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05/04/2011

EDUQUER LES PARENTS ? Oui, mais ..

Après les violences de jeunes en banlieue, un journaliste pensant "qu'il faut éduquer les parents", demandait aux auditeurs de voter POUR ou CONTRE.

Comme s'il venait d'inventer la lune, comme si la chose se résumait en ces deux mots secs comme un coup de trique sur le dos des parents ! Les choses ne sont pas aussi simples, sinon ça se saurait. Il faut voir un peu plus loin que le bout de sa lorgnette avant de culpabiliser les seuls parents qui, oui, ont le devoir d'éduquer leurs enfants. Mais il ne suffit pas de les accabler. EDUQUER OUI, MAIS ...

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"Vous avez raison, Monsieur Renaud : la plus grande misère de ce pays c'est de retirer les enfants de l'école pour les envoyer garder les chèvres, grimper aux arbres, dénicher les oiseaux et commettre toutes sortes de délits qui les habituent à ne plus respecter l'autorité. C'est comme cela qu'on devient mendiant, vagabond, braconnier et propre à rien. Mais que voulez-vous, cela dure depuis des années et des années. A moins de forcer les parents par des amendes à laisser les enfants à l'école, été comme hiver, jusqu'à 12 ou 13 ans, cela continuera toujours. C'est l'affaire des préfets, des supérieurs et du roi, qui ne s'en inquiètent guère". Erckmann 1822-1899 -Chatrian 1826-1890 (ibid.)

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Petit retour sur le passé dans mon bouquin "L'HUMANITE EN MARCHE

"Pour l'enfant vers l'homme" - Jean CORNEC (1973)

 

DE L'ECOLE DANS LA FAMILLE

A LA FAMILLE DANS L'ECOLE


"Ce langage aujourd'hui n'est plus concevable. Les parents ont désormais compris la nécessité de l'enseignement et de l'éducation de leurs enfants. Par contre, ils ne mesurent peut-être pas très exactement l'importance du rôle que la famille doit continuer de jouer et souvent ils ont tendance à accorder à l'école une délégation de confiance absolue, confiance que cette école ne peut pas entièrement honorer.

Car longtemps, la véritable école a été la famille. Les pauvres au travers des siècles n'en avaient pas d'autre. Les riches répugnaient à faire instruire leurs enfants en commun et trouvaient de bon ton d'assurer eux-mêmes la formation des jeunes... de tout temps, en effet, la plupart des grands de ce monde ont confié l'éducation de leurs enfants à des précepteurs.

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En France, sous l'influence de l'Eglise catholique, le rôle essentiel de la famille dans l'éducation fut longtemps affirmé...ainsi le rôle de la famille dans l'éducation de l'enfant procéderait d'une délégation accordée aux parents par l'Eglise, elle-même mandataire de Dieu.(ma note précédente)

...Après une lente évolution, nos sociétés modernes, sous l'influence des grands penseurs laïques, ont adopté une position radicalement différente. Les parents, comme l'Etat, n'ont aucun droit sur l'enfant, mais uniquement des devoirs envers l'enfant, auquel ils doivent assurer protection, éducation et épanouissement, dans le respect rigoureux de sa future liberté individuelle.

 

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Photos : Gérald BLONCOURT


Lontemps le partage des rôles s'est établi entre les parents et l'école, l'école apportant l'enseignement, les parents l'éducation, et notamment, l'éducation morale. Mais il est apparu de plus en plus nettement, avec l'évolution des sociétés moernes que cette séparation arbitraire ne correspondait absolument pas à la réalité.


Si dans l'absolu, il est certain que la meilleure éducation sera toujours défectueuse sans l'influence parentale, il est vrai aussi que la plupart des familles éprouvent les plus grandes difficultés à remplir leur mission d'éducation.

