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30/04/2017

LA PRESSE ERUCTE contre MELENCHON et c'est celle qui trouvait LE PEN comme seul recours à gauche

 

 

En 2012 il écrivait dans l'Observateur: MELENCHON piège à cons

En 2017 il écrit  : MELENCHON sans culotte ou sans c ...

 

Dans son article « Mélenchon, sans-culotte ou sans c… ? », le journaliste Sylvain Courage nous apprend avec beaucoup de modération et de délicatesse que le courage se situe à l’intérieur des testicules. Il reproche à Mélenchon de ne pas donner de consigne de vote pour le second tour, et par conséquent d’avoir un projet « anti-démocratique ». En effet, appeler les 400 000 personnes qui ont signé l’appui à sa candidature à décider eux, plutôt que lui tout seul, est très anti-démocratique.


Mais L’Obs a-t-il des leçons à donner, après avoir dit que Le Pen est le « seul recours à gauche » et qu’elle a « des idées sociales » ?

Après avoir tant de fois traité Mélenchon et ses électeurs de fascistes et d’amis des dictateurs, comment L’Obs peut-il s’étonner que les électeurs de gauche n’aillent pas voter pour le candidat de L’Obs ?

 

L’un d’eux explique pourquoi il ne pourra pas aller voter le 7 mai :

Bien sûr que je voudrais aller voter pour Macron au second tour mais, hélas, mon emploi du temps ne va pas me le permettre. En effet, le 7 mai, ma journée va être très chargée : le matin je dois aller fleurir les tombes de Chavez et Castro, puis je déjeune avec Poutine, ensuite je dois aller aider Bachar el-Assad à gazer les enfants syriens et enfin je dois consacrer le reste de la journée à détruire l’Europe et l’économie française. Vous voyez, ce n’est pas de la mauvaise volonté de ma part, je n’ai pas le choix si je veux me conformer à la définition que les médias ont donné de nous. En plus, vu que ces mêmes médias ont démontré par A+B à longueur de temps que le programme du FN était le même que celui de la France insoumise, je ne vois pas pourquoi j’irai voter contre.

 

***

 Bonne réplique... logique !

Et ils voudraient nous donner des leçons

FAUT-IL PLEURER, FAUT-IL EN RIRE !

Et qu'écrivaient-ils, que publiaient-ils dans leur presse,

ces larbins MENTEURS MANIPULATEURS

 ça vaut de prendre le temps de lire

***

Le Pen, « seul recours à gauche » selon le Nouvel Observateur

Selon Le Nouvel Observateur, Marine Le Pen a « des idées sociales »

     Alors que Marine Le Pen elle-même exige que son parti soit qualifié de « droite nationale » et qu’elle-même appelle à une « recomposition » de la droite autour du Front national, il est de plus en plus courant que des journalistes présentent l’extrême droite comme une version plus attrayante de la gauche. On peut en voir plusieurs exemples avec BFM TV (« Le Front national plus rouge que Mélenchon », 13.02.2013), Libération Et si le FN était plus à gauche que François Hollande ? », 02.06.2014), ou encore Le Point (« Le FN, parti « hard left » », 23.02.2014).

     Le 1er septembre, la journaliste Mathilde Fenestraz du Nouvel Observateur a publié une « contribution »* de Max Leonart, présenté comme « fonctionnaire anonyme ». La contribution est titrée « Fonctionnaire, je suis déçu par le PS… et certains de mes collègues rallient le FN ». L’en-tête indique que le texte est « sélectionné par le Nouvel Obs

Avec ses idées sociales clairement affichées en faveur des « petites gens », dont les fonctionnaires, le parti de Marine Le Pen se positionne comme le seul recours à gauche. L’héritière semble l’avoir bien compris et ne cache désormais plus sa capacité, elle-aussi, à « assumer les pouvoirs de la République ». »¹

Le Nouvel Observateur choisit donc, sans aucune analyse critique, de laisser dire dans ses pages que l’extrême droite a des « idées sociales » alors que tout journaliste sait très bien, à moins d’être incompétent, inculte et très faible d’esprit, que l’extrême droite n’a pas des « idées sociales », mais une idéologie antisociale, hostile aux fonctionnaires – qu’elle a toujours désignés comme parasites –, hostile aux chômeurs – qu’elle a toujours traités d’« assistés » –, hostile aux syndicats – qu’elle a toujours traités de « preneurs d’otages » et d’ « émeutiers » –, hostile au progrès social – le revenu maximum et le salaire maximum autorisé dans les entreprises sont pour Le Pen des propositions « soviétiques »² ;

Invitée du mouvement patronal Ethic le 24 janvier 2012, Le Pen le rassure : « je ne suis pas votre ennemie», « je ne crois pas à une augmentation du SMIC »³ etc. L’extrême droite est très favorable au grand patronat.

