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09/11/2018

MANIF DU 17 NOVEMBRE.. RUFFIN ira à la manif, Michelle TIRONE est inquiète

Il participera au blocage dans sa circonscription dans la Somme. "Si je n'étais pas député je pense que j'en ferais un peu plus, je mènerais moi-même, avec les copains, une opération champignons dans mon coin", a précisé l'insoumis.

Ajoutée le 4 nov. 2018
 
 
Cette journée du 17 novembre fait beaucoup parler et couler d'encre. Voici ce que j'en pense, à titre PERSONNEL. Entendez bien que je ne demande à personne de penser la même chose que moi. J'engage tout le monde à partager ses idées, sans invective et sans juger les idées différentes.

 

Michelle je pense comme toi. Mes craintes sont les tiennes...
 
 
Je me suis posée les mêmes questions ...je participerai cependant à la manifestation du 17 novembre en espérant qu'elle se déroulera dans le calme . Caresses à tes gentils compagnons à quatre pattes , qu'ils soient prudents eux-aussi ...certains chasseurs se trompent parfois de cible
 
 
Tout comme toi j'étais bien surpris que l'extrême droite participe à une manif sachant la violence que l'on se prend quand on organise ou participe à une manif. Sur les réseaux sociaux on se fait insulter, harceler et menacer pour ce type d'action par ces mêmes personnes habituellement. Habituellement les médias soumis à macron dégomment les manif et là fait étrange ils encouragent. C'est ça qui m'a mis la puce à l'oreille. C'est dans ces cas là que j'ai cette impression de copinage REM/RN. J'ai vu les flyers des groupes d'extrême droite sur twitter, ils sous entendent qu'il va se passer quelque chose, en tout cas ils sont très excités. Je ne comptais pas y aller et boycotter les produits de consommation durant 1 mois, l'essence en fera partie . Alors c'est sur tout seul ça n'handicapera pas l'économie et le pouvoir en place mais ce sera mon action de mécontentement.
 
 
Je n'avais pas réfléchi aux mêmes choses que toi , mais tu as raison et tes peurs sont mes peurs d'autant que chez nous il y a beaucoup de 't'as ka ,faut k'on " , des révolutionnaires de réseaux informatiques et j'ai peur qu'il ne reste à Nancy que ceux qui veulent casser sans la présence de manifestants pacifiques qui pourraient expliquer autre chose que le prix de l'essence de toutes les manifs auxquelles j'ai participé , la CGT ou la Fi assuraient l'organisation alors que cette fois la seule force organisée sera celle des fachos et ça fait peur
 
 
Je partage votre point-de-vue, Michelle. Je sais bien que la haine n'est pas du côté des Insoumis qui se battent pour un programme " L'Avenir en Commun " mais ailleurs j'ai lu et vu beaucoup de violence chez certaines personnes qui s'exprimaient sur la journée du 17 et cela m'inquiète. D'autre part, je m'interroge sur le battage médiatique autour de cette journée de blocage et d'opposition à Macron. Pourquoi les médias officiels accordent-ils autant d'importance à ce mouvement anti-Macron alors qu'ils ont été les instruments de l'élection de ce dernier ?

 

Méfiance est mère de sûreté... Donc prudence les gens, cela peut être un piège ?! pour ralentir les convergences d'opinion en cours...
 
Je suis du même avis que toi Michèle j'ai de gros doutes c'est pour ça que n'irai pas manifester et que je ne partage rien sur ma page Facebook
 
Vous aviez bien raison, j'en ai peur. Je m’inquiète notamment pour les personnalités les plus connues du mouvement et affiliés comme François Ruffin (j'ai compris qu'il voulait y aller et même organiser un débat...) qui voulaient participer. Si des gens violents profitent de ces manifestations pour commettre des exactions et exprimer leurs haines, les médias et le gouvernement ne vont pas être tendre et les personnes honnêtes risquent de prendre des coups.
 
Bonsoir Michelle, tu évoques une récupération politique, plus particulièrement de l'extrême droite, je pense qu'il y a aussi une volonté de manipulation par le lobbying routier. En effet, sur plusieurs vidéos qui circulent, on constate que ce sont essentiellement des routiers (voir des patrons) qui appellent au blocage. Une récente vidéo appelle au 19 novembre et insiste bien sur les taxes que doivent supporter les sociétés de transport. Je pense qu'il y aussi une opération mise en place par la puissante FNTR (Fédération des Transports Routiers) qui eux, généralement se battent pour des revendications purement corporatistes et sont rarement pour les mobilisations défendant les biens communs. Peut être que je me trompe également, mais c'est mon approche.
tout a fait d accord avec toi ca sent l'embrouille
 
comme d'hab, tu es dans le vrai, c'est chelou ce mouvement soi disant "citoyen", ça me rappelle le mouvement anti impôts ou celui sur les retraites, du même genre que celui de l'augmentation des taxes sur le gasoil, seulement peu de temps après on s'aperçoit que ce n'était que des chevaux de Troie pour tuer les mouvements sociaux..
 
