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26/11/2015

JE SIGNE LA PETITION : COP 21 ... BOLLORE, sponsor et atteintes aux droits humains

Bolloré : sponsor de la COP21

et d'atteintes aux droits humains ?

Alors que la conférence de l’ONU pour le climat (COP21) s’ouvre à Paris, la Socfin qui développe des plantations de palmiers à huile et d’hévéas dans plusieurs pays aggrave le réchauffement climatique et est soupçonnée de provoquer des atteintes aux droits humains.


Or l’actionnaire principal de la Socfin n’est autre que le groupe Bolloré, partenaire officiel de la COP21. Présente au Cambodge, en Côte d’Ivoire, en Sierra Leone ou encore au Liberia, la Socfin investit également au Cameroun où des communautés locales se plaignent de problèmes d’occupation de terres, de pollution des rivières et des conditions de travail dans les plantations.


Après avoir demandé sans succès à Bolloré de tenir compte de leurs demandes, elles en appellent à notre solidarité pour se faire entendre.

Par votre signature, les communautés riveraines peuvent obtenir du groupe Bolloré qu’il tienne ses engagements : poser un cadre de dialogue durable et équitable vers une sortie de crise, ou désapprouver les pratiques de ses filiales au Cameroun en retirant ses investissements.

Déjà 1078 signatures !

16/11/2015

DES RISQUES LIES A LA RELIGION

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La religion peut créer des liens entres les hommes et donner un sens à leur existence.

Mais elle peut aussi donner lieu à des dérives néfastes pour la vie en commun.

 

LE COMMUNAUTARISME

Quand on se sent mal accepté dans un pays ou qu'on craint par exemple les conséquences de la mondialisation sur sa vie personnelle, on a tendance à se replier sur des valeurs anciennes que l'on partage avec d'autres.

La religion devient un refuge, qui rassure et donne un sens à ce que l'on fait.

On peut être tenté de se regrouper entre juifs, entre musulmans, entre chrétiens, et de rejeter tout ce qui fait la vie avec le reste de la société.

Ce "communautarisme" peut conduire au fanatisme et à l'intolérance. Il peut menacer la laïcité, qui définit chacun d'abord comme un "être humain" plutôt que la violence terroriste : certains imams, dans les mosquée, poussent des jeunes gens à s'engager dans des mouvements islamistes qui pratiquent le djihad (la "guerre sainte") et en font des candidats aux attentats suicides.

 

LA GUERRE

Certains dirigeants utilisent les croyances religieuses des populations pour les mobiliser contre des rivaux ou des ennemis à l'intérieur ou à l'extérieur de leur pays.

Ainsi, beaucoup de conflits apparemment religieux sont des conflits entre des groupes ou de pays.

C'est vrai dans l'Histoire, où les religions ont souvent servi de prétexte aux dirigeants politiques pour faire la guerre (par exemple, les "guerres de Religion" entre catholiques et protestants, au XVIe siècle).

C'est encore vrai aujourd'hui : le conflit entre Israéliens et Palestiniens n'est pas un conflit entre des Juifs et des musulmans, mais entre un pays (Israël) qui occupe certains territoires et un peuple (les Palestiniens) qui considère que ces territoires lui appartiennent.

Mais dans les deux camps, certains n'hésitent pas à utiliser des arguments religieux pour justifier leur combat.


Jean Ferrat - le sabre et le goupillon par jolysable

LE TERRORISME

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Imprimé en 2010

*

 POUR LES APPRENTIS CITOYENS DU MONDE

DES 10 ANS !

 

Prises d'otages, assassinats, attentats contre les populations civiles : les terroristes utilisent tous les moyens possibles pour semer la terreur afin d'obtenir ce qu'ils veulent.

Les buts recherchés par le terrorisme peuvent être différents : libération d'un territoire, reconnaissance d'une identité nationale, revendication politique ...

Cependant, ce ne sont pas à ses objectifs, parfois légitimes, qu'on reconnaît un groupe terroriste, c'est à son mode d'action.

