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31/01/2014

Un 6 février 1934 ...LA DROITE ATTAQUE LA REPUBLIQUE

CERTAINS AUJOURD'HUI EN  REVENT ENCORE !

HOU ! HOU ! MEFIONS-NOUS !

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29/01/2014

LA FEMME EGALE DE L'HOMME ?

10 décembre 1948

 

Que la France souscrive aujourd'hui à la Déclaration Universelle des droits de l'homme n'empêche pas qu'elle se soucie désormais de ceux des femmes.

Le préambule de la Constitution d'octobre 1946

proscrit

les discriminations sexistes

qu'elle range parmi les atteintes aux libertés fondamentales.

 

Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946

1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

 

2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

 

3. La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.

 

Il reste que l'Etat a longtemps été le premier des "machistes". Il a fallu attendre l'ordonnance du 5 octobre 1944 pour que le "sexe faible" obienne le droit de voter.

Et c'est seulement cette année qu'une loi garantit l'égalité salariale entre hommes et femmes. Mais il y a loin des textes à la pratique.

L'exposition parisienne de la Femme libérée,  qui vient de fermer ses portes, ne saurait tromper personne.

extrait de  Chronique de la France et des Français.. Larousse ...1987

***

 

 1972 : une loi instaure le principe d'égalité de rémunération entre les hommes et femmes ; première d'une série de lois jamais vraiment appliquées sur le sujet

1983 : loi sur l'égalité salariale entre hommes et femmes, très peu appliquée

 La loi relative à l'égalité salariale entre les hommes et les femmes a été promulguée le 23 mars 2006 et a été publiée au Journal Officiel du 24 mars 2006.

 

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 Les lois ne sont pas appliquées

octobre 1946 à janvier 2014 !!

 

On va nous tromper encore pendant combien d'années ???

 

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De quoi désespérer ou ...  faire la révolution sans tarder

 

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27/01/2014

CAMOUFLET DU PATRONAT AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

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Le patronat inflige un camouflet au président de la République

 

Même Mme Parisot, qui dit ne plus rien avoir à faire avec le Medef, est ressortie pour crier : « pas de contreparties ». Pour Pierre Gattaz ce serait « suicidaire » de s’engager dans la voie de donner des objectifs chiffrés d’embauche. Le patronat veut bien encaisser les milliards que lui propose le Président de la République mais n’a pas l’intention de rendre quoi que ce soit en retour, ni en emploi, ni en compétitivité. Aucun engagement, rien.

 

Les patrons dominés par la finance n’ont aucun intérêt à l’emploi : ils utiliseront les « aides » reçues dans l’économie-casino exactement comme les banques l’ont fait depuis 2009.  Le total du bilan des 4 banques françaises les plus importantes représente 400 % du PIB de notre pays (ce qui rend bien dérisoire la comparaison avec la France qui atteint 94,3 % de dette par rapport à son Pib – dette envers ces banques !). Le seul bilan de la BNP-Paribas, à lui seul, est égal à 100 % de ce PIB. Elles vont très bien mais ne font rien pour contrarier la récession de l’économie ni le chômage de masse du pays. Les banques privées « sauvées » par le public ont continué comme avant, elles se sont recapitalisées, elles ont continué à spéculer et, sans aucune reconnaissance, sont revenues aux bénéfices antérieurs, redistribuant des dividendes massifs. 177 banquiers français ont touché en moyenne 1,56 million d’euros en 2012. Ceux de Dexia, qui ont rendu leur banque toxique, se gavent.

 

Les entreprises font et vont faire pareil : elles feront tourner l’activité ce qu’il faut pour dégager le maximum de marges que les actionnaires exigent d’encaisser. Déjà elles ne produisent qu’à 70 % des capacités de production qui sont les leurs. Ca rapporte plus de ne pas produire que de produire. Comme le regrette un industriel de Aéroengines « les marges ont baissé parce qu’on a vendu plus que prévu ».

« Les entreprises »  ne veulent pas être compétitives, elles veulent être rentables au maximum. Si elles voulaient être compétitives, elles le seraient immédiatement, il suffirait de baisser les 210 milliards de dividendes qui grèvent l’an passé le coût de leurs produits. Mais non, elles s’attaquent au « coût du travail » plutôt qu’au coût du capital. Ces milliards qu’elles gagnent ou reçoivent, plutôt que de développer l’économie, elles les placent aux Iles Caïmans !

 

Le « pacte de responsabilité » que François Hollande a proposé est unilatéral, comme le fut le précédent « pacte de compétitivité ». Voué au même échec. Le patronat ne peut et ne veut tenir aucune parole : n’a t il pas le 11 janvier 2013, signé un « ANI » accord national de « sécurisation de l’emploi » … et effectué 1100 plans de licenciements, 272 100 chômeurs de plus en un an ? Il s’est même permis de dénaturer les termes pourtant si modérés de l’accord sur les contrats courts, le temps partiel, la complémentaire santé.