.. la majorité des enfants grandit aujourd'hui dans le climat pollué d'une grande ville, au sein d'une famille réduite (le père, la mère et les enfants logés à l'étroit dans un immeuble collectif, la maman travaillant généralement au-dehors). Ces conditions de vie, souvent mauvaises pour la santé physique de l'enfant, le sont encore plus pour sa santé morale. Son équilibre nerveux est constamment menacé le rythme anormal de la vie urbaine, son équilibre affectif et moral l'est également par l'influence de la rue, de la presse, du cinéma, de la radio, de la télévision. Au lieu de lui apporter la patiente affection et l'attentive compréhension dont il a besoin, ses parents fatigués, irrités ont tendance à abdiquer et demandent à l'école de compenser leur démission.

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Photos : Gérald BLONCOURT


Cela est inadmissible. La famille doit continuer à jouer un rôle essentiel à la fois affectif et technique dans l'éducation de l'enfant. Un gouvernement véritablement démocratique ne laisserait pas aux bonnes volontés individuelles la charge de montrer aux parents comment ils doivent se comporter. Il assurerait la formation des parents et créerait les conditions matérielles, économiques et sociales, leur permettant de jouer correctement leur rôle. Il permettrait aux mères de famille par des avantages ou des facilités professionnelles d'être disponibles pour leurs enfants petits. Il multiplierait les équipements collectifs. Il assurerait la valeur éducative de tous les grands moyens d'éducation de la pensée et notamment de la télévision. Chaque famille pourrait alors, avec son originalité et ses traditions propres, assurer une partie de l'éducation en même temps qu'elle protégerait l'enfant contre tout embrigadement.

Mais bien entendu, cette éducation familiale doit être complétée par l'école en liaison étroite avec les parents.

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Photos : Gérald BLONCOURT

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Il ya déjà matière à réflexion non ?

Et depuis la publication du livre en 1973, la situation des familles s'est largement dégradée

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"Ils chantaient comme des merles, sans s'inquiéter des coups de trique qu'ils avaient reçus le matin, ni de ceux qu'ils recevraient le soir. En voyant ces choses, l'idée me vint un jour de leur apprendre le plain-chant, convaincu d'avance que les parents en seraient très flattés, et pensant en outre que par ce moyen il me serait possible d'exciter une sorte d'émulation de mes élèves.

"Depuis ce jour, au lieu d'être forcé de battre mes élèves, je n'avais qu'à leur dire :

"- Tu ne viendras pas chanter ce soir !

"Ils en pleuraient à chaudes larmes, ce qui n'était jamais arrivé par le moyen des coups.

"Alors, je renonçai pour toujours à la méthode de M. Guillaume. Ce n'est pas en battant les enfants, en les humiliant, qu'on peut en faire quelque chose ; c'est en les relevant à leurs propres yeux, en leur donnant le moyen de se distinguer, en les traitant comme des hommes et non comme des animaux".

Erckmann-Chatrian (ibid)

 

 

 

 

 

 

 

 

30/03/2011

2. INSTRUCTION RELIGIEUSE ET ECOLE LAIQUE

La laïcité, principe constitutionnel de la République, est un principe fondateur de l'enseignement public français (lois du 28 mars 1882 et du 30 octobre 1886), renforcé par la loi de séparation de l'église et de l'Etat (9 décembre 1905).

"- Promettez-nous encore quelque chose.

- Quoi donc, Monsieur Jacob ? lui dis-je

"C'est de ne pas essayer de convertir nos enfants.

Je devins tout rouge.

- A quoi pensez-vous donc ? lui dis-je presque fâché, ce serait une abomination.

"Ah ! fit-il, c'est que dans le temps, voilà bien dix ou douze ans, la chère Soeur des Roches a essayé de gagner nos deux petites filles aînées, Lessel et Christien, maintenant mariées en Amérique. Et plus tard, du côté de Haslach, il nous est arrivé quelque chose de pareil avec les filles de nos deux gendres". (Erckmann-Chatrian (ibid)

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.." Chacun chez soi, le prêtre à l'église, l'instituteur à l'école, sans contact, sans mélange, sans rencontre. La religion et l'enseignement sont deux choses qu'il faut respecter dans les confondre !"

