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04/10/2014

Le maire divers-droite d'ELNE ne veut pas d'ELLES

À Elne, le maire préfère les montagnes aux héroïnes de l’Histoire

 

Par Marie-Laure Makouke
Publié le 3 octobre 2014

Lucie Aubrac, Rosa parks et Mère Teresa ont chacune marqué l'Histoire, à leur manière
© Fayolle/Sipa - Martel/Sipa - USPress/Sipa
 
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Elles devaient s'appeler Lucie Aubrac, Mère Teresa ou encore Rosa Parks. Elles seront finalement baptisées Canigou, Costabonne ou encore Fontfrède. À Elne, dans les Pyrénées-Orientales, le nouveau maire de la commune vient de prendre une décision surprenante : il a débaptisé des rues censées rendre hommage à des femmes célèbres pour leur donner des noms de montagnes.


Pourquoi baptiser une rue du nom d'une femme ayant marqué l'histoire quand on peut lui donner celui d'une montagne ? Une question à laquelle le nouveau maire divers-droite d'Elne, dans les Pyrénées-Orientales, n'a visiblement pas trouvé la réponse, pourtant évidente.

Résultat, le 29 septembre dernier, lors d'un conseil municipal qu'il présidait, Yves Barniol – élu au printemps dernier à la tête de cette commune de 7 000 âmes – a décidé de débaptiser les rues d'un futur écoquartier qui devait faire hommage à neuf femmes célèbres.

Finalement Lucie Aubrac, Mère Teresa, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Olympe de Gouges pas plus que Rosa Parks n'auront donc de rues à leurs noms aux « Portes d'Illibéris ». Dans ce lotissement qui doit prochainement sortir de terre, Yves Barniol, « passionné de montagne », leur a en effet préféré des noms de pics pyrénéens : Canigou, Costabonne, Carlit ou encore Fontfrède.

Du côté de l'opposition, cette décision passe mal, d'autant que c'est l'ancienne majorité qui avait lancé cette initiative avec l'objectif de saluer la mémoire de femmes ayant joué un rôle essentiel dans l'histoire sociale, révolutionnaire, politique et progressiste de leur pays. Mais c'était sans compter l'intervention inattendue de la nouvelle équipe municipale.

 « Je suis choqué, je ne vois pas pourquoi on va débaptiser la rue "Mère Teresa" pour donner le nom du pic de Costabonne, c'est aberrant ! C'est la volonté de casser tout ce qui a été fait avant.

Moi j'ai voulu donner le nom d'une rue à Olympe de Gouges qui est une auteure de la Révolution française, qui a été guillotinée en 1793 et qui a fait la déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne », a-t-il réagi sur les ondes de France Bleu, furieux de voir son projet détricoté. Et d'ajouter : « L'idée c'est que les gens s'interrogent : "Tiens, qui était cette femme ?" et d'aller chercher. C'est important ! Ce n'est pas anodin quand on donne des noms de rues.

Moi je veux bien qu'on appelle les rues, la rue des noisetiers, la rue des oliviers, la rue des poiriers, c'est très joli ! Mais dans toute œuvre, il faut qu'on fasse de la pédagogie, qu'on transmette des valeurs. Et là, on transmettait à la fois les valeurs et l'histoire à toutes les générations ». En outre, dans un post publié sur son blog, l'ancien élu a fermement condamné « une délibération inacceptable qui n'honore pas celles et ceux qui l'ont voté et qui ne manquera pas de faire réagir les associations de résistants, de déportés, de défense de droits des femmes ».

Suite à la décision de débaptiser des rues d’Elne, notre commune est montrée du doigt.

Un vent d’indignation a traversé notre département et notre pays suite à la décision du nouveau maire d’Elne de débaptiser les rues auxquelles nous avions donné les noms de femmes ayant joué un rôle dans notre histoire sociale, politique, humanitaire, progressiste, révolutionnaire. Au delà des 4000 personnes qui ont visité ce blog en deux jours et des milliers qui en parlent sur les réseaux sociaux, les médias départementaux, nationaux (Humanité, France Inter, Nouvel Obs…), des associations nationales d’anciens combattants de la Résistance, de déportés, ATD-Quart-Monde… en ont fait des papiers souvent à charge de cette décision. De toute la France des individus s’indignent et proposent d’agir en se demandant comment. Toutes les suggestions sont les bienvenus et beaucoup y travaillent.

Nicolas Garcia

 

Réactions salutaires suite à la décision de la majorité municipale d’Elne de débaptiser des rues!

