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11/12/2013

L'OLIGARCHIE dans la France de François HOLLANDE

Connivence entre les gouvernants et les dominants

Relations privilégiées avec les grandes fortunes

et toute l'oligarchie des affaires

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En pleine campagne pour la présidentielle, au Bourget, François Hollande prononce un discours qui lui permettra d'emporter la victoire le 6 mai 2012. Il déclare que son véritable adversaire "n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire c'est le monde de la finance".

Il louvoie et esquive la réalité, car il est très bien placé pour savoir que la finance a des visages et des noms. Son trésorier de campagne, Jean-Jacques Augier, devenu un homme d'affaires avisé, est alors actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïman, paradis fiscal des Caraïbes.

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Ses amis ou ses proches

1. Jean-Pierre JOUYET, fils de notaire, inspecteur général des finances après son passage à l'ENA où il a fait partie de la promotion Voltaire, celle de François Hollande.

Ils ont rédigé ensemble le livre La Gauche bouge, avec trois autres socialistes, sous le pseudonyme de J.François Trans. J.Pierre JOUYET, socialiste, très ami du couple formé alors par François Hollande et Ségolène Royal, n'hésite pas à collaborer avec la droite lorsque l'intérêt l'exige.

Directeur du Trésor de 2000 à 2004, il sera nommé par Nicolas Sarkozy, lorsque celui-ci devient ministre de l'économie et des finances en 2004 "ambassadeur chargé des questions économiques". Dès l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, en mai 2007, il devient secrétaire d'état aux affaires européennes, poste qu'il quitte en décembre 2008 pour accéder à la présidence de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

... Jean-Pierre JOUYET a été nommé le 19 octobre 2012 à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations, le bras financier de l'Etat. Il est également le président de la Banque publique d'investissement (BPI), créée pour venir en aide aux petites et moyennes entreprises.

2. Mathieu PIGASSE est membre du Parti socialiste et soutien inconditionnel de la candidature de François HOLLANDE à l'Elysée, tout en étant banquier d'affaires à la tête de Lazard France et Europe.

Il a travaillé au cabinet de Dominique Strauss-Kahn à Bercy.

Puis il a continué chez Laurent Fabius où il a contribué à quelques privatisations. Il doit son entrée chez Lazard à Alain Minc, mais c'est par goût personnel  que, durant l'été 2009, il a acheté l'hebdomadaire Les Inrockuptibles.

3. De la même promotion Voltaire que François Hollande, on retrouve Henri de La Croix de Castries.

De sensibilité catholique et conservatrice, ce directeur général du groupe d'assurance AXA, neuvième groupe au monde, après avoir été suffisamment proche de Nicolas Sarkozy pour faire partie des invités de la fameuse fête du Fouquet's le 6 mai 2007, a soutenu la campagne de François Hollande avec une contribution de 7 500 euros au cercle animé par Jean-Jacques Augier "Répondre à gauche avec François Hollande".

4. Charles-Henri FILIPPI, inspecteur des finances, fut conseiller au cabinet de Jacques DELORS alors que celui-ci était ministre des finances dans les années cruciales 1983-1984, lorsque les socialistes mirent en place la dérégulation du système bancaire et financier. Charles-Henri Filippi a eu de très hautes responsabilités dans le domaine de la banque et de la finance en étant directeur de la banque Stern puis que la banque HSBC France.

5. Pierre  DUQUESNE fut un autre camarade de classe de la promotion Voltaire à l'ENA.

Il a été responsable de la division commerciale des marchés de devises à la Banque Indosuez, secrétaire général adjoint de la Commission bancaire, président du comité d'audit de la Banque mondiale et du comité d'éthique du Fonds Monétaire International (FMI). Il fut aussi conseiller de Lionel Jospin en 2000 et 2001, à un moment où François Hollande était le premier secrétaire du Parti Socialiste.

6. Jean-Hervé LORENZI, professeur d'économie à l'Université Paris-Dauphine, président du Cercle des économies, a participé en tant qu'expert aux réflexions du candidat François Hollande.

Il est également conseiller du directoire et banquier-conseil de la Compagnie financière Edmond de Rothschild Banque, administrateur de BNP Paribas Assurances et membre du conseil de surveillance de la compagnie financière Saint-Honoré.

