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09/05/2014

8 mai 45 à HABAS

 

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 Les pompiers d'HABAS prennent position

bientôt les doigts sur la couture du pantalon

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Le temps pour Miche de se faire un petit trombinoscope

parce que memerazzi est comme la majorité des français,

elle aime bien les pompiers

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LA LYRE HABASSAISE TOUJOURS PRESENTE

avec son Chef Serge DUTOURNIER

qui contribue largement à la présence active de ses jeunes élèves

de l'Ecole de Musique

à ces manifestations "afin que nul n'oublie le sacrifice de ces habassais inscrits dans la pierre"

ou que "chacun sache" dans le cas des enfants

 

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Monsieur LATASTE, maire d'HABAS, prononce le discours de circonstance

devant un auditoire particulièrement attentif

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Henriette DUPRE, maire-adjointe, dresse la liste des habassais morts pour la France

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Et chacun écoute "religieusement" le nom des victimes

en ponctuant chaque nom de

"Mort pour la France"

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Des élus, des enseignants, des parents d'élèves assistent à la cérémonie

aux côtés des habitants qui ont tenu à honorer la mémoire de ceux

qui ont combattu,

ont résisté,

 n'ont pas capitulé

face à l'occupant allemand

Qui sont morts dans les camps parce que juifs,

déportés politiques,

tziganes

ou simplement homosexuels

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 La cérémonie prend fin

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...le Maire invite ses administrés

au vin d'honneur en mairie et chacun repart avec le sentiment

du devoir accompli

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ça va les jeunes ? de bonnes petites bouilles

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Alain, tu as cru m'échapper... Que nenni !

Même le docteur Daubigny, de dos, ne passe pas à travers les mailles de mon filet

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Lucile, je t'ai vue... Et le grand-père aux cheveux blancs aussi !

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Sandrine, Julia est pressée de prendre l'apéro...elle sait ce qui l'attend 

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Avant cela, le manifeste lu par Ségolène

 

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08/05/2014

8 MAI 45 .. 2 évènements historiques

 Deux événements historiques 

Le 8 mai 1945 signi­fie la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie

et la fin de la Seconde guerre mondiale en Europe.

Le 8 mai a été déclaré jour férie de commémoration en France le 20 mars 1953.

Le président Charles de Gaulle supprime le caractère férié de ce jour par le décret du 11 avril 1959.

 En 1975, pour se placer dans une logique de réconciliation avec l'Allemagne, le président Giscard d'Estaing supprime également la commémoration de la victoire alliée de 1945..

 C'est à la demande du président François MITERRAND que cette commémoration et ce jour férié seront rétablis, par la loi du 2 octobre 1981.

 

 RETOUR DES PRISONNIERS ET DES DEPORTES

1 830 000 prisonniers français internés, 723 000 ouvriers du Service de Travail Obligatoire et 75 000 déportés raciaux : les troupes alliées ne cessent de libérer nos compatriotes détenus en Allemagne et dans les territoires occupés par elle.

 

****

A la même heure où fut signé l’armistice enterrant

le totalitarisme nazi et fasciste

Le 8 mai 1945 est aussi la date du début des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, qui sont les répressions sanglantes des émeutes nationalistes qui sont survenues en 1945 dans le département de Constantine en Algérie durant la période coloniale française, à l'occasion de manifestations qui visaient à réclamer l'indépendance du pays et la libération du chef du Parti Populaire Algérien (PPA) Messali Hadj.

Une répression systématique

... La répres­sion colo­nia­liste venait d’y faire ses pre­miers accrocs face à une popu­la­tion farou­che­ment déter­mi­née à se pro­mou­voir aux nobles idéaux de paix et d’indé­pen­dance.

Pour fêter la fin des hostilités et la victoire des Alliés, des défilés sont organisés le 8 mai, y compris en Algérie, alors département français. Les partis nationalistes algériens, profitant de l'audience particulière donnée à cette journée, décident de rappeler leurs revendications patriotiques par des manifestations.

Mais, à Sétif, un policier tire sur un jeune algérien tenant le drapeau algérien et le tue, ce qui déclenche des émeutes. Il y aura parmi les Européens plus de cent morts et autant de blessés.

... Faim, famine, chô­mage et misère sem­blaient résu­mer la condi­tion sociale de la popu­la­tion musul­mane algé­rienne colo­ni­sée par la France, popu­la­tion sur­tout agri­cole sou­vent dépla­cée car les colons s’étaient saisis des meilleu­res terres, et de plus dans une période de guerre, de séche­resse et de récol­tes déci­mées par les aca­ri­des. « Des hommes souf­frent de la faim et deman­dent la jus­tice... Leur faim est injuste. » écrivait Albert Camus début 1945 dans Combat.