Heureusement dans ce pays il y a encore des gens qui peuvent massivement s’indigner devant l’injustice ou du moins la dénoncer. Ainsi suite à l’information parue hier sur mon blog concernant la décision de débaptiser les noms de rues d’Elne et de supprimer le poste de direction du pôle culture, mon blog a reçu 2190 visiteurs pour la seule journée d’hier. Ce matin nous en sommes déjà à plus de 400, sans compter les milliers de partages sur les réseaux sociaux. La presse locale s’est emparée du sujet, des associations de mémoire liées à la Résistance, à la Déportation ou aux anciens combattants, se réunissent pour examiner la réponse à donner à ce renoncement. Des dizaines de personnes m’écrivent, me téléphonent, pour savoir ce qu’elles peuvent faire pour faire reculer la nouvelle municipalité d’Elne au moins sur ce sujet. Jusqu’à l’association ATD-Quart-Monde, fondée et présidée un temps par Geneviève De Gaulle Anthonioz*, qui vient de m’écrire le courrier ci-dessous :

« Cher Monsieur,

Nous vous remercions beaucoup de partager avec nous cette nouvelle et, avec vous, nous ne pouvons que regretter que cette rue Geneviève de Gaulle-Anthonioz ait été débaptisée. Cette femme, grande résistante qui a choisi de mettre ses forces dans la défense des plus démunis en étant de longues années présidente de notre Mouvement, est porteuse de grandes valeurs humaines dont nous devons sans cesse nous rappeler : la tolérance, le respect de la dignité de chaque personne, le sens de l’accueil à l’autre,…
Vous le savez, Geneviève de Gaulle-Anthonioz rentrera au Panthéon le 27 mai prochain, sans doute l’occasion à ce moment là de marquer son esprit de résistance à la haine et pour l’éradication de la misère.

Avec mes cordiales salutations.

Pierre-Yves Madignier
Président du Mouvement Atd Quart Monde – France »

Ces réactions contribuent à conforter mon espoir et ma confiance dans les citoyennes et citoyens qui ne sont pas prêts à laisser faire n’importe quoi.

*Geneviève De Gaulle-Anthonioz est l’une des femmes qui avait donné son nom à une des rues débaptisées.

 

**

ELNE VAUT MIEUX QUE CETTE MEDIOCRITE

ELNE dont j'avais visité la Maternité Suisse... Souvenir inoubliable

  

La maternité d'Elne est un lieu à part dans l'histoire locale. Tout d'abord parce qu'elle concerne la seconde guerre mondiale, ensuite parce qu'il s'y est joué un grand moment d'humanité.

Tout d'abord il faut savoir que ce château fut construit par la famille Bardou en 1901-1902, la famille de l'industriel du papier à cigarettes "Le Nil".

La retirada avait poussée sur les routes les républicains espagnols fuyant le régime dictatorial de Franco. Ils furent parqués dans des camps de rétention, dont les plus importants des Pyrénées-Orientales étaient sur la plage d'Argelès, celle de St Cyprien, le camp Joffre et à Prats de Mollo. Bien sur l'hygiène dans ces camps étaient déplorable, la misère y avait une grande part. Les femmes enceintes redoutaient d'y accoucher tant les conditions y étaient terribles, et les nombreux cas d'enfants ou de mères morts durant l'accouchement avaient poussés des associations humanitaires américaines, françaises et suisses à créer une maternité digne de ce nom. Elles choisirent le château d'en Bardou, à Elne.

« Le château d'En Bardou, à Elne.

Rapidement la Croix rouge Suisse installa une équipe médicale dirigée par une personne qui restera dans l'histoire : Elisabeth Eidenbenz. Alors que la guerre faisait rage en France et que l'occupant allemand dictait sa loi aux habitants, cette simple personne qui n'avait fait que des études d'enseignants gérait son équipe  et assurait le contact humain au sein de son établissement. Elle fit venir un nombre de plus en plus important de femmes à la maternité, offrant ainsi un peu de réconfort. Son action grandit avec l'arrivée des femmes juives dans ces mêmes camps. Mme Eidenbenz est décédée le 23 mai 2011. Elle avait reçu en 2002 la médaille des "Justes parmi les nations".

La maternité d'Elne fut un exemple d'humanité dans un monde injuste. 600 enfants y sont nés dans le calme, de 22 nationalités différentes. Elle sera malheureusement fermée par les allemands en 1944. De nos jours le bâtiment fait l'objet d'un rachat par la mairie pour en faire un lieu de souvenir.

