logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

28/06/2014

LEGION D'HONNEUR A MON AMI ET CAMARADE BERRICHON

 

 Jean-Claude Sandrier s'est vu remettre les insignes de chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur, vendredi 27 juin à 18 heures dans la salle Madeleine-Sologne à Vierzon par Nicolas Quillet, préfet d’Eure-et-Loir et ancien préfet du Cher. VIERZON une ville qui m'est chère au coeur.

Ancien maire de Bourges, député honoraire, Jean-Claude Sandrier est président de la communauté de communes de Vierzon.

**

Il y a quelques jours je recevais un mail de Jean-Claude m'invitant à la cérémonie

"Michelle, merci pour ton message. En effet j'ai fait réimprimer le livre de mon père car
 on m'en demande toujours. J'y ai ajouté le programme du CNR et le discours d'Ida devant
 le conseil municipal de Châteaumeillant ainsi que le mien lors de l'inauguration de la plaque
 posée en hommage aux castelmeillantais qui ont hébergé et sauvé des familles juives.
 Par ailleurs je t'informe que je reçois la légion d'honneur le 27 juin prochain à 18h à Vierzon.

Bien sûr je t'invite ainsi que ta petite soeur et vos maris
Ida et Marcel Apeloig seront présents.
Bien amicalement en vous embrassant. Claudette et J.Claude"

Il répondait à un message reçu sur mon blog que je lui avais transmis
suite a un article concernant la remise de la Légion d'Honneur à Ida APELOIG-ROZENBERG:

 

"... Je viens d'acheter le livre de Roger Sandrier "Après l'oubli...La résistance" dont la réédition est due à son fils Jean-Claude. Jean-Claude Sandrier dont j'ai lu en 2004, le magnifique, l'admirable "George Sand, le Parti du Peuple".


Par mes parents, communistes, ma soeur et moi avons su, presque petit enfant, l'innommable, le génocide, le crime nazi.

J'ai 73 ans et cette horreur ne me quitte pas. Comment des hommes ont-ils-pu faire cela??? Il ne s'agissait pas d'êtres venus de je ne sais quelle planète Je suis toujours à expliquer qu'il s'agissait de nos voisins, européens, les plus proches, les Allemands dont la culture, musicale et littéraire, la peinture rayonne de par le monde, Jean-Sébastien Bach, Beethoven, Brahms, Goethe... Heinrich Mann, Thomas Mann. Klaus Mann quitta l'Allemagne, fut déchu de sa nationalité (quel exemple extraordinaire!) et écrivit des livres qui pour moi sont tous des chefs d'oeuvre.
Avec le livre de Roger Sandrier, j'apprends à moins désespérer de l'être humain.

 

Chateaumeillant "Juste parmi les justes", Chateaumeillant à 9 km de Sainte-Sévère-sur Indre, Je ne suis pas Berrichon et, cependant, c'est là que j'ai choisi de poser mes valises, près de George Sand et de Jacques Tati.


La terrible histoire de Madame Apeloig-Rozenberg me bouleverse et avec ces quelques lignes écrites, je voudrais lui rendre hommage.

 

Guy Gauthier
Chassières
36160 VIGOULANT----

***

*

Interne à Châteaumeillant (Cher) pendant deux années : 1953 et 1954, ses parents m'accueillaient un dimanche sur trois. J'ai encore en papilles les endives au jambon et en mémoire les leçons de latin récitées par Jean-Claude.

 

*

*

 http://www.gilblog.fr/livres_a_partager/resistance-le-fils-et-la.html

JC-Sandrier-et-son-livre

"Qu'on partage, ou pas, les opinions de Jean-Claude Sandrier, on doit reconnaître que cet enfant de Châteaumeillant a l'amour filial, et du Berry, chevillés au corps. D'où ce petit livre souvenir de cent vingt pages, à la fois livre d'histoire et de mémoire, à la fois hommage à un père courageux et aux justes de Châteaumeillant. C'est aussi un livre très moderne puisqu'il donne à lire un document fondateur de la République. D'où son titre :" Avant l'oubli, Résistance".

