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20/02/2012

ça veut dire quoi communisme ? capitalisme ?

Alan est là depuis hier soir et il s'invite à table, à la discussion.

-ça veut dire quoi communisme, capitalisme ?
"ta grand-mère va t'expliquer"
**Non, toi, vas-y, tu sauras mieux le dire !

**
Nous lui expliquons brièvement qui place l'homme ou l'argent au centre de ses préoccupations
Le communisme : c'est la propriété collective des moyens de production
et pour le capitalisme c'est la propriété privée des moyens de production.
Aïe ! j'ai oublié l'exploitation de l'homme par l'homme.
*
-Ecoute, Alan ! on y reviendra à un autre moment.
En attendant, lis ce bouquin : on en reparlera. Il faut prendre le temps. Je ne veux pas tomber dans les clichés
Je veux argumenter.

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LES REGIMES POLITIQUES

Selon les époques et les lieux, les rapports entre gouvernants et gouvernés ne se sont pas organisés de la même façon. Les régimes politiques sont les différentes manières d'organiser ces rapports.
Dans certains régimes, le pouvoir de ceux qui gouvernent est arbitraire : il dépend de la volonté d'un seul ou d'un petit groupe et s'appuie généralement sur la force.
Dans d'autres, il est légitime. Il dépend de la volonté générale et s'appuie sur les lois. Au cours de l'Histoire, la plupart des pays ont changé plusieurs fois de régime politique et parfois de manière violente, par une révolution ou un coup d'Etat. Certaines formes d'organisation politique sont très anciennes, d'autres plus récentes. Dans le monde d'aujourd'hui, elles sont à peu près toutes représentées.

LE COMMUNISME
Ce régime est né d'une idée très généreuse : répartir équitablement les richesses et le pouvoir entre tous les hommes.
Mais pour assurer cette répartition, le communisme suppose un Etat fort et qui laisse peu de liberté à chacun. Résultat : les dirigeants gardent tout le pouvoir pour eux et les pays communistes sont devenus des dictatures.

"Alan, nous sommes des communistes mais nous vivons en FRANCE. Nous avons des traditions, des valeurs, des références. Ceux qui ont intérêt à nous dénigrer ce sont ceux qui ont intérêt à conserver leurs privilèges. Nous aimons la liberté ! tu nous vois vivre, tu le sais. On ne critique pas les gens qui ont un peu de biens, qui peuvent s'offrir des croisières, qui gagnent bien leur vie parce qu'ils ont étudié  pour en arriver là. Tant mieux pour eux ! il ne s'agit pas de ceux-là.  Mais nous voulons que tous les gens aient des ressources suffisantes pour vivre dignement. Il y a des gens qui croulent sous l'argent, qui n'ont pas assez de leur vie pour le dépenser et d'autres qui sont dans la misère. Ce n'est pas normal. Alors on se bouge avec tous ceux qui veulent bien nous rejoindre et on en demande pas plus. Il faut la retraite à 60 ans et du travail pour les jeunes. Des retraités, pas des chômeurs, des salaires et des conditions de travail décents pour les travailleurs. Une fois que tu es d'accord avec ça, tu cherches comment faire pour changer la Société. Certains font des propositions. Regarde mon FRONT, c'est écrit dessus."

LA DICTATURE
Le risque a toujours existé qu'un seul homme s'empare du pouvoir à son seul profit, comme César à Rome ou Napoléon en France. Aujourd'hui, il y a encore des dictateurs au pouvoir, surtout dans les pays en développement. Le dictateur se considère au-dessus des lois, qui ne servent plus qu'à renforcer son pouvoir.


LA DEMOCRATIE
C'est une forme de république qui a pour principe le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales de chaque citoyen. Les démocraties modernes sont dites "parlementaires" ou "représentatives" : les citoyens ne votent pas directement les lois, ils élisent des députés, auxquels ils convient leur pouvoir.

"Tu vois, en démocratie, on parle de respect des droits de l'homme...Ceux qui ne peuvent pas avoir un emploi, se soigner, se loger, se cultiver, tu penses qu'on respecte les droits de l'Homme ? On vit en démocratie mais sous un régime capitaliste, libéral. Alors les droits de l'homme sont bafoués, des milliers d'hommes et de femmes sont exploités, précarisés, exclus de la Société."

