicains,citoyens

 

Question au gouvernement

 

députés,interventions,assemblée nationale,questions au gouvernement,groupe des élus communistes,républicains,citoyens N Sansu : Baisse des dotations aux collectivités locales
> http://www.groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/expre...
>

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Textes en séance

Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015 – Nouvelle lecture

députés,interventions,assemblée nationale,questions au gouvernement,groupe des élus communistes,républicains,citoyens> J Fraysse: discussion générale
> http://www.groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/expre...
>
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Pt délimitation des régions 2ème lecture

députés,interventions,assemblée nationale,questions au gouvernement,groupe des élus communistes,républicains,citoyens> M Dolez : explication de vote
> http://www.groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/expre...
>
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Vote solennel

Pn Sénat stationnement des personnes en situation de handicap

députés,interventions,assemblée nationale,questions au gouvernement,groupe des élus communistes,républicains,citoyens> J Fraysse : discussion générale
> http://www.groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/expre...

 

PnR droit fondamental à l’IVG

 

députés,interventions,assemblée nationale,questions au gouvernement,groupe des élus communistes,républicains,citoyens> MG Buffet : discussion générale
> http://www.groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/expre...
>

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Scrutin public

PnR tendant à modifier le Règlement de l’Assemblée nationale

députés,interventions,assemblée nationale,questions au gouvernement,groupe des élus communistes,républicains,citoyens> M Dolez : discussion générale
> http://www.groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/expre...

 

PnR reconnaissance de l’Etat palestinien

députés,interventions,assemblée nationale,questions au gouvernement,groupe des élus communistes,républicains,citoyens> F Asensi : discussion générale
>
http://www.groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/expressions/reconnaissance-de-letat-palestinien-0

 

Pt ratification amendement au protocole de Kyoto


députés,interventions,assemblée nationale,questions au gouvernement,groupe des élus communistes,républicains,citoyens> P Carvalho : discussion générale
>
http://www.groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/expressions/ratification-amendement-au-protocole-de-kyoto

 

CRISE ET MEDEF

Cidefil 02 décembre 2014

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Jean-Marc Durand : « La crise est due aux politiques soutenues par le Medef »

 

mardi 2 décembre 2014

 

Alors que le PCF a décidé de riposter à la semaine de mobilisation du Medef, l’économiste Jean-Marc Durand rappelle, dans un entretien à l’Humanité, contrairement à ce qu’avance le patronat, que «  les prélèvements obligatoires sur le capital ont baissé de façon importante  » depuis trente ans.

 

Jean-Marc Durand : Le Medef représente tout particulièrement les grosses entreprises, contrairement à ce que l’on raconte. Il y a de petites entreprises en son sein, mais ceux qui décident, ce sont les grands patrons.

Ce sont eux qui distribuent les dividendes, qui sont en pleine augmentation. C’est là que la spoliation de la société s’exerce, du fait de tous les allégements fiscaux dont ils sont les grands bénéficiaires, et de l’évasion fiscale et financière. Le Luxembourg est justement le paradis fiscal par excellence, dont l’ancien premier ministre n’est autre que Jean-Claude Juncker, aujourd’hui président de la Commission européenne à Bruxelles.

Que répondez-vous au patronat qui prétend qu’il souffre depuis trente ans  ?

Jean-Marc Durand : C’est paradoxal, puisqu’à partir du tournant de la rigueur de 1983-1984, le cours des choses s’est inversé. Les prélèvements obligatoires sur le capital ont baissé de façon importante, alors que les impôts et taxes sur les salaires ont connu le sort inverse. Entre 1981 et 1998, la part des salaires a diminué de plus de 15 % dans les entreprises non financières.

Chateau

Les entreprises du CAC 40 ont un taux d’impôt réel sur les sociétés de 8 %, contre 33 % pour les petites entreprises et 24 % pour les moyennes. Gattaz et le Medef expliquent que les 41 milliards du pacte de responsabilité sont un juste retour des choses pour pallier l’augmentation des prélèvements fiscaux. Il est vrai que, depuis le choc des subprimes en 2008-2009, les prélèvements fiscaux ont augmenté sur les entreprises et sur les citoyens.

Sauf qu’il faut savoir que cette crise est largement due au résultat des politiques soutenues et initiées par le Medef. Depuis, les prélèvements fiscaux ont progressé de 66 milliards d’euros, dont un tiers à la charge des entreprises, soit une vingtaine de milliards. Le pacte de responsabilité va donc bien au-delà de ce montant.

La CGPME se plaint de la taxation des dividendes. Est-il en projet de taxer les revenus du capital  ?

Jean-Marc Durand : Cette mesure annoncée par le gouvernement est un écran de fumée. S’il avait voulu vraiment prendre une mesure significative en matière de taxation du capital, il fallait revenir sur le dispositif Copé d’exonération des revenus de cession de parts d’entreprises. De plus, les mesures du capital mobilier bénéficient d’un crédit d’impôt annuel d’un montant de 40 %.

 

Quelles propositions le PCF oppose-t-il aux revendications patronales  ?

Jean-Marc Durand : Sur le plan fiscal, il faut d’abord restaurer un véritable impôt sur les sociétés. Nous pourrions le décliner de manière progressive en tenant compte du chiffre d’affaires de l’entreprise et introduire une modulation de cet impôt en fonction de l’utilisation des bénéfices.

Il faut ensuite une réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune, qui intègre dans sa base les biens professionnels, dont les actions. Pour finir, il y a la taxation des placements financiers des entreprises.

Sur le plan bancaire et financier, il faut mettre en place un fonds national pour l’emploi, et introduire un crédit sélectif à taux dégressif, en fonction de son utilisation par les entreprises.

La Banque centrale européenne doit également racheter les dettes des États et développer un fonds social et solidaire pour leur réindustrialisation.

 

 
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