Kateb Yacine, écrivain algé­rien, alors lycéen à Sétif, écrit : « C’est en 1945 que mon huma­ni­ta­risme fut confronté pour la pre­mière fois au plus atroce des spec­ta­cles. J’avais vingt ans. Le choc que je res­sen­tis devant l’impi­toya­ble bou­che­rie qui pro­vo­qua la mort de plu­sieurs mil­liers de musul­mans, je ne l’ai jamais oublié. Là se cimente mon natio­na­lisme. »

« Je témoi­gne que la mani­fes­ta­tion du 8 mai était paci­fi­que. En orga­ni­sant une mani­fes­ta­tion qui se vou­lait paci­fi­que, on a été pris par sur­prise. Les diri­geants n’avaient pas prévu de réac­tions. Cela s’est ter­miné par des dizai­nes de mil­liers de vic­ti­mes. À Guelma, ma mère a perdu la mémoire… On voyait des cada­vres par­tout, dans toutes les rues. La répres­sion était aveu­gle ; c’était un grand mas­sa­cre»

 Il fallait étouffer dans l'oeuf ce mouvement de rébellion,

ont dit les colons. C'est fait. Le sang a tout recouvert.

 

Dans les loca­li­tés envi­ron­nan­tes à Sétif, Ras El Ma, Beni Azziz, El Eulma, des douars entiers furent déci­més, des vil­la­ges incen­diés, des dechras et des famil­les furent brû­lées vives. On raconte le mar­tyre de la famille Kacem. Korrichi, son fils Mohamed et son frère Nouari furent tor­tu­rés et tués à bout por­tant… Les légion­nai­res pre­naient les nour­ris­sons par les pieds, les fai­saient tour­noyer et les jetaient contre les parois de pierre où leurs chairs s’éparpillaient sur les rochers…"

*

"...  Un journaliste américain écrira : « It was an open season », pour dire la chasse à volonté. Les milices exécutaient par groupes de 20 ou 30 personnes.

Avant la fusillade, les victimes devaient creuser leurs tombes. Les prisonniers sont transportés en dehors de la ville, à Kef El-Boumba, près d’Héliopolis, où ils sont abattus en chaîne.

Des corps arrosés d’essence sont brûlés sur la place publique ou dans les fours à chaux. Des groupes entiers de prisonniers, enchaînés et alignés, sont écrasés par les roues de chars, des nourrissons sont pris par les pieds pour être projetés contre les rochers. Les blindés et l’artillerie, aidés par l’aviation, pilonnent toutes les « zones de dissidence ».

L’horreur avait atteint son comble."

  .... Tout a été fait pour que cet énorme mas­sa­cre soit le plus pos­si­ble dis­si­mulé à l’opi­nion publi­que. On peut esti­mer cepen­dant qu’il y a eu à ce moment-là plu­sieurs dizai­nes de mil­liers de bles­sés algé­riens, pas loin de cent mille. Selon l’armée amé­ri­caine cet énorme mas­sa­cre de la France de de Gaulle, par l’armée fran­çaise, la police et les mili­ciens, aurait fait 45.000 morts. C’est le chif­fre, qui peut sem­bler peut-être vrai­sem­bla­ble, retenu offi­ciel­le­ment désor­mais par les Algériens...

 

...

 Maître Jacques Vergès, avocat français, invité comme conférencier au 4ème Colloque international sur les massacres du 8 mai 1945 organisé à l’université de Guelma, dira en substance à l’adresse des Algériens : « Comprenez que cette liberté pour laquelle vous vous êtes battus avec héroïsme en Italie, en France et en Allemagne ne vaut que pour les Européens. Le scandale est dans les statistiques, où l’on recense plus de morts algériens pour la France au cours de la Seconde Guerre mondiale que des résistants français recensés au cours de la même période ».

 AFIN QUE NUL N'OUBLIE ... AFIN QUE CHACUN SACHE ...

 

 "Il se peut que je vous déplaise

En peignant la réalité

Mais si j'en prends trop à mon aise

Je n'ai pas à m'en excuser

Le monde ouvert à ma fenêtre ..." FERRAT

 

 

05/05/2014

LAICITE ET RELIGIONS

ON EN PARLE ENCORE DEPUIS QUE VALLS A DECIDE

DE SE RENDRE A LA CANONISATION DES PAPES A ROME

"représentant la France"

NON !