LA MONARCHIE PETROLIERE
Dans certaines monarchies actuelles, comme l'Arabie Saoudite, tout le pays est au service d'un monarque et de sa famille. Le roi gouverne en faisant ce qui lui plaît, sans avoir de comptes à rendre à quiconque et en utilisant la loi religieuse à son profit.

LA FAUSSE REPUBLIQUE
Une trentaine de républiques sont en fait des régimes autoritaires. Le parlement est constitué de partisans du pouvoir en place, les élections (quand il y en a) sont truquées. Dans certains pays, les présidents se font même élire à vie et font en sorte que leur fils leur succède.

LA MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE
Certains états démocratiques sont en même emps des monarchies (Grande-Bretagne, Pays-Bas, Espagne ...). Mais le roi ou la reine ont surtout un rôle de figuration : ils représentent le pays, mais n'ont pas plus de pouvoir politique qu'un autre citoyen. Comme dans une république démocratique, le pouvoir appartient aux citoyens qui le délèguent à un Premier ministre et à des députés.

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AUTREFOIS


LE REGIME TOTALITAIRE
C'est une forme violente de dictature où la population n'a plus aucune liberté. Chacun est surveillé, et la moindre manifestation d'opposition au pouvoir est réprimée. La police et l'armée sont au service non pas du peuple, mais de ceux qui détiennent le pouvoir.
Le nazisme en Allemagne, le stalinisme en Russie, le fascisme en Italie ont été les terribles régimes totalitaires du XXe siècle.

"Alan, aujourd'hui tu n'entends pas dire : "les allemands sont des nazis"," les italiens des fascistes". Mais si tu parles de communisme, on te balance toujours à la figure l'exemple du stalinisme. Tu vois la différence de traitement.
Et pourtant, nous, nous sommes en France et nous ne sommes en rien responsables des erreurs, trahisons de STALINE qui a pourchassé, exclu, exilé, emprisonné ou assassiné des opposants de gauche. Et ceux qui font semblant de ne pas comprendre nous rabâchent toujours la même chose". LA REPENTANCE, NON ! ça suffit comme ça !

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Il me vient à l'idée que

si Staline voulait servir les intérêts immédiats d'une bureaucratie soucieuse de conserver son pouvoir et ses privilèges et aujoud'hui il y a SARKOZY et sa bande du Fouquet's, amis du CAC 40 et autres coquins copains. La différence, c'est que GUEANT n'a pas encore ouvert de camps pour y concentrer les opposants de .. droite ! il n'y en a plus ? MORIN, BOUTIN, BORLOO sont rentrés dans le rang qu'ils n'auraient jamais dû quitter.

***


Oui, nous osons revendiquer, relever la tête !

Chacun fait ce qui lui plaît, plaît, plaît, plaît.

 

Vers le socialisme du 21e siècle ? Ouvrons le débat  !...


Notre ami et camarade Jean Ortiz, maître de Conférences à l'Université de Pau nous a fait parvenir ce petit film tout à fait d'actualité, à l'heure où les peuples d'Europe (en particulier le peuple Grec) sont saignés par le capitalisme, le FMI et l'Union Européenne ...

 

Et maintenant je file à MONT DE MARSAN !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

02/01/2012

10 ans jour pour jour ... une loi dans le social

Loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l'action sociale et médico-sociale

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Quels étaient les objectifs poursuivis par le législateur ?

 

21 Il apparaît que la volonté du législateur est de sortir du modèle protecteur maintenant les usagers dans l’assistance et de fait la dépendance. Ce principe rompt avec l’ancienne logique d’assistanat. Rappelons à ce titre que les hospices étaient en charge de l’assistance des personnes âgées en début de siècle.

22 La reconnaissance de droits fondamentaux aux usagers a ainsi pour ambition de permettre à l’usager « passif »de devenir un usager « participatif ».

23 En effet, le texte prévoit «la participation directe ou avec l'aide de son représentant légal à la conception et à la mise en oeuvre du projet d'accueil et d'accompagnement qui la concerne».

24 « L’usager acteur » est désormais associé de façon pleine et entière dans le processus du « plan d’aide ». La famille du bénéficiaire ainsi que ses éventuels représentants légaux sont, par extension, inclus dans ce processus.

 

Loi 2002 dans le social - Extraits -

La Loi 2002 s' articule autours de quatre grands axes

  • renforcer le droit des usagers;
  • l' élargissement des missions de l'action sociale ;
  • mieux organiser et coordonner les différents acteurs du domaine médico-social et social ;
  • améliorer la planification.