Les terroristes bafouent toutes les règles internationales. Ils s'attaquent aux civils et aux enfants, et ils financent leurs actions par des trafics contraires aux lois.

Ce sont des criminels.

Peut-on faire la guerre contre le terrorisme ? Pour faire la guerre, il faut qu'on ait un ennemi en face de soi, avec un  territoire.

Dans le cas du terrorisme, quel ennemi faut-il attaquer ?

Et où l'atteindre ?

Le meilleur moyen  pour qu'il n'y ait plus de terrorisme est de mettre fin aux trop grandes injustices dans le monde.

 ***

PRINCIPALES ORGANISATIONS TERRORISTES

 

Elles utilisent les moyens les plus modernes pour communiquer à travers le monde (vidéos, Internet) et cherchent à recruter leurs "combattants" parmi des jeunes gens, fanatisés et entraînés dans des camps.

AL-QAIDA ("la base" en arabe)

Cette organisation islamiste a été fondée par Oussama Ben Laden, milliardaire saoudien d'origine yéménite.

Elle est née en Afghanistan, lors de la guerre contre l'URSS (1979-1989), avec l'accord des Etats-Unis qui voyaient dans ces combattants musulmans un moyen de lutter contre leur grand ennemi de la guerre froide.

Depuis, Ben Laden s'est retourné contre les américains et les pays occidentaux, au nom d'un islam fanatique, pour soumettre les pays de culture musulmane à la loi islamique, la charia.

 Oussama ben Laden, né le 10 mars 1957 à Riyad et mort le 2 mai 2011, tué par un commando américain des SEAL à Abbottabad, est un islamiste apatride d'origine saoudienne, chef spirituel du réseau jihadiste Al-Qaïda.

 

GROUPE TERRORISTE EN EUROPE

L'ETA est une organisation clandestine de lutte armée pour l'indépendance du Pays basque. A l'origine, elle luttait contre la dictature de Franco. Elle agit surtout en Espagne (enlèvements, assassinats, attentats). Un cessez-le-feu a été signé en mars 2006 et des négociations sont prévues entre gouvernements espagnol et français.

 Le 20 octobre 2011, l'organisation indépendantiste basque annonce « la fin définitive de son action armée »

GROUPES TERRORISTES PALESTINIENS

Le Hamas, la Brigade des martyrs d'Al-Aqa et le Djihad islamique, qui luttent contre l'occupation israélienne par des moyens terroristes, n'ont pas de lien avec Al-Qaïda.

 

GROUPES TERRORISTES LIES A AL-QAIDA

Al-Qaida fournit un entraînement militaire et de l'argent à de multiples groupes terroristes islamistes, du Maroc à l'Indonésie : le Djihad salafiste marocain, les salafistes pakistanais, le front islamique des combattants du Grand-Orient (Turquie), le groupe Al-Masri qui a remplacé Zarkaoui, tué lors d'une attaque américaine en juin 2006 (Irak), la Jamaah islamiyah (Indonésie)

 

Mise à jour en 2015

Organisation armée ultra-radicale, le groupe Etat islamique -auparavant État islamique en Irak et au Levant, EIIL- a proclamé un "califat islamique" en juin 2014 en Irak et en Syrie. Daech (en arabe), également nommé ISIS ou ISIL en anglais, attire des djihadistes du monde entier. 

 C'est en Syrie et en Irak, enjeux de rivalités géopolitiques tenaces, que les djihadistes s'intoxiquent. Retour sur le bourbier politique, militaire et confessionnel où s'aguerrissent les vocations. (AFP/Photo d'illustration)http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/le-djihadisme-en-vf-un-fleau-qui-vient-de-loin_1736021.html

C'est en Syrie et en Irak, enjeux de rivalités géopolitiques tenaces, que les djihadistes s'intoxiquent. Retour sur le bourbier politique, militaire et confessionnel où s'aguerrissent les vocations.

Par leur ampleur et leur cruauté, les carnages survenus en ce vendredi noir de novembre tendent à éclipser les ressorts géopolitiques d'une crise déclenchée voilà près de cinq ans à plus de 3000 kilomètres de Paris. Or, la tragédie qui plonge la France dans l'hébétude est indissociable des conflits endeuillant le Moyen-Orient.