7. Emmanuel MACRON, jeune associé-gérant de la banque Rotschild,

est secrétaire général adjoint de l'Elysée.

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Cette liste de la finance sans nom et sans visage n'est pas exhaustive et il faudrait y ajouter André Martinez, qui a rencontré François Hollande en 1973 à HEC. Il fut responsable mondial du secteur hôtellerie de la banque américaine Morgan Stanley et c'est lui qui a représenté le candidat Hollande au forum de Davos en janvier 2012.

Il y a encore Marc Ladreit de Lacharrière, actionnaire de la troisième agence de notation mondiale, Fitch Ratings, qui a été l'un des fondateurs de la Fondation Agir contre l'exclusion (FACE), créée par Martine Aubry, alors ministre du Travail en 1993.


C'est ainsi qu'une finance sans nom ni visage se serait libéralisée toute seule. C'est l'histoire que François Hollande aimerait bien faire croire au peuple de France. Mais pourquoi choisit-il un inspecteur des finances, Nicolas Dufourcq, comme directeur de la Banque publique d'investissement, censée aider au financement d'entreprises en difficulté, alors qu'il a participé à la privatisation d'une filiale de France Télécom, Wanadoo, et qu'il a été directeur financier de Cap Gemini ?

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Comment croire que les socialistes, dans leur majorité, pourraient mener une politique plus équitable à l'égard des travailleurs, alors qu'ils sont formés dans les mêmes grandes écoles que les patrons et les politiciens de droite : ENA, Sciences Po, HEC et bien entendu Harvard ?

Coupés du peuple avec le cumul des mandats, nombre d'élus socialistes, dans le souci de faire progresser leur carrière en politique, ont rejoint les intérêts de la classe dominante dont ils sont devenus les alliés objectifs....

 

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09/12/2013

MEME PAS HONTE !

 

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"... S'il y a un pays qui a commis des atrocités indescriptibles à travers le monde, ce sont les Etats-Unis d'Amérique. Ils ne tiennent pas compte des êtres humains.

Ce que je condamne, c'est qu'une puissance, avec un Président inconséquent, et même incapable de penser correctement, veuille maintenant plonger le monde dans un holocauste. Je suis heureux que les peuples à travers le monde, et en particulier le peuple américain, s'opposent à leur propre Président.

J'espère que cette opposition lui fera un jour comprendre qu'il (Georges W.BUSH) a fait a plus grande erreur de sa vie en provoquant un carnage et en voulant faire la police dans le monde, sans aucun mandat des instances internationales. Nous devons le condamner sans réserve".

 

... "Je pense que les Etats-Unis sont devenus ivres de pouvoir." Documentaire MANDELA : THE LIVING LEGEND, 2003

 

EN RIRE POUR NE PAS PLEURER... ILS N'ONT PAS HONTE !

Ils comptent se refaire une virginité sur le dos de Mandela ?

 

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 ... Le prédécesseur de Obama, George W. Bush, a par ailleurs accepté l'invitation à voyager en Afrique du Sud dans l'avion présidentiel Air Force One, a indiqué son porte-parole, Freddy Ford ?. Selon ce porte-parole, Bush et son épouse Laura «ont accepté avec reconnaissance l'invitation du Président et de Michelle Obama à les accompagner en Afrique du Sud dans Air Force One, et à assister à l'hommage au président Nelson Mandela la semaine prochaine».

L'ancien Président Bill Clinton, a, pour sa part, confirmé à ‘CNN’ qu'il irait aussi en Afrique du Sud ??.»Toute notre famille y va», a expliqué Clinton. «Je ne raterais cela pour rien au monde. Je serai juste une personne parmi d'autres. (Mandela) était un vrai ami, et un partenaire formidable quand il était président», a ajouté  Clinton, qui veut «dire au revoir une dernière fois» au dirigeant défunt ? .

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Et ceux-là

COURTOISIE OBLIGE ?


Le président de la République a invité son prédécesseur à l'accompagner dans son avion mardi pour assister à la cérémonie en hommage à l'ancien prix Nobel sud-africain.


