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09/10/2014

L'ère du peuple

L'ère du peuple, le nouveau livre de Jean-Luc Mélenchon, sort en librairie.

« Que François Hollande soit menteur, fourbe, servile et que son projet soit glauque, est-ce une raison pour nous condamner à ne penser qu'à lui et au risque de la disparition de l'idée de gauche qu'il a usurpée ?

Je propose de voir plus loin que l'horizon désespérant du présent. Regardons le monde fascinant qui s'est constitué sous nos yeux, en quelques décennies.

Un monde plein d'êtres humains, couvert de villes, où l'occupation de la mer elle-même a débuté. Mais un monde engagé dans un changement climatique irréversible et un bouleversement de la hiérarchie des puissances qui menacent l'existence même de la civilisation humaine.

Un monde où surgit un acteur nouveau : le peuple.

Les puissants se moquent de lui, le méprisent, lui bourrent le crâne et insultent tous ceux qui lui donnent la priorité.

Mais si les puissants n'ont plus peur de la gauche édentée par Hollande, ils ont plus peur que jamais du peuple. Sa révolution citoyenne peut tout changer, en commençant par faire entrer la France dans la 6e République. »

 

Le 9 octobre 2014, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de France Inter pour parler de son nouveau livre : "L'ère du peuple". Un livre qui propose de changer la règle du jeu et de rendre au peuple le pouvoir que l'oligarchie lui a confisqué. Il a également parlé du mouvement pour la 6e République.


"C'est le peuple qui doit décider, pas l... par lepartidegauche

 

Mise en garde contre l'utilisation abusive de mon nom dans les évènements et émissions.
Seules les dates annoncées dans cet agenda engagent ma participation effective.

Invité du 12/13 de France 3 Le dimanche 12 octobre 2014 à 12h10

 

Invité de C à Vous sur France 5

Le lundi 13 octobre 2014 à 19h00

 

Paris - Conférence avec Pedro Paez

Le jeudi 16 octobre 2014 de 15h00 à 18h00

"Zones de libre échange : les transnationales contre la démocratie"
Bureau d'information du Parlement européen

Invité de "On n'est pas couché" sur France 2

Le samedi 18 octobre 2014 à 23h15

 

ZAD du Testet (Tarn) - Rassemblement contre le barrage de Sivens

Le samedi 25 octobre 2014 à 12h00

 

****

Je signe pour la 6e République

Changez la Constitution pour rendre le pouvoir aux citoyens !

N’attendez pas les consignes !

Les initiateurs de notre mouvement sont ceux qui décident, à cet instant, d’agir ensemble.

Notre mouvement commence comme un réseau social. La « toile » est la plus grande place publique de notre pays.

Ici, place au peuple !

Je demande l’élection d’une assemblée constituante qui fonde avec les citoyens la 6e République. Une République débarrassée de la monarchie présidentielle et fondant les nouveaux droits personnels, écologiques et sociaux dont notre pays a besoin.

Je recevrai par mail les informations sur le Mouvement pour la 6e République.

 

Je demande l'élection d'une assemblée constituante

Lire le texte
Je signe !

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44737 signatures

08/10/2014

DUVALIER échappe à la Justice et MARTELLY lui rend hommage. Pouah !

Capture RFI.PNG


 
Haïti
Publié le 05-10-2014 Modifié le 05-10-2014 à 14:55

La mort de Jean-Claude Duvalier fait vivement réagir les Haïtiens

mediaJean-Claude Duvalier en 2011 au lendemain de son retour en Haïti.Photo: Amélie Baron/RFI

L'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier est mort ce samedi 4 octobre d'une crise cardiaque. Succédant à son père en 1971, celui qui a été surnommé « Bébé Doc » a maintenu le pays dans la terreur d'un régime répressif durant quinze ans.

Soulagement que le dictateur ne soit plus de ce monde, regret qu'il n'ait pas pu répondre de ses crimes devant la justice, appel à honorer les victimes du régime mais également respect à l'endroit de l'ancien dirigeant, les réactions à l'annonce de son décès ont été nombreuses et parfois polémiques.