Bonsoir Michelle, Avant de voir ta vidéo je me posais beaucoup de questions quant à cette manifestation.Sachant que c’est l’extrême droite qui en est à l’origine j’ai senti tout comme toi le piège.Ces gens-là ne manifestent jamais contre un pouvoir ultra libéral.Mais je me disais que toutes les opportunités étaient bonnes pour s’attaquer à la macronie.Et je ne veux pas laisser la rue aux fachos.Mais j’ai bien réfléchi à tes arguments,ça peut être dangereux.Je n’irai sans doute pas.Restons sur nos gardes,la situation politique est explosive.
 
 
Je partage votre ressenti : rien n’est clair, rien n’est argumenté et « l’engouement » des médias est suspect .
 
Si il y a des dérapages de l'extrême droite, ce sera du pain béni pour Macron puisque sa stratégie est" c'est l'extrême droite ou moi, le chaos ou moi". Espérons que ça se passe bien!
Ca peut aussi être l'occasion de faire un gros cafouillis avec de la casse et l'occasion pour les médias et le gouvernement de dire vous voyez ce sont tous des casseurs et des extrémistes FI=FN etc.. En plus qui encadre ce truc ? Personne ! C'est franchement dangereux !
 
Comme je partage votre analyse .merci à vous.la position des médias m'interroge !
 
Je partage ton analyse, après réflexion et lecture des divers avis exprimés et argumentés. Nous saurons après le 17 si nos craintes étaient fondées ou non. On peut craindre, s'il y a des débordements, des restrictions dans nos droits à manifester. Et si qqs centimes sont lâchés pour satisfaire les gens, cela ne résoudra pas les problèmes de fond
 
 
Salut Michelle, je fais la même analyse. Ça pue. D'un côté les mouvements fascistes, de l'autre les médias qui relaient à l'avance, ce qui est plutôt rare, et prétendent pour certains que Mélenchon appelle à la manif. Ça sent le traquenard à plein nez, mais ça peut être aussi un coup de jarnac par la bande, démentir après coup l'appel de Mélenchon pour peut-être montrer que la vraie opposition est à droite. Prudence…
 
 
Merci Michelle de partager votre analyse , à prendre en considération et à chacun d'y réfléchir dans les jours à venir.
Merci pour cette vidéo et vos éclaircissements... n'ayant pas FB j'ai appris la genèse de cette manif. Après qu'un syndicat de policiers appel à manifester c'est du jamais vu ... D'un autre côté la gauche et l'extrême droite, dans une même manif... là également c'est du jamais vu et ça risque effectivement de faire des étincelles... Après tout dépend ce qu'on recherche...un changement de société ? par quelle moyen ? Une révolution ? Les urnes ? On sait d'expérience qu'une révolution par la rue, ce sont les "petits" qui trinquent au départ, mais renverser la table qu'est-ce que s'est tentant...
 
 
 
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François Ruffin était l'invité de RTL ce vendredi matin. Il a fait l'éloge de l'"écologie populaire" et a expliqué qu'il participerait à la journée de protestation contre l'augmentation de la taxe sur le diesel le 17 novembre.

ADRIEN QUATENNENS (La France Insoumise) est l'invité" du Grand soir" et de France Inter

Adrien Quatennens (LFI) est l'invité du Grand Soir LCI 08/11

 
Pour une fois j’ai même senti un peu d’énervement chez le journaliste ! Et comme d’hab les arguments du macronistes de service ne tiennent pas la route ! Bravo Adrien, belle prestation
 
 
Noah Pourmihar
"C'est du populisme !!" Ahahahah quand t'es en PLS et que tu n'as plus aucun argument pour te défendre
 
 
Et blablabla, vas-y que Macron répète toujours le même refrain : Les choix du gouvernement sont les bons !
 
 
Il rame, il rame le LREM. LOL Pour un mouvement qui est au plus bas dans les sondages, les journalistes sortent les crocs! MDR Moi je n'appelle pas ça du journalisme, mais plutôt les bons petits soldats de la Macronie! Bravo M. Quatennens!
 
Bravo quatennens...peur de rien...même pas de Hulk à côté !!!!

En effet comme d'habitude, j'abandonne à 13mn30, la question sur les perquisitions. Je ne comprend pas ce journalisme qui ne pose jamais la question "le parquet a-t-il les bases de données des insoumis ?", mais encore une fois la question du bruit et de l'odeur, ...
 
