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14/05/2018

BAIN DE SANG A GAZA

Trump

 

Trump et Netanyahu : les pyromanes au milieu de la poudrière

dans À la une, Actualités, Assemblée nationale, Communiqués de presse, Le groupe

Le groupe de la France insoumise condamne fermement l’action de l’armée israélienne à Gaza. Celle-ci a causé aujourd’hui la mort de dizaines de Palestinien·ne·s protestant contre l’installation de l’ambassade étasunienne à Jérusalem. Les avertissements que la France insoumise avait formulé à l’annonce de cette provocation de Washington ont hélas été vérifiés. Alors que le gouvernement d’Israël viole le droit international en poursuivant la colonisation et que la situation humanitaire à Gaza est extraordinairement précaire, Messieurs Trump et Netanyahu jettent de l’huile sur le feu.

L’un et l’autre font preuve dans cette affaire d’un cynisme répugnant et dangereux : ils parient sur la montée du conflit et menacent la paix mondiale pour faire autour d’eux l’unité que leurs politiques et leurs embarras avec la justice rendent autrement impossible.

Nul ne saurait aujourd’hui invoquer raisonnablement le droit d’Israël à exister ou à se défendre pour justifier les morts atroces de ce jour. Le gouvernement israélien bafoue encore un principe fondamental : la responsabilité qui existe du fort au faible. Ce faisant, il affaiblit la position de celles et ceux qui défendent sincèrement pour Israël la possibilité de vivre durablement dans la paix et la sécurité.

Le groupe de la France insoumise répète sa volonté de voir appliquer le droit international dans ce conflit et ainsi reconnu les droits du peuple palestinien.

 

Communiqué du groupe parlementaire de la France insoumise.

 

 

12/05/2018

JE M'APPELLE MERCY ce soir à l'Eurovision... Bébé nigérian, née à bord de l'AQUARIUS, quand le bateau des migrants allait couler

Des migrants attendent ici d'être secourus par le navire Aquarius en Méditerranée. C'est ce bateau qui a secouru la maman enceinte de la petite Mercy.

Des migrants attendent ici d'être secourus par le navire Aquarius en Méditerranée. C'est ce bateau qui a secouru la maman enceinte de la petite Mercy.

afp.com/Angelos Tzortzinis

Mercy est un bébé nigérian né à bord de L'Aquarius, un bateau humanitaire qui vient en aide aux migrants naufragés en Méditerranée.

La chanson a fait vibrer une corde sensible chez les téléspectateurs. Peut-être parce que Mercy -sélectionnée  pour représenter la France à l'Eurovision 2018 - est l'histoire vraie d'un bébé nigérian miraculé. 

"Je suis née ce matin, Je m'appelle Mercy. Au milieu de la mer, entre deux pays, Mercy. C'était un long chemin et Maman l'a pris. Elle m'avait dans la peau, huit mois et demi. Oh oui, huit mois et demi", chantent Emilie Satt et Jean-Karl Lucas, les comparses du duo Madame Monsieur.

Cette maman s'appelle Taiwo. Et pour fuir la guerre, elle n'a eu d'autre choix que de monter sur une embarcation de fortune, en mars 2017. Le rafiot bondé s'est mis à couler. L'intervention du bateau humanitaire Aquarius, de l'ONG SOS Méditerranée, a permis de la sauver. Quelques heures plus tard cette jeune maman donnait vie à une fille prénommée Mercy. 

"Tout le monde a applaudi"

Cette histoire, le journaliste de Nice-Matin, Grégory Leclerc l'a vécue à bord de l'Aquarius sur lequel il avait embarqué pour un reportage. Il raconte ce dimanche à France info que cette nuit là, le navire a réalisé près de dix sauvetages.

 

Au petit matin, un bénévole avertit le journaliste et lui annonce qu'une naissance se prépare. Quelques minutes plus tard naît Mercy, un bébé de 3,7 kg en bonne santé. "Les bénévoles de MSF sont tombés dans les bras les uns des autres, tout le monde a applaudi, raconte Grégory Leclec à France info. On a même chanté One Love, de Bob Marley, sur le pont du bateau. C'était un moment unique". 

Aujourd'hui, Grégory Leclerc n'a toutefois plus de nouvelles et ne sait pas ce que sont devenues la petite fille et sa mère. Il suppose qu'elles sont en Italie, L'Aquarius les ayant déposées à Catane, en Sicile.

Voir l'image sur Twitter

 

A l'époque, le duo Madame Monsieur voit passer les tweets du journaliste qui relate cette incroyable histoire en temps réel.