... la loi énumère et rend obligatoire des documents, des instances, des procédures d' évaluation, des sanctions.

Les droits des usagers et la loi 2002

L'article 7 assure les droits généraux à l' usager


  • Le respect de sa dignité, de son intégrité, de sa vie privée, de son intimité et de sa sécurité ;
  • Sous réserve des pouvoirs reconnus à l'autorité judiciaire et des nécessités liées à la protection des mineurs en danger, le libre choix entre les prestations adaptées qui lui sont offertes soit dans le cadre d'un service à son domicile, soit dans le cadre d'une admission au sein d'un établissement spécialisé ;
  • Une prise en charge et un accompagnement individualisé de qualité favorisant son développement, son autonomie et son insertion, adaptés à son âge et à ses besoins, respectant son consentement éclairé qui doit systématiquement être recherché lorsque la personne est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision. A défaut, le consentement de son représentant légal doit être recherché ;
  • La confidentialité des informations la concernant ;
  • L'accès à toute information ou document relatif à sa prise en charge, sauf dispositions législatives contraires ;
  • Une information sur ses droits fondamentaux et les protections particulières légales et contractuelles dont elle bénéficie, ainsi que sur les voies de recours à sa disposition ;
  • La participation directe ou avec l'aide de son représentant légal à la conception et à la mise en oeuvre du projet d'accueil et d'accompagnement qui la concerne.


Les documents de la loi 2002

  • le livret d'accueil doit permettre au futur "usager" de connaître de façon précise les services mis à sa disposition.
  • la charte des droits et libertés, porte sur "les principes éthiques et déontologiques"
  • le règlement de fonctionnement définit "les droits et les obligations de la personne accueillie.
  • le contrat de séjour "va détailler la liste et la nature des prestations offertes ainsi que leur coût prévisionnel".
  • le projet d'établissement va définir les objectifs de l' établissement ou du service "notamment en matière de coordination, de coopération et d' évaluation des activités et de la qualité des prestations, ainsi que les modalités d' organisation et de fonctionnement". Il est établi pour une durée de cinq ans.

....

La loi prévoit des sanctions administratives qui peuvent être : le refus d' autorisation ou de son renouvellement, la fermeture de l' établissement "lorsque la santé, la sécurité ou le bien être physique ou moral des personnes bénéficiaires se trouvent compromis".

Cette loi prévoit aussi une protection des salariés qui auront dénoncé des mauvais traitements

à la personne accueillie.

"J'ai lu par ailleurs que l'Omerta existait encore, hélas ! "

****

C'était juste un rappel ! ça peut toujours servir !

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Est-elle appliquée  10 ans plus tard ?

N'y a-t-il pas quelques lacunes ?

Le respect de sa dignité, de son intégrité, de sa vie privée, de son intimité et de sa sécurité

 

J'ai pu constater quelques dysfonctionnements de ce côté-là

**

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

28/12/2011

4 jours pour s'inscrire

Vendredi 16 décembre 2011

 

 

Le Front de Gauche vient de mettre à la disposition de tous et toutes

un nouveau tract avec au verso

un appel à la mobilisation pour l’inscription sur les listes électorales.

 

De nombreuses études des derniers scrutins électoraux ont montré que l’abstention des scrutins de ces dernières années, hors mis lors du référendum sur le Traité de Constitution Européenne de 2005, est socialement déterminée. Ce sont les électeurs et électrices des quartiers populaires, ou plus précisément des milieux populaires qui s’abstiennent le plus massivement de façon croissante. Les ouvriers et employés représentent cependant toujours plus de la moitié de la population active.

Ces électrices et électeurs ne reviendront aux urnes que s’ils ont le sentiment que leur vote changera réellement leur situation. Entre l’austérité prônée par Sarkozy, et le « donner du sens à l’austérité » promis par le candidat socialiste François Hollande, on doute qu’ils y trouvent de bons arguments.

Nous pensons par contre que le programme du Front de Gauche avec ses propositions en rupture avec le système actuel, prônant de gouverner face aux banques, de redistribuer les richesses en instaurant un SMIC à 1700 euros et un salaire maximum, peut permettre une remobilisation citoyenne. Mais pour que le peuple reprenne sa place, il faut aller le chercher ! La campagne ne se limite pas à nos passages dans les médias. Le meilleur média, c’est nous ! Le travail du contact humain sur le terrain, des échanges en face à face va être déterminant pour enrayer l’abstention et ramener aux urnes les citoyennes et les citoyens.

