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12/05/2013

Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes

Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes a créé un véritable buzz au sein de la communauté soignante en dénonçant entre autres la pénibilité, la dégradation des conditions de travail ainsi qu’un système qui privilégie la rentabilité dans les établissements de soins.

Ce succès soudain  ne surprend pas les 15 administrateurs actuels du groupe. « Au vu du constat national de dégradation des conditions de travail, la créatrice - qui souhaite rester anonyme, ndlr-  savait que les collègues allaient suivre. Cependant, il y a un réel engagement auquel elle ne s’attendait pas forcément. Cela est très constructif ».

 

Jusqu’à présent, le groupe semblait se situer davantage dans la revendication que dans l’action. Il s’agissait de mutualiser une force de frappe soignante en rassemblant un maximum de professionnels pour se faire entendre, plutôt que de «  se battre chacun dans son coin ».

 

Alors que de plus en plus « d’actions choc » vont être mises en place pour informer, et faire reconnaître à leur juste valeur les différentes professions soignantes - tous les soignants et les étudiants du secteur sont représentés au sein du mouvement -  le groupe s’organise pour devenir une association. « C’est un statut qui a l’avantage de prendre une forme juridique et qui reste assez neutre politiquement. Nous ne souhaitions pas être un syndicat de plus ».

 

De façon ludique mais explicite, le mouvement décortique aussi l’information véhiculée par les médias. Il détourne des photos, des interviews ou encore des reportages télévisés sur la profession. Le but étant d’analyser l’information, mais surtout de la critiquer.

 

 

 

 

Et si ce genre de mouvement faisait de l’ombre aux syndicats qui se battent depuis très longtemps pour se faire entendre? « Pas du tout », selon Thierry Amouroux, secrétaire général du SNPI.

 « Le grand mouvement de 1988 par exemple n’a pas porté atteinte aux syndicats. C’est une autre forme d’action. Au moins, ça montre que ce ne sont pas des gens passifs et qu’ils essayent de faire quelque chose sur la toile  » explique le syndicaliste.

 

08/05/2013

EMBARRASSANT CANULAR

POLITIQUE - L'humoriste Gérald Dahan a réalisé une jolie "performance". Connu pour ses imitations vocales, il a réussi à piéger téléphoniquement Claude Guéant et Patrick Devedjian dans l'affaire des 500.000 euros.

Les enregistrements, dans lesquels Gérald Dahan se fait passer pour Manuel Valls, sont écoutables sur le site du Canard enchaîné, qui a organisé ce double canular, et qui publie là le premier contenu purement web de son histoire (voir plus bas).

LIRE AUSSI :
» Quand Guéant démentait Guéant
» Guéant ne sait pas comment blanchir de l'argent ? Et pourtant...
» Les explications de Guéant sont-elles crédibles ?

"J'ai certaines informations qui me sont remontées dans le dossier Guéant. (...) Il est évidemment hors de question qu'une nouvelle affaire éclabousse la classe politique", confie Gérald Dahan -qui a déjà piégé de nombreux politiques- au président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine. Patrick Devedjian approuve:

- "On est au courant d'où vient l'argent!" ajoute le faux Valls.

- "C'est-à-dire... Qu'est-ce qui va sortir? (...)"

- "L'argent ne vient pas du tout des tableaux!"

- "Oui, ça c'est sûr", répond Patrick Devedjian.

 

» Ecoutez le canular complet en cliquant ici ou voir un montage réalisé par Le Figaro dans la vidéo en haut de l'article

Patrick Devedjian, interrogé après coup par l'AFP sur l'origine des 500.000 euros, dont il semblait nier au téléphone qu'ils proviennent de tableaux, a répondu: "Je ne sais pas." Quant à l'enregistrement, "c'est un montage, ce n'est pas l'intégralité", a-t-il critiqué. Autre son de cloche chez Gérald Dahan: "L'enregistrement a été raccourci, c'était un peu long, mais le sens de la conversation est respecté".

Lors d'un second canular, le faux Manuel Valls appelle cette fois Claude Guéant pour "trouver des solutions pour essayer d'aider" l'ex-ministre de l'Intérieur. En voici le passage le plus marquant:

- "Nous ne sommes pas sans savoir d'où vient l'argent..."

