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13/01/2015

Netanyahou n'était pas le bienvenu

http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/12/01003-20150112ARTFIG00260-netanyahou-accuse-de-s-etre-invite-a-la-marche-republicaine.php

 

Le premier ministre israélien aurait insisté pour se rendre à Paris dimanche, après avoir appris que deux de ses rivaux aux élections législatives anticipées participaient à cette marche historique contre le terrorisme.

Benyamin Nétanyahou n'oubliera sans doute pas de sitôt son apparition en tête de la «marche républicaine» contre le terrorisme, dimanche à Paris. Le premier ministre, quelques heures seulement après avoir été acclamé à la Grande synagogue de la Victoire, est sévèrement brocardé ce matin par la presse israélienne. La deuxième chaîne de télévision et le quotidien Haaretz racontent comment il a imposé sa présence au sein du cortège parisien, contre l'avis de François Hollande.

Une insistance qui a contraint les autorités françaises à convier en catastrophe, pour faire bonne mesure, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Selon deux sources françaises bien informées, la présidence de la République a fait savoir en fin de semaine à l'entourage de Benyamin Nétanyahou que sa présence à Paris n'était pas jugée indispensable.

«Dès lors qu'Abbas n'avait pas manifesté le souhait de venir, on s'est dit qu'il était préférable de tenir le Proche-Orient à l'écart de cette manifestation d'unité, explique l'une d'elles. On s'est donc dit qu'il était préférable que Nétanyahou ne vienne pas.»

À l'Élysée, on concède que l'organisation dans l'urgence de cette marche républicaine - qui a accueilli une cinquantaine de chefs d'État et de gouvernement étrangers - a donné lieu à des «interrogations» sur le «format» de celle-ci.

La présence des dirigeants israéliens et palestiniens fut l'un des casse-têtes à résoudre.

Le conseiller diplomatique de François Hollande, Jacques Audibert, s'est entretenu «cinq ou six fois» au téléphone avec Yossi Cohen, conseiller à la sécurité du premier ministre israélien.

«L'idée, c'était de trouver habilement une solution équilibrée, avec la présence des deux responsables, indique un diplomate. Nous voulions envoyer un message d'unité nationale, d'unité mondiale. C'était compliqué si l'un des deux ne venait à Paris. Si Abbas n'était pas venu, ça ne marchait pas…»

Raisons politiciennes

La présidence française invoque également des contraintes sécuritaires, ainsi que la nécessité de «ne pas dévoyer l'esprit de la manifestation». Samedi après-midi, l'affaire semble d'ailleurs entendue. Mahmoud Abbas fait savoir qu'il ne participera pas au défilé en raison de la neige qui menace de paralyser Ramallah. Quant à Benyamin Nétanyahou, il indique qu'il renonce pour des raisons logistiques et sécuritaires - avant, coup de théâtre, d'annoncer en début de soirée qu'il sera bien présent dans le cortège parisien.

À en croire la presse israélienne, le premier ministre aurait brusquement changé d'avis en apprenant que ses deux principaux rivaux au sein de la droite nationaliste, Avigdor Lieberman et Naftali Bennett, allaient prendre part à la manifestation. Piqué au vif, il aurait refusé de se laisser voler la vedette à trois mois d'un scrutin législatif anticipé. Une version que dément l'un de ses proches conseillers. «La simple vérité, assure celui-ci, c'est que nous avons eu de nombreux échanges avec les autorités françaises afin de déterminer s'il était possible de mettre sur pied, en si peu de temps, un dispositif de sécurité adapté à la personne du premier ministre...»

Quoi qu'il en soit, la volte-face israélienne a contraint l'Élysée à réagir dans l'urgence. Une invitation en bonne et due forme a immédiatement été adressée à la présidence de l'Autorité palestinienne. «À partir du moment où l'un des deux venait, il était compliqué de ne pas avoir l'autre», explique un diplomate à Paris. Dans la soirée, Mahmoud Abbas a fait savoir qu'il ferait le déplacement. Il ne restait plus que quelques heures pour régler la logistique et la sécurité de ces deux hôtes imprévus.