Avec notre correspondante à Port-au-Prince,

« Il n’y a jamais lieu de se réjouir de la mort de quelqu’un ». Alix Fils Aimé fait partie des victimes du régime de Jean-Claude Duvalier qui ont porté plainte pour crimes contre l’humanité. L’annonce du décès de l’ancien dictateur lui laisse un goût amer : « Mon histoire est noyée dans l’océan de crimes que les Duvalier père et fils ont commis. Je regrette beaucoup qu’il soit mort avant la fin du processus judiciaire. »

Nulle haine vengeresse de la part de ceux qui ont subi les arrestations arbitraires, les tortures, l’emprisonnement mais plutôt la détermination de lutter pour obtenir justice.

Les anciennes victimes veulent également faire savoir ce qu’était la vie sous la dictature, quand, au quotidien, des individus disparaissaient sans que personne n’ose poser de questions pour savoir si ces citoyens avaient été arrêtés, tués ou si, par chance, ils avaient pu prendre l’exil.

Raconter la violence

Raconter et aussi expliquer la violence des abus commis par les sbires du régime. Robert Duval a passé huit mois dans la sinistrement célèbre prison politique de Fort-Dimanche. « Je me suis retrouvé dans une cellule où il y avait 400 personnes et, en huit mois, j’ai vu 180 d’entre nous mourir. C’était une sorte de camp d’extermination : on vous donnait 300 calories par jour, on n’avait pas la place pour dormir, on ne voyait jamais le jour, on était toujours en cellule, nus, sans installations sanitaires. Le but était réellement de nous exterminer sans nous exécuter par les armes. »

Que Duvalier ne puisse pas répondre de ces crimes commis sous son régime est un regret partagé par tous les défenseurs des droits humains, en Haïti comme à l’étranger.

Reed Brody, d’Human Right Watch, a qualifié aujourd’hui de « honte » le fait que « Bébé Doc » décède avant que ses nombreuses victimes puissent le voir dans le cadre d’un procès. « La mort de Duvalier prive les Haïtiens de ce qui aurait pu être le procès de droits humains le plus important de l’histoire du pays », dit encore Reed Brody.

 
 
 

APPEL SOLENNEL de Gérald BLONCOURT

AUX ÉTUDIANTS DE JACMEL ET DE PORT-AU-PRINCE

En 2007, j’étais invité par l’Université d’Haïti aux évènements qui rendaient hommage à Jacques Roumain.


Je vous ai rencontré. Nous avons beaucoup parlé, discuté. Quelques-uns d’entre vous me demandaient que faire ? devant l’incurie des gouvernants de l’époque.


Je répondais, instruisez-vous, cultivez-vous, organisez-vous,
patience …


Aujourd’hui 6 Octobre 2014 je vous demande de vous insurger contre les décisions de Martelly actuellement et provisoirement « président » d’Haïti, qui veut rendre hommage à l’ex-dictateur Duvalier.

Il n’est pas question que cet assassin, poursuivi pour Crimes contre l’Humanité, soit honoré par les autorités de notre pays.

Je vous demande d’avoir le courage de vos ainés de 1946 qui au cours des Cinq Glorieuses ont mis à bas un pouvoir autoritaire et contraire aux intérêts de la nation.


Debout, jeunesse haïtienne. Joignez-vous au peuple, aux opposants, à tous les démocrates, à tous les patriotes et imposez le respect dû aux milliers de victimes, vilement torturées, liquidées dans les geôles de Fort-Dimanche et dans toutes les prisons du territoire.
Insurgez-vous contre ce pouvoir qui bafoue la mémoire des Jacques Stephen Alexis, Marc Romulus, et de tant d’autres patriotes !
Ne demeurez plus dans l’ombre ! Agissez !
Dommage qu’avec mes 88 ans je ne puisse être parmi vous !

Debout jeunesse étudiante !
Vive Haïti, Libre et Démocratique !

Gérald Bloncourt
6 octobre 2014

" BRAVO Gérald !"
 