Sarkozy et Hollande ensemble pour rendre hommage à Nelson Mandela

 "peaux de lapin, chiffons mesdames !

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Ils n'ont vraiment rien à voir avec le combat de MANDELA

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En 1952, élu président de la section du Transvaal de l'ANC, et vice-président de l'ANC, porte-parole et leader de la Défiance Campaign, qui commence le 26 juin, il est arrêté à plusieurs reprises et passe quelques jours en prison. Condamné avec dix-neuf camarades en raison du Suppression of Communism Act, il écope de neuf mois de travaux forcés, d'une suspension de deux ans et du premier d'une série d'ordres de bannissement qui l'empêchent d'exercer toute activité politique. Il ouvre sa propre consultation juridique et trois mois plus tard, ouvre Mandela & Tambo, le premier cabinet d'avocats africains d'Afrique du Sud.

 

"La campagne d'insoumission était une étape d'une grande importance politique. Elle a libéré des forces qui ont touché des milliers de nos compatriotes. C'était une façon efficace de donner une fonction politique aux masses, une méthode puissante pour exprimer notre indignation contre les politiques réactionnaires du gouvernement". Discours de Présidence lors du Congrès du Transvaal de l'ANC, également connu comme le discours du "difficile chemin vers la Liberté" 21 septembre 1953

"Le but était d'enfreindre six lois et d'aller en prison. Ainsi on attirait l'attention du pays et du monde sur nos doléances. Sur le fait que nous voulions nous débarrasser de la peur de l'homme blanc, qui paralysait tout le monde, la peur de ses tribunaux, de sa police, de son armée.

Nous voulions que les gens sachent qu'ils pouvaient résister à l'injustice, aller en prison et en sortir quand même. Nous voulions instiller un esprit de résistance, et aussi créer l'unité." Conversation avec Richard Stengel, vers mars 1993

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La réconciliation de MANDELA, c'était : "liés entre eux par un destin commun, il n'y aura plus de Blancs et de Noirs, mais seulement des Sud-Africains, libres et fiers. Fiers de faire partie de la même famille".

 

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"Tant que la pauvreté, manifestation flagrante de l'inégalité, subsiste sur la planète, la lutte que mes camarades et moi avons menée avec nos partenaires internationaux solidaires n'est pas terminée". Réunion des ministres des finances au sommet du G8, GLENEAGLES, ECOSSE, 4 Février 2005


Ce n'est pas avec ces copains, coquins comme cochons que ça va s'arranger.

03/12/2013

DEPUIS L'AN I - REVOLTES CONTRE IMPOTS ET TAXES EN TOUS GENRES...

An I , ROME

AUGUSTE prend de nouvelles dispositions en matière d'impôts directs. Le versement des primes de congé à ses vétérans nécessitait de nombreuses liquidités. Il a donc décidé de créer une nouvelle caisse des primes, alimentée par le produit de trois nouveaux impôts directs sur les citoyens : le vingtième sur les successions et le centième sur les opérations commerciales, puis sur les ventes ou affranchissements d'esclaves. Ces mesures rencontrent une vive réprobation, les citoyens contestant le montant des prélèvements jugés exorbitant.


GROGNE EN GAULE CONTRE LES IMPOTS

GAULE

Les dépenses militaires augmentent le déficit des finances publiques et Tibère décide la suppression des immunités fiscales dont jouissaient certaines cités gauloises, comme le peuple libre des Trévires ou le peuple ami et allié des Eduens. Cette mesure, annoncée comme provisoire et exceptionnelle, frappe la Gaule depuis plus de trois ans. Les tributs sont bien trop lourds, les dettes ne cessent de s'accroître et le mécontentement grandit. L'impôt foncier en Gaule est basé sur le recensement et l'établissement du cadastre datant du gouvernement d'Agrippa. .. Le propriétaire foncier déclare les proportions de bois, de prairies et de terres arables qui composent son domaine. La parcelle reste l'unité de mesure même si elle est par la suite morcellée. Le même régime s'applique aux parcelles des bourgs libres avec responsabilité collective de l'impôt. Ces tributs payés en espèces ou en nature sont perçus par les notables des cités, de petits fermiers ou des procurateurs.