Pas que des croyants ! Les autres existent aussi et le gouvernement n'a rien à voir là-dedans . Alors quand VALLS se rend à la canonisation des deux papes pour représenter la France, la laïcité en prend un sacré coup !

 

Et il se fait par ailleurs, huer par les chrétiens à Rome

"nous savons tous qu'il y a des élections européennes proches et que son action est politique : il veut manipuler les cathos. je comprends qu'on puisse ressentir du dégoût mais hélas c'est le monde dans lequel nous sommes plongés et que nous voulons évangéliser à la suite du Christ. Nous prierons pour ce ministre, sans illusion mais avec Foi" - Famille Chrétienne

*


"lettre ouverte d'Henri Pena Ruiz à Manuel Valls"

 

      Monsieur le Premier Ministre,

 

      Nous savons tous les deux ce que peut être la stigmatisation par un régime dictatorial de ceux qui ne partagent pas la croyance imposée ou privilégiée par le pouvoir. Dans l’Espagne de Franco, que nos deux familles ont fuie, le national-catholicisme régnait. La coalition des trois fascismes (Hitler, Mussolini, Franco) avait brisé la République Espagnole, livrant le peuple à des décennies de violence sourde ou avouée, après avoir écrasé les républicains sous des bombes qui bientôt ensanglanteraient le monde entier. Lors de la retirada, pendant l’hiver de 1939 l’armée républicaine a franchi la frontière de nos deux pays. Antonio Machado mourut aussitôt. Il repose à Collioure, sa stèle recouverte du drapeau républicain, violet, jaune, rouge. Parqués à Gurs comme à Argelès, les soldats qui pourtant venaient de livrer le premier combat antifasciste furent très mal accueillis. Cela n’empêcha pas nombre de combattants républicains espagnols de reprendre les armes, en France, contre les occupants. Celestino Alfonso, comme bien d’autres, mourut sous les balles nazies, et l’on voit son portrait défiguré dans l’Affiche Rouge.

 

      Vint alors le temps des émigrations politiques ou économiques. En France, nos familles, comme celle d’Anne Hidalgo, goûtèrent l’air de la liberté, et de la laïcité. Sans perdre la mémoire de nos origines, nous nous découvrîmes enfants de la République Française, si bien incarnée par Marianne, qui porte le bonnet phrygien de l’esclave affranchi. La patrie, redéfinie par la Révolution française, c’est la communauté de droit qui tisse entre tous une fraternité construite sur la liberté et l’égalité. Merci à la France qui ne nous demanda pas de faire allégeance à un quelconque particularisme religieux pour nous « intégrer », comme on dit. Valls, Hidalgo, Pena-Ruiz…nos patronymes allaient se fondre dans ce beau creuset français qui s’ouvre à l’universel en une terre particulière.

 

      Certes, tout n’était pas idyllique, et l’injustice sociale semblait souvent démentir les idéaux politiques. Nous aimions la République, mais nous la voulions sociale en même temps que laïque. Nous fîmes le choix de nous engager en ce sens. Toute victoire serait alors non celle d’un peuple, mais celle d’une justice sociale sans frontières. Laïcité, justice sociale…Jaurès avait déjà défini les deux fondements d’une République où il fait bon vivre. Et son patriotisme internationaliste, qui lui coûta la vie, avait laissé un sillage de lumière dans les consciences. Laïque, la République confère les mêmes droits aux athées et aux divers croyants. Sociale, elle rend crédible sa superbe devise.

 

      Vous voilà premier ministre de cette République. Pour ma part, j’ai consacré ma vie à l’instruction publique et laïque, vecteur d’émancipation pour ceux qui n’ont que l’Ecole pour devenir tout ce qu’ils peuvent être. Nous nous accordons, n’est-ce pas, sur un tel idéal. D’ailleurs nous étions ensemble pour défendre la crèche Babyloup, qui s'est voulue laïque afin d'accueillir les enfants de 50 nationalités sans faire violence à aucune famille. Alors, sans polémique, j’entends vous dire mon incompréhension devant votre décision de représenter la France, ès qualité, dans l’exercice de vos fonctions, pour la canonisation de deux papes. Il n’y aurait évidemment aucun problème si vous vous rendiez à Rome à titre privé, en ne représentant que vous-même. En république laïque les croyants sont pleinement libres, mais leur foi ne doit engager qu'eux seuls. De même pour l’athéisme. L’égalité des droits est ici en jeu, et la déontologie qu’elle inspire se fonde sur un souci d’universalité. Tout privilège public de la religion est blessant pour les athées. Or en France il y a des athées et des agnostiques en grand nombre, et tout acte officiel de la puissance publique se doit de les représenter à égalité avec les divers croyants. D’où la neutralité, qui n’a rien d’antireligieux, mais qui tient bon sur la distinction privé/ public.