Pourquoi est-il si dur pour les journalistes de comprendre la proximité entre FN et NSDAP (« Parti national-socialiste des travailleurs allemands ») ?

Inculture historique, paresse intellectuelle, malhonnêteté ?

Le national-socialisme – « Nationalsozialismus » en allemand – est plus couramment désigné en français sous l’abréviation nazisme). Les nazis étaient-ils socialistes parce qu’eux-mêmes se disaient nationaux-socialistes ?

Si Marine Le Pen fait des procès aux journalistes qui la qualifient d’extrême droite, et exige qu’ils la repeignent en « droite nationale », doivent-ils lui obéir ?

Et pourquoi être plus lepéniste que Le Pen, en la classant à gauche, alors qu’elle-même se dit de droite ?

Pourquoi tant de journalistes ne comprennent-ils pas que, quand le Front national se gauchise, il ne le fait qu’en apparence, pour attirer à lui les abrutis ?

Pourquoi nient-ils que l’interclassisme du Front national est l’un des fondements des fascismes mussolinien et hitlérien ? Ces journalistes sont pourtant informés des nombreuses quenelles et autres saluts nazis faits par les benêts rouges, mouvement réactionnaire mené par le patronat et à son profit, qui se revendique lui-même interclassiste – suivi en effet par un grand nombre de soraliens-dieudonnistes issus tant des milieux pauvres et des classes moyennes incultes que de la haute bourgeoisie.

Dédiabolisation de Le Pen, diabolisation de Mélenchon

 

*La « contribution » est une technique utilisée généralement pour faire sa propagande en se défaussant de toute responsabilité, puisque l’auteur n’est généralement pas un  salarié du journal dans lequel il est publié. Exemple, cette « contribution » de L’Express qui sert à assimiler la gauche à l’extrême droite : « Le Pen et Mélenchon, différents mais semblables ». Le journal précise que « les meilleures contributions sont vérifiées, éditées, illustrées, retitrées par les journalistes pour figurer sur la Une du site, dans les newsletters, etc. » et que « la pub, la propagande, la diffamation etc. n’ont pas leur place sur LEXPRESS.fr. ».

1. En novembre 2012, BFN TV avait aussi choisi de conclure un reportage sur Le Pen de cette manière :

« En 2014, le Front national compte bien conquérir plusieurs mairies significatives. L’objectif pour le parti : faire les preuves de sa capacité à gouverner. »

 

 

28/04/2017

ON VOTE NUL ou BLANC, MACRON ou ON S'ABSTIENT... 3 options de la consultation de la FI

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"Est-ce qu'il y a une seule personne d'entre vous qui doute du fait que je ne voterai pas Front national ?", demande Jean-Luc Mélenchon (un peu avant la 18e minute dans la vidéo)"Tout le monde le sait, affirme-t-il. Le doute n'existe pas sur ce que va être mon vote. (...) Moi, j'irai voter. Ce que je vais voter, je ne vais pas le dire, mais il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour arriver à deviner ce que je vais faire."

Sans jamais indiquer qu'il votera pour Emmanuel Macron, le député européen explique son absence de soutien clair au candidat d'En marche ! : "Ce que nous demande Monsieur Macron, c'est un vote d'adhésion. Non, nous n'adhérons pas à ce projet. Ça ne va pas m'empêcher, moi, comme personne, de faire ce que j'ai à faire."

"Nous avons à faire à deux personnages qui portent un projet qui va diviser"

"Quel que soit le résultat du deuxième tour, nous avons affaire à deux personnages qui, tous les deux, portent un projet qui va diviser tout le monde, créer une pagaille inouïe dans ce pays", affirme le candidat arrivé en quatrième position (à la 14e minute).

"Le premier, parce que c'est l'extrême finance, donc il va vous raboter ce qui vous reste d'acquis sociaux et il va organiser la guerre de chacun contre tous au plan économique", dit-il à l'encontre du candidat d'En marche !, accusé au passage de mener une campagne "pas très au point".