L'augmentation subite du montant des impôts provoque un malaise croissant parmi la population gauloise.


MOINS D'IMPOTS POUR LES EDUENS


TREVES, fin juillet 311

Les Eduens écrasés d'impôts ont obtenu satisfaction. Ils envoient un rhéteur de la ville d'Autun auprès de Constantin pour exprimer leur contentement.


En effet, c'est une ville exsangue, à l'agriculture déclinante, lourdement taxée par les réformes fiscales de Dioclétien, qui tient à remercier le prince pour les dégrèvements fiscaux qu'il leur a accordés.
Dioclétien

... Constantin a donc décidé une remise de 7 000 capita, dégrèvement qui ne concerne que l'impôt foncier ainsi que la remise de tous les arriérés d'impôts, tant personnels que fonciers, touchant les cinq dernières années.


GREGOIRE DE TOURS CONTRE L'IMPOT

Tours, 588

"Cette ville n'a jamais eu à se plaindre d'aucun impôt" : Grégoire de TOURS défend le privilège de sa cité, dont il est l'évêque. Les percepteurs réclament à la population le paiement de l'impôt foncier, se fondant sur un cadastre prouvant qu'elle le payait auparavant. Faux ! répond Grégoire. Si des cadastres ont bien été dressés, au temps de Clotaire, ce dernier les brûla par égard pour Saint Martin. Ses successeurs n'ont jamais rien exigé.Les percepteurs affirmant détenir un rôle d'impôt, l'évêque subodore qu'une querelle entre les habitants en est à l'origine, et, dans ces conditions, laisse à Dieu le soin d'exercer sa justice. Le roi, sollicité, devait annoncer que la ville sainte ne sera pas imposée.


LA LIBERTE POUR 12 DENIERS PAR AN


File:Denier à la masse Philippe le Bel.jpg


LANGUEDOC, avril 1298

Philippe le BEL est toujours à la recherche d'argent frais. Il vient de vendre aux serfs de Toulouse et de Carcassonne leur affranchissement ainsi que la propriété des terres qu'ils cultivent, contre un impôt annuel de 12 deniers tournois. Ces mesures sont l'heureux dénouement d'une affaire d'exaction fiscale qui secouait la province depuis le début de l'année. De nombreuses plaintes avaient été adressées au roi concernant les méthodes malhonnêtes des deux commissaires chargés de procéder au recouvrement des droits dus par les serfs. Cette ordonnance vient à point pour calmer les esprits, tout en contribuant à renflouer les finances royales.


Le double denier tournois, appelé communément double tournois, est une ancienne monnaie d'une valeur de deux deniers tournois émise par les rois de France à partir de la fin du XIIIe siècle


LA GABELLE ETENDUE A TOUT LE ROYAUME

 

La gabelle est une taxe sur le sel ayant existé en France au Moyen-Age et à l'époque moderne. C'était alors l'une des aides ou taxe indirecte. Les gabelous se chargeaient de la récolte de la gabelle.

Le mot vient de l'ancien provençal gabela car à l'origine la gabelle désignait un impôt indirect, prélevé notamment sur des articles de la production industrielle ou agricole en France durant le Moyen Âge et l'Ancien Régime (gabelle des vins, des draps, du blé)



France, 16 mars 1341

Le sel financera la guerre. Les caisses du royaume sont vides. Philippe VI est à la recherche d'argent frais pour payer ses troupes et ses équipements. Aussi a-t-il décidé de généraliser la taxe sur le seul déjà en vigueur dans certaines provinces. La vente du sel devient ainsi un monopole royal sur tout le territoire...A chaque transaction, le roi percevra son pourcentage, la "gabelle". Les récalcitrants seront punis de prison et leurs biens confisqués.


DES AGENTS DU FISC TUES A MONTPELLIER

Montpellier, 25 octobre 1379

La haine pour les collecteurs d'impôts a atteint son point culminant : un seul des sept commissaires royaux a pu échapper à la foule. Les six autres, avec adjoints et serviteurs, ont été massacrés, puis leurs cadavres atrocement mutilés. Absent de la ville au moment de l'agression, le duc d'Anjou, lieutenant du roi sur les terres du Languedoc, est résolu à châtier les criminels comme il se doit.