 

      Vous admirez Clémenceau. Je l’admire aussi, comme grand républicain laïque et anticolonialiste. Or en 1918 votre homologue prit une décision laïque exemplaire. La voici. Le 11 novembre 1918, l'archevêque de Paris invite Georges Clémenceau, alors Président du Conseil, au Te Deum prévu à Notre Dame de Paris, en hommage à tous les morts de la guerre qui vient de s'achever. Clémenceau dissuade le Président de la République, Raymond Poincaré, de s’y rendre, et il répond par un communiqué officiel qui fera date : "Suite à la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, le gouvernement n'assistera pas au Te Deum donné à Notre Dame. Mmes Poincaré (femme du président de la République) et Deschanel (femme du président de la chambre des députés) n'étant pas membres du gouvernement pourront par contre y assister".

 

      Voilà une jurisprudence laïque à laquelle Benito Juarez, futur Président de la République Mexicaine, avait donné ses lettres de noblesse en 1855, lors de son entrée en fonction en tant que gouverneur de l'Etat d'Oaxaca. Tout nouveau gouverneur avait alors coutume d’assister à un Te Deum qui conférait à l’autorité religieuse le privilège d’introniser l’autorité civile. Juarez mit un terme à cette pratique en des termes limpides : « Je pris la décision de ne pas assister au Te Deum, en raison de ma conviction selon laquelle les autorités politiques de la société civile ne doivent assister en tant que telles à aucune cérémonie religieuse, alors qu’en tant qu’individus ils peuvent se rendre aux lieux de culte pour y pratiquer les actes de dévotion que leur dicte leur religion. »

 

      Certes, les circonstances humaines les plus bouleversantes ont besoin de cérémonial. Mais en République, ce besoin symbolique essentiel doit être tel que tous les citoyens et citoyennes puissent s’y reconnaître. Le précédent mexicain montre que la laïcité ne se limite pas à la France.

 

      Un dernier mot. Professeur de philosophie dans l’enseignement public, j’ai toujours trouvé normal de ne jamais laisser paraître mon type de conviction personnelle dans l’exercice de mes fonctions. La République me confiait ses enfants afin que j’en fasse des élèves, et je me devais de promouvoir leur seule autonomie de jugement, sans prosélytisme aucun. Qu’auraient dit les familles si j’en avais usé autrement ? Quand Nicolas Sarkozy a eu l’audace, dans le Discours de Latran, de placer le prêtre au-dessus de l’instituteur, j’ai rédigé un article pour lui rappeler l’ineptie d’une telle hiérarchisation. Car l’instituteur ne vise que la liberté de l’élève, telle que la fonde la culture, et refuse toute inculcation. C’est cela la grandeur de l’école laïque, ce lieu où l’élève apprend ce qu’il ignore pour pouvoir un jour se passer de maître.

 

      Ne pensez-vous pas, Monsieur le Premier Ministre, qu'un si bel idéal requiert une défense et illustration exemplaire de la part des responsables politiques?

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Moi je n'aime pas Clémenceau, le "Tigre", qui a durement réprimé les grèves

mais j'aime PENA RUIZ et sa lettre à VALLS
 
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Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche (PG), a jugé jeudi que la présence de Manuel Valls a la canonisation de Jean XXIII et Jean Paul II à Rome dimanche n'était "pas une bonne idée".

"Ce n'est pas une bonne idée", a déclaré Jean-Luc Mélenchon interrogé sur le sujet lors de l'émission "Face aux chrétiens" (RCF/Radio Notre-Dame/La Croix/KTO)

"Je ne suis pas plus d'accord que je ne l'étais pour M. (Nicolas) Sarkozy à ce que M. Valls aille représenter la République française dans une circonstance qui ne la concerne pas, même si la République française respecte chacun des cultes de ses concitoyens et respecte aussi ceux qui n'en pratiquent aucun et finissent par être fatigués de toutes ces démonstrations", a-t-il dit.

 

Le député chevènementiste Jean-Luc Laurent avait déjà demandé le 18 avril à Manuel Valls de renoncer à assister à cette canonisation, "car la République n'a rien à faire là".