Nous vous proposons dans cette fiche quelques conseils pour mener la campagne pour l’inscription sur les listes électorales.

 

Rappel sur l’inscription sur les listes électorales

 

Qui souhaitons-nous toucher ?


- L’inscription des jeunes majeurs est automatique pour toutes toutes celles et ceux qui ont fait leur journée d’appel (JAPD) à l’âge de 16 ans. Certains jeunes ont donc pu passer à travers. Aussi, si certains d’entre eux ont déménagé, ils doivent effectuer eux-mêmes leur réinscription afin de pouvoir voter là où ils habitent.


- Le problème de la « mal inscription » est aussi conséquent voire plus que la non inscription. Nombre de citoyen-ne-s sont bien inscrit-e-s sur les listes électorales mais ne sont pas ou plus dans le bureau de vote de leur lieu d’habitation : parce qu’ils ont déménagé, ou qu’ils sont toujours dans le bureau de vote du lieu d’habitation de leurs parents. Or, dans les milieux populaires, cette « mal inscription » a beaucoup plus d’impact sur le fait de ne pas se déplacer le jour du vote.


- Les personnes nouvellement naturalisées, qui viennent d’acquérir la nationalité française, ne sont pas toujours bien au courant des démarches à effectuer pour pouvoir voter. Et nombre d’entre elles peuvent ne pas être inscrites sur les listes.


Informations pratiques télécharger le memo d’inscription sur les listes électorales:

- Pour s’inscrire, il suffit de remplir un formulaire téléchargeable sur le site du ministère, de le déposer ou de le renvoyer à sa mairie, accompagné de la photocopie de la pièce d’identité et d’un justificatif de domicile de moins de 3 mois (quittance de loyer, facture EDF, de téléphone fixe…)
- Si les justificatifs de domicile sont à un autre nom, une attestation d’hébergement est nécessaire ainsi que la photocopie de la pièce d’identité de la personne qui héberge et un justificatif de domicile à son nom.

- De nombreuses municipalités proposent l’inscription par Internet ;
- La personne n’est pas obligée de se déplacer elle-même, elle peut fournir tous les documents, remplir le formulaire et laisser un tiers aller l’inscrire en mairie à sa place. Il est préférable dans ce cas là de remplir également une procuration.

Plus de précisions :

- Etre « mal inscrit » peu provoquer une radiation : en cas de retour de courrier, les commissions électorales peuvent être amenées à effectuer des radiations sur les listes si la personne ne semble manifestement plus habiter dans la municipalité.

- Se réinscrire dans la mairie de son nouveau domicile, afin de bien voter dans le bureau de vote de son quartier ne nécessite pas d’en informer la mairie où la personne était antérieurement inscrite. Les services électoraux d’une municipalité à l’autre se transmettent ces informations.

 

Lire la suite sur Place au Peuple 2012

 

19/11/2011

UNE BOUGIE A LA MAIN

Puisqu'on en parle ... je me mêle aussi de ce qui me regarde ...

avec le député André CHASSAIGNE

rencontré ici, dans les Landes à ST-YAGUEN au moment de la tempête

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"Le problème aujourd'hui n'est pas l'énergie atomique, mais le coeur des hommes". Albert EINSTEIN

extraits

"J'ai hésité avant de consacrer un chapître aux questions de l'énergie : je n'en suis pas un spécialiste. J'affronte cependant cette problématique environnementale si sensible, au centre de nos choix de société .. pour ne pas refuser l'obstacle. Mais la démarche est incertaine, j'ai vraiment l'impression d'avancer dans mon cheminement une bougie à la maisn, craignant que sa flamme s'éteigne ou qu'elle fonde trop vite et me brûle les doigts ...

