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31/03/2014

MUNICIPALES : 10 enseignements par ReSPUBLICA

Extraits  n°744 - 31/03/2014

 ReSPUBLICA

Enseignement n°1

Le record de l’abstention tant au premier tour qu’au second confirme le fait que le premier choix de la classe populaire ouvrière et employée est l’abstention. Et de loin ! Contrairement à ce qui est propagé ici et là dans les médias, mais aussi chez les responsables et les militants, le problème principal de la gauche de rupture est là et pas ailleurs.
Comprenons que nous devons aussi tenir compte du phénomène de gentrification*** (voir plus loin), qui éloigne les militants actuels du centre de gravité géographique de cette classe.


Comprenons que la poussée de la droite et du FN est principalement une poussée relative et non absolue, car il y a peu, pour l’instant, de transferts de voix de gauche vers la droite ou l’extrême droite. C’est bien parce que la classe populaire vote de moins en moins, et que la droite et l’extrême droite mobilisent mieux leur électorat, que la droite et l’extrême droite progressent de façon relative.


Comprenons aussi que ceux qui ont fait le choix de l’abstention l’ont fait en conscience et qu’il faut arrêter avec l’idée fausse « ils n’ont pas compris, il faut mieux leur expliquer ». Ils ont bien compris que la politique de leurs élus n’est pas faite pour eux.

 

Enseignement n°2

Après l’abstention, le deuxième choix de cette classe populaire, et loin derrière, n’est plus le PS, comme à la présidentielle de 2012, mais le FN.

 

Enseignement n°3

Pour départager entre le troisième et le quatrième choix de la classe populaire ouvrière et employée, entre le PS et l’UMP, nous avons besoin d’affiner nos chiffres

 

Enseignement n°4

Le FdG reste en cinquième choix. Répéter c’est enseigner : tant qu’il restera le cinquième choix de la classe populaire, aucune transformation sociale et politique ne sera possible et les « pleureuses » pourront s’en donner à cœur joie sur le thème méprisant du « Ils n’ont pas compris » ou « C’est la fatalité », etc.

 

Enseignement n°5

L’augmentation de l’implantation du FN chez les élus locaux est due au fait que c’est le seul parti qui a pris des décisions politiques pour tenir compte du phénomène de gentrification, en portant ses efforts, par parachutage de ses responsables dans les villes de la zone périurbaine, là où la demande de protection et de repli sur soi est la plus forte.

 

Enseignement n°6

Le nombre d’élus de la droite néolibérale et d’un PS malheureusement gagné au néolibéralisme ne changera pas beaucoup.

Peut-être même qu’il sera en faible baisse, nous attendrons l’affinage des chiffres. Il y a fondamentalement un jeu de vases communicants entre ces deux forces. Certains nous diront que quelques élus de la gauche du PS ne sont pas à classer dans les néolibéraux. Ils auront raison, mais nous pourrons leur rétorquer qu’en l’état actuel, leur impact sur la ligne politique de François Hollande est nul.


Pour le PS, cette élection est, aujourd’hui, la plus grande déroute électorale dans une élection municipale depuis la Libération. Qui aurait pu penser qu’une ville depuis plus de 100 ans à gauche comme Limoges puisse passer à droite ?

 

Enseignement n°7

Partout où le FdG a présenté des listes autonomes du PS, avec le PCF et le PG, le niveau des voix est globalement du même ordre que celui obtenu au premier tour de la présidentielle de 2012.

Il n’y a donc pas de recul de ce point de vue.


Lorsque des listes ont été présentées avec l’alliance PG-EELV, ces listes font facilement des scores élevés qui peuvent aller vers les 15 % et au-delà. A noter qu’à Grenoble, la liste EELV-PG-Réseau citoyen frôle les 30 % au premier tour et gagne la mairie au second.

Mais nous avons vu dans cette élection un affrontement au deuxième tour entre le PC allié au PS et le PG allié à EELV, ce qui ajoute à la confusion.


A noter cependant que les municipalités PG de Limeil-Brévannes (94) et de Viry-Châtillon (91) ont été balayées dès le premier tour par la droite ! ...