Non seulement François Hollande offre des dizaines de milliards sans contrainte, mais il y ajoute un « choc » de simplification des procédures, des contrôles, du droit du travail. Il parle, certes, de dialogue social, mais l’ANI a fait reculer les droits des CE, des DP, des CHSCT, des CDI, les syndicalistes n’ont pas été amnistiés, les élections prud’hommes supprimées, l’inspection du travail passée à la moulinette.

 

Qui peut, qui pourra dans ces conditions, empêcher les entreprises d’être sous la contrainte de l’avidité des banques et des marchés ? Les banques imposent des « ratios » aux entreprises pour que l’emploi soit ramené à minima : ces dernières ne recherchent pas le plein emploi, au contraire, il est réputé favoriser une hausse des salaires, considéré comme couteux et diminuant d’autant les dividendes. La rente rapporte plus que la production, les placements rapportent plus que les investissements, licencier rapporte plus que d’embaucher, la spéculation rapporte plus que l’innovation. Il existe déjà 590 milliards d’avoirs français dans les paradis fiscaux : les « aides » versées par l’état iront les abonder.

 

Le gouvernement Ayrault aura donné 100 milliards… pour 1 million d’emplois fantômes… alors que pour la même somme il pourrait en financer 3 à 4 millions ! Pire, pour donner cet argent au privé qui n’en fera rien, le gouvernement réduit l’emploi… dans le public, il creuse le trou du chômage qu’il prétend combattre. Il y a là quelque chose d’inquiétant, de dogmatique, d’aberrant, d’inouï. Des emplois manquent partout, dans la police, la justice, l’inspection du travail, le fisc, l’école, les hôpitaux, l’équipement, les services publics… et il va y en avoir davantage de supprimés !

 

Rappelons la TVA à 5,5 % accordée aux restaurateurs, elle aura couté 3 milliards pendant quatre ans, et n’aura rapporté aucun emploi. Mais 3 milliards c’est le coût de 100 000 emplois dans la fonction publique, qui ont été supprimés ! Pour quiconque veut lutter en priorité contre le chômage, comment en arrive t on à pareille aberration ?

 

Et le président, le premier ministre, le ministre du budget engagent, en vue de financer la baisse du coût du travail promise aux entreprises dans le cadre du futur « pacte de responsabilité » , un « plan d’économies » de 50 milliards d’euros de 2015 à 2017 : cela se fera par moitié par des réformes structurelles et par moitié sur l’Etat et la branche maladie de la Sécurité sociale ainsi que sur les retraites et la branche famille.

Le ministre du Budget a estimé à 5 à 10 milliards d’euros ces économies, qui s’ajouteront aux 50 milliards déjà prévus pour réduire le déficit, au rythme de 18 milliards en 2015, 18 milliards en 2016 et 13 milliards en 2017. Ces chiffres correspondent à des baisses de dépenses publiques par rapport à leur croissance tendancielle (salaires de fonctionnaires). Pour cette année, 15 milliards d’euros d’économies sont prévues, dont 9 milliards sur l’Etat et 6 milliards sur la Sécurité sociale. (Et pourtant 90 % de la « dette » ne provient pas de nos budgets sociaux si précieux pour tous).

 

Et tout ça avec un patronat qui réclame paradoxalement, irrationnellement, contradictoirement des « aides »  et « exonérations » en même temps que des baisses d’impôts, de taxes ou de cotisations !

 

Le gouvernement a baissé les déficits de 5,8 % en 2011 à 4,8 % en 2012, et prévoit de ramener le déficit public de 4,1 % du PIB fin 2013 à 3,6 % en 2014 et 2,8 % en 2015 pour atteindre « l’équilibre structurel des comptes » fin 2017. Parallèlement la « dette » présumée passe de 85,9 % en 2011 à 94,3 % en 2014.

Cette purge géante, supprime des emplois en masse dans le public pour donner des milliards au privé… qui n’en créera pas. Le premier effet du remboursement de la dette…augmente la dette.

Fin 2013, Bercy reconnait un « dérapage » budgétaire de 2,7 milliards… faute de recettes.  Cela fait 25 ans que des « aides » « exonérations » sont ainsi donnés aux « entreprises » sans effet. Et en même temps que l’austérité budgétaire, la récession s’accroit. C’est comme un jardinier qui arrose la rivière pendant que son jardin s’assèche.

 

Gérard Filoche

 

 

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L'APPEL de l'abbé Pierre le 1er février 1954

 

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Souviens-toi D'aimer- par L'Abbé Pierre- sur wat.tv

 

60 ans après l'appel de l'Abbé Pierre... LES SDF de plus en plus nombreux

Tribune signée par Thierry Brigaud, Président de Médecins du Monde et Graciela Robert, Responsable de la Mission SDF de Médecins du Monde

 

De plus en plus nombreux dans la rue, isolés et appauvris.

