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12/11/2017

5. BASHING ANTI-MELENCHON : MALHONNETE/LOGEMENTS

bashing mediatique anti melenchon

https://le-bon-sens.com/2017/11/11/7-mois-de-bashing-mediatique-anti-melenchon/

Mélenchon = malhonnête | Logements

Pour la sphère médiatique, les histoires de logement, c’est beaucoup plus fascinant quand il s’agit de trainer dans la boue des insoumis que quand il s’agit de parler de la politique de Macron sur les APL, le HLM ou de ses tentatives de supprimer le crédit d’impôt portes et fenêtres, n’est-ce pas ? Avec Alexis Corbière, Raquel Garrido puis Danièle Simonnet, ils ont pu s’en donner à cœur joie. Pendant des jours et des jours, on a eu droit à « ces trois insoumis », « aux gros revenus », «qui occupent des logements sociaux », blablabla… pour finir par un gros « pchiiiit ».

Il aura fallu une forte mobilisation en ligne des insoumis pour qu’un journal daigne finalement mettre les points sur les « i ». Et, une fois n’est pas coutume, c’est Libération qui s’est collé à la « désintox » sur le sujet. Où l’on voit que la réalité est bien loin des « affaires » que certains médias peu scrupuleux ont essayé de coller sur le dos de ces trois insoumis, avec l’objectif désormais évident de laisser croire que « derrière les belles paroles », finalement, « ce sont tous les mêmes ». Je reproduis ci-dessous, et au cas où vous ne l’auriez pas lu, le « pour résumer » publié par Libération. Il vaut son pesant de cacahuètes compte tenu de l’assaut médiatique qu’il aura fallu endurer sur le sujet :

Pour résumer :

– Danielle Simonnet profite aujourd’hui d’un appartement de la RIVP et d’un loyer inférieur au marché, mais n’habite pas dans un HLM. Sa situation est légale, et ne déroge pas aux règles «déontologiques» de la RIVP qui ne lui a pas demandé de partir.

– Alexis Corbière, lui, vivait dans un «HLM», même si l’immeuble n’avait pas ce statut au moment où l’élu insoumis y était entré. Sa situation était également légale. Mais elle dérogeait aux règles déontologiques de la RIVP, qui lui a demandé de partir en raison de son élection comme député aux dernières législatives. Ce qu’il a fait, sans y être contraint juridiquement.

4. BASHING ANTI- MELENCHON : MECHANT - la vérité sort de la bouche des enfants

bashing mediatique anti melenchon

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Mélenchon = méchant | La vérité sort de la bouche des enfants

Dans l’objectif de salir Mélenchon à peu de frais, certains sont vraiment prêts à tout. C’est le cas de « C à vous » qui, à l’occasion de la sortie d’un nouvel épisode de « Au Tableau ! » avec Edouard Philippe, a invité des enfants qui avaient participé à la première édition (7 mois plus tôt) pour dire du mal du porte-parole de la France insoumise. Dans ce qui ressemble à un jeu d’acteurs d’une mauvaise série B, plusieurs adultes interrogent « innocemment » les deux enfants : « Alors, il était heu… sympathique ? », demande l’un ; « [Mélenchon], c’est pas ton meilleur souvenir, je crois », dit un autre; « pas ton meilleur souvenir ? Pourquoi », dit le troisième. Réponses au poil des enfants : « il nous respectait pas », il était « méchant », « sévère ». Autour de la table, hilares devant le spectacle qu’ils ont eux-mêmes provoqués : les mélenchonnistes bien connus Ali Badou et Jean-Michel Aphatie.

Bien sûr, la presse indépendante, neutre et objective a immédiatement coupé l’extrait et l’a publié avec des titres bien accrocheurs : « Mélenchon n’a pas laissé un bon souvenir aux enfants d’“Au tableau !” », écrit Paris Match ; « “J’ai trouvé qu’il ne nous respectait pas” : Jean-Luc Mélenchon n’a pas laissé un bon souvenir aux enfants d’“Au tableau !” », écrit Atlantico. La palme du titre le plus pourri pour RTL : « “Au tableau !” : les enfants ont un bien mauvais souvenir du “méchant” Mélenchon ». Et voilà comment avec deux enfants, on a transformé Mélenchon en « méchant » et en « mauvais souvenir » pour tous les enfants qui ont participé à l’émission.