À noter qu’à Viry-Châtillon, des bureaux de vote populaires ont connu une abstention supérieure à 55 %. Et que, si le FdG à direction PCF a perdu plusieurs municipalités face à la droite (Aubagne, Villejuif, Blanc-Mesnil, Bobigny, etc.), il en a regagné quelques-unes sur les partis gouvernementaux (Aubervilliers, Montreuil, etc.).

 

Enseignement n°8

La campagne du Front de gauche à géométrie variable (listes PS-PC dès le premier tour et listes autonomes du PS au premier tour) a été illisible. Elle a contribué au recul du nombre de municipalités FdG à la sortie du scrutin. Nous pensons également que cette illisibilité a coûté de nombreux postes d’élus au FdG.


Il est à noter qu’à Paris, le refus du PS soutenu par le PC de faire une fusion technique3 au deuxième tour avec les listes emmenés par le PG laissera des traces au sein du Front de gauche à Paris. Le fait que le PG n’ait pas lancé d’appel à voter contre la droite dans certains cas également.

 

Enseignement n°9

Nous devons faire attention au point suivant : qu’est-ce qu’une politique efficace de rupture avec le capitalisme dans une élection locale ? Est-ce que cela se détermine uniquement par la ligne ou par la stratégie ? L”une est-elle une prééminence surplombante par rapport à l’autre ou faut-il lier les deux dans l’action : c’est une pierre d’achoppement au sein du Front de gauche.

Est-ce que ce qui compte, ce sont des listes indépendantes du PS ou un rassemblement du peuple autour de propositions alternatives ou les deux à la fois ?


Sur ce point, le Front de gauche gagnerait à être plus clair sur ce point et à adapter la stratégie de l’évolution révolutionnaire de Jean Jaurès au XXIe siècle.

Disons que notre préférence irait à une politique qui lierait la ligne (propositions alternatives) et la stratégie (tout simplement parce que cette liaison est souhaitée par les couches populaires) et qui déterminerait préalablement, en toute transparence, les conditions bien précises des éventuelles exceptions.

 

Enseignement n°10

L’ancrage populaire est dû aux luttes sociales et politiques et à l’éducation populaire. Si on néglige l’un des deux pans de l’action nécessaire, il n’y a pas ou plus d’ancrage populaire. L’oubli du premier pan de l’action nécessaire, et plus souvent du deuxième pan, est pour beaucoup dans l’écart entre les résultats obtenus et les résultats potentiels qui découlent de la composition sociale de chaque commune, mais aussi dans les écarts de résultats quelquefois exorbitants entre deux communes qui ont une composition sociale équivalente.


Nous rappelons que les réunions publiques traditionnelles, les meetings, les distributions traditionnelles de tracts s’ils sont nécessaires à l’action politique n’ont que peu à voir avec l’éducation populaire tout aussi nécessaire.

Et comme une campagne municipale se mène sur six ans lorsqu’on ne dirige pas la municipalité, il est temps d’y penser…

 

**

 

GENTRIFICATION
Etymologie : de l’anglais gentrification venant de gentry, petite noblesse.

 Le terme "gentrification" est apparu dans les années 1960 pour qualifier la réhabilitation de certains quartiers urbains et le remplacement de leur population par des catégories sociales plus aisées.

Plus récemment son usage a été étendu à d'autres processus d'élitisation.

La gentrification peut être vue comme une forme de SEGREGATION (Éric Maurin, Le Ghetto français), favorisant l'absence de mixité sociale.

 

 

50 députés P.S...pas de vote de confiance si ...

 

Un groupe de cinquante députés va se réunir lundi pour signifier au président de la République que le vote de confiance au Parlement sur le pacte de responsabilité, qui doit intervenir courant avril, n'est pas acquis.

Une cinquantaine de parlementaires de gauche doivent se retrouver lundi soir à l'Assemblée nationale pour tirer les enseignements du scrutin et réclamer à François Hollande un changement de cap et de ligne. Ces élus «de tous les horizons», selon le député Christian Paul, se situent plutôt à l'aile gauche du parti, sont membres de la Gauche durable (aubrystes) ou de la Gauche populaire(ex-strauss-kahniens). Pouria Amirshahi, député du courant de Benoît Hamon.  Un Monde d'avance, est aussi à l'origine du rassemblement. 