Manuel Valls assistera à la canonisation conjointe de Jean XXIII et Jean Paul II le 27 avril à Rome. Le Premier ministre représentera la France à cette cérémonie décidée par le pape François.

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LAICITE

La laïcité c'est la séparation du pouvoir politique et de la religion.

L'Etat, autorité politique, ne s'occupe pas de questions religieuses et les organisations religieuses ne règlent plus la vie de la société, le droit, l'enseignement ...

Dans un pays laïc, l'Etat n'est pas opposé aux religions.

Au contraire, il affirme sa neutralité et garantit à chacune la liberté de culte.

Et cela, en accord avec les droits de l'homme, qui demandent l'égalité de tous les citoyens devant la loi, quelle que soit leur religion.

Ce qui implique la tolérance et le respect de chacun à l'égard des croyances et des pratiques des autres.

La laïcité permet de considérer en toute liberté que les religions font partie de l'histoire culturelle de chaque pays et que le patrimoine architectural et artistique créé par les religions doit être protégé, comme trace de l'histoire.

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Religion et société

Dans l'histoire des hommes, la religion a longtemps été la base même de la société. C'est la religion qui édictait les lois, précisant la place et les obligations de chacun, hommes ou femmes, forts ou faibles.

Quand la religion occupe une telle place dans un pays, l'intolérance règne souvent en maître : on rejette ceux qui n'ont pas les mêmes croyances ni les mêmes pratiques ; on peut même se battre au nom de sa religion : croisades des chrétiens contre les musulmans au Moyen Age, guerres de religion entre catholiques et protestants en Europe au XVIe siècle, conflits entre musulmans et hindouistes en Inde à notre époque ...

 

Aujourd'hui, dans de nombreux pays, la religion ne concerne plus que la vie privée de chacun : certains croient, d'autres on, certains pratiquent un peu, beaucoup ou pas du tout, et cela ne gêne personne.

Il y a cependant des pays qui continuent d'appliquer les lois religieuses...

Les populations qui n'appartiennent pas à la religion dominante ou officielle sont persécutées... D'autres pays, en revanche, ont dénoué le lien entre pouvoir politique et pouvoir religieux.

 

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01/05/2014

Ier MAI FETE DES TRAVAILLEURS

 

AU DEPART

"ça s'appelait Journée Internationale des Travailleurs, puis Fête des Travailleurs, et à présent Fête du Travail (depuis PETAIN).

Pour mieux comprendre cette « fête », qui n'a pas toujours été rose, mais plutôt rouge (de sang), revenons un peu en arrière...

En 1793, la France crée une 1ère Fête du Travail, le 1er Pluviôse (Janvier), mais sans lendemain.

L'histoire du 1er mai commence le 28 septembre 1864, à Londres... Des ouvriers, « prolétaires » et partisans de la « lutte des classes », venus de toute l'Europe, réunis dans la capitale anglaise, fondent l'Association Internationale des Travailleurs, la 1ère Internationale Ouvrière : les statuts sont rédigés par Karl Marx lui-même"

 

Le 1er mai 1886 est d'abord la date où 200 000 ouvriers de Chicago obtiendront la journée de 8 heures, suite à un long mouvement de lutte étalé sur plusieurs années.

Dans les jours qui suivirent, plusieurs manifestants furent tués, et plusieurs anarchistes pendus pour une supposée participation à des attentats contre la police.

En 1889, la IIème Internationale décidait d'en faire une journée internationale pour la journée de 8 heures et elle commence à se célébrer à partir du 1er Mai 1890.

***

En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge.

Celui-ci figure la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs.

 

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Celui-ci est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine .

"L'églantine rouge, symbole du printemps révolutionnaire, fleur sauvage du prolétariat."

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Elle remplace vers 1899, lors de la manifestation du 1er mai, le triangle rouge, symbole de la revendication des trois huit .
Elle sera arborée lors de nombreuses grèves, manifestations et congrès ouvriers, mais elle cèdera progressivement sa place et  finira par être totalement détronée par le muguet, lors de l'institutionalisation de la fête du travail, en 1941.

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 Le 1er Mai 1891, à Fourmies dans le Nord, la police tire sur les manifestants et fait dix morts.

