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27/01/2014

L'APPEL de l'abbé Pierre le 1er février 1954

 

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Souviens-toi D'aimer- par L'Abbé Pierre- sur wat.tv

 

60 ans après l'appel de l'Abbé Pierre... LES SDF de plus en plus nombreux

Tribune signée par Thierry Brigaud, Président de Médecins du Monde et Graciela Robert, Responsable de la Mission SDF de Médecins du Monde

 

De plus en plus nombreux dans la rue, isolés et appauvris.

Depuis tant d'années à aller vers eux, un certain désespoir peut nous envahir parfois sans pour autant nous faire baisser les bras : les gouvernements qui se succèdent multiplient les promesses de faire mieux que leurs prédécesseurs. Pourtant ils ne semblent pas avoir une authentique empathie pour cette population de laissés pour compte. On continue à leur proposer des solutions au « compte-gouttes » et en fonction du thermomètre.

Nous savons tous que cela augmente leur instabilité quotidienne, provoquée par l’absence d’un toit ou d’un hébergement stable. Comment se projeter, se réinsérer, se soigner, sortir de cette impasse mortifère de la rue quand le préalable requis, un « chez soi », n’est pas envisageable ?

Ils sont hébergés dans l’urgence avant de retourner au petit matin dans la rue. Il faut refaire le 115 pour tenter d’avoir une nouvelle place d’hébergement. C’est un éternel recommencement. Quelques « chanceux » auront des places stables jusqu’au 31 mars 2014 et après fermeture des structures ouvertes pour l’hiver.

C’est inacceptable, mais, malgré les promesses électorales, ce scénario à répétition continue de se reproduire. Combien d’entre nous pourraient s’en sortir dans de telles conditions ?

On nous annonce la construction de logements sociaux, mais en attendant, de l’hébergement d’urgence (déjà défaillant) à l’obtention d’un logement, c’est le grand écart ! Le devoir de protection que tout État doit exercer à l’égard de ses concitoyens, et parmi eux les plus fragilisés, tels les sans-abri, s’applique de façon discriminatoire et saisonnière. Parmi les facteurs qui interviennent : la nationalité, le nombre de places d’hébergement disponibles en fonction de la saison, les choix politiques. Notons également l’absence de volonté politique et sociétale de s’interroger sur les modalités de leur prise en charge et les causes qui conduisent et laissent autant des personnes dans la rue…

A la porte de l’hiver les centres d’hébergements d’urgence affichent déjà complet et pourtant on annonce un hiver rude, long et enneigé.A contrario rien n’est communiqué sur le nombre de places de stabilisation disponibles et l’accès au logement.

Combien sont-ils à avoir accédé à un logement social parmi une population de sans-abri estimée à 150 000 selon le rapport de la cour de compte en 2011 ? Par ailleurs quid de la prise en charge sanitaire des personnes dépendantes de l’alcool dans la rue ? Combien sont accompagnées et prises en charge par les structures sanitaires spécialisées dans cette problématique ?

Quand sortirons-nous de ce cliché très répandu et bien ancré dans nos représentations : SDF = Alcoolo » « On ne peut rien faire pour eux » « Ce sont des clochards » « ils ne veulent pas s’en sortir » ? Argument de facilité, donnant bonne conscience et qui nous rend spectateurs passifs de ces femmes et hommes qui se détruisent à petit feu sous nos yeux. Et pourtant on leur demande de montrer » patte blanche » et de tenir debout pour se réinsérer, accéder à un logement, Belle hypocrisie ! Le besoin éprouvé pour une personne dans la rue de consommer de l'alcool est davantage lié au manque de sommeil, à la peur, à un sentiment d’humiliation, à la douleur, à l’anxiété, au froid, à la nécessité de s'échapper…

Comment faire avancer et exiger la mise à l’abri immédiate pour tous et sans condition ? MdM a toujours demandé l’accès aux soins pour tous avant toute considération administrative. Il faudra rappeler le même principe avec fermeté aux pouvoirs publics pour les personnes sans-abri toutes nationalités confondues. Il s’agit bien de la protection de la vie humaine avant toute autre considération institutionnelle ou politique.

L’implantation des tentes, balises de détresse, avait permis une mise à l’abri immédiate des personnes dans la rue à défaut d’une autre solution. Pourtant on continue à les enlever, à les détruire au moment même où les places d’hébergement font défaut.La tolérance à l’occupation de l’espace public par des sans-abri est fonction du degré de visibilité que provoque leur présence.

Les sans-abri fuient de plus en plus la ville, s’isolent davantage et plantent leur tente dans des endroits où ils sont moins visibles mais où ils encourent des dangers supplémentaires.