Quant à "Madame Le Pen", Jean-Luc Mélenchon estime que "c'est encore pire" : "Elle va aller fouiller dans les berceaux, qui est Français, qui ne l'est pas et qui ne le sera plus, enfin bref, en plus de toute la charge sociale qu'elle porte contre les intérêts des salariés."

"Je vais diriger la manœuvre pour les législatives qui arrivent"

Racontant avoir été victime d'une "petite anginette" après le premier tour, Jean-Luc Mélenchon s'exprime sur son avenir politique. "Je ne me retire pas de la vie politique, je ne pars pas en retraite, je ne suis pas dépressif, je suis au combat et j'y reste", indique-t-il (à la 31e minute).

 

Et de poursuivre : "Sans doute, je vais encore diriger la manœuvre pour les élections législatives qui arrivent, parce qu'il faut transformer tout ça en une force conquérante." Il estime que, compte tenu de son résultat à la présidentielle, "451" candidats de la France insoumise pourraient se maintenir au second tour des législatives.

L'ex-candidat précise que la perspective des législatives explique également son refus de dire pour qui il votera. "Pour que vous puissiez rester regroupés, lance-t-il en direction de ses sympathisants. Pour que chacun d'entre vous ne soit pas démenti par son candidat. (...) Si je le fais, je vous divise, à quoi ça servira ? (...) Mon rôle est de vous aider à rester groupés."

 

CES CRITIQUES SONT-ELLES JUSTIFIEES ?

SE RENIER OU ETRE LYNCHE par Natacha POLONY.


En refusant de donner une consigne de vote à l'issue du premier tour, Jean-Luc Mélenchon est la cible de vives critiques. Sont-elles justifiées ?

JL MELENCHON a donc fait 19,5% de voix. 3ème-4ème dans la compétition électorale française, cela ne compte pas et c'est par la suite que l'on va savoir ce qu'il va faire de son score électoral qui incarne une réussite mais qui ne peut pas être transformée dans le cadre d'une élection présidentielle française. Sauf que le problème n'est pas là.


Depuis dimanche, ce que l'on reproche à JL MELENCHON c'est tout autre chose.... on lui tombe dessus pour une toute autre raison et avec violence.


JL MELENCHON n'a pas immédiatement appelé à faire barrage. Il n'est pas dans le camp des castors Jean-Luc MELENCHON. Il n'a pas expliqué que les hordes fascistes arrivant en France, il fallait absolument se rallier à la candidature du rempart Emmanuel MACRON.


Certains vont même jusqu'à parler de faute et puis sinon d'erreurs. On s'interroge presque sur la santé mentale du leader de la France Insoumise.


Dans Libération par exemple, Laurent JOFFRIN, l'ineffable Laurent JOFFRIN écrit que Jean Luc MELENCHON n'a pas compris ce qui est en train de se passer en France. Alors il faut mettre un ton grave quand on dit ça. "Jean-Luc MELENCHON n'a pas compris ce qui est en train de se passer".


Phrase suivante, au contraire, François HOLLANDE qui vient d'appeler à voter pour celui qui avait empêché sa candidature a bien compris, l'enjeu. Etonnant ! Evidemment étonnant que F. HOLLANDE appelle à voter Emmanuel MACRON.

Laurent JOFFRIN a décidément un art de la synthèse tout à lui.


Mais que pouvait faire J.Luc MELENCHON exactement ?

Rappelons que les 19,5 % qu'il a faits et qui mécaniquement empêchaient Marine LE PEN d'arriver en tête au Premier tour parce que ce n'est pas Emmanuel MACRON qui a pris des voix à Marine LE PEN ; c'est bien J.Luc MELENCHON.


Ces 19,5% ils ont apporté la preuve qu'une alternative au Front National est possible. On peut contester le système tout en n'étant pas du côté du Front National et c'est ça la réussite de J.Luc MELENCHON quoi qu'on pense de son programme. On n'est pas obligé d'y adhérer pour constater ce phénomène essentiel.

Pour la première fois il y a une offre politique qui dépasse les 10 - 15% et la présence anecdotique dans une élection et qui est radicalement contre le système économico-politique qui tient la FRANCE depuis 30 ans.


Alors, compte tenu de ça, est-ce qu'il pouvait dimanche soir, expliquer tout de suite, immédiatement, et sans condition, qu'il allait voter Emmanuel MACRON, lui qui a fait toute sa campagne en disant que François HOLLANDE à qui il avait apporté ses voix, sans conditions, en 2012, avait trahi et que le problème de la gauche de gouvernement est qu'elle trahissait toujours pour se rallier au néo-libéralisme.