Selon une source israélienne citée par Haaretz, cette valse-hésitation s'explique aussi par les tensions qui ont émaillé la visite de Benyamin Nétanyahou au lendemain de la tuerie perpétrée par Mohamed Merah dans une école juive de Toulouse, en mars 2012, en pleine campagne présidentielle. Le premier ministre israélien avait alors invité les Juifs de France à émigrer en masse vers Israël.

François Hollande lui avait rétorqué: «La place des Juifs de France, c'est d'être en France». Un échange aigre-doux que les dirigeants français ne souhaitaient visiblement voir se reproduire, ce dimanche, en marge d'un cortège placé sous le signe de l'unité nationale.

 

 

 

COHN BENDIT ET CHARLIE HEBDO

 

Invité de l'émission Le Supplément sur Canal +, Daniel Cohn-Bendit a poussé un coup de gueule contre « ceux qui chantent la Marseillaise », estimant que ce n'était pas dans l'esprit de Charlie Hebdo.

L'ancien leader de mai 68, proche des idées libertaires du journal satirique, a donné un point de vue discordant face à l'unité nationale de ce dimanche 11 janvier. Tandis que des rassemblements massifs avaient lieu dans toute la France, il a pointé du doigt les manifestants qui entonnent la Marseillaise. Pour le député vert européen, c'est un contre-sens qui ne rend pas hommage à la rédaction de Charlie Hebdo, décimée mercredi 7 janvier lors d'une attaque terroriste.

 

IL EST GONFLE CE MEC !

Marianne
 
   

Mémoire courte

Quand Cohn-Bendit qualifiait les dirigeants de "Charlie Hebdo" de "cons" et de "masos"

"Ce qui est attaqué, c'est le droit à la critique radicale de toutes les religions", clame ce matin l'ancien eurodéputé écologiste dans les colonnes de "Libération" en réaction à l'attentat perpétré dans les locaux de "Charlie Hebdo". Dany de 2014 semble oublier ce que Cohn-Bendit de 2012 disait des journalistes de "Charlie"...

Chef d’œuvre d’hypocrisie dans le concert des lamentations opportunes survenant après le massacre des journalistes de Charlie Hebdo, la déclaration de Daniel Cohn-Bendit à nos confrères de Libération : « C’est l’une des dernières formes de l’esprit de Mai 68 qui a été assassinée. Charlie, c’est la radicalité anticléricale, c’est pour ça qu’ils ont été tués ». Et d'ajouter même : « Ce qui est attaqué, c'est le droit à la critique radicale de toutes les religions ».
 
Dany a la mémoire bien courte, car ce n’est pas tout à fait le ton qu’il utilisait en 2012 pour dire ce qu’il pensait de la publication de nouvelles caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo en septembre 2012. Invité de BFM, l’eurodéputé d’alors qualifiait les dirigeants du journal satirique de « cons » et de « masos » avant de préciser : « Ce sont des masos, ils doivent aimer se faire mal. Ils se disent : on va frapper, comme ça on va avoir la police, on va avoir peur, ça va nous faire jouir ! Ils peuvent le faire, je ne suis pas pour l’interdire… Ils répondent à des cons musulmans, certes, mais il ne faut pas me dire qu’il n’y a pas de limites dans la provocation, ce n’est pas vrai ».
 
Pour Cohn-Bendit, la « provocation », la vraie, la seule acceptable à ses yeux expliquait-il, c'est de « taper sur ceux qui ont le pouvoir ».

Or, « autant [qu’il] sache », ajoutait-il, « ce ne sont pas les salafistes et les crétins dans le monde musulman qui ont le pouvoir. Tout intégriste est un con, que ce soit un intégriste chrétien, juif, musulman ou… laïc ». Et de conclure : « On a le droit de protester contre Charlie, mais ça ne veut pas dire qu’on a le droit d’attaquer l’ambassade américaine ».
 
Gageons que si Daniel Cohn-Bendit devait aujourd’hui commenter ce genre de propos prononcés dans une autre bouche que la sienne, il hésiterait sans doute entre deux formules : « sale mec » ou « vieux con ».

**

 © France 2

Dimanche soir, France 2 proposait une soirée spéciale Je suis Charlie retransmise en direct de l'auditorium de Radio France, une soirée hommage placée sous le signe de l'émotion.

Il était assis sur le même rang que les humoristes

Pour faire oublier ses "sorties" de 2012 ?