LES ROUENNAIS EN REVOLTE CONTRE L'IMPOT


La Révolte de la Harelle est une révolte populaire survenue en Normandie, à Rouen, au XIVe siècle. C'est l'une des nombreuses révoltes, qui éclatent dans tout le royaume de France au cours de l'année 1382, comme celle des « Maillotins » à PARIS ou celle des « Tuchins » en LANGUEDOC, et voient le peuple se soulever pour protester (entre autres) contre l'oppression fiscale. Les collecteurs de taxes et les usuriers sont les principales victimes du soulèvement populaire.

Rouen, 24 février 1382

Toute la journée, ROUEN a été livrée à la violence et au pillage. Ce qui n'était au départ qu'un coup de colère du petit peuple rouennais a tourné à l'émeute sociale.

A l'origine, une nouvelle taxe sur la vente des marchandises.

En signe de protestation, ouvriers et marchands se sont dirigés alors sur l'hôtel de ville, appelant le reste de la population à les rejoindre. Très vite, ils se sont donné un chef, Jean le Gras, un bourgeois célèbre pour son embonpoint. Improvisé "roi de Rouen", il fut promené sur une charrette à travers toute la ville jusqu'à son trône, place du Vieux-Marché.

Là, il abolit tous les impôts et confirma les privilèges de la ville.

Mais, très vite, le climat allait changer. D'abord, on courut relâcher les prisonniers de l'officialité. Puis la foule s'en prit à tous les riches de la ville.


STRASBOURG CONTRE LES NOBLES


Pendant près de deux années, les deux partis, noblesse et ville, vont se dévaster mutuellement leurs propriétés, semant mort et misère à travers une grande partie de l'Alsace.

Strasbourg, 1420

Les nobles sont désormais minoritaires au conseil de la ville. Les bourgeois, artisans et commerçants, détiennent les deux tiers des sièges. Les nobles refusaient de payer leurs impôts tout en résidant dans la ville.

Le gouvernement s'en est indigné et les a menacés de bannissement. Ils ont alors demandé la destitution du maire. Les échevins ont riposté en réduisant le nombre de leurs sièges au conseil.


DES IMPOTS POUR FORTIFIER PERPIGNAN


Depuis plus de dix ans déjà, on construit une enceinte autour de l'ancien château des rois de Majorque. L'édification de ces fortifications devient ruineuse pour les habitants du Roussillon. Aussi Philippe II, roi de Sicile et d'Espagne, va faire porter la contribution aux travaux sur une partie de la Catalogne.

L'impôt vient d'être approuvé par les assemblées concernées. Ces bastions si coûteux suscitent aussi la grogne de la population et des querelles éclatent entre soldats et civils. Il est urgent de les achever.


Jean Siméon CHARDIN - Le château de cartes

1739 - Les taxes qui pèsent sur la fabrication des cartes à jouer sont en effet très lourdes et réduisent les bénéfices des cartiers.

Aussi ces derniers ont-ils organisé des ateliers clandestins de fabrication.

Le royaume est ainsi inondé de jeux "pirates". Les perquisitions et les arrestations ne sont pas parvenues jusqu'à présent endiguer le phénomène.



FRANCE, 2013
Le Président de la République et son gouvernement continuent de marcher sur les traces de SARKOZY et appliquent les directives de la Banque Mondiale, de l’Europe et du FMI sur les retraites.
Quel contraste entre les mesures prises par la Commune au bénéfice des travailleurs et ces mesures iniques qui vont priver des milliers de français du droit chèrement acquis d’une retraite à 60 ans avec une pension décente. Ces droits gagnés par des luttes (1936, 1945, 1968…) des travailleurs dignes descendants des Communards.
Quand les grandes sociétés françaises annoncent des profits en hausse tout en ne payant que très peu d’impôts.
Non content de cette injustice, ce gouvernement attaque le pouvoir d’achat des salariés par des impôts déguisés…TVA, etc.

Manifestation du Parti de Gauche, dimanche 1er décemnre, à Paris.


