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18/05/2017

GAGAS DE MACRON ... Toute honte bue !

 
Marianne
 
Le roi est mort, vive le roi

L'intronisation d'Emmanuel Macron tourne à l'extase chez les commentateurs télé

 
 
À l'occasion de la passation de pouvoir entre François Hollande et Emmanuel Macron, certains journalistes ont viré "gagas". Exemple avec France 2 et BFMTV.

Une partie de la presse avait déjà tressé des lauriers en or massif à Emmanuel Macron, au soir de sa victoire du 7 mai. Pour son investiture au cours de la passation de pouvoir avec François Hollande ce 14 mai, certaines chaînes de télévision n'ont pas moins versé dans la flagornerie.

En ce dimanche matin, le service public était particulièrement en forme, à l'heure de semer sur le parcours du nouveau président mille qualificatifs plus élogieux les uns que les autres. Compilés par certains twittos, dont le journaliste Samuel Gontier, les saillies des commentateurs de France 2 ne laissent guère planer de doutes sur la cote d'amour d'Emmanuel Macron auprès de ces derniers. Florilège.

 

Laurent Delahousse orchestrait "ces instants républicains", avec une myriade d'envoyés spéciaux dans les rues de Paris. La seule remontée des marches en courant du nouveau président suscite l'admiration : "Il a monté les marches quatre à quatre, à une vitesse incroyable. Ça rappelle Jacques Chaban-Delmas", apprécie le journaliste Franck Ferrand.

Tandis que les figures obligées de la passation de pouvoir se déroulent sans surprise particulière, le plateau de France 2 est en ébullition : "C’est l’investiture la plus romanesque de la Ve République", "On est véritablement dans le roman, et même, osons le mot, dans l’épopée".

Rien que ça. Et quand Laurent Delahousse y va de sa description du nouveau président, voilà le résultat : "Ce visage, ce masque d’Emmanuel Macron, cette gravité qui arrive".

Le journaliste vedette de France 2 peut bien feindre de demander si "les Français avaient besoin d’être réassurés sur la présidentialisation d’Emmanuel Macron ?", pour lui, il n'y a aucun doute. D'ailleurs, quand Emmanuel Macron prend une femme en larmes dans ses bras, "c’est le protecteur de la Nation" qui se présente à nous. "Des personnes se sont réfugiées dans ses bras. Autrefois, les rois touchaient les écrouelles le lendemain du sacre, il y a un peu de ça", lâche un intervenant, dans une comparaison tout en simplicité.

Des personnes se sont réfugiées dans ses bras. Autrefois, les rois touchaient les écrouelles le lendemain du sacre, il y a un peu de ça.

Invité sur le plateau, l'ancien patron du Monde Eric Fottorino voit lui en Emmanuel Macron "un alliage". Et pas de la camelote, s'il vous plaît : "Les aciéries font des métaux spéciaux. Il est d’un autre métal." Plus fort, plus rare, plus indestructible, cela va de soi.

Serge Moati, lui, est marqué au fer par Gérard Collomb, incapable de retenir ses larmes au moment de serrer la main de celui en qui il a cru avant bien d'autres : "L’image de Gérard Collomb bouleversé, ça me fait penser à Mitterrand embrassant Mendès-France", estime le journaliste.

Et puis, le type a "de la gueule", selon un autre intervenant sur le plateau de France 2 ce dimanche matin. D'ailleurs, Nathalie Saint-Cricq ne se sent "pas autorisée en tant que femme à dire qu’il a le physique de l’emploi", renvoyant cette responsabilité incongrue à ses collègues masculins, mais il se passe clairement quelque chose dans le coeur de la patronne du service politique de la chaîne.

Lire aussi

"Il y a cinq ans, on parlait de la pluie, là on parle d’Emmanuel Macron. Quelque chose a changé", entend-on encore sur le plateau.

Au moment où Emmanuel Macron revient de son petit tour de voiture à l'Élysée, costume détrempé, en refusant le parapluie tendu par un membre du personnel, c'est l'éclat de rire charmé sur le plateau de France 2.

Même rigolade quelques secondes plus tard, quand on entend Emmanuel Macron dire sur le perron "Je vais me changer, je pense". Les commentateurs s'extasient devant tant d'autodérision.

pauvres, pauvres médias ... ça rigole de rien !

