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26/02/2015

EMBAUCHE des enfants de 14 à 18 ans : décret en préparation = recul des protections

 

... "Je vais vous le dire parce que vous ne le savez pas : il y a un décret absolument monstrueux qui se prépare depuis le 2 février, pour faciliter, paraît-il, l’embauche des enfants de 14 à 18 ans.

La commission générale du Coct (Conseil d’Orientation sur les Conditions de Travail) l’a examiné le 2 février 2015 : il s’agit de faire reculer les protections qui sont attachées au travail des enfants.

Car il s’agit de travail des enfants depuis que Villepin a permis l’apprentissage à 14 ans.

Le 15 novembre 2010 à Mulhouse, comme ça, un enfant de 15 ans a été mis dans un pétrin de boulanger pour le nettoyer. Le pétrin s’est remis en marche et le gamin est mort broyé. Le projet de décret vise à supprimer ce qui relève de l’interdiction, de la prévention a priori, et des autorisations préalables avant qu’un enfant puisse travailler – y compris le dimanche et la nuit.

Car vous le savez sans doute, par exemple dans la restauration c’est à coups de gifles, à chaque assiette cassée, à chaque plat avec des traces de doigts, que les commis cuisine et restaurants sont « dressés ».

Vous le savez, un gamin ce n’est pas pareil face à une machine dangereuse ou un risque de chute… alors on a soumis les mineurs à des interdits, à des précautions préalables strictes, à des visites préventives sous contrôle des enseignants, pas des patrons."

 

Tout cela va sauter, il est question « d’information » « d’éducation », « de dérogations allégées » etc… le fameux travail en hauteur, échelles escabeaux, marchepieds, deviendra autorisé « lorsque l’évaluation du risque a établi que ce risque est faible et qu’il s’agit de travaux de courte durée ne présentant pas un caractère répétitif ».

Et hop cela devient ordinaire et incontrôlable !

Vous imaginez l’inspecteur du travail trouvant le jeune en hauteur «  il est là sur cette échelle, depuis peu, et pas pour longtemps, et il a été formé au risque » c’est le contraire, en esprit, en pratique, en droit, de toutes les batailles de prévention, d’obligation de résultats, d’interdiction que nous avons mis des décennies à obtenir.

Je suis personnellement CONTRE le travail des enfants avant 18 ans. Je suis pour l’apprentissage dans des conditions contrôlées sévèrement, plus sévèrement par les maitres d’école pas par les patrons, c’est trop dangereux, malléable, trop sur-exploitable !

Et ce sera la gauche qui fera ainsi que des enfants mourront au travail ? Pour plaire au Medef dont le chantage est insatiable ?

Avec toujours ce même stupide raisonnement qui fait croire que si le patron n’embauche pas c’est à cause de cela , qu’il faut qu’il puisse exploiter, débaucher et maintenant faire courir des risques à des enfants de 14 à 18 ans, comme il veut ?

Soit disant pour développer l’apprentissage… qui stagne par la seule faute et rapacité des patrons… lesquels viennent de prendre 1 600 000 stagiaires, soit un million de plus en dix ans, parce qu’ils ne les paient pas (ou si peu 432 euros, 583 euros en septembre, la loi Chaynesse Khirouni a du limiter à 10 % par entreprise, ce qu’on devrait faire aussi pour les CDD…) parce qu’ils préfèrent ne pas les former pour mieux les exploiter gratuitement, tout comme les travailleurs dits « détachés »,… c’est sans limite tout ça, la logique de la soumission au profit maximum, à la finance…

Y soumettre les enfants c’est une honte de plus !

 

CENSURE ET MANIPULATION télévisuelle

 

 

Canal+ censure la critique des médias de Mélenchon
Publié le 21 février 2015 par O.P.I.A.M.

Sur son blog, Antoine Léaument a répliqué à la propagande anti-Mélenchon malhonnête et déloyale employée par CANAL+ dans l’émission du 18 février 2014 « La nouvelle édition » : « Canal+ censure la critique des médias de Mélenchon ».