La France est en 1788. Le système de l’impôt est rejeté par tout le monde car tous savent qu’il protège les privilégiés fortunés. Pourtant, il n’y a pas d’alternative : sans impôt, il n’y a plus d’Etat. Il faut donc établir un impôt universel et juste. Et abolir les privilèges. Tous les efforts reposent sur la classe moyenne. Les très riches et les très grandes entreprises ne contribuent pas à la hauteur de leurs moyens. Au contraire, ils se servent à pleines mains. Voyez le cas de M. Varin (patron de PSA) !

CONTRE L'INJUSTICE FISCALE

01/12/2013 à 19:07

La marche du Front de gauche mobilise "contre l'injustice fiscale"

 

Le Front de gauche a organisé dimanche à Paris une manifestation "pour une révolution fiscale" qui, par delà les querelles de chiffres (7.000 participants selon la préfecture de police, 100.000 selon les manifestants), a démontré sa volonté de ne pas laisser aux Bonnets rouges le monopole de la rue.

 


augmenter la taille du texte diminuer la taille du texteFront de gauche: "marche pour une révolution fiscale"

 


Marche pour la Révolution fiscale -Discours de... par lepartidegauche


Dimanche, les manifestants, brandissant fanions aux couleurs du Parti de gauche, du PCF, du Front de gauche et pour certains d'entre eux des balais, ont défilé pendant deux heures de Place d'Italie à Bercy, siège du ministère des Finances, afin de faire entendre une "opposition de gauche" à la politique fiscale du gouvernement.

 

En tête de cortège, derrière une banderole proclamant "Contre l'injustice fiscale, taxer le capital, non à l'augmentation de la TVA", se tenaient les co-présidents du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, Clémentine Autain, responsable d'une autre composante du Front de gauche, de même que l'ancienne candidate à la présidentielle de Lutte ouvrière (LO), Nathalie Arthaud. Son parti ainsi que le Nouveau parti capitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot et plusieurs sections de la CGT ont pris part au défilé.

 
				Eco France Monde - La marche du Front de gauche mobilise contre l'injustice fiscale - 1

 

"Nous sommes des gens de gauche, nous sommes des partageux, et ça nous fait mal au coeur de voir, nous qui nous sommes toujours battus pour l'égalité, qu'on soit en quelque sorte marginalisés, et que des gens qui défendent des intérêts particuliers occupent tout le terrain", a dit M. Mélenchon à TF1, peu avant le départ de la manifestation. Il faisait allusion aux Bonnets rouges qui ont défilé samedi à Carhaix (Finistère).

 

M. Mélenchon a appelé les partenaires du Front de gauche et "toutes les forces syndicales, politiques et associatives" à se rencontrer "dans la quinzaine" afin d'"examiner les campagnes de mobilisation pour l'annulation de la hausse de la TVA", en vue d'une "action de masse" en janvier 2014.

 

"L'ennemi, ce n'est pas l'immigré, ce n'est pas le fonctionnaire, ce n'est pas le travailleur révolté!", a-t-il poursuivi dans son discours de clôture de la manifestation. "Nous ne nous trompons pas de colère! L'ennemi, il y en a un: c'est la finance française et mondialisée qui profite, salit et saigne sans limite!"

 

"Nous sommes le matin qui va se lever sur 1788 !", a déclaré l'ex-candidat à la présidentielle, reprenant son parallèle avec l'injustice fiscale de 1788 qui a mené à la Révolution française.

 

En rangs serrés, derrière des slogans comme: "on est fiers de l'impôt quand il est juste" ou encore "Hollande caresse la finance, le peuple répond: résistance!", les manifestants, venus de toute la France, ont réclamé une "politique fiscale ambitieuse", avec un "vrai redécoupage fiscal" et la suppression de la hausse de la TVA, prévue pour le 1er janvier 2014.

 

"Il faut des portiques et des taxes, mais sur les autoroutes de la finance !", a déclaré pour sa part Pierre Laurent.

 

Le dirigeant communiste avait estimé au début de la marche qu'il fallait "construire une solution de gauche, une solution juste". "Nous discutons tous les jours sur les marchés, au porte-à-porte dans nos cités, avec des électeurs qui ont voté écologiste, qui ont voté socialiste et qui ne se reconnaissent absolument pas dans les choix du gouvernement actuel", a-t-il souligné.