Sauf que voilà, 7 mois plus tôt, une autre participante de l’émission avait elle un tout autre avis sur le sujet. Interrogée par CNews (sans question orientée), voici ce qu’elle disait : « ils étaient tous très gentils. Après, peut-être que le plus gentil, c’était peut-être monsieur Mélenchon. (…) Monsieur Mélenchon, il m’a pas mal impressionné parce que d’habitude on dit qu’il est souvent en colère, dans ses meetings, tout ça tout ça, et là il était très calme et très gentil et je pense qu’il aime bien les enfants vu qu’il a été professeur de français ». Dommage : encore un buzz anti-Mélenchon inventé par les médias qui fait pchiiit…

3. BASHING ANTI-MELENCHON : RACISTE/ LE PIR

bashing mediatique anti melenchon

https://le-bon-sens.com/2017/11/11/7-mois-de-bashing-mediatique-anti-melenchon/

Mélenchon = raciste | Le PIR

Au début du mois de novembre, la sphère médiatique a trouvé un nouveau sujet de polémique contre les insoumis. Suivant la technique dite du « Vive la France », bien connue désormais dans le monde des médias, des propos de Danièle Obono ont été isolés concernant le PIR, parti des indigènes de la République. Plutôt que de demander à la députée de préciser ce qu’elle disait, le nouveau président de la Licra, Mario Stasi, a préféré interpeller publiquement Jean-Luc Mélenchon sur Facebook en lui demandant de « de clarifier publiquement sa position et celle de son parti à l’égard de ce groupuscule extrémiste, animé par une doctrine exclusivement vertébrée par le racisme et son obsession des Juifs ». Et il précisait, d’une manière un peu étrange qui rappelle clairement le discours de Manuel Valls : « il est urgent de sortir de l’ambiguïté, fût-ce au détriment d’une stratégie électoraliste faite sur le dos des valeurs les plus essentielles de notre République ».

Quoique la députée insoumise ait rapidement publié sur sa page Facebook une mise au point parfaitement claire indiquant « Je ne suis pas et n’ai jamais été membre du PIR. Je suis en profond désaccord avec leurs thèses. », quoique Jean-Luc Mélenchon ait très rapidement répondu au président de la Licra par un courrier très clair affirmant « vous me trouverez toujours à vos côtés dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme » puis « je vous confirme que je suis en totale opposition politique avec le PIR depuis son origine, et sachez que celui-ci me le rend bien », condamnant ensuite les propos de sa présidente, les médias ont de nouveau cherché à créer une polémique.

Ainsi France info, le lendemain de ces diverses mises au point, titrait : « De “Vive la France” à Houria Bouteldja, les propos polémiques de la députée insoumise Danièle Obono ». Toujours le lendemain, Le Figaro titrait : « Petit rappel de la litanie raciste d’Houria Bouteldja à une Insoumise amnésique ». Il se trouve que l’auteur de l’article concerné était aussi invité de l’émission de LCI du 27 juin dont j’ai parlé plus haut et qu’il ne tarissait pas d’éloges sur Manuel Valls… pas étonnant, donc, qu’il en partage la ligne politique et la stratégie politique consistant à placer la France insoumise en dehors République.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit ici. Certains voudraient pouvoir appliquer à la France insoumise une sorte de « cordon sanitaire » consistant à la présenter comme un repoussoir de manière à en éloigner les électeurs. On voit, d’ailleurs, que ce sont les mêmes qui ont dédiabolisé le Front national à grand coups de lepénisme médiatique et de politiques reprenant ses idées, comme lors de l’épisode de la déchéance de nationalité, qui sont aujourd’hui les plus prompts à s’essayer à ce genre de stratégie. Heureusement, ces pratiques honteuses dégoûtent une frange toujours plus large de la population qui ne s’en laisse plus compter et rejette le vieux monde politique et médiatique.

2. BASHING ANTI-MELENCHON .. MELENCHON EN PANNE

bashing mediatique anti melenchon

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Mélenchon = en panne | L’essence précède l’existence

C’est le truc bête. Mélenchon n’avait pas mis assez d’essence dans sa mélenchon-mobile à stratégie politique. Du coup, il est tombé « en panne de stratégie politique » si l’on en croit la « une » du Figaro du 6 novembre 2017. En plein scandale des « Paradise Papers », le journal choisit de faire un numéro entièrement à charge contre le porte-parole de la France insoumise avec une belle double page et une photo bien sombre à l’intérieur. Depuis, on a appris que le groupe Dassault, qui détient Le Figaro, était lui aussi visé par les « Paradise Papers ». C’est beau, cet art de la diversion.