Jean-Claude Sandrier présentait son ouvrage mercredi 29 avril à l'amphitéâtre des Archives départementales en présence d'Alain Raffesthain et devant une salle où figuraient de nombreux anciens résistants. La précédente édition est épuisée.Le livre est une réédition des mémoires de Roger Sandrier (novembre 1921-mai 1997), augmentée de plusieurs textes et documents. La précédente édition est épuisée.

couv-Sandrier

L'ouvrage comprend trois parties principales.

 Les souvenirs de Roger Sandrier, élément principal du livre, qui relatent son activité de résistant dès 1940 dans la France occupée, et de combattant durant l'offensive de l'Armée du Rhin contre les armées allemandes. Un récit particulièrement vivant, qui nous fait entrer d'une manière très concrète dans la vie d'un résistant de la première heure. En effet, Roger Sandrier accomplit ses premiers actes de résistant à dix-neuf ans, à Châteaumeillant où il est membre du groupe de direction du PCF clandestin.

Clandestin en mars 1943, il occupe différentes responsabilités dans plusieurs départements. Capitaine chez les Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF), il participe à de nombreuses actions armées et aux libérations de Montluçon et Moulins. Après une formation "officielle" à l'École Militaire, il part rejoindre l'Armée du Rhin avec le grade de Capitaine.
Roger Sandrier a été nommé Chevalier de la Légion d'Honneur le 22 septembre 1953. Il est aussi titulaire de la Croix de guerre et de la Croix du Combattant volontaire de la Résistance.

Le Programme du Conseil national de la résistance (CNR). Un document à la fois historique et d'actualité qui voulait pour notre pays un ordre social plus juste. Un projet mis à mal dans la France actuelle, soumise à une politique qui considère les êtres humains comme des objets dans une guerre économique délirante.

 Le discours d'Ida Apeloig-Rozenberg à la cérémonie de Châteaumeillant le 3 juin 2004  lu devant le Conseil Municipal

Dans ce texte émouvant elle remercie la population de Châteaumeillant pour son action qui a permi de cacher une centaine de juifs (dont son père), recherchés par le régime de Vichy, et de les sauver des camps d'extermination nazis.

plaque-chateaumeillant-1

(Après les rafles de 1942, 141 juifs, originaires du XIe arrondissement de Paris pour la plupart arrivent à Châteaumeillant situé à quelques kilomètres au sud de la ligne de démarcation.

Certains se cachent dans des fermes ou sous de fausses identités, d'autres vivent presque normalement, envoyant leurs enfants à l'école communale, dont Ida Rozenberg-Apeloig.

Grâce à la complicité de la population et de gendarmes trahissant les ordres de Vichy, le village est presque épargné. 

Vingt personnes seront arrêtées et trois seront déportés.

Le 20 novembre 2004, une plaque a été posée sur l'ancienne église du village, aujourd'hui occupée par la mairie).

 

Et Jean-Claude Sandrier conclut en ces mots :"Je pense à mon père qui s'est longtemps interrogé sur l'utilité d'écrire sur son expérience de Résistant. J'ai envie de lui dire : Tu vois, ça sert à ça ! A ne pas oublier, à honorer les combattants de la Liberté, parfois combattants de l'ombre, à continuer sans relâche le combat pour le respect des Hommes. Car, j'en suis convaincu, l'esprit de résistance reste, aujourd'hui comme hier, la condition première de toute espérance.
Merci de ce que tu as fait, avec beaucoup d'autres, pour que notre génération et les suivantes vivent dans un pays libre, selon les principes républicains, même si je sais que tu aurais souhaité que ces principes et ces valeurs soient un peu plus fortement affirmés et plus concrètement appliqués. Mais cela c'est peut-être à d'autres générations de l'accomplir.
Ton témoignage atteindra son but : rendre hommage à celles et ceux qui, par leur courage, leur volonté, leur audace, ont fait honneur à notre pays en rejetant le fascisme et ses monstruosités." 