- "J'ai bien entendu cela!" réplique vivement Claude Guéant, qui abrège peu de temps après la conversation.

 

» Ecoutez le canular complet en cliquant ici

Après avoir été piégé, Claude Guéant a expliqué à l'AFP: "J'ai reçu un coup de fil qui m'a semblé étrange à la fois par la teneur et la voix. Je n'ai pas répondu, j'ai perçu que ce n'était pas Manuel Valls." Sur le fond de l'affaire, "je réserve mes déclarations à la justice", a-t-il ajouté.

Le Canard, première

En publiant ces deux extraits sonores sur internet, Le Canard enchaîné, hebdomadaire satirique bientôt centenaire, a donc posé son premier pied dans le multimédia. 

Lors du second canular, le faux Valls appelle Claude Guéant pour 'trouver des solutions pour essayer d'aider' l'ex-ministre de l'Intérieur.

 

Voici la conversation entre le faux Manuel Valls et Claude Guéant

- Bonjour monsieur le ministre, dit Claude Guéant en décrochant son téléphone.

- Je me permets d'appeler car certaines informations des services sont remontées concernant ce qui arrive. Je me permets de vous appeler pour savoir comment on pourrait essayer de vous aider, trouver des solutions, avance Gérald Dahan qui se cache derrière l'identité de Manuel Valls.

- Ecoutez je suis très sensible à votre appel, mais je ne sais pas ce qu'on peut faire monsieur le ministre, répond Claude Guéant.

- Vous connaissez certaines méthodes, vous savez ce qu'on peut faire dans l'immédiat. Il va falloir faire un effort, insiste Manuel Valls.

- Oui, oui je vous entends.

- Nous ne sommes pas sans savoir d'où vient l'argent..., déclare Gérard Dahan. 

- J'ai bien entendu cela ! réplique vivement Claude Guéant, qui abrège la conversation.

 

Claude Guéant s'explique à l'AFP: 'J'ai reçu un coup de fil qui m'a semblé étrange à la fois par la teneur et la voix. Je n'ai pas répondu, j'ai perçu que ce n'était pas Manuel Valls.' Sur le fond de l'affaire, 'je réserve mes déclarations à la justice', a-t-il dit.

07/05/2013

MAREE CITOYENNE... PARI TENU..Ils sont aveugles et sourds ceux qui ne veulent rien voir, rien entendre

Les leaders politiques lors de la marche contre l'austérité.

 La préfecture de police, qui traditionnellement n’annonce jamais les chiffres des rassemblements politiques, semble avoir fait exception pour la grande marche pour la 6eme république.

Le chiffre annoncé est ridiculement sous évalué. Il est facile de le vérifier :

Quand il y a 4 personnes au m² sur la Bastille puis 3 au m² sur la totalité du parcours et 2 m² sur nation ça fait
182 895 ( Bastille : 58000+rue de Lyon 13350 + av Daumesnil 30600 + Bld Diderot 45945 + nation (partie occupée par la manif)  35000 = 182 895 personnes .

Monsieur Valls ne saurait il pas compter ?
Est-ce la politique d’austerité appliquée au chiffrage de notre marche ? Ou peut être utilise-t-il les forces de polices au service de la propagande solferinienne….

En tous cas c’est une fois de plus un mauvais coup du ministre de l’intérieur, contre la gauche…

 

Jean-Luc Mélenchon a affirmé, à propos du quinquennat de François Hollande, que "la période d'essai (était) terminée" et que "le compte n'y (était) pas" alors que les manifestants scandaient "résistance !". Deux oeillets rouges à la boutonnière, un foulard rouge autour du cou, il a accusé le chef de l'État de ne pas respecter ses engagements de campagne. "Nous n'avons pas changé d'avis, nous ne voulons pas de la finance au pouvoir, nous n'acceptons pas les politiques d'austérité", a-t-il dit .

Derrière lui se tenaient des représentants des "entreprises en lutte" (Fralib, ArcelorMittal, Sodimedical, Carrefour, Prestalis, Air France, Sanofi...), qui ont ensuite pris place dans le cortège, derrière le carré de tête où étaient réunis les représentants du FG tels Clémentine Autain (la Phase), Marie-George Buffet (PCF) ou Christian Picquet (gauche unitaire).