Lien établi explicitement par l'un des tueurs du Bataclan à l'heure de l'hallali : "C'est la faute de Hollande. Il n'avait pas à intervenir en Syrie !"  

 

LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME

de nombreux pays sont d'accord pour combattre le terrorisme.

Les Etats-Unis sont à la tête de ce combat, mais le nouveau gouvernement américain veut rompre avec les méthodes de l'ancien président Bush.

LES POLICES EN ACTION

Interpol mène la lutte contre le terrorisme en relation avec les services de renseignement.

CIA (Etats-Unis), M16 (Grande-Bretagne), DGSE (France), Mossad (Israël), FSB (Russie)...

Grâce à des enquêtes approfondies, Interpol recueille en permanence des informations qui peuvent servir à empêcher des attentats et donc à assurer la sécurité des populations.

Et cela concerne d'autant plus les polices que le terrorisme est souvent financé par des trafics illicites (armes, drogue, diamants).

 

LE ROLE DES ETATS-UNIS

En réaction aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, l'ancien président américain George Bush avait déclaré la "guerre contre le terrorisme", fournissant armes et finances aux pays qui se rangeaient à son côté.

Mais les méthodes employées dans ce combat ont trop souvent été en contradiction avec les droits de l'homme et la démocratie.

Plutôt que d'attaquer tous les "suspects", le gouvernement Obama a choisi d'assurer la défense et la sécurité des populations.

 

 

 

 

 

DES VOIX DISCORDANTES ... AUX VA-T-EN GUERRE !

 
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Accueil du site > Web > Sur le vif > Villepin : « Faire croire que nous sommes en guerre est un piège (...)
Par Michel Soudais - Suivre sur twitter - 15 novembre 2015

Villepin : « Faire croire que nous sommes en guerre est un piège »

Pour l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, le discours martial largement popularisé par Manuel Valls, le PS et l’opposition est une erreur.

C’est une voix discordante. Mais elle bienvenue. Invité dimanche du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, Dominique de Villepin a récusé l’idée « d’être en guerre », une expression abondamment utilisée par Manuel Valls, le PS et l’opposition depuis les attentats de vendredi soir. Or pour l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, « nous sommes dans une période où les mots doivent avoir du sens  ».

« Une guerre ce sont deux États et deux armées qui se confrontent », justifie Dominique de Villepin, ce qui n’est pas le cas des terroristes qui ont agi à Paris et au stade de France :

« Le fait [que les terroristes aient] utilisé des kalachnikovs, des grenades, un certain nombre de munitions [ne] constitue pas une armée reconnue dans le cadre d’un État. En l’occurrence, nous avons des groupes fanatiques, un parti totalitaire. »

La nature de « l’ennemi » n’est pas le seul argument avancé par Dominique de Villepin pour refuser de se considérer en guerre. « Je ne veux pas faire le jeu de l’ennemi », ajoute-t-il en mettant en garde contre les conséquences de cette idée. Un « piège », selon lui :

« Quelle est la conséquence de cette idée  ? La première, c’est de déresponsabiliser les combattants terroristes qui se disent : ’Nous frappons, nous sommes des guerriers’. La seconde, c’est que nous légitimons qu’ils sont en guerre, qu’ils ont des objectifs de guerre et qu’ils veulent conquérir notre territoire, des positions. »

Ce n’est pas « parce qu’une bande d’assassins fanatiques vous déclare la guerre que vous tombez dans le piège de la surenchère », argumente-t-il. Surtout quand ces assassins « veulent nous diviser et pousser notre pays à la guerre civile ».