J.-L. Mélenchon au "J.T." de TF1 le 01/12/2013 par lepartidegauche



 www.jean-luc-melenchon.fr/

Non au chacun pour soi

ManifTVA_foule-6Cette marche a été construite en trois semaines. Si elle est un succès, c’est parce qu’elle est une respiration de la force populaire !

Il était temps ! Il était temps !

Tant de détresses sociales frappent notre peuple ! Tant d’angoisses du lendemain accablent nos familles ! Le savez-vous, vous autres, les puissants ? Il n’y a jamais eu tant de millionnaires en dollars dans notre pays. C’est même le record d’Europe. Et dans le même temps il n’y a jamais eu tant de pauvres !

Pourtant, voyez quelle indifférence pour ces souffrances, parmi les belles personnes très importantes, qui s’indignent du moindre fait divers populaire ! Quel silence autour des souffrances au travail, du suicide quotidien d’un agriculteur – chaque jour ! -, des deux morts au travail par jour dont aucun n’est jamais évoqué, des 100 000 personnes qui passent leur journée à chercher un abri pour la nuit, des 10 millions de pauvres que l’on condamne à quémander sans cesse la moindre et qu’ensuite on montre du doigt comme des privilégiés !

Il a raison ! Il a raison, le poète ! Il a raison, Victor Hugo, quand il dit : « c’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches » ! 

Et c’est le moment où il faudrait entendre de nouveau la musique maléfique du chacun pour soi, du mépris de l’autre, celui qui n’a pas la même couleur de peau, la même région, les mêmes ancêtres !

Notre marche dit avant toute chose ce premier message : dans l’épreuve que vit le pays, nous autres, nous ne perdons pas ni le sens et le message de notre cœur, ni celui de notre intelligence. L’ennemi, ce n’est pas l’immigré, ce n’est pas le fonctionnaire, ce n’est pas le travailleur révolté ! Paris n’est pas l’ennemi des régions de France, la laïcité n’est pas l’ennemi des croyants ! Nous ne nous trompons pas de colère !

L’ennemi, il y en a un : c’est la finance française et mondialisée qui profite, salit et saigne sans limite tout ce qu’elle touche !

L’incorruptible Robespierre nous l’a appris : « Les grandes richesses enfantent les excès qui corrompent tout à la fois ceux qui les possèdent et ceux qui les envient »

L’ennemi, ce sont les 200 000 émigrés fiscaux en Suisse qui volent 85 milliards par an au Trésor public ! Ce sont les profiteurs des 120 Milliards de dividendes supplémentaires qui, chaque année, prennent le pain quotidien de 4 millions de travailleuses et de travailleurs au Smic ! L’ennemi, c’est celui qui fait flotter sa barque personnelle sur l’océan du malheur des autres !


LA REVOLTE DES BONNETS ROUGES

BRETAGNE, juillet 1675

La province est en effervescence. Le duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne, s'est fait traiter de "gros cochon" dans les rues de Rennes.

Et, dans les campagnes, des insurgés, coiffés de bonnets rouges, veulent imposer un "code paysan" fort éloigné des droits seigneuriaux.

Il semble que l'adoption des nouveaux impôts ait déterminé la population, qui grognait depuis des années déjà contre l'arbitraire royal et les charges fiscales, à réagir. A Rennes, le duc a usé de la terreur pour rétablir l'ordre. Il a fait raser les maisons des insurgés.

La révolte s'est alors étendue aux campagnes. Mais les informations que les prédicateurs jésuites qui sillonnent la province lui ont rapportées n'inquiètent pas trop le duc. Certes, ceux qu'on appelle les Bonnets rouges attaquent les châteaux, exigent des seigneurs qu'ils renoncent à leurs droits et menacent les receveurs de la dîme et de la taille.

Mais le duc sait que cette violence populaire ne peut que rapprocher du pouvoir royal les modérés, qui préfèrent encore l'impôt aux troubles.



 

D'avril à septembre 1675, la Bretagne connaît une importante révolte antifiscale qui touchera successivement les villes et les campagnes. Elle est connue sous plusieurs dénominations : révolte des Torreben (casse-tête), des Bonnets rouges ou du papier timbré.