 

S'était jointe une foule de personnalités, dont Eva Joly (EELV), candidate des écologistes en 2012 qui avait remis ses lunettes vertes de la campagne présidentielle, et aussi le médecin urgentiste Patrick Pelloux, ou le journaliste Edwy Plenel, fondateur du site Mediapart.

 


La marée citoyenne du 5 mai 2013 par lepartidegauche

 

"Nous avons la tête dure. Nous ne céderons ni aux menaces, ni aux flatteries, aux intimidations, aux rappels à l'ordre. Nous avons chacun nos histoires, nos traditions politiques, nos réflexes. Nous avons chacun notre vocabulaire et il est parfois très différent. Mais nous ne nous laisserons pas diviser", a affirmé la candidate des écologistes d'EELV à la présidentielle de 2012.

 

 

 Numéro un du PCF, Pierre Laurent, brins de muguet à la boutonnière, a déploré "une année gâchée pour le changement". "Un an plus tard, c'est le gâchis et la colère", a-t-il insisté, refusant de se "rallier à l'idéologie de la défaite face aux forces de l'argent". Cette "marche citoyenne", a-t-il dit, est "un appel à la remobilisation, un appel à reprendre le combat là où le gouvernement a trop vite renoncé".

 

N'est pire sourd que celui qui ne veut rien entendre

marche-citoyenne-180 000-personnes 

FTVi #BASTILLE Marisol Touraine n'apprécie guère les critiques adressées par Jean-Luc Mélenchon au gouvernement. Elle a dénoncé "beaucoup de prose et pas beaucoup de propositions de la part de l'extrême gauche", ce matin sur France 2.

 

 Ils éprouvent un malin plaisir à nous appeler extrême (ouh ! ça fout les jetons !!) et éviter de prononcer FRONT DE GAUCHE... Pauvres gens ! En être réduits à ça ! quelle médiocrité !

Tiens ma chérie, elles sont là les propositions du FRONT DE GAUCHE et elles ne sont pas nées d'aujourd'hui.

Je vais te les mettre en gros caractère. Tu peux faire un copier-coller et t'en inspirer... ça me permettra de passer à autre chose.

 

marche citoyenne,bastille,6ème république,melenchon

Partager les richesses et combattre l'insécurité sociale

 

Reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers

 

Faire la planification écologique

 

Convoquer une Assemblée constituante pour la Sixième République

 

 

 

"Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage !" et nous on répond "Les chiens hurlent, la caravane passe"

 

   C'est pour l'Humain d'Abord, mais il faut oser toucher à la Finance qui vous est si chère.

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Discours d'Eva Joly - Marche citoyenne pour la... par lepartidegauche

04/05/2013

Scandales, magouilles et manipulations de la droite

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/05/...

Petit rappel historique des entourloupes de la droite française depuis deux siècles environ :

- 1799 coup d'Etat du 18 Brumaire de Napoléon Bonaparte : au nom des principes de 1789, en fait pour rassurer les possédants et mettre fin à la République (qu'il ne comprenait sans doute pas, lui l'ambitieux par excellence), il installe un régime autoritaire avec un fort pouvoir personnel - régime qui fera rêver la droite et l'extrême-droite française , et qui a donné au final, variante adoucie du bonapartisme, la Ve République et sa monarchie républicaine...

 -1830 après l'insurrection parisienne contre la monarchie absolutiste des Bourbons, Louis-Philippe récupère le pouvoir et met fin lui aussi, progressivement, aux libertés chèrement payées par le sang du peuple ; il réprime les révoltes des années 1830 et 1840, mais la dernière le renverse.

- 1848, juin : après quelques mois de gouvernement républicain enthousiaste et optimiste, le gouvernement de droite multiplie les provocations illégales pour pousser les ouvriers et chômeurs parisiens à la faute. Supprimant les ateliers nationaux, il les conduit à une insurrection qui sera durement réprimée par l'armée - celle qui vient, pour Louis-Philippe, de conquérir l'Algérie - faisant des milliers de morts dans la capitale. La gauche est battue, beaucoup de ses leaders s'exilent et peu défendront la République quand elle sera à son tour attaquée par le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte (qui rétablit ensuite l'empire en 1852).