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"L'instruction religieuse appartient aux familles et à l'Eglise, l'instruction morale à l'école"

Extraits de la lettre du 17 novembre 1883 de Jules FERRY aux instituteurs,

 

... Qu'entendait-il alors par neutralité ? En réalité, Jules FERRY affirmait la possibilité et la légitimité d'une éducation morale dégagée de tout dogme religieux. L'éducation morale et l'éducation religieuse sont deux formes distinctes qui ne se contredisent d'ailleurs pas nécessairement, mais peuvent au contraire se compléter. Dès lors, chacun chez soi, le prêtre à l'église, l'instituteur à l'école, sans contact, sans mélange, sans rencontre. La religion et l'enseignement sont deux choses qu'il faut respecter sans les confondre !

.. L'école publique est neutre, parce qu'elle ne dépend plus de l'Eglise, qu'aucun prêtre n'y a accès et encore moins autorité. Elle reçoit indistinctement les enfants, quel que soit le culte dans lequel ils ont été (ou n'ont pas été) élevés. Elle ne se charge pas d'enseigner la religion ni même de préparer les leçons de catéchisme, ni de veiller à l'accomplissement par les enfants des devoirs religieux ; par contre, elle est neutre aussi parce que, sans imposer aucune pratique, elle laisse aux enfants tout le temps nécessaire pour l'instruction religieuse. -On sait que le congé du jeudi avait cet objectif-.

A la neutralité de l'école, vient s'ajouter la neutralité du personnel : l'administration n'a pas à s'enquérir de la religion de l'enseignant et de ses assiduités religieuses. Conséquence logique de cette situation, les religieux et les religieuses ne pourront plus continuer d'enseigner dans les écoles publiques.

En effet, la loi ne saurait admettre que des éducateurs qui ont promis à un chef spirituel une obéissance passive ... puissent dispenser leur enseignement dans une école publique. La neutralité n'y trouverait pas son compte.

Enfin, il ne suffit pas que l'école soit neutre, que les enseignants soient neutres.

Il faut encore que l'enseignement le soit.

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Lors de l'examen du projet de loi qui est devenu la loi du 25 mars 1882, Jules SIMON voulut maintenir dans ce texte la mention des devoirs envers Dieu... Jules FERRY s'opposa à ce maintien. Mais pour obtenir la majorité au Sénat, il dut consentir à un compromis : les mots "devoirs envers Dieu" ne figureraient pas dans le texte de la loi, mais pourraient prendre place dans les programmes dont la rédaction incomberait au Conseil Supérieur.

Effectivement, dans les programmes, on vit figurer l'expression "des devoirs envers Dieu"...Ensuite et sans s'occuper des prescriptions spéciales aux diverses communions, l'instituteur s'attache à faire comprendre et sentir à l'enfant que le premier hommage qu'il doit à la divinité, c'est l'obéissance aux lois de Dieu telles que les lui révèlent sa conscience et sa raison".

Très rapidement les instituteurs se sont refusés à appliquer cette partie du programme. Ils y voyaient la négation de la neutralité scolaire et une exception inadmissible au caractère laïque de l'enseignement qu'ils devaient dispenser.

... si bien que l'enseignement des devoirs envers Dieu devint rapidement lettre morte et que l'administration dans les premières années du XXe siècle prit la sage résolution de le faire disparaître des programmes officiels.

Une loi de VICHY (24 novembre 1940) le rétablit dans les programmes.

La Libération le supprima.

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La neutralité religieuse est une chose. Mais pour Ferdinand BUISSON, l'éducation laïque telle qu'il la concevait posait comme principe majeur le respect de l'enfant.

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29/03/2011

1.INSTRUCTION RELIGIEUSE avant l'ECOLE LAIQUE

 

C'était avant l'ECOLE LAIQUE

Petit rappel...