 

canal plus censure melenchon

Canal+ censure la critique des médias de Mélenchon

Le 17 février, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de l’émission « Le divan », animée par Marc-Olivier Fogiel. Il y a expliqué qu’il était atteint par l’image agressive que les médias essayaient de faire passer de lui (« l’acide passe sous l’armure ») et a développé une critique des médias. Voici l’extrait concerné :

 

Pour que les choses soient clairement écrites, voici ce que dit Jean-Luc Mélenchon sur le monde des médias :

« Je sais que votre jeu consiste à, sans cesse, planter le clou au même endroit de la croix. Narguer, moquer, parce que je ne suis pas de votre monde. Parce que je ne suis pas né comme vous avec une cuillère d’argent dans la bouche. Parce que je ne passe pas mes vacances avec vous. Parce que je déteste votre monde, ses valeurs de pacotille. Cet univers entier, fait de paraître, m’écœure. »

Le lendemain de l’émission, Canal+ a voulu faire un « debrief » de la séquence. Évidemment, il s’agissait d’un « debrief » entre gens de médias. Mais voilà, problème : il manque tout un bout, peut-être le plus important de la séquence où Jean-Luc Mélenchon développe sa critique. Voici l’extrait concerné à l’émission de Canal+ (voir à partir de 02:10) :

 

Toute la critique sociologique (ou, dit autrement, la critique de classe) a été supprimée de l’extrait. N’apparaissent plus les phrases suivantes :

« Parce que je ne suis pas de votre monde. Parce que je ne suis pas né comme vous avec une cuillère d’argent dans la bouche. Parce que je ne passe pas mes vacances avec vous. »

Ne reste plus que l’extrait suivant :

« Je sais que votre jeu consiste à, sans cesse, planter le clou au même endroit de la croix. Narguer, moquer. Parce que je déteste votre monde, ses valeurs de pacotille. Cet univers entier, fait de paraître, m’écœure. »

Disparue, la critique de classe, pourtant au centre de l’extrait. Ajoutons à cela que la séquence est lancée par Ali Baddou de la manière suivante : « Il reste très très remonté contre les journalistes ». Ajoutons que la séquence est conclue par Ali Baddou de la manière suivante, sourire aux lèvres : « Ça l’écœure ? ». S’ensuit un débat dans lequel une star de plateau quelconque déclare, comme c’est la règle dans le milieu, que l’extrême droite et Mélenchon, c’est tout un et que : « La rhétorique anti-média, l’extrême droite la cultive aussi… cette même heu… ».

Surprise, c’est Nicolas Demorand qui rompt avec la tambouille habituelle et déclare, en réponse à l’autre qui mettait un signe égal entre Mélenchon et Le Pen :

« Pas de la même manière. Pas de la même manière. Il faut faire très attention. Quand on commence à rentrer, avec Jean-Luc Mélenchon, dans la critique des médias… il a une critique des médias très très particulière, qui lui appartient. Moi j’ai fait un débat de deux heures et demie, avec lui, sur « pourquoi je n’aime pas les médias », en substance, et c’est en fait une lecture très précise du capitalisme… on va pas rentrer dans les détails, mais voilà : elle est quand même différente de l’extrême droite. »

Le problème, c’est que « cette lecture très précise du capitalisme » dont parle Demorand, qui est en partie (mais pas seulement) une lecture de classe, Canal+ l’a purement et simplement effacée. Pour faire coller Mélenchon à l’image médiatique habituelle du personnage « très très remonté contre les médias ». Quitte à tricher et à mentir pour faire rentrer le vrai Mélenchon dans le moule que quelques médiacrates ont construit pour lui.

 

 

24/02/2015

DU SCANDALEUX CUKIERMAN à Marwan BARGHOUTI


L’islamo-fascisme, "ça correspond assez bien à... par Europe1fr

C.R.I.F.   Conseil représentatif des institutions juives de France

 

Ses déclarations du matin ont fait bondir Serge Klarsfeld, historien et président de l'association des fils et des filles de déportés, juifs de France. «Mme Le Pen n'a pas rompu avec son père. Elle dirige le Front national qui porte le passif des prises de position antisémites du père qui est président d'honneur du Front national».  