Ces parlementaires entendent signifier au président de la République que le vote de confiance au Parlement sur le pacte de responsabilité, qui doit intervenir courant avril, n'est pas acquis. «Nous refusons de subir la funeste période dans laquelle nous nous trouvons, explique Christian Paul. Nous voulons éviter que le vote exprimé dimanche soir ne soit pas pris en compte. On ne peut pas rester dans la tiédeur des derniers mois. Nous venons de subir un sinistre politique de grande ampleur. Il faut réagir vite!»

«Le temps du Parlement est venu», poursuit Christian Paul, qui indique que «le vote de confiance au Parlement (sur le pacte, NDLR) n'est pas automatique». http://www.lepoint.fr/images/2013/09/24/wos-1961877-jpg_1746917.JPG

«A ce stade, la confiance n'est pas acquise», explique lui aussi le député PS Laurent Baumel (Gauche populaire), qui appelle à un changement de ligne. Pour ce député PS, les classes moyennes et populaires doivent de nouveau être prises en compte par le gouvernement qui les a délaissées. «Sur le terrain, nos électeurs nous ont expliqué clairement qu'ils avaient pris prétexte de ces municipales pour envoyer un message à François Hollande».

Lundi, ces parlementaires, qui travaillent à une plate-forme commune, réclameront une nouvelle fois une réforme fiscale d'ampleur. Ils souhaitent que le pacte de responsabilité se porte sur les seules entreprises qui veulent investir. Et réclament des mesures de pouvoir d'achat. Ils demandent aussi que le président prenne des initiatives européennes, notamment un «programme anti-déflation» afin de relancer la croissance.

Source Le Figaro.fr 31.03.2014Hollande-social-2liberalisme-

29/03/2014

FN : LES ANNEES NOIRES A VITROLLES

Capture fn vitrolles.PNG

 

1997-2002 : les années Mégret

 

Rappels

- 1995 - Jean-Jacques Anglade, maire socialiste sortant est réélu avec 335 voix d’avance sur Bruno Mégret (43 % des voix pour la liste FN).

- 1996 - Le Conseil d’Etat annule l’élection précédente ; dans le même temps, il déclare Bruno Mégret inéligible pour cause de dépassement des dépenses autorisées de campagne.

- février 1997 - Nouvelle élection : Catherine Mégret, qui a remplacé son mari en tête de liste du FN, devient maire de Vitrolles, avec 52,5 % des voix.

- 1999 - Bruno Mégret quitte le FN pour créer le MNR (Mouvement national républicain).

- mars 2001 - Catherine Mégret est réélue maire au second tour avec 201 voix d’avance (45,3% des voix, contre 44,1% pour la liste de la gauche unie de Dominique Tichadou et 10,6% pour la liste RPR-UDF de Christian Rossi).

- 2002 - En juin, le Conseil d’Etat annule à nouveau les résultats de l’élection municipale, à cause d’un tract du MNR diffamatoire envers le candidat de la droite (Rossi).

- 6 octobre 2002 - Catherine Mégret perd les élections municipales de Vitrolles face au socialiste Guy Obino (54,05%). Celui-ci menait un large rassemblement des partis de gauche et du mouvement associatif de la ville.

 

1997 à 2002 - cinq années noires

A partir de février 1997, Catherine Mégret va, brutalement, méprisant les règles élémentaires de fonctionnement d’une collectivité territoriale, appliquer l’idéologie véhiculée par le Front national. Quelque exemples rassemblés par la section locale de la LDH.

Culture et "identité"

- L’association le "Sous-Marin" devient la cible des élus F.N. dès juin 1997 : suppression de la subvention de 200 000F soit plus de 20% du budget.

- En présence de deux élus et du service d’ordre, les entrées du Café Musique sont murées, ce qui induit une tension extraordinaire ; les CRS appelés en renfort viennent "protéger" les élus FN et leurs complices.

- En 1998, Régine Juin , directrice du cinéma les "Lumières" en gestion municipale, classé Art et Essai, est licenciée. Il lui est reproché par les élus FN d’avoir programmé et maintenu un film suivi d’un débat sur le sida. Vitrolles ville de près de 40 000 habitants n’a plus de salle de cinéma !

 La -même année, l’association "moulin à jazz" voit sa subvention amputée de 70% ; elle résistera grâce aux subventions du Conseil général des Bouches du Rhône.

- Septembre 97 : "Notre ville fière de son identité entend affirmer avec éclat l’identité française et provençale" (Catherine Megret- lettre du Maire- n°3) Vitrolles devient Vitrolles en Provence.