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"L'instruction du peuple est de la plus grande importance, surtout dans un pays de suffrage universel, où la voix du dernier savetier vaut autant que celle d'un membre de l'Institut.

C'est à cela qu'il faut penser d'abord, si l'on veut fonder solidement la République".

Erckmann-Chatrian, Histoire d'un sous-maître.

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En ces temps troubles et troublés, où l'on veut mettre la Laïcité et l'Islam sur la table

Moi, je me suis replongée un instant sur l'Eglise catholique et la Laïcité

Qu'il fût long le chemin pour une école laïque et .. démocratique !

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J'a feuilleté ce livre qui n'a plus de secrets pour moi, puisé dans ma collection L'HUMANITE EN MARCHE

"L'ECOLE DEMOCRATIQUE"

Jean CORNEC - POUR L'ENFANT VERS L'HOMME-


Extraits

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..."Le  maître d'école n'avait, jusqu'à la fin du XIXe siècle, que des notions très rudimentaires de pédagogie. Son enseignement comportait la lecture, l'écriture, le catéchisme et quelquefois un peu de calcul. Les élèves récitaient fastidieusement l'alphabet dont la connaissance constituait l'essentiel de l'instruction. ... Les lettres une fois connues, les élèves apprenaient les rudiments de lecture dans des livres de prières en latin parce que l'orthographe du latin, expliquait-on doctement, était plus proche de la prononciation réelle que celle du français. ... Une discipline sévère sanctionnait l'étourderie et la paresse naturellement engendrées par des pareilles méthodes dont les auxiliaires étaient le bonnet d'âne, la férule, le martinet et le pain sec..."

 

 

..." Le livret de lecture remis à l'élève portait souvent en tête la mention "Croix de par Dieu"

ou "Croix de Jésus" parce que le titre en était orné d'une croix."..

 

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"En FRANCE, sous l'influence de l'Eglise catholique, le rôle essentiel de la famille dans l'éducation fut longtemps affirmé ... En 1929, encore, Pie XI après avoir rappelé que l'enfant appartenait à Dieu, précisait que la famille recevait "du Créateur la mission et conséquemment, le droit de donner l'éducation à l'enfant. De par la nature, les parents ont le droit de former leurs enfants, mais ils ont en plus le devoir de mettre leur instruction et leur éducation en parfait accord avec la fin pour laquelle ils les ont reçues par un bienfait de Dieu. L'éducation appartient d'une manière suréminente à l'Eglise"...

... "Ce qu'affirmait plus récemment la revue Verbe (octobre 1955, p.39) : 'L'enfant n'appartient que relativement à ses parents. Il appartient absolument à Dieu, donc à l'Eglise. En bref, pour mener à bien l'oeuvre éducative -dont l'objet suprême est la conquête par l'enfant de la grâce ici-bas, de la gloire éternelle dans l'autre vie -la famille sans l'Eglise n'aurait ni la lumière ni la force adaptées d'aliéner si peu que ce soit leur liberté, les parents trouvent dans leur soumission même à l'Eglise des remèdes, une lumière, une économie de temps et de moyens, bref une incomparable liberté".

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... "En France, on le sait, l'école a été très longtemps entre les mains de l'Eglise catholique. La Révolution de 1789 a bien essayé de l'en dégager, mais NAPOLEON Ier, après avoir signé en 1801 un Concordat avec le Pape Pie VII, réduit l'oeuvre révolutionnaire à néant par la promulgation du décret du 17 mars 1858.

Par ce texte, tous les établissements publics et privés forment un corps unique placé sous l'autorité du grand-maître de l'Université.

L'enseignement a pour base les préceptes de la religion catholique et la fidélité à l'Empereur

pour but, la formation de citoyens attachés à leur religion, à leur prince, à leur patrie et à leur famille.

Dans les lycées, le culte est obligatoire et la présence d'aumôniers catholiques imposée.