 

 

 
 

26/09/2014

Les monstres qu'ils ont créés

En quelques semaines les assassins ont répété à quatre reprises leur sinistre mise en scène. Après deux journalistes américains et un humanitaire britannique décapités quelque part en Syrie, un citoyen français, Hervé GOURDEL, a été supplié loin de là, en ALGERIE.

Sans doute les ravisseurs qui se réclament de "l'Etat islamique" ont-ils voulu percuter le débat parlementaire sur l'engagement de la France dans la nouvelle aventure militaire irakienne. Les extrêmistes, qui persécutent la population civile des deux côtés de l'Euphrate, ne voulaient pas arrêter l'opération militaire mais ajouter une touche sanglante au tableau d'un Moyen-Orient en plein chaos.

Car l'option militaire choisie par les Etats-Unis, soutenue par les dirigeants français, l'émir du Qatar et le roi d'Arabie Saoudite n'est évidemment pas pour déplaire aux intégristes de l'"El", qui comptent bien prospérer sur les champs de ruines.

Hervé GOURDEL est victime de cette stratégie d'affrontements et du déferlement de violence qu'elle va provoquer.

L'histoire retiendra aussi de ce bien triste jour que le Parlement aura été privé du droit de se prononcer sur l'engagement de la France dans une nouvelle guerre. Pourtant, le monde vit des heures graves et périlleuses, tout particulièrement aux portes de l'Europe.

Le mot guerre est aujourd'hui revendiqué, répété presque avec une sorte de gourmandise par ses promoteurs.

La guerre est banalisée, elle est devenue une méthode comme une autre, peut-être même la première à laquelle on pense, surtout quand les résultats de la politique intérieure ne donnent guère à l'exécutif des raisons de plastronner.

Par leurs interventions militaires successives et le non-règlement équitable des crises, les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux ont créé des monstres, qu'ils prétendent aujourd'hui vouloir réduire en usant des mêmes méthodes que celles qui les ont engendrés.

On connaît déjà hélas, le résultat.

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L'Humanité jeudi 25 septembre

*

 

JE SIGNE POUR LA VIe REPUBLIQUE

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N° 140 - 19 septembre 2014  
6e République :
Objectif 100 000 signatures !
En une semaine, plus de 25 000 personnes ont signé pour la 6e République ! C'est un succès ! Il faut désormais l'amplifier. Pour cela, signez et faites signer autour de vous !
Je signe ou je fais signer...
   
6e République : la souveraineté populaire jusqu'au bout
Dans une tribune publiée le vendredi 19 septembre dans « Le Monde », Jean-Luc Mélenchon appelle à une 6e République pour libérer l'économie de la finance et reconquérir la souveraineté populaire dans tous les domaines.

Lire la tribune...
 

Je signe pour la 6e République

Changez la Constitution pour rendre le pouvoir aux citoyens !

N’attendez pas les consignes !

Les initiateurs de notre mouvement sont ceux qui décident, à cet instant, d’agir ensemble.

Notre mouvement commence comme un réseau social. La « toile » est la plus grande place publique de notre pays.

Ici, place au peuple !

Je demande l’élection d’une assemblée constituante qui fonde avec les citoyens la 6e République. Une République débarrassée de la monarchie présidentielle et fondant les nouveaux droits personnels, écologiques et sociaux dont notre pays a besoin.

Je recevrai par mail les informations sur le Mouvement pour la 6e République.

 

Je demande l'élection d'une assemblée constituante

Lire le texte
Je signe !

Partager cet appel avec vos amis :

   

31841 signatures

***

*

J'ai signé... J'ai reçu ce mail

 

Cher partisan de la 6e République,

Vous avez signé pour la 6e République. Comme vous, nous sommes plusieurs dizaines de milliers de citoyens à l’avoir fait en quelques jours. Continuons, pour que nous soyons 100 000 !

Ce mouvement de société ne fait que commencer. D’ici quelques semaines, la plateforme m6r.fr vous permettra de participer directement aux prochaines étapes de ce réseau citoyen. Bientôt, nous pourrons y débattre et voter sur les propositions qui seront avancées par les participants.

D’ici-là, vous pouvez déjà agir :

– En invitant vos amis ou contacts à signer en ligne pour la 6eRépublique en leur envoyant ce lien : www.m6r.fr/je-signe
– En faisant connaître notre réseau citoyen grâce à des bannières internet, des affiches papier à imprimer  et à coller là où vous vivez, ou encore des petits tracts à imprimer et à déposer dans les boîtes aux lettres de vos voisins.
– En nous signalant vos talents, métiers ou activités que vous voudriez mettre bénévolement à disposition de notre réseau, en cliquant ici.

