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22/01/2015

LA LAICITE PLUS QUE JAMAIS NECESSAIRE

Pour lutter contre le fanatisme, la laïcité plus que jamais nécessaire

Le Monde.fr | 14.01.2015 à 16h14

 
Paris, Place de la République, le 11 janvier 2015 Paris, Place de la République, le 11 janvier 2015 | JOEL SAGET / AFP

Par Henri Peña-Ruiz, philosophe et spécialiste de la laïcité. Dernier ouvrage paru : «Dictionnaire amoureux de la laïcité » (Éditions Plon)

Dictionnaire Amoureux De La Laïcité de Henri Pena-Ruiz

Paris, Place de la République, nuit du 7 janvier 2015. Des dizaines de bougies vacillent au pied de Marianne. La République est en deuil. Qui pourra dire l’accablement, cette tristesse dans tous les yeux, cette impossibilité de former des paroles qui ne paraissent pas dérisoires ? On prend soudain la mesure du crime. Les fanatiques ont voulu tuer le courage, l’humour critique, l’insolence salutaire, ces audaces de l’art et de la satire qui parlaient vrai et clair.

Et ce alors que la complaisance électoraliste inventait le politiquement correct pour travestir la trahison en réalisme, en expressions confuses, en formules ambiguës. Car enfin confondre l’esprit critique avec la stigmatisation, la culture avec le culte, la fermeté du droit avec la violence arbitraire, c’est brouiller le sens des principes et encourager leurs adversaires.

De même réduire la laïcité à l’égalité des religions et non de toutes les convictions, c’est discriminer l’humanisme athée ou agnostique.

Paradoxe. C’est l’humour impertinent qui a tenu lieu de clarté politique, quand trop de responsables se sont livrés à l’incantation de principes qu’ils n’osaient plus défendre concrètement.

Chez Cabu, chez Charb, chez Honoré, chez Tignous, chez Wolinsky, héros ordinaires de la clarté comme du courage, la liberté ne s’encombrait pas d’opportunismes ou de silences partisans.

Elle jaillissait avec la fraîcheur du regard sans concession, la force d’un absolu dit hâtivement « irresponsable », mais assumé comme tel à rebours des lâchetés intéressées. Oui les dessinateurs de Charlie étaient les « instituteurs du peuple » chers à Victor Hugo. Leurs caricatures géniales surgissaient de la conscience spontanée qui pointe l’inqualifiable et le donne à voir sans autre violence que celle du fanatisme dénoncé. On riait devant le dessin et sa légende, car il visait juste en passant à la limite, mais selon un clin d’œil complice qui n’avait rien de cette violence pointée du doigt.

Ces hommes de culture ne voulaient nullement faire la leçon. Ils incarnaient la liberté vive de l’être humain, cette sorte de langage sans façon qui convoque la pensée dans le sourire provoqué, et produit la conscience émancipée. Ces artistes modestes et tendres n’étaient jamais méchants, mais toujours féroces avec l’inhumanité qu’ils dessinaient sans complexe ni fausse pudeur.

Ils dénonçaient l’intolérance et le racisme, la xénophobie et la bêtise meurtrière. Ils s’inscrivent désormais dans la « tradition des opprimés » chère à Walter Benjamin. Ils côtoient Jean Calas et le Chevalier de Labarre, Giordano Bruno et Michel Servet, suppliciés au nom de la religion.

Ils sont les héritiers de Voltaire, qui « écrasait l’infâme » dans l’humour du Dictionnaire philosophique, de Diderot qui dénonçait le fanatisme dans La Religieuse, d’Averroès qui invitait à lire le Coran avec distance dans le Discours décisif.

Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinsky n’ont jamais confondu le respect de la liberté de croire, conquis par l’émancipation laïque, et le respect des croyances elles-mêmes.

Ils ont su qu’on peut critiquer voire tourner en dérision une religion, quelle qu’elle soit, et que ce geste n’a rien à voir avec la stigmatisation d’une personne en raison de sa religion.

Ils ont pratiqué la laïcité par la liberté de leur art, sans l’affubler d’adjectifs qui attestent une réticence hypocrite. Ni ouverte ni fermée, leur laïcité avait l’évidence nette de leurs dessins créateurs. Car ils savaient que l’indépendance des lois communes à l’égard de toute religion est la condition des libertés comme de l’égalité, mais aussi celle d’un cadre commun à tous, capable d’unir sans soumettre. Ils savaient, comme le rappelle Bayle, qu’il n’existe de blasphème que pour ceux qui vénèrent la réalité dite blasphémée. Dans un état de droit laïque nul délit de blasphème n’est légitime.

Ils savaient aussi, et montraient clairement, que les fidèles des religions ne peuvent être confondus avec leurs délinquants.