De quoi se la prendre et se la mordre

(ah oui ? OOOOOH  la Miche, t'as pas honte ? ... " je suis CHARLIE")

07/01/2015

FLORILEGES DE DESSINS GRIS POUR UN 7 JANVIER NOIR

Konbini

http://www.konbini.com/fr/tendances-2/reseaux-sociaux-dessins-charlie-hebdo/

Depuis plusieurs heures, des dizaines de dessins rendent hommage à Charlie Hebdo en réaction à l’attentat perpétré au siège du journal satirique, provocateur et nécessaire.

Les dessins comportent de nombreux points d’interrogation. On y croise des stylos, des plumes, de l’encre, des gommes mais aussi du sang. Ces illustrations ont été notamment diffusées via Twitter par des collègues des journalistes de Charlie Hebdo, et ce de par le monde.

Denis Pessin de Slate, Martin Vidberg, Zep et Plantu du quotidien Le Monde, na! de BFMTV, mais pas seulement : des internautes ont aussi exprimé leur soutien via le crayon.

Florilèges de dessins gris pour un 7 janvier noir.

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François PlayBac @dufourdufour

Hommage à l'ami Charb: son premier dessin dans Mon Quotidien, il y a 20 ans.

ATTENTAT TERRORISTE CHEZ CHARLIE HEBDO

Victimes de la liberté d'expression

face au fanatisme religieux

Ils ont "vengé le prophète"

Eux, faisaient juste leur métier de journaliste humoristique

Tout le monde y passait ... avec leur talent, leurs crayons

et leurs gommes bien pacifiques

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Charb dans le Charlie Hebdo de la semaine.

"Ils sont tous morts",

a dit à l'AFP Patrick Pelloux, urgentiste et chroniqueur de l'hebdomadaire, d'une voix blanche.

"Je suis vivant mais Charb, Cabu, ils sont tous morts...", a-t-il répété, hébété par le drame

Héca­tombe à Char­lie Hebdo

Cabu, Charb, Tignous, Wolins­ki…

4 dessinateurs particulièrement visés et lâchement assassinés

Des hommes cagoulés ont attaqué le siège du journal Charlie Hebdo, à Paris, mercredi 7 janvier. Le bilan provisoire était de douze morts, en début d'après-midi. Deux policiers feraient partie des victimes, selon une source proche de l'enquête.

Le procureur fait également état de 15 à 20 blessés,

dont quatre "en urgence absolue".

Charb travaille pour de nombreux journaux, Charlie Hebdo – dont il est le directeur de la publication depuis mai 2009 et le départ de Philippe Val –, L'Écho des savanes, Télérama, Fluide glacial et L'Humanité. Ses dessins, agrémentés pour la plupart des dessins symboliques de Maurice et Patapon, le chien et le chat anticapitalistes, se caractérisent par leur esprit corrosif et leur irrévérence. On peut citer aussi Marcel Keuf, le flic dans Fluide glacial.

 Sa rubrique dans Charlie Hebdo est intitulée Charb n'aime pas les gens.

 Mensuellement, il signe une rubrique satirique appelée La fatwa de l'Ayatollah Charb dans la gazette de Fluide Glacial. En 2007 et 2008, il a participé également à l'émission télévisée T'empêches tout le monde de dormir de Marc-Olivier Fogiel sur M6 en tant que dessinateur de plateau jusqu'à l'arrêt de l'émission, en juin 2008.

 C’est un soutien de longue date du PCF, et du Front de gauche aux élections européennes de 2009 et aux élections régionales françaises de 2010.

 Charb meurt le 7 janvier 2015, assassiné lors de la fusillade au siège du journal Charlie Hebdo‎‎ à Paris.

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Cabu, Charb, Tignous, Wolins­ki…: héca­tombe à Char­lie Hebdo

Jean Cabut, dit Cabu, est un caricaturiste, dessinateur de presse et auteur de bande dessinée français, né le 13 janvier 1938 à Châlons-en-Champagne (Marne) et mort le 7 janvier 2015 (à 76 ans) à Paris.