Le député PS des Hauts-de-Seine, Alexis Bachelay, a lui appelé les responsables politiques à «condamner (ses) propos et boycotter le dîner du Crif». Sur Twitter, l’ex-patronne du Medef, Laurence Parisot, dit qu'elle n'en «revient pas» et fait part de sa stupeur face aux propos du président du Crif à la radio.

 

De son côté, le Conseil Français du Culte Musulman estime que les propos tenus par le président du Crif sont «irresponsables et inadmissibles» et a décidé de boycotter le dîner du Crif.

D'après le communiqué du CFCM, «considérer que toutes les violences aujourd'hui sont commises par des jeunes musulmans» et approuver l'expression «islamo-fascisme», utilisée récemment par Valls, sont des déclarations irresponsables et inadmissibles qui contreviennent au principe même du vivre-ensemble».

Et d'ajouter que le CFCM «ne peut accepter que la composante musulmane de France soit aujourd'hui l'objet d'attaques aussi graves qu'infondées».

Pour le dîner du Crif ce lundi soir, sept cents invités sont attendus dans un hôtel parisien, parmi lesquels François Hollande et Manuel Valls, une douzaine de leurs ministres, un ex-président de la République, deux anciens chefs de gouvernement et de nombreux représentants des cultes, a-t-on indiqué au Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

 

***

*

Pour la deuxième année consécutive, les Verts et le Parti communiste ne font pas partie de la longue liste des 800 invités du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui se tient mercredi 3 février à Paris, en présence du premier ministre François Fillon. Le président de la République devrait, comme en 2009, y faire une apparition.

Au risque de limiter le caractère "républicain" de ce dîner, créé en 1985 par l'ancien président du CRIF, Théo Klein, l'actuel président, Richard Prasquier, assume son choix d'écarter les deux formations de gauche : "Ces organisations politiques sont associées à des mouvements de boycott de produits israéliens, ce qui est illégal. En outre, nombre de municipalités communistes font du terroriste Marouane Barghouti leur citoyen d'honneur." M. Barghouti est un responsable du Fatah palestinien emprisonné à vie par Israël, qui l'accuse d'avoir organisé des attentats. "J'admets les critiques contre la politique du gouvernement israélien, mais il y a des lignes rouges à ne pas franchir", poursuit M. Prasquier.

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Un seul son de cloche ne suffit pas

pour vous faire une opinion

je remercie le CRIF de me donner l'occasion de parler de

 
BARGHOUTI... BARGHOUTI ...
 
Voici un article publié dans Le Point et on dans l'Huma
 

Marwan Barghouti, le nouveau Mandela ?

Le Point - Publié le 10/12/2013 à 17:16 - Modifié le 11/12/2013 à 09:23

PORTRAIT. Le leader palestinien, incarcéré depuis 11 ans en Israël pour terrorisme, possède un parcours étonnamment semblable à celui de Madiba.


Des soldats israéliens marchent devant le portrait du prisonnier palestinien Marwan Barghouti, dessiné sur le mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie.
Par

Parmi le concert de réactions à la mort de Nelson Mandela, une voix était particulièrement inattendue. Depuis la cellule 28 du centre de détention de Hadarim, au nord de Tel-Aviv, Marwan Barghouti, prisonnier palestinien incarcéré depuis onze ans, a rendu un vibrant hommage au père de la nation arc-en-ciel. "De ma cellule, je vous dis que notre liberté semble possible parce que vous avez obtenu la vôtre. (...) L'apartheid ne l'a pas emporté en Afrique du Sud et il ne l'emportera pas en Palestine."

L'auteur de la missive a été condamné à cinq peines de perpétuité pour son implication dans des meurtres visant des civils israéliens. Mais loin d'être un simple prisonnier palestinien de droit commun, Marwan Barghouti est en réalité la figure politique la plus connue en Palestine. L'homme, âgé de 54 ans, est même surnommé le "Mandela palestinien" en raison de sa longue détention ainsi que de sa capacité à fédérer. "La comparaison est hors de propos, Mandela n'ayant pas de sang sur les mains", souligne Yaron Gamburg, porte-parole de l'ambassade d'Israël en France. Les similitudes entre les deux parcours sont pourtant frappantes.