Sur BFMTV, on avait choisi un consultant bien particulier en la personne de Mounir Mahjoubi, candidat La République en marche pour les législatives et proche d'Emmanuel Macron.

Une façon d'éviter les remarques de pisse-froid en ce jour de gloire pour le nouvel arrivant à l'Élysée. En complément, un curieux dispositif permettait d'entendre Ruth Elkrief au téléphone, dans une liaison qui donnait l'impression que l'éditorialiste de BFMTV avait été envoyée à Bagdad.

Elle s'exprimait en fait de la salle de presse de l'Élysée, mezza voce pour ne pas déranger les confrères. Ce qui ne l'a pas empêché d'en faire des tonnes : "C'est la marque d'Emmanuel Macron, s'extasie Ruth Elkrief après le premier discours du nouveau président. Tout en rendant hommage à tous les présidents qui l'ont précédé (…) lui, il veut trancher. C'est le personnage Macron qui parle, sa jeunesse, son énergie, sa volonté de rendre les choses différentes".

C'est le personnage Macron qui parle, sa jeunesse, son énergie, sa volonté de rendre les choses différentes.

Ruth Elkrief
 

Ludovic Vigogne, journaliste à l'Opinion, estime pour sa part que Macron a la baraka : "On voit que l'alignement des planètes continue pour Emmanuel Macron : aujourd'hui il fait beau, et en plus la passation d'Emmanuel Macron tombe un dimanche. C'est génial, ça permet une audience maximale, tous les Français peuvent être devant leur télé et assister aux premiers pas d'Emmanuel Macron. Et puis ça va permettre peut-être à plus de badauds d'être sur les Champs-Élysées".

Le fait de ne pas encore connaître le nom de celui qui sera le Premier ministre d’Emmanuel Macron, annoncé le lendemain ? Sur le plateau de BFMTV, on s'enflamme : "On est vraiment dans l'invention d'une politique, la redéfinition d'une fonction en direct, c'est très inédit."

Vers 14h, le journaliste en plateau sur BFMTV pouvait lâcher, en guise de résumé, à l'évocation d'Emmanuel Macron remontant les Champs Élysées sur un véhicule de l'armée : "On retiendra quand même cette image spectaculaire d'Emmanuel Macron sur cet engin militaire". On retiendra aussi sans doute ces envolées des commentateurs, tout aussi spectaculaires.

 

 

 

 

On ne peut pas en dire autant de ceux-là et c'est tant mieux

Son compte facebook explose
La chaîne you tube aussi !
Et les soutiens de campagne j'en parle pas .....
Mais Les Échos ont d'autres chiffres .. bien sûr !

 

 
13 mai ·
 
 L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes souriantes, intérieur
 
#legislatives2017 Insoumises avec Raquel Garrido et des centaines de candidat.es issu.es de #laForceduPeuple #3èmetour #JLM1erministr
 
Avec Alexis Corbière et des centaines de candidat.es insoumis.es issu.es de #LaforceduPeuple #legislatives2017
 L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes assises et intérieur
 
 
 
 
 
 
Les candidats France Insoumise pour la 3ème circonscription des Landes :
 
 
 
 
Dubourg philippe, titulaire, et Josette Boulanger suppléante.
 
 
 

CANDIDAT DE LA FRANCE INSOUMISE SUR LA 3ème CIRCONSCRIPTION DES LANDES

 

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Sont-ce des valeurs du passé et communément admises comme dépassées que le combat pour le local, le rural, le patrimonial, le culturel, la démocratie de proximité ? Depuis bientôt quarante ans, j'ai essayé d'en apporter la preuve dans ma vie personnelle et publique. Elles offrent le parfait contrepoison à la fuite en avant moderniste, mondialisée maintenant, ne croyant trouver son salut que dans le tout-financier, le tout-commerce, le tout-médiatique, le tout-numérique..., aboutissant à l'uniformisation du monde sous la férule de la seule rationalité économiste, appauvrissant la diversité humaine, et conduisant à la perte des repères ou du sens de l'évolution du monde.

Churchill : "Il faut regarder loin dans le passé pour voir dans le futur"....

