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31/03/2017

LA MONARCHIE PRESIDENTIELLE avec la Ve REPUBLIQUE ... c'est ça !

Le gouvernement de Guy MOLLET ** tombe le 21 mai 1957. Ses successeurs, radicaux et républicains populaires ne parviennent pas à constituer une majorité solide, ce qui entraîne la multiplication de crises ministérielles. Elles sont aggravées par une crise financière persistante, nourrie par les dépenses de la guerre d'Algérie ...

La Quatrième République a laissé dans l'opinion l'image de la faiblesse. Née des espoirs du "tripartisme", étouffée par les ruptures de la guerre froide, elle n'a pas su maintenir le souffle unitaire de la Libération.

Elle disparaît par suite de cette perte de dynamisme et de perspective sociale neuve, plus qu'à cause de la faiblesse propre de ses institutions.

 

 

La Cinquième République, ou Ve République, est l'actuelle forme du régime politique républicain en vigueur en France. Elle succède, le , à la Quatrième République, instaurée en 1946. Elle marque une rupture par rapport à la tradition parlementaire de la République française dans la volonté de renforcer le rôle du pouvoir exécutif. Elle est régie par la Constitution du 4 octobre 1958, approuvée par voie référendaire. Son instigateur en est Charles de Gaulle et il en devient le premier président élu.

Ce régime a été qualifié de régime semi-présidentiel en vertu des pouvoirs accordés au président de la République. Le rôle central de ce dernier est consolidé par la légitimité découlant de son élection au suffrage universel direct, instaurée par référendum en 1962, ainsi que par l'alignement de la durée de son mandat sur celui de l'Assemblée Nationale depuis 2002.

 

LA CRISE DE 1958

La situation en Afrique du Nord s'aggrave encore au début de 1958, quand l'aviation française bombarde le village tunisien de Sakhiet, ce qui suscite une vive réprobation dans le monde et notamment aux Etats-Unis. La France est isolée, l'opinion publique est désabusée et les gouvernements semblent impuissants.

Le 13 mai 1958, une émeute éclate à Alger, déclenchée par les "ultras", partisans d'une action militaire encore plus forte. Un "comité de salut public" associant civils et militaires se constitue, sous la présidence du général Massu, et réclame la constitution en France d'un gouvernement capable d'assurer le maintien de la présence française en Algérie.

Dans un premier temps, le gouvernement affirme qu'il ne cèdera pas à la force et de puissantes manifestations sont organisées en métropole pour "défendre la République".

Tout bascule pourtant quand, le 15 mai, de Gaulle se déclare "prêt à assumer les pouvoirs de la République". Peu à peu les principales forces politiques se rallient à lui, des "indépendants", jusqu'à la SFIO. Les opposants sont peu nombreux : seuls le PCF et quelques personnalités (comme Mendès-France et Mitterrand) refusent le recours à de Gaulle.

***

*

Le 1er juin 1958, l'Assemblée Nationale charge de Gaulle de constituer un nouveau gouvernement (309 voix pour, 224 contre). Puis elle lui accorde les pleins pouvoirs (2 juin) et le mandat de préparer une nouvelle Constitution (3 juin). Le projet de texte est préparé par Michel Debré, à partir des idées exprimées par De Gaulle lui-même en 1946 (discours de Bayeux).

Il est adopté par le gouvernement (qui comprend des socialistes, des radicaux , des républicains populaires et des "indépendants") et rendu public le 4 septembre. Le 28 septembre, il est adopté par référendum : la participation électorale est forte (15% d'abstentions seulement) et les "oui" représentent près de 80% des suffrages exprimés.

Les institutions de la Cinquième République bénéficient donc, au départ, d'un soutien beaucoup plus large que celles de la Quatrième (deux tiers du corps électoral en 1958 contre un tiers en 1946).

***

*

Quelque temps après, les 23 et 30 novembre 1958, une nouvelle assemblée est élue, selon les modalités du scrutin uninominal majoritaire à deux tours. La nouvelle formation gaulliste, l'Union pour la nouvelle république (UNR), obtient à elle seule 198 sièges sur 465, tandis que le PCF, principale force d'opposition subit un sévère recul (il perd 1,7 million de voix et passe de 146 à 10 députés!).

Le 21 décembre 1958, de Gaulle est élu président de la République par un collège électoral de 80 000 notables et, le 8 janvier 1959, il désigne son premier ministre, Michel Debré.

 

La Cinquième République est née.