une figaro melenchon panne

Et les articles sont gratinés ! Florilège : « il peine à s’imposer », « faute de soutien populaire », « son impuissance », « rien ne va plus pour Jean-Luc Mélenchon, qui peine à mobiliser la rue et l’opinion publique », « le leader de la France insoumise a lui-même reconnu sa défaite face à Emmanuel Macron », « essoufflement », « la machine s’est comme enrayée », « faux plat », « enrouée », « las », « peste-t-il » (oui, parce qu’il est en colère, d’une manière générale, ne l’oubliez jamais), « un succès jusque là très relatif ».

Les tireurs dans le dos habituels du PCF abondent. Ceux qui ont envoyé une bien maigre « délégation » pour la marche du 23 septembre contre le coup d’État social ont eu à l’évidence beaucoup plus d’énergie à consacrer aux bavardages avec Le Figaro. Dès qu’il s’agit de taper sur Mélenchon, on répond présent chez Colonel Fabien : « il se fiche de faire échouer Macron » dit un communiste qui préfère rester anonyme. Heureusement, le PCF prépare de son côté un gros truc pour lutter contre Macron. Ce sera en février 2018. Ils feront « des cahiers ». Pour « recueillir et faire converger des propositions ». Si avec ça Macron ne tremble pas de trouille, c’est qu’il y a une panne de stratégie politique.

Je ne m’étends pas plus. La presse est friande de ce genre de « dossiers » construits avec du vent. En 2013, Le Magazine du Monde avait fait comme ça un gros « dossier » qui s’intitulait sobrement « Le grand MÉCHANT Mélenchon » avec des photos truquées pour ramener inconsciemment Mélenchon à Hitler. Et puis, plus récemment, un autre « dossier » qui s’appelait « qui est vraiment Mélenchon ? » et qui allait jusqu’à mobiliser l’enterrement de François Delapierre pour qualifier les proches du porte-parole de la France insoumise de « groupe sectaire » et de « clan homogène très radicalisé ». Rien que ça. Avec toujours cette méthode : trouver de faux « proches », le plus souvent « anonymes », qui déversent un flot de bile contre Jean-Luc Mélenchon. Mais c’est de « l’information » neutre et objective et non pas de la propagande, n’est-ce pas ?

1.BASHING MEDIATIQUE OU DENIGREMENT ...7-mois-de-bashing-mediatique-anti-melenchon

bashing mediatique anti melenchon 

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Mélenchon = déprimé | Avoir le point

Mélenchon déprime-t-il ? Voilà la question qui agitait de manière insoutenable le monde médiatique à l’approche du mois de novembre. Pourquoi ? Parce qu’à l’occasion d’un déplacement en Grèce, le porte-parole de la France insoumise avait déclaré que « pour l’instant, Macron a le point » concernant les ordonnances sur le code du travail. Une analyse qu’il avait déjà tirée sur TF1 et sur son blog et qui concerne non pas tant « l’avantage » accordé à Macron que la faiblesse de la lutte depuis que la France insoumise a décidé de tendre la main aux syndicats pour que ces derniers se placent en tête de l’action.

En quelques articles, le « pour l’instant » a disparu. Puis c’est devenu un « coup de blues ». Puis une « déprime ». Je renvoie sur ce point à l’excellent article d’Acrimed qui étudie parfaitement comment « les médias se donnent le mot » sur cette histoire. Je souscris entièrement à l’analyse tirée par son auteur :

« Pour l’instant, c’est lui qui a le point. » C’est en ces termes que Jean-Luc Mélenchon concédait le 29 octobre 2017 un avantage à Emmanuel Macron, notamment dans sa capacité à imposer ses réformes libérales. Aussi courte soit-elle, cette phrase de 40 signes représentait une opportunité trop belle pour une poignée de journalistes impatients : l’occasion de diagnostiquer une dépression au leader de la France Insoumise et en filigrane, d’annoncer l’échec des mobilisations face à la politique du gouvernement. Et tant pis si rien ou presque ne permet d’étayer ce bilan.

J’ajoute un mot. Les médias ont déjà fait le coup de la déprime de Mélenchon. C’était en 2014. De la même manière, ils avaient tiré quelques mots d’une interview pour les monter en épingle et en faire une histoire. Ils n’ont décidément même pas le bon goût d’être innovants dans leurs inventions.

 
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