 

COMMUNIQUÉ
L'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier est mort samedi matin à Port-au-Prince d'une crise cardiaque.


Il aura échappé à la justice. Poursuivi pour "crimes contre l'humanité" il évite le verdict qui aurait été prononcé de toute évidence contre lui.
Je salue la mémoire des 60.000 victimes qui ont connus les cachots, la torture et les exécutions, durant son règne et celui de son père.


Gloire aux milliers de patriotes qui ont résisté à leur sinistre et sanglant pouvoir.


Gloire à mon frère de lutte et d'espérance Jacques Stephen Alexis assassiné par les sbires de ce régime de terreur.


Honneur et respect à toutes celles et à tous ceux qui se sont investi dans la gigantesque lutte contre l'IMPUNITÉ en Haïti.

La lutte n'est pas terminée. Ils en reste encore de ces assassins en liberté.

À tous mes compagnons, "KENBE FÈM ! PAS LAGÉ !"

Gérald Bloncourt
Président du Comité pour Juger Duvalier.
Ce 4 octobre 2014
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http://www.haitiluttecontre-impunite.org/

  • 119 personnes aiment ça.
  • Nicole Paternot HoffmeyerJe ne comprends pas qu'il ait pu vivre impunément en Haïti dans une belle villa sur les hauteurs de la ville. Qu'attendais-t-on pour lui faire son procès depuis deux ans qu'il était revenu de son exil de France ?
  • Gérald Perrottonet dire qu'il était bien au chaud en France....!!
  • Patrick BezzolatoPersonne ne regrettera Bébé Doc, surtout pas le peuple Haitien qui en a tant souffert et dont la blessure est encore bien ouverte aujourd'hui dans les mémoires surtout que ce diable n'a jamais été jugé. N'oubilons pas au passage que le France Giscardienne a participé a ce déni de justice en ouvrant ses portes à ce psychopathe sanguinaire. Remarquons que c'était tendance à la fin des années 70 d'abriter les dictateurs en herbe (Khomeini) ou confirmé (Bokassa). Aujourd'hui la transparence va un peu trop loin puisque qu'elle s'immisce dans les chambres à coucher mais on ne va pas regretter cette apologie du mensonge et surtout du mépris des peuples opprimés et massacrés.
  • Marie Claude Saint YvesA croire que les peuples ont besoin de tyrans

LE 16 OCTOBRE, RIPOSTONS AUX ATTAQUES SCANDALEUSES DU GOUVERNEMENT MEDEF

 

Capture nvo.PNG

POUR LA RECONQUETE

DE LA SECURITE SOCIALE

ACTU

 

Le 16 octobre pour défendre la sécu


Ecrit par : Isabelle Avran - Dessin : Faujour
Publié le 7 octobre 2014

 

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Le gouvernement a présenté le 29 septembre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015, qui repose sur de nouvelles coupes budgétaires. Aux 3,2 milliards d’économie sur l’assurance maladie s’ajouteraient 700 millions sur la branche famille. Des perspectives qui rendent d’autant plus nécessaire la mobilisation nationale du 16 octobre.

 

 

D’abord, l’annonce des déficits. Comme pour préparer le terrain. Comme toujours, celui des restrictions. Le déficit des quatre branches de la Sécurité sociale (maladie, accidents du travail et maladies professionnelles, famille, vieillesse), initialement prévu sous le seuil de 10 milliards en 2014, devrait atteindre environ 11,7 milliards, retardant l’objectif d’un retour à l’équilibre. Ensuite, le remède.

La ministre de la Santé, loin d’envisager de nouvelles recettes, – les cotisations patronales, au contraire, sont réduites –, annonce une nouvelle purge, dont les salariés, les familles, feront les frais les premiers. Marisol Touraine affirme qu’il n’y aura pas de déremboursement ni de réduction de la prise en charge des soins, mais le gouvernement vise 3,2 milliards d’économies sur la branche maladie et environ 700 millions d’euros sur la branche famille pour 2015. Au grand bonheur du Medef.