Ni le christianisme avec Torquemada qui envoya au bûcher tant d'« hérétiques » ou avec les poseurs de bombe qui le 23 octobre 1988 firent 14 blessés graves en incendiant le cinéma Saint-Michel qui projetait La dernière tentation du Christ. Ni le judaïsme avec Baruch Goldstein qui le 25 février 1994 abattit à Hébron 29 Palestiniens ou avec Yigal Amir qui assassina Yitzhak Rabin le 4 novembre 1995 après avoir vu dans un verset de la Bible une incitation au meurtre. Ni l’Islam avec les fous de Dieu qui le 11 septembre 2001 précipitèrent des avions contre les Twin Towers de New York, causant la mort de plus de 3 000 personnes, ou avec les tortionnaires de l’Etat Islamique qui violent les femmes et décapitent des journalistes.

Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinsky nous manquent déjà, d’une absence cruelle qui nous fait mesurer ce qu’ils apportaient à l’humanité rieuse et pensante, à la lucidité collective, à la conscience libre. Et avec eux nous manquent toutes les personnes qui ont subi cette mort aveugle.

Si nous voulons être Charlie, vraiment, nous devons bannir toute tentation de transiger sous quelque prétexte que ce soit avec les principes de notre République.

Des principes conquis dans le sang et les larmes, à rebours de traditions rétrogrades qui n’épargnèrent aucune culture, aucune région du monde.

Liberté, égalité, fraternité.

Et laïcité, plus que jamais.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/01/14/pour-lutter-contre-le-fanatisme-la-laicite-plus-que-jamais-necessaire_4556258_3232.html#YwuKZTzFKphv46L9.99

LA LAICITE française en crise par PENA- RUIZ.. A lire SANS MODERATION

 

Références du Dictionnaire amoureux de la laïcité

« Dictionnaire amoureux de la laïcité« , Henri Pena-Ruiz, février 2014, éditions Plon.

 Dictionnaire Amoureux De La Laïcité de Henri Pena-RuizDictionnaire Amoureux De La Laïcité de Henri Pena-Ruiz

Henri Pena-Ruiz, philosophe, écrivain et maître de conférences à Sciences-Po Paris, vient de recevoir plusieurs prix pour son Dictionnaire amoureux de la laïcité. Selon lui, la laïcité française est en crise. Entretien.

 

Vous venez de recevoir le Prix national de la laïcité 2014, décerné par le Comité Laïcité République, ainsi que le Prix de l’initiative laïque remis par la CASDEN, la MAIF et la MGEN. Que représentent ces deux distinctions à vos yeux ?

 

Je ne boude pas mon plaisir. C’est une reconnaissance morale et intellectuelle du travail effectué pour défendre l’idéal laïque. Il n’est pas toujours facile de faire comprendre ce qu’est la laïcité. Quand on le fait, on soulève encore de l’hostilité de la part des personnes que l’idée laïque dérange en ce qu’elle porte atteinte non à la religion, mais à ses privilèges traditionnels.

 

Quelle définition donner de la laïcité ?

 

Dans la laïcité, il y a d’abord l’idée d’unité, celle du laos, qui en grec veut dire peuple indivisible. Il ne s’agit ni de nier les différences, ni de s’enfermer en elles. Sinon on tombe dans le communautarisme. Avant d’être différents, les êtres humains sont ressemblants : ils sont tous porteurs d’humanité et de citoyenneté.

La laïcité unit tout le peuple par la conjugaison de trois principes fondamentaux : la liberté de conscience ; la stricte égalité de droits ; et l’orientation de la puissance publique vers l’intérêt général, commun à tous, donc universel. C’est une application du triptyque républicain « liberté, égalité, fraternité ».

 

La laïcité se porte-t-elle bien en France et, plus précisément,

à l’école ?

 

Non, elle ne va pas bien du tout, parce que l’école publique est affaiblie par des politiques qui l’ont remise en question en tant qu’école républicaine et laïque. Certaines réformes dites pédagogiques ont relativisé l’acte d’instruire. On a trop souvent découragé les enseignants en les traitant d’élitistes et en opposant la démocratisation à l’exigence culturelle. Ce qu’il faut démocratiser, ce n’est pas le savoir, mais l’accès au savoir.

Et puis, seconde cause du problème : les défaites de la laïcité.

La loi Debré de décembre 1959, qui organise le financement public d’écoles privées religieuses, est une loi anti laïque. Elle détourne l’argent public vers des intérêts privés. Elle a été aggravée par la loi Carle de 2009.

Autre recul de la laïcité : la neutralité nécessaire de l’école. Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, vient de déclarer que les accompagnatrices de sorties scolaires n’étaient pas tenues d’observer une neutralité vestimentaire. C’est une erreur.