- Arbitrairement des noms de rues et de places sont changés : la place Nelson Mandela se transforme en place de Provence ; le square Dulcie September devient le square Marguerite de Provence ; l’avenue Salvador Allende est remplacée par avenue Mère Térésa ; l’avenue Jean-Marie Tjibaou portera le nom de Jean-Pierre Stirbois délégué du FN ...

 

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La préférence nationale

- Janvier 1998 : une allocation de naissance d’un montant de 5 000F (762 €) est allouée aux enfants de parents français ou ressortissants de l’Union européenne. Catherine Mégret sera condamnée pour discrimination à 3 mois de prison avec sursis, une amende de 15 245 €, et deux ans d’inégibilité.

- Fraternité française, association d’extrême droite s’installe à Vitrolles avec le soutien des élus en place.

Le personnel - La police municipale

- Avril 1997 : licenciement des éducateurs de rue et agents de prévention (affectés dans les bus) - "l’éducation ne se fait pas dans la rue" proclame Bruno Megret, porte parole officiel de Madame !

- licenciement de 84 auxiliaires et contractuels.

- brimades, mutations abusives d’un service à l’autre, atteinte à la vie privée pour les fonctionnaires en place qui tentent de résister.

- 50 cadres quittent la ville, les services sont bloqués.

- "que la peur change de camp" affirme Mme le maire qui renforce la police municipale ( + 50%) : les contrôles musclés s’intensifient en direction des jeunes de certains quartiers mis à l’index (les Pins, la Frescoule).

Gestion et finances

- Incompétence : pour élaborer le budget les élus FN font appel à un cabinet privé. En conseil municipal le responsable de ce cabinet répond à la place de l’adjoint aux finances dépassé par les questions !
- Rapport accablant de la Cour régionale des comptes sur la gestion Megret. Le Commissaire du gouvernement de la CRC saisit le Procureur de la République d’Aix en Provence d’irrégularités susceptibles de constituer des délits (prix de l’eau : + 20% ; envoi de courriers à l’ensemble des maires de France pour la campagne présidentielle de Bruno Mégret ; frais de représentation abusifs ...).

Cet aperçu, bien qu’incomplet, illustre les dérives, l’incompétence dans la gestion, le mépris envers la population des élus de l’extrême droite lorsqu’ils ont le pouvoir. Ils ont laissé Vitrolles déboussolée, exsangue.

 

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La chambre régionale des comptes

critique vivement la gestion de Catherine Mégret à Vitrolles

par Michel Samson [ LE MONDE, le 16 mai 2002 ]

Adressées à la mi-février à la municipalité de Catherine Mégret (MNR), les observations provisoires de la chambre régionale des comptes (CRC) sur la gestion de la commune de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) dressent un tableau accablant de la gestion de la mairie depuis l’élection de Catherine Mégret, en 1997.

Il en ressort que l’évolution des budgets semble conduire la ville à la faillite dans une fuite en avant, que l’argent des contribuables vitrollais est employé à des fins qui leur paraissent étrangères, et que la gestion du personnel, comme l’attribution des marchés publics, s’effectue dans un certain chaos. Dans un courrier daté 6 février, le commissaire du gouvernement de la CRC a d’ailleurs officiellement saisi le procureur de la République à Aix-en-Provence de plusieurs des faits dénoncés dans le rapport, qui pourraient être qualifiables pénalement.

Ayant fait campagne sur la baisse des impôts, l’équipe du MNR paraît avoir eu recours à de discrets artifices pour payer ses échéances."La trésorerie de la commune est largement assurée par les usagers de l’eau, qui ont eu à supporter une hausse brutale des tarifs en 1997", écrivent notamment les magistrats de la CRC, précisant : "L’usager a joué le rôle d’un prêteur non rémunéré, chaque famille ayant été créancière de plusieurs milliers de francs au bénéfice du budget principal de la commune, lui permettant de faire face à ses problèmes de trésorerie."

Pour équilibrer son budget, deux années de suite, la ville a ensuite repoussé les remboursements de ses dettes, "au prix d’opérations financières douteuses", indiquent les magistrats financiers.