 

UN NOUVEAU SYSTEME POLITIQUE

Les institutions de la Cinquième République diffèrent des précédentes : dans l'ensemble, le centre de gravité passe du législatif à l'exécutif, et plus précisément au président de la République ("la clé de voûte des institutions", selon Michel Debré).

 Le président de la République dispose en fait de pouvoirs considérables : il nomme le Premier ministre et les ministres sans que l'Assemblée nationale ait besoin d'être consultée.

Il peut recourir au référendum pour faire adopter des projets de loi et il peut dissoudre l'Assemblée nationale. Il dispose même, grâce à l'article 16, de la possibilité d'exercer les pleins pouvoirs, sans solliciter le Parlement, en cas de circonstances qu'il juge exceptionnelles.

Le Parlement voit son rôle diminuer. Il n'est plus réuni en permanence. Son initiative est limitée dans le domaine législatif (les projets de loi proposés par le gouvernement sont discutés avant les propositions de loi des députés). Enfin, il ne peut plus renverser le gouvernement que par l'adoption d'une motion de censure.

Le gouvernement, présidé par le Chef de l'Etat et dirigé par le Premier ministre, dispose donc d'une marge de manoeuvre beaucoup plus importante que par le passé.

Son pouvoir de décision est plus large, grâce à la possibilité qui lui est accordée de gouverner par décrets et ordonnances. Par ailleurs, il peut empêcher les parlementaires d'amender les textes de loi en procédant au vote bloqué.

Au fil des années, la pratique des institutions accentue la dominante présidentielle : la personnalisation du pouvoir par l'utilisation massive des médias, la limitation acceptée de l'intervention parlementaire, le recours multiplié au référendum accroissent, ajoutés à la personnalisation écrasante du général, la place du président de la République dans la vie française.

HISTOIRES DU TEMPS PRESENT (Messidor editions sociales)

***

 

IL EST GRAND TEMPS DE PASSER

De la Ve à la VIe REPUBLIQUE

https://laec.fr/chapitre/1/la-6e-republique

 

25/03/2017

QUAND FILLON SE PAIE LA TETE DU PERSONNEL SOIGNANT

https://www.facebook.com/958299847570485/videos/143401115...

À la une

Fillon choque par
sa froideur face
aux soignants
épuisés d'une maison de retraite

Le Huffington Post · Il y a 1 jour

 
VIDÉO - Une aide-
soignante qui a
rencontré François
Fillon pour L'Emission politique estime qu'il n'a "rien compris" au ...

LeLab Europe1 · Il y a 14 heures

 
Visite glaciale de
Fillon auprès de
soignants: "Il n'est
pas dans la réalité"

L'Express · Il y a 12 heures

 

 

 

The Huffington Post

 
POLITIQUE

François Fillon choque par sa froideur face aux soignants épuisés d'une maison de retraite

Pendant "L'Émission politique" de France 2, le candidat a répondu dette et idéologie au personnel qui s'inquiète de ses conditions de travail.

François Fillon a été à la rencontre du personnel soignant d'une maison de retraite de Bry-sur-Marne, en région parisienne. Le candidat Les Républicains a alors été interpellé sur son projet de faire travailler les fonctionnaires 39h au lieu de 35 (voir la vidéo en tête d'article).

 

"Vous imaginez la pénibilité de notre travail?", demande une aide-soignante de cet EHPAD du Val-de-Marne avant qu'une de ses collègues explique "les 39h on les fait déjà, on récupère (la différence avec les 35h) en RTT".

 

"Vous voulez que je fasse de la dette supplémentaire?"

"Il faut qu'elles soient payées", répond François Fillon. Le personnel soignant rétorque alors vouloir rattraper les heures supplémentaires pour se remettre physiquement plutôt que d'être payé. "On a besoin de nos RTT pour se reposer. Parce que l'épuisement professionnel arrive aussi", assure un membre du personnel alors qu'une autre aide-soignante cite en exemple: "on est deux la nuit, pour 84 (résidents) et on fait des soins jusqu'à trois heures du matin".

 

Réponse glaciale de François Fillon: "ba je pense que partout autour de nous, on est à 39 heures, voilà". Face aux demandes d'obtenir davantage de moyens humains tout en restant aux 35 heures pour s'occuper des personnes âgées en maison de retraite, le candidat de la droite lâche: "vous voulez que je fasse de la dette supplémentaire?".