Après avoir été adjoint, puis Conseiller Municipal, je devins naturellement le Maire de ma commune de naissance, Carcarès-Sainte-Croix en 2001. En 2008, je deviens Vice-Président de la Communauté des Communes du Pays Tarusate en charge du tourisme.Carcarès-Sainte-Croix : carte

        Constatant la crise sociétale consécutive à la tempête Klaus du 24 janvier 2009, les carences des réactions collectives à cette tragédie écologique, économique et humaine, je lance une pétition, signée par 4000 personnes dont 300 élus, et j'en écris la chronique romancée : "La Tempête", préfacée par Jean-Louis Martres , Président du Syndicat des Sylviculteurs et par Jean-Claude Guillebaud, journaliste et essayiste. J'y dénonce l'absence d'une politique de la forêt aux niveaux national et européen, dans la continuité de l'histoire de cette forêt landaise qui ne doit pas faire abstraction du fait qu'elle est le fruit du travail acharné, en premier lieu, de générations de petits sylviculteurs-paysans (65 % possèdent moins de 4 hectares qu'ils entretiennent avec soin). En 2012, je crée avec d'autres petits sylviculteurs de son village la première Association Syndicale Libre de sa Communauté des Communes.

Je deviens le Président des Maires Ruraux des Landes, l'antenne départementale de l'AMRF, après avoir été parmi ses fondateurs. 

Je suis réélu Maire de Carcarès-Sainte-Croix en mars 2014, dès le premier tour avec mes dix colistiers : le programme "Pour une défense véritable défense des intérêts communaux" essaie de trouver un juste milieu dans la répartition des compétences et des finances entre communes et intercommunalité... 

 

 SITE DES MAIRES RURAUX DE FRANCE : Interview de Philippe Dubourg, maire de Carcarès-Sainte-Croix (40) publié le 30 juin 2014

Net-Infos : Vous avez mis en valeur la ruralité dans plusieurs de vos initiatives, notamment le son et lumière "Mémoire de la terre" du pays Tarusate et votre livre "1000 ans d'histoire de la ruralité". Dans cette période lourde de menaces contre les communes rurales, quels aspects de la ruralité mettriez-vous particulièrement en avant pour décrire son importance ?

Philippe Dubourg : Je veux souligner l’importance du monde associatif dans et pour nos communes. Lorsque je suis devenu conseiller municipal en 1989, une chapelle abandonnée risquait de tomber en ruine. Nous avons alors créé une association pour sa sauvegarde. L’association a reconstitué l’histoire de cette église et de la baronnie de Sainte-Croix siècle après siècle, aboutissant à la création d’un spectacle son et lumière : Mémoire de la terre.

Textes, musiques et costumes, tout est l’œuvre de bénévoles. Une véritable aventure communautaire, culturelle et humaine, qui dure jusqu’à maintenant. 1000 ans d’histoire de la ruralité est un livre album retraçant cette riche aventure humaine, afin de pérenniser cette démarche.

En se prenant par la main, en faisant feu de tout bois, par l’associatif, le bénévolat, on peut résister à une évolution vers la concentration, la métropolisation que les grands élus et les grandes collectivités veulent nous imposer. C’est sur le terrain que nous devons prouver notre différence rurale face à la technocratie des grands projets, des grandes salles…C’est vers quoi se dirigent les Communautés de Communes qui ont siphonné les finances communales.

Le monde rural doit être fier de son histoire, de ses valeurs, dont notre modernité arrogante a un grand besoin. Pas facile d’afficher son identité face à l’idéologie dominante de l’uniformisation.

Je veux aussi aborder un point essentiel : La ruralité a partie liée avec la démocratie, par son attention à toutes les petites choses "ondoyantes et savoureuses" dont parle Montaigne, un auteur de la ruralité éternelle. Dans le sens où Alain Touraine écrit : "Il n’y a pas de démocratie qui ne soit pas pluraliste… La démocratie est un combat contre l’Un, contre le pouvoir absolu, contre la religion, la dictature du parti ou du prolétariat." 