 
 
 
Bigot Camille
Bonsoir Adrien bravo une fois de plus pour ton calme sérénité et pour ta franchise je comprends la colère du siège et celle de Monsieur Jean-Luc Mélenchon je suis de tout cœur avec vous et quand au président il nous prend pour de la merde des esclaves des toutous et des moins que rien sauf qu'il oubli une chose c'est notre droit de nous exprimer de dire aussi notre colère ou la liberté d'expression ? Liberté égalité fraternité pour moi c'est mots la il ne l'ais connait pas et je trouve injuste et inqualifiable son comportement de parler du maréchal Pétain la aussi je trouve sa scandaleux à quand une France nouvelle sans tout ses macronistes qui nous font chier parlons comme il se le doit mais là je suis en colère révoltée j'espère qu'un jour tout cela changera bonne soirée. Bien cordialement
Moins
 
 
 
Brigitte Paffumi
Il ne sert à rien de parler avec les journalistes de France Inter, ils n'écoutent pas les réponses; ils sont la deuxième peau de la macronie
 
 
bernard janotova
Bizarre bizarre ... Sur des milliers d'auditeurs, on ne donne la parole qu'à deux d'entre eux, et bizarre, deux insoumis déçus ... Si vous en voulez au moins un de pas déçu, j'en ai des centaines de milliers à vous proposer ... Bizarre bizarre, j'ai dit bizarre !
 
 
Che Guevara
Comme d'hab'....Adrien au top....Que du bonheur à t'écouter.
 
 
 
 
guy torreilles
La novlangue macronnienne continue.. Une personne jugée indigne par la Justice de la République qui se trouve honorée !! ce fait de réhabilitation n'est pas une erreur ou une faute : c'est une volonté politique !!! Il a une culture personnelle et son mandat est assisté par une compagnie de chargés en communication... Alors vous les journalistes arrêtez de minimiser l'événement...
 
 
 
protester
La violence elle n'est pas venue de la FI elle vient tous les jours du pouvoir
 
 
jean maurice larmoire
Macron reste un Président "immature" au sens propre du terme... De "Pétain est "un grand soldat", "c'est pas bibi" qui est responsable dans la hausse des carburants,traverse la rue et tu trouves du boulot,ta retraite est de 500 euros,bah arrête de te plaindre..." Finalement sa "Com' perso" est minable et méprisante vis à vis des gens... Soit qu'il porte une oreillette qu'on lui dise "ce qu'il doit dire",lise des textes préparés..ou qu'il se taise, ça nous fera des vacances! Nicolas et Léa remettent une pièce dans le jukebox du tribunal des émotions! La colère de JLM est saine traduit un sentiment d'injustice,rien de plus! Tant qu'elle ne conduit pas à la violence sanctionnée par la justice!
Lire la suite
 
 
protester
Ce serait quand même bien de rendre hommage aux pauvres gens qui se sont fait tuer pendant cette horrible guerre et y compris ceux issus des peuples colonisés plutôt que de rendre hommage aux maréchaux aux Invalides . Mais c'est vrai que ces maréchaux sont les premiers de cordée alors que les poilus ce sont des riens
 
 
 
Rouge Gorge
alors ... petit rappel a l'intention de nos journalistes si fiers de leur objectivité (mot interdit depuis les années 80) , d'après "reporter sans frontière" la France est classée 33ième dans le classement de la liberté de la presse ... derrière la Slovénie , loin derrière le Ghana (23ième) mais devant les Etats Unis (45ième) ...Alors faire rimer Liberté et Libéralisme , c'est pas gagné ...
 
 
 
Pierrot
Ultime errance mémorielle pour Macron . Il va s'en souvenir ..
 
 
 
Jean-Claude Chatry
Toutes les interventions d'Adrien Quatennens sont des bouffées d'oxygène !
 
 
Muguette Donnay
Je ne supporte plus ces radios-là ! Dommage car j'adore écouter A Quatennens ! Mais Léa Salamé, elle me sort par les trous de nez !
 
 
 
chummen affou
Top le nordiste
 
 
 
Sankar Chane
3:49 Whouah ! Impressionnant le déclenchement de l'algo-STOP-« On va y venir... »

Yémen : «On continue de vendre des armes à l'Arabie Saoudite» déjà surarmée

 RT France Ajoutée le 8 nov. 2018

 

Entretien du 8/11/2018 avec Gamal Abina, observateur des questions internationales, cofondateur du Mouvement des Droits Civiques. Il revient sur l'appel de Paris pour la paix au Yémen, et la politique saoudienne en matière d'armement. Il souhaite qu'Emmanuel Macron suive l'exemple d'Angela Merkel, qui a gelé la vente d'armes au royaume.