Ardent défenseur de la lutte pacifique

À l'âge de 15 ans, celui que l'on décrit volontiers comme un enfant "désobéissant et rebelle" rejoint le mouvement palestinien Fatah, dont il fondera la branche des jeunes, le Shabiba. Premier point commun avec Nelson Mandela, qui a oeuvré chez les jeunes de l'ANC. Or, dès l'âge de 18 ans, Marwan Barghouti est arrêté par l'État hébreu pour "appartenance à une organisation terroriste". C'est donc dans une prison israélienne qu'il achève ses études et apprend l'hébreu, qu'il parle aujourd'hui couramment. Deuxième point commun avec Mandela qui, durant ses vingt-sept années de détention, a appris l'afrikaans (langue de l'apartheid), pour mieux comprendre ses ennemis d'alors.

Tout comme l'ancien président sud-africain, Marwan Barghouti est tout d'abord un ardent défenseur de la résistance pacifique. À sa libération de prison, il est élu président du conseil des étudiants de l'université de Birzeit. Apprécié pour ses talents d'orateur, il joue un rôle de premier plan lorsqu'éclate en 1987 la première Intifada (soulèvement en arabe, NDLR), un mouvement de protestation populaire majoritairement pacifique contre l'occupation israélienne. Tsahal s'en rend compte et l'arrête au cours de la même année. Marwan Barghouti est expulsé manu militari vers la Jordanie. Il ne reviendra au pays qu'en 1994, à la faveur des accords d'Oslo.

Basculement vers la lutte armée

Cet exil de sept ans ne le dissuade en rien de conclure une paix durable avec Israël. Convaincu de l'importance de l'Autorité palestinienne, entité intérimaire censée proclamer au bout de cinq ans la création d'un État souverain, le petit homme chauve au visage rond devient en 1996 député au sein du Conseil législatif de Palestine, et secrétaire général du Fatah pour la Cisjordanie. Or, malgré le renoncement à la lutte armée, l'État promis ne voit jamais le jour, ajoutant à la frustration des Palestiniens. L'année 2000 sonne comme un tournant.

La visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem met le feu aux poudres et provoque la seconde Intifada, bien plus violente que la première. Marwan Barghouti en est l'un des leaders. Cette fois, il dirige le Tanzim, branche populaire du Fatah, dont certains éléments luttent militairement contre Tsahal. "Marwan Barghouti n'est pas un chef militaire mais un leader politique", souligne Majed Bamya, diplomate palestinien en charge du dossier des prisonniers. "S'il a invoqué la légitimité de la résistance contre l'occupation, y compris par des moyens militaires, il a toujours privilégié la voie diplomatique et s'est toujours opposé à des attentats contre des civils." Une affirmation que conteste fermement le porte-parole de l'ambassade d'Israël en France. "Le Tanzim est impliqué dans des actes terroristes contre des civils, que Marwan Barghouti organisait", assure Yaron Gamburg.

"Terrorisme"

Ce basculement vers la lutte armée a également été observé chez Nelson Mandela en 1960, face à son incapacité à répondre à la répression exercée par le régime de l'apartheid. À la tête de l'Umkhonto we Sizwe ("Le fer de lance de la nation"), branche armée de l'ANC, il se lance dans des activités de sabotages de sites militaro-industriels, première étape avant, dit-il, de mener des actions de "guérilla". Très vite, Madiba se voit accuser de "terrorisme" par les autorités de Pretoria. Lors de son arrestation en 1963, le futur président expliquera que le recours au terrorisme n'était qu'une réponse à la violence du régime.