"Avec les 39 heures, je pense que vous avez trouvé une solution aux retraites parce qu'on ne va pas y rester longtemps, à la retraite, au niveau où on en est", s'agace un membre de l'équipe soignante. "La durée de vie s'est allongée de manière considérable", note Fillon avant de se faire interrompre: "oui, la vôtre, peut-être".

François Fillon face à des soignants : des téléspectateurs choqués ...

www.telestar.fr › Toutes les vidéos
Il y a 23 heures - VIDEO - Durant L'émission politique du 23 mars 2017 sur France 2, ... le personnel soignant d'une maison de retraite de Bry-sur-Marne.
Il y a 21 heures - Sans filet, @FrancoisFillon à la rencontre du personnel soignant d'un ... de l'Emission politique avec François Fillon est évidemment son face à ...

Visite glaciale de Fillon auprès de soignants: "Il n'est pas dans la ...

www.lexpress.fr/.../visite-glaciale-de-fillon-aupres-de-soignants-il-n-est-pas-dans-la-re...
Il y a 13 heures - La séquence de François Fillon visitant un EHPAD dans le Val-de-Marne a choqué une partie du personnel de la maison de retraite, mais ...

François Fillon choque par sa froideur face aux soignants épuisés d ...

www.huffingtonpost.fr/.../francois-fillon-choque-par-sa-froideur-face-aux-soignants-...
Il y a 1 jour - La froideur de Fillon face aux soignants d'une maison de retraite ... François Fillon a été à la rencontre du personnel soignant d'une maison de ... travailler les fonctionnaires 39h au lieu de 35 (voir la vidéo en tête d'article).

VIDÉO - Une aide-soignante qui a rencontré François Fillon pour L ...

lelab.europe1.fr/video-une-aide-soignante-qui-a-rencontre-francois-fillon-pour-lemiss...
Il y a 15 heures - Une aide-soignante qui a rencontré Fillon pour L'Emission politique estime ... Sans filet, @FrancoisFillon à la rencontre du personnel soignant ...

François Fillon face à des soignants : des téléspectateurs choqués

https://fr.news.yahoo.com/françois-fillon-face-à-soignants-100017544.html
Il y a 23 heures - VIDEO - Durant L'émission politique du 23 mars 2017 sur France 2, ... le personnel soignant d'une maison de retraite de Bry-sur-Marne.

VIDEO. Retraite à 65 ans, 39 heures... François Fillon malmené par ...

www.francetvinfo.fr › Election Présidentielle 2017 › Election Présidentielle
Il y a 1 jour - François Fillon a été dû faire face à de vives critiques, lors d'un reportage tourné dans le ... Si ce n'est pas l'infirmière, ce sera l'aide-soignante.

Sur internet, de nombreux téléspectateurs n'ont pas apprécié la distance de François Fillon, comme vous pouvez le voir ci-dessous:

 

23/03/2017

DE LA VERTU nouveau livre de J.Luc MELENCHON

Jean-Luc Mélenchon : «Les gens ne croient plus à la vertu de leurs dirigeants»

INTERVIEW. Dans un contexte d'affaires et de crise institutionnelle, Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise, publie « De la vertu »...

Au surlendemain du premier débat de la présidentielle, hier, est sorti en librairie l'essai de Jean-Luc Mélenchon.

Vous avez déjà écrit de nombreux livres. Pourquoi ce dernier, intitulé « De la vertu »* ?
Jean-Luc Mélenchon.
C'est un livre de philosophie pratique. Dans le chaos actuel, je me suis demandé ce que serait une façon morale d'agir dans la vie publique. J'en suis revenu à la vertu, le grand mot de la Ire République.


En quoi la vertu est-elle utile dans le monde d'aujourd'hui ?
La vertu, contrairement à la morale, qui est nécessairement individuelle, est un principe qui nous est commun, que tout le monde peut pratiquer. Je le résume par : ce qui est bon pour tous. La société, sans s'obliger à un dogme, peut se donner des principes communs comme l'amour de la patrie et de la justice, le soin des pauvres... La vertu, c'est l'articulation entre le niveau individuel du comportement et le niveau collectif. Les gens ne croient plus à la vertu de leurs dirigeants. Les affaires qui impliquent Fillon et Le Pen doivent nous faire réfléchir au-delà de l'instant.