  "Avant l'oubli, Résistance". Mémoires de Roger Sandrier, ancien résistant, Chevalier de la Légion d'honneur. Suivi du Programme du Conseil national de la résistance. Un livre broché et illustré de documents d'époque. Format 14X20 centimètres. 120 pages. Prix 15 euros. En vente dans les librairies du Cher, à Henrichemont et à la Librairie La Poterne à Bourges.

 Jean-Claude Sandrier, a aussi publié chez A à Z "George Sand, le parti du peuple", une étude qui éclaire un aspect méconnu du grand écrivain. Une George Sand très éloignée de l'image "consensuelle" et carrément amputée (pour ne pas dire censurée) qu'on donne d'elle de nos jours. Un livre qui étonnera plus d'un lecteur (et qui devrait rejoindre ma bibliothèque).


Jean-Claude Sandrier a passé sa jeunesse à Châteaumeillant.

Il a été Conseiller général du Cher de 1988 à 1998.

Il a été maire de Bourges de 1993 à 1995.

Il a été député du Cher de 1997 à 2012.

> Illustrations, de haut en bas. 1/Jean Claude Sandrier présente le livre de souvenirs de son père. 2/ La couverture de l'ouvrage. 3/ Plaque dévoilée lors de la cérémonie du 4 novembre 2004 à Châteaumeillant (cliquez sur la photo pour l'agrandir).

> Pour ceux qui veulent en savoir plus :

Conseil national de la Résistance. Je recommande la video de cette conférence de l'historienne Annie Lacroix-Riz (agrégée d'histoire, docteur-ès-Lettres, professeur d'Histoire contemporaine à l'université Paris VII-Denis Diderot).  >>> Lien.

> Le Programme du CNR dans Wikipedia. >>> Lien."

**

*

 http://pcf-bourges.org/archives/www.pcf-bourges.org/Hommage-aux-150-communistes-du,189.html

Hommage aux 150 communistes du Cher morts pour la France

Intervention de Jean-Claude Sandrier, Député du Cher le 7 septembre 2004 devant la stèle du PCF.

... "Ce sont les noms de communistes qui se sont levés contre le fascisme, la barbarie nazie, pour la liberté de notre peuple et lui permettre de construire un monde plus juste, plus humain, plus fraternel. Car tous rêvaient d’une libération nationale et d’un nouveau progrès social et démocratique. Certains l’ont payé de leur vie ; leurs noms sont sur cette stèle. D’autres nous ont quitté au fil des années. D’autres, enfin, sont parmi nous et témoignent jour après jour de leur engagement, de leur engagement de communiste.

(JPEG)
Les communistes rassemblées le 7 septembre 2004

Car, pourquoi le cacher ? Pourquoi le taire ? Les communistes ont été au premier rang des combattants de la liberté, ce que François Mauriac a traduit par ces mots : « La classe ouvrière, seule dans sa masse, est restée fidèle à la France profanée ». Au-delà de l’hommage que nous devons rendre aujourd’hui à toutes celles et tous ceux qui ont combattu le nazisme - quelles que soient leur religion, leur préférence philosophique ou politique - il nous revient à nous communistes d’aujourd’hui de rappeler ce rôle essentiel tenu par les communistes français pour redonner ses couleurs à la France.

Certes, la légende est tenace qui veut que les communistes ne soient entrés en résistance qu’après l’entrée en guerre de l’Union Soviétique. C’est une injure à tous ces communistes arrêtés, emprisonnés, fusillés pour certains, entre juin 40 et juin 41, pour actes de résistance, confirmés en décembre 40 par le préfet du Cher déclarant que « le PCF dans le Cher est la seule organisation politique faisant preuve d’une activité qui ne soit pas individuelle et isolée ».