 

Pour quelles raisons ?

 

Si l’on considère que les sorties scolaires font partie de l’enseignement, les accompagnateurs doivent être soumis aux mêmes règles déontologiques que les personnels de l’Education nationale.

Imagine-t-on un accompagnateur scolaire qui viendrait revêtu d’un tee-shirt sur lequel serait écrit « Dieu n’existe pas » ? Non. Alors il en va de même pour toute tenue religieuse.

Et puis, il y a des choses incompréhensibles. Quand Vincent Peillon ministre de l’Education a fait la réforme des rythmes scolaires, il a étendu aux activités périscolaires les financements de la loi Debré.

Une étrange façon d’honorer la Charte de la laïcité !

De façon inintelligible, il a dispensé les écoles privées religieuses sous contrat de l’application des nouveaux rythmes scolaires.

Quant aux élus qui contournent la loi de séparation laïque de 1905, en finançant indirectement les religions, ils violent la laïcité qu’ils prétendent pourtant défendre.

 

Ce qui va mal également pour la laïcité, c’est le non respect du principe de neutralité par les plus hautes autorités de la République.

Deux exemples : Nicolas Sarkozy dans son discours du Latran, en 2007, avait osé dire que la République avait besoin de croyants, ce qui était très discriminatoire à l’égard des athées et des agnostiques.

Que dirait-on d’un enseignant qui entrerait dans sa classe en déclarant que l’école a besoin de croyants, ou d’athées ?

Récemment, en avril dernier, Manuel Valls, premier Ministre, s’est rendu au Vatican, en voyage officiel et donc aux frais de la République, pour assister à deux béatifications papales. C’était pourtant un événement purement religieux, qui n’a rien avoir avec des relations diplomatiques entre Etats !

 

En quel sens la laïcité ne peut-elle pas être dite antireligieuse ?

 

La confusion entre laïcité et démarche antireligieuse est un contre-sens encore trop fréquent.

La laïcité n’a jamais été hostile à la religion ! D’ailleurs, elle a été parfois portée par des croyants, comme Victor Hugo, par exemple. On lui doit la célèbre formule

« Je veux l’Etat chez lui et l’Eglise chez elle ».

Lors des débats auxquels je participe, je suis souvent stupéfait que des personnes m’attribuent une hostilité farouche à la religion. Ma position est pourtant simple : la religion est libre, mais elle n’engage que ceux qui croient.

De même, l’humanisme athée est libre mais il n’engage que les athées.

La République se doit d’être neutre et de traiter à égalité les divers croyants, les athées et les agnostiques.

Cela interdit les privilèges publics de la religion, les financements publics d’écoles privées religieuses, les privilèges concordataires qui existent encore en Alsace-Moselle.

Beaucoup de religieux cultivent leur foi de façon désintéressée. Ils considèrent même que la laïcité est une bonne chose puisqu’elle conduit la religion à se recentrer sur sa démarche spirituelle et à abandonner toute volonté de domination sur la sphère temporelle.

 

Que pensez-vous des référents laïcité qui ont été nommés dans chaque académie pour former les équipes éducatives ?

 

L’idée est bonne, mais tout dépend du choix de ces référents. Si l’on choisit des partisans de la laïcité dite « ouverte », c’est-à-dire qui prétendraient que la laïcité est fermée et qu’il faut l’ouvrir, ce n’est pas une bonne chose.

Je suis favorable à ce que l’on dispense une formation à la laïcité à tous les enseignants.

Il faut que dans les ESPE, il y ait des modules laïcité pour expliquer que dans l’école de la République, on doit respecter des règles.

Et notamment celle d’éviter tout prosélytisme religieux ou athée.

La République confie ses enfants à des enseignants qui se doivent de les former pour qu’ils deviennent des citoyens éclairés, capables de voter en connaissance de cause.

 

 Charles Centofanti

21/01/2015

PARLEMENT EUROPEEN : explications de vote de JL MELENCHON

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4 h ·

Mes explications de votes pour la dernière session du Parlement européen sont en ligne sur mon blog Europe.

Explications de votes de Jean-Luc Mélenchon au Parlement européen pour la session du 13 au 15 janvier 2015.
europe.jean-luc-melenchon.fr
 

 


 MMeeting de soutien à SYRIZA (Grèce) le 19 janvier 2015

20/01/2015

"Ma gauche peut gagner en Grèce"JL MELENCHON


Mélenchon : « Dimanche, ma gauche peut gagner... par lepartidegauche

18/01/2015

2. Autorisation de prolongation Intervention Irak

 

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Autorisation de prolongation intervention Irak

par Candelier Jean-Jacques

... C’est la «guerre contre le terrorisme» qui a conduit à l’extension internationale du djihad armé. Les peuples ne cessent de payer le prix de cette folle entreprise qui vise à refaçonner la carte de ces pays en y imposant la démocratie par la force, quitte à exploiter les extrémistes.