La diversité de nos 36 000 villages est riche comme la vie. La crise économique a bon dos : elle autorise nos technocrates d’en inférer la mise à mort du reliquat archaïque que représentent pour l’idéologie moderniste nos petites communes. On trompe les citoyens avec les idées simplistes de la rentabilité économique, de la mondialisation englobante. Le tout-commerce, le tout-média, le tout-technique, le tout-numérique, créent une fausse démocratie : celle du consommateur égoïste et exigeant, instrumentalisé par le système des objets…

Sur les bases d’un équilibre mieux assuré entre traditions et modernité, les valeurs éternelles de la ruralité ont une richesse humaine qui doit être défendue, en tout cas pour empêcher le pouvoir qui veut toujours plus de pouvoir, de jeter aux orties cette civilisation rurale vieille comme le monde… Le numérique favorise-t-il ce respect de la complexité humaine ? 

Derrière le terme de ruralité (on n’en parle que depuis une dizaine d’années, quand elle est moribonde), c’est de toute cette richesse humaine qu’il est question, et c’est elle qui fera notre force afin de la sauvegarder. Ce sera difficile, mais qui sait ? Face à la crise morale du vide de notre modernité uniquement marchande, n’y aura-t-il pas une remise en question très proche ? En tout cas, nous ne pouvons abdiquer notre possibilité d’avenir. Ne devons-nous pas résister pour continuer à avoir la maîtrise de notre destin ? Les positions des Maires ruraux doivent s’adosser à une vision anthropologique éternelle, celle de l’homme accordé à son environnement, naturel et humain (une écologie totale, plus ouverte que l’écologie politique actuelle…) Nous sommes les indiens du monde urbain… 
 

L'Homme

L'Auteur

Le Maire

Pour plus d’informations sur Philippe Dubourg et ses initiatives, consultez son blog philippe-dubourg.fr. Vous y trouverez notamment la liste de ses ouvrages et les modalités de commande

 

17/05/2017

LA MINISTRE DU TRAVAIL EN PLEIN BUSINESS.. FRANCE !

-Présidence de M. Jean-Claude Lenoir, président, puis de M. Gérard César,
vice-président
-

Audition de Mme Muriel Pénicaud, directrice générale de Business France, ambassadrice déléguée aux investissements internationaux

La réunion est reprise à 10 heures 20.

M. Jean-Claude Lenoir, président. - J'ai le grand plaisir d'accueillir Mme Muriel Pénicaud, directrice générale de Business France, ambassadrice déléguée aux investissements internationaux.

Madame la directrice générale, cela fait déjà un certain temps que la commission des affaires économiques envisage de vous entendre, mais notre agenda législatif a été extrêmement occupé depuis la rentrée de septembre. Une fenêtre s'étant ouverte la semaine dernière, c'est au dernier moment que je vous ai sollicitée pour cette audition - et vous avez tout de suite répondu favorablement à ma demande. Merci d'avoir accepté cette invitation.

Business France résulte de la fusion, décidée en février 2014, entre Ubifrance, l'opérateur de l'État jusqu'alors en charge de l'accompagnement des entreprises à l'export, et l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII).

L'intégration a eu lieu début 2015. En ce qui concerne les ressources humaines, onze accords collectifs ont été signés à l'unanimité pour rendre possibles les évolutions statutaires nécessaires. Aujourd'hui, le nouvel ensemble compte plus de mille cinq cents collaborateurs, dont les deux tiers sont en poste à l'étranger.

Une part importante des exportations françaises - près du tiers - est réalisée par des entreprises étrangères installées en France. Attirer un investisseur qui produira en France, ce qui était le métier de l'AFII, c'est aussi renforcer le potentiel exportateur de notre pays. Business France, en fusionnant les activités d'exportation d'une part et d'investissements étrangers en France d'autre part, permet de lier deux activités réellement complémentaires.

Toutefois, la création de Business France ne met pas fin à la fragmentation de notre dispositif d'appui aux exportations. Il compte aujourd'hui trois acteurs principaux : Business France, Bpifrance et le réseau consulaire. S'y ajoutent les régions, qui disposent souvent de délégations assez importantes, très présentes sur le terrain, ainsi que le réseau associatif des CCI à l'international, que nous rencontrons lors de nos missions à l'étranger.