Nous vivons l’époque du zapping et de l’émotion instantanée. Et souvent la solidarité s’exerce sans trop d’efforts ni de rigueur envers les plus démunis. Les personnes sans-abri suscitent des sentiments contradictoires, de compassion plus manifeste selon les saisons. Il faut remettre du sens et de la rigueur dans l’aide aux personnes dans la rue, si notre objectif commun est de leur faciliter l’accès à un lieu de vie décent.

À quand la grande cause nationale pour les populations sans toit ?

21/01/2014

MORT DE LENINE un 21 janvier 1924

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CRIME D'ETAT, SILENCE D'ETAT.. Maurice AUDIN assassiné sur ordre

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En 3ème, un professeur m'avait glissé sous le manteau

un livre interdit par la censure en FRANCE : "LA QUESTION"

Fortement marquée par la lecture de ce bouquin, inutile de vous dire que l'histoire de Maurice AUDIN et Henri ALLEG, la guerre d'Algérie ont fortement imprégné mon adolescence et par la suite mon engagement politique

 

Connu sous le nom d'Henri ALLEG, qu'il avait pris lors de son passage dans la clandestinité pendant la guerre d'Algérie, Harry Salem est mort le 17 juillet à Paris trois jours avant son quatre-vingt-douzième anniversaire. Dans son livre La Question qui reste un document majeur sur la torture, il avait témoigné sur les sévices qu'il avait subis, en 1957, entre les mains des parachutistes français.

Il faut imaginer la scène : Alleg recroquevillé contre le mur, à moitié groggy. Le para a fait le "boulot" : gégène, étouffement par l'eau, brûlures… L'équipe des "spécialistes" lui a balancé une rafale de grossièretés : "On te niquera la gueule " ; de menaces : "On va faire parler ta femme", "Tes enfants arrivent de Paris". Il répond calmement : "Vous pouvez revenir avec votre magnéto [générateur d'électricité], je vous attends : je n'ai pas peur de vous."

On est en juin 1957, à El Biar, un quartier d'Alger, dans un immeuble désaffecté transformé en centre de torture. La guerre d'Algérie bat son plein d'horreurs. Moins on la nomme par son nom – il faudra attendre 1999 pour cela – plus la sauvagerie se donne libre cours et déborde parfois d'un camp sur l'autre.

DIRECTEUR D'"ALGER RÉPUBLICAIN"

La réplique lancée au soldat devenu bourreau n'est pas une bravade. Journaliste depuis 1950, Alleg connaît son Algérie où depuis longtemps, selon les mœurs coloniales, on torture dans les commissariats et les gendarmeries jusqu'à de petits délinquants qui ne veulent pas "avouer". A l'automne 1955, un an après le déclenchement de l'insurrection le 1er novembre 1954, il plonge dans la clandestinité quand le quotidien Alger républicain, dont il est le directeur, est interdit et le Parti communiste algérien (PCA), dont il est membre, dissous.

Le 12 juin 1957, les parachutistes l'attendent au domicile de Maurice AUDIN. Celui-ci, jeune assistant en Mathématiques, lui aussi militant du PCA, a été arrêté. Il mourra le 21 juin, sous la torture. Le scandale de sa "disparition" aura vraisemblablement sauvé du pire son camarade.

***

Monsieur HOLLANDE avait promis

Il avait promis le devoir de vérité à la famille AUDIN

Qu'attend-il ?

Il n'a plus d'essence dans le scooter ?

 

 

 

20/01/2014

Mon corps m'appartient ... le droit d'avoir un enfant ou pas

INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE


Trente-neuf ans, presque jour pour jour, après l'adoption de la loi Veil, la question de l'avortement revient devant le Parlement, lundi 20 janvier. Dans le cadre de la loi sur l'égalité homme-femme, des députés PS ont proposé deux amendements qui ont mis dimanche, les anti-IVG dans la rue.

Le projet de loi prévoit d'abord d'étendre le "délit d'entrave à l'IVG". Les pressions sur les médecins et les femmes enceintes dans les hôpitaux étaient déjà passibles de poursuites. Devient un délit la simple entrave à l'information, telle que la pratiquent des sites internet soit-disant "officiels" portant la voix des anti-IVG.

Le deuxième amendement veut supprimer la notion de "situation de détresse". Toute femme qui ne souhaite pas poursuivre sa grossesse pourra demander une IVG. "C'est le choix des femmes de mener à terme une grossesse : elles n'ont pas à se justifier sur ce choix, souligné la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. Il faut faire confiance aux femmes, ce sont les mieux placées pour savoir ce qu'elles font de leur grossesse." 