 Il faut sans doute bien évoquer cette période pour comprendre et se permettre de juger. Dans « Avant l’oubli ... Résistance » mon père écrit sur cette période de fin 40 début 41 : « La vie s’écoulait bercée par la presse de Vichy et par Radio-Paris. En dehors des cireurs de bottes de Pétain, il y avait les nouvelles des bombardements de Londres, de même que les arrestations de communistes et les premières exécutions. La plupart des gens étaient sans réactions, certains même applaudissaient à ces évènements. L’esprit de la Résistance ne devait naître que progressivement, d’abord chez un petit nombre ». Et je tiens à le répéter, dans ce petit nombre, il y avait un grand nombre de communistes."...

 

Pourtant, l'argent coule à flots...


Crise, dette, compétitivité, réduction des déficits publics, rigueur... Les mots qui reviennent au fil de l’actualité véhiculent une mystification : il n’y aurait plus d’argent ! Pourtant, l’argent coule à flots, mais les richesses créées échappent en grande partie à celles et ceux qui les produisent. C'est la conviction de Jean-Claude Sandrier, député du Cher de 1997 à 2012. La crise n’est pas une fatalité mathématique : elle découle de choix politiques. Pour ne pas en rester à des réflexes populistes sans issue, il faut donc faire la clarté et convaincre : l’argent et les propositions existent si l’on veut faire autrement. En s’appuyant sur son expérience de parlementaire et avec un vrai souci d’éducation populaire, Jean-Claude Sandrier ouvre des pistes. L’occasion pour lui de réaffirmer le sens de son engagement communiste et de le confronter dans la seconde partie du livre, avec quatre autres députés, habités par une question commune : comment faire pour changer le monde ? J'ai été heureux de la confiance dont il m'a témoigné en me demandant de l'accompagner et d'animer ce débat avec André Chassaigne, Daniel Paul, Roland Muzeau et Michel Vaxès. Un beau moment de partage et de débat. Etre simple mais pas simpliste, populaire mais pas populiste, voilà le parti pris de ce livre qui donne des chiffres édifiants et des arguments solides à l'heure où l'enfûmage est toujours de mise et l'austérité encore au menu. Un livre utile et engagé, où l'on découvre au fil de la plume un personnage attachant et les chemins de son combat politique, qui ne prend sens que par l'engagement des citoyennes et des citoyens pour changer le cours des choses...

 

19/06/2014

SUR LES BONS RAILS ET LES BONS QUAIS AVEC LA C.G.T.

Capture CHEMINOTS 3.PNG

Capture cheminots 4.PNG

 

 

C'EST MIEUX DE S'INFORMER AVANT DE BALANCER N'IMPORTE QUOI

C'EST POUR NOUS, USAGERS, QU'ILS ROULENT, QU'ILS LUTTENT

QUAND NOUS SERONS DES CLIENTS, IL SERA TROP TARD POUR RALER

 

Capture CHEMINOTS INFO 2.PNG

Capture cheminots info.PNG

REMERCIONS-LES AU LIEU DE LEUR TIRER DESSUS

« les services publics et les acquis sociaux, arrachés de haute lutte par des générations d’ouvriers et d’employés, ne résultent pas d’une grâce providentielle. Ils ne sont pas la propriété de l’État. Ils appartiennent à l’ensemble des citoyens »

 

18/06/2014

LA BATAILLE DU RAIL

Les cheminots en grève depuis le 11 juin protestent contre le projet de réforme ferroviaire du gouvernement Hollande-Valls. Le gouvernement prétend que sa réforme va « réunifier la famille ferroviaire » aujourd’hui divisée en deux entreprises distinctes.

En effet, en 1997, la SNCF a été coupée en deux. Depuis, la SNCF est chargé de « l’exploitation » du réseau, c’est-à-dire de faire circuler les trains.