 

L’hôpital en première ligne


Concernant la branche maladie, l’hôpital est particulièrement ciblé. Les restrictions passeraient par une réduction des séjours hospitaliers et par le développement du retour à domicile le jour même de l’intervention chirurgicale. Les agences régionales de santé superviseraient les prescriptions des hôpitaux et pourraient les sanctionner si elles jugeaient – d’un point de vue comptable – qu’ils prescrivent trop. Les hôpitaux sont priés de dégager des économies par une mutualisation de services (blanchisserie, systèmes d’informations, achats…). Le gouvernement souhaite que se développent les médicaments génériques et un « bon usage des soins » avec une réforme du mécanisme de régulation des remboursements de médicaments, ou encore un nouveau mécanisme d’encadrement des traitements liés à l’hépatite C…


Congé parental réduit et prestations familiales en baisse


Pour atteindre 700 millions d’euros d’économies sur la branche famille, le gouvernement présente plusieurs mesures restrictives. Ainsi du congé parental, visé par une nouvelle réforme. La loi pour l’égalité entre femmes et hommes mettait en musique le principe d’un congé parental partagé. En apparence, cela s’inscrit dans la perspective d’un meilleur partage des tâches entre femmes et hommes, et est censé favoriser le retour des femmes sur le marché du travail.

En réalité, plus de 95 % de ces congés sont pris par les femmes du fait de leur salaire inférieur et de leur carrière toujours en butte au plafond de verre. Difficile d’imaginer briser le cercle vicieux en commençant par réduire les droits. Pourtant, il s’agirait même de diminuer la part de congé de la mère, même si le père ne prend pas la sienne. Qui plus est, le budget du Fonds national d’action sociale consacré aux crèches vient lui aussi de subir des coupes franches, en dépit de la pénurie de places.

 

Usagers, salariés, familles sont amenés à payer
la facture du pacte de compétitivité


Par ailleurs, le gouvernement souhaite réduire la prime à la naissance, versée sous conditions de ressources. De 923,08 euros par enfant, elle passerait à 308 euros à partir du deuxième enfant (pour les enfants nés à partir de 2015). Il veut aussi que la majoration des prestations familiales concerne non plus les enfants à partir de 14 ans, mais de 16 ans.

L’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant versée mensuellement sous conditions de ressources de la naissance de l’enfant jusqu’à ses 3 ans ne serait versée qu’à partir du mois suivant la naissance. Concernant les aides à la garde d’enfants, il ne remet pas en cause l’accès de tous aux prestations, garantie de la participation de tous à un système solidaire. En revanche, il prévoit de créer une quatrième tranche censée rendre la prestation plus progressive.


Usagers, salariés, familles sont donc amenés à payer la facture du pacte de compétitivité et des milliards attribués non pas aux entreprises en tant que telles, mais au patronat, de qui n’est pas exigé qu’il investisse ces aides dans l’outil productif, la recherche, le développement, la formation, les salaires, l’emploi qualifié, la prévention contre le « mal-travail », plutôt que dans les dividendes des actionnaires.

Les moyens de mettre un terme à la fraude aux cotisations sociales, laquelle, selon la Cour des comptes, aurait atteint 20 à 25 milliards d’euros en 2012, ne sont pas plus mis en œuvre. Des fraudes, rappelle la CGT, imputables aux employeurs qui usent et abusent du travail dissimulé, des heures supplémentaires non payées et des contrats précaires.

 

À la reconquête de la Sécu


Aussi est-ce bel et bien « d’une autre politique que les assurés ont besoin », souligne la CGT, qui formule « des propositions alternatives permettant la reconquête de notre Sécurité sociale » et aussi « un grand service public de santé et d’action sociale ».

Le développement de l’emploi stable et l’augmentation des salaires sont le premier levier d’augmentation des cotisations qui financent la protection sociale. « Le mode de calcul des cotisations sociales doit […] favoriser le développement de la masse salariale et non pas, comme c’est le cas aujourd’hui, inciter à la réduction des salaires et du nombre de salariés. D’où l’idée d’une différenciation, d’une modulation du taux en fonction de la gestion de l’emploi. Ce mode de calcul doit aussi favoriser l’investissement productif et pénaliser la financiarisation. »

Pour la confédération, « tous les éléments de rémunération doivent être soumis à cotisations ».