- 1871, épisode bien connu de la Commune : défaite de la gauche révolutionnaire ou plutôt républicaine au sens entier du terme, comme elle se définissait à l'époque, là aussi trahie par un pouvoir prêt à tout pour garantir les intérêts des possédants (NB aux Parisiens : il y a une expo gratuite très bien à l'Hôtel de ville sur le sujet, pour quelques jours encore)

- 1894, début de l'affaire Dreyfus : au nom de l'honneur de l'armée française, qui était pourtant un ramassis de généraux royalistes hostiles à la République, la droite et l'extrême-droite (elle aussi, à l'époque, monarchiste et anti-républicaine) justifient la manipulation du procès d'un officier juif injustement accusé, certains allant jusqu'à tenter un coup d'Etat contre le gouvernement en place (et à assassiner Zola dans son sommeil en 1902 ? c'est une thèse admise parfois).

- 1914 pour faire taire Jean Jaurès, le socialiste réformiste français, grand orateur et défenseur de la paix, marchands de canons et nationalistes appellent plus ou moins au meurtre. Jaurès est assassiné en juillet 1914 par un nationaliste, et quelques jours après éclate une grande guerre : grande surtout par ses destructions et le suicide de l'Europe comme civilisation du progrès.

- 1936-37 face au gouvernement de Front Populaire, la droite et l'extrême-droite se déchaînent pour dénoncer le "juif Blum" (chef du gouvernement) et le "traître Salengro" (ministre accusé d'avoir déserté en 1915, ce qui était faux, et persécuté par la presse pour son homosexualité supposée : Salengro finit par se suicider, poussé à bout)

- 1937 toujours, le Sénat fait chuter le gouvernement Blum, non sans avoir vidé de son sens le projet d'attribution de droits aux "Français musulmans d'Algérie", jusque là traités comme des parias par les colons français.

- 1940 la IIIe République est liquidée par une majorité de députés, la plupart de droite, qui accordent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. On connaît la suite, en particulier les ignobles procès "pour trahison", entre autres, du socialiste Léon Blum et de Georges Mandel, un des rares hommes politiques de droite à l'époque qui refusait la collaboration, et du radical de gauche Pierre Mendès France

- 1958 à la faveur d'un début de coup d'Etat militaire, de Gaulle active ses réseaux de droite et se pose en homme providentiel pour faire tomber une IVe République qui n'était pas parfaite certes, mais qui avait le mérite de laisser un véritable pouvoir au parlement. Quatre ans plus tard, l'élection du président au suffrage universel est votée par référendum (au terme d'une campagne où de Gaulle avait l'avantage, contrôlant en particulier les médias audiovisuels - radio et télévision)... la gauche proteste et pourtant Mitterrand se présente à l'élection en 1965.

(...) La suite

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/05/...

 EN MARCHE POUR LA VIe REPUBLIQUE ... VITE !
 

03/05/2013

ça fait mal !

Le neveu de Bérégovoy écrit à Hollande

pour dénoncer la "dérive de la gauche"

 

Le neveu de l'ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy qui a mis fin à ses jours le 1er mai 1993, a interpellé François Hollande ce jeudi, en dénonçant dans une lettre la "dérive de la gauche" et en faisant part de sa "profonde déception" quant à la politique du président.

Jean-Michel Bérégovoy, militant écologiste et instituteur en Zone d'éducation prioritaire (ZEP) à Rouen, écrit au président Hollande pour lui "faire part de (sa) déception quant à la politique (qu'il) mène depuis près de 12 mois".

"C'est une déception profonde qui s'additionne à celle que je ressens depuis plus de 25 ans, elle s'est installée tout au long de ces années qui ont vu la dérive de la gauche de gouvernement vers un social libéralisme qui n'a jamais été en mesure d'apporter des solutions concrètes à la crise systémique", écrit Jean-Michel Bérégovoy.

Le neveu de l'ancien Premier ministre de François Mitterrand note que "depuis 30 ans, la gauche a été au pouvoir plus de 15 ans et les inégalités n'ont pas reculé". Il ajoute toutefois que "la gauche n'est pas la seule responsable de cette situation".