Les rapporteurs recensent des pratiques qui pourraient dévoiler l’utilisation de fonds publics à des fins partisanes. Notant qu’il n’existe aucun "enregistrement du courrier départ", le texte précise que "ce fonctionnement a permis, en 2000 et 2001, l’envoi de plusieurs courriers à tous les maires de France dont l’intérêt communal n’est pas évident". Le document souligne en revanche que ce mailing pourrait avoir eu pour objet de "recueillir des signatures pour permettre à M. Bruno Mégret de se présenter à l’élection présidentielle". Le coût global de ces envois est évalué à 75 000 euros (environ 500 000 francs).

 

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DÉPENSES CONTESTABLES

Au terme de leurs investigations, les magistrats de la CRC relèvent également l’acquisition par la commune de 150 téléphones portables dont "la liste attributaire n’a pu être obtenue"et semble inconnue des services -"au point que le directeur des services techniques (...) envisageait d’appeler les numéros facturés à la ville pour savoir qui en bénéficiait", indique le rapport. Dans ce flou administratif, les bénéficiaires des téléphones ont mis à la charge de la ville d’imposantes notes, notamment pour des appels internationaux.

L’essentiel des frais de représentation accordés au maire, Mme Mégret, 50 000 euros (350 000 francs), ont, par ailleurs, "été consommés par des repas parfois pris en groupe, mais le plus souvent à deux ou trois, notamment le week-end".

A ces dépenses contestables s’ajoute une gestion du personnel hasardeuse. Comptant "un agent pour 38 habitants, c’est-à-dire 30 % de plus qu’ailleurs", la municipalité vitrollaise a installé "une administration municipale qui manque cruellement de compétences", dit le rapport, relevant que "de nombreux services n’ont pas de responsable" avec pour conséquence "l’intervention de consultants extérieurs pour remplir des missions habituellement assurées par les services municipaux"

Au total, selon le rapport, la gestion de Mme Mégret - auprès de qui M. Mégret, lui-même candidat aux municipales en 1995, joua le rôle de "porte-parole"- conduit à ce que "les frais de personnel par habitant dépassent 762 euros (5 000 francs)", contre 557 euros (3 653 francs) de moyenne régionale pour les villes de taille comparable. Cette inflation paraît avoir profité à quelques privilégiés : les magistrats notent que "certains agents auxiliaires bénéficient de manière récurrente et abondante d’heures supplémentaires qui leur sont payées" et préconisent une réorganisation des services "pour que ceux qui travaillent le soir, la nuit et les jours fériés ne soient pas les mêmes qui travaillent les jours ouvrables".

Décrivant la chute du nombre des agents d’encadrement (de 60 en 1996 à 19 en 2000), la CRC en détaille les conséquences : commissions paritaires sur le personnel tenues dans des conditions contestables ou incapacité à préparer correctement les attributions de marchés publics. Alors que le contrat d’exploitation des cantines scolaires arrivait à échéance en novembre 2000, la procédure d’attribution "destinée à assurer la continuité du service public" n’avait pas été lancée cinq mois plus tard. Seul un bricolage hâtif - et apparemment onéreux - avait permis d’assurer la rentrée scolaire.

La maîtrise des dépenses engagées s’en ressent aussi. Alors que la réhabilitation du centre culturel Fontblanche était votée le 20 janvier 1998, le démarrage des travaux n’a commencé qu’en avril 2002, "trois ans après que le maître d’œuvre a été choisi".

S’agissant du dossier de la propreté urbaine, le rapport signale "l’obstination de la commune dans le choix du prestataire", la Polyurbaine, lors de l’appel d’offres, sur la foi de "notes dont la logique surprend". Il conclut surtout que l’objectif d’économie affiché "n’a pas été atteint", alors que le premier adjoint admet que le service rendu n’est pas bon : il faut régler le mauvais prestataire et continuer de payer les salariés de la ville qui assuraient ce service.

Quant aux licenciements de 31 contractuels, effectués à la hussarde en 1997, il a coûté plus de 94 000 euros à la ville, alors que "la durée moyenne résiduelle des contrats des agents licenciés [était] de six mois à peine". S’y sont ajoutés les frais de justice et d’avocats.