Aussi appelle-t-elle les salariés,

les retraités,

les jeunes,

les privés d’emplois

à se faire entendre en participant massivement aux manifestations et rassemblements

qu’elle organise le 16 octobre,

lors du débat au Parlement.

07/10/2014

JAURES à MUGRON le 11 octobre

samedi 11 octobre 2014 à Mugron (40


Journée Hommage à Jean Jaurès
 centenaire de son assassinat


  EXPOSITION "Jean Jaurès, le parcours" par la Fondation Jaurès, prêtée par les Archives départementales des Landes

L'exposition commence par évoquer son assassinat, puis déroule les différentes étapes de son parcours. 
salle du foyer . toute la journée . gratuit


 

CONFÉRENCE " L'importance de Jaurès dans la mémoire collective" par Rémy Pech
Ancien professeur d'histoire contemporaine et ancien président de l'université

Jean Jaurès (Toulouse le-Mirail), Rémy Pech est spécialiste de Jaurès. 
salle du cinéma . 17h00 . gratuit



 

EXPOSITION "Jaurès!" par Ernest-Pignon-Ernest
"L'exposition présente des sérigraphies d'après les dessins originaux

d'Ernest-Pignon-Ernest sur Jaurès. 
Par ailleurs, la scénographie du concert est conçue par ce même artiste, rajoutant une cohérence plastique à l'ensemble."
salle Agora . à partir de 19h00 . gratuit



 

BANQUET RÉPUBLICAIN
Buffet de hors d'oeuvres . Magret/Gratin de saison . Café gourmand . Vin compris
salle Agora . 19h30 . 14€ 
sur réservation : 05 58 97 92 42



CONCERT "Jaurès! Le bal républicain" par les Grandes Bouches

 

Le groupe Toulousains les Grandes Bouches, co-fondateur des Motivés, évoque en chanson la figure du grand Jaurès.
 Des chansons d’aujourd’hui pour affirmer l'actualité de ce penseur hors pair dont les idées éclairent vivement notre présent. 
salle Agora . 21h00 . 12€



 

BANQUET REPUBLICAIN + CONCERT = 20€

 

RENSEIGNEMENT . RÉSERVATION : ASSOCIATION ENTRACTE . MUGRON
RETROUVEZ LE DÉTAIL DE LA PROGRAMMATION SUR : WWW.ASSO-ENTRACTE.FR



Association ENTRACTE
Cinéma Art et Essai . Saison Culturelle "Entracte aux Villages"
> Festival de Duos Éclectiques "40 en Paires"
> Programmation Jeune Public . Programmation Ado "Entr'Ado"

14 place Frédéric Bastiat  40250 MUGRON
05 58 97 92 42 . entracteauxvillages@orange.fr
www.asso-entracte.fr


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04/10/2014

Le maire divers-droite d'ELNE ne veut pas d'ELLES

À Elne, le maire préfère les montagnes aux héroïnes de l’Histoire

 

Par Marie-Laure Makouke
Publié le 3 octobre 2014

Lucie Aubrac, Rosa parks et Mère Teresa ont chacune marqué l'Histoire, à leur manière
© Fayolle/Sipa - Martel/Sipa - USPress/Sipa
 
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Elles devaient s'appeler Lucie Aubrac, Mère Teresa ou encore Rosa Parks. Elles seront finalement baptisées Canigou, Costabonne ou encore Fontfrède. À Elne, dans les Pyrénées-Orientales, le nouveau maire de la commune vient de prendre une décision surprenante : il a débaptisé des rues censées rendre hommage à des femmes célèbres pour leur donner des noms de montagnes.


Pourquoi baptiser une rue du nom d'une femme ayant marqué l'histoire quand on peut lui donner celui d'une montagne ? Une question à laquelle le nouveau maire divers-droite d'Elne, dans les Pyrénées-Orientales, n'a visiblement pas trouvé la réponse, pourtant évidente.