 
 
Entretien du 8/11/2018 avec Gamal Abina, observateur des questions internationales, cofondateur du Mouvement des Droits Civiques. Il revient sur l'appel de Paris pour la paix au Yémen, et la politique saoudienne en matière d'armement. Il souhaite qu'Emmanuel Macron suive l'exemple d'Angela Merkel, qui a gelé la vente d'armes au royaume.
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Entretien du 21/03/2018 avec Benoît Muracciole, président de l'ONG Aser, annoncant qu'il n'hésiterait pas à saisir le Conseil d'Etat le 1er mai si Paris, mis en cause pour ses ventes d'armes à la coalition qui bombarde le Yémen, répondait négativement à sa requête.

 

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La «vraie armée européenne» de Macron, de la poudre de perlimpinpin

https://francais.rt.com/opinions/55193-vraie-armee-europeenne-macron-poudre-perlimpinpin

 

Réagissant au souhait du président français de voir une armée européenne émerger, le spécialiste en Défense Philippe Migault explique pourquoi il s'agit là d'une idée absurde portée par un chef d'Etat qui ne sait rien des affaires militaires.

Emmanuel Macron devait en finir avec le monde ancien. Il prétendait faire de la politique autrement. Sa présidence jupitérienne était censée le situer au-dessus de la mêlée. Quant à la parole du chef de l’Etat, rompant avec la politique d’occupation permanente du terrain d’un Nicolas Sarkozy ou d’un François Hollande, elle devait redevenir aussi précieuse que rare.

Tout cela est bien fini. En chute libre dans les sondages, conscient de son impopularité, qu’il affecte d’assumer avec l’air résolu d’un Churchill n’ayant rien d’autre à offrir que du sang, de la sueur et des larmes, le président de la République fait feu de tout bois pour reprendre la main vis-à-vis de son opinion publique. Avec les éternelles grosses ficelles du mauvais communiquant politique. Celle du président chef de guerre, qu’il a réendossé hier en prônant la constitution d’«une vraie armée européenne», étant sans doute la plus mauvaise qu’il puisse endosser.

Totalement ignorant du monde des armées, dénué de toute culture stratégique, il n’a aucune appétence pour le sujet

Car Emmanuel Macron est le premier président de la République n’ayant jamais passé une seule minute sous les drapeaux. Né en 1977, trop jeune pour faire son service national, il n’a jamais porté un uniforme autrement que par goût du déguisement. Ou bien pour se refaire un semblant de popularité dans les armées après la démission du général de Villiers. Totalement ignorant du monde des armées, dénué de toute culture stratégique, il n’a aucune appétence pour le sujet, ne s’intéressant à ce dernier qu’à des fins strictement politiciennes. Ses déclarations d’hier en attestent

Tout simplement aussi parce que l’armée européenne, ils savent à quoi s’en tenir. Les Français au feu. Les autres à l’arrière, avec les infirmières.

Il est facile de rêver d’une «vraie armée européenne». Hollande, Sarkozy, Chirac, Mitterrand… : presque tous les présidents de la Ve République s’en sont faits les défenseurs. Mais cela n’a jamais rien donné, hormis une brigade franco-allemande n’ayant jamais combattu, des forces d’action rapide mort-nées, quelques Etats-majors communs – à composante essentiellement française – dirigeant des opérations de seconde zone et des coalitions fantomatiques… Et les raisons qui ont prévalu à ces échecs demeurent les mêmes : en dehors des Français, qui rêvent d’une Europe puissance, nul dans l’UE aujourd’hui, dans la CEE hier, n’aspire à cet objectif. L’OTAN reste irremplaçable, tant pour les Européens que – ne jouons pas les hypocrites – pour les autorités françaises, aussi bien civiles que militaires.

Parlez avec un aviateur français, un marin français, d’une «vraie armée européenne» : il vous rira au nez. Il vous répondra Alliance Atlantique, procédures de coopération rôdées, habitude partagée de l’action en coalition, process d’entraînements similaires. Il vous rappellera tous les efforts financiers qu’épargne l’OTAN aux Européens. Il vous parlera du F-18 sur le Charles de Gaulle, du Rafale sur les porte-avions américains, du matériel en grande partie américain, C-135, C-130, Reaper… Il soulignera que le principal avion de combat européen dans les années à venir, la récente décision d’achat belge le rappelle, devrait être le F-35 américain.