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Le cabinet de la maire répond au "Monde"

Le cabinet de la maire (MNR) de Vitrolles, Catherine Mégret, a répondu par écrit aux éléments relevés par Le Mondedans le rapport de la CRC. Concernant l’augmentation du prix de l’eau, il nie les accusations et estime que "l’opération doit être appréciée globalement". Les lettres appelant au soutien de Bruno Mégret à l’élection présidentielle auraient été "envoyées par erreur" et ce dysfonctionnement "régularisé" depuis lors. S’agissant des téléphones portables, "plusieurs dizaines ont été supprimés" à l’automne 2001, indique la mairie. Quant aux repas dominicaux de Mme Mégret, ils visaient à "rencontrer des représentants des associations, de groupements de sa municipalité et des maires d’autres villes". "Vitrolles-en-Provence n’est pas Neuilly-sur-Seine (...) et n’a pas les mêmes ratios qu’une ville riche", indique la réponse à propos des questions de personnels, ajoutant que les heures supplémentaires correspondent à des forfaits "tout à fait légaux". La mairie assure avoir eu "très peu" de candidatures aux postes de directeur et avoir dû faire appel à l’extérieur pour préparer son budget. Répondant aux critiques de la CRC sur la propreté urbaine, le cabinet écrit : "Le coût de la prestation assurée auparavant en régie représentait 19 millions de francs, il est maintenant de 13 millions."

 ***

*

Ce n'est pas trés élégant,

mais ça me fait vomir de voir que ce désastre

risque encore d'arriver dans d'autres villes 

 

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27/03/2014

PREMIERES MUNICIPALES

Faire les marchés

 

Les élections municipales se déroulent le 29 avril et le 13 mai 1945 . Ce sont les premières élections depuis la Libération de la France

 

Alors que la guerre n'est pas encore officiellement terminée (la capitulation allemande du 8 mai 1945 sera signée entre les deux tours), les élections se déroulent dans une situation politico-sociale difficile : la situation économique reste très précaire, les prisonniers de guerre ne sont pas tous revenus et de nombreux règlements de compte émaillent la vie politique locale.

Ces élections constituent le premier test pour la validité des institutions provisoires issues de la Résistance.

Le système électoral en vigueur est le système majoritaire à deux tours, sauf à Paris où les élections ont lieu au système proportionnel. Ce scrutin est marqué également par la participation des femmes, pour la première fois en France. Le 21 avril 1944, le droit de vote avait été accordé aux femmes en France par le Comité français de la Libération nationale, et confirmé par l’ordonnance du 5 octobre sous le Gouvernement provisoire de la République française.

Résultats

Au premier tour, les Comités de Libération enregistrent un échec cuisant. Le Parti communiste français est bien placé, tandis que les modérés et les radicaux s'effondrent. Enfin, le nouveau Mouvement républicain populaire fait une percée inattendue.

Au second tour, le MRP - attaqué de toutes parts et rejeté à droite - s'écroule par rapport au premier tour. Il n'obtient que 477 communes, revirement qui permet aux modérés de gagner finalement 15 600 communes et aux radicaux 6 400. À gauche, la SFIO atteint les 4 100 communes et le PCF 1 400.

À Paris, où les élections ont eu lieu au système proportionnel, le Parti communiste devient le premier parti de la ville avec 27 sièges sur 90, mais reste loin d'obtenir une majorité.

Le Mouvement républicain populaire (MRP) est un ancien parti politique français, classé comme démocrate-chrétien et centriste

 

La Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) est un parti politique socialiste français, qui existe sous ce nom de 1905 à 1969.

En 1969, elle devient le Parti socialiste, lors du congrès d'Issy-les-Moulineaux où elle s'associe avec l'Union des clubs pour le renouveau de la gauche.

 Le Parti communiste français (PCF) est un parti politique français classé à gauche. Fondé en décembre 1920 au congrès de Tours de la SFIO, lors d'un congrès appelé à décider de l'adhésion à l'Internationale communiste ; la majorité du Congrès ayant décidé de cette adhésion, la minorité a alors décidé de faire scission.

Plus important parti français dans l'immédiat après-guerre, le parti communiste constitue la première force de gauche en France. Son influence et son assise électorale vont peu à peu diminuer, le PCF étant notamment dépassé par son rival dans la gauche, le Parti socialiste, lors des élections législatives françaises de 1978 puis lors de l'élection présidentielle française de 1981

20/03/2014

GAUCHE ? DROITE ?

 "Maman c'est quoi la différence entre gauche et droite ?"