Résultat, le 29 septembre dernier, lors d'un conseil municipal qu'il présidait, Yves Barniol – élu au printemps dernier à la tête de cette commune de 7 000 âmes – a décidé de débaptiser les rues d'un futur écoquartier qui devait faire hommage à neuf femmes célèbres.

Finalement Lucie Aubrac, Mère Teresa, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Olympe de Gouges pas plus que Rosa Parks n'auront donc de rues à leurs noms aux « Portes d'Illibéris ». Dans ce lotissement qui doit prochainement sortir de terre, Yves Barniol, « passionné de montagne », leur a en effet préféré des noms de pics pyrénéens : Canigou, Costabonne, Carlit ou encore Fontfrède.

Du côté de l'opposition, cette décision passe mal, d'autant que c'est l'ancienne majorité qui avait lancé cette initiative avec l'objectif de saluer la mémoire de femmes ayant joué un rôle essentiel dans l'histoire sociale, révolutionnaire, politique et progressiste de leur pays. Mais c'était sans compter l'intervention inattendue de la nouvelle équipe municipale.

 « Je suis choqué, je ne vois pas pourquoi on va débaptiser la rue "Mère Teresa" pour donner le nom du pic de Costabonne, c'est aberrant ! C'est la volonté de casser tout ce qui a été fait avant.

Moi j'ai voulu donner le nom d'une rue à Olympe de Gouges qui est une auteure de la Révolution française, qui a été guillotinée en 1793 et qui a fait la déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne », a-t-il réagi sur les ondes de France Bleu, furieux de voir son projet détricoté. Et d'ajouter : « L'idée c'est que les gens s'interrogent : "Tiens, qui était cette femme ?" et d'aller chercher. C'est important ! Ce n'est pas anodin quand on donne des noms de rues.

Moi je veux bien qu'on appelle les rues, la rue des noisetiers, la rue des oliviers, la rue des poiriers, c'est très joli ! Mais dans toute œuvre, il faut qu'on fasse de la pédagogie, qu'on transmette des valeurs. Et là, on transmettait à la fois les valeurs et l'histoire à toutes les générations ». En outre, dans un post publié sur son blog, l'ancien élu a fermement condamné « une délibération inacceptable qui n'honore pas celles et ceux qui l'ont voté et qui ne manquera pas de faire réagir les associations de résistants, de déportés, de défense de droits des femmes ».

Suite à la décision de débaptiser des rues d’Elne, notre commune est montrée du doigt.

Un vent d’indignation a traversé notre département et notre pays suite à la décision du nouveau maire d’Elne de débaptiser les rues auxquelles nous avions donné les noms de femmes ayant joué un rôle dans notre histoire sociale, politique, humanitaire, progressiste, révolutionnaire. Au delà des 4000 personnes qui ont visité ce blog en deux jours et des milliers qui en parlent sur les réseaux sociaux, les médias départementaux, nationaux (Humanité, France Inter, Nouvel Obs…), des associations nationales d’anciens combattants de la Résistance, de déportés, ATD-Quart-Monde… en ont fait des papiers souvent à charge de cette décision. De toute la France des individus s’indignent et proposent d’agir en se demandant comment. Toutes les suggestions sont les bienvenus et beaucoup y travaillent.

Nicolas Garcia

 

Réactions salutaires suite à la décision de la majorité municipale d’Elne de débaptiser des rues!