La vertu, c'est l'articulation entre le niveau individuel du comportement et le niveau collectif


Vous dénoncez « l'argent roi », qui serait mortifère pour la démocratie...
Pour les puissants, l'argent est devenu un idéal de vie ! C'est lamentable. Quand M. Macron veut que les jeunes rêvent de devenir milliardaires, il croit bien faire. Pour moi, c'est immoral. Car les milliards ne s'accumulent qu'au détriment des autres ! Pourtant, l'accumulation est vécue comme un phénomène magique ; c'est comme si elle se faisait hors de toute réalité humaine. L'argent des uns vient de la peine des autres ! Comment oublier tous ces gens qui vivent dans la gêne. Il n'y a jamais eu autant de pauvres en France : quelque 9 millions.

Pourtant, il y a de quoi pour tous ! Quand dure une injustice, si existe le moyen de la réparer, c'est une faute morale imprescriptible pour ceux qui la laissent durer.

L'argent des uns vient de la peine des autres



Les mesures que vous préconisez dans votre ouvrage s'articulent autour des trois principes de la République, et d'abord, la liberté. Quelles sont-elles ?
La liberté de conscience est primordiale. J'ai voulu en parler au-delà de la question traditionnelle des relations entre les religions et l'Etat pour y englober l'endoctrinement par l'idéologie consumériste. Je veux une réduction drastique de la publicité dans les villes et son interdiction totale dans les écoles. Je défends aussi la liberté absolue de disposer de soi, comme le suicide assisté ou l'IVG.

C'est ici que s'articule le principe de la morale individuelle, qui peut vous interdire de les pratiquer, avec celui de la vertu qui vous oblige, au contraire, à respecter la liberté de l'autre.

Que proposez-vous au nom de l'égalité ?
« L'autre » n'est-il pas mon semblable par ses besoins ? Il faut alors concrétiser le droit d'accès pour tous aux biens communs indispensables, comme l'eau, l'électricité ou le savoir. Je veux donc la gratuité des premiers mètres cubes d'eau, des premiers kilowatt heures et de tout à l'école, y compris la cantine !

Et comment la fraternité pourrait-elle se concrétiser de nos jours ?
Le modèle économique dominant, c'est la compétition de chacun contre les autres. Cela ne met pas en avant les solidarités et les coopérations. Le système est vicié à la base. Combien aujourd'hui n'ont pas la moindre objection morale à l'idée de rejeter des milliers de gens à la mer ? Remettre de la fraternité au cœur du système est un ressort de transformation, et de l'homme et de la société. Par exemple, en stoppant la précarité au travail, en éradiquant le management par la peur dans la fonction publique et l'entreprise, en humanisant les services aux personnes âgées.

Entre le moment où vous êtes entré dans la vie politique et maintenant, avez-vous changé de principes ?
Oui. Avant, on se référait au seul intérêt de classe. Pour moi, à présent, c'est l'intérêt général humain qui doit primer car l'écosystème est menacé pour tout le monde. Il y a trente ans, on pensait que la fin justifiait les moyens. Je ne le crois plus. Personne ne peut jamais abandonner sa responsabilité personnelle. L'indignation morale est un motif d'action politique aussi puissant que l'intérêt de classe. Aussi bien pour les classes populaires que pour les classes moyennes.

Quand François Hollande dit que l'offre crée la demande, c'est un siècle et demi de la pensée de gauche qui part à la poubelle


Le mouvement socialiste n'incarne-t-il plus ces valeurs ?
La synthèse entre les classes moyennes et les classes populaires que le Parti socialiste incarnait est rompue et le parti avec. Et puis, l'oeuvre dévastatrice de François Hollande a fracassé le cadre commun de pensée. Quand il dit que l'offre crée la demande, c'est un siècle et demi de la pensée de gauche qui part à la poubelle. Il faut donc que le Parti socialiste passe par une longue phase de réarmement moral et philosophique. Il ne sert à rien aujourd'hui. Moi, je suis passé à autre chose. Je propose un humanisme neuf autour de la vertu.

* « De la vertu », de Jean-Luc Mélenchon avec Cécile Amar, Editions de l'Observatoire, 5 €. Existe en version numérique.

 

A lire aussi. Jean-Luc Mélenchon, son programme, son entourage

 

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21/03/2017

DEBAT DES 6 : MELENCHON TRES BON - communique l'AFP-

Présidentielle : ce qu'il faut retenir du premier débat, candidat par candidat

 

Toutes les news France

 

http://actu.orange.fr/france/melenchon-tres-bon-fillon-solide-macron-inegal-selon-des-experts

AFP, publié le mardi 21 mars 2017 à 07h30

Débat TV: un Mélenchon très bon, un Fillon solide, un Macron inégal, un Hamon un peu en retrait et une Le Pen très rodée selon trois experts

Un débat marathon avec un Mélenchon très bon, un Fillon solide, un Macron inégal, un Hamon un peu en retrait et une Le Pen très rodée : tel était lundi soir le verdict de trois experts en communication politique.