P.72

L'ENERGIE AU COEUR DE NOS VIES


L'énergie, les énergies, leur manipulation et leur maîtrise sont au coeur de la vie des hommes depuis leurs plus primitifs débuts. Chacun des pas en avant dans ce domaine fut une révolution. Les premières flammes allumées de mains d'homme ont changé le cours de l'histoire de l'humanité. Le souffle du vent, les mouvements de l'eau, la force physique des bêtes comme des humains ont été pas à pas domestiqués pour dégager de nouvelles possibilités en matière de construction, de déplacement, de production, nouvelles possibilités qui se sont toujours accompagnées d'améliorations de la qualité de vie. Révolution encore avec la maîtrise de la machine à vapeur, puis avec les applications du pétrole. Et davantage encore, bouleversement complet avec la maîtrise de l'énergie atomique. Sans doute encore, demain, nouvelles évolutions avec les recherches en cours sur la maîtrise de la fusion nuclaire et l'essor des énergies renouvelables comme le solaire, l'éolien, la biomasse.


Je tiens à le préciser : il ne s'agit pas dans cette courte énumération, non exhaustive, de changer les louanges systématiques de chacune de ces évolutions technologiques. Je fais simplement le constat qu'à chaque fois qu'une nouvelle énergie a été maîtrisée, des changements radicaux et très profonds ont marqué les sociétés. Ne serait-ce que pour cela, l'énergie, et donc sa maîtrise et ses conditions de production, sont au coeur de nos vies et de notre avenir.

 

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p.76

... L'ENERGIE, UN BIEN COMMUN


Le débat sur la production d'énergie est souvent abordé en des termes caricaturaux. "Pour" ou "contre" le nucléaire !

"Pour" ou "contre" les éoliennes ! Le débat se focalise immédiatement et sans recul, sur les technologies. Or, comme je l'ai déjà expliqué, il n'est pas de technologie "bonne" ou "mauvaise" en elle-même. Nous devons aborder la question de l'énergie avec une approche politique, en réfléchissant aux critères concrets qui détermineront les choix de gestion et de technologies, ainsi que l'évolution qui en est faite.

Je l'ai déjà dit aussi : l'énergie doit être érigée en "bien commun de l'humanité", base d'un droit à l'énergie inscrit dans la loi, portée par un grand service public. Une telle décision conduirait aussi à définir une politique mondiale de l'énergie, et, bien sûr, une politique européenne. La notion de "bien commun" doit également servir de base à la maîtrise de la demande d'énergie. C'est un gage de production et consommations énergétiques raisonnées et respectueuses de l'environnement, en responsabilisant usager, producteur, et intermédiaire.


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p.77

POUR DES CHOIX RAISONNES


Je ne me prononcerai pas ici spécifiquement pour ou contre une technologie et je me refuse à cliver le débat entre leurs partisans ou leurs opposants. Il me semble par contre plus productif, dans la mesure où c'est un débat qui est loin d'être trad'introduire ici les questions qui permettront ultérieurement de faire des choix raisonnés. Je les livre dans un ordre tout à fait aléatoire.

-Un choix technologique n'est pas un choix politiquement neutre. A chaque choix technologique, il conviendra de s'interroger sir la nature même de celui-ci permet un plein exercice de la gestion démocratique que nous entendons mettre en place. Mais, à l'évidence, cet exercice démocratique devient de plus en plus compliqué à initier dès lors que les risques sont importants. Ainsi, dans le cas des infrastructures nucléaires et de la gestion des déchets qu'elles produisent, la sécurité maximale sert parfois de prétexte pour s'opposer à la transparence de cette gestion.

- L'exploitation de gisements de matières premières, concentrés en quelques points précis de la planète, peut rendre leur exploitation source de conflits entre la souveraineté nationale des pays producteurs et le libre accès de l'humanité à l'énergie ainsi produite ; c'est notamment le cas du pétrole. Cela rend encore plus urgent la mise au point d'une "politique mondiale de l'énergie", impliquant une "gestion mondiale" des matières premières dans le cadre du concept de "Terre commune" que je développe dans cet ouvrage. Mais, à l'évidence, une telle évolution nécessitera que soit mis fin aux spéculations financières, comme au contrôle par des intérêts financiers de ces matières premières.