Heureusement dans ce pays il y a encore des gens qui peuvent massivement s’indigner devant l’injustice ou du moins la dénoncer. Ainsi suite à l’information parue hier sur mon blog concernant la décision de débaptiser les noms de rues d’Elne et de supprimer le poste de direction du pôle culture, mon blog a reçu 2190 visiteurs pour la seule journée d’hier. Ce matin nous en sommes déjà à plus de 400, sans compter les milliers de partages sur les réseaux sociaux. La presse locale s’est emparée du sujet, des associations de mémoire liées à la Résistance, à la Déportation ou aux anciens combattants, se réunissent pour examiner la réponse à donner à ce renoncement. Des dizaines de personnes m’écrivent, me téléphonent, pour savoir ce qu’elles peuvent faire pour faire reculer la nouvelle municipalité d’Elne au moins sur ce sujet. Jusqu’à l’association ATD-Quart-Monde, fondée et présidée un temps par Geneviève De Gaulle Anthonioz*, qui vient de m’écrire le courrier ci-dessous :

« Cher Monsieur,

Nous vous remercions beaucoup de partager avec nous cette nouvelle et, avec vous, nous ne pouvons que regretter que cette rue Geneviève de Gaulle-Anthonioz ait été débaptisée. Cette femme, grande résistante qui a choisi de mettre ses forces dans la défense des plus démunis en étant de longues années présidente de notre Mouvement, est porteuse de grandes valeurs humaines dont nous devons sans cesse nous rappeler : la tolérance, le respect de la dignité de chaque personne, le sens de l’accueil à l’autre,…
Vous le savez, Geneviève de Gaulle-Anthonioz rentrera au Panthéon le 27 mai prochain, sans doute l’occasion à ce moment là de marquer son esprit de résistance à la haine et pour l’éradication de la misère.

Avec mes cordiales salutations.

Pierre-Yves Madignier
Président du Mouvement Atd Quart Monde – France »

Ces réactions contribuent à conforter mon espoir et ma confiance dans les citoyennes et citoyens qui ne sont pas prêts à laisser faire n’importe quoi.

*Geneviève De Gaulle-Anthonioz est l’une des femmes qui avait donné son nom à une des rues débaptisées.

 

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ELNE VAUT MIEUX QUE CETTE MEDIOCRITE

ELNE dont j'avais visité la Maternité Suisse... Souvenir inoubliable

  

La maternité d'Elne est un lieu à part dans l'histoire locale. Tout d'abord parce qu'elle concerne la seconde guerre mondiale, ensuite parce qu'il s'y est joué un grand moment d'humanité.

Tout d'abord il faut savoir que ce château fut construit par la famille Bardou en 1901-1902, la famille de l'industriel du papier à cigarettes "Le Nil".

La retirada avait poussée sur les routes les républicains espagnols fuyant le régime dictatorial de Franco. Ils furent parqués dans des camps de rétention, dont les plus importants des Pyrénées-Orientales étaient sur la plage d'Argelès, celle de St Cyprien, le camp Joffre et à Prats de Mollo. Bien sur l'hygiène dans ces camps étaient déplorable, la misère y avait une grande part. Les femmes enceintes redoutaient d'y accoucher tant les conditions y étaient terribles, et les nombreux cas d'enfants ou de mères morts durant l'accouchement avaient poussés des associations humanitaires américaines, françaises et suisses à créer une maternité digne de ce nom. Elles choisirent le château d'en Bardou, à Elne.

« Le château d'En Bardou, à Elne.

Rapidement la Croix rouge Suisse installa une équipe médicale dirigée par une personne qui restera dans l'histoire : Elisabeth Eidenbenz. Alors que la guerre faisait rage en France et que l'occupant allemand dictait sa loi aux habitants, cette simple personne qui n'avait fait que des études d'enseignants gérait son équipe  et assurait le contact humain au sein de son établissement. Elle fit venir un nombre de plus en plus important de femmes à la maternité, offrant ainsi un peu de réconfort. Son action grandit avec l'arrivée des femmes juives dans ces mêmes camps. Mme Eidenbenz est décédée le 23 mai 2011. Elle avait reçu en 2002 la médaille des "Justes parmi les nations".

La maternité d'Elne fut un exemple d'humanité dans un monde injuste. 600 enfants y sont nés dans le calme, de 22 nationalités différentes. Elle sera malheureusement fermée par les allemands en 1944. De nos jours le bâtiment fait l'objet d'un rachat par la mairie pour en faire un lieu de souvenir.

 

 

 
 
 
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