Et une autre entreprise, Réseau Ferré de France (RFF), assure l’entretien des voies ferrées et la construction de nouvelles lignes. Ce système est absurde. C’est d’abord une absurdité technique : séparer les rails et les quais des trains donne le spectacle lamentable des quais trop larges qui doivent être rabotés.

C’est aussi une absurdité financière.

Dans le ferroviaire, il faut des infrastructures très lourdes pour pouvoir faire circuler des trains. La logique de l’entreprise unifiée est de regrouper toutes les activités. Le système actuel sépare l’activité qui coûte le plus, à savoir entretenir et construire des voies ferrées, de l’activité qui rapporte, à savoir faire circuler des trains.

Comble de l’aberration, lors de la création de RFF, c’est cette entreprise qui a hérité de toute la dette issue des investissements de la SNCF pour construire le réseau ferroviaire français.

Bilan : RFF est asphyxié par cette dette et son remboursement. Et RFF est donc incapable de financer les investissements nécessaires à l’entretien et au développement du réseau.

Pour compenser, RFF augmente les droits de péages que la SNCF doit lui payer pour pouvoir faire passer ses trains.

Ce qui aboutit à augmenter les tarifs pour les usagers et à supprimer les trains les moins «rentables », donc a aggraver la désertification humaine et industrielle des zones concernées.

Le gouvernement prétend que son projet va mettre fin à cette division. Il ment. Il ment pour tromper. Que le public s’y laisse prendre, c’est une chose compréhensible. Mais il n’y a aucune chance que les cheminots le croient un instant, qu’ils soient en grève ou pas.

En effet, le projet du gouvernement ne prévoit pas de regrouper les deux entreprises. Il prévoit au contraire d’éclater encore davantage le service public ferroviaire en créant une troisième structure censée chapeauter les deux autres. Pour habiller son mensonge, il propose que le sigle « SNCF » figure dans le nom des trois entreprises. Cela ne trompera que ceux qui le croiront !

Le gouvernement ne veut pas réunifier le système ferroviaire. Car pour le faire, il lui faudrait désobéir à l’Union européenne. En effet ce sont les directives et règlements européens qui imposent la séparation de la gestion des voies et des trains. Hollande veut être le « bon élève de la classe européenne ». Il obéit donc servilement aux injonctions de la Commission qui reviennent à détruire la France pan par pan.

Le but de toute cette manœuvre est l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire. Il s’agit de permettre à d’autres entreprises que la SNCF de faire circuler des trains. Cette ouverture à la concurrence est déjà effective pour le transport de marchandises depuis 2005 et pour les liaisons internationales de passagers depuis 2009.

L’Union européenne pousse actuellement pour ouvrir à la concurrence les transports intérieurs de passagers : trains régionaux, trains intercités, TGV.

L’ouverture totale à la concurrence est prévue à partir de 2019 par le fameux « quatrième paquet ferroviaire » actuellement en débat au niveau européen. Au Parlement européen, le PS et la droite l’ont déjà adopté en première lecture en février. J’ai voté contre. Un deuxième vote aura lieu dans les mois à venir. La bataille du rail n’est donc pas finie !

http://www.jean-luc-melenchon.fr/

 

LA GREVE : PAS PAR PLAISIR

 

Capture CHEMINOTS.PNG

Montpellier - 500 intermittents ont défilé contre le projet d'accord Unedic - 16 juin 2014. © F3 LR

 © F3 LR E.Jubineau Montpellier - 500 intermittents réunis place de la Comédie pour manifester contre le projet d'accord Unedic - 16 juin 2014.

***

La catapulte à boue tourne à plein régime

contre les cheminots en grève

 

Grève Dans leurs assemblées générales, les cheminots ont massivement voté pour la reconduction jusqu’à l’ouverture du débat à l’Assemblée. Le gouvernement et la direction de la SNCF dramatisent.

La catapulte à boue tourne à plein régime contre les cheminots en grève.