 

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Dans cette petite cité du Nord de la France, la manifestation tourne au drame: l'armée, fière de ses nouveaux fusils, tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers : 10 morts, dont 8 jeunes de moins de 21 ans. L'une de ces jeunes victimes, l'ouvrière Marie Blondeau, habillée tout de blanc et les bras couverts de fleurs, devient le symbole de cette journée, une sorte de Vierge « laïque »... Suite à ce drame, le 1er mai s'enracine de plus en plus dans une tradition de lutte, l'Internationale Socialiste développe le caractère revendicatif, ouvrier et international du 1er Mai...

 

En 1907, à Paris, le muguet, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge.

 

 Le 23 avril 1919, le Sénat ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant une journée chômée.

C'est la Russie bolchevique qui la première établira la journée du 1er mai fériée et chômée en 1920, alors qu'elle s'étend partout comme journée de lutte et de solidarité internationale des travailleurs, bien au delà de la revendication initiale de la journée de 8 heures

Hitler, pour se rallier le monde ouvrier, fait du 1er mai, dès 1933, une journée chômée et payée...

La France l'imitera, sous l'Occupation, le 24 avril 1941: le 1er mai est officiellement désigné comme Fête du Travail et de la Concorde Sociale, il devient chômé.

 ***

Au 1er mai 1936, on distribue des brins de muguet cravatés de rouge.

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Au début du XXe siècle, il devient habituel, à l'occasion du 1er mai, d'offrir un brin de muguet, symbole du printemps en Ile-de-France.

*

Sur les traces d'Hitler

L'ombre de PETAIN SUR LE PREMIER MAI

Le 24 avril 1941, le maréchal PETAIN qui instaure officiellement le 1er mai comme "LA FETE DU TRAVAIL et de la CONCORDE SOCIALE"   (chômé, sans perte de salaire, mais 50 % de celui-ci sera versé au Secours national), débaptise la FETE DES TRAVAILLEURS  qui faisait trop référence à la lutte des classes.

affiche petain, appel aux vrais travailleurs

ceux qui travaillent pour la Patrie

... appliquant ainsi la devise Travail, Famille, Patrie : par son refus à la fois du capitalisme et du socialisme, le régime pétainiste recherche une troisième voie fondée sur le corporatisme.

 

À l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération générale du travail) devenu secrétaire d’État au travail dans le gouvernement de François Darlan, le jour devient férié, chômé et payé.

La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du maréchal, SAINT PHILIPPE.

L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet.

Cette fête disparaît à la Libération.

*

En avril 1947, sur proposition du dé­puté socialiste Daniel Mayer et avec le soutien du ministre communiste du Travail Ambroise Croizat, le 1er mai est réinstitué jour chômé et payé dans le code du travail, sans être une fête nationale (mais il n’est pas officiellement désigné comme fête du Travail).

Ce n’est que le 29 avril 1948 qu’est officialisée la dénomination « fête du Travail » pour le 1er mai.

Beaucoup à gauche voudraient que la fête du Travail redevienne la fête des Travailleurs, rejetant les mesures de Pétain.

"On peut toujours rêver".

**

*

En 1988, le Front National, parti politique français fondé en 1972, choisit le Premier Mai  pour honorer Jeanne d'Arc.

 

*****

Aujourd'hui, le 1er mai est une journée de lutte partout dans le monde, même dans les pires conditions de répression et de clandestinité.

Au niveau du Travail et de la Justice Sociale, nous avons encore de quoi défiler et revendiquer, comme nos grands-parents, en 1936

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

28/04/2014

MRAP : DEBAT CITOYEN A MONT-de-MARSAN

Dans mes mails ce matin

 

Bonjour,

 

Nous vous invitons à participer à la conférence-débat ci-dessous et à la faire connaître si vous le souhaitez.


Les deux intervenants très impliqués dans la lutte contre toutes les stigmatisations nous apporteront leurs analyses et témoignages.

 

Incontestablement il y a aujourd'hui une montée des thèses d'exclusion qui portent sur les origines , la sensibilité religieuse ou non religieuse, le sexe ou l'orientation sexuelle.

 

L'extrême-droite en est le vecteur principal, mais l'intolérance s'est diversifiée, des personnalités politiques de premier plan, reprennent les mots incendiaires de l'extrême-droite.

 

Les journées dites « de la colère » les « manifestations contre le mariage homosexuel » , les journées « retraits de l'école » ont vu l'émergence de phénomènes nouveaux et inquiétants.

L'extrême-droite traditionnelle reçoit actuellement le renfort de groupes fondamentalistes politico-religieux de toutes obédiences qui minent le pacte républicain.

 

IL nous a semblé important d' analyser cette montée globale de l'intolérance.

 

cordialement

 

Le MRAP des Landes

 

 

 
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