Une meilleure coordination de tous ces acteurs est donc évidemment nécessaire pour renforcer l'efficience de ce dispositif et offrir un service plus performant à moindre coût, dans le contexte budgétaire contraint que nous connaissons.

Je pense que vous souhaiterez nous dire un mot de votre vision de la France dans l'économie mondiale.

Vous pouvez compter sur le soutien de notre collègue Alain Chatillon, qui représente le Sénat au conseil d'administration de Business France, qui suit particulièrement ces dossiers grâce à son expérience de chef d'entreprise, d'exportateur et de représentant du département de la Haute-Garonne au Sénat, ainsi que sur celui de notre collègue Martial Bourquin, rapporteur.

Madame la directrice générale, vous avez la parole.

Mme Muriel Pénicaud, directrice générale de Business France, ambassadrice déléguée aux investissements internationaux. - Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, vous me permettrez de saluer tout particulièrement le sénateur Alain Chatillon, qui représente le Sénat au conseil d'administration de Business France.

C'est un honneur et un plaisir pour moi, après deux ans et demi passés à la tête d'Ubifrance et de l'AFII, puis de Business France, de venir vous présenter le bilan de la création de Business France, et de partager avec vous les enjeux et les perspectives de notre action.

La loi a désigné Business France comme l'opérateur en charge de l'internationalisation de l'économie française. Notre raison d'être, c'est de servir les entreprises pour servir notre pays, aller chercher la croissance partout dans le monde pour favoriser la création d'activités, d'emplois et de valeur ajoutée au bénéfice de la France.

Nos missions sont au nombre de trois : développement international des entreprises basées en France et de leurs exportations, prospection, accueil et accompagnement des investisseurs étrangers, promotion de l'attractivité et de l'image économique de la France, l'AFII exerçant déjà un peu cette dernière, contrairement à Ubifrance.

.....

 

PAS SI CLEAN que ça !

https://actu.fr/normandie/havre_76351/edouard-philippe-premier-ministre-casseroles-patrimoine-flash-exces-vitesse-tacles-macron_2002016.html

Excès de vitesse, patrimoine, tacles à Macron… Les « casseroles » du Premier ministre Édouard Philippe

Homme pressé, Édouard Philippe ne l’est pas qu’en politique. Le maire du Havre, nommé Premier ministre lundi 15 mai, l’est aussi en voiture ou dans sa déclaration de patrimoine.

 

Édouard Philippe, maire du Havre (Seine-Maritime) et nouveau Premier ministre d’Emmanuel Macron, est un homme pressé. En politique, bien sûr, en voiture aussi, en déclaration de patrimoine surtout. En octobre 2015, l’avocat de 46 ans avouait s’être fait arrêter en grand excès de vitesse, sur l’autoroute A13, à Tourville-la-Rivière. En 2014, sa déclaration de patrimoine était épinglée, comme celles de 23 autres parlementaires.

Honnête, il avait rendu lui-même public son excès de vitesse, 150km/h au lieu de 110. « Cette infraction est regrettable », affirmait-il dans un communiqué. « Qu’elle soit la première en plus de vingt ans de conduite ne la rend pas excusable. J’en assume donc les conséquences et c’est normal. » Maire du Havre depuis 2010, Édouard Philippe avait été flashé au volant d’une voiture de la ville, en se rendant à une réunion de famille. 

Édouard Philippe, pas toujours fan d’Emmanuel Macron

L’engouement autour de sa nomination à Matignon aidant, les internautes se sont attelés à déterrer d’anciennes publications d’Édouard Philippe. Notamment ses déclarations sur son nouveau président, Emmanuel Macron. En août 2014, à sa nomination au poste de ministre de l’Économie et des Finances, le député-maire du Havre ironisait sur le métier de banquier d’Emmanuel Macron. 

Le 18 janvier 2017, dans l’une de ses tribunes sur Libération, il désignait Emmanuel Macron comme « Brutus ». Le député LR écrit douter que le futur président soit « le fils naturel de Kennedy et de Mendès France ». Il tacle à la gorge : « Le premier avait plus de charisme, le second plus de principes ». Et de continuer sur le « banquier technocrate en marche », qu’il traduit en latin : « ambulans »

Quand Édouard Philippe « plaisante » avec la transparence

Les finances d’Édouard Philippe sont aussi sujettes à discussion. Dans un article publié vendredi 12 mai, Mediapart évoque un blâme reçu au sujet de sa déclaration de patrimoine. En 2014, le député proche d’Alain Juppé aurait refusé « de fournir certaines informations sur sa déclaration de patrimoine de 2014, pourtant exigées par la loi ».