Evidemment non, cela aurait été détruire tout ce qu'il avait capitalisé. C'est d'ailleurs ce que n'ont pas compris ses alliés communistes, qui comme d'habitude et sans doute avec des arrières pensées électoralistes, ont immédiatement, eux, renié tout ce qu'ils avaient écrit et ils en ont écrit des horreurs sur Emmanuel MACRON, pour expliquer qu'il fallait voter pour lui.


Donc il y aurait une contradiction à expliquer que c'est ce système néo -libéral qui a conduit à la paupérisation des classes populaires, des classes moyennes, à la destruction de tous les cadres sociaux et économiques en FRANCE, expliquer que ce système néo-libéral est incarné par Emmanuel MACRON qui en est le pur produit et qui en est le dernier avatar et venir ensuite se rallier à lui.


Dans la mesure où l'on considère que c'est ce système qui a porté le FN au second tour d'une élection présidentielle, que c'est ce système qui fait que le FN fait 40% dans certains endroits, 50% même dans certaines villes de France.


Comment pourrait-on dire : je ne vote pas pour le FN et même pour lui faire barrage, je vote pour ce qui va le faire monter encore plus.

Je ne vote pas pour le FN à cette élection, mais je vote pour ce qui mettra le FN encore un peu plus haut dans cinq ans et peut-être au pouvoir.


Contradiction totale que ne veulent pas voir ceux qui finalement s'accommodent très bien de cette victoire du néo-libéralisme européiste.

«Sans moi le 7 mai», l'abstentionnisme gagne Twitter

 https://francais.rt.com/france/37496-sans-moi-7-mai-abstentionnisme-gagne-twitter

«Sans moi le 7 mai»,  l'abstentionnisme gagne Twitter

Poussée par les militants de la France insoumise qui se refusent à choisir entre le «fascisme néolibéral» d'En Marche ! et le «fascisme» du Front national, une vague abstentionniste inonde Twitter. Le «front républicain» ne fait plus recette.

Le résultat du premier tour de l'élection, qui a vu la qualification des candidats d'En Marche! (EM), Emmanuel Macron, et du Front national (FN), Marine Le Pen, est un signe indiscutable de la recomposition du paysage politique français. Les candidats des partis historiques de droite comme de gauche, Les Républicains et le Parti socialiste, n'ont pas franchi la rampe.

Mais ce vote ne satisfait pas pour autant de nombreux électeurs, qui ne se retrouvent toujours pas dans les idées défendues par les deux finalistes. Les internautes ont en effet pris d'assaut le réseau social Twitter au lendemain de l'élection pour faire part de leur intention de ne pas aller voter au second tour, le hashtag «#SansMoiLe7mai» pointant à la première place des tendances en France.

Parmi les mécontents, de nombreux supporters de Jean-Luc Mélenchon qui souhaitent faire passer la barre des 50% à l'abstention

Beaucoup estiment qu'il leur est proposé un choix qu'ils se refusent à faire, entre «la haine des étrangers» et celle «des pauvres»
 
A l'instar des manifestations qui ont éclaté partout en France, des internautes se désolent d'être confrontés à un duel entre «un banquier» et «une raciste»
 
Ils rejettent également le «vote utile», qui n'est selon eux pas une solution viable, estimant que le «fascisme néolibéral» de l'ancien employé de la banque Rothschild est une perspective tout aussi dangereuse que le «fascisme» du FN
 
Le fameux «front républicain», mis en avant par une partie de la classe politique pour faire barrage au FN ne semble pas prendre comme cela avait été le cas en 2002, ou plus récemment lors des élections législatives
 
 
D'autres s'interrogent sur la logique du résultat, ne comprenant pas comment l'ancien ministre de l'Economie a atteint un tel score, alors que son mentor François Hollande est au plus bas dans les enquêtes d'opinion
 
Pour certains internautes, il est la conséquence de l'immaturité politique des Français manipulés par les médias dominants.
 

 

Défions ce système pourri jusqu'au bout et faisons gagner l'abstention avec plus de 50%. Envoyons un signal fort et précis !

 

Ce matin, on nous demande de choisir entre la haine des étrangers ou la haine des pauvres. Super, tout va bien.

Depuis quand demande-t-on aux mères de choisir la corde qui va pendre leurs enfants ?