Un fantassin ou un cavalier vous répondra fréquemment différemment. Pas parce qu’il rêve d’une armée européenne. Pas parce qu’il est particulièrement atlantiste. Tout simplement parce que notre armée de terre, depuis 1945, a conservé l’habitude de conduire ses propres opérations, en Afrique, ou au Moyen-Orient, en fonction de sa propre culture, de ses règles d’engagement spécifiques. Tout simplement aussi parce que l’armée européenne, ils savent à quoi s’en tenir. Les Français au feu. Les autres à l’arrière, avec les infirmières.

Qui veut combattre pour l’UE ? Avec Macron ? Personne.

Emmanuel Macron veut construire une «vraie armée européenne». Soit. Sous quel commandement ? Avec un chef d’Etat-major changeant tous les six mois, comme la présidence de l’UE ? Avec qui ? Les Allemands ? Ils ne veulent plus se battre depuis longtemps. Les Britanniques ? A l’heure du Brexit, il serait pour le moins étrange que Londres choisisse de couper les ponts avec le continent sauf, précisément, dans le domaine où la souveraineté doit s’exercer par excellence, la Défense. Et les autres ? Qui voudra combattre avec nous ? Combattre avec Emmanuel Macron ? L’Italie, que le président français traite en puissance de seconde zone et ses habitants en mauvais élèves de la classe européenne ? Les Espagnols, dont la crise économique a provoqué la quasi-disparition de l’industrie de défense ? Les Grecs ? Un commerce sur deux est fermé dans certains quartiers d’Athènes, dont la population endure, depuis des années, la politique d’austérité à la schlague exigée par l’UE à la demande de l’Allemagne. Combattre pour l’Europe, vraiment ? Pour quelle Europe ? Celle de Macron, qui traite Polonais, Hongrois, Slovaques, Autrichiens, comme des populistes attardés ? Comme des nazis, parce qu’ils ont le malheur d’être catholiques, de vouloir le rester et refusent de voir leur identité chamboulée par l’immigration ? Oui, qui veut combattre pour l’UE ? Avec Macron ? Personne.

 

Qu’importe si, au sommet de l’Etat, on sait parfaitement que la Russie n’a aucunement l’envie, ni les moyens, de nourrir un projet d’agression contre la France, l’OTAN ou l’UE.

Evidemment le président français, soucieux de retrouver un peu de sa superbe originelle – largement factice – se veut gaullien pour mieux jouer au stratège. Renouant avec le discours de la défense «tous azimuts», y compris vis-à-vis des Etats-Unis d’Amérique, il fait mine, pour la bonne cause – la sienne – d’aller à contre-courant de la politique néoconservatrice du quai d’Orsay et de la DGRIS. Mais il ne faut pas se faire d’illusions, l’ennemi reste le même. Pas l’islamiste, non. Le Russe. 

Lorsqu’Emmanuel Macron évoque ces «puissances autoritaires qui réémergent et se réarment aux confins de l'Europe», il ne cite pas la Turquie, ou l’Algérie, accumulant les armes depuis des années à 800 kilomètres de Marseille tout en nous réclamant, en permanence, des actes de contrition pour notre passé colonial. C’est à «la Russie, qui a démontré qu’elle pouvait de nouveau se montrer menaçante», qu’il pense. La peur du Russe impérialiste, conservateur, maniant le sabre et le goupillon, digne successeur du bolchévique au couteau entre les dents, demeurant encore chez bien des âmes simples, c’est assez habile. Qu’importe si, au sommet de l’Etat, on sait parfaitement que la Russie n’a aucunement l’envie, ni les moyens, de nourrir un projet d’agression contre la France, l’OTAN ou l’UE. Comme sur l’automobile et le diesel, on nage, par pur opportunisme politicien, dans le dogmatisme le plus déconnecté des réalités.

Son discours, sa vision, sa « vraie armée européenne », sont de la poudre de perlimpinpin

Alors qu’il accumule les bourdes sur le centenaire de la victoire de 1918, Emmanuel Macron aurait dû choisir un autre terrain que celui de la politique de défense pour retrouver un semblant de crédibilité. Son discours, sa vision, sa « vraie armée européenne », sont de la poudre de perlimpinpin.

 Philippe Migault est directeur du Centre européen d'analyses stratégiques, analyste, enseignant, spécialiste des questions stratégiques.  

 

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

 Illustration Emmanuel Macron le 14 juin 2018, photo ©LUDOVIC MARIN / AFP / POOL

Initiative européenne d'intervention : quelle est cette énième structure militaire supranationale ?

Face à une Russie «menaçante», Emmanuel Macron veut une «vraie armée européenne»

Emmanuel Macron a abordé plusieurs sujets de politique internationale ce 5 novembre. Après avoir proposé la création d'une «vraie armée européenne» pour faire face à une Russie jugée «menaçante», il a mis en garde contre le «nationalisme belliqueux».