Après avoir échappé à une tentative d'assassinat en 2001, Marwan Barghouti est finalement arrêté par Tsahal en 2002, à Ramallah. Inculpé pour avoir commandité cinq meurtres, dont l'attentat du Sea Food Market à Tel-Aviv dans lequel périrent trois civils, le député palestinien écope le 6 juin 2004 de cinq condamnations à la réclusion à perpétuité. Une peine à laquelle la justice israélienne ajoute 40 ans d'emprisonnement pour une tentative de meurtre déjouée par l'armée israélienne. Lors de son procès, le leader palestinien refuse de se défendre, le tribunal israélien étant à ses yeux illégitime. Il en profite au contraire pour se livrer à plaidoyer contre l'occupation, exactement comme Nelson Mandela lors du procès de Rivonia, en 1963.

Symbole

"Le procès de Marwan Barghouti était hautement politique", assure Majed Bamya, qui rappelle que le rapport de la commission des droits de l'homme de l'Union interparlementaire (l'organisation mondiale des Parlements des États souverains, NDLR) a conclu à un procès non équitable. "Marwan Barghouti a été arrêté parce qu'il était le symbole de la seconde Intifada", affirme le diplomate palestinien. "Marwan Barghouti a reconnu les faits et s'est même dit fier de ses agissements", prétend au contraire Yaron Gamburg. "Ce n'est pas un homme de paix mais un grand terroriste."

La prison ne va pourtant pas le faire taire, bien au contraire. Malgré des périodes d'isolement allant jusqu'à mille jours, le député palestinien va même asseoir son autorité. "Comme Nelson Mandela dans la prison de Robben Island, Marwan Barghouti va servir de modèle à ses codétenus", note Majed Bamya. "Il a beaucoup oeuvré pour leur éducation, et ses prises de position sont très écoutées", souligne le diplomate palestinien. Son aura dépasse largement les murs de sa prison.

"Apartheid"

Depuis sa cellule n° 28, il invite les Palestiniens à la réconciliation nationale et initie le Document des prisonniers palestiniens, proposant de former un gouvernement de coalition afin de surmonter l'impasse de la victoire du Hamas aux législatives de 2006. L'initiative appelle également à un cessez-le-feu et à la négociation avec Israël sur la base des frontières de 1967. Fait sans précédent, Barghouti parvient à faire adopter le document par les leaders en prison de tous les partis palestiniens, y compris le Hamas, alors que celui-ci prône dans sa charte la destruction de l'État hébreu. "Cela témoigne de la capacité unificatrice et modératrice de Marwan Barghouti", souligne Majed Bamya.

Son sens aigu de la politique lui vaut de recevoir de régulières visites d'émissaires israéliens comme palestiniens. Extrêmement populaire chez une jeunesse désenchantée par l'inaction de sa classe politique vieillissante, Marwan Barghouti est souvent présenté comme un possible successeur au président Mahmoud Abbas. C'est "un homme qui, de sa prison, joue et jouera, c'est certain, une fois libéré, un rôle majeur pour bouger les lignes et ouvrir de nouvelles relations avec Israël", prédit même en avril dernier la vice-présidente du Parlement européen, Isabelle Durant.

Si le plus populaire des Palestiniens est à l'heure actuelle toujours emprisonné dans sa cellule Hadarim, son portrait trône fièrement sur le mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie, surnommé "mur de l'apartheid" par les Palestiniens.

En décembre 1997, Nelson Mandela avait marqué les esprits en annonçant que sa liberté était "incomplète sans la liberté des Palestiniens". Alors que l'âme de Madiba s'est éteinte jeudi dernier, une campagne pour la libération de Marwan Barghouti et de l'ensemble des prisonniers palestiniens est née le 27 octobre dernier dans la cellule qui a enfermé pendant tant d'années le leader de la lutte anti-apartheid.

 

BRISER LE MUR DE L'ARGENT ET DU MENSONGE

 

20/02/2015

MOTION DE GAUCHE CONTRE MOTION DE DROITE... PAS POSSIBLE !