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- Il faut s'interroger sur la durée de vie de ces sources d'énergie. L'évolution des réserves de matières premières disponibles pour une consommation donnée est un facteur clé quand il s'agit de décider de l'importance que doit occuper une source d'énergie particulière. On dispose à cet effet de chiffres qui, bien que contestés dans leurs valeurs, donnent un ordre de grandeur. Ainsi, à consommation constante, les réserves de combustible fossile seraient de l'ordre de 80 ans : 45 ans pour le pétrole, 60 ans pour le gaz naturel, 130 ans pour le charbon. Toujours en restant à niveau de consommation inchangé, selon le hors série "Science et Vie", de 30 années de réserves "récupérables en dessous de 80 dollars le kilo". L'Agence pour l'Energie Nucléaire estime de son côté que ces réserves seraient de l'ordre du siècle. Quels que soient les chiffres et leur caractère aléatoire, on ne pourra pas continuer de consommer des ressources formées à l'échelle des temps géologiques, à une vitesse qui ramène leur "expiration" à l'échelle de la vie humaine.

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- Il faut également débattre de l'opportunjité de remplacer au plus vite le pétrole. Ses caractéristiques physico-chimiques en font encore une énergie de premier choix pour assurer la mobilité des hommes et des biens : de l'essence et du gasoil pour rouler, du kérosène pour voler. D'autant plus que les motorisations sont en constante amélioration en utilisant les modes de transport les plus adéquats, les plus économes en énergie. Mais l'usage du pétrole se paie par le rejet massif de gaz à effet de serre, entre autres polluants de l'air. Cependant, lorsque son exploitation cessera, que ce soit par épuisement des ressources ou par un choix collectif de changement, il faudra bien en assurer le remplacement par des méthodes respectueuses de l'environnement et du climat. Certaines sont d'ores et déjà l'étude dans des laboratoires : elles utiliseront des calories et de l'hydrogène, mais qu'il faudra produire en ayant recours à d'autres énergies, qu'elles soient renouvelables ou nucléaire.


- Il faut prendre aussi en compte l'impact sur l'environnement et sur les territoires. En premier lieu par l'installation d'une infrastructure : un barrage qui transforme une vallée en lac, des éoliennes qui modifient profondément un paysage, des champs voltaïques qui couvrent des terres agricoles, des lignes à haute tension qui peuvent avoir des effets néfastes ... Mais l'impact est aussi par le fonctionnement, avec les rejets et des déchets générés par la production énergétique. Ainsi, deux des sources principales d'énergie électrique génèrent soit des gaz à effet de serre de manière massive, soit des matériaux fissibles dont la durée de "vie" va de quelques années à des durées suffisamment grandes pour qu'on les regarde comme infinies au regard de l'histoire humaine. J'insiste sur ce dernier point, même si les capacités de recyclages des déchets produits par les centrales nucléaires sont l'objet d'interprétations très différentes, selon que soient ou non prises en compte des technologies encore non usitées. Dans le même temps, n'oublions pas le problème posé par l'intermittence des productions d'énergies renouvelables, compensées, aujourd'hui, par le recours aux énergies thermiques productrices de CO2...


- Un autre élément à prendre en compte est celui du rapport "qualité/prix". L'utilisation d'une technologie et la construction d'infrastructures doivent mettre en rapport la production d'énergie que l'on peut espérer en retirer et le prix qu'elle coûtera au final. Non pas seulement celui de la mise en place, mais aussi du transport jusqu'au lieu de consommation, du retraitement ou de la gestion des effets des déchets et des rejets, du recyclage ou de la réfection des anciennes centrales, etc. C'est en fait toute la question de l'efficacité de l'utilisation de l'argent public.

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p.80.

... SE PASSER DU NUCLEAIRE ?


Au cours des prochaines années, l'humanité va être confrontée à des problèmes majeurs concernant son avenir. J'en rappellerai trois par leur lien avec les questions énergétiques :

- Le déclin inévitable des productions mondiales de pétrole et de gaz naturel.

- La baisse des ressources en eau, la nécessaire préservation des nappes phréatiques et le développement de la production d'eau douce par dessalement de l'eau de mer.

- Le changement climatique.

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On le comprend bien, de tels enjeux ne sauraient être laissés entre les mains du "marché" dont les objectifs de rentabilité financière réclament des retours sur investissements et des prises de profits à court terme. Il s'agit au contraire de "voir loin" et de sauvegarder l'intérêt général. Je l'ai déjà dit, cela relève d'une maîtrise publique : elle est à construire, aux niveaux national, européen et international.

Cela passera évidemment par une plus grande sobriété énergétique, dans tous les domaines, à commencer par les transports et l'habitat, ainsi que par un recours massif aux énergies renouvelables en même temps que se réduira la place du thermique. On ne saurait pourtant se passer aujourd'hui de ce dernier, ce qui signifie des efforts pour réduire les rejets à gaz à effets de serre qu'entraîne par exemple, l'utilisation du charbon, mais aussi du gaz.