Dans une interview accordée ce 5 novembre à Europe 1, le président français, Emmanuel Macron, a proposé la création d'une «vraie armée européenne» sans laquelle l'Europe ne pourrait pas se défendre, selon lui.

Emmanuel Macron a précisé, dans cette entretien avec Nikos Aliagas enregistré la veille : «Face à la Russie qui est à nos frontières et qui a montré qu'elle pouvait être menaçante […] on doit avoir une Europe qui se défend davantage seule, sans dépendre seulement des Etats-Unis et de manière plus souveraine». Le chef de l'Etat a mis en garde contre «des puissances autoritaires qui réémergent et se réarment aux confins de l'Europe», appelant à se «protéger à l'égard de la Chine, de la Russie et même des Etats-Unis d'Amérique», en évoquant la décision américaine de se retirer d'un traité de désarmement nucléaire datant des années 80. «Qui est la victime principale de cette situation ?», s'est interrogé le locataire de l'Elysée, avant de répondre : «L'Europe et sa sécurité».

A l'aube de la troisième étape de son «itinérance mémorielle» sur la Première Guerre mondiale entamée le 5 novembre, Emmanuel Macron a dénoncé «l'absurdité de ces conflits, l'absurdité du nationalisme belliqueux» dont il croit voir le retour dans «une Europe de plus en plus fracturée» par des partis qui «jouent sur les peurs partout».

Un Fonds européen de défense doit être mis en place en 2019 pour développer les capacités militaires des Etats membres et promouvoir l'indépendance stratégique de l'UE. La France a également initié avec huit partenaires un groupe européen d'intervention destiné à être capable de mener rapidement une opération militaire, une évacuation dans un pays en guerre ou d'apporter une assistance en cas de catastrophe.

Lire aussi : «Propagande» ? Le clip du gouvernement français pour les européennes fait polémique

 

«Mesures défensives» ? Un nouveau détachement multinational de l’ pour contrer la ➡️

La réforme du commandement intégré de l'OTAN, que le général de Gaulle avait quitté dans les années 1960, s'inscrit donc dans le cadre on ne peut plus clair d'une réponse à la prétendue menace russe.

Une guerre en Europe ?

Interrogé par RT, le général Leonid Ivachov, ancien haut-fonctionnaire du ministère de la Défense russe, a fait part de son inquiétude après ces annonces. «C'est un mauvais signal», a-t-il déploré, estimant que Washington travaillait à un affrontement entre la Russie et les pays européens. «Cela témoigne de ce que les Américains se préparent à déclencher une guerre en Europe. Et une guerre en Europe ne peut se faire que contre la Russie», a-t-il encore jugé, relevant le déploiement constant de l'OTAN en Europe depuis 2014, jusque dans les Pays baltes, la Suède (qui n'est pourtant pas membre de l'Alliance), la Roumanie ou encore la Pologne.

 

Des armes des pays de l’OTAN découvertes dans un entrepôt de Daesh en Syrie (VIDEO)

Les troupes syriennes ont découvert dans un entrepôt de Mayadine, ville syrienne de la province de Deir ez-Zor récemment reprise à l'Etat islamique, des armements de fabrication américaine, britannique et belge.

Devant les journalistes, Souheil al-Hassan montre calmement une immense quantité d’armes et de matériel de guerre. Le major-général de l’armée syrienne expose ainsi le contenu d’un vaste entrepôt d’armements ayant appartenu aux terroristes de Daesh, qu’ils ont laissé derrière eux en fuyant la ville de Mayadine. Important centre logistique des djihadistes dans la province de Deir ez-Zor, la ville a été reprise par l’armée syrienne le 14 octobre, avec l'aide de l'aviation russe.

«Itinérance mémorielle» de la Grande Guerre : le chemin de croix de Macron

https://francais.rt.com/france/55227-itinerance-memorielle-grande-guerre-chemin-croix-macron

«Itinérance mémorielle» de la Grande Guerre : le chemin de croix de Macron

Bains de foule tournant au vinaigre, rendez-vous manqués, rétropédalages, la tournée du président ne se fait pas sans embûches. Pourtant, avec cette «itinérance mémorielle», le chef de l'Etat escomptait sans doute redorer sa cote de popularité.

La croix et la bannière pour Emmanuel Macron ? Au plus bas dans les sondages depuis plusieurs mois, le président de la République entendait certainement rabonnir son image en mêlant les discours politique et économique, l'hommage aux victime de la Grande Guerre de 1914-1918 et les contacts avec la population, ainsi que les élus locaux du nord-est de la France. Cette tournée du 4 au 9 novembre a été intitulée «itinérance mémorielle» par l'Elysée. Toutefois, depuis qu'elle a commencé, la communication connaît des failles. Un dernier sondage Elabe, publié le 8 novembre, tend à prouver le fiasco de cette «itinérance» : la confiance placée dans le couple exécutif a encore baissé, la cote d'Emmanuel Macron s'effritant de trois points, à 27%.