De 1664 à 1675, douze nouvelles taxes sont créées pour soutenir les grands travaux et les efforts de guerre menés par Louis XIV. À partir de 1671, la Bretagne connaît une récession économique. Face à la baisse des prix, les seigneurs exigent plus rigoureusement de leurs fermiers leurs droits en nature et en argent. Des conditions qui procurent un terreau à la révolte. En 1672, Louis XIV se lance dans une guerre contre la Hollande qui s'enlise. Le roi a besoin d'argent et décide de créer de nouveaux impôts. Sans avoir été entérinées par les États provinciaux, trois nouvelles taxes sont imposées, notamment une dite du « papier timbré ». Celui-ci est rendu obligatoire pour tous les actes susceptibles d'être utilisés en justice comme les testaments et les contrats de vente.

La révolte urbaine

Cet impôt s'avère très impopulaire. Il est synonyme d'augmentation des tarifs pour les particuliers et représente, pour les professionnels, un risque accru de voir leur nombre d'actes diminuer. Le roi impose aussi son monopole sur la vente de tabac. Un édit rendait obligatoire le paiement d'une marque sur tous les objets en étain, d'où de vives plaintes chez les paysans aisés dont une partie de la vaisselle était en étain. Un large front de mécontentement, des paysans aux officiers bretons, se créé contre la brutalité de l'État royal qui avait notamment instauré ces impôts sans tenir compte des privilèges de la province. Le 18 avril 1675, à Rennes, les bureaux pour la distribution du tabac, de la marque de l'étain, du papier timbré et du domaine sont pillés, la foule défile dans la rue en criant « Vive le Roi sans gabelle et sans édits ».

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Bonnets rouges ou gros bonnets, la révolte manipulée.

 

Alain Jaunault | Vendredi 1 Novembre 2013

 

Voila plus d'une semaine que je ronge mon frein face à cette soit disant révolte des bonnets rouges du Finistère, choqué que l'on puisse référer cette fronde médiatique, manifestement manipulée par les franges les plus conservatrices du Medef, de la FDSEA, des transporteurs ou de l'institut Locarn, à la révolte du papier timbré de 1675.

 

Bonnets rouges ou gros bonnets, la révolte manipulée.

Les Bonnets Rouges, paysans prolétaires, se révoltaient contre le pouvoir centralisateur et absolu du Roi et la levée d'impôts pour faire la guerre contre la "Hollande". Les gros bonnets du patronat industriel et agricole en Bretagne, se sont levés contre la mise en place d'une fiscalité écologique unanimement votée par les élus de la république. L'amalgame entre la fiscalité et la crise économique leur permettant de se dédouaner de leurs responsabilités d'acteurs économiques. 

A toutes révoltes il faut des troupes : l'occasion était trop belle de mobiliser les ouvriers de chez Gad, Marvin Harvest et autres entreprises qui ferment et licencient à tour de bras dans le Finistère, en les centrant sur un objet symbolique de révolte, le portique à abattre et en leur désignant un seul responsable : Hollande et le gouvernement socialiste. 

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ECOTAXE SARKOZY

UN IMPOT DE DROITE REPRISE PAR LE GOUVERNEMENT HOLLANDE

 

2008 : le principe de l'écotaxe est voté par le Parlement

Après le Grenelle, place aux actes. L'écotaxe s'appelle alors "taxe nationale sur les véhicules de transports de marchandises". Le budget 2009, voté à l'automne 2008, a défini juridiquement le dispositif. L'exposé des motifs précisait que la mesure avait "pour objectif de réduire les impacts environnementaux du transport de marchandises". Le code des douanes est modifié et un délai est fixé : le dispositif doit entrer "en vigueur à une date fixée par arrêté conjoint des ministres chargés des Transports et du Budget et au plus tard le 31 décembre 2010."

Il faut noter que le texte de loi n'a pas connu un franc succès à gauche. Mettant en place de très nombreuses autres dispositions fiscales qui ne plaisaient pas aux socialistes, le texte est rejeté par l'ensemble de l'opposition d'alors, dont François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Bernard Cazeneuve. Les écologistes font de même. La majorité, l'UMP, dont Jean-François Copé, et le Nouveau centre, votent pour.


 
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