Créateur du personnage du Grand Duduche et participant aux équipes de journaux satiriques comme Hara-Kiri, Charlie Hebdo ou Le Canard Enchaîné, il collabore en outre à plusieurs émissions de télévisions aussi bien de débat - avec Droit de réponse - que pour enfant - avec Récré A2 - qu'il illustre en direc

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alt=Description de cette image, également commentée ci-après

 

Georges Wolinski, né le 28 juin 1934 à Tunis et mort le 7 janvier 2015 (à 80 ans) à Paris, est un dessinateur de presse français.

Il a collaboré au journal Hara-Kiri (versions mensuelle et hebdomadaire), ainsi qu'à Action, Paris-Presse, Charlie Hebdo, L'Humanité, Le Nouvel Observateur et enfin Paris Match. Il a également été rédacteur en chef de Charlie Mensuel.

Il est assassiné le 7 janvier 2015 lors de la fusillade au siège du journal Charlie Hebdo‎‎.

 

Né en 1957 à Paris, Bernard Verlhac, qui publie sous le pseudonyme de Tignous, est un dessinateur de presse français. Il dessine dans la presse depuis 1980. Après des débuts dans l’illustration et la bd, il publie en 1990 ses premiers dessins sur l’actualité dans L’idiot international et rejoint ensuite la rédaction de La Grosse Bertha. Tignous a beaucoup dessiné aussi pour L’événement du Jeudi. Depuis il collabore régulièrement à Charlie Hebdo, Marianne, Fluide Glacial, l’Express, VSD, Télérama et L'humanité!

 

 

Il semblerait que les tireurs les aient d'abord interrogés sur leur identité avant de les flinguer

C'est une tragédie, un acte abject

Jean Cabut (Cabu), Stéphane Charbonnier (Charb), comme Tignous et Wolinski, ont été assassinés par des terroristes ce 7 janvier 2015. Les assaillants étaient venus dans l'intention ferme de les tuer, rapporte une dessinatrice à l'Humanité.

 

[Mis à jour le 7 janvier à 14h43]

" Les terroristes étaient venus dans l'intention claire de les assassiner, affirme la dessinatrice Coco au journal l'Humanité. " Ils ont tiré sur Wolinski, Cabu... Ça a duré cinq minutes...

Je m'étais réfugiée sous un bureau... Ils parlaient parfaitement le français... Se revendiquaient d'Al Qaïda" explique-t-elle. Les premiers témoignages recueillis laissent à penser que les assassinats ont tourné au massacre. Des victimes ont été comptabilisées dans toutes les pièces.

 

IDENTITE D'UNE AUTRE VICTIME : Bernard MARIS
 

Bernard MARIS, né le 23 septembre 1946 à Toulouse (Haute-Garonne) et mort le 7 janvier 2015 à Paris, est un économiste, écrivain et journaliste français.

Il est assassiné lors de la fusillade au siège du journal Charlie Hebdo‎‎.


 

Bernard Maris

 

Economiste de renom, Bernard Maris enseigne à l'institut d'études européennes de l'université Paris-VIII. En décembre dernier, il a été nommé par le président du Sénat membre du Conseil général de la Banque de France. Auteur d'ouvrages de vulgarisation économiques à succès, il a publié entre autres chez Albin Michel: Ah Dieu! que la guerre économique est jolie et La Bourse ou la vie (avec Ph. Labarde) et Capitalisme et pulsion de mort (avec G. Dostaler). Il collabore régulièrement à de nombreux magazines ( «Oncle Bernard» de Charlie Hebdo), à I.Télé et France Inter.

Enfin, la consommation augmente!

La crise n'existe pas pour tout le monde. La consommation somptuaire et le parasitisme explosent.

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***

Concernant la zone euro, Bernard Maris s'exprime ainsi dans Charlie Hebdo, le 15 décembre 2010 :

« Moi-même, je pense qu'il y aura une nouvelle crise financière, que la zone euro éclatera, que l'Europe se balkanisera — elle est déjà balkanisée.