Il faut dire que les différentes rencontres avec les Français ne se sont pas passées comme prévu. Avec la hausse du prix des carburants – entraînant d'ailleurs l'organisation d'un mouvement de protestation le 17 novembre, l'augmentation de ceux de l'électricité et du gaz, la hausse de la CSG pour les retraités et les fonctionnaires ou encore le maintien voire la hausse de la taxe d'habitation pour certaines populations, les potentiels motifs de mécontentements vis-à-vis de l'exécutif des Français ne manquaient pas.

Face au risque qu'ils représentaient, Emmanuel Macron a d'abord esquivé, selon RTL,plusieurs bains de foule lors d'une étape à Pont-à-Mousson en Meurthe-et-Moselle, le 5 novembre. Des citoyens ont ainsi attendu près de six heures pour serrer la main du président de la République, avant de voir son cortège «filer en trombe» devant eux, comme l'explique la radio. Le chef de l'Etat a préféré ne rencontrer que les élus locaux pendant «plus de trois heures».

En outre, sur les réseaux sociaux, des internautes ont pointé du doigt ce qu'ils ont présenté comme un convoi présidentiel démesuré, pour un déplacement dans une petite commune comme Pont-à-Mousson.

Ces exemples montrent qu'Emmanuel Macron est entré dans une première contradiction : d'un côté sa volonté de renouer le contact avec le terrain, de l'autre la fuite en avant. Un faux-pas médiatisé qui se devait d'être corrigé dans les plus brefs délais.

Des populations en colère

 

Le lendemain, Emmanuel Macron s'est rendu à Verdun, haut lieu de la bataille éponyme. Pas question cette fois-ci d'éviter les citoyens... au risque de subir la houle de cette colère prégnante. De manière prévisible, Emmanuel Macron n'a pu empêcher un homme de s'en prendre à la politique globale du président ; l'échange a été filmé par BFMTV. «Vous faites des cadeaux d'un côté, pour le reprendre doublement de l'autre», a contesté cet habitant de Verdun, fustigeant au passage la hausse du prix des carburants et le «grignotement sur les chômeurs et les retraités».

Emmanuel Macron a tenté la pédagogie avec des formules surprenantes : «La hausse du carburant c'est pas bibi.» Une fake news partielle puisque, si depuis plusieurs jours Emmanuel Macron tente d'expliquer une partie des hausses par les cours du pétrole, une partie de cette augmentation est bel et bien due, aussi, à une taxation de l'Etat. Conséquence : la France est l'un des pays où l'essence est la plus chère d'Europe. 

 

A Verdun toujours, une autre personne a interpellé le chef de l'Etat sur le pouvoir d'achat. A cette dame affirmant que «30 euros» de hausse du minimum vieillesse ne pesait guère lorsque la facture de gaz augmentait de «250 euros», Emmanule Macron a répondu : «Les choses ne se font pas comme ça tout d’un coup [...] Tout le monde est pressé, je l’entends, mais il faut faire les choses sérieusement et sans mentir.»

Le lendemain, à Charleville-Mézières (Ardennes), plusieurs Français ont fait part au président de leur ressentiment quant aux mesures qu'ils estiment punitives à leur encontre comme la limitation de la vitesse à 80km/h, sans parler de la hausse des carburants. Certains ont même scandé «Président des riches !» à cette occasion.

D'aucuns, durant ces rendez-vous entre Emmanuel Macron et le peuple, ont bien tenté de camoufler la contestation par des messages de soutien ; mais l'image d'un président chahuté colle à «l'itinérance». D'autant plus qu'il s'est lancé dans une entreprise aventureuse peu lisible.

 

Emmanuel Macron entend commémorer et – en même temps – motiver sa politique

 

Emmanuel Macron veut en effet jouer sur plusieurs fronts : commémorer d'un côté le centenaire de l'Armistice du 11 novembre 1918, marquant la fin de l'une des guerres les plus meurtrières, et de l'autre expliquer son projet global économique, social et environnemental. N'est-on pas dans une confusion des genres ? L'exercice est en tout cas périlleux.