 

Résumé en deux mots :

"La droite défend l'ordre et les privilèges"

L'Ordre ? Quel ordre ?

"La gauche défend l'intérêt général, l'intérêt collectif, 

travaille au bien commun"

Oui, là j'ai compris. C'est pas pour sa bobine,

c'est pour que ça profite à tous.

- Oui, c'est ça !

****

Tiens, je vais te citer un exemple précis :

A GAGNY, quand le maire (communiste) de l'époque, a demandé leur avis, aux habitants d'un quartier d'une zone pavillonnaire pour la réalisation d'un gymnase à côté de votre école, ils ont tous refusé :

"Non, on n'en veut pas, ça dévaloriserait notre pavillon, on le vendrait moins cher". "et puis on veut notre tranquillité, etc.."

Quid de l'intérêt des enfants ?

Et les élèves du Primaire ont continué à se rendre à pied au stade, perdant du temps sur leur cours de gymnastique, empruntant un trajet à risque avec la circulation des véhicules.

ça c'est un comportement de droite.

On défend son bien personnel, son intérêt particulier.

***

*

 

Depuis quand les notions de gauche et de droite ?

Rappelons-nous

Gravure satirique de la Révolution française :
le tiers état écrasé par la taille, les impôts et les corvées

 

L'Ancien Régime se caractérisait par une monarchie absolue et de droit divin et une inégalité sociale fondée sur des privilèges de naissance pour la Noblesse et le rôle important joué par le Clergé.

Il n'y a pas de constitution écrite et c'est le roi qui incarne l'Etat.

Bien que symbolisée par la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, l'abolition de l'Ancien Régime s'est déroulée en plusieurs étapes :
- Abolition des droits féodaux et des privilèges le 4 août 1789,
- Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen, le 26 août 1789,
- première Constitution écrite en 1791,
- abolition de la monarchie et proclamation de la République le 21 septembre 1792.

 

Atteinte dans ses biens après l'avoir été dans son orgueil par la suppression des ordres (noblesse, clergé) et des privilèges, la Noblesse a voué à la Révolution une haine inexpiable.

Historiquement, lors de la Révolution Française, les membres de l'Assemblée Constituante qui étaient favorables au roi avait pris l'habitude de se placer à droite de l'hémicycle, tandis que ses opposants s'installaient à gauche.

 

Ce positionnement droite/gauche au sein de l'Assemblée Nationale est demeuré, même après la fin du monarchisme, hormis pendant la première Assemblée nationale structurée en "gironde", en bas, (députés proches du pouvoir) et en "montagne", en haut (députés de l'opposition).

**

Les notions de droite et de gauche renvoient à une opposition en politique, qui depuis la France de 1789, s'est étendue dans une grande partie des systèmes politiques d'assemblée.

Politiquement, le terme "droite" désigne des courants ou partis mettant en avant la rigueur morale et un certain conservatisme, ce qui fait qu'en France, les hommes politiques ont longtemps refusé de se définir comme étant de "droite".

L'ordre, le travail, la famille et la responsabilité individuelle sont plutôt considérés comme des valeurs de droite,

tandis que la gauche s'intéresse davantage à la justice sociale, l'égalité, la solidarité, l'humanisme, la laïcité.

 

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Le parti de l'Ordre était en France en 1848, sous la Deuxième République, le regroupement non réellement structuré de personnalités conservatrices, partisanes – comme l'indique son nom – de l'ordre, de la sécurité et des bonnes mœurs.

Le parti était composé de monarchistes légitimistes, surtout d'orléanistes mais aussi de républicains adeptes de la république américaine. Ses chefs de file étaient Adolphe Thiers, François Guizot, le comte de Montalembert, le comte de Falloux ou encore Alexis de Tocqueville.

 Cette comparaison historique n'a pour mérite que de rappeler que le concept d'ordre traverse les différents courants politiques de droite en France depuis maintenant plus d'un siècle.

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PARTI DE L'ORDRE... QUEL ORDRE AUJOURD'HUI ?

François FILLON, n'a pas dit autre chose quand il a affirmé devant les députés de la majorité sortante en février dernier: «L'UMP doit dire qu'elle est le parti de l'ordre.»

Comme l'a très bien énoncé Henri GUAINO à plusieurs reprises pendant la campagne, «la droite représente l'ordre et l'autorité, la gauche la justice et le progrès».