"Ce jour-là, le 21 mars 2017, nous cherchions l'inspiration pour une nouvelle chanson dans les sujets d'actualité, raconte Emilie Satt à Nice-Matin. Nous avons commencé à écrire le texte l'après-midi même et l'avons fini le lendemain". Quand le duo est contacté quelques mois plus tard par l'Eurovision, il se sent prêt, porté par une chanson qui signifie réellement quelque chose à ses yeux. 

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 D'après les estimations de l'organisme des Nations Unies chargé des migrations (OIM),

171 635 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la mer en 2017.

Au moins 3116 sont morts ou ont disparu en mer. 

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Des migrants attendant d'être secourus en Méditerranée, au large de la Libye, le 4 octobre 2016.

Deux pilotes français portent secours aux migrants grâce à leur avion

BFMTV pour l'Express, publié le

Les deux Français ont investi dans un avion pour sillonner la Méditerranée à la recherche de migrants en détresse. 500 personnes seraient mortes au large des côtes libyennes en 2018.

Benoît Micolon et José Benavente se sont cotisés pour acheter le MCR-4S dit "le Colibri", un petit avion garé sur la base militaire de Malte. Il décolle ce mercredi 2 mai, "pour quadriller le rectangle de 150 kilomètres de l'est à l'ouest, sur 50 kilomètres au nord de Tripoli ; la zone dans laquelle se concentrent le maximum de sauvetages et les naufrages", explique José Benavente au Monde. Un pilote automatique a été installé pour mieux observer les flots. Et pour Benoît Micolon, pilote de ligne sur Boeing 747, le "Colibri" lui rappelle ses débuts de carrière lorsqu'il pilotait des petits avions pour repérer les départs d'incendie dans les forêts du sud de la France. 

Les deux Français se sont connus à l'école de pilotage il y a plus de 10 ans. Ils ont dépensé leurs économies (130 000 euros) pour épauler les bateaux des organisations non gouvernementales qui portent secours aux migrants en Méditerranée. "Il y a urgence à assister les navires ONG en repérant les canots et en les leur signalant en même temps qu'au MRCC [Maritime Rescue Coordination Centre], l'organisme officiel italien qui gère les sauvetages", rappelle José Benavente.   

Les deux fondateurs de Pilotes volontaires, leur association créée le 28 janvier, connaissent les facilités de repérage depuis un avion qui survole les eaux à basse altitude, bien plus efficace que d'observer depuis le pont d'un navire. Le premier trimestre 2018, quelque 500 personnes ont une nouvelle fois perdu la vie au large des côtes libyennes, selon l'Organisation internationale pour les migrations. 

"Au départ, on avait pensé monter une opération de crowdfunding pour trouver de l'argent, mais ça aurait pris trop longtemps. Le printemps est là, les départs de Tripoli reprennent", regrette José Benavente et d'ajouter "quand les humanitaires de SOS-Méditerranée [une des ONG présentes au large de Tripoli, avec l'Aquarius, son bateau] nous ont expliqué le mal qu'ils avaient à repérer les canots dans les vagues, on a compris qu'on pouvait vraiment être utile, tout de suite".  

Un site pour récolter des dons

 José Benavente, en mission humanitaire à Kinshasa (République démocratique du Congo) combinait ce projet depuis un long moment. "Il y a quinze ans, en mission en Guinée où je travaillais sur l'approvisionnement en eau potable, j'entendais parler des disparus au large des côtes sénégalaises. Trop de petites embarcations en partance vers les Canaries sombraient sans avoir été secourues. Plus tard, je me suis dit que les plaisanciers pourraient s'organiser en associations pour aider les canots entre le Maroc et l'Espagne... J'ai essayé d'imaginer comment les fédérer... Toutes ces idées ont cheminé en moi et, en janvier, j'ai décidé d'agir en revenant à mon idée d'avion, puisque je suis aussi pilote". 

José Benavente appelle alors Benoît Micolon "j'avais pas fini ma phrase qu'il m'avait déjà dit oui". Et c'est comme cela que cette belle aventure citoyenne a commencé. Les deux pilotes ont ouvert un site pour récolter des dons. 95% de l'argent récolté sert à financer les opérations de surveillance aérienne (carburant et entretien de l'avion notamment). 

 


Des milliers de migrants ont péri en tentant de traverser la Méditerranée. 

afp.com/GIOVANNI ISOLINO

La Méditerranée, cimetière de migrants

Des milliers de candidats à une vie meilleure tentent, chaque année, de traverser la Méditerranée en payant une fortune à des passeurs pour embarquer sur de fragiles embarcations. Des milliers d'entre eux ont perdu la vie dans des naufrages. En 2016, plus de 5000 migrants ont péri noyés.