(C'est pour ça qu'on a viré SARKO et sa clique du FOUQUET'S et qu'on ne voudrait pas les voir revenir au galop)

Lien : http://www.76actu.fr/le-neveu-de-pierre-beregovoy-secoue-hollande_35105/

 

 

 

Gérard Mordillat Gérard MordillatGérard Mordillat

Cactus Le grain de sel de Gérard Mordillat

 

 La question est celle-ci :

 les socialistes (les dirigeants socialistes passés et présents, ceux qui occupent des postes gouvernementaux, pas les militants bien entendutrahissent-ils en fonction des circonstances ou trahissent-ils par nature ?

Peut-on parler d’une ontologie de la trahison socialiste ?

Il sera bon d’évoquer les souvenirs douloureux du passé : 1914-1918 où, Jaurès à peine enterré, les responsables socialistes votent les crédits de la guerre, l’abandon des républicains espagnols par le gouvernement de Léon Blum, Munich, Pétain, à qui ils accordent les pleins pouvoirs, Jules Moch, qui fait tirer sur les grévistes en 1947, Guy Mollet et Mitterrand pendant la guerre d’Algérie… et de relier cette histoire à aujourd’hui.

La lecture du livre récent de Bertrand Rothé, De l’abandon au mépris (Seuil), peut éclairer fortement le propos pour la période 1981-2013…

Il y a beaucoup de choses à reprocher à Nicolas Sarkozy mais il faut lui reconnaître de la constance et de l’endurance. Élu par la droite, sur un programme de droite, il n’a jamais dévié de cette perspective droitière, gouvernant à droite toute, voire à l’extrême droite, pour satisfaire les désirs et les revendications de ceux qui l’avaient élu. Sans attendre une révolution, les électeurs de François Hollande et de son gouvernement pouvaient espérer au minimum qu’ils aient la même constance et la même endurance à gouverner à gauche, voire au rose pâle, au centre gauche.

Eh bien non, ils gouvernent à droite, et bien à droite ! Ils mettent cyniquement leurs pas dans les pas de leurs prédécesseurs au rythme de Tina chantant le refrain bien connu : « Il n’y a pas d’alternative ! »

Sur le plan économique, c’est du pareil au même, voire du pareil au Medef ;

sur le plan social, c’est la reprise d’un alexandrin goguenard de Frédéric Lordon vendu comme une vérité révélée : « La rigueur aujourd’hui, la croissance demain » ;

 sur le plan politique, c’est le mépris ou l’injure, critiquer les choix du gouvernement fait de vous aussitôt un « populiste », un incompétent, un irresponsable ;

sur le plan démocratique, c’est « circulez, il n’y a rien à voter ! » ;

sur le plan moral, c’est Iago, Manuel Valls réussissant une synthèse idéale entre Messieurs Guéant, Besson, Hortefeux, une brillante réussite digne du prix « Jules Moch » du plus grand traître à l’idéal socialiste.

Philosophie ou politique, paraphrasant Jaurès, la question est désormais :

 « La trahison est-elle la condition suprême du pouvoir ? »

 

Gérard Mordillat

 


affiche-Le-Grand-retournement-2012-1

" D'un retournement à l'autre":"Film de 1h17mn‎‎ - Tous publics‎‎ - Comédie dramatique‎- Distribution: Jacques Weber, François Morel, Édouard Baer, Franck de La Personne, Jacques Pater, Elie Triffault, Patrick Mille, Thibault de Montalembert - :

C’est la crise, la bourse dégringole, les banques sont au bord de la faillite, le crédit est mort, l’économie se meurt… Pour sauver leurs mises les banquiers font appel à l’État. L’État haï est soudain le sauveur ! Les citoyens paieront pour que le système perdure, que les riches restent riches, les pauvres pauvres. Adapté de la pièce de Frédéric Lordon cette histoire d’aujourd’hui se raconte en alexandrins classiques. C’est tragique comme du Racine, comique comme du Molière…".

 


Interview de Gérard Mordillat par Nicolas... par Loeildupharynx

 
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