Mais un certain nombre d'événements surgis depuis dix ans n'étaient pas prévisibles : la méga-crise financière, qui pouvait vraiment la prévoir ? Les Twin Towers ? »

 

Patrick Pelloux, rescapé de l’attentat de Charlie Hebdo

Paris, le mercredi 7 janvier 2014 – Le docteur Patrick Pelloux, patron de l’Association des médecins urgentistes de France et collaborateur régulier de l’hebdomadaire Charlie Hebdo était présent ce matin lors de l’attentat perpétré au siège du journal et qui a causé la mort de douze personnes, dont plusieurs dessinateurs célèbres (Cabu, Wolinski, Charb et Tignous) . Selon Gérard Kierzeck, médecin urgentiste et chroniqueur pour Europe 1, Patrick Pelloux aurait participé à la prise en charge des blessés dans les minutes qui ont précédé l’arrivée des secours. Très éprouvé par cette tuerie, le praticien s’est rendu dans l’après-midi à l’Hôtel Dieu où une cellule psychologique a été mise en place pour accueillir les 34 rescapés.

A.H.

 

Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité : "Nous pleurons des confrères, des collègues, des amis, des camarades"

Mercredi, 7 Janvier, 2015
L'Humanité.fr
"L’ensemble du personnel de l’Humanité et moi-même, profondément révoltés et attristés, a déclaré le directeur de l'Humanité. Parmi les victimes de cet abject attentat contre l’équipe de Charlie Hebdo, quatre de nos amis ont perdu la vie : Georges Wolinski, Charb, Tignous et Cabu.
 
La violence barbare vient de frapper au cœur de Paris. En s’attaquant physiquement à un journal pour le détruire, c’est une part de liberté qu’on brûle. En massacrant, en tuant des journalistes, des salariés du journal, les policiers qui assuraient leur surveillance, les terroristes ont ciblé le fondement même de la République. 
 
L’ensemble du personnel de l’Humanité et moi-même, profondément révoltés et attristés, exprimons notre plus vive sympathie et notre totale solidarité aux victimes ainsi qu’à leurs familles et amis. 
Parmi les victimes de cet abject attentat contre l’équipe de Charlie Hebdo, quatre de nos amis ont perdu la vie : Georges Wolinski qui a participé à tant d’aventures avec les équipes et les lecteurs de l’Humanité, Charb qui nous a prêté son talent à de nombreuses reprises, Tignous qui illustrait de son ton mordant l’actualité de ces dernières années et Cabu, immense dessinateur unanimement reconnu.
Ils manqueront à notre journal.
Ils manqueront aux voix progressistes qui se battent partout contre l’obscurantisme et la folie meurtrière. Leur écriture, leurs dessins manqueront, car, quoiqu’on en pense, ils révélaient des faces parfois cachées des turpitudes de ce monde et de ses acteurs.
 
L’Humanité est en deuil. Nous pleurons des confrères, des collègues, des amis, des camarades. 
 
Nous appelons toutes les forces disponibles à se rassembler et à se mobiliser contre l’abject et pour la défense de la République.
 
Devant ce terrible drame, j’adresse mes condoléances et toute mon affection à leurs familles et amis dont de nombreux salariés de l’Humanité.
 

 Le fondateur du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, devant les locaux de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015 - Le fondateur du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, devant les locaux de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015 - AFP Kenzo Tribouillard

Le fondateur du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, devant les locaux de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015 - AFP Kenzo Tribouillard

Jean-Luc Mélenchon, Parti de Gauche: "Le nom des meurtriers est connu: lâches, assassins, tuent les sans défense. Le nôtre: chagrin et réplique républicaine. # CharlieHebdo "(tweet).

 *

*
Une attaque "sans précédent" contre la presse en France (RSF). L'attaque armée contre le journal Charlie est une attaque "sans précédent" contre la presse en France, a souligné Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.
 
"Une attaque barbare comme celle-là, c'est une affaire sans précédent", a déclaré sur la chaîne iTÉLÉ M. Deloire qui s'est rendu sur place dans le XIe arrondissement. "C'est des choses qu'on voit malheureusement dans des pays comme le Pakistan, la Somalie", a-t-il relevé.
 
"Il n'y a pas d'agression plus grande contre la liberté de la presse et contre toutes les libertés que de s'attaquer à un journal qui a simplement le tort d'exercer pleinement sa liberté d'expression", a ajouté Christophe Deloire.
 

 

 

 

06/01/2015

Une caméra plutôt qu'une mitraillette pour combattre

 

 

René Vautier laisse une empreinte indéfectible parce qu'il a su marquer les esprits (Pierre Laurent)

Lundi, 5 Janvier, 2015

René Vautier, cinéaste militant du film indépendant et anticolonialiste, vient de disparaître.