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Les opérations anti-migrants

contraires à la loi

 Des militants de Génération Identitaire tentent de bloquer le passage de migrants sur un col des Alpes, 21 avril 2018

Les opérations comme celle de militants de Génération identitaire qui avaient bloqué fin avril un col des Hautes-Alpes pour empêcher des migrants de passer en France peuvent être poursuivies par la justice, a rappelé récemment la Chancellerie aux procureurs.

Le 21 avril, des militants d'extrême droite avaient mené une opération spectaculaire au col de l'Echelle, près de Briançon, pour empêcher des migrants de franchir la frontière franco-italienne. Ils avaient finalement levé le blocage, sans être inquiétés par la justice...

Après la démonstration d'hostilité aux migrants du 21 avril, des militants identitaires avaient affirmé participer au contrôle de la frontière aux côtés des forces de l'ordre, sous la bannière du mouvement "Defend Europe", et avaient même assuré avoir "raccompagné" des migrants à la frontière. 

 

Une enquête classée sans suite

Mais, le 30 avril, la préfecture des Hautes-Alpes avait annoncé avoir "empêché" ces militants de "poursuivre" leurs patrouilles et de "se faire passer pour des supplétifs de l'Etat", ce que conteste le groupuscule. Le parquet de Gap avait ouvert une enquête sur les agissements des identitaires, classée sans suite faute d'infraction ou de plainte.

Cette absence de sanction, alors que trois personnes sont poursuivies par la justice pour avoir franchi cette même frontière avec des migrants le 22 avril, passe mal parmi ceux qui viennent en aide aux réfugiés, qui dénoncent un "deux poids, deux mesures". 

 

 
 

11/05/2018

C'EST PAS UNE BLAGUE ! MACRON sur écran au festival de CANNES avec COHN et GOUPIL

 

REFORME DE LA SNCF : de l'insoumis RUFFIN au cinéaste Robert GUEDIGUIAN.. FAUX ARGUMENTS

Réforme de la SNCF : "Il y a de faux arguments absolus", s'indigne le réalisateur Robert Guédiguian

Le cinéaste Robert Guédiguian, qui apporte son soutien aux cheminots grévistes, a affirmé  sur franceinfo, qu'à la SNCF "il y a des choses qu'il faut améliorer", mais "que ça marche plutôt bien".

Le réalisateur Robert Guédiguian a réagi  à la tribune qu'il signe sur un blog de Mediapart. Avec une trentaine d'écrivains, de réalisateurs ou d'universitaires ils ont lancé une cagnotte pour aider financièrement les cheminots grévistes. Sur franceinfo, le cinéaste a voulu expliquer qu'à ses yeux la réforme ferroviaire ne se justifie pas.

franceinfo : Pourquoi soutenez-vous les cheminots ?

Robert Guédiguian : Je considère qu'ils ne défendent pas seulement leurs positions, je crois qu'ils défendent l'unité générale qu'on pourrait appeler l'idée du service public. L'idée du service public est pour moi un marqueur très fort de la gauche. Depuis que je suis né les services publics se réduisent comme peau de chagrin.

Le gouvernement explique-que la SNCF ne fonctionne pas. Qu'en pensez-vous ?

Ce n'est pas exact. Cela fait des mois que les uns et les autres, pour préparer cette réforme, prétendent que la SNCF est un désastre. Ce n'est absolument pas vrai. Il y a des choses qu'il faut améliorer, mais je trouve que ça marche plutôt bien. Quant à la dette, c'est une chose qui ne dépend absolument pas du statut des cheminots. Cela dépend des politiques de droite et de gauche menées depuis 30 ans et qui ont conduit à cet endettement.

Que pensez-vous de la réforme ferroviaire ?

Il y a de faux arguments absolus. C'est une croyance d'un côté et les autres ne croient pas à la même chose. A partir de là, il y a un rapport de force qui s'installe. C'est une opposition droite-gauche sur une conception du monde : ou le libéralisme ou le service public.

Emmanuel Macron a dit que l'État allait reprendre la dette. Cela vous rassure-t-il ?

Non, parce qu'il est très flou sur les dates de la reprise de la dette. Très franchement je ne le crois pas. Je ne comprends pas pourquoi on change le statut. Donc, je suis obligé de penser qu'on le change parce qu'on glisse, comme on dit en maçonnerie. On met un coin dans une faille pour qu'elle s'élargisse. Donc, on change le statut et on a un peu grignoté cette affaire. Je n'y vois là qu'un cheval de Troie.