Ces deux mesures sont à l'opposé du projet espagnol, qui veut limiter le droit à l'avortement aux seuls cas de viol ou de danger pour la santé de la mère.

 

L'I.V.G. A ETE VOTEE LE 20 DECEMBRE 1971

Le Mouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception (MLAC) n'aura plus besoin d'organiser des voyages en ANGLETERRE. Le Parlement a définitivement voté la loi de Simone VEIL sur l'Interruption volontaire de grossesse. Toute femme pourra subir une IVG en milieu hospitalier durant les dix premières semaines de sa grossesse, après deux entretiens avec des médecins et un délai de réflexion.

Le gouvernement fait de l'avortement un problème de conscience et non une question politique.

Médicalisée, mais non remboursée par la Sécurité Sociale, l'IVG légale met fin à une situation "d'hypocrisie", selon le président de la République...

 

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LUTTE DES FEMMES

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un petit rappel ne fera pas de mal

extrait

 

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Editions Sociales 1975

 

LE DROIT D'AVOIR OU DE NE PAS AVOIR D'ENFANTS

Tout en menant l'action -nous avons vu dans quelles conditions difficiles- pour que les travailleurs puissent élever leurs enfants dans les meilleures conditions possibles, et satisfaire par conséquent au légitime désir d'en avoir le nombre qu'ils souhaitent, les syndicats ne sont jamais restés indifférents aux possibilités de limiter les naissances.

Si cette question est rarement abordée dans les congrès, elle n'en est cependant pas absente.

En 1937, on trouve dans La Vie Ouvrière n° 935, un article du docteur Jean Dalsace.

"Je m'étonne toujours qu'on ne donne pas à l'avortement la place qu'il mérite. De tous les fléaux sociaux, c'est celui qui fait le plus de victimes. Y a-t-il plus d'avortements chez les femmes laborieuses que chez les femmes aisées, nous ne le croyons pas.

Mais la femme aisée, tout en avortant,  a moins de complications.

C'est dans les conditions dans lesquelles l'avortement est pratiqué qu'il faut en chercher les causes (dissimulation de la grossesse et de l'avortement pour ne pas perdre son travail, conditions de septicité révoltantes, impossibilité de se soigner, reprise immédiate du labeur".

D'où fréquence particulière des infections graves, qui, si elles ne font pas de tous les avortements des avortements mortels, en font trop souvent des avortements mutilants".

Au fur et à mesure que le développement de la science permet des méthodes de contraception efficaces, ces questions viennent avec de plus en plus de fréquence dans les réunions de femmes de la C.G.T."

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Les travailleuses doivent être informées

Le journal féminin de la CGT, Antoinette, mène résolument campagne pour l'information sur les moyens contraceptifs, pour l'abrogation de la loi répressive sur l'avortement de 1920 et pour l'établissement d'une nouvelle loi".

 

"La C.G.T., tout en considérant que la responsabilité d'avoir ou de ne pas avoir d'enfants est une responsabilité individuelle, et sans prétendre, comme le fait le M.L.F., que la libération de la femme passe par l'avortement libre,

se prononce pour la modification radicale de la loi de 1920,

la suppression de toute répression de l'avortement,

le remboursement des frais médicaux d'avortement

par la Sécurité Sociale.

 Mais, en même temps, elle réclame le dégagement de crédits, la prise de mesures propres à assurer une large éducation sexuelle, une large information relative aux différentes méthodes de contraception.

Dans les grandes entreprises occupant de la main-d'oeuvre féminine, dans les hôpitaux, les dispensaires, doivent exister des service médicaux bien équipés, avec consultations gratuites de contraception  : les femmes, les couples doivent pouvoir décider en toute liberté d'avoir ou non des enfants, du nombre qu'ils souhaitent avoir et du moment souhaité pour les mettre au monde.

 A cet effet, l'information et les moyens modernes de régulation doivent leur être dispensés.

En matière de contraception, la lutte des femmes et l'action des parlementaires de gauche ont imposé que la contraception est devenue libre en 1974 (les produits contraceptifs seront notamment remboursés par la Sécurité Sociale). Il reste maintenant -et ce ne sera pas le plus facile- à obtenir le dégagement des crédits nécessaires pour organiser à l'intention de toute la population une réelle information sexuelle leur permettant la maîtrise de la fécondité.

 

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En ce qui concerne l'avortement

Sous la pression de l'action des femmes et du soutien apporté par l'opinion publique aux propositions du Programme commun, le gouvernement a été contraint de proposer une loi suspendant (pour cinq ans), la répression pour interruption volontaire de grossesse.