Premier constat, un débat si long que beaucoup de gens ont lâché avant la fin.

"Sur les réseaux sociaux tout le monde a décroché à la troisième partie, un tweet disait que seuls restaient les journalistes et les communicants", a commenté la spécialiste Anne-Claire Ruel, du blog "Fais pas Com Papa".

"Les émissions de commentaires ont même démarré avant la fin du débat ! La durée a neutralisé l'effet positif ou négatif", a renchéri Thierry Herrant, du cabinet Equancy.

"Les candidats ont eu le temps de répondre", s'est au contraire félicité Philippe Moreau-Chevrolet, président de MCBG Conseil. "Dans cette campagne où on a jamais eu le temps de parler du fond, c'était bienvenu".

Le débat a tardé à décoller. "Pendant une heure chacun courait en solitaire et déroulait son programme sans se regarder", regrette Thierry Herrant. 

Puis dans un deuxième temps, tout s'est animé, avec plusieurs confrontations, notamment sur la laïcité entre Macron et Le Pen, ou encore sur les sujets du chômage et du travail. A la toute fin est venu l'international, où tous étaient "un peu éteints", estime l'analyste.

Tous jugent que François Fillon s'en est bien sorti. "Fillon avait besoin de montrer sa présidentialité, et a eu sa posture habituelle, calme, en laissant s'écharper les autres pour ensuite conclure les discussions. Il a eu un moment difficile sur ses affaires, mais les autres ont été plutôt gentils, sauf Mélenchon qui a dit tout haut ce que tous pensaient tout bas", remarque Thierry Herrant. 

Même avis pour Philippe Moreau-Chevrolet : "Fillon a cette petite musique qui fonctionne, une sobriété, une hauteur de vue, malgré les affaires. On a retrouvé le Fillon de la primaire".

L'autre gagnant, estiment les trois experts, est Jean-Luc Mélenchon: "il sait s'adresser aux gens avec un langage direct et un brillant sens de la formule. Il a généré le plus de conversations sur les réseaux", note Thierry Herrant. "Il a été très drôle et a dominé le show", ajoute Philippe Moreau-Chevrolet. 

"Il a donné les respirations, a été moins agressif et a même échangé un sourire avec Marine Le Pen", renchérit Anne-Claire Ruel. 

Derrière lui, ses fans hilares tranchaient avec les postures compassées des soutiens de François Fillon, a-t-elle souligné. 

Nouveauté dans un débat politique, les nombreux plans de coupes, où les candidats laissaient sciemment transparaître leur approbation ou leur mépris des positions de leurs adversaires.

- Le Pen intégrée -

Tous estiment que Marine Le Pen a pu mettre en avant sa rhétorique rodée sur ses thèmes habituels, et réalisé une bonne opération. 

"Pour Marine le Pen c'est historique: elle a été intégrée dans le jeu démocratique, a ri de blagues de Mélenchon, était en empathie avec les autres, ce que son père n'aurait jamais pu faire", a relevé Philippe Moreau-Chevrolet. 

Emmanuel Macron a en revanche été jugé plus mitigé. "Il ne s'en est pas mal sorti mais a des tics de langage et du mal à s'exprimer simplement, il veut trop ménager la chèvre et le chou et un langage trop techno. Mais poussé dans ses retranchements il a été meilleur, notamment quand il a été attaqué par Marine le Pen sur l'Europe", juge Thierry Herrant. 

"Macron a un peu déçu, à cause de son manque d'expérience, avec des colères parfois un peu artificielles mais aussi parce qu'il y avait de telles attentes sur sa performance", a renchéri Philippe Moreau-Chevrolet. 

Hamon a lui été jugé un peu décevant. Pour Thierry Herrant, "il était un peu absent des moments animés du débat et a du mal à trouver d'autres marqueurs que celui du revenu universel", selon Thierry Herrant. "Il a lâché assez vite quand il s'est fait attaquer sur le revenu universel", a également estimé Anne-Claire Ruel.