Selon Mediapart, Édouard Philippe a indiqué n’avoir « aucune idée » des valeurs de ses biens immobiliers. À savoir : un appartement à Paris, une résidence en Seine-Maritime et un bien en Indre-et-Loire. Édouard Philippe qui, avec le groupe UMP, s’était opposé aux lois sur la transparence en 2013, fait partie des 23 parlementaires (sur 1 048) à avoir eu une « appréciation ». C’est à dire l’ajout de la valeur fiscale estimée des « oublis ». 

Sur sa déclaration, Édouard Philippe manie une certaine forme d’humour. À la première question, celle sur « les activités professionnelles donnant lieu à rémunération », le nouveau Premier ministre s’est un peu amusé : « Je ne suis pas certain de comprendre la question », écrit-il concernant sa profession d’avocat. « Vous voulez connaître mon taux horaire au jour de l’élection ? Ma rémunération mensuelle moyenne ? Annuelle ? »

Un sarcasme avec la transparence pas neuf pour Édouard Philippe. Il aurait raconté, toujours selon Mediapart, avoir déjà rempli des déclarations du même type avec des points d’interrogation. 

 

https://actu.fr/normandie/havre_76351/edouard-philippe-macron-compatible-premier-ministre-payait-president-republique-emmanuel-macron_2009195.html

Sur les plateaux télévisés, Édouard Philippe déclarait qu’Emmanuel Macron était « un homme de gauche, socialiste, rappelant que c’est lui qui a organisé la politique économique de la France de 2014 à 2016 ». Cinglant, le député-maire de Seine-Maritime ne mâchait pas ses mots : « Il n’a pas fait grand chose de considérable. Il a été nommé par un Président qu’il a fini par trahir. » Le mot est lâché : Édouard Philippe, resté fidèle et loyal à son parti, n’aime pas les traîtres. Et pourtant… Certains pourront assimiler son départ pour Matignon à une haute trahison. Coup de poignard dans le dos de son camp ou coup de pouce pour les législatives ? 

 Et l’élu normand de s’enflammer : « Macron, qui n’assume rien mais promet tout, avec la fougue d’un conquérant juvénile et le cynisme d’un vieux routier (si j’ose dire, s’agissant du promoteur des autocars) ».

 

« J’aime bien Emmanuel Macron »

Pourtant, Emmanuel Macron, Édouard Philippe avoue l’apprécier. On n’ose imaginer les mots qu’il emploierait s’il n’avait pas un minimum de sympathie pour le nouveau Président : 

De quoi restera-t-il le nom ? D’une révolution manquée ou d’une victoire éclair ? D’une trahison misérable ou d’une ambition démesurée ? Personne ne peut le dire aujourd’hui. Car une chose est sûre depuis le début de cette campagne : en matière politique, au moins autant que nos ancêtres les Romains, nous sommes fous, nous les Gaulois.

Aucun doute, Édouard Philippe est bel et bien un Gaulois : il fait le pari de travailler avec « un homme de gauche, socialiste, nommé par un Président qu’il va finir par trahir… » Celui qui disait « ne pas se placer dans l’hypothèse de participer au gouvernement d’Emmanuel Macron » a bel et bien fait le choix de la « transgression ».

***

Pour manger à la gamelle, ils sont prêts à tout !

14/05/2017

DISCOURS DE Jean-Luc MELENCHON A LA CONVENTION LEGISLATIVE

Ce samedi 13 mai se tient la convention législatives de la France insoumise. A 16h30, Jean-Luc Mélenchon fera un discours de conclusion. Participez sur les réseaux-sociaux avec le hashtag #LégislativesFi.