Au second tour tu as le choix entre voter pour la cause du problème ou l'une de ses conséquences les plus néfastes...

.Je ne choisirais pas entre la raciste et le banquier ! Peut importe qui gagnera on va droit dans le mur.

Quand est-ce que les gens comprendront que le vote utile n'est pas la solution ?

Macron est en tête non ? Le vrai front Républicain, pour ceux qui n'ont pas voté pour lui au 1° tour, c'est l'abstention !

Qui sont ces gens qui ont voté Macron, la version 2.0 de Hollande, alors qu'ils l'ont critiqué pendant 5 ans ?

OSONS CAUSER : SI VOUS HESITEZ A VOTER MACRON, regardez !

C'est l'histoire d'un hold-up de 900 millions qui ne dit pas son nom. Et qui a totalement été ignoré pendant la campagne présidentielle. Alors que Macron est qualifié pour le second tour de l'élection présidentielle, nous republions une information du Canard enchaîné qui date de 2015 et qui, malgré les 19 000 partages sur les réseaux sociaux l'année dernière, reste encore largement ignorée du grand public.

A l'époque du vote de la loi Macron en 2015,
Le Canard enchaîné avait découvert qu'un dispositif permettait aux cadres du CAC 40 d'économiser... 900 millions d'euros. C'est l'histoire de l'article 34 de la loi Macron que nous vous racontons ici.

Article 34 sur l'allègement de la fiscalité des actions gratuites

De quoi s'agit-il ? Certaines entreprises, notamment les start up, distribuent gratuitement à leur salarié des "actions" de la société. Une sorte de promesse sur l'avenir, le jour où l'entreprise réalise d'importants bénéfices et voit sa valeur monter en flèche. Jusqu'à présent, la valeur de ces actions gratuites était incluse dans le calcul de l'impôt sur le revenu. Normal, il s'agit bien d'une rémunération. Sauf que l'article 34 de la loi Macron change les règles de calcul.

Une réduction d'impôts de près de 50%

Dans le texte d'accompagnement de la loi, voilà comment le changement de règle est présenté : "Actuellement imposable à l'impôt sur le revenu selon les règles de droit commun applicables aux traitements et salaires, la valeur de ces actions sera désormais imposée selon les principales modalités applicables aux plus-valeurs mobilières". Vous n'avez rien compris ? C'est normal. Selon Le Canard enchaîné, cela signifie que les actions gratuites bénéficieront d'un abattement de 50% avant imposition, ce qui réduit de moitié l'imposition. Exemple donné par l'hebdomadaire : "Le bénéficiaire d'une action gratuite paie aujourd'hui, selon sa tranche d'imposition (dont peut soupçonner qu'elle est élevée), jusqu'à 42,71 euros d'impôt sur le revenu, hors CSG et RDS. Si l'article 34 est voté, il ne paiera plus que 20,21 euros".

Un cadeau de 900 millions d'euros... pour les plus riches

Officiellement, l'allègement de la fiscalité sur les actions gratuites est censée favoriser le développement des start up qui ont recours à ce dispositif. Mais pour Le Canard enchaîné, ce sont surtout les cadres des entreprises du CAC 40 qui vont remporter le jackpot. "La distribution d'actions gratuites a complètement supplanté les stock-options, dont la fiscalité a été alourdie ces dernières années", explique l'hebdomadaire. Et les chiffres sont éloquents : "Les conseils d'administration des entreprises du CAC 40 ont voté, en 2014, l'attribution d'actions gratuites pour un montant de 6,4 milliards. Et, dans l'immense majorité des cas, à leurs cadres dirigeants les mieux payés", précise Le Canard enchaîné.

Malgré toutes ces réserves, le gouvernement a décidé de maintenir cet article de loi. Dont le coût est estimé à 200 millions d'euros par Macron. Un chiffre sous-estimé par plusieurs cabinets privés qui évaluent plutôt à 900 millions d'euros le manque à gagner pour le fisc.

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«Nous sommes aujourd'hui derrière le candidat Emmanuel Macron, en tout cas sur le plan économique et social. Il n'y a pas l'ombre d'une hésitation», a déclaré le 24 avril Pierre Gattaz, président du Medef, le «syndicat des patrons» au cours d'un entretien avec l'agence de presse AFP.

 

Renier mes convictions avec ça ! Jamais !

Ils les ont installés

qu'ils fassent sans moi

 
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