Homme de légende, de convictions, cinéaste baroudeur- il nous manque déjà. René Vautier était membre du Parti communiste depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Individualiste généreux, enragé, charmeur, René Vautier était toujours un marginal, tant en politique que dans les milieux du cinéma. Homme de la fidélité dans ses convictions et amitiés, René Vautier avait épousé les causes de son époque : anticolonialiste, régionaliste frôlant l'indépendantisme, écologiste, anticapitaliste… Nous perdons un combattant de la liberté, qui a payé chèrement son engagement.

Son premier film, « Afrique 50 », est un violent et efficace réquisitoire contre le colonialisme français en Afrique noire, contre le travail forcé. Le film lui valu une interdiction totale, 13 inculpations. L'armée, se rappelant qu'il n'avait pas fait son service militaire (ses faits de Résistance auraient pu pourtant l'en exempter), l'envoya en Allemagne, où il passa quasiment un an en prison militaire.

Avec « Avoir 20 ans dans les Aurès » Il avait fait un choix, celui de montrer, dénoncer cette guerre d'Algérie qui n'en avait pas le nom. La distribution dans le circuit indépendant, les salles municipales d'art et d'essais, il y a quelques années, de ce film marquant. avait fait redécouvrir son œuvre, son génie cinématographique.

Il laisse une empreinte indéfectible parce qu'il a su marquer les esprits. Il a su montrer la vérité telle qu'elle est. C'est grâce aux témoignages qu'il avait récoltés, qu'avait été prouvé que Jean-Marie Le Pen avait pratiqué la torture en Algérie (produit lors du procès du Canard enchaîne en 1985). Pacifiste, antimilitariste, passionné de la Bretagne, il était un bel anarcho-communiste et la légende raconte que les CRS, dans les années 60, le confondaient avec Léo Ferré.

Fier de l'avoir compté parmi les siens, son Parti lui rend hommage.

 rene-vautier nb

Avril 1961. Dans le massif des Aurès, un commando de l’armée française, formé d’appelés bretons, affronte un groupe de l’Armée de libération nationale lors d’une embuscade. Les soldats parviennent à faire un prisonnier mais l’un d’entre eux est blessé au cours de l’accrochage. Instituteur dans le civil, il se rappelle les événements vécus avec ses camarades au cours des derniers mois. Leur opposition à la guerre en Algérie les a conduits dans un camp réservé aux insoumis. Il se remémore la façon dont leur chef a su les transformer, de jeunes Bretons antimilitaristes qu’ils étaient, en redoutables chasseurs de fellaghas, prêts à tuer et y prenant goût. Tous sauf Nono... Une plongée dans les contradictions de la guerre d’Algérie autant que dans celles de l’âme humaine - See more at: http://www.avoir20ansdanslesaures.net/wp/#sthash.LNQj4krc.dpuf
Avril 1961. Dans le massif des Aurès, un commando de l’armée française, formé d’appelés bretons, affronte un groupe de l’Armée de libération nationale lors d’une embuscade. Les soldats parviennent à faire un prisonnier mais l’un d’entre eux est blessé au cours de l’accrochage. Instituteur dans le civil, il se rappelle les événements vécus avec ses camarades au cours des derniers mois. Leur opposition à la guerre en Algérie les a conduits dans un camp réservé aux insoumis. Il se remémore la façon dont leur chef a su les transformer, de jeunes Bretons antimilitaristes qu’ils étaient, en redoutables chasseurs de fellaghas, prêts à tuer et y prenant goût. Tous sauf Nono... Une plongée dans les contradictions de la guerre d’Algérie autant que dans celles de l’âme humaine - See more at: http://www.avoir20ansdanslesaures.net/wp/#sthash.LNQj4krc.dpu

 © 2005 ilan ginzburg

 

Je l'ai aperçu à la Fête de l'Huma à laquelle il se rendait chaque année

pour débattre

René Vautier « Les attardés du colonialisme me poursuivent encore de leur vindicte »

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui
Lundi, 4 Mai, 2009
L'Humanité
Entretien réalisé en 2009 avec René Vautier par Rosa Moussaoui. À quatre-vingt-un ans, le cinéaste René Vautier reste plus que jamais fidèle à ses convictions et à son combat anticolonialiste.