Le grand écart est illustrée par l'affaire Pétain. Le 7 novembre, Emmanuel Macron a affirmé vouloir honorer les maréchaux français vainqueurs de la Grande Guerre, et donc, le maréchal Pétain. «Le maréchal Pétain a été pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat», a-t-il déclaré. Estimant que la victoire en 1918 était en partie due aux maréchaux, il était donc à ses yeux «normal de les célébrer». Cette déclaration a provoqué une indignation massive de la part des personnalités politiques. Tant, qu'elle a poussé le gouvernement et le président d'abord, à rétropédaler. Le 8 novembre, visitant une usine Renault près de Maubeuge, avec les ministres de l'Economie Bruno Le Maire et de l'Action publique Gérald Darmanin, Emmanuel Macron a tenu meeting devant les ouvriers. Sachant cette rencontre médiatisée et filmée, le président est revenu sur la controverse, dénonçant «la boîte à folie des polémiques inutiles», assurant qu'il n'y aurait pas de «célébration individuelle» pour le maréchal Pétain. 

Adepte du grand écart, Emmanuel Macron est donc passé d'un thème, aucunement lié au sort des employés de l'usine, à la politique économique. Lors de cette même visite, un syndicaliste a apostrophé le président, critiquant sa politique : «Vous n'êtes pas le bienvenu ici [...] Aujourd'hui vous êtes en train de prendre aux salariés et aux retraités», lui a-t-il lancé. Eclaircie dans les turbulences de cette tournée, Emmanuel Macron a pu se satisfaire de voir le militant de SUD en question se faire huer par une partie de ses collègues. «Vous n'êtes pas apparemment majoritaire [...] On n'est pas là pour faire le show, on est là pour réussir», a notamment répliqué Emmanuel Macron, en endossant la responsabilité d'aider «ceux qui investissent».

S'il a semblé remporter une bataille médiatique avec cet échange musclé, Emmanuel Macron ne peut stopper l'expression médiatisée de la colère d'une partie de la population à l'encontre de sa politique. Ainsi, après la dérobade à Pont-à-Mousson du début de semaine, plusieurs dizaines de personnes réunies au collège Jules-Verne de Maubeuge, ce 8 novembre, ont vu la voiture présidentielle filer et échapper ainsi à une rencontre prévue à l'extérieur de l'établissement, selon La Voix du Nord.

Ces petits couacs qui gâchent «l'itinérance» macronienne

Enfin, il y a tous ces petits couacs dont le président se serait bien passé. Alors qu'un enterrement avait lieu à Verdun, le jour où Emmanuel Macron devait se rendre dans cette même ville, son équipe n'a guère fait dans la compassion. Selon L'Est républicain, «un homme en civil avec une plaque tricolore» aurait demandé à la famille d'accélérer les obsèques. La rue devant l'église devant être coupée pour accueillir le cortège présidentiel...

Malvenue également, cette rencontre entre un ancien combattant et Emmanuel Macron à Verdun. L'individu lui propose de mettre «les sans-papiers hors de chez nous». Visiblement peu destabilisé, le président a promis au militaire de «raccompagner [ceux qui] peuvent vivre librement dans leur pays». Une réponse permettant ainsi de satisfaire son interlocuteur. Néanmoins, elle peut être perçue comme l'illustration d'une nouvelle contradiction macronienne. Emmanuel Macron tente depuis plusieurs semaines de se présenter comme le leader européen progressiste face aux gouvernements qu'il qualifie de «nationalistes», comme ceux, anti-immigration, d'Italie et de Hongrie.

 Ce périple de cinq jours devait permettre de lisser l'image d'un président déconnecté, comme le pense une partie de la population, tout en renforçant son action et son image, écornée par l'affaire Benalla. Il se voulait pédagogue pour justifier sa politique, Emmanuel Macron n'a pas été compris, ou rarement. Il voulait réunir la France autour d'un hommage national, l'affaire Pétain a créé un clivage. Avec l'«itinérance mémorielle» enfin, le président voulait se rapprocher de la province mais s'en est éloigné à plusieurs reprises. 

Bastien Gouly

Lire aussi : «Vous n'allez pas faire vos cinq ans» : Macron (encore) chahuté à Charleville (IMAGES)

 
 
 
Helene Hm
lundi

Pont a mousson, notre petite ville morte le temps d une journée , évacuée de tous ses habitants , circulation impossible ( en voiture ou à pied ) déploiement des forces de l ordre démesuré , tout ca pour la simple visite de notre cher président de la république

Cédric Pietralunga @CPietralunga
 
 

« Président des riches », « servez les Français ! », « Macron démission »... En route pour la préfecture de Charleville-Mézières, @EmmanuelMacron se fait prendre à partie par des badauds

 

Quotidien
 
@Qofficiel
 
 

Hier après-midi à Verdun, Emmanuel Macron a salué des anciens combattants. Sauf qu’il y avait des micros partout…

Vous avez les oreilles qui saignent ? C’est normal.

 
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