Tirons les leçons des engagements occidentaux au Moyen-Orient, demande l’ancien ministre des Affaires étrangères, qui s’était opposé en 2003 à la guerre en Irak :

« Ces attentats sont en grande partie liés à un processus historique qui s’est accru avec les interventions en Afghanistan, en Irak, en Libye, et ailleurs et qui ont toutes rajouté de l’huile sur le feu. (…) Tirons les leçons de l’expérience : les choses n’ont fait que s’aggraver en 10 ans, les choses sont pires en Libye, en Afghanistan, en Irak. »

« Quelle est le sens de la guerre totale » interroge encore Dominique de Villepin, qui met en garde :

« On va aller jusqu’au bout pour détruire une organisation terroriste. Cette organisation a toute les chances, à partir de là, parce que nous allons mobiliser une partie des opinions publiques et des peuples au Moyen-Orient contre nous d’accroître une contamination encore plus grande. »

Pour l’ex-ministre des Affaires étrangères, « ce n’est pas à nous d’engager le combat avec nos armées là-bas. Cette approche de ‘guerre’ contre le terrorisme n’est pas la bonne ».

En septembre 2014, Dominique de Villepin avait déjà tenu des propos similaires, en réponse au discours de François Hollande, à l’Assemblée générale des Nations Unies. Dans l’émission Ce soir (ou jamais !), retrouvée par Les Inrocks, il déclarait : « Ayons conscience que nous avons nous-même en grande partie enfanté l’Etat islamique. Nous nous sommes enfermés dans un cercle vicieux ». Et d’ajouter : « Il n’y a pas de contre-exemple, tout ce que nous savons de ce type de guerre menée depuis des décennies a conduit à l’échec, en particulier depuis l’Afghanistan»

***

*

C'est son avis et je le partage, mais chacun pense ce qu'il veut, ça ne me gêne pas.

C'est tellement compliqué, tellement complexe.

Qui a raison ?

PAS CEUX QUI FONT DE LA SURENCHERE ! Je le pense fortement

15/11/2015

C'EST NOUS QUI AVONS DECLARE LA GUERRE


politis,attentats,terrorisme

Terrorisme : notre irresponsable part de responsabilité

Sans attendre que l’émotion légitime née des attentats sanglants du 13 novembre ne retombe, et avant que ceux-là ne se reproduisent, il est grand temps de nous interroger sur les raisons et les responsabilités qui ont déclenché ce désastre.

 

 

 

 

 

 

 

 

« C’est nous qui avons déclaré la guerre »

C’est aller bien vite et imprudemment en besogne. Et oublier que « c’est nous qui avons déclaré la guerre », pour reprendre les termes de Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire du Ministère de la Défense (France), maître de conférences à Sciences Po et à l’ENA, membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica.

Guerre d’abord contre les autorités légitimes des pays du Moyen-Orient, sous le prétexte d’une croisade pro-démocratique (mais bien plus sûrement pour mettre la main sur leurs immenses ressources énergétiques). On peut penser ce qu’on veut de Saddam Hussein (Irak), de Mouammar Kadhafi (Libye) ou de Bachar el-Assad (Syrie), ceux-là étaient non seulement des dirigeants légitimes, mais ils garantissaient alors leur région de l’épidémie islamiste.

Guerre ensuite contre les monstruosités islamistes que nous avons déclenchées, quand nous ne les avons pas soutenues, armées et encouragées, en jurant de la « modération » sous contrôle de certaines d’entre elles. Rappelez-vous, pas plus tard que le 13 décembre 2012 :

« Sur le terrain, Al-Nosra [nom d’Al-Quaïda en territoire syrien, ndlr] fait du bon boulot » (Laurent Fabius, ministre français de la Défense).

Situation encore plus schizophrène, dit Pierre Conesa, nous prétendons nous battre contre l’État islamique parce qu’il décapite, coupe les mains des voleurs, interdit les autres religions et opprime les femmes, et faisons alliance avec des régimes comme l’Arabie saoudite qui décapite, qui coupe les mains des voleurs, qui interdit les autres religions et qui opprime les femmes.

 

 

 

 

 

 

 

« On ne fait pas la guerre au terrorisme

 

 

 

 

avec des moyens militaires »

On ne fait pas la guerre au terrorisme avec des moyens exclusivement militaires, déclare Pierre Conesa. Si l’on fait ouvertement la guerre à ces gens, si on les bombarde avec les populations civiles qui sont autour d’eux, alors les populations qui sont sous les bombes se solidarisent avec les combattants terroristes à leurs côtés.