Cette nouvelle loi qu'a combattue, avec une hargne relevant d'un obscurantisme moyenâgeux, la majorité des députés progouvernementaux, n'a pu être adoptée au parlement en novembre 1974, que grâce aux voix unanimes des députés de gauche.

Tout en considérant que cette législation constitue un progrès réel, il faut cependant regretter que le gouvernement se soit opposé au remboursement par la Sécurité Sociale des frais occasionnés par l'avortement, ce qui maintient en ce domaine une inégalité sociale évidente...

La contrainte qui subsiste

On ne peut que se féliciter de telles décisions, elle aussi arrachées par la lutte.

Mais disons que "ces réformes concernant un droit légitime ne peuvent être tenues pour la véritable liberté que nous souhaitons pour les familles de travailleurs".

La contrainte qui subsiste pour nombre de couples de condition modeste, c'est la limitation volontaire pour des raisons économiques, pour des raisons de foyer.

C'est seulement quand chaque famille pourra ne pas avoir mais aussi avoir autant d'enfants qu'elle en désire qu'on  pourra dans ce pays et à ce sujet parler de liberté.

 

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Les anti IVG, le gouvernement espagnol

ont fait le choix de la reprise des avortements clandestins

HORREUR ! MALHEUR !

 

 

LA SOUFFRANCE DE NOS GRANDS-MERES

Pendant très longtemps, la clandestinité de l'acte eut pour conséquences qu'il se pratiquait dans des conditions déplorables, sans hygiène.
Ces actes étaient effectués par des personnes incompétentes (faiseuses d'anges) sur des personnes voulant se débarrasser à n'importe quel prix de leur grossesse.

En général, les substances abortives populaires étaient inefficaces
Il existait des substances actives mais toxiques qui provoquaient la mort du foetus .
Ces substances pouvaient provoquer des hémorragies utérines qui tuaient le foetus mais aussi mettaient gravement en danger la mère.

Des procédés mécaniques étaient également utilisés

Les avortées mouraient très souvent dans des conditions et des souffrances horribles; ces décès étaient le plus souvent liés à l'infection, à des perforations, parfois à un choc, une embolie foudroyante et une septicémie qui emportaient la femme en quelques heures après les manoeuvres abortives


Vu que l'avortement était pénalement condamné, peu de médecins prenaient le risque de se voir interdire l'exercice de leur profession et de subir de lourdes peines ( 6 mois à 2 ans de réclusion et 5 ans de suspension, avant 1974).
Ce travail était donc laissé à des personnes dépourvues de toutes compétences et de tous diplômes.

 

 ***

SOUS PETAIN... UN CRIME D'ETAT !

Quand la dénatalité menace le pays, quand la guerre décime la population, le gouvernement réagit, ainsi les lois de 1920 et de 1923.

Et même si les poursuites passent des Assises aux correctionnelles, on va par contre poursuivre beaucoup plus souvent, la moyenne des acquittements passant sous les 20%.


Ensuite, peu à peu, la répression se relâche et les natalistes obtiennent la loi de 1939, dite "code de la famille" avant que Vichy n'en fasse un crime d'Etat.

Du coup c'est le silence, la peur, la culpabilité qui règnent, ce qui n'empêche malgré tout pas les avortements clandestins de se poursuivre, avec tous les risques; certains chiffres sont effarants : 20.000 à 60.000 décès par an dans les années trente (d'après l'UNCAF).

Après la guerre, si la peur de l'enfant existe encore dans toutes les classes sociales,

les risques encourus ne sont pas les mêmes pour les petites ouvrières ou les vedettes du cinéma ou de la littérature.


Bon nombre d'actes se pratiquaient au domicile de la candidate, avec un médecin complaisant ou dans des cliniques privées où les clientes attendaient dans un salon semi obscur pour ne pas être trop tentées de se dévisager.


Car, entre l'interdiction absolue accompagnées de poursuites pénales effectives et la libéralisation, il y a eu, dans de nombreux pays, une période où l'interruption se faisait dans des conditions sanitaires correctes, mais soit dans certains pays moins regardants, soit moyennant un paiement relativement élevé, soit encore dans certains centres de plannings familiaux, travaillant de manière plus ou moins clandestine.


De nos jours, peu de choses sont encore taboues; les jeunes ainsi que les moins jeunes sont mis au courant des moyens pour éviter une grossesse.


Grâce à la loi qui a " accepté " l'avortement, les mentalités ont évolué et l'avortement est une chose dont on peut parler librement.

 

 
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