PCF         @CNPCF

Nous avons essayé de déposer notre propre motion de censure mais nous n'avons pas eu les 58 signatures requises @Dartigolles @BFMTV

Les députés Isabelle Attard (Nouvelle Donne), Jacqueline Fraysse, André Chassaigne et Marie-George Buffet (communistes) ont proposé, en vain,  mercredi 18 février à leurs collègues de l'Assemblée une « motion de censure de gauche »
 
 

L'initiative des quatre députés n'a pu aboutir : pour être recevable, une motion de censure doit être soutenue par 10 % des élus du Palais-Bourbon, soit 58 députés

– un chiffre inatteignable,

le groupe « gauche démocrate et républicaine » (Front de gauche et élus d'outre-mer) comptant 15 élus et Mme Attard étant la seule députée Nouvelle Donne de l'Assemblée.

VOTE DE LA MOTION DE L'UMP-UDI

Les auteurs de cette « motion de censure de gauche » ont lancé notamment un appel aux députés PS frondeurs à signer leur proposition, sans succès. L'un d'eux, Pascal Cherki, a expliqué que « (son) débat, ça n'est pas de garder ou changer de premier ministre » mais de « l'influencer dans le sens du progrès social ».

Les écologistes avaient aussi déjà prévenu qu'ils ne voteraient pas la censure du gouvernement, malgré leur opposition à la loi Macron.

Leur proposition ayant échoué, les quatre députés devraient voter la motion de la droite. « C'est le seul moyen que nous avons pour nous opposer à la loi Macron, puisqu'on nous empêche de nous exprimer avec le 49-3 », a expliqué mercredi matin André Chassaigne, le président du groupe GDR.

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C’était attendu. La motion de censure déposée contre le gouvernement a été rejetée ce jeudi 19 février par les députés. Elle n’a recueilli que 234 voix au lieu des 289 requises.

Tous les députés UMP ont voté la motion

 Dans le décompte des voix, on relève une mobilisation parfaite à l'UMP puisque les 198 membres du groupe l'ont voté. A l'UDI, sept des 30 députés n'ont pas voté le texte. Six des dix députés Front de gauche, une député apparentée écologiste, Isabelle Attard, et six députés non-inscrits -dont les deux du FN- ont voté la motion de censure.

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49-3 : « Motion de censure de gauche »

Pour une motion de censure des députés progressistes

À la suite du choix de Manuel Valls de recourir à l’article 49-3 pour éviter un vote contre la loi Macron, plusieurs députés de gauche ont annoncé leur souhait de voter la motion de censure déposée par l’UMP et l’UDI. Ils expliquent les raisons de ce choix dans ce texte que nous publions ici, qui prend la forme d’une motion de censure alternative qui ne sera jamais déposée (il faut un minimum de 58 députés signataires).

« La loi MACRON et les atteintes qu’elle porte au dialogue social, au code du travail et au droit de l’environnement concrétise un modèle de développement auquel nous sommes farouchement opposés.

Le gouvernement a décidé de passer en force sans tenir compte de l’avis des parlementaires.

« Le 49.3 est une brutalité, un déni de démocratie. Une manière de freiner ou d’empêcher le débat parlementaire » affirmait François Hollande en février 2006. Manuel Valls avait déposé en mai 2008 un amendement destiné à supprimer cette procédure. Comment justifient-ils aujourd’hui d’y avoir recours ?

Au-delà de cette méthode d’une brutalité inattendue, il est temps que le gouvernement accepte un débat de fond sur sa politique économique et sociale.

Alors que, le 8 février, au deuxième tour de l’élection législative partielle du Doubs l’abstention atteignait 51 % des inscrits,

Alors que le Ministre de l’Economie reconnaissait lui-même le 2 décembre dernier « l’échec » de la politique mise en œuvre par le gouvernement,

Alors que le Chômage et la précarité atteignent des niveaux insupportables (6.200.000 inscrits à Pôle Emploi),

Alors que les événements tragiques qui ont frappé notre pays début janvier montrent la gravité des fractures qui morcellent notre pays et l’urgence qu’il y a à construire un nouveau contrat social,

le gouvernement doit accepter que le Parlement joue pleinement son rôle pour élaborer un nouveau modèle de développement.

Dans un moment crucial de la vie de notre pays, nous ne pouvons accepter sans réagir que le Parlement soit ainsi bâillonné.