Mais cela ne suffira pas devant les besoins qui s'expriment à l'échelle du monde : un recours plus important à l'énergie nucléaire reste incontournable pour faire face à la demande des activités sociales et économiques, à la croissance de la population mondiale, mais aussi à des besoins nouveaux à caractère vital comme la production de chaleur, d'eau douce par dessalement de l'eau de mer, d'hydrogène... Cela nécessitera d'importants efforts collectifs en matière de recherche sur les réacteurs du futur, sur les cycles des combustiles nucléaires, sur la réduction, le recyclage et le stockage des déchets, sur la sûreté et sur le contrôle de la prolifération des armes nucléaires.

Au risque de choquer, je suis donc persuadé que la réduction de la part du nucléaire dans la production électrique française sera minime. On peut certes le regretter. Aussi, dans ce contexte, le développement des énergies renouvelables, solaires, éoliennes, biomasse ou géothermie, est une réponse qu'il faudra amplifier réellement ... mais cette réponse restera de fait, encore pendant longtemps, simplement complémentaire à l'énergie nucléaire.

Cette réflexion est, je crois, bien résumée dans cet extrait du rapport moral présenté par François COSSERAT, président du MNLE (Mouvement Nationale de Lutte pour l'Environnement) au congrès de novembre 2009 de cette organisation : "Il serait vain de croire à la possibilité de faire comme avant en mobilisant d'autres matériaux, d'autres énergies. Nous avons besoin de nucléaire. Nous avons besoin d'énergies renouvelables. Mais nous avons prioritairement besoin de faire des économies".

Autant qu'un "mix", c'est une nouvelle politique énergétique qu'il nous faut construire. Elle est soumise à des éléments qui sont déterminants : maîtrise publique, transparence quant aux enjeux et aux moyens mis en oeuvre pour y faire face, conscience commune d'un avenir partage sur la Terre commune. Le développement durable de notre pays est à ce prix, celui de la planète aussi.

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03/11/2011

L'UNESCO .. puisqu'on en parle !

Mais la connaît-on vraiment ?

3 novembre 1958 - INAUGURATION DU SIEGE DE L'UNESCO A PARIS-

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Elle a récemment été mise en lumière

par l'acceptation de l'Autorité Palestinienne comme membre à part entière au terme d'un vote

largement majoritaire

 

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107 voix pour (dont la France, la Russie, la Chine, le Brésil, l'Inde et l'Afrique du Sud)

14 contre (dont le Canada, les Etats-Unis et l'Allemagne)

52 abstentions dont la Grande-Bretagne

A la suite de quoi, les Etats-Unis de Monsieur OBAMA décident de suspendre

leur contribution financière à l'UNESCO

soit un 1/5e du budget de l'organisation

*

L'Autorité palestinienne, qui avait déjà un statut d'observateur à l'UNESCO, estime que son élévation au rang de membre à part entière mettra davantage de pression sur l'ONU, qui doit se prononcer en novembre sur sa demande d'adhésion pleine et entière, déposée le 23 septembre dernier.

Mais Washington, qui détient un veto au Conseil de sécurité de l'ONU, a
déjà fait valoir qu'il s'opposerait à la reconnaissance de la Palestine en tant qu'État membre de l'ONU.

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La date anniversaire du 3 novembre me permet de revisiter cette Organisation

qui s'est fixé un objectif vaste et ambitieux :

Construire la paix

dans l´ esprit des hommes

à travers l’éducation, la science, la culture et la communication.

 

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Mais la paix n’est pas simplement l’absence de conflits.

La paix signifie : des budgets consacrés à construire et non pas à tuer et détruire,

des infrastructures et des services qui fonctionnent et s’améliorent,

des populations qui font des projets d’avenir,

des esprits libérés des traumatismes de la violence et des idées de vengeance

et réceptifs aux idées de solidarité.

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L’Unesco trouve son origine dans les institutions de la Société des Nations comprenant le Bureau international d'éducation et la Commission internationale de coopération intellectuelle, qui fut créée en 1921 avec l’objectif de favoriser la paix internationale.

On y trouvait, entre autres, Albert Einstein, Marie Curie, Thomas Mann ou encore Bela Bartok

 

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) est née le 16 novembre 1945, au moment de la création de l'O.N.U. (Organisation des Nations Unies).