Législatives. Jean-Luc Mélenchon « Nous sommes candidats partout avec un objectif : gouverner le pays »

Julia Hamlaoui
Samedi, 13 Mai, 2017
Humanite.fr
Un millier de personnes ce samedi à Villejuif pour le lancement national de la campagne des législatives de la France insoumise. (Photo AFP)
Un millier de personnes ce samedi à Villejuif pour le lancement national de la campagne des législatives de la France insoumise. (Photo AFP)

La France insoumise est officiellement entrée en campagne pour les législatives lors de sa convention nationale, ce samedi 13 mai 2017 à Villejuif dans le Val-de-Marne.

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La France insoumise (FI) a réuni samedi à Villejuif plus de 1000 de ses candidats, titulaires et suppléants, et directeurs de campagne, selon les organisateurs, pour la deuxième convention nationale du mouvement consacrée au lancement de la campagne des législatives. Après les prises de parole de personnalités investies par FI pour le scrutin de juin, comme l'humoriste Gérald Dahan, la championne du monde de kick-boxing Sarah Soilihi ou encore le réalisateur de Merci patron ! François Ruffin, le fondateur du mouvement, Jean-Luc Mélenchon a prononcé un discours d’une heure, entre bilan de la présidentielle et entrée en campagne.

« Nous sommes candidats partout avec un objectif : gouverner le pays, constituer une nouvelle majorité », a-t-il d’emblée lancé répétant ensuite à plusieurs reprises : « nous ne sommes pas là pour une personne, ni même pour 577, mais pour un programme », l’Avenir en commun qu’il a défendu lors de l’élection présidentielle dont le résultat sera, selon lui, « un nouveau point d’appui ».

La vidéo du discours de Jean-Luc Mélenchon

Balayant les critiques à propos des « parachutages », alors que lui-même se présente à Marseille (Bouches-du-Rhône), Jean-Luc Mélenchon a estimé que « nous sommes continuellement des parachutés : personne ne choisit où il est mis au monde ».

"(VALLAUD et Najad VALLAUD-BELKHACEM iront respectivement dans une circonscription des Landes et à Villeurbanne sans que ça gêne quiconque et ce sont les mêmes qui critiquent JL M.. Ils ont la critique partisane ces pauvres malheureux de Benoît)." Miche

Il a également tenté d’évacuer les « polémiques » à propos de la signature de la charte que FI exige de ses candidats, en partie source du désaccord pour les législatives avec le PCF qui refuse de se présenter sous l’unique étiquette de ce mouvement. C’est « la garantie pour nos électeurs que ce pour quoi ils votent sera respecté par ceux qu’ils ont élus », a plaidé Jean-Luc Mélenchon envoyant au passage une pique au député Front de gauche qui a voté contre le mariage pour tous. « La condition numéro un que nous posons, à quelques exceptions près, à ceux qui veulent faire équipe avec nous c’est qu’ils déposent leur candidature en tant que France insoumise », a-t-il également insisté. Ces « exceptions », qui n’ont pas eu à signer la charte exigée  des autres candidats FI, concernent la député communiste sortante Marie-George Buffet, la porte-parole d’Ensemble !, Clémentine Autain, le député écologiste Sergio Coronado, la députée réunionnaise Huguette Bello et le journaliste François Ruffin, a listé l’animatrice du comité électoral de FI, Martine Billard. Une liste auxquels s’ajoutent les députés communistes sortant ayant parrainé Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle (2) , a annoncé son directeur de campagne, Manuel Bompard.

Du "pour" le programme de la France insoumise et du "contre" Macron

L’ex-candidat à la présidentielle a également fait du nouveau président Emmanuel Macron, le « seul interlocuteur politique » valable. Et de dessiner les thèmes d’une campagne que le fondateur de la France insoumise souhaite « nationale » : contre la casse du code du travail par ordonnances, contre la réduction du nombre d’élus au parlement, contre le grand carénage de 19 centrales nucléaires, contre le Ceta ou encore les 50 milliards d’économie budgétaire… autant de projets dans les cartons du président En Marche !.

Au-delà de la constitution d’une force d’opposition, Jean-Luc Mélenchon a engagé les électeurs qui s’étaient porté sur sa candidature à voter en juin pour permettre une « cohabitation » : « Votez aux législatives pour la France insoumise. On n'a pas envie de devoir être «contre». On veut enfin pouvoir être «pour» ».

 

 
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