Cette présentation a le mérite de montrer que la ligne de partage entre la droite et la gauche traverse le cœur de chaque citoyen.

Il ne s'agit pas d'être manichéen en disant que la droite ne se soucie pas de justice ou la gauche pas d'autorité,

mais de reconnaître que ces deux grandes forces politiques, ...  ne mettent pas les mêmes principes ni les mêmes valeurs en avant.

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 En cela, l'ordre est l'exact antithèse du progressisme dont se réclame le plus souvent la gauche, qui voit le progrès comme un mouvement irrésistible qu'il s'agit d'accompagner et non de construire.

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L'ORDRE

Au-delà de la demande légitime de sécurité

 

L'ORDRE ECONOMIQUE

coût du travail

... Équilibre dans les échanges commerciaux avec la nécessité de redonner à la France de la compétitivité face à l'aggravation de son déficit commercial.

Cela passe par la question du coût du travail (et en particulier du financement de la protection sociale)

 

L'ORDRE SOCIAL

Les élus de droite et d'extrême-droite dans le cortège de la "Manif pour tous" à Paris (Thomas Samson/AFP)

En matière juridique, cela impose notamment de ne modifier le Code civil qu'avec beaucoup de précaution. Sans s'enfermer dans un conservatisme rigide, il est du devoir du politique de résister à certaines modes ou pressions issues de groupes sociaux. La droite agit trop souvent en réaction au progressisme de la gauche sur ces questions de société : c'est ce qui a conduit le groupe UMP de l'Assemblée nationale, sous l'impulsion du député Hervé Mariton, à lancer une réflexion en 2009 qui a aboutit à un très bon rapport intitulé "REPRENDRE LA MAIN SUR LES QUESTIONS DE SOCIETE.


L'ORDRE INSTITUTIONNEL

LES MODES DE SCRUTIN

L'ordre institutionnel passe aussi par un mode de scrutin qui permette de dégager clairement une majorité qui puisse appliquer son programme sans donner lieu à d'interminables négociations entre les partis d'une coalition gouvernementale.

La droite doit donc défendre jusqu'au bout la logique de le Ve République en refusant la proportionnelle et en faisant du président de la République le chef naturel de la majorité parlementaire.

 L'ordre est le principe qui semble le mieux correspondre à ce qu'est la droite,

et dépasse largement le seul sujet de la sécurité

***

 

... La droite obéit à l’idée d’un univers qui la précède, la légitime, et qu’elle doit soutenir.

La gauche est plus un projet (de vie moins dure, de plus grande justice, de recherche d’égalité) qu’une certitude qui s’appuierait sur un « ordre » préexistant ou sacré.

Si la droite soutient le monde, la gauche le construit.

Si la droite légitime l’ordre des choses, la gauche le conteste.

La droite c’est le choix de l’ordre, divin ou naturel, immémorial et sacré. Les hommes et la société doivent le maintenir et non le subvertir.

L’ordre des choses ne satisfait pas la gauche. Comme elle ne le trouve pas forcément respectable, elle est plus sensible à ses contraintes, ses abus, qu’à son caractère « sacré ».

La pauvreté, la domination politique, l’exploitation sont les manifestations concrètes de cet ordre, des réalités que la gauche conteste.

... Ainsi la droite croit en des frontières rigides balisant la vie sociale. Elle veut que chacun soit à sa place, que l’homme soit homme et la femme femme, que le serviteur soit le serviteur et le maître le maître, que le nègre soit le nègre et le blanc blanc, que les enfants soient les enfants et les parents les parents, etc. ...

Les Blancs et les Noirs, les patrons et les ouvriers, les juifs et les chrétiens, les Asiatiques et les Américains, les voyous et les princes, les gens de bonne éducation et les grossiers personnages ne doivent en aucun cas se mêler.

Et ils le font pourtant et justement où ? Au plumard. Car en effet, les femmes et les hommes doivent se mêler. Et se mêler au plus près, physiquement en quelque sorte. C’est le seul cas où les frontières doivent être franchies...

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Tout ça c'est pas moi qui l'invente

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 Alors, gauche, droite ?

Chacun fait ce qui lui plaît, plaît, plaît, plaît

EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE et ... EFFETS SECONDAIRES

 

 

 

 
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