Quant aux écoles primaires, elles sont, on le sait, confiées aux Frères des écoles chrétiennes qui doivent en outre former les instituteurs.

L'Empereur n'agit pas ainsi par croyance religieuse.

Il réalise une opération politique

"Une société ne peut exister sans religion. Quand un homme meurt de faim à côté d'un autre qui regorge, il lui est impossible d'accéder à cette différence s'il n'y a pas une autorité qui lui dise : Dieu le veut ainsi.

Il faut qu'il y ait des pauvres et des riches, mais ensuite et pendant l'éternité le partage se fera autrement".

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....." Le système scolaire, sous l'influence ecclésiastique, s'est toujours montré rebelle à l'évolution qui entraîne le monde. Il est demeuré routinier et a constitué un des foyers les plus actifs d'opposition aux idées nouvelles, philosophiques ou sociales.

La réaction contre ces contraintes allait conduire les hommes de la Renaissance à formuler un idéal éducatif beaucoup plus conforme aux besoins des hommes.

Malheureusement toutes les brillantes théories restent sans influence réelle sur le système éducatif, car elles ne concernent qu'un petit lot de privilégiés".

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"En 1848, Monsieur THIERS a peur de la révolution sociale... Il applaudit Montalembert quand il déclare : "Je dis qu'aujourd'hui, le curé, le clergé en général et celui de campagne en particulier, représente l'ordre, même pour ceux qui n'y croient pas ; l'ordre moral, l'ordre politique, l'ordre matériel. Il n'y a pas de milieu. Il faut choisir aujourd'hui entre le catholicisme et le socialisme"...


"THIERS confirme : "Les instituteurs sont 35 000 socialistes et communistes. Il n'y a qu'un remède, il faut confier à l'Eglise l'instruction primaire entièrement et sans réserve".

Il le dit et il le fait malgré l'opposition des républicains. La loi du 15 mars 1850 qui portera le nom de loi Falloux, mais dont il sera l'artisan, renforce encore la main-mise de l'Eglise sur l'enseignement primaire et supprime le monopole de l'Université napoléonienne permettant à l'Eglise catholique de créer et de développer ses propres écoles secondaires tout en contrôlant entièrement l'enseignement public".

"De 1850 à 1880, l'école est donc endoctrinement".

Par réaction, Jules FERRY s'efforce de bâtir avec le vote de la loi du 28 mars 1882,

l'école laïque sur l'idée de neutralité.

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28/03/2011

C'est indigeste, ça pue et ça fait mal !

 

A LA T.V. ce soir

 

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Après "le goût", "l'odeur", le "coup de boutoir !"

de notre Marine nationale

Devinette

- c'est indigeste, ça pue et ça fait mal ! -

Cékoi, céki ?

 

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"la recomposition de la vie politique est en marche...

les abstentionnistes ont trouvé  le projet alternatif

qu'ils attendaient

Vous en avez le goût, après vous en aurez l'odeur"

Marine LE PEN à COPPE

ce dimanche soir

*

Jean-François, ça t'apprendra à vouloir copier sur ta voisine ! Bien fait !

*

l'odeur ! l'odeur !

ça pue , ça pue Marine, quand tu te lâches !


*****

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Tombe le masque !

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"Allez ! encore un p'tit coup d'boutoir,

un p'tit peu d'énergie"

qu'elle a dit la Marine

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C'est quoi un boutoir ?

"le groin du sanglier"

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"un outil de maréchal-ferrant"

 

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Croc de boucher ou boutoir ? Lequel des deux préfères-tu ???

 

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C'est quoi un coup de boutoir ?

c'est "une attaque soudaine, un mot blessant

un propos brusque et violent"

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Les mots sont bien choisis .. ça lui va comme un groin !

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CHASSEZ LE NATUREL, IL REVIENT AU GALOP !

*

ça renifle fort en FRANCE !