Comment expliquer que des films comme Afrique 50 et Avoir vingt ans dans les Aurès soient encore aujourd'hui la cible de violentes attaques des tenants de l'idéologie colonialiste ?

René Vautier. J'ai fait Afrique 50 à l'âge de vingt et un ans. Mon seul but était de montrer la vérité sur le quotidien des paysans noirs en Afrique occidentale française. J'ai simplement filmé ce que je voyais. On a alors tenté de m'empêcher de filmer. Les choses se sont très mal passées avec les colons. Ce film, auquel la Cinémathèque française a rendu il y a quelques années un élogieux hommage, m'a valu, à l'époque, de sérieux ennuis. Avoir vingt ans dans les Aurès a reçu, en 1972, le prix de la critique internationale au Festival de Cannes. En dépit de cette récompense, le film a dû attendre douze ans avant d'être diffusé sur une chaîne de télévision française. Certains y voyaient une insupportable mise en cause des prétendus bienfaits de la présence française dans les colonies. Ces films continuent d'être diffusés, cités, ce qui nourrit le ressentiment des attardés du colonialisme.

Comment expliquer le regain d'activisme des nostalgiques de la colonisation, du vote d'une loi exaltant « les aspects positifs » de la colonisation à la construction de stèles et de monuments glorifiant les criminels de l'OAS ?

René Vautier. Le député UMP Christian Vanneste (l'un des plus fervents défenseurs de la loi du 23 février 2005 sur la colonisation « positive » - NDLR) a tenté, il y a quelque temps, de faire interdire Avoir vingt ans dans les Aurès dans une salle de la banlieue lilloise. Des jeunes ont protesté. Du coup, il n'y a pas eu une, mais dix projections, qui ont rencontré un franc succès auprès du public. Ces nostalgiques, liés à la droite ou au Front national, me poursuivent encore aujourd'hui de leur vindicte, perturbant les manifestations auxquelles je participe.

Ces gens vous accusent d'être un ennemi de la « blanchitude » et de la « France française ». Comment le résistant juge-t-il de tels propos ?

René Vautier. C'est à 200 mètres du palais de justice de Quimper (où s'est tenu le procès - NDLR) que j'ai été décoré de la Croix de guerre à l'âge de seize ans pour faits de résistance. J'appartenais à un groupe d'Éclaireurs de France qui se sont battus contre les occupants allemands. J'ai continué, après la guerre, à me battre pour les mêmes idées : l'égalité des peuples, la lutte contre le fascisme, quel qu'il soit.

L'idéologie coloniale reste-t-elle, selon vous, enracinée en France ?

René Vautier. Certains milieux refusent catégoriquement tout regard lucide sur le passé colonial. Or les jeunes générations doivent être instruites de ce qui fut fait au nom de la France dans les colonies. J'espère que mes films peuvent continuer à y contribuer.

 

 Sur son compte Facebook, un ami très proche de René lui a dédié cette poésie d’Eluard, qui lui ressemblait tant.

Un homme d’image qui avait pour seul arme sa caméra est mort
Il s’appelle René VAUTIER
FRATERNITE disait-il … paix à lui

eluard

Un homme est mort qui n’avait pour défense
Que ses bras ouverts à la vie
Un homme est mort qui n’avait d’autre route
Que celle où l’on hait les fusils
Un homme est mort qui continue la lutte
Contre la mort contre l’oubli

Car tout ce qu’il voulait
Nous le voulions aussi
Nous le voulons aujourd’hui
Que le bonheur soit la lumière
Au fond des yeux au fond du cœur
Et la justice sur la terre

Il y a des mots qui font vivre
Et ce sont des mots innocents
Le mot chaleur le mot confiance
Amour justice et le mot liberté
Le mot enfant et le mot gentillesse
Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
Le mot courage et le mot découvrir
Et le mot frère et le mot camarade
Et certains noms de pays de villages
Et certains noms de femmes et d’amies
Ajoutons-y Péri
Péri est mort pour ce qui nous fait vivre
Tutoyons-le sa poitrine est trouée
Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux
Tutoyons-nous son espoir est vivant.

Paul Éluard

 

Les médias sont plus prompts à blablater sur Nabila

que de rendre hommage à cet homme-là

Alors je fais ce que je crois juste, à mon niveau

 

 
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