 

 

 

 

ELOGE DE LA GREVE

 

Une fois de plus, une séquence de communication politique s’est ouverte ces derniers jours en France pour dénoncer par avance la prétendue « prise en otages des usagers du train ». Mais on peut aussi ne pas s’abandonner à ce refrain démagogique et se dire que la grève pourrait être un beau moment de respiration, individuelle et collective.

Ils ont de la chance, les managers de la République. Les gens ordinaires n’ont pas encore ressenti l’intérêt de faire la grève et d’en savourer les fruits. Pourtant, il y aurait de quoi s’offrir de belles journées. Il y aurait de quoi s’offrir à soi-même une belle émotion, libératrice, gentiment subversive, brève et forte. Faire la grève, ce serait, disons-le comme ça, une grande, une belle petite joie, j’en suis sûr. Ne serait-ce que d’un petit point de vue personnel, au ras du quotidien.

Pensons aux matins d’hiver, dans les grandes villes. Au métro bondé, aux odeurs de cheveux, de déodorant, à l’étouffoir des petites angoisses, de la lassitude résignée des salariés « qui ne sont rien », d’après ce qu’en dit le grand manager des Français. Coincé entre les épaules et les soupirs des inconnus, on se prend à rêver. Et si aujourd’hui, on ne se laissait pas faire ? Et si on n’avait pas à subir les mille servitudes du travail aujourd’hui ? Oui, on se prend à rêver. Et on repense, avec un peu d’anxiété peut-être, mais aussi une jubilation secrète, à nos journées d’école buissonnière.

Il y a des jours comme ça. Des jours où la farandole des imposteurs, à la télévision, à la radio, au bureau, sur le chantier, exaspère plus que de raison. Des jours où on nous en demande trop, en tout cas plus que ce qu’on est en mesure de donner. Et d’un seul coup, c’est étrange n’est-ce pas ?, le refus, la ruse, le demi-tour nous appellent. Et nous disent : là, vraiment, non. Hier d’accord, demain je ne dis pas. Mais aujourd’hui : non.

Parfois, ce n’est pas notre faute. Un enfant est malade, la salle de bain du voisin fuit à travers le plafond, la neige encombre les routes, la grippe nous saute à la gorge. Alors on reste à la maison, secrètement libéré, secrètement rebellé contre les agendas partagés, les réunions hebdomadaires, les problèmes en suspens, les directions des ressources humaines, les premiers de cordée.

La grève au fond, il faudrait l’essayer, pour voir.

La grève au fond, il faudrait l’essayer, pour voir. Allez savoir si perdre un jour de salaire, peut-être même plusieurs, n’en vaudrait pas la peine. Ne serait-ce que pour voir la tête de ceux qui trouvent ça fou, ou qui trouvent ça irresponsable. Payer pour voir, comme un coup de poker dérisoire et drôle.

Je me prends à songer à la puissance qu’aurait, dans mon beau pays malade, une grève générale faisant s’affaler en une journée tout l’ordre dominant, le gelant soudain, le faisant baisser d’un ton, le contraignant à l’immobilisme absolu, silencieux, fulminant, dans l’incompréhension générale, la stupéfaction et l’anxiété. Quelle panache ! « Mais que veulent-ils ? » se répéterait-on alors partout, sur les plateaux de télévision, dans les cabinets, dans les salles de réunion du Président. Enfin la question serait posée. Et une réponse serait attendue.

Quelle belle fiction ce serait, quel beau roman d’un jour ! Le lendemain, j’en suis sûr, quelle que soit la réaction du patron, des collègues, des confrères, au moins, avouons-le, on sourirait. Notre journée, notre semaine peut-être, et pourquoi pas notre mois d’école buissonnière, aurait eu le mérite de tout chambouler en silence. De faire peur, sans un geste violent. Et imaginons alors que nous ne soyons pas seul à nous lever le matin, à nous rendre au travail et, plutôt que de mentir pour nous tirer d’affaire, à clamer haut et fort qu’aujourd’hui, on répondra « non » à tous les ordres. Et que la loi nous protège.

Oui, vraiment, ils ont de la chance, les managers de la République.

Crédits photo
Photo de grévistes de l’ancienne Compagnie des Mines de Thivencelle dans le Nord (aujourd’hui disparue)
Auteur : Autrot

 

Le Média vous propose un court-métrage rendant hommage à la lutte. Jean-Pierre Darroussin a eu la gentillesse d’interpréter Éloge de la grève, un texte de Léonard Vincent paru il y a quelques temps sur Le Média Presse.

 
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