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Le siège de l'UNESCO ou maison de l'UNESCO est un bâtiment classé, construit entre 1955 et 1958, lequel a été inauguré le 3 novembre 1958 - Place de Fontenoy à PARIS- pour servir de siège à l'Organisation des Nations-Unies.

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Devant l'Unesco - la Chute d'Icare (Picasso)

LE MUR DU SOLEIL- LE MUR DE LA LUNE (Miro)

réalisés pour l'inauguration du Siège EN 1958

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L'Unesco organise et parraine de nombreuses manifestations culturelles et scientifiques

Elle dispose également de 50 bureaux dans le Monde.

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Le bâtiment principal, qui abrite le secrétariat, est constitué de sept étages formant une étoile à trois branches.

À ceci s'ajoutent le bâtiment dit « en accordéon » et l'édifice cubique, qui est destiné aux délégations permanentes

et aux organisations non-gouvernementales.

 

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Au 31 octobre 2011, l’UNESCO compte 195 États membres,

ainsi que 8 membres associés

Les Antilles néerlandaises, Aruba, les Îles Caïmans, les Îles Féroé,

les Îles Vierges britanniques, Curaçao, Macao et Tokelau

L’État de la Cité du Vatican est un observateur permanent à la conférence générale et au Conseil exécutif

Les Délégations permanentes auprès de l’UNESCO assurent la liaison entre les Gouvernements des Etats membres et le secrétariat de l’Organisation.

 

L’UNESCO entretient des relations avec 319 ONG (Organisations non gouvernemantales)  internationales

.La plupart sont « opérationnelles » et une partie d’entre elles sont « formelles"

 

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La Conférence générale fixe les objectifs et les priorités de l'Organisation tous les deux ans

contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture,

la collaboration entre nations,

afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi,

des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous,

sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion,

que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples

 

et définit le budget.

Le Conseil exécutif  se réunit deux fois par an pour suivre la mise en oeuvre

Le directeur général est élu par la conférence générale pour un mandat de 4 ans

renouvelable une fois (depuis 2005).

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La Directrice Générale de l'UNESCO, élue en 2011, Madame Irina BOKOVA, a appelé mercredi les Etats-Unis à trouver un moyen de poursuivre leur aide à l'Organisation après leur décision de suspendre leur contribution en raison de l'admission de la Palestine comme Etat membre.

« Les Etats-Unis sont un partenaire essentiel de l'UNESCO. La suspension des versements américains et des autres contributions financières – qui résulte d'une loi américaine – affaiblira l'efficacité de l'UNESCO et mettra à mal sa capacité à construire des sociétés libres et ouvertes », a dit Mme Bokova dans une déclaration.
La Directrice générale de l'UNESCO a rappelé ce que la contribution américaine permettait à l'Organisation de faire : développer et rendre viables des médias libres et concurrentiels en Iraq, en Tunisie et en Egypte ; alphabétiser des milliers d'officiers de police en Afghanistan ; défendre chaque journaliste qui est attaqué ou tué dans le monde.

L'UNESCO est également la seule agence des Nations Unies disposant d'un mandat pour promouvoir l'éducation relative à l'Holocauste dans le monde.

S'agissant de la science, l'UNESCO est à la tête d'un effort mondial visant à mettre en place un système d'alerte aux tsunamis, a souligné Mme Bokova. « La suspension annoncée de la contribution américaine pour 2011 affectera immédiatement notre capacité à maintenir nos programmes dans des domaines critiques : atteindre l'éducation universelle, apporter un soutien aux nouvelles démocraties et lutter contre l'extrémisme.

J'en appelle donc à l'administration américaine, au Congrès et au peuple américain pour trouver un moyen de poursuivre l'aide apportée à l'UNESCO en cette période troublée ».

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LE SITE DE L'UNESCO possède des oeuvres d'art de Bazaine, Calder, Giacometti, Le Corbusier, Miro et Artigas, Moore, Picasso, Takis, Tapies, Tsereteli, jardin japonais de Noguchi, ange de Nagasaki, espace de méditation de Tadao Ando, Square de la Tolérance de Dani Karavan, Globe d'Erik Reitzel.

 

 

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Non, je n'ai pas perdu mon temps

 

 

16:23 Publié dans EDUCATION CITOYENNE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : unesco

 
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