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 http://www.francetvinfo.fr/

 

Le débat de Jean-Luc Mélenchon

Sa stratégie. Si Jean-Luc Mélenchon a commencé le débat le nez dans ses fiches, il a finalement rythmé les échanges en multipliant les attaques à l’encontre de ses adversaires, Marine Le Pen et François Fillon en tête. Mais le candidat de la France insoumise a également veillé à faire rire le public et les candidats à plusieurs reprises. Sa formule ironique lancée après l'échange tendu entre Emmanuel Macron et Benoît Hamon a beaucoup plu

J’ai admiré vos pudeurs de gazelle. 'La campagne a été polluée par les affaires de certains d’entre vous', avez-vous dit. Ici, il n’y a que deux personnes concernées : M. Fillon et Mme Le Pen.

 

Son moment fort. En début d'émission, c'est sur le sujet de l'immigration que Jean-Luc Mélenchon a été le plus offensif, en prenant à témoin ses adversaires. "Vous pouvez toujours inventer des quotas, des piquets, il y a toujours quelqu'un qui passe à côté. Alors, qu'est-ce que vous en faites ? Vous le jetez à la mer ?" s'est-il agacé, martelant que "l'immigration est un exil forcé". Il a évoqué son histoire personnelle pour prendre la défense des immigrés : "Souvent, d'aucuns parmi nous sont les enfants de ces sortes d'immigrés. Moi j'en suis un ! Les miens sont partis de misère et voilà pourquoi je suis fier d’être français."

Le clash. Interrogé sur le nucléaire, qu'il souhaite abandonner, Jean-Luc Mélenchon s'est attaqué à François Fillon qui continue de défendre cette source d'énergie. "Ce qui est irrationnel, c’est de croire que ça va continuer comme ça, sans problème", a martelé le candidat, en mentionnant l'accident de Fukushima (Japon). Il a reformulé la nécessité, selon lui, de fermer les centrales vieillissantes. "Rappelez-vous que cette scène sera dans les archives politiques, a-t-il lancé à l’adresse de François Fillon. Souhaitez qu'il ne nous arrive jamais rien, parce que ce jour-là, on pourra vous dire 'Et bien vous trouviez ça bien. Vous en êtes responsable.'"

 

VOTEZ POUR UN PROGRAMME ! Celui de JL MELENCHON au complet

 

Capture programme numérique melenchon.JPG

Une trentaine de jours pour le lire

et l'assimiler

On ne vote pas pour n'importe qui, n'importe quoi

Tout un programme

"L'Avenir en commun"

ALLEZ LES JEUNES !

moi je compte sur vous pour ne pas rater

ce rendez-vous

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https://laec.fr/

LAEC.fr (abréviation de « L'Avenir En Commun »), c'est pour la première fois accessible en ligne de manière claire et ordonnée le texte programme de la France insoumise et de son candidat Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle de 2017

Illustration : Livre avec Phi, logotype de LAEC.fr

Et ça sert à quoi ?

À faire tout ce qu'on ne peut pas faire avec le livre, comme par exemple :

Retrouver facilement
n'importe quel terme

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Tout annoter sans limite !

 

Vous n'aimez pas lire sur internet ? Pas de souci, tous les éléments sont référencés avec le numéro de page dans le livre papier* (toujours disponible en librairie au prix de 3 € seulement). Recherchez ici, lisez là-bas.

Dans l'édition de décembre 2016 du programme (ISBN: 978-2-02-131751-0)

 

Illustration : Pouce en l'air, partage et discussion

LAEC.fr, c'est aussi un lieu pour lancer la discussion* autour de chaque point du programme, ainsi que pour partager facilement chaque élement sur vos rézosocios préférés en gros comme en détail, du chapitre jusqu'à la mesure.

* Bon à savoir : Les forums de discussion sont indépendant de LAEC.fr et sont hébergés par Disqus, il n'est donc pas obligatoire du tout de créer un compte sur le présent site pour pouvoir les utiliser.

 

LAEC.fr est le produit d'une initiative privée de citoyens insoumis qui n'ont rien à voir avec l'équipe de campagne officielle de Jean-Luc Mélenchon, ni avec les éditions du Seuil.

Leur objectif est la diffusion maximale du programme et la création d'un lieu de partage et de discussion aussi bien à destination des militants que du grand public.

Nous procédons également à des enrichissements sous la forme de compléments d'information (rubriques « Pour aller plus loin », ajouts de liens, etc.) dont le contenu n'engage que l'équipe de LAEC.fr, pas la France Insoumise et encore moins son candidat, bien sûr.

***

*

 

 https://laec.fr/sommaire

Le programme de la France insoumise et de son candidat Jean-Luc Mélenchon

Version en ligne – Site non officiel

 

Texte © Éditions du Seuil, décembre 2016

 

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