ça sent le lisier

*



D comme DISCRIMINATION

Façon de traiter les êtres humains de manière différente selon leur sexe, leur origine nationale ou ethnique, leur âge, leur religion, leurs caractéristiques physiques, etc.

Le racisme est une forme de discrimination.

N comme NATIONALISME

Attachement très fort à sa nation, qui peut conduire à rejeter ou à agresser ceux qui n'en font pas partie.

Quand une population a le sentiment de former une nation, c'est une bonne chose, cela permet de mieux vivre ensemble à l'intérieur d'un pays.

Mais quand ce "sentiment national" devient du "nationalisme", c'est dangereux.


Les hommes politiques nationalistes poussent souvent à la guerre : le Serbe Miloseic en ex-Yougoslavie a voulu éliminer les Bosniaques et les Croates qui vivaient sur le territoire de la Serbie.


R comme RACISME

Manifestation d'hostilité ou de haine à l'égard de personnes considérées comme différentes, par leur aspect physique ou leur culture.

Les théories racistes sont basées sur l'idée fausse qu'il y a des "races humaines" dont certaines seraient supérieures aux autres.

*

Je ne mêlerai jamais ma voix à ceux-là

ni par adhésion, ni par défaut,

ni par dépit, ni par crainte,

ni par ras-le-bol !

ça sent le lisier !

*

la GAUCHE, dépêche-toi

retrousse tes manches

plante tes graines d'espérance

fais vite pousser des fleurs

sur ta terre nourricière

qu'on respire un autre air

 

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27/03/2011

LA VIE CITOYENNE

A comme ABSTENTION

En démocratie, les citoyens sont appelés à voter pour donner leur avis.

Mais certains ne vont pas voter : on dit qu'ils pratiquent l'abstention.

Attention : ne pas confondre l'abstention (le fait de ne pas participer au vote) et les votes blancs ou nuls (on participe au vote, mais on montre qu'on n'est pas d'accord sur la question posée ou sur les candidats à choisir en mettant deux bulletins différents dans l'enveloppe ou encore en déposant une enveloppe vide dans l'urne).


En FRANCE, voter est un droit, pas un devoir. Chaque citoyen peut donc s'abstenir de participer aux votes.

L'abstention peut être un acte citoyen : on refuse de voter, par exemple, si l'on n'et d'accord avec aucun des candidats à une élection ou si l'on pense que le référendum ne pose pas une bonne question.

Mais elle témoigne parfois d'un manque de civisme : on préfère partir en week-end plutôt que d'aller déposer son bulletin dans l'urne !

On fait alors passer son intérêt particulier (son confort, son plaisir) avant l'intérêt général.

Dans le monde, quelques pays démocratiques (Belgique, Grèce, Luxembourg, Australie, Turquie, Costa Rica, Brésil, Danemark) ont instauré le vote obligatoire et l'abstention y est sanctionnée par une amende : si on n'est pas d'accord avec aucun candidat, on doit quand même se déplacer pour mettre un bulletin blanc dans l'urne.

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C comme CITOYEN

Personne qui a le droit de participer à la vie politique de son pays.

Le terme peut aussi désigner toute personne qui prend une part active à la vie de son pays.

En France, il faut avoir 18 ans et être de nationalité française pour pouvoir exercer sa citoyenneté.


C comme CIVISME

Sens de la responsabilité que doit avoir un citoyen envers l'Etat et la société.

Le civisme consiste à remplir ses obligations civiques (payer ses impôts, aller voter ...), à participer à la vie sociale et à manifester du respect et de la solidarité à l'égard de ses concitoyens.

 

C comme CONSTITUTION

Ensemble des lois fondamentales qui définissent la forme du gouvernement d'un Etat

Une constitution peut être monarchique (elle définit le pouvoir d'un roi par rapport à ses sujets et leurs représentants) ou républicaine (elle organise les différents pouvoirs au sein d'un Etat : pouvoir législatif, pouvoir exécutif, pouvoir judiciaire).