Nos seules forces, nous les trouverons en nous-mêmes.

« Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue »

Victor Hugo

Jean-Luc Mélenchon

***

*

D'ici quelques semaines

 m6r.fr m6r.fr m6r.fr m6r.fr m6r.fr m6r.fr m6r.fr

 

DES TEMOINS ACCABLENT ISRAEL

crimes de guerre, crimes contre l'humanité ...

Le tableau dressé par le tribunal RUSSELL montre qu'ISRAEL n'a pas respecté le droit international.

Dans son fonc­tion­nement, le Tri­bunal Russell sur la Palestine se base sur des Comités d’Experts et de Témoins, chargés d’établir les faits et l’argumentaire juri­dique qui est soumis au Tri­bunal. Des Comités Nationaux d’Appui prennent en charge la pré­pa­ration de rap­ports d’expertise, assurent la mobi­li­sation popu­laire et média­tique autour du projet et le déve­lop­pement des moyens et des res­sources du Tribunal.

Ses promoteurs sont Ken Coates, président de la Fondation Bertrand Russell pour la Paix, Nurit Peled, une israélienne enseignant à l'Université Hébraïque de Jérusalem, et Leila Shahid, déléguée générale de l'Autorité Palestinienne auprès de l'Union Européenne.

Eran Efrati, ex-sergent israélien, se confie à la télé russe…

Eran Efrati est un ancien sergent des forces armées israéliennes. Il s’est fait connaître en enquêtant sur l’utilisation par l’armée israélienne d’armes interdites, notamment à Gaza.

Ses commentaires sur Facebook lui avaient notamment valu d’être arrêté et interrogé par les services de renseignement israélien.

Voici une vidéo de la télévision russe Russia Today durant laquelle il témoigne à propos des méfaits de l’armée israélienne.

"Le témoignage d'Eran EFRATI, anciens sergent de l'armée israélienne,

Ex Directeur du Groupe de recherche BREAKING THE SILENCE

composé d'anciens vétérans, continue de donner la nausée.

l'ex soldat raconte, vidéo à l'appui, l'histoire de Salem Shamaly,

un jeune Gazaoui de vingt ans : "C'était le lendemain de l'intrusion de Tsahal dans Shujaiyya avec des M-13 américains, racontre Eran.

Ce jeune et d'autres venaient s'enquérir des familles alentour.

Sur la vidéo, une première balle touche le jeune homme sur le flanc gauche, qui s'écroule dans les gravats.

Il tente de se relever. Deux autres tirs secs résonnent et l'achèvent.

Après enquête, Eran EFRATI obtient le témoignage de soldats.

"En réalité, le sniper a demandé par deux fois à son officier l'autorisation de tirer. Par deux fois l'officier a donné son autorisation alors qu'il n'y avait aucun danger. Mais tout cela n'a rien d'extraordinaire, prévient l'ex-sergent, "car Tsahal n'a qu'un but : terroriser les habitants de Gaza pour briser toute résistance ... Et croyez-moi d'autres attaques auront lieu bientôt".

Une technique que Michaël MANSFIELD, membre du jury et professeur de droit à Londres, explique par la doctrine de la Dahyia utilisée par Israël depuis 2006 : "Il s'agit en réalité de punir de manière disproportionnée une population civile pour les actes commis par la résistance intérieure. Ce qui est un crime, Israël ne combat pas un Etat mais un peuple enfermé. La loi internationale le dit en tant que tel.

Imaginez 700 tonnes de munitions lâchées sur un petit territoire comme Gaza."

...

David SHEEN, journaliste au quotidien israélien HAARETZ, explique comment le travail de sape de l'extrême droite religieuse a pénétré les esprits des Israéliens qui n'hésitent plus à afficher leur haine sur les réseaux sociaux.

"Ils sont encouragés" explique le journaliste. "Ayelet Shaked, du parti du foyer juif et membre de la Knesset, a dit un jour : "Derrière chaque terroriste se tiennent des douzaines d'hommes et de femmes. (...) Ils sont tous des combattants ennemis et ils devraient mourir. Ceci concerne aussi les mères de ces martyrs. Elles devraient donc subir le même sort que leurs fils".

Sans commentaire.