Pour toutes ces raisons, nous appelons l’Assemblée nationale à une censure du Gouvernement en application de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution. »

Cette «motion de censure alternative» est déjà signée par Isabelle ATTARD, députée Nouvelle Donne, André CHASSAIGNE Président du groupe de la Gauche Démocratique et Républicaine à l’Assemblée nationale, Jacqueline FRAYSSE, députée GDR, Marie-George BUFFET députée GRE.

Sergio CORONADO, député Europe Ecologie Les Verts, est également signataire de ce texte tout en précisant que lui ne votera pas la motion de censure déposée par la droite.

Source : Les invités de Mediapart, 18 février 2015

Texte de la motion de censure (pou la voir rn grand, cliquer sur l’image et cliquer à nouveau dans la page qui s’ouvre)

Le Front de gauche échoue à déposer
« une motion de censure de gauche »

Une poignée de députés du Front de gauche ont tenté mercredi, sans succès, de déposer leur propre motion de censure contre le gouvernement, après les remous provoqués par leur ralliement à la motion de censure du gouvernement déposée par la droite.
Dès que Manuel Valls a annoncé, mardi, le recours au 49-3 pour sauver la loi Macron, l’opposition de droite a saisi l’opportunité de déposer une motion de censure. Interrogé par LCP dans les couloirs de l’Assemblée nationale, André Chassaigne, le patron des communistes, a aussitôt déclaré qu’il ne pouvait « que voter la censure ». Quitte à mêler ses voix à celles de l’UMP et de l’UDI ? Le dilemme a rapidement semé le trouble dans les rangs du Front de gauche.

Mercredi après-midi, une poignée de députés communistes ont tenté, sans succès, de déposer leur propre motion de censure contre le gouvernement. Il leur fallait en effet la signature de 58 députés pour que leur motion de censure « de gauche » soit recevable. Les communistes Marie-George Buffet, Jacqueline Fraisse, André Chassaigne et Isabelle Attard de Nouvelle Donne (apparentée écologiste) n’ont pas atteint le seuil.

Rallier la droite faute de mieux

Ils ont pourtant lancé un appel aux députés PS frondeurs à signer leur proposition de motion. Mais ceux-ci n’ont pas adhéré. En réponse, Pascal Cherki a par exemple assuré que « (son) débat, ça n’est pas de garder ou changer de Premier ministre », mais de « l’influencer dans le sens du progrès social ».

« Si nous n’arrivons pas à faire cette motion de censure de gauche, nous voterons la motion de censure (UMP) contre ce gouvernement qui veut imposer la loi Macron », avait déclaré dans les couloirs de l’Assemblée Marie-George Buffet, à quelques minutes de l’heure couperet. « Le gouvernement nous prive de vote par le coup de force du 49-3 (…) Donc nous voterons la motion de censure, parce que c’est le seul moyen que l’on a pour nous opposer à la loi Macron », avait justifié la veille André Chassaigne, interrogé par l’AFP.

Les critiques de Mélenchon

Le chef de file des députés communistes s’est opposé sur le sujet à Jean-Luc Mélenchon. Mercredi matin, l’ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle a directement interpellé ses représentants parlementaires sur France Info : « Le groupe à l’Assemblée pense qu’il est normal de faire ce qu’il veut sans consulter personne. »

« Il n’y a aucune chance que cette motion de censure passe. Donc qu’est-ce qu’on va se fourrer avec la droite dans une aventure pareille? » a encore réagi Jean-Luc Mélenchon avant d’ajouter : « Il ne suffit pas d’être contre, il faut montrer qu’il existe une alternative. »

Un message relayé sur Twitter par le député communiste Nicolas Sansu.
15-02-18 Sanson tweet motion de censure
Ce n’est pas la première fois que le PCF associe ses voix à une motion de censure déposée par la droite. Cela s’était déjà produit sous le gouvernement Rocard, en 1990 lors de la création de la CSG et en 1992 sur la réforme de la PAC.

Source : JDD, 19 février 2015

 
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