Plus près de chez nous, poursuit Pierre Conesa, nous avons énormément besoin de nous appuyer sur les citoyens français de culture musulmane. Au lieu de cela, nous les stigmatisons, nous les montrons du doigt en leur administrant nos leçons de savoir-vivre, nous les ghettoïsons.

Faut-il s’étonner ensuite que le chaos que nous avons semé au Moyen-Orient nous frappe de plein fouet ? Sous forme d’actions solitaires isolées pour commencer, sous forme maintenant d’attaques simultanées organisées en meute, avec la volonté de tuer un maximum de gens ?

Ça vient de tomber, le nom du premier terroriste du 13 novembre est connu : il s’appelle Omar Ismaïl Mostefaï, il est né il y a 29 ans à Courcouronnes dans l’Essonne, il était connu des services de police pour petite délinquance et plus récemment fiché, en pure inutilité, pour radicalisation.

 

 

 

 

 

 

 

Un engrenage que nous ne maîtrisons plus

Unité nationale ? Mais avec qui et comment ? Les dirigeants que nous avons nous-mêmes élus, de droite comme de fausse gauche, se sont déconsidérés, discrédités, ridiculisés. Non seulement, ils sont à l’origine du problème, mais ils ne maîtrisent plus rien du tout.

Croyons-nous que nous allons enrayer cet engrenage terrifiant en continuant d’envoyer nos malheureux Rafales massacrer du haut de leurs 10 000 mètres des populations civiles aussi innocentes que nos victimes du Bataclan ? Nous ne contrôlons même plus nos propres banlieues.

Nous pouvons allumer en signe de deuil toutes les petites bougies que nous voulons à nos fenêtres, illuminer nos monuments de tricolore, de Paris jusqu’à Londres et Washington, nous pouvons entonner à tue-tête nos Marseillaise par désespoir ou par rage, c’est trop tard ! La guerre que nous avons déclarée se répand sur notre territoire et nous subissons les conséquences de tempêtes effroyables dont nous portons une inexcusable part de responsabilité.

Notre seule porte de sortie aujourd’hui serait d’ordre autant politique et diplomatique que militaire. Mais encore faudrait-il que la Raison revienne. Avec à notre tête des Sarkozy, des Hollande ou, en embuscade, des Marine Le Pen, avec pour unique viatique nos pathétiques évangiles de civilisation blanche à prétention supérieure, autant dire que c’est peine et guerre perdues d’avance.

 

 DE VILLEPIN S'EXPRIME AVEC LUCIDITE

 

 

Résister à la haine et à la peur que les assassins veulent incruster en nous

Qu’il est douloureux, ce froid qui monte dans les os quand on vit des moments comme celui-ci dans Paris, sachant la souffrance des autres, retenus en otages et sentant la mort rôder, blessés transis, familles des morts sidérées et déchirées. De là où nous sommes chacun, nous leur tenons la main. Sur les lampions de la fête, dans les bars et les lieux de gaieté vidés, une bise d’angoisse passe. Je vois sur mon écran de télé ce que les navettes de voitures à gyrophares en bas de ma rue me font deviner. Nos gens armés courent à l’assaut des assassins. Eux s’exposent face à des criminels qui, de leur côté, ne s’attaquent qu’à des malheureux sans défense pris par surprise. Cette lâcheté dit toute l’identité des abrutis sanglants qui sont à l’œuvre du côté des meurtriers. Le cœur saigne avec celui de malheureux exposés à l’hyper-violence de cette nuit. À cette heure, toute querelle s’interrompt. Je forme le vœu que nul ne s’abandonne à la vindicte et conserve sa capacité de discernement. Je forme le vœu que nos responsables gouvernementaux aient tous les moyens d’agir comme ils le souhaitent. Et que nous soyons tous capables de résister à la haine et à la peur que les assassins veulent incruster en nous.

 Jean-Luc MELENCHON

 
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