D comme DEMOCRATIE

Régime politique où le pouvoir appartient aux citoyens, qui élisent leurs représentants (députés) et le chef de l'Etat.

 

D comme DIPLOMATIE

Partie de la politique d'un pays qui s'occupe des relations avec les autres pays.

La diplomatie qui s'exerce par des rencontres et des discussions, permet parfois d'éviter la guerre entre les Etats.

D comme DROITS DE L'HOMME

Affirmation de la liberté et de l'égalité de tous les êtres humains, quels que soient leur sexe, leur âge, leur nationalité, leur religion, leurs caractéristiques physiques, etc.

La Déclaration Universelle des droits de l'homme (1948) reconnaît à chacun des droits fondamentaux : droit à l'éducation, à la santé, au travail, droit d'être protégé par les forces de l'ordre et la justice, etc.


E comme EMIGRATION

Fait de quitter son pays pour aller s'installer dans un autre pays.

Les gens qui émigrent sont des émigrés par rapport à leur pays d'origine.

Mais ils deviennent des immigrés dans le pays d'accueil.


E comme ETAT DE DROIT

C'est un Etat où les lois, élaborées par les élus du peuple, servent l'intérêt général et protègent les droits de chacun.

Tous les citoyens, y compris les dirigeants, sont tenus de respecter ces lois.


I comme IMMIGRATION

Installation dans un pays étranger d'une personne qui a quitté son pays d'origine.

Les immigrés qui vivent dans un pays d'accueil ont d'abord émigré de leur pays d'origine.


I comme INTEGRISME

Pensée religieuse très attachée aux traditions, qui refuse toute modernisation des formes de culte et du mode de vie des fidèles. Toutes les religions ont des courants intégristes.


M comme MINORITE

Au sein d'un groupe, personnes ayant des points communs qui les différencient de ce groupe.

On parle de "minorités ethniques" pour désigner des groupes appartenant à une ethnie différente du reste de la population (les Kurdes en Turquie et en Irak).

On parle de "minorités religieuses" pour des groupes qui n'ont pas la même religion que la majorité des habitants (la minorité musulmane en Grèce, pays en majorité chrétien orthodoxe).

On parle aussi de "minorité d'opinion" pour désigner un petit groupe qui ne partage pas les idées du plus grand nombre.


R comme REFERENDUM

C'est un vote par lequel les citoyens répondent par "oui" ou "non" à une question qui leur est posée par l'Etat.


S comme SOLIDARITE

Relation d'entraide et de partage entre des personnes, des groupes ou des pays.

La coopération Nord-Sud vise à rendre solidaires pays riches et pays pauvres.


S comme SUFFRAGE UNIVERSEL

Vote démocratique auquel tous les citoyens majeurs sont appelés à participer.

Le suffrage universel (peut être "direct" quand les citoyens votent directement pour élire leurs candidats (en France, députés et président de la République).

Il peut être "indirect" quand les citoyens élisent des représentants, qui voteront dans une seconde phase (aux Etats-Unis, pour l'élection présidentielle, les citoyens élisent des "grands électeurs" qui, eux, éliront le président).

En France, le pays de la Révolution et des droits de l'Homme, le suffrage universel a mis longtemps avant de se mettre en place. Il n'a été institué qu'en 1848, et pour les hommes uniquement ! Avant, il fallait justifier d'un certain niveau de fortune et payer une certaine somme, le "cens", pour pouvoir s'inscrire sur les listes électorales.


S comme SYNDICAT

Association de défense des intérêts des salariés (salaire, conditions de travail ...)

En France, plusieurs organismes regroupent les syndicats des différents secteurs d'activité : la C.G.T. (Confédération Générale du Travail), F.O (Force Ouvrière), la C.F.D.T. (Confédération Fédérale du Travail), etc...

T comme TERRORISME

Forme de lutte politique qui utilise la violence pour terroriser les populations civiles.

Attentats, prises d'otages, assassinats... sont les armes des terroristes.

 

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