Depuis tant d'années à aller vers eux, un certain désespoir peut nous envahir parfois sans pour autant nous faire baisser les bras : les gouvernements qui se succèdent multiplient les promesses de faire mieux que leurs prédécesseurs. Pourtant ils ne semblent pas avoir une authentique empathie pour cette population de laissés pour compte. On continue à leur proposer des solutions au « compte-gouttes » et en fonction du thermomètre.

Nous savons tous que cela augmente leur instabilité quotidienne, provoquée par l’absence d’un toit ou d’un hébergement stable. Comment se projeter, se réinsérer, se soigner, sortir de cette impasse mortifère de la rue quand le préalable requis, un « chez soi », n’est pas envisageable ?

Ils sont hébergés dans l’urgence avant de retourner au petit matin dans la rue. Il faut refaire le 115 pour tenter d’avoir une nouvelle place d’hébergement. C’est un éternel recommencement. Quelques « chanceux » auront des places stables jusqu’au 31 mars 2014 et après fermeture des structures ouvertes pour l’hiver.

C’est inacceptable, mais, malgré les promesses électorales, ce scénario à répétition continue de se reproduire. Combien d’entre nous pourraient s’en sortir dans de telles conditions ?

On nous annonce la construction de logements sociaux, mais en attendant, de l’hébergement d’urgence (déjà défaillant) à l’obtention d’un logement, c’est le grand écart ! Le devoir de protection que tout État doit exercer à l’égard de ses concitoyens, et parmi eux les plus fragilisés, tels les sans-abri, s’applique de façon discriminatoire et saisonnière. Parmi les facteurs qui interviennent : la nationalité, le nombre de places d’hébergement disponibles en fonction de la saison, les choix politiques. Notons également l’absence de volonté politique et sociétale de s’interroger sur les modalités de leur prise en charge et les causes qui conduisent et laissent autant des personnes dans la rue…

A la porte de l’hiver les centres d’hébergements d’urgence affichent déjà complet et pourtant on annonce un hiver rude, long et enneigé.A contrario rien n’est communiqué sur le nombre de places de stabilisation disponibles et l’accès au logement.

Combien sont-ils à avoir accédé à un logement social parmi une population de sans-abri estimée à 150 000 selon le rapport de la cour de compte en 2011 ? Par ailleurs quid de la prise en charge sanitaire des personnes dépendantes de l’alcool dans la rue ? Combien sont accompagnées et prises en charge par les structures sanitaires spécialisées dans cette problématique ?

Quand sortirons-nous de ce cliché très répandu et bien ancré dans nos représentations : SDF = Alcoolo » « On ne peut rien faire pour eux » « Ce sont des clochards » « ils ne veulent pas s’en sortir » ? Argument de facilité, donnant bonne conscience et qui nous rend spectateurs passifs de ces femmes et hommes qui se détruisent à petit feu sous nos yeux. Et pourtant on leur demande de montrer » patte blanche » et de tenir debout pour se réinsérer, accéder à un logement, Belle hypocrisie ! Le besoin éprouvé pour une personne dans la rue de consommer de l'alcool est davantage lié au manque de sommeil, à la peur, à un sentiment d’humiliation, à la douleur, à l’anxiété, au froid, à la nécessité de s'échapper…

Comment faire avancer et exiger la mise à l’abri immédiate pour tous et sans condition ? MdM a toujours demandé l’accès aux soins pour tous avant toute considération administrative. Il faudra rappeler le même principe avec fermeté aux pouvoirs publics pour les personnes sans-abri toutes nationalités confondues. Il s’agit bien de la protection de la vie humaine avant toute autre considération institutionnelle ou politique.

L’implantation des tentes, balises de détresse, avait permis une mise à l’abri immédiate des personnes dans la rue à défaut d’une autre solution. Pourtant on continue à les enlever, à les détruire au moment même où les places d’hébergement font défaut.La tolérance à l’occupation de l’espace public par des sans-abri est fonction du degré de visibilité que provoque leur présence.

Les sans-abri fuient de plus en plus la ville, s’isolent davantage et plantent leur tente dans des endroits où ils sont moins visibles mais où ils encourent des dangers supplémentaires.

Nous vivons l’époque du zapping et de l’émotion instantanée. Et souvent la solidarité s’exerce sans trop d’efforts ni de rigueur envers les plus démunis. Les personnes sans-abri suscitent des sentiments contradictoires, de compassion plus manifeste selon les saisons. Il faut remettre du sens et de la rigueur dans l’aide aux personnes dans la rue, si notre objectif commun est de leur faciliter l’accès à un lieu de vie décent.

À quand la grande cause nationale pour les populations sans toit ?

 
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