Après la session du tribunal, jurés comme témoins sont allés jeudi après-midi au Parlement européen, à l'invitation du groupe de la Gauche unitaire européenne, afin de rendre compte de leurs travaux, dans le but de sensibiliser députés et Etats membres.

Comme le rappelle la juriste française, Agnès Bertrand-Sanz, ces derniers ne sont pas loin, par leur politique de l'autruche, d'être complices de ces massacres.

Stéphane Aubouard"

Journal l'Humanité vendredi, 26, samedi 27 et dimanche 28 septembre 2014

*****

*

Non ce n'est pas une vue de l'esprit

de gauchistes, de communistes,

du Front de Gauche,

d'anti juifs

C'est une réalité qu'il faut assumer et dénoncer

**

*

BREAKING THE SILENCE

 d’anciens soldats israéliens racontent

Tsahal est une armée de conscription. Le service national est obligatoire pour tous les citoyens, hommes et femmes. L’appel sous les drapeaux peut durer jusqu’à trente mois pour les jeunes filles et jusqu’à trente-six mois pour les jeunes garçons. Pour ces derniers, la loi prévoit qu’ils peuvent être appelés à intégrer par la suite le service de réserve à des fins précises, dont l’entraînement en vue d’un état d’urgence, le maintien de la discipline et l’exécution de tâches opérationnelles. Les périodes de réserve peuvent être prolongées si l’état d’urgence est déclaré ou dans certaines conditions particulières. La plupart des jeunes appelés subissent durant les huit premiers mois de leur service un entraînement très difficile avant de servir, un M-16 en main, dans les territoires occupés. Pour eux, le service militaire ne relève pas seulement du devoir vis-à-vis de l’État d’Israël. C’est aussi un devoir religieux. N’oublions pas que les conscrits sont très majoritairement juifs, les citoyens d’autres religions n’étant pas tenus de servir dans l’armée. Mais ces jeunes appelés ne reviennent parfois jamais totalement indemnes de leur service national. Après le stress des missions à risques et de l’Intifada, certains vont s’éclater en Inde ou en Thaïlande à la recherche de paradis artificiels, se perdant parfois en route… quand d’autres s’occupent de façon plus constructive.

L’association Breaking the silence est composée d’anciens soldats qui n’arrivent pas à vivre avec le poids du mal qu’ils ont infligé aux populations palestiniennes dans les territoires occupés, et qui cherchent un peu de paix intérieure en racontant ce qu’ils ont fait.

Des visites guidées sur les lieux mêmes des combats sont même effectuées en autocars à partir de Jérusalem ; à l’intérieur du véhicule, quarante touristes occidentaux, le chauffeur et l’ex-soldat qui montre les lieux exacts où il opérait.

Certains n’hésitent pas à aller à Hébron, malgré les violences perpétrées par les colons israéliens au centre-ville, là où se trouve le tombeau d’Ibrahim (Abraham pour les chrétiens).

La peur et le dégoût se dessinent dans les récits de ces ex-soldats. Les jeunes de 20 ans préfèreraient fréquenter les plages de Tel-Aviv ou aller à l’université plutôt que de se retrouver à blesser d’autres personnes. Pourtant, ils l’ont fait. On leur a enseigné que les musulmans étaient dangereux et qu’ils pouvaient mettre en danger la sécurité d’Israël. C’est d’ailleurs pour ça qu’ils se retrouvent, à Hébron ou ailleurs, à surveiller les terres que les colons fanatiques arrachent illégalement aux Palestiniens.

L’un de ces anciens conscrits a raconté que la bataille médiatique faisait rage… même en temps de paix.

Dans un jargon propre à Tsahal, on parle d’attaque « terroriste » lorsque les Arabes sont aux prises avec les Israéliens, mais il s’agit de « litiges » lorsque les colons s’attaquent à ces mêmes Arabes.

Israël est plus que jamais le pays des deux poids, deux mesures.

Mais ces jeunes Israéliens de l’association Breaking the silence espèrent changer les choses… Ils ont pourtant fort à faire face à l’actuelle classe politique et aux mentalités de la société israélienne. Beaucoup de ces ex-conscrits sont en effet considérés comme des traîtres, voire comme des lâches, y compris par leurs propres familles.

Mais ils sont peut-être les seuls en Israël à pouvoir dire « shalom » sans se renier.

Capitaine Martin

 

04/08/2014

ISRAELIENS SOLIDAIRES

 

 

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Ils ne pourront jamais pardonner à leurs bourreaux israeliens

comme les descendants de la shoah ne pourront jamais pardonner à leurs bourreaux nazis

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