N’est-ce pas Laurent Fabius qui, avant de se rétracter en mai 2013, avait refusé d’inscrire le Front al-Nosra sur la liste des organisations terroristes, au motif qu’il faisait du «bon boulot en Syrie» ? Dans le même temps, la France refuse de retirer le PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan, et le PYD, le parti de l’union démocratique, de la liste des organisations terroristes, alors que ce sont des forces démocratiques, qui défendent aujourd’hui la population de Kobané contre Daech.


Aujourd’hui, le groupe État islamique jouit d’une notoriété inégalée, qui lui permet de recruter dans le monde entier, et domine un territoire immense. L’intervention armée de l’Occident risque de nourrir le fantasme du «choc des civilisations».


La division de l’Irak en entités ethniques et confessionnelles ne date pas de Daech, qui n’a fait que profiter de la situation. L’hypothèse d’un éclatement de l’Irak n’a cessé de se renforcer depuis l’invasion illégale du pays au nom de la «guerre globale contre le terrorisme» et du mensonge des armes de destruction massive.


Comment remédier à ce foyer du terrorisme international qu’est l’État islamique ? La solution ne réside pas dans de nouveaux bombardements, alors que les opérations précédentes n’ont fait qu’empirer la situation. Hormis dans des cas ponctuels d’urgence ou de légitime défense, la violence n’est pas une réponse durable aux crises, sauf à accepter d’entrer dans un cercle vicieux mortifère.


Tirons les leçons du bourbier afghan et de ce qui se passe en Libye ! Il faut attaquer le mal à la racine. Nous considérons que la réponse au défi lancé par le groupe «État islamique» ne doit pas être seulement militaire : elle doit aussi être politique, économique et diplomatique. Le «tout répressif» est incapable de venir à bout des aspirants au terrorisme, toujours plus nombreux, y compris en France.


Si la sécurité et la souveraineté de l’Irak relève des Irakiens et des acteurs de la région, la communauté internationale, qui a une responsabilité dans la situation actuelle, doit jouer un rôle. Une stratégie globale impliquant tous ses membres, notamment les pays du Golfe et la Turquie, doit conduire à priver les islamistes de leurs moyens militaires et financiers. Concrètement, il convient d’intensifier la lutte contre le trafic de pétrole, d’armes et d’argent qui alimente Daech. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution en ce sens : elle doit être pleinement appliquée. La vente de pétrole rapporte quelque deux millions de dollars par jour à Daech, auxquels s’ajoute le milliard de dollars de subventions annuelles que lui versent des milliardaires sunnites du Golfe.


C’est l’avenir de l’Irak comme État nation qui est en jeu. La voie à suivre est celle du dialogue politique interne. La France doit se mettre au service de la paix, et non à celui de l’atlantisme. Telle est sa vocation, tel est son intérêt, telle est sa responsabilité morale.


Notre pays doit exploiter le capital de sympathie dont il jouit encore dans la région pour aider nos amis irakiens. Il doit prendre l’initiative d’une conférence réunissant, sous l’égide de l’ONU, tous les pays de la région, en particulier l’Iran, la Turquie et les monarchies du Golfe.


Il faut aider l’Irak, confronté à la difficile répartition du pouvoir entre ses différentes composantes ethniques et religieuses. Le nouveau Premier ministre irakien a fait un geste en direction de la communauté sunnite ; désormais, certaines tribus sunnites combattent les islamistes aux côtés de l’armée irakienne. Il a également lancé le chantier de la modernisation de l’armée irakienne – cela s’imposait eu égard à sa débandade de l’été dernier devant Daech. Les relations avec les Kurdes se sont elles aussi apaisées depuis la prise de fonction du Premier ministre.


Après des mois de frappes aériennes, l’engagement français reste entouré d’opacité et ses objectifs ambigus. La question de sa légalité se pose. À défaut d’un mandat de l’ONU, l’appel à l’aide du gouvernement irakien est certes susceptible de fonder une action armée, mais seulement temporairement, comme le stipule l’article 51 de la Charte des Nations Unies. De plus, l’extension des frappes de la coalition au territoire syrien, en dehors de tout cadre légal, pose problème.


Dès lors, dans la mesure où cette intervention se fait sous l’égide, non pas du Conseil de sécurité de l’ONU, mais de l’OTAN, et où nous doutons de l’efficacité de nouvelles frappes, nous nous abstiendrons, tout en précisant qu’il convient d’aider l’État irakien à éradiquer ces barbares. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)

 
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