- See more at: http://www.humanite.fr/malgre-le-feu-nourri-contre-leur-mouvement-les-grevistes-ne-flanchent-pas-544728#sthash.l1s2s8wH.dpuf

Capture cheminots 2.PNG

 ParisCh1

A 4 contre 1 BRAVO !

Et merci qui ? Merci euh ! je ne me souviens plus du nom du ministre socialiste de l'Intérieur, zut !

 

« Je suis en grève pour obtenir les moyens d’un service public de qualité »

et je me fais charger par les C.R.S.

elle concerne, au-delà des personnels, la sécurité de l’ensemble des usagers des chemins de fer. - See more at: http://www.humanite.fr/sncf-lautre-reforme-que-defendent-les-grevistes-544726#sthash.z9pLiZQ2.dpuf

 

L'éditorial de Paule Masson; aucun salarié ne fait jamais grève par plaisir. Pour un cheminot comme pour un intermittent du spectacle, c’est toujours un crève-cœur d’en arriver à cesser le travail, ultime moyen utilisé quand tous les autres ont échoué.

On pensait que personne, à gauche, ne s'était habitué aux saillies de Sarkozy contre les syndicalistes, les grèves, les manifestations. Et voici que depuis le début du mouvement des cheminots, les libéraux et leur presse mal-pensante se déchaînent contre les « jusqu’au-boutistes » et les « ultras » sans qu’aucun ministre socialiste ne trouve rien à redire aux contre-vérités manifestes qu’ils répandent. Plusieurs d’entre eux osent même expliquer aux agents de la SNCF qu’ils font grève pour rien. À croire que les grévistes arrêtent de faire rouler les trains, juste pour empêcher les lycéens de passer leur examen ! Au royaume de l’absurde…

Aucun salarié ne fait jamais grève par plaisir. Pour un cheminot comme pour un intermittent du spectacle, c’est toujours un crève-cœur d’en arriver à cesser le travail, ultime moyen utilisé quand tous les autres ont échoué. Plutôt que de continuer de déconsidérer ces mouvements, peut-être est-il temps d’écouter ce qu’ils revendiquent vraiment. Car ils ont beaucoup à dire, et depuis longtemps, les cheminots pour défendre un service public de transports de qualité, les intermittents pour sécuriser la précarité du travail et défendre la culture. La solidité de ces deux luttes repose sur une conviction : une autre réforme est possible.

La CGT cheminots a par exemple élaboré une proposition complète pour que le transport ferroviaire devienne un service public moderne, avec une entreprise unique, dotée d’un financement pérenne, qui investit pour répondre aux besoins des usagers et des salariés. La coordination des intermittents et la CGT culture, eux aussi, ont élaboré un modèle alternatif d’indemnisation des artistes et des techniciens du spectacle, visant à garantir plus d’équité dans les règles d’accès et d’indemnisation. Plus juste, il ne coûte pas plus cher.

Ces deux mouvements ont leur vie mais chacun porte haut l’intérêt général. Ils se battent pour eux, autant que pour nous tous.

- See more at: http://www.humanite.fr/ne-fait-pas-greve-par-plaisir-544664#sthash.7bpce4RV.dpuf
L'éditorial de Paule Masson; aucun salarié ne fait jamais grève par plaisir. Pour un cheminot comme pour un intermittent du spectacle, c’est toujours un crève-cœur d’en arriver à cesser le travail, ultime moyen utilisé quand tous les autres ont échoué.

On pensait que personne, à gauche, ne s'était habitué aux saillies de Sarkozy contre les syndicalistes, les grèves, les manifestations. Et voici que depuis le début du mouvement des cheminots, les libéraux et leur presse mal-pensante se déchaînent contre les « jusqu’au-boutistes » et les « ultras » sans qu’aucun ministre socialiste ne trouve rien à redire aux contre-vérités manifestes qu’ils répandent. Plusieurs d’entre eux osent même expliquer aux agents de la SNCF qu’ils font grève pour rien. À croire que les grévistes arrêtent de faire rouler les trains, juste pour empêcher les lycéens de passer leur examen ! Au royaume de l’absurde…

Aucun salarié ne fait jamais grève par plaisir. Pour un cheminot comme pour un intermittent du spectacle, c’est toujours un crève-cœur d’en arriver à cesser le travail, ultime moyen utilisé quand tous les autres ont échoué. Plutôt que de continuer de déconsidérer ces mouvements, peut-être est-il temps d’écouter ce qu’ils revendiquent vraiment. Car ils ont beaucoup à dire, et depuis longtemps, les cheminots pour défendre un service public de transports de qualité, les intermittents pour sécuriser la précarité du travail et défendre la culture. La solidité de ces deux luttes repose sur une conviction : une autre réforme est possible.

La CGT cheminots a par exemple élaboré une proposition complète pour que le transport ferroviaire devienne un service public moderne, avec une entreprise unique, dotée d’un financement pérenne, qui investit pour répondre aux besoins des usagers et des salariés. La coordination des intermittents et la CGT culture, eux aussi, ont élaboré un modèle alternatif d’indemnisation des artistes et des techniciens du spectacle, visant à garantir plus d’équité dans les règles d’accès et d’indemnisation. Plus juste, il ne coûte pas plus cher.

Ces deux mouvements ont leur vie mais chacun porte haut l’intérêt général. Ils se battent pour eux, autant que pour nous tous.

- See more at: http://www.humanite.fr/ne-fait-pas-greve-par-plaisir-544664#sthash.7bpce4RV.dpuf

31/05/2014

Des gens très bien qui sont très moches

Scandale dans le viseur : Jean Jardin, alias le Nain Jaune, fut le bras droit de Pierre Laval, chef du gouvernement du maréchal Pétain. Le matin de la rafle du Vel' d'Hiv', le 16 juillet 1942, il est en poste. Il ne dit rien. Ne tente rien. "Acteur capital, sans jamais se renier par la suite, de l'un des plus criminels régimes de l'histoire de France", "collaborateur intime du plus vil des collabos", "l'homme dont je tiens mon patronyme" fut "aussi influent qu'un René Bousquet, plus décisif qu'un Paul Touvier et infiniment plus central qu'un Maurice Papon". Auquel cas il aurait aussi été le plus doué des collabos. Épargné, discret, influent...

Alexandre Jardin, "souillé de l'hérédité, réfrigéré par mon ADN", dit oser ce livre pour refuser la cécité familiale, "un exercice de trahison de ma lignée, une volte-face qui m'interdit sans doute un jour d'être enterré auprès des miens. La complicité familiale me fait vomir. C'est plus facile, en effet, à la troisième génération, c'est supportable."

Le fils Pascal aurait-il choisi d'édulcorer les silences complices du père, que seule la génération suivante pourra, libérée par la mort et le temps, révéler ? "Notre famille est construite sur un secret, le nôtre est particulier, il est montré pour qu'on ne le voie pas", commente Alexandre. Ainsi, pour éviter qu'on ne cherche à comprendre ce que fit, sut et feint de ne pas voir son père, Pascal aurait empilé les récits en trompe-l'oeil. Pourtant, n'en déplaise à l'imprécateur de 2010, Pascal Jardin, s'il trompette allègrement les fanfaronnades paternelles, ne fut pour autant pas complètement dupe : "Oui, mon père était un homme impossible, mystérieux, inclassable, et à une certaine époque certains l'eussent volontiers collé à un mur devant douze fusils, mais voilà, c'était mon père, il était épatant et insupportable, et je l'aimais.

 ****

*

 Une confession sans fausse note, à la fois ter­rifiée et soulagée, qui se parcourt la gorge sèche.

La bombe est lancée dès la première page : « Mon grand-père, Jean Jardin, dit le Nain jaune, fut, du 20 avril 1942 au 30 octobre 1943, le principal collaborateur du plus collabo des hommes d'Etat français : Pierre ­Laval, chef du gouvernement du maréchal Pétain. Le matin de la rafle du Vél' d'Hiv, le 16 juillet 1942, il était donc son directeur de cabinet ; son double. Ses yeux, son flair, sa bouche, sa main. Pour ne pas dire sa conscience. »

Comment ne pas lire dans cette description physique, débitée au hachoir, le dégoût de ses propres origines, l'effroi de l'inéluctable symbiose génétique ?

.... Du sang vicié qui coule dans ses veines, l'héritier tente aujourd'hui d'extraire le poison.

... Loin de se ménager, Alexandre Jardin pratique l'égra­tignement de soi avec un courage et une élégance rares. « A quarante-quatre ans, essoufflé de menteries, je prends donc la plume pour fendre mon costume d'arlequin », confesse-t-il dans l'élan de sincérité qui propulse tout le livre.
 
En savoir plus sur http://www.telerama.fr/livres/des-gens-tres-bien,64352.php#vMpj4dCHT43lVLYX.99
 
**
*
"C'est effrayant"
 
"La souveraineté nationale est sacrée, ils vont sacrifier des Juifs"
 
"Ne pas être antisémite, c'était bizarre... partagé par l'Eglise, par les gens très bien"
 
"Il n'est pas nécessaire d'être un monstre pour participer au pire"
 
"Aucun directeur de Cabinet n'a eu de procès après la guerre... Il (son père) est devenu un des grands financiers de France"
 
"C'est toujours la morale qui précède les crimes"
 
Son jeune fils  :"Tu as bien fait d'écrire le bouquin, j'aurai pas à le faire. On n'est pas responsables mais on ne couvre pas, on n'est pas complices"
 
Parmi ces gens très bien ... MITTERRAND
 
*
*
 

 Les documents qui remontent à la surface proviennent des Archives de BERLIN,

celles de FRANCE ont disparu.

 

Wikipédia doit revoir ses fiches et modifier

"Sa responsabilité directe dans la rafle du Vélodrome d'Hiver de juillet 1942 reste incertaine. Il n'y a pas de documents d'archive connus démontrant que Jean Jardin était informé des rafles des 16 et 17 juillet 1942 ou qu'il y ait participé..."

Mais, selon plusieurs historiens spécialisés dans cette période, il était, en tant que directeur du cabinet de Laval, probablement au courant des préparatifs de cette opération. En revanche, il est difficile d'établir dans quelle mesure il était conscient des conséquences de ces rafles et des déportations..."

 

"Jean Jardin reste comme exilé en Suisse jusqu'en 1947. L’anticommunisme de la Guerre froide fait rentrer à Paris beaucoup d'anciens vichystes et le remet en selle. L'avènement de la Quatrième République, régime parlementaire, est favorable à ce type d’éminence grise ayant de l'entregent.

 

Jean Jardin connait admirablement le Tout-Paris de la politique et des affaires ; il met en relation, propose ses services, suggère conseils et avis discrets à tous ceux qui comptent. Il reçoit ses amis et relations, Couve de Murville, Wilfrid Baumgartner (gouverneur de la banque de France), Edgar Faure, des hommes politiques de toutes tendances ainsi que de très nombreux hommes d'affaires . Proche du CNPF (Georges Villiers en est le premier président de 1946 à 1966) il conseille le patronat dans ses relations avec les partis et leur financement occulte. En 1952, il devient un des proches conseillers d'Antoine Pinay, devenu Président du Conseil.

En 1955, il participe à la création d'un quotidien concurrent du Monde, jugé trop à gauche par les milieux d'affaires, Le Temps de Paris, opération qui reste sans suite : ce quotidien ne paraîtra que pendant quelques mois"

 **

Certains doivent trembler qu'on mette son nez dans les Archives de Berlin !

Comme le dit mon Minou :

"Il y